Tag: Bouches-du-Rhône

  • Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    La célèbre Symphonie n° 3 Héroïque de Beethoven conclura le concert. Conçue en hommage à Napoléon Bonaparte, que Beethoven admirait comme une figure emblématique de la Révolution, la symphonie perdit sa dédicace lorsque Bonaparte se proclama empereur. Déçu, le compositeur raya son nom de la partition. Reste une Symphonie Héroïque dédiée « à la mémoire d’un grand homme », qui marque un tournant de l’histoire de la musique et affirme le génie du compositeur.

    En ouverture, Igor Stravinsky rend hommage à Claude Debussy avec la Symphonie pour instruments à vent, composée en 1920, deux ans après la disparition du musicien français. Stravinsky parlait d’un « hommage, mais non d’une imitation » : une œuvre sobre, mais traversée aussi par l’âpreté rythmique et la force expressive propres au compositeur russe.

    Le concert mettra également en avant le Double Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms, écrit à la fin de sa vie pour sceller la réconciliation avec son ami le violoniste Joseph Joachim. Cette page lumineuse, où les deux solistes dialoguent d’égal à égal, sera interprétée par Da-Min Kim, violon solo de l’orchestre, et Xavier Chatillon, violoncelle solo, deux musiciens emblématiques.

    L’Orchestre philharmonique de Marseille sera placé sous la direction de Lawrence Foster, qui a largement contribué au rayonnement de la formation. Ce dernier concert de la saison symphonique affiche complet.

  • Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Depuis plusieurs semaines, Souleimane Mohammedi a repris le régime brocoli – carottes – blanc de poulet.

    Le pensionnaire du Team Larbi Mohammedi va en effet remonter sur le ring, pour disputer, le 25 avril au Pasino d’Aix-en-Provence un combat capital pour sa jeune carrière. Il a donc renoué avec ses habitudes, notamment six heures de travail par jour, sous la houlette de Max Boulanger, son nouveau préparateur physique.

    « Cette fois, c’est plus dur, car j’ai décidé de changer de catégorie », reconnaît-il. Jusqu’à présent, l’Aixois boxait en poids moyens. Mais, afin de booster sa carrière, il n’a pas hésité à se lancer le défi de descendre en super-welters.

    Ce qui signifie perdre du poids, avec les 69 kg comme ligne rouge. « C’est un nouveau régime alimentaire, avec plus de contraintes. Il me reste une semaine pour être au poids », confesse-t-il. Pourquoi avoir fait ce choix ? « Mon père me voyait dans cette catégorie et cela me trottait dans la tête. C’est la catégorie reine de la boxe, où ma boxe peut s’exprimer au mieux. Et c’est surtout plus de portes qui s’ouvrent », continue-t-il.

    Le rendez-vous du 25 avril est désormais dans sa ligne de mire. Pour Souleimane Mohammedi, ce sera le combat de la maturité. « Ma vie a changé depuis ma dernière sortie. Je me suis marié. Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur ma vie, savoir si je devais persévérer ou tourner la page. » Néanmoins, la passion pour le noble art a été la plus forte.

    Nouvel itinéraire

    Il y a eu un premier combat, en novembre dernier, pour se remettre dans le bain. « Je sortais d’une période où mon corps jouait les montagnes russes. Heureusement, mon GPS interne a su calculer un nouvel itinéraire et maintenant, je me retrouve face à un adversaire qui va déterminer beaucoup de choses », estime-t-il.

    Sous la houlette de Max Boulanger, Souleimane Mohammedi enchaîne les séances de travail intense. « Il m’apporte beaucoup, me permet d’évoluer, tout en conservant ma façon spectaculaire de boxer. » Son objectif, en descendant chez les super-welters, « c’est d’être enfin décisif en allant chercher une victoire avant la limite ».

    Jusque-là, ses succès ont été construits sur une intelligence du combat. Sa capacité à esquiver et placer des coups pour prendre des points. Cette fois, c’est avec ses poings qu’il compte bien faire la différence. « Certains m’ont dit que je me mettais en danger, en affrontant Uisma Lima. Mais si je veux être dans la continuité, c’est contre des adversaires qui sont plus forts que moi sur le papier que je dois maintenant me montrer », insiste-t-il.

    Ce combat face à un ancien champion du Monde, s’il tourne à son avantage, ouvrira de nouvelles perspectives à l’Aixois. Avec la possibilité d’intégrer le top 15, voire top 10 mondial. Ce qui signifie tenter de conquérir une ceinture mondiale majeure.

    Uisma Lima, un adversaire compliqué

    Pour son prochain combat, Souleimane Mohammedi prend des risques.

    L’Aixois va affronter l’Angolais Uisma Lima, pour ce qui sera sa plus difficile opposition depuis qu’il s’est lancé dans la boxe professionnelle. Surnommé El Monstro (le Monstre), il compte un titre de champion du Monde IBO en super welters, décroché le 31 mai 2025 face à Shervantaigh Koopman,

    Ce gaucher très mobile compte quinze victoires en dix-sept combats. Sur ses quinze succès, le dernier face à Luis Enrique Moralès aux points le 31 janvier dernier, dix l’ont été par KO. Le 11 octobre 2025, il s’est attaqué au titre vacant en WBA. Mais il a été battu, sur KO, par Jaron Ennis.

  • La tournée sur terre battue lancée pour les Provençaux

    La tournée sur terre battue lancée pour les Provençaux

    À un mois de Roland-Garros, les tournois sur terre battue s’enchaînent au calendrier ATP. L’occasion pour les tennismen provençaux de prendre leurs repères sur cette surface exigeante. C’est notamment le cas d’Arthur Gea (138e mondial), auteur d’un début de saison remarqué sur dur. Le Vauclusien de 21 ans a d’abord décroché le titre au Challenger de Nouméa, avant de sortir des qualifications de l’Open d’Australie et de remporter, pour la première fois de sa carrière, un match en Grand Chelem. Il a également profité de deux abandons consécutifs pour se hisser jusqu’en quart de finale à l’Open d’Occitanie, à Montpellier.

    Chidekh a la tête dure

    Depuis le début du mois de mars, Arthur Gea s’est pleinement tourné vers la terre battue. Au programme : deux tournois au Rwanda, puis un en Croatie, avant des éliminations au 1er tour du Challenger de Madrid et lors des qualifications de l’Open de Barcelone. Clément Chidekh (176e, 24 ans), lui, a fait le choix de prolonger sa saison sur dur. L’Arlésien n’a pas encore disputé la moindre compétition sur terre battue, contrairement à certains de ses anciens partenaires, comme Sascha Gueymard-Wayenburg (267e). L’ancien élève de Lionel Zimbler, peu réputé pour son appétence pour les surfaces lentes, a déjà lancé leur campagne sur ocre. Le géant aixois de 22 ans a atteint les demi-finales du Challenger de Split avant de s’incliner dès le premier tour à Sarasota, aux États-Unis.

    Certains d’entre eux pourraient toutefois être tentés par une participation à l’Open Aix Provence Crédit Agricole, prévu du 27 avril au 3 mai, afin d’affiner leur préparation à quelques semaines du Grand Chelem parisien.

  • Victoire obligatoire pour les rugbymen aixois à Béziers

    Victoire obligatoire pour les rugbymen aixois à Béziers

    Non loin des arènes de Béziers, les gladiateurs de Provence Rugby veulent remporter une seconde victoire de suite et retrouver une dynamique positive. C’est donc un déplacement dans l’Hérault, ce vendredi soir (19h30), qui attend les Aixois. Le 4e du championnat se doit de l’emporter face à une équipe pénultième de Pro D2 à quatre matches du terme de la saison régulière.

    Mais rien ne sera facile au stade Raoul-Barrière et l’obstacle biterrois ne semble pas aisé à franchir. L’entraîneur des arrières Julien Dupuy le sait pertinemment. « Ça va être un match difficile, sur un terrain hostile. On connaît les qualités de cette équipe de Béziers, on sait bien où l’on met les pieds. Il faut y aller pour montrer une belle image de Provence Rugby », lâchait-il devant les journalistes, mercredi.

    L’ancien joueur de Biarritz et du Stade Français décrit brièvement ce que sa formation devra faire pour ramener le maximum de points de la ville millénaire. « Ça va être costaud, on va tomber sur une équipe qui va jouer son va-tout. Le plus important sur un match comme ça, c’est de ne pas donner de points, ne pas laisser l’adversaire prendre le dessus. »

    Béziers avant un calendrier dantesque

    Surtout que la victoire empochée la semaine dernière, face à Mont-de-Marsan (42-33), a laissé un goût amer à tout le monde au club. Du staff aux joueurs. « On ne peut pas mener 42-12 à la 42e minute et ne pas prendre le bonus offensif. Ce n’est pas normal pour un club qui veut jouer le haut du tableau. Ce n’est pas acceptable. Il y a peut-être eu un manque de confiance ou le banc n’a pas assez apporté ou on s’est vus trop beaux… », laissait entendre Julien Dupuy.

    Dans un même temps, Béziers prenait l’eau en Bretagne, concédant 71 points sans en marquer un seul. Mais Vannes évolue à une telle altitude cette saison qu’il est difficile de poser un avis tranché sur cette rencontre entre le leader et un mal classé. Loin d’être en souffrance – « j’ai le sentiment qu’on est frais physiquement », notait Dupuy –, Provence Rugby s’apprête à récupérer plusieurs joueurs prochainement. Idéal alors que les matches couperets arrivent vite.

    La fin d’exercice aura une odeur de phases finales pour les Provençaux avec un enchaînement de haut vol Angoulême (9e), Vannes (1er), Valence (3e). D’où l’importance de prendre les points, ce vendredi, à Béziers.

    27e journée de Pro D2

    Stade Raoul-Barrière (19h30)

    Arbitre : Jonathan Dufort

    BÉZIERS : Uruty – Tuimaba, Plazy, Gontineac, Vassallo – Malié, Marques – Pauta, Ancely, Koen – Eru, Dodson – Judge, Boulassel, El Maslouhi

    PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Colombet, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Okuya, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Francis, Sauveterre, Vernet

  • À Gardanne, les ambitions de la majorité municipale sous le feu des critiques

    À Gardanne, les ambitions de la majorité municipale sous le feu des critiques

    Sous la mandature d’Hervé Granier (LR), il est le septième budget présenté. Et un credo : « investir plus pour l’avenir », promet le premier magistrat de la Ville, alors que ce jeudi soir, en conseil municipal était débattu le rapport d’orientations budgétaires (ROB) 2026. « Le budget 2026 se définit ainsi : par une maîtrise de la dépense de fonctionnement, une gestion responsable des charges de personnel (…) le maintien des taux d’investissement locaux », déroule, en début de séance Sandrine Zunino, reconduite comme adjointe aux finances. Malgré le contexte « économique restreint » et une politique nationale « complexe », doublé d’un renouvellement du conseil municipal, la majorité présente un budget, selon elle, « rigoureux ».

    La majorité prévoit d’importants investissements pour les équipements de la commune – outre le cinéma qui doit bientôt sortir de terre et la Plateforme récemment inaugurée, des projets de rénovation de l’Étang de Fontvenelles, et de l’éclairage public sont listés. La municipalité voulant atteindre un objectif 100% LED, d’ici la fin du mandat et fait d’ailleurs de la transition écologique sa grande cause municipale. La réhabilitation du boulevard Cezanne, plusieurs rénovations d’écoles et la réalisation d’un foyer seniors sont aussi à l’ordre du jour du mandat.

    Un plan pluriannuel d’investissement a été élaboré, pour l’année 2026 et 17,7 millions d’euros sont annoncés pour les dépenses d’équipements. Quelques points noirs, pèsent sur le budget au vu du contexte : l’augmentation des dépenses alimentaires, liées à l’inflation, ou le reversement « d’une partie du Dilico : 30% de notre budget », indique Sandrine Zunino. Un budget « responsable » pour la majorité, pourtant remis en cause sur plusieurs points par les oppositions. Bien que les débats, soient restés cordiaux. Le RN, décrit des fonds de rendement en baisse, le ratio est « largement optimiste », pour l’adjointe aux finances. « Vous présentez deux gros investissements : le cinéma et la Plateforme, avec +100% de l’augmentation de la dépense pour le cinéma. Cela veut dire aussi que les autres investissements vont peut-être largement dépasser que ce qui est prévu ? », questionne Jean-Marc La Piana, pour la gauche. Celui-ci s’inquiète d’une pénalité possible sur les autres projets. La faute, entre autres, aux imprévus survenus au cours des chantiers, selon la majorité. Le budget, sera voté la semaine prochaine, jeudi 23 avril.

  • Débat budgétaire houleux dans une ambiance délétère à Fos

    Débat budgétaire houleux dans une ambiance délétère à Fos

    Le débat autour du rapport sur les orientations budgétaires, qui a conclu le 3e conseil municipal jeudi, a été pour le moins tendu. Le maire d’extrême droite Philippe Maurizot, soutenu par le député RN Franck Allisio, a déclaré présenter un « budget techniquement sécurisé » dans « un contexte de transition institutionnelle », afin d’« assurer la continuité du service public, sécuriser les équilibres financiers et poursuivre les opérations déjà engagées ».

    « Une marge limitée »

    L’opposant Nicolas Féraud (PCF) a presque eu peine à s’exprimer sur ce point, à l’heure de questionner sur des choix de long terme. « L’épargne brute [4 886 000 euros, Ndlr] de 2026 intègre des recettes qui ne seront pas reconduites… Ce qui laissera une marge d’autofinancement limitée. Quelle sera cette épargne à horizon 2027-2028 ? » demande l’élu, sous les huées des partisans du maire. L’édile agite l’épouvantail : « Nous sommes dans une phase de transition, dans un monde en guerre, avec des incertitudes majeures sur le prix du carburant, les attributions de compensation de la métropole, et vous demandez des réponses qui relèvent de la boule de cristal ! On va en budgéter une, peut-être on la trouvera sur Temu », ironise-t-il.
    « Peut-être en aurez-vous besoin pour savoir quand votre ami Trump arrêtera de bombarder l’Iran », rétorque le communiste, coupé par les hurlements de l’assemblée.

    De son côté, l’autre opposant (PS) Jean-Michel Leroy, parle « d’inaction de la mandature précédente » au vu des 12 millions d’euros non utilisés du précédent budget. Il insiste sur « le besoin, pour une collectivité, de voter un budget à l’équilibre qui, autrement, perçoit des impôts pour rien ». Puis il pointe le « besoin de manager pour cette armée de fonctionnaires, à 80% exécutante, sans chefs ni missions claires », dont « 101 vacataires, dont je vous invite à réfléchir à une manière de régulariser leur situation, il n’y a rien dans le budget de ce point de vue », conclut-il.

    Philippe Maurizot, bien que remerciant « une analyse tout à fait exacte », affirme « aller de surprise en surprise depuis trois semaines ». Et va jusqu’à parler de « cadavres dans les tiroirs ». « Alors quand on me demande “qu’est-ce qu’on attend pour faire”, je reste calme mais j’en pense pas moins » répond l’édile, sous des applaudissements forcés. « On a vécu bien plus que des sarcasmes en 20 ans, habituez-vous à plus que ça », assume-t-il. Tout un style.

  • Les sauveteurs font visiter leur nouveau canot aux Nauticales

    Les sauveteurs font visiter leur nouveau canot aux Nauticales

    Entre les voiliers et les bateaux à moteur gris ou blancs, l’orange éclatant du bateau de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) se démarque dans le nouveau port de La Ciotat. À l’occasion du salon des Nauticales, du 14 au 19 avril, la SNSM de La Ciotat a amarré son nouveau canot de sauvetage pour le faire découvrir aux curieux.

    Sur le pont, quelques bénévoles, en gilet orange attendent que des badauds montent pour leur faire visiter l’embarcation. Parmi eux, Eric Delort, bénévole depuis tout juste deux ans, explique avec le sourire le fonctionnement de ce nouveau canot « tout récent et monté en France », insiste-t-il. Sur le pont, il présente l’écope qui permet de remonter les personnes dans l’eau, ainsi que les câbles qui servent à tracter les embarcations en difficulté.

    Après le poste de navigation, et de secourisme, c’est la salle des machines que les bénévoles font découvrir en descendant dans la cale du bateau. En bas, des vivres et de quoi s’allonger pour pouvoir tenir plusieurs jours : « Parce qu’on sait quand on part mais on ne sait jamais vraiment pour combien de temps », précise Eric Delort.

    Créée en 1967, la SNSM est une association de sauvetage, composée de secouristes bénévoles, qui intervient sur le littoral et en haute mer. « Si on est missionné par la préfecture, on peut intervenir jusqu’à 50 miles nautiques [92,6 kilomètres], explique Philippe Bisson, président de la station SNSM de La Ciotat. Quand l’alarme est donnée, on a 15 minutes pour être prêt à partir en mer. »

    Composée de 35 bénévoles, c’est principalement l’été que la station ciotadenne est active. « 80% de nos sauvetages ont lieu de mai à septembre », précise Philippe Bisson. Et les volontaires viennent d’horizons différents.

    Des sauveteurs bénévoles

    « Je prends toutes les bonnes volontés, à condition de pouvoir être au canot en 15 minutes. Mais s’ils n’ont jamais navigué, on les forme, insiste le président. Dans un premier temps, les gens passent trois mois, reconnaissent un petit peu la station, les gens. Puis il y a deux, trois formations obligatoires régionales et nationales comme une de premiers secours.»

    En face du bateau, les secouristes vendent des tee-shirts, des affiches et des sacs à l’effigie de l’association. « Le but c’est de renflouer un peu les caisses de l’association, car 70% du financement de la SNSM sont des dons. »

  • Grande vente de saison à Emmaüs

    Grande vente de saison à Emmaüs

    « On a du mobilier de jardin, des articles pour le bricolage, du matériel pour la plage et aussi des vélos pour s’y rendre », lance joyeusement Sarah Boissy une des responsables de la Pointe Rouge. Rangement, réaménagement, petits travaux passent en mode prioritaire. Cette vente est un rendez-vous très attendu avec l’arrivée des beaux jours.

    Avec l’augmentation du prix de l’essence, les déplacements doux restent privilégiés. Samedi, une quarantaine de vélos seront proposés en parfait état de marche. La fourchette de prix se situe entre 40 et 120 euros selon si le modèle est électrique ou classique.

    Pas question de délaisser les papilles pour autant. Le traditionnel marché hebdomadaire se tient le matin, des fruits, des légumes, du miel, du pain, des brioches et les traditionnels produits palestiniens. Mais exceptionnellement, on trouve aussi une buvette et avec des en-cas à grignoter de 10h à 17h30. Pour ambiancer la journée qui s’annonce ensoleillée et familiale, DJ Orisha a répondu présente. Enfin, autre valeur sûre, le lycée des Calanques juste à côté, prête son grand parking comme à l’accoutumée.
    Et si par mégarde, vous aviez bouclé ce week-end loin de Marseille, c’est à Emmaüs Saint-Marcel que vous avez rendez-vous le 6 juin. Leur grande vente d’été s’annonce là aussi exceptionnelle.

    Emmaüs Pointe Rouge. 110 trav. Parangon, 13008 Marseille.
    De 10h à 17h30 non-stop.

  • Créer un jardin en mer pour les poulpes

    Créer un jardin en mer pour les poulpes

    « À la fois outil de protection et objet de séduction pour attirer les femelles, la cabane des poulpes est un sujet d’étude passionnant », explique Christian Qui se remémorant la chanson des Beatles Octopus’s Garden, qui déjà, en 1970 parlait de façon poétique d’un jardin des poulpes. Plus pragmatique, les pêcheurs en Méditerranée utilisent des pots pour les pêcher. Les poulpes qui s’accrochent à leur maison se retrouvent ainsi embarqués. Les pécheurs locaux confirment l’existence de coquillages, nacres objets brillants et pacotille devant les demeures créant des habitats et des jardins.

    Dans le cadre du dispositif Cordées de la réussite à l’École centrale Méditerranée, l’association Échanges phocéens accompagne les collégiens et les lycéens toute l’année. Emma et Alexandre étudiants, tutorants bénévoles aident des élèves à réussir leur scolarité. Des sorties et activités culturelles sont aussi proposées dans ce cadre. 36 élèves ont choisi de suivre ce stage qui a pour finalité de créer des pots en céramique peints et émaillés destinés à être déposés au large de Marseille, autour des îles du Frioul. « Nous avions rendez-vous ce matin à Castellane, et pas un seul étudiant ne manquait à l’appel pour partir à Luminy », souligne Monira Allaoui chargée de mission ouverture sociale à Centrale.

    Un projet collaboratif

    Daniela Banaru, maître de conférences à l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) et spécialiste du poulpe, a ouvert jeudi grand les portes du laboratoire pour parler avec eux de ce céphalopode, qu’elle n’hésite pas à qualifier de « plus intelligent des mollusques ». Projections au tableau, présentation du poulpe dans des bocaux remplis d’alcool, différenciation entre espèces, anecdotes. Les questions fusent sur cet être marin passionnant pourvu de neuf cerveaux. « Je suis le dispositif depuis la quatrième. J’adore, ça me permet de sortir et d’apprendre des choses », confie Ghofrane 16 ans visiblement ravie. Pour réaliser et cuire les 40 pots à poulpes, il a fallu mobiliser tout le savoir-faire de Samuele Perraro, céramiste marseillais. « Nous nous sommes inspirés des noix de coco, et pour le trou sur le sommet, on s’est dit que le poulpe verrait mieux arriver le prédateur », explique Christian Qui.

    Vendredi, est le dernier jour de stage. Il démarre par une visite du marché aux poissons sur le port, en espérant découvrir l’animal vivant. Ensuite direction le bateau pour se rendre au Frioul. « Pour bon nombre de ces petits Marseillais, ce sera une première. Ils sont tous hyper motivés, c’est vraiment cool de pouvoir leur offrir ça », confie Emma jeune tutorante.

  • L’A7 fermée au nord de Marseille ce week-end

    L’A7 fermée au nord de Marseille ce week-end

    Cette interruption exceptionnelle de la circulation, durant 36 heures sur cette portion, vise à permettre des travaux lourds sur deux ouvrages de franchissement situés chemin des Bourrely et chemin de l’Hermitage, au nord de Marseille. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, des diagnostics techniques ont mis au jour des dégradations structurelles importantes : fissures traversantes des poutres, éclats de béton, armatures apparentes et affaiblissement de la capacité portante des tabliers. En l’absence d’intervention, la sécurité des usagers pourrait être compromise.

    Trafic redirigé

    L’opération est pilotée par la Métropole Aix-Marseille‑Provence, en coordination avec la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed). Elle s’inscrit dans le cadre d’un chantier dit « coup de poing », concentré sur un week-end afin de « réduire la durée globale des perturbations sur cet axe stratégique ».

    Durant la fermeture, le trafic de transit sera prioritairement redirigé vers les autoroutes A55 et A50 afin de contourner Marseille sans emprunter l’A7. Les autorités appellent les usagers à anticiper leurs déplacements, à différer les trajets non indispensables et à privilégier les transports en commun, en particulier le train. Les conditions de circulation seront relayées en temps réel sur Radio Vinci Autoroutes (107.7) et via la signalisation dynamique.

    Un second week-end de fermeture, sur le même périmètre, est d’ores et déjà prévu du 12 au 14 juin prochain.