Tag: Bouches-du-Rhône

  • Masia, Propos et Conte lauréats

    Masia, Propos et Conte lauréats

    Cent cinquante-six adeptes et passionnés de la longue distance, sont venus participer à un souvenir qui rend hommage à un garçon trop rapidement enlevé à l’affection des siens et dont tout un chacun dans ce milieu bouliste et même au-delà garde en mémoire, le souvenir d’un joueur exemplaire, talentueux que tout autant respectueux.

    Aux manettes, Jauffrey Capasso et sur les jeux, deux arbitres Christine Garguillo au Cercle et Jacques Montemarano au stade. L’équipe du Cercle St Barnabé autour du président Serge Castiglione, répond toujours présente dans la gestion des grands événements.

    Sur le terrain le spectacle est de grande qualité, avec des parties très disputées et surtout avec un excellent état esprit qui vont se dérouler devant de très nombreux spectateurs. Parmi lesquels Marcel Rossi qui en compagnie de Franck et Michel Labbé ont remporté le 1er National du Brusc.

    Pour preuve cette partie de cadrage entre les deux « Vieux Lions » que sont Félix Solinas et Michel Santi accompagnés de Saïd Belkacem face à Hernin Sillou, Tahar Beraza et Bruno Horassandjian. Ces derniers vont s’imposer par la plus infime des marges et non sans mal.

    Si pour des raisons familiales, il n’a pas pu prendre part au concours, Anthony Kerfah a tenu honoré de sa présence ce souvenir. C’est lui qui lancera le but de la finale entre deux équipes habituées des podiums. Masia, Propos et Conte face à Groubon, Jamakorzian et Brandello.

    Deux heures plus tard, les premiers recevront un superbe trophée œuvre de Sébastien Giardina et les nombreux lots au terme d’une cérémonie empreinte d’émotion en présence de la famille de Francky Arnone.

    Nous laisserons le mot de la fin à Michel Labbé, qui est le maître d’œuvre « je tiens à remercier toutes les personnes qui ont collaboré à la réussite de cet hommage. D’où il est mon Ami Francky a certainement apprécié. Rendez-vous pour la prochaine édition ».

    Fiche Technique

    Quarts de finale

    Groubon bat Gallo – Barone – Lucas à 8

    Toutain bat Gomez – Poutet. – Jonathan Star à 4 

    Re bat Sillou – Beraza – Horassandjian à 0

    Masia bat Revelin – Ghaleb Bouchaid – Arnold. à 7

    Demi-finales

    Massia bat Michel Toutain -,Serge Naples Jean-Pierre Bossy à 8

    Groubon bat Alain Ré – Pierre Guida – Gérald Guglielmi. à 2

    Finale

    Jean-Pierre Masia – Michel Propos – Francis Conte battent Gaëtan Groubon – Daniel Jamakorzian – Serge Brandello 13 à 5

  • Riviera, Fernandez et Hatchadourian s’imposent en patrons

    Riviera, Fernandez et Hatchadourian s’imposent en patrons

    Eyguières, lieu central de la pétanque le week-end dernier a porté bonheur aux favoris de la compétition. Il fait dire que la triplette David Riviera, Jérémy Fernandez et Michel Hatchadourian a fière allure. Du moins sur le papier. Encore fallait-il le prouver sur le terrain dans un département où la concurrence sans être exceptionnelle comme dans le Var est toujours rude.

    Deux cent vingt-cinq équipes étaient au départ dans les différents sites des Bouches-du-Rhône, 16 étaient encore en course dimanche pour viser le titre suprême.

    Le seul possible pour gagner son billet directement pour le championnat de France à Douaisis les 20 et 21 juin prochain.

    Jean-Marc Éric, Jean Antoine Cano et Joseph Moreno (Biver), les tenants du titre avaient rendu les armes la veille.

    Dans le lot des 16 prétendants, on retrouve des favoris mais également des équipes surprises comme celle emmenée par Roger Mascon associé à son fils Sacha et Auguste Espinas. Les trois joueurs de Beaudinard, non dénués de talent, tombent aux portes des demi-finales face à l’autre équipe Aixoise, Rinaldo Uhlmann, Stéphane Pagni et l’incontournable Sébastien Batista dans tous les bons coups cette année.

    La troisième équipe aixoise tombe en 8e

    La troisième équipe Aixois, Marco Foyot, Frédéric Cantarel et Gino Deslys, n’a pas trouvé les ressources pour atteindre les quarts de finale. C’est Lenny et Yonis Kehiha (Septèmes-les-Vallons) qui ont ce privilège avec Ryan Bonetto. Ils subissent la loi d’Hatchadourian, deux tons au-dessus.

    François Fernández, Amar Lamouchi et Joseph Garcia (Vallon) ne sont pas loin du carré final mais il leur manquera un peu de souffle pour supplanter le trio Jean Pierre Garibian, Michel Adam et Babacar Donde (Boule Modérée).

    Enfin la triplette venue de Miramas, Mohamed Bougriba, Andria Paolu Gozzi Casabianca et Pierre Fernandez dominent les Ciotadens Jean-José Gimenez, Aaron Désole et Maxime Urban.

    Cette équipe de Miramas emmenée par le Tunisien Bougriba donne des sueurs froides à Hatchadourian et ses partenaires dans une demi-finale complètement indécise. Ils ont même la possibilité de l’emporter à 12 à 8 en leur faveur. Trois tirs cadrés. Un avantage de boule. Puis la décision de pointer. C’est le chant du cygne. Le point est perdu. La mène tourne, Hatchadourian engrange deux points. La mène suivante sera la dernière avec un Fernandez chirurgical quand la gagne est là.

    Dans l’autre demi-finale, Jean Pierre Garibian a craqué. Envahi par la fatigue, le vétéran n’a pu aider un Michel Adam qui revient fort au premier plan et l’international Sénégalais Babacar Donde. Du coup, Batista est convié à une nouvelle finale 100% Aixoise après son titre en tête à tête. Malheureusement pour lui et ses partenaires, Hatchadourian a mis le cursus trop haut en enchaînant frappe et carreaux, avec derrière lui Jérémy Fernandez toujours aussi performant à un poste qui lui va comme un gant et David Riviera qui fait son boulot à l’appoint. Il était difficile pour Batista, Pagni et Uhlmann usés par la fatigue de hisser le niveau de jeu. Ils s’inclinent 5 à 13.

    C’est la seconde victoire pour Fernandez. Riviera remporte un nouveau titre départemental après ceux acquis en 2018 Doublette (Pagni) , 2019 Triplette (Fernandez, Bonetto). C’est le premier titre dans les Bouches-du-Rhône pour Hatchadourian.

    Le finaliste et les deux demi-finalistes auront une chance de se qualifier pour le championnat de France le 14 mai à Château-Arnoux.

    Dans les autres départements

    VAR – Robineau, Rocher et Rizzi souverains

    Ils ont tenu leur rang. Les trois hommes ont passé sans encombre cette première étape vers le titre national. Ils ont validé leur victoire en passant par quelques moments chauds comme dans chaque victoire. Surtout dans un département au niveau très relevé. En quart de finale, il a fallu puiser dans les réserves pour venir à bout de Dylan Dubois, Nicolas Roure, Jean Lacroix également Fréjusiens. Le sang froid des trois hommes, le fait de ne jamais s’affoler et porter l’estocade au moment opportun est toujours impressionnant. Ils ont conclu leur périple en finale face à Jason Giraud. Laurent Dumont, Robin Rio (Fréjus).

    Laurent N’Guyen (La Crau) battu en demi-finale par Rocher avec Noël Lacroix et Anthony Savelli accompagnera les finalistes à la ligue en compagnie de Sébastien Audibert, Fabien Ripert et Kévin Seres (Bormes).

    Rappelons que Laurent Matraglia, Henri Lacroix et Ligan Doerr champion de France en titre sont directement qualifiés.

    VAUCLUSE – Ruscelli rugit encore

    Magnifique doublé pour le joueur de Bédarrides. Après sa victoire en tête à tête, il a récidivé en triplette avec Jacky Debard et Jérémy Alazay.

    ALPES-MARITIMES – Delahaye toujours au top

    Finaliste du tête à tête le néo Niçois du Case de Nice a empoché le titre avec ses partenaires, Maryon Baudino et Élie Winterstein.

    ALPES-DE-HAUTES-PROVENCE – L’équipe Saint-Martinoise qualifiée

    Marc Renoux, Stéphane Amiel et Alexandre Calderoni ont gagné le droit de disputer le championnat de France après son titre acquis face à Anthony Magne, Giovanni Ranaldi et Remy Bruno de la Boule Sulfureuse de Gréoux-les-Bains.

    GARD – Christian Platon, Mathias Platon et Theo Bernard couronnés

    Belle victoire de l’équipe de Barjac. L’expérimenté Christian Platon a guidé son fiston, Mathias et le jeune canonnier Theo Bernard (18 ans) pour décrocher un titre mérité. En finale, ils ont affronté, Richard Malartre, Raul Garcia-Tenza et Romain Gaillaud des Joyeux Pétanqueurs Montfrin qualifiés pour le Championnat d’Occitanie à Montauban le jeudi 14 mai, tout comme Cédric Horjak, Jean-François Schatz et Joël Malatesta de la Boule des Anges de Milhaud.

    Sont également qualifiés d’office grâce à leur titre de champions d’Occitanie en 2025, Jacques Lombard, Patchouly Sorrel et Louis Molinas de la Boule COL NEM Nîmes.

  • Dumas, Cacciatore, Herrero en 1ere ligne

    Dumas, Cacciatore, Herrero en 1ere ligne

    Elles étaient 270 samedi en début d’après-midi dans les ronds. Sous la direction d’Alexandra Chantelauze et l’arbitrage de Michel Allari et Éric Chevalier. Après bien des ronds-points, des courbes et quelques épingles, pas trop bien négociées, nombreuses vont quitter la route avant la fin de ces premières heures de compétition. On retrouve donc ce dimanche matin les seize triplettes qui ont pour le mieux aborder toutes ces chicanes. Avec ces équipages-là, le Championnat Départemental aborde sa dernière ligne droite.

    Tout débute par un grand huit, fort attractif, passionnant même explosif. En priorité, ce choc qui n’est autre que la finale de l’an dernier entre les locales conduites par Christine Laprade qui doivent avoir soif de revanche et les tenantes les « Étoilées » emmenées par Lydie Lavaly.

    Autre partie à sensation, le duel entre les deux « teams » du Cercle St Barnabé, l’un drivé par Sabine Fara et l’autre piloté par Axelle Bernard. Sans oublier les six autres face-à-face qui s’annoncent aussi indécis qu’intéressant.

    À l’image de cette partie entre les « Vertes » de Biver ou Bazin, Maceri et Del Soccorro vont connaître une entame laborieuse, pour concéder 8 points à rien, avant d’enclencher, mettre le turbo et parvenir à s’imposer face aux joueuses de la Boule Carryenne avec comme pilote Marie Josée Tortia.

    Elles sortent les tenantes !

    Sur la route des quarts, Sabine Fara et ses partenaires ont encore une spéciale à franchir, avec les tenantes toujours en course. Ces championnes 2025 où Manon Mahé a remplacé Andréa Lavaly. Toutefois victimes d’un « ennui mécanique » ces dernières ne vont pouvoir exploiter au mieux leur puissance, et devront rentrer au stand. Elles en ressortiront un peu plus tard, pour disputer le carré des quarts. Dans la douleur, elles parviendront à s’offrir une qualification pour le régional de Château-Arnoux le 14 mai prochain.

    Le coup est double pour les « Étoilées » qui perdent dans ce tour la formation de Morgane Hautemayou. Défaite devant un surprenant trio de Carry avec au volant Martine De Santis.

    À ce stade de l’épreuve, on remarque aussi que deux équipages font sensation et roulent tambour battant. Les « Canourguaises » de Ghislaine Faralli et les « Ciotadennes » de Cassandra Dumas. L’impression est bonne car nous allons retrouver ces deux « bolides » en course pour le titre.

    Les Salonaises après avoir pris le meilleur sur les joueuses de St Barnabé, qui pour les circonstances ne seront que l’ombre d’elles-mêmes. Par ailleurs dans le duel des « Maritimes » entre La Ciotat et Carry, c’est sur deux « coups de feu » d’une valeur de 5 points, tirés par Cacciatore que les premières vont s’inviter à ce dernier tour de circuit. Les joueuses de St Barnabé et Carry devront passer par la case région à Château-Arnoux le 14 mai.

    C’est Marie Zala, une des principales dirigeantes du groupe qui lance le but de la finale. Dans ce duel, il semble que les filles de Salon aient laissé à la cave une partie de leur potentiel… La belle machine connaît des soubresauts, à l’appoint Faralli qui jusqu’alors jouait les castors a perdu ses repaires, Randrianarizafy n’a plus la bonne mire, quant à Fornelli dans son rôle de milieu, oui elle est au milieu… mais du gué, en même temps que ses partenaires.

    En face, boostées par leur succès du tour précédent, elles se montrent plus à leur avantage. Bien que concédant huit points en deux mènes, elles réalisent un plein qui leur permet de repasser en tête pour ne plus lâcher la pole position, jusqu’au terme de la 8e mène. À noter que dans la précédente en reformant une boule Dumas à retarder l’échéance. Pas pour longtemps, car dans la suivante après trois tirs manqués et dans la foulée un but qui s’isole sous la pression de Faralli. Herrero n’a aucun mal à glisser le point victorieux. Celui qui leur permet de glisser en première ligne et décrocher le titre.

    Ces deux formations prendront la route du Nord pour aller disputer le « France » les 20 et 21 juin à Douaisis-Agglo. Nous devrions les retrouver, quelques jours plus tard dans les allées du Parc Borély pour le G.P. Féminin Paprec La Marseillaise.

    Fiche technique

    Demi-finales

    1)Dumas bat Martine De Santis – Élisabeth Galasso – Michèle Query (B. Carryenne) 13 à 8

    2) Faralli bat Sabine Fara – Stéphanie Fournier – Séverine Roche (C. St Barnabé) 13 à 0

    Finale

    Cassandra Dumas, Mégane Cacciatore, Sandra Herrero (Boul. Ciotadens) battent Ghislaine Faralli, Valérie Fornelli, Véronique Randrianarizafy (B. des Canourgues) 13 à 9

  • Une satisfaisante parenthèse bleue pour Héléna Mathon

    Une satisfaisante parenthèse bleue pour Héléna Mathon

    La découverte de l’équipe de France A est toujours un moment particulier dans une carrière. Porter le maillot des Bleues est un accomplissement, un premier pas vers le très haut niveau. C’est ce qu’a vécu Héléna Mathon, la semaine dernière. La joueuse de Plan-de-Cuques (22 ans) a été appelée par le sélectionneur, Sébastien Gardillou, pour les deux derniers matches de qualifications à l’Euro. Au Kosovo et contre la Finlande, la pivot a vécu une première de qualité.

    « Franchement, c’était une semaine assez intense. On a eu pas mal d’entraînement, de matches, mais je l’ai super bien vécu. C’était quelque chose d’incroyable, c’était une bonne expérience. Le groupe vivait bien, les coéquipières étaient toutes bienveillantes, donc je repars avec une très, très bonne impression de cette semaine », décrivait-elle.

    Déjà qualifiée, la France a choisi de faire tourner et de donner sa chance à plusieurs jeunes du championnat. En plus de Héléna Mathon, Eva Mbata, Lucie Modenel ou encore Léa Fargues faisaient leurs grands débuts, entourées par les taulières aux 271 sélections au cumulé, Laura Glauser et Tamara Horacek. Gardillou a souligné avoir été « agréablement surpris » par les prestations de la joueuse du HBPC, laissant entendre qu’elle « avait marqué des points ».

    La principale intéressée réagit : « Oui, c’est une bonne chose, je suis très contente. Après, quand je rentre en équipe de France, le but est de se faire remarquer, c’est d’être performante pour y rester. Bien sûr, mon but, c’était que je me fasse remarquer, que je sois performante. »

    Joueuse de la rencontre pour sa 2e sélection

    Avec quatre buts, plusieurs interceptions et une intensité importante en défense, Héléna Mathon a reçu le titre de joueuse du match, dimanche, à Poitiers, contre la Finlande (39-16). Un bel accomplissement, pour gratifier ses efforts de la semaine. « C’est une belle récompense. En plus, il y avait ma famille qui était là pour ma première fois en France et un de mes premiers matches en sélection. Franchement, très contente qu’au deuxième match, je sois élue joueuse du match », expliquait la joueuse formée à Nantes.

    Désormais, retour à une vie plus classique, avec les deux derniers mois de la saison de Ligue Butagaz Énergie pour viser le plus haut possible au classement. Avant, peut-être, de revoir son nom dans la liste des sélectionnées pour le match amical contre la Suède, le 26 septembre prochain.

  • À Martigues, les surveillants de baignade de demain en formation

    À Martigues, les surveillants de baignade de demain en formation

    « On n’a pas d’équipements comme ça à Marseille », s’émerveille Brahim Timricht, de l’association marseillaise Le Grand bleu, à propos de la piscine Avatica de Martigues. Cinq jeunes martégaux de 18 à 23 ans font des allers-retours dans le bassin de 25 mètres ce mercredi matin, sous les yeux de leur enseignant Houssine Naouar. Tantôt en nage libre, tantôt sur le dos et sans les mains, parfois une pause avant de reprendre, le programme est soutenu.

    Un emploi garanti à la fin

    Normal. Depuis lundi, la structure marseillaise connue pour enseigner la nage et plus encore aux enfants a débarqué à Martigues pour former des jeunes adultes au Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA). « Pour les préparer il faut améliorer leur pratique de la natation », explique l’enseignant. « En plus de la préparation physique, on apporte de la technique, chaque épreuve est chronométrée », détaille-t-il avant de lancer un nouvel atelier « prise de dégagement ».

    En binôme, un stagiaire simule une noyade pendant que l’autre doit le saisir au poignet, plaquer son bras au buste, puis le « remorquer » le plus loin possible, la tête hors de l’eau. « À l’examen il faut tenir 10 mètres. Pour l’entraînement je leur en demande 25 comme ça on est serein », confie Houssine Naouar. « Le cardio il est fini, on aurait dû commencer par ça », lance Thomas Miseranni, 18 ans et benjamin de l’équipe, essoufflé après avoir tracté son camarade Nabil Boukelkoul.

    Ce dernier est entré grâce au centre social Notre-Dame-des-Marins. « J’étais à un stade où j’en avais marre de l’école, je voulais quelque chose de professionnalisant », relate-t-il. « En plus la formation est gratuite, c’est pas négligeable et on trouve du taf partout : plages, piscines, campings et croisières. » Une préférence ? « Les croisières, ce serait pas mal », confie-t-il.

    Après la séance, les jeunes sont en formation générale au secourisme de 11h à 17h pause comprise, pendant 15 jours. « On sort 50 sauveteurs aquatiques par an depuis 15 ans », souligne Brahim Timricht du Grand Bleu. « Cette nouvelle formation, financée par la Politique de la Ville de l’État nous donne une ampleur départementale. À la sortie, l’emploi est positif à 100% », assure-t-il, une aubaine pour « les jeunes envoyés par les centres sociaux, la Ville la Mission locale et France travail ».

    Cela suscite des vocations. En fin de séance, Thomas Miseranni ose : « Je suis volontaire pour être maître-nageur. » Le CFA du Grand Bleu sera sa porte d’entrée, la même que son enseignant dix ans plus tôt.

  • La Région Sud aide Fibre Excellence

    La Région Sud aide Fibre Excellence

    « La Région Sud avait accordé un prêt de 3 millions d’euros, dont 2,3 millions restent aujourd’hui à rembourser. Elle est prête à y renoncer pour soutenir la continuité de l’activité », annonce la collectivité, dans un communiqué de presse diffusé ce mercredi, à propos de la situation de Fibre Excellence, l’entreprise produisant de la pâte à papier dont un de ses sites est situé à Tarascon. Notons que cette créance avait été prise lors de la reprise de l’entreprise en 2021 et que la proposition de la Région se fait « dans le cadre d’une solution de reprise crédible et durable ». « La Région Sud est pleinement mobilisée pour défendre les emplois et préserver ce site, un acteur important de la souveraineté industrielle de notre pays. Fidèles à nos engagements depuis 2021, nous sommes prêts à prendre nos responsabilités », développe le président du conseil régional, Renaud Muselier (Ren.).

    « Merci pour le coup

    de pouce »

    Côté CGT, on accueille cette mesure positivement mais sans sauter au plafond non plus. Laurent Quinto, représentant de la Filpac-CGT sur le site de Tarascon « remercie la Région pour le coup de pouce » et loue un acte « qui n’est pas rien ». Mais il déplore surtout que « l’intersyndicale n’ait pas été reçue par la Région Sud malgré plusieurs demandes » et décrit cette aide régionale comme « pas suffisante au regard des enjeux ». Le syndicaliste prend exemple sur la Région Occitanie dirigée par Carole Delga (PS) : « On aurait aimé que la Région Sud s’engage autant que l’Occitanie, qui propose une entrée au capital. »

  • Le Medef Sud enrage d’un 1er Mai chomé

    Le Medef Sud enrage d’un 1er Mai chomé

    « Cette affaire du 1er mai est lamentable. On est sur des positions totalement passéistes qui ramènent à une forme de lutte des classes du XXe siècle. » Ce mercredi lors de sa conférence de presse mensuelle, le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou, a envoyé les pieds à l’encontre de la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs. L’entrepreneur varois était visiblement remonté contre « le manque de courage politique » du gouvernement après le recul de ce dernier concernant la proposition de loi prévoyant une extension de la possibilité de travailler le 1er mai. « Ce que demandent les boulangers, les fleuristes et d’autres professions, ce n’est ni plus ni moins que de travailler. Et faire travailler leurs collaborateurs lorsqu’ils en ont envie et de leur faire gagner un peu plus de d’argent à la fin du mois. C’est ballot tout ça ! », débute Stéphane Benhamou.

    « Dans 15 jours, ils seront tous ouverts »

    Pour lui, la proposition émise par les députés Renaissance, Gabriel Attal en tête, « relève du bon sens ». Alors que la réaction des différentes organisations syndicales qui s’y sont opposées relève d’une « posture clientéliste et populiste ». Le patron des patrons du Sud ne retient pas ses coups à l’égard des syndicats : « Ils ne sont pas représentatifs : on sait bien que dans la totalité des TPE ou petites PME la représentation syndicale est proche de 0. La représentation syndicale n’y existe pas. » Droit dans ses bottes, il assure même que la proposition de loi, qui n’a pas abouti pour rappel, est une simple « régularisation d’un état de fait ». « C’est une régularisation de la réalité : les boulangers sont tous ouverts le 1er mai, ils ne sont pas seuls à faire le pain ! Nous, nous sommes dans la réalité », développe-t-il. Il va même plus loin et appelle ses homologues artisans à aller contre la loi : « Nous soutenons l’ouverture au travail le 1er mai. Je les invite à ouvrir [malgré les menaces d’amendes]. » Avant d’assurer : « Dans 15 jours, toutes les boulangeries et tous les fleuristes seront ouverts. »

  • Des « supers voyageurs » tranquillisés et autonomes

    Des « supers voyageurs » tranquillisés et autonomes

    « Je me suis pris une amende alors que j’étais en règle, ça m’a pas trop fait rigoler. Et je leur ai dit parce que beaucoup de jeunes qui travaillent ici ont eu des problèmes. C’est parti de moi l’initiative. » Comme Dylan et Kevin, trisomiques, Théophile, lui atteint du syndrome de l’X-fragile, prend le train depuis Marseille pour venir travailler à la « Gare des étoiles », initialement la halte SNCF de Niolon. Un tiers-lieu investi depuis 4 ans par l’association « T’Cap 21 » qui propose de la restauration aux voyageurs avec son « Train Inc Café », permettant aussi aux jeunes de travailler en cuisine, au service ou à la plonge, sans oublier une multitude d’activités et d’actions pour l’inclusion. Et ces employés en témoignent, pour eux, se faire contrôler à bord du TER peut être une véritable épreuve, engendrant stress et incompréhension.

    La mauvaise expérience de Théophile a interpellé Julianne, conductrice de train sur la ligne Marseille-Miramas et membre de T’Cap 21 qui faisait déjà le lien avec le « Train Inc Café » en organisant des opérations « citronnades » où les jeunes apportaient sur le quai de quoi désaltérer les personnels de la SNCF. Elle en discute avec sa collègue Orkia, contrôleuse. « Je me suis dit il faut qu’on fasse quelque chose, qu’on puisse intervenir et qu’on les rassure ces jeunes. Moi je suis contrôleuse, je ne suis pas méchante », explique cette dernière.

    Sensibiliser les agents

    de la SNCF

    La hiérarchie a suivi. L’idée vient de démystifier le contrôle en y faisant participer les jeunes sur une journée puis de les munir d’un cordon avec un badge spécifique de « super voyageurs » pour leurs déplacements. « Avec cette identification forte, cela leur permet d’être visibles et d’éviter le stress de chercher l’abonnement dans le sac », explique Andrine Bernard, directrice des lignes TER Ouest Provence, pour qui « ce projet a pointé du doigt le fait que nos salariés, dans le cadre de leur formation, doivent être sensibilisés à tous nos voyageurs et toutes les situations qu’ils peuvent rencontrer », reconnaissant que « jusqu’à présent, c’est vrai qu’on était focalisés sur la partie sûreté, gestes et postures, potentiellement avec des voyageurs sans titre de transport ou avec un tarif non adapté ».

    Pour Nora, trésorière de T’Cap 21 et maman de Kevin, 32 ans, un des quinze « supers voyageurs », l’autonomie de son fils est primordiale. « Depuis ces 15 ans, il prend le taxi seul. Mon mari est décédé, je travaillais, on n’avait pas le choix. Là il va au café deux jours par semaine puis, le reste du temps, dans un foyer parce qu’il n’aime pas rester seul. La solitude est un poids. Il se débrouille, il fait un trajet d’une heure et demie tous les matins, tous les soirs », raconte-t-elle. Kevin nous montre fièrement son abonnement avec lequel il va aussi voir sa copine dans Marseille. « Dans le train, je suis avec le casque, dans ma bulle et avec le badge, et puis aussi Julianne, je suis rassuré », confie-t-il.

    La SNCF imagine développer le projet sur d’autres lignes, avec le soutien de la Région dont le représentant, Jean-Pierre Serrus (Ren.) est venu « en observateur ». « On accompagne cette initiative. La Région prend là des idées opérationnelles sur ce qu’on peut faire de plus pour que notre service public s’adresse à tout le monde… En particulier. On va réfléchir comment on va essaimer », annonce l’élu.

    Pour Julianne et Orkia, il faut aller plus loin : « Ces jeunes sont ceux qu’on connaît, qu’on aime, on est fiers d’eux mais on pense aussi à toutes les autres personnes en situation de handicap visible ou non, et pas que. Il y a aussi des personnes qui manquent de repères et pour qui prendre le train est une épreuve. Pourquoi pas étendre cette sensibilisation à ces gens-là aussi… »

  • [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous accepté d’être marraine de la 23e édition du salon des Nauticales ?

    Isabelle Autissier : Pour moi, c’est une occasion de porter des messages, de rencontrer des gens, de faire avancer un certain nombre de projets. Je suis très attachée à la cause environnementale et à la biodiversité marine. Mais aussi à la découverte de l’océan par tout le monde. J’encourage les gens à aller eux-mêmes au bord de la mer, sur ou sous l’eau, pour comprendre comment ça se passe, pour s’extasier et pour se faire plaisir. Nous sommes sur une planète bleue, il n’y en a pas beaucoup dans l’univers apparemment, donc il faut en profiter et découvrir au mieux ce milieu.

    En tant que présidente d’honneur de WWF, comment aller
    vous porter votre combat de préservation de l’environnement sur le salon
     ?

    I.A. : Dans mes discours, dans mes rencontres je vais parler de ces problèmes. Il ne faut pas se les cacher. Mais je vais aussi parler des solutions parce qu’heureusement il y en a beaucoup. En fait, c’est ça l’éducation. Il faut répéter mille fois les choses. Il faut revenir, parler, rediscuter, échanger, convaincre et pousser les gens à s’engager à leur niveau. C’est inlassable, mais je pense que c’est indispensable.

    Et donc, comment va la Méditerranée ?

    I.A. : Très mal. Elle se réchauffe plus vite encore que l’océan parce que c’est une petite mer. Elle a aussi de moins en moins d’apports d’eau douce puisqu’il y a moins de pluies. Ce réchauffement de la Méditerranée produit des effets catastrophiques sur la vie dans la Méditerranée. Je pense aux coraux par exemple, mais à beaucoup d’autres espèces. Et aussi, c’est une mer qui est, au niveau des plastiques, la plus polluée au monde. On est nombreux à avoir cette impression d’eaux limpides, mais malheureusement, elle est bourrée de microplastiques. C’est aussi une des mers du monde où la surpêche est la plus grave. On ne peut pas accepter ça. On ne peut pas à la fois dire qu’on aime la mer Méditerranée et dire qu’on ne soucie pas de l’écologie, qu’on verra bien après. Non. Il existe des solutions et donc il faut les mettre en œuvre.

    Quelles sont ces solutions ?

    I.A. : Il faut arrêter d’utiliser du plastique à tort et à travers. On ne résoudra pas le problème juste en ramassant le plastique. C’est comme si vous vouliez vider la mer avec une petite cuillère. Parce que le plus grave, ce sont surtout les micro-plastiques, qui font moins d’un millimètre, et qu’on ne peut pas ramasser. Ils passent dans la chaîne alimentaire puis dans notre corps. C’est dramatique parce que c’est cancérogène, ce sont des perturbateurs endocriniens, c’est très mauvais pour la santé, la nôtre et celle de la biodiversité. Donc il faut d’abord diminuer la consommation de plastique, parce qu’il y a plein de choses qui n’ont pas besoin d’être en plastique, et qui ne l’était pas avant : les batteries de cuisine, les jouets, le mobilier… Il faut que l’on diminue sa production, que l’on utilise d’autres matières.

    Peut-on associer nautisme et préservation de l’environnement ?

    I.A. : Oui, parce qu’on protège ce qu’on aime. Aimer l’océan, c’est se réjouir et profiter de ses beautés, de tout ce qu’il peut nous offrir. C’est faire des balades en mer, de la plongée, des balades à pied ou aller se baigner. ça, il faut l’encourager, mais pas n’importe comment. C’est vrai qu’avoir un bateau avec un gros moteur, je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure façon de profiter de la Méditerranée. Je pense qu’il y a des façons plus simples, plus tranquilles, qui sont moins polluantes. Je pense qu’il faut réfléchir à comment on fait les choses. La question, ce n’est pas de se priver de les faire, c’est juste de les faire mieux.

    Entretien réalisé par Eva Janus

  • RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    Il y a eu la révolution des transports, avec la mise en service de nouveaux bus à haut niveau de service, une première prolongation du tramway à Marseille. Mais ce jeudi, c’est son contrecoup financier qui sera présenté aux élus de la Métropole Aix-Marseille, avec de la présentation du rapport d’orientations budgétaires. Les finances des transports virent en effet au rouge vif. « Le budget annexe fait face à ces difficultés structurelles avec un besoin de l’ordre de 80M à 90M d’euros dès le budget primitif 2026 », alerte ainsi le document qui parle d’un « véritable mur » financier. Dès 2025, la contribution d’équilibre s’est révélée insuffisante et l’épargne nette devrait être en déficit de 135 millions d’euros en 2028. « On pensait avoir une haie importante à franchir, là on a une muraille, le chantier financier (…) est colossal », souffle le vice-président LR aux finances David Ytier, avant le « temps du partage des constats ». Et de déplorer : « On nous demande de financer un développement de l’offre sans mettre les recettes qui permettent de financer. » D’autant plus que la Métropole doit faire face à 35 millions d’euros de ponctions de l’État.

    Alors l’alternative est posée sur la table : « Dès le budget primitif 2026, augmenter les recettes et/ou baisser les coûts d’exploitation. » Sur la baisse des coûts, la Métropole propose d’emblée 14 millions d’euros d’économies « en supprimant les kilomètres peu productifs », les bus les moins fréquentés, sans toucher aux dessertes. Pour les recettes, elle espère préparer un nouveau plan Marseille en grand pour déployer les RER métropolitains et table sur une évolution législative pour augmenter le versement mobilité des entreprises… Mais surtout, la hausse des recettes commerciales « constitue un levier prioritaire, rapide et pérenne d’équilibre du budget ». Avec deux hypothèses : un prix du billet augmenté de 20 centimes (jusqu’à 3,6 millions d’euros de recettes) ou de 80 centimes (+10,2 millions d’euros). En augmentant au passage le tarif des dessertes de l’aéroport. Des hypothèses étudiées « pour le quatrième trimestre 2026 ». Même si David Ytier temporise : « Aujourd’hui il n’y a rien d’arbitré, on a seulement finalisé les constats. »