La semaine dernière, un collectif de parents d’élèves de l’école maternelle Campra, se mobilisaient, inquiets d’une potentielle fermeture de cet établissement. Le collectif, s’est constitué après avoir appris qu’une des classes fermerait dès la rentrée 2026, inquiets d’une fermeture en 2027. Une information non officielle à ce stade. Sur place, plusieurs élus issus du groupe de gauche Aix Avenir ont participé à la mobilisation, avant d’être rejoints par une délégation de la Ville, dont l’élue en charge de l’éducation. Le 15 avril, faisant suite à cette mobilisation, l’ensemble des élus du groupe d’opposition ont envoyé « un courrier commun au Dasen, avec en copie Madame le Maire, pour exprimer notre incompréhension sur la fermeture de l’école et plus globalement sur la carte scolaire aixoise », indique Clément Frel-Cazenave (ELLV). Le courrier, que nous avons pu consulter, fait part d’une « incompréhension face aux décisions prises pour les écoles d’Aix lors du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) du 3 avril » et estime que cette décision n’a « fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les élus de la ville ». Toujours selon ces lignes, 12 classes devraient être supprimées sur Aix, « certaines sont le prélude à des fermetures d’école ». Le courrier demande au Dasen « une révision des mesures de fermeture. » « J’ai eu Madame le Maire, il y a eu un travail avec les services (…) les élus de la majorité ont été associés, par l’intermédiaire de la rencontre que j’ai eu avec le maire. On est sur une école ou il y a deux classes aujourd’hui ou il y a 23 élèves à la rentrée prochaine et un IPS des plus élevés du Département (128 et demi). Il n’y a que des moyenne et grande sections à la rentrée prochaine, j’enlève un emploi sur les deux », recontextualise Jean-Yves Bessol, Dasen des Bouches-du-Rhône qui s’est engagé à répondre au courrier.
Tag: Bouches-du-Rhône
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Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »
En Italie, le 25 avril marque la célébration de la libération du nazisme et du fascisme. La fin d’une dictature, le point de départ de la démocratie. Ce jour-là, il y a quatre-vingt-un ans, furent posés les fondements historiques de la Constitution.
Cette année, le 25 avril revêt une signification particulière. Car, avec le référendum sur la justice du 23 mars, les Italiens furent, de fait, appelés à défendre les valeurs de la Charte constitutionnelle. Supprimer certaines dispositions aurait porté atteinte à certains des principes fondamentaux du droit qui régit notre démocratie.
Contre toute attente, 58,9% des Italiens se sont rendus aux urnes. 53% ont rejeté la réforme.
Mais le revirement spectaculaire ne résidait pas seulement dans la victoire du Non. C’était aussi le fait que 61% des jeunes de 18 à 34 ans aient voté « non ».
Un chiffre frappant, inattendu, inimaginable. Il a soulevé de nombreuses questions, tant à droite qu’à gauche. Et un coup dur pour Giorgia Meloni et sa coalition. Car ces jeunes qu’elle imaginait hypnotisés par leurs écrans de téléphone portable, donc influençables et soumis, se sont mobilisés pour défendre la liberté.
Où étaient-ils cachés ? se demandaient Giorgia Meloni et Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate. Sans oublier les analystes de la société italienne qui les imaginaient survivre péniblement, dans leur situation précaire, pour un salaire de misère.
Pourtant, un signe était là. Lors des grandes manifestations pour Gaza en octobre dernier, qui ont rassemblé deux millions de personnes dans les rues, on a remarqué une forte présence des moins de 30 ans.
Les jeunes sont donc là. Invisibles en politique, mais présents dans le grand chœur italien qui n’a pas oublié les accents de Bella Ciao !
« Les jeunes nous ont sauvés ! », ont commenté de nombreux partisans du Non.
Il s’agit maintenant d’aller de l’avant. D’élaborer des propositions politiques pour reconquérir ces énergies, qui ont prouvé qu’elles étaient loin d’être indifférentes.
La droite tente de rectifier le tir en revoyant certaines positions qui se sont révélées contre-productives, à commencer par son soutien au trumpisme.
La gauche commet la grave erreur de se poser la question des candidatures futures, sans saisir pleinement le message qui, grâce à l’appel du syndicaliste Maurizio Landini, est émané de la grande marche pour Gaza, où la jeunesse « invisible » s’est manifestée pour la première fois.
Dans cette Italie, outragée par Trump, qui insulte même le Pape, et qui paie et paiera le prix de certaines amitiés malheureuses, pouvons-nous renouer avec le débat politique ? Et surtout, nous adresser aux jeunes ?
Le 25 avril sera une nouvelle occasion cruciale de le comprendre. Ces événements surviennent alors que Giorgia Meloni rencontre Edi Rama, le Premier ministre albanais, pour renforcer la coopération en matière d’immigration et d’infrastructures. Alors que les centres de détention en Albanie demeurent un échec coûteux et illégal, dénoncé par les manifestations et les tribunaux. Alors que le pays, chiffres à l’appui, est englué dans une pauvreté qui touche également la classe moyenne. Alors que les 18% de jeunes ni en études ni en emploi représentent le deuxième taux le plus élevé d’Europe, cela souligne une crise profonde.
C’est pourquoi le 25 avril ne sera pas seulement le Jour de la Libération. Ce sera aussi un jour de résistance qui, après 81 ans, est nécessaire pour défendre les valeurs de paix et de liberté. Un acte indispensable dans un monde devenu fou, où seuls ces jeunes, privés même du droit de rêver, peuvent nous sauver.
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Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais
Pour une fois, les Marseillais n’ont pas besoin de se déplacer jusqu’au Technosport de Luminy pour voir évoluer l’équipe fanion de la section basket du Stade marseillais université club (Smuc). Cette dernière dispute, ce samedi, le premier match de son histoire au Palais des Sports de Marseille, à l’occasion de la 24e journée de Nationale 2 face à l’USO Rognonas. Une délocalisation inédite qui s’inscrit comme la première pierre du grand projet, officiellement présenté le mois dernier, destiné à doter la cité phocéenne d’un grand club.
« C’est un premier pas, un test et un risque doit montrer le chemin que doit prendre notre projet », souligne Alexandre Fassi, vice-président de la société Marseille Basketball. Cette nouvelle marque va toutefois se baser sur le vécu du Smuc Basket comme point de départ du projet. « La section a toujours fourni un travail de qualité, voire d’excellence, dans la formation des jeunes. Aujourd’hui, on veut se servir de toutes les bonnes forces marseillaises du basket pour permettre aux jeunes attachés à notre ville d’y rester », lance l’entrepreneur local, conscient que les prodiges du territoire, à l’instar de Bastien Grasshoff (voir ci-dessous), s’envolent rapidement vers de nouveaux horizons dans l’espoir de devenir professionnel.
Bascule entre le monde amateur et professionnelEn bénéficiant des droits du Smuc, Marseille Basketball débutera son aventure en Nationale 2 la saison prochaine. Avec l’ambition d’arriver dès l’année suivante en Nationale 1. « C’est cette bascule-là qu’il faut savoir bien gérer, et c’est une étape fondamentale. Elle n’est pas simple, on le voit à tous les niveaux, parce qu’il faut aligner les compteurs à tous les niveaux. Au niveau sportif, organisationnel, marketing, économique et de l’image qu’on va renvoyer », détaille Alexandre Fassi, persuadé qu’une ville comme Marseille, et par extension sa métropole, possède trop d’atouts pour ne pas se lancer.
Si l’objectif, d’un point de vue sportif, est d’atteindre la Betclic Elite d’ici 2031, le projet Marseille Basketball cherche avant tout à réunir le territoire métropolitain autour de la pratique de balle orange. Surtout chez les plus jeunes. « On veut aller à la rencontre des jeunes du 8e arrondissement comme des jeunes des quartiers Nord. Des gamins qui sont à la fac comme ceux qui sont à l’école de la seconde chance », indique le dirigeant phocéen. Ce dernier insiste sur le fait que le projet appartient à tous les Marseillais.
Cela s’illustre notamment par la campagne de « Socios Capital », où les supporters auront la possibilité de devenir actionnaire du club. Une grande première dans le sport professionnel français dont le lancement opérationnel aura lieu ce samedi au Palais des Sports.
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Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole
Sous les ors de la République, Emmanuel Macron pouvait bien promettre aux quelque 500 maires conviés à la suite de la séquence des municipales, « vous m’aurez toujours à vos côtés ». À l’Élysée ce jeudi soir, le président de la République leur a beaucoup parlé de simplification, « qui va nous permettre d’aller plus vite sur le terrain », de décentralisation aussi, « avec des idées en matière de logement en particulier, assez radicales », pour les prochaines semaines, et surtout d’indépendance stratégique. Et à peine des coupes imposées par l’État dans les budgets que doivent adopter toutes ces municipalités, n’évoquant que du bout des lèvres le fait « qu’on est dans une période plus difficile budgétairement ».
Le sujet a pourtant été mis sous le feu des projecteurs ce jeudi, dans la deuxième Métropole du pays, l’une des plus impactées par les réductions des dotations de l’État. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », alertait le vice-président (LR) délégué aux finances David Ytier (notre édition du 17/04). « Il faut que l’État prenne aussi ses responsabilités et nous aide », insistait auprès de la presse le président (LR) du conseil métropolitain, Nicolas Isnard. « Nous allons faire remonter ce mécontentement et nous avons déjà commencé », poursuivait-il, incluant l’ensemble des maires de l’hémicycle. « Le premier d’entre eux Benoît Payan est aussi à la manœuvre », glissait-il.
La menace d’une frondeAbsent de l’hémicycle métropolitain jeudi après-midi, le maire de Marseille faisait en effet partie de la dizaine de maires provençaux conviés à l’Élysée. Un déplacement « pour parler de Marseille, de la préoccupation des maires vis-à-vis du pouvoir d’achat et du budget », confiait son entourage. Après le long discours du président de la République, les deux hommes ont ainsi parlé de la nouvelle donne métropolitaine, placée sous le signe de l’entente et de l’espoir de pouvoir accélérer les nouveaux projets. Et de sa situation financière, de la difficulté à boucler son budget, des leviers pour y arriver tant dans les investissements à réaliser que pour subvenir à son fonctionnement. « La possibilité d’une tutelle a été abordée », reconnaît-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. Benoît Payan l’a rappelé dès ce vendredi, sur les ondes de France info. « C’est non seulement un risque, mais un problème : si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, il y aurait des conséquences en cascade, répondait le maire, indiquant qu’il avait averti l’État. Cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux. » En cas de refus de l’hémicycle métropolitain de voter le budget, le préfet serait contraint de prendre la main pour exécuter ses compétences obligatoires, expliquait-il. « Mais par exemple, les investissements, l’aide aux associations, les questions hors des compétences classiques vont être découpées. » Surtout, l’exemple d’un tel refus de voter le budget pourrait inspirer d’autres collectivités territoriales. « Ça commence chez moi, ce n’est pas un territoire anodin », appuyait Benoît Payan.
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Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens
Sous la tente de la Métropole, à quelques mètres de l’entrée du salon des Nauticales sur le nouveau port à La Ciotat, une dizaine de modules en bois semblent attirer les plus jeunes. Organisée par l’association des Petits débrouillards, cette exposition interactive vise à expliquer aux plus jeunes, et aux moins jeunes, les différents enjeux autour de la mer Méditerranée.
Douze ans et plusLe numérique, la biodiversité, les migrations, l’usage de la mer, les aires marines protégées… les thématiques abordées sur les différentes activités sont très diverses. Ce samedi et ce dimanche, des animations sous la forme de l’émission de vulgarisation scientifique C’est pas sorcier, seront également organisées en plus de l’exposition pendant toute la journée.
Avec ces 12 panneaux en bois, l’exposition permet aux enfants d’appréhender par le jeu les divers enjeux autour de la mer Méditerranée. « Le but c’est que les enfants, à partir de 12 ans, ou un peu avant s’ils sont aidés, puissent faire les jeux en semi-autonomie et que cela leur apporte des réponses à leur questionnement », explique Nina Farge, médiatrice scientifique de l’association. L’un des panneaux permet par exemple de comprendre comment l’on peut récupérer et analyser les données en mer, avec un jeu de cartes.
L’exposition, conçue en partenariat avec l’institut de recherche pour le développement a été réalisée par la branche régionale de l’association des Petits débrouillards. Une table des curiosités a également été montée par l’association pour permettre aux badauds de découvrir la diversité d’espèces maritimes, en Méditerranée et ailleurs.
Exposition scientifique« Même si certains panneaux traitent de problématiques plus générales, la plupart traitent des sujets spécifiques à la Méditerranée, précise la médiatrice. On a tout voulu faire en interne, avec l’appui de chercheurs. Car on a toujours un conseil scientifique et on s’épaule aussi de nos partenaires de la recherche. » C’est la quatrième fois que l’association présente cette exposition, depuis sa création il y a un an et demi.
Une façon ludique de faire comprendre aux enfants l’importance de cette mer pour le territoire, mais également sa fragilité et le besoin de la protéger.
Billet pour le salon : lesnauticales.fr
9 euros plein tarif, gratuit pour les moins de 12 ans
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La mémoire en photographies de Mauthausen aux Rotatives
Présenter, à l’appui des images, la mémoire de l’horreur. C’est ce que propose l’exposition « La part visible des camps », composée de photographies du camp de concentration nazi de Mauthausen (1938-1945) et installée du 4 au 8 mai dans la salle des Rotatives de La Marseillaise (2e). L’exposition présente « l’ensemble des fonds d’images existants » sur Mauthausen, où furent conduits plus de 200 000 hommes, et quelques milliers de femmes. On y retrouve : des clichés SS, des photos prises, sur les mêmes appareils, par des détenus libérés et enfin celles prises par des libérateurs américains. L’exposition, portée par les Amicales française et espagnole d’anciens déportés de Mauthausen, auxquelles se sont associées les autorités fédérales autrichiennes, compte quelque 500 clichés et circule en Europe depuis 2005. Entrée libre de 10h à 18h.
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Du brouillard des Flandres à la côte de Provence
Une ronde endiablée fait tourner, sur un fond bleu des mouvements roses. À gauche une grande figure entraîne toute la chaîne ! Quelle ivresse ! Quelle bacchante ! Cette arabesque souveraine, cette courbe empoignante qui va de la tête tournée jusqu’à la hanche saillante descend le long de la jambe tendue » Cette description de La Danse, l’un des tableaux les plus connus de Henri Matisse, nous la devons à son ami Marcel Sembat, époux de Georgette Agutte, femme peintre pour laquelle nous marquons de la prédilection. Matisse, dont le critique d’art, Roger Marx, mort en 1913, a écrit qu’il préférait les épreuves de la lutte aux succès de la vogue, qu’il était toujours présent aux fêtes de la lumière et de la couleur, qu’il avait réussi à exprimer les accords du monde extérieur avec sa nature, passionnée et tendre.
Une icône du fauvisme
C’est cet artiste qu’Éric Sarner, écrivain qui aime à se définir comme un « voyageur-chroniqueur », nous présente dans ses sympathies affectives, son art, sa complicité avec sa mère et sa fille, ses débuts, ses voyages, son esthétique du bonheur, ses influences, ses émotions propres, sa rencontre avec Isidora Duncan, pionnière de la danse moderne. Mais surtout sa Danse, devenue une icône du fauvisme, et en laquelle Matisse (choyé à Moscou et encensé par la presse russe) voyait un sujet décoratif et musical, une danse plus vivante et moins formelle qu’un ballet classique, ainsi que le rappelle Sarner. Sa dernière grande réalisation fut la décoration de la chapelle du Rosaire à Vence. Un récit-enquête, parfaitement mené et fort bien écrit, qui fait honneur à la collection « Le roman d’un chef-d’œuvre ».
HD, 14,90 euros
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Lucien Molino. Le rôle décisif des travailleurs
Je dois regretter que le groupe communiste, à part Raymonde Nédelec, ne se soit pas battu contre la loi du 11 août 1947, présentée par Germaine Poinsot-Chapuis, qui permettait aux patrons de toucher des indemnisations sur les bénéfices réalisés, ce qui était scandaleux : nous voulions qu’ils soient en totalité versés à l’État.
Au cours des mois suivants prirent fin ces importantes expériences de gestion ouvrière. Aux ADN, la réquisition se termina par un accord, le 27 janvier 1948, entre le comité de gestion et les actionnaires. L’Union départementale était écartée par ces annulations du contrôle des entreprises régionales qui avaient été un exemple pour le relèvement de notre économie. Cette remise en cause laissait chez les travailleurs une colère et une profonde amertume, en particulier chez le directeur des ADN, Monsieur Comin qui avait tant travaillé pour la réussite de la gestion ouvrière.
Les enseignements de trois années de gestion ouvrière
Ce fut une expérience concluante. La production fut relancée et les entreprises réquisitionnées ont largement apporté leur contribution à l’effort de guerre, puis au redressement de l’économie nationale, justifiant les décisions qu’avait prises, sur notre demande Raymond Aubrac.
Ces réquisitions ont bouleversé les normes du droit de propriété. Elles étaient pour nous I’annonce d’expropriations, de nationalisations, à terme d importants changements sociaux, c’était une révolution. Pour la première fois, les salariés accédaient à la gestion économique, c’était pour l’Union départementale des problèmes nouveaux auxquels nous avons fait face sans y être préparés et les résultats montrent que nous avons fait face aux difficultés, nous avons improvisé des solutions qui par la suite ont fait l’admiration du peuple marseillais.
Mon grand regret, c’est que le contexte politique d’alors ne nous ait pas permis de tirer les leçons exemplaires d’une expérience unique qui certes au début, fut critiquée aussi bien par la Confédération générale du travail que par le Parti communiste. Je fus accusé de vouloir créer des soviets dans les entreprises à Marseille, ce qui n’était pas le cas.
De fait, et c’est très important, les réquisitions ont permis le bon fonctionnement de la base alliée américaine qui avait besoin des services du Port et des moyens de communication. Je voudrais rappeler que ce qui pesait sur la France, c’était la main mise américaine.
Nous avons évité que l’armée américaine prenne en main la gestion des affaires civile (AMGOT).
Comme l’a écrit Raymond Aubrac, commissaire de la République, je crois sincèrement que cet épisode imprévu et imprévisible a joué un rôle positif dans la reprise de la vie de Marseille, dans l’effort de guerre français et dans la conscience collective des travailleurs marseillais. Ils peuvent être fiers de cette expérience, hélas oubliée.
à suivre la semaine prochaine…
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Du brouillard des Flandres à la côte de Provence
Une ronde endiablée fait tourner, sur un fond bleu des mouvements roses. À gauche une grande figure entraîne toute la chaîne ! Quelle ivresse ! Quelle bacchante ! Cette arabesque souveraine, cette courbe empoignante qui va de la tête tournée jusqu’à la hanche saillante descend le long de la jambe tendue » Cette description de La Danse, l’un des tableaux les plus connus de Henri Matisse, nous la devons à son ami Marcel Sembat, époux de Georgette Agutte, femme peintre pour laquelle nous marquons de la prédilection. Matisse, dont le critique d’art, Roger Marx, mort en 1913, a écrit qu’il préférait les épreuves de la lutte aux succès de la vogue, qu’il était toujours présent aux fêtes de la lumière et de la couleur, qu’il avait réussi à exprimer les accords du monde extérieur avec sa nature, passionnée et tendre.
Une icône du fauvisme
C’est cet artiste qu’Éric Sarner, écrivain qui aime à se définir comme un « voyageur-chroniqueur », nous présente dans ses sympathies affectives, son art, sa complicité avec sa mère et sa fille, ses débuts, ses voyages, son esthétique du bonheur, ses influences, ses émotions propres, sa rencontre avec Isidora Duncan, pionnière de la danse moderne. Mais surtout sa Danse, devenue une icône du fauvisme, et en laquelle Matisse (choyé à Moscou et encensé par la presse russe) voyait un sujet décoratif et musical, une danse plus vivante et moins formelle qu’un ballet classique, ainsi que le rappelle Sarner. Sa dernière grande réalisation fut la décoration de la chapelle du Rosaire à Vence. Un récit-enquête, parfaitement mené et fort bien écrit, qui fait honneur à la collection « Le roman d’un chef-d’œuvre ».
HD, 14,90 euros
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Des balades pour découvrir les parc naturels
Ce sont près de 19 000 hectares d’espace naturel que gère le Département des Bouches-du-Rhône, répartis entre plusieurs parcs et domaines sur tout le territoire. Dans l’objectif de faire connaître à tous la nature de notre région, l’événement « Balade nature » est organisé depuis plusieurs années avec une édition au printemps et une autre en automne. L’année dernière, plus de 1 000 personnes avaient participé.
Cette année, 11 parcs et domaines accueillent des animations sur plus de 40 jours, à partir ce samedi 18 avril. L’occasion de se faire accompagner d’explications savantes et détaillées sur la nature qui entoure ces espaces naturels. Au total, une vingtaine d’activités différentes sont proposées.
Les balades, bien qu’ouvertes à tous, sont classées en fonction de leur difficulté afin de mieux prévenir le public. Il est également nécessaire de réserver sa place sur le site internet de l’événement.
Un programme varié
Pour l’ouverture, six activités sont réparties entre samedi et dimanche. Une balade explicative de la faune et la flore est organisée à 10h, samedi, sur l’île Verte. Cette île boisée et préservée est le nouveau parc ajouté au menu, cette année. Bien que gratuite, la visite nécessite de payer la traversée en bateau de 12 euros pour les adultes et 8 euros pour les enfants. La première séance se termine à midi, tandis que la deuxième commence à 14h.
Du côté de l’étang des Aulnes, une visite explicative de sa biodiversité marine ainsi qu’une présentation des méthodes de gestion se tiennent de 10h à 12h, ce samedi. La jauge étant limitée à 20 personnes, deux autres séances sont organisées le 26 avril et le 17 mai.
En partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), une découverte de la petite faune et flore autour de la maison Sainte-Victoire est proposée. Rendez-vous est donné samedi entre 9h30 et 12h, ou entre 13h30 et 16h. Ce dimanche à partir de 9h, vous avez la possibilité de passer une journée complète avec la garde à cheval de la tour d’Arbois. Répartis entre explications de leur métier et temps en présence de leurs chevaux, le moment est à partager en famille, dès 5 ans. Pas loin de Marseille, depuis le parking du parc de Pichauris, une sortie sur l’histoire de ce site naturel est organisée. Les agents départementaux retraceront les pas des bergers de Pichauris en mêlant observation et explication. Une sortie à retrouver ce dimanche à 10h.
D’autres activités sont à venir. Il sera possible de tenter d’observer la grande faune du massif de l’Étoile, comme chamois ou chevreuils, au lever du soleil, ce dimanche 26 avril dès 6h30. Pour en apprendre davantage sur les chauves-souris, une soirée d’observation se tiendra de 20h à 22h, le samedi 16 mai.
Marius Meulé
Programme complet à retrouver sur le site departement13.fr avec réservation obligatoire pour chaque sortie
