Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Berre, Mario Martinet rêve avec l’IA de navettes maritimes sur l’étang

    À Berre, Mario Martinet rêve avec l’IA de navettes maritimes sur l’étang

    « Une étude de l’État devrait d’ailleurs être dévoilée juste après les élections municipales », révèle-t-il. Le candidat met en avant la volonté de réduire les embouteillages et d’offrir un mode de transports permettant de profiter des rives de l’étang. Il s’engage à ce qu’un embarcadère soit créé à Berre, « en cohérence avec le projet de doublement du Port Albert Samson que je négocie avec la Métropole », écrit-il en joignant « pour vous faire rêver une image créée par IA ».

  • Jeu provençal : trente-cinq clubs au départ de l’édition 2026 de la Coupe de France

    Jeu provençal : trente-cinq clubs au départ de l’édition 2026 de la Coupe de France

    Cette saison, les dirigeants de l’instance départementale ont revu la formule.

    Ils ont décidé de faire un concentré -non pas de tomates- mais des tours de Coupe de France.

    Tout se jouera donc sur un week-end et c’est Vitrolles et la boule locale qui accueillera les 34 autres équipes des clubs engagés dans cette épreuve nationale.

    Tout débutera samedi matin à 8 heures sous l’orchestration du président Patrick Fara.

    Après les dix-sept rencontres du 1er tour. On note que la formation de la Boule Plate, chère au Corse Jean-Léonetti, bénéficiant de l’impair n’entrera en lice que l’après-midi pour le second tour.

    Au terme de ce premier, neuf postulants resteront en course.

    Deux d’entre eux reviendront dimanche matin pour disputer la partie de cadrage.

    Dimanche après-midi, ils entreront donc, huit dans la dernière ligne droite. Celle qui conduit au poteau de la qualification.

    En effet, les quatre derniers vainqueurs seront qualifiés pour la phase régionale.

    Quatre ! C’est le quotient retenu pour le comité des Bouches-du-Rhône. Un barème obtenu, qui tient compte du nombre de clubs qui ont pris part à l’épreuve. Notre département restant l’un des plus représentatifs dans cette compétition qui fête cette saison son 3e anniversaire.

    Les rencontres du 1er Tour

    Sénas – B. Barjaquets

    Boul. Ciotadens – B. de L’Élysée

    B.Joy. St Cannat – B. des Pins Fos

    Leï Pétouliers – B. Diplomate St Victoret

    B. des Calanques – B. Vitrolles

    B. Carnoux – B. Beaudinard

    B. Tranquille USPEG – B. Modérée

    B. Bassin Minier – B. Rousset

    Amis de St Julien – B. Modeste Trets

    Carré Boule – B. Ste Rosalie La Fare

    B. Catalia – Cercle St Barnabé

    B. Alpilles Eyguieres – B. Puyricardenne

    B. Tranquille Meyreuil – B. Pélican

    B. de Craie – B. de Beaumont

    B. des Canourgues – B. Com. St Martin de Crau

    Les Grognards – B. Gazeuse Istres Rassuen

    C. Plan-de-Cuques – E. Boul. Septèmoises

    Exempt : Boule Plate

  • Pétanque féminine : à Istres, Fara, Fournier et Roche terminent en pole position

    Pétanque féminine : à Istres, Fara, Fournier et Roche terminent en pole position

    Soixante-quatre équipes étaient attendues, elles seront toutes au départ de cette édition, dont les dirigeants du comité bouliste ont tenu à honorer la mémoire de la défunte ex-présidente du comité des Bouches-du-Rhône, Patricia Jeanjean.

    Au graphique, les secrétaires départementaux Éric Escriva et Jauffrey Capasso.

    Sur les jeux, à l’arbitrage, le binôme Michel Allari-Éric Chevalier.

    Dans le concept de l’épreuve, les triplettes doivent effectuer 22 parties au temps et selon des formules diverses. Soit des oppositions en triplettes ou en doublettes mais aussi des individuels. Au fil du parcours, les positions vont souvent varier, avec un classement qui va fluctuer au gré des performances et résultats des uns et des autres.

    Il est évident que ces classements intermédiaires restent secrets, histoire de donner plus de piquant, plus de mordant à la compétition et son suspense. Après une poursuite intense et de fortes sensations, les quatre formations de tête vont en découdre pour le sprint final. À ce stade des demi-finales, les joueuses du Smuc Michèle Vinel-Poulton, Cathy Chabalier et Magali Crosson, lesquelles sont en pole position vont devoir en découdre face à Ibitissam Soualah, Maryline Nicosia et Angeline Rivière arrivées 4e.

    « Excellent état d’esprit »

    Par ailleurs, en position de dauphines les « Manon » Mahé et Sauzer accompagnées de Mélissa Mordenti vont être opposées à Sabine Fara, Stéphanie Fournier et Séverine Roche

    De cette lutte finale toujours aussi attractive les « Universitaires » et les joueuses du Cercle Saint-Barnabé vont parvenir à se hisser en finale.

    Dans le lacet final, ces dernières vont trouver l’énergie indispensable pour franchir la ligne en pole position de ce marathon 2026.

    Ces joueuses qui deux ans après remettent le couvert, selon l’expression consacrée… Moment d’intense émotion quand Mimi Réginensi, l’époux de Patricia Jeanjean, remettra le superbe trophée aux vainqueurs.

    Nous laisserons le mot de la fin au président Patrick Fara « je tiens à remercier toutes les joueuses pour leur participation. Je mets en avant l’excellent état d’esprit et votre engagement sans faille qui nous a permis de suivre une brillante épreuve. Au nom du comité, je remercie les dirigeants de la Boule Gazeuse et tous ses bénévoles qui durant tout ce week-end ont su nous accueillir avec élégance et sympathie. Merci aussi aux arbitres Michel et Éric. Merci à Jauffrey et Éric à la table de marque pour leur travail Nous espérons que vous avez passé un bon week-end et nous vous donnons rendez-vous en 2027 pour la prochaine édition. »

    Ainsi donc, est tombé le rideau de cette 24e édition du Marathon féminin du comité 13, signe qu’il y a des épreuves qui quand elles sont bien gérées perdurent…

    Le classement

    1er Sabine Fara – Stéphanie Fournier – Séverine Roche

    2e Michèle Vinel-Poulton – Magali Crosson – Cathy Chabalier

    3e Dead-heat : Manon Mahé – Manon Sauzer – Mélissa Mordenti

    4e Ibitissam Soualah – Maryline Nicosia – Angelin Rivière

    5e Yasmina Manessour – Isabelle Riviere – Stecy Cerrato

    6e Christelle Carrel – Morgane Hautemayou – Priscillia Khider

    7e Annie Korchia – Christiane Llovet – Maria Boucaud

    8e Cathy Lopez – Michelle Ivaldi –

    Bernadette Castiglione

    9e Lydie Lavaly – Mégane Cacciatore – Cassandra Dumas

    10e Lysiane Bernard – Stéphanie Arnaud – Estelle Cros

  • [Entretien] Anthony Kerfah : « Je ne suis pas rassasié »

    [Entretien] Anthony Kerfah : « Je ne suis pas rassasié »

    Depuis les années 2000, il s’est construit un palmarès unique, inégalable. Aucune compétition n’a échappé à son tableau de chasse. Après plus de vingt ans de règne, il a dû ranger les boules en novembre 2024 pendant pratiquement un an à cause d’une opération du genou. Mais son abnégation et sa passion sont inébranlables et le revoilà sur le devant de la scène. En décembre dernier, il a contribué grandement à la victoire de Draguignan en Coupe de France des clubs. Il entame la saison avec une victoire au Grand Prix de La Ciotat (avec Alain Valdes et Tony Lafleur) et une demi-finale à La Valette (avec Julien Martinez et Christophe Martello).

    La Marseillaise : Comment va
    le Kerfah 2026 avec ce nouveau genou ?

    Anthony Kerfah : Très bien, les sensations reviennent. C’est assez long pour les retrouver. Aujourd’hui je vais bien. C’est très encourageant. D’autant que les résultats sont là.

    Vous avez changé de club (Draguignan vers Mouans-Sartoux). Pourquoi ce choix ?

    A.K. : C’est un choix de cœur et sportif avec un nouveau défi avec mon ami Christophe Martello et Julien Martinez au gros potentiel au tir. Cela me permet de faire le milieu ou tireur. Mouans-Sartoux est un club familial où règne une superbe ambiance. Nous allons faire toutes les compétitions ensemble y compris le Provençal. L’homogénéité de l’équipe est primordiale.

    Vous ne ressentez pas de lassitude après toutes ces années et victoires. Où trouvez-vous la motivation ?

    A.K. : Non au contraire, ces quelques mois d’arrêt ont été un mal pour un bien. La jeune génération, Enzo Paolucci, Juan Lopez, Martin Torres, Jérémy Jean poussent derrière dans leur rôle spécifique. Ils sont déjà installés et d’autres arrivent à l’image du petit Dorian Royer de Pertuis. C’est une motivation supplémentaire pour rester au niveau. Je ne suis pas rassasié, j’ai toujours faim. Et puis, il y a aussi l’équipe de France.

    Justement, parlez-nous de cette équipe de France.

    A.K. : C’est un challenge excitant avec le but précis de promouvoir le Jeu Provençal à travers la France et l’Europe. L’an dernier c’étaient les prémices. Cette année, on devrait passer à la vitesse supérieure. Un rassemblement aura lieu au mois de mai en Bulgarie. C’est une source de motivation supplémentaire.

    On vous a vu parfois au Mondial La Marseillaise avec notamment un quart de finale. N’envisagez-vous pas de vous consacrer un jour à la pétanque pour gagner le Mondial et rentrer encore plus dans l’histoire ?

    A.K. : Non aujourd’hui la pétanque c’est trop dur. Il faut s’entraîner régulièrement. Gagner une épreuve comme La Marseillaise c’est trop compliqué. Il faut être un grand spécialiste. Je préfère me consacrer à mon sport de prédilection et enrichir encore mon palmarès.

    Voulez-vous rajouter quelque chose ?

    Je tiens à remercier Boulenciel pour sa confiance renouvelée.

  • La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast

    La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast

    C’est un beau projet mené par le journaliste à Ici Provence, Christophe Van Veen. Les élèves de la classe média du collège Louise-Michel, situé en zone d’éducation prioritaire à Marseille (10e arrondissement), ont appris à réaliser des reportages et des interviews pour mieux comprendre les élections municipales.

    Ils ont notamment accueilli Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise pour le questionner sur les enjeux de l’échéance et la mécanique démocratique du scrutin.

    Bravo à eux !

    Écoutez leur podcast « à jamais les premiers à voter » en cliquant sur le lien.

  • Water-polo : l’aventure européenne du Cercle s’arrête

    Water-polo : l’aventure européenne du Cercle s’arrête

    Cette défaite met un terme définitivement à leur aventure européenne. Malgré onze buts inscrits par le tandem Crousillat-Vernoux, les protégés de Milos Scepanovic ont été dominés sur l’intégralité de la rencontre. Les Catalans ont notamment été très performants dans le premier et le troisième quart-temps, grâce aux triplés de Sergi Cabanas et Federico Panerai. Les pensionnaires du CNM vont retrouver le chemin du championnat dans neuf jours à Montpellier (à 20h30).

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    Qui sera le nouveau Sisyphe sur le banc phocéen ?

    La tâche qui attend l’heureux (?) élu est aussi gigantesque que celle à laquelle était condamné le Titan qui avait défié Zeus. Sauf qu’il ne s’agira pas de remonter un rocher au sommet d’une côte abrupte, mais permettre à l’OM de s’asseoir durablement au sommet de la Ligue 1, en évitant d’en dégringoler au dernier moment.

    Même si elle est très compliquée à assumer, la place n’en suscite pas moins la convoitise de plusieurs stratèges en quête de rebond. Ils aimeraient utiliser l’OM, montrant qu’en étant capable de relancer le club dans sa course à la Ligue des Champions, ils peuvent également redorer leur blason.

    Des grands noms étrangers sont spontanément sortis du chapeau. Ruben Amorim et Xabi Alonso, cherchent un banc après avoir été éjectés de celui de Manchester United et du Real Madrid. Des noms d’entraîneurs Français exilés sont aussi évoqués. Mais Laurent Blanc et Christophe Galtier risquent de ne pas être compatibles avec certains dirigeants actuels au sein de l’OM.

    D’autres fraîchement remerciés en Ligue 1 voient leur nom circuler. à l’image de Franck Haise, déjà pressenti avant l’arrivée de Roberto De Zerbi, dont l’expérience niçoise a tourné court. Ou bien Habib Beye, qui a perdu son fauteuil à Rennes, quelques heures avant son compère marseillais. Les deux hommes étaient encore côte à côte lors du huitième de finale de Coupe de France, qui a vu la facile qualification olympienne aux dépens des Bretons (3-0), le 3 février.

    Habib Beye avait fait des offres de service quand l’OM cherchait un successeur à Gennaro Gattuso. Jean-Louis Gasset lui avait été préféré.

    Après avoir fait monter le Red Star en Ligue 2, l’ancien capitaine de l’OM a fini sur le banc rennais où il a connu des hauts et des bas. Peut-être cette fois sera la bonne ? Réponse dans les prochaines heures.

    Celui qui héritera du poste devra bien connaître le contexte marseillais. Sa mission sera claire. En championnat, il faudra absolument aller chercher une place qualificative pour la Ligue des Champions, vitale pour les finances du club. Et gagner, enfin, une Coupe de France.

  • Des aides-soignantes en limite d’âge poussées vers la sortie à Aubagne

    Des aides-soignantes en limite d’âge poussées vers la sortie à Aubagne

    « On est complètement punies de ce qui nous est arrivé », lâche Muriel Thevenin. Secrétaire du syndicat FAFHP à Edmond-Garcin, âgée de 59 ans dont trente-cinq comme aide-soignante à l’hôpital d’Aubagne, elle occupe, depuis 2008, un poste aménagé. Pour elle, il s’agit du transport. D’autres sont par exemple aides hôtelières (elles servent les repas, aident les patients à s’alimenter, leur administrent leurs médicaments).

    Pas de « nécessité de service »

    Muriel Thevenin est dans cette situation depuis un accident du travail : « Mon handicap est survenu du fait d’un manque de personnel et d’un défaut de matériel. » Elle raconte : « On n’était que deux aides-soignantes dans un service de 30 patients, des personnes âgées. On ne regardait pas à l’effort. On n’y arrivait plus avec ma collègue. L’accident s’est produit parce qu’une famille a demandé qu’on relève un patient. Il était très lourd. Il m’est tombé dessus et mon dos a craqué. Depuis, je n’ai plus le droit de soulever plus de 5 kg… ».

    Si le syndicat qu’elle représente monte au créneau aujourd’hui, c’est parce que, dit-elle, la direction de l’hôpital a refusé, « depuis deux ans et demi, à six aides-soignantes en postes aménagés, leur prolongation d’activité au-delà de 62 ans, alors qu’elles y ont droit pour encore deux ans. » Elle poursuit : « Cela met les aides soignantes en situation très précaire. Car, si elles ont travaillé dans le privé, il faut qu’elles attendent 64 ans pour toucher leur complément de retraite. »

    Elsa Blanc, directrice des ressources humaines de l’hôpital, répond : « Si quelqu’un veut poursuivre son activité au-delà de l’âge limite, il doit le demander. Il y a alors deux critères : l’aptitude médicale et la nécessité de service. » Selon elle, « conformément à la loi, le motif de refus de la prolongation d’activité est lié aux nécessités de service, et non au fait que les postes soient aménagés. » Il n’y aurait pas de « nécessité de service ». Elle indique que l’hôpital « a créé depuis deux ans plus de 20 postes en sureffectif dans les services, afin de permettre des reclassements de professionnels, fragilisés par les années de travail hospitalier, sur des fonctions sans contraintes physiques. Ils ne peuvent, par nature, être pérennisés indéfiniment, notamment dans un contexte de fortes tensions financières. » Selon elle, « il n’y a pas plus de deux agents par an qui se sont vus refuser une prolongation d’activité depuis 2024. Sept agents travaillaient en prolongation, l’an dernier, et il y en aura douze cette année. »

    Pour faire la jonction entre retraite de la fonction publique et celle du privé, France Travail verse une allocation à l’agent hospitalier. Ce qui fait bondir Muriel Thevenin : « On a fait toute une carrière à l’hôpital, on s’est esquinté le corps, et maintenant, on doit aller pointer au chômage… ».

  • Le pont des Amoureux d’Aubagne fleuri et baptisé pour la Saint-Valentin

    Le pont des Amoureux d’Aubagne fleuri et baptisé pour la Saint-Valentin

    C’est un trou de verdure où coule une rivière. Et là, juste au-dessus de l’Huveaune où se reflètent les arbres et le ciel, un pont a été jeté d’une rive à l’autre. C’est « le pont des amoureux ». Il relie le Parc de la Botte à la cité du Bras d’or et à la nationale 8 au niveau de la « Californie ». « Il a été installé en 1986 », retrace Claude Carbonnel, du collectif des associations de l’Huveaune. Dans le sillage de la création, sous Mitterrand, de Banlieues 89, d’abord association puis mission interministérielle lancée en 1983 dans le but d’améliorer l’urbanisme de la banlieue en France, « trois projets sont retenus à Aubagne, où la Ville avait candidaté », détaille-t-il.

    Le pont baptisé

    L’un d’entre eux est justement une passerelle au-dessus de l’Huveaune, sans vraiment de nom. Puis, au fil de l’eau, au fil du temps, « des noms et des initiales ont été gravés sur le pont. Il est devenu un point de rendez-vous des amoureux », raconte Claude Carbonnel. Et cela est entré dans la mémoire collective.

    Samedi 14 février, lors de la fête des amoureux, le collectif invite le public à fêter la Saint-Valentin* avec un fleurissement du pont et prise de selfies autour. La 1ère édition avait eu lieu car un projet menaçait de démonter le pont… Et le fleurissement visait alors à faire prendre conscience de ce patrimoine – qu’il faudrait désormais un peu restaurer selon le collectif – et le protéger.

    Aujourd’hui toujours entier, le pont des Amoureux recevra même, samedi, son nom officiel de la Ville, et sera dorénavant indiqué sur les signalisations. Cupidon n’a aucune raison de se perdre. Même si, dit-on, l’amour est aveugle.

    * Rendez-vous à 14h au pont de Californie.