Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les Marseillaises vaincues par Nantes à Martigues

    Les Marseillaises vaincues par Nantes à Martigues

    Les play-offs ou le maintien. Ce match de la 20e journée dessinait un double objectif. Pour Nantes, gagner emmènerait le club en phases finales pour aller affronter l’OL Lyonnes. Pour Marseille, gagner assurerait un maintien dans l’élite. La première option a finalement été validée par le FCN avec un succès autoritaire au stade Francis-Turcan (2-0). Il y a un mois, les Marseillaises subissaient le crève-cœur du Vélodrome devant 35 000 spectateurs. Ce mercredi soir, quelques centaines de personnes étaient présentes à Martigues pour assister à la défaite contre Nantes. Face à une équipe de haut de tableau, les joueuses de Corinne Diacre ont été un cran en dessous et l’espoir s’est rapidement évaporé. Nantes a tenu son rang.

    Il ne fallait clairement pas manquer les 10 premières minutes de la partie, tant les péripéties ont été nombreuses. Dès les premiers instants, l’OM aurait pu concéder un but, comme lors de cette rencontre au Vélodrome. Margaux Shore s’est interposée. Ensuite, les Nantaises ont cru obtenir un penalty. Mariam Toloba est accrochée au niveau de la cheville et s’est effondrée dans la surface de réparation. Audrey Gerbel, l’arbitre central, n’a rien signalé. « C’est un scandale ! », entend-on jaillir sur le banc du FCN. Dans la foulée, Jody Brown, absente depuis le mois de janvier, est proche d’ouvrir le score grâce à un centre envoyé parfaitement sur sa tête. La Jamaïcaine a vu la gardienne Emily Burns se sublimer pour sortir ce ballon.

    Un temps plus faible s’est alors installé, où aucune des deux équipes n’a réellement pris la main sur le match. C’est à ce moment que les tuniques jaunes ont frappé les premières. À la suite d’un centre mal dégagé par la défense marseillaise, Léa Khelifi n’a pas eu de pitié en décochant un tir sous la barre. Une ouverture du score plutôt méritée, car l’intensité mise par les visiteurs est bien plus importante. Pressing, contre-pressing, Nantes n’a pas laissé de temps aux Marseillaises jusqu’à la pause. Mathilde Bourdieu était trop seule pour peser sur la défense adverse, d’où l’avance du club 4e du championnat à la mi-temps.

    4 points sur la zone rouge

    Il fallait se révolter en seconde période pour espérer ramener un point et se rapprocher du maintien. Mais l’OM a pris une douche froide dès la reprise. Trouvée au cœur de la surface, Mariam Toloba a trompé Shore d’une frappe croisée pour faire le break et filer vers la victoire. Bourdieu et Le Mouël ont ensuite eu les opportunités pour au moins réduire l’écart, mais elles ont manqué le cadre. Le score n’a donc plus évolué, laissant les Marseillaises bloquées à 16 points à 2 journées de la fin.

    OM 0 (0) NANTES 2 (1)

    20e journée de Première Ligue

    Stade Francis-Turcan

    Arbitre : Audrey Gerbel

    Buts : Khelifi (21e), Toloba (48e)

    OM : Shore – Laplacette, Blanchard, Carro, Cyraniak – Elisor, Brown, Le Mouel, Perret, Léger – Bourdieu

    Entraîneur : Corinne Diacre

    NANTES : Burns – Khelifi, Pasquereau, Rodrigues – Cosme, Bethi, Fleury, Swierot, Machart-Rabanne – Van de Ven, Toloba

    Entraîneur : Nicolas Chabot

    Deux derniers matches pour assurer le maintien

    Il ne reste plus que deux matches de Première Ligue cette saison. En s’inclinant contre Nantes, les Marseillaises ne sont pas encore certaines d’évoluer dans l’élite la saison prochaine. Ce samedi, elles seront à Lens pour espérer valider ce maintien face à un adversaire direct.

    Au cas où le ticket pour 2026-2027 ne serait pas composté, il y aura une dernière chance pour les joueuses de Corinne Diacre. Ce sera à Martigues, face à Dijon, le 6 mai.

    À l’heure actuelle, l’OM compte quatre longueurs d’avance sur le premier relégable, Saint-Etienne. En cas de défaite de l’ASSE et de Montpellier ce week-end, le maintien serait également assuré.

  • Nos jeunes champions sont connus

    Nos jeunes champions sont connus

    En présence du président Patrick Fara et avec Jauffrey Capasso au graphique et d’Anthony Linares, dirigeant de la commission des jeunes, et à l’arbitrage Éric Chevalier et André Bondioli, voilà pour le staff technique.

    Le président qui dans son discours d’ouverture, donnait l’information, suite au drame qui a frappé Régis Monjo, membre de la commission des jeunes, avec la perte accidentelle de son fils Baptiste. Il devait demander à l’assistance d’effectuer une minute d’applaudissements en hommage à Baptiste et en soutien à sa famille.

    Après ce moment d’intense émotion, il allait ensuite tracer le déroulé de la journée qui s’annonçait. On entre alors dans le vif du sujet : la compétition avec 120 gamins en ébullition. La compétition débute selon la formule système Swiss. Les triplettes disputent trois parties, au terme desquelles sera établi un classement. Après la pause, et en fonction du classement, selon un caneva programmé : 1 /8 – 3/6 – 4/5 – 2/7 l’épreuve se poursuit.

    C’est à la fin de ces quarts de finale que les vainqueurs ont obtenu le droit d’accéder au championnat régional. En fait, celui qui peut ouvrir un droit de participation au championnat de France. Ces douze équipes se retrouveront le 23 mai à la Boule de l’Élysée, pour pouvoir prendre la voie royale, celle qui mène aux « France 2026 », à Blaye-les-Mines le 10 juillet prochain.

    N’oublions pas de mettre en avant la parfaite organisation, les dirigeants et bénévoles de la Boule Le pélican autour du président Jean-Marie Bonnaure et du responsable de l’école de boules, Claude Barbi.

    Juniors : Rayne-Langlade-Torrens- Alazay largement

    Un trio de la Boule Barquaise semblait marcher sur l’eau. En pôle position après trois parties sans avoir concédé le moindre point. Il poursuivra en quart de finale sur le même tempo. La Boule Barquaise qui a cinq belles formations et pour trois d’entre elles, elles vont trouver une place dans le dernier carré. Il y a bien une équipe locale mais elle ne pourra pas semer la perturbation ni le doute. En fait, il n’en sera rien ! Le seul fait marquant sera l’ampleur du score entre le vainqueur et son dauphin. Comme quoi après avoir marché sur l’eau, on peut aussi vite couler à pic.

    Demi-finales

    Deslys bat Ilan Del Rio – Miguel Roméra – Erwan Segu à 4

    Rayne Langlade bat Fabio Marco – Gianni Seignouret – Tylan Kapfer à 7

    Finale

    Dylan Rayne Langlade – Joseph Torrens – Enzo Alazay battent Jean-Masson Deslys – Dawson Herlemann – kalvin Lacroix 13 à 2

    Minimes : Herlemann-Milito-Gomez, après un départ chaotique

    Les futurs champions vont débuter bien timidement. Après une première partie perdue, ils vont réagir et gagner les deux suivantes. Voilà qui les positionne à la 2e place du classement. Dans le sprint final après avoir dominé largement les locaux, ils vont évincer de la course la formation de La B. Barquaise. Le dernier acte pour le titre suprême, ne va pas être tout le long à leur avantage. Après s’être donné quelques frayeurs, face à une vaillante triplette de la B. Batarelloise, ils vont parvenir à décrocher le graal.

    Demi-finales

    Herleman bat Anthony Bajolle -Tyron Sbrega Esaie Cortes à 3

    Navarro bat Sacha Mathieu – Milpeneo Gonzales – Gabriel Verdoia à 0

    Finale

    Meysson Herlemann-Enzo Milito – Santiago Gomez battent Jean Navarro – Vincent Linares – Clément Rigaud 13 – 10

    Cadets : Conti- Antonio-Vierjon reviennent de loin

    Avec en entame une défaite encadrée par deux succès, les futurs champions ont pris la huitième place, la dernière qualificative aux quarts de finale. Face à une autre belle formation de l’armada B. Batarelloise – le groupe présente 4 triplettes dans cette catégorie – ils vont encore passer par un trou de souris. Plus facile sera pour eux de s’extraire du dernier carré et attendre son futur adversaire pour la finale. Voilà les Aixois qui se présentent. Ils arrivent avec des ambitions. Ils ne vont pas tarder à afficher leur potentiel. Ils vont prendre un départ canon. Cette finale est extraordinaire en qualité de jeu. Il y a de l’appoint et des réponses aux tirs victorieux qui enflamment l’imposante galerie. On pense que les joueurs de la Boule Aixoise s’envolent vers la victoire, mais il n’en sera rien, cette équipe Batarelloise largement menée, va réagir et revenir coiffer son adversaire. Alors qu’ils sont menés au score 12 à 10, dans une dernière mène qui est mal engagée, ils attaquent le but, qui sera frappé mais pas noyé. Les Aixois font passer leurs trois boules hors du cadre. Il ne reste plus aux Marseillais de jouer la boule du sacre… Ils sont bien revenus de loin !

    Demi-finales

    Szczotkowski bat Mathéo Vigne – Cyprien Cortes – Hered Mercedes Brami à 6

    Conti bat Modeste Gomez – Manon Bert – Nolan Aguero à 0

    Finale

    Liam Conti – Antonio Albert – Anthony Vierjon battent Loni Szczotkowski – Mylan Terryn – Ezekiel Cortes 13 à 11

    Benjamins

    1er : Mayven Marsille – Marius Justamon – Wyatt Buche

    2e : Jules Coudène – Enzo Boureghda – Tiago Pettini

    3e : Tiago Marco – Lucile Imbert – Shunlay Solan

  • Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Après une alerte sur l’attitude des éditeurs de presse face à la situation tendue dans la distribution de la presse, les travailleurs de celle-ci passent à l’action. « La proposition des messageries de pratiquer des licenciements dans nos entreprises a été catégoriquement refusée par les assemblées générales de salariés des coopératives. Refus matérialisé par une grève, le jeudi 16 avril, sur les magazines dits chauds », exposent la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne, qui livre les kiosques dans une partie de notre région, et son homologue lyonnaise, Oyé Distribution, dans un communiqué commun du SGLCE-CGT des deux entreprises, ce mardi.

    « On demande un projet viable pour la distribution de la presse. L’argent public distribué aux éditeurs ne va pas là où il faut et n’a pas les effets escomptés », dénonce Nicolas Guglielmacci, responsable à la CPMM et secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles. Avant de prendre un exemple concret de cette absence de « ruissellement » qui met en danger les coopératives : « L’aide à la distribution de la presse a augmenté de 4,5 millions d’euros, et on n’a pas vu la différence ! » Comme symbole des échecs des discussions précédentes avec les messageries et les pouvoirs publics, plusieurs magazines comme le numéro autour de Nathalie Baye de Paris Match ne seront pas distribués ce jeudi. La veille c’étaient des magazines comme Le Point ou le JDD qui étaient visés par l’action. « Ceux qui n’ont pas été décalés hier soir, le seront ce soir », conclut Nicolas Guglielmacci.

  • Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Face à un parterre de chefs d’entreprise, d’élus et de partenaires, Fanny Nadeau, directrice de l’office de tourisme de Gardanne, rappelle les enjeux derrière les Indus’3Days, lancés en 2016. L’édition 2026 vient d’être inaugurée ce mercredi, à la Société du Canal de Provence, l’un des partenaires historiques d’Indus 3’Days. « Pour nous, visiter une entreprise ce n’est pas uniquement du tourisme industriel, c’est plonger dans le cœur battant de notre économie, déroule Fanny Nadeau. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 130 entreprises mobilisées sur près de 5 000 km², des centaines d’heures de visite et près de vingt thématiques explorées, on peut le dire, c’est une véritable prouesse collective. »

    Sous la bannière de ce rendez-vous, des centaines d’entreprises, de la station d’épuration Aix-Ouest, à la Centrale de Provence, en passant par la confiserie du Roy René, au site Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer, les directions et équipes de petites, moyennes, grandes entreprises du territoire, ses ateliers, ses galeries et ses usines, inviteront le public à découvrir le quotidien entre les murs « de lieux devant lesquels nous passons régulièrement, mais derrière lesquels nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe », glisse, à l’issue des discours, Fanny Nadeau.

    Plus loin, plus longtemps

    Les visites, organisées en nombre limité -les places sont à réserver au plus tôt sur le site de l’événement-, sont ouvertes à tous, adaptées aux familles. « C’est aussi la plus belle façon d’inspirer les vocations de demain », estimait la directrice de l’office de tourisme. Lancé en 2016 avec la participation de neuf entreprises mobilisées sur une durée de trois jours, cette édition s’étend sur une durée de trois semaines. Et s’exporte sur le territoire. De métropolitain, Indus’3 Days devient régional. « Nous avons pris notre envol pour nous étendre au pays de Manosque et à la Provenceverte », se félicite Fanny Nadeau, non sans rappeler qu’Indus’3 Days est né sur une terre de mineurs. « Ce n’est pas quelque chose de folklorique, c’est quelque chose d’utile, ajoute Arnaud Mazille, élu à la culture dans la majorité d’Hervé Granier, maire de Gardanne. Il est utile en ce qui concerne la connaissance et donc l’acceptabilité de nos opérateurs économiques. Tout le monde est d’accord pour consommer local, avoir des entreprises locales, pour avoir des investisseurs locaux, mais jamais à côté de chez soi. À Gardanne, on en est parfois le triste exemple. »

    Mathilde Benedetto, déléguée régionale pour l’antenne sud de l’association Entreprises et Découvertes, rappelle que : « La Région Sud occupe une place exceptionnelle en matière de tourisme de savoir faire, avec 4,2 millions de visiteurs sur un total national de 22 millions. » Soit « près de 20% de la fréquentation ». Eva Bonnet-Gonnet

  • Eau contaminée à Rousset : vers une « sortie de crise » sanitaire ?

    Eau contaminée à Rousset : vers une « sortie de crise » sanitaire ?

    « On s’avance vers une sortie de crise. L’Agence régionale de santé et la Société des Eaux de Marseille se mettent d’accord pour un retour à la normale », estimait, soulagé, ce mercredi après-midi, le maire de Rousset, Philippe Pignon, une semaine après le déclenchement de l’alerte sanitaire sur la commune.

    Depuis le 13 avril, Rousset fait face à une épidémie de gastro-entérite aiguë. Très rapidement, l’hypothèse d’une contamination par le réseau d’eau potable a été privilégiée. Le 16 avril, la Société des Eaux de Marseille (SEM), chargée de l’exploitation du réseau, annonçait par communiqué que « par mesure de précaution, la consommation d’eau du réseau public est interdite sur la commune dans l’attente de résultats ». Depuis, et par précaution, la SEM a fourni des bouteilles d’eau à la commune de Rousset. Cette organisation, est toujours en cours sur la commune, notamment au sein de la salle Émilien-Ventre. Elle se poursuit « tant que les restrictions ne sont pas levées », indiquait, ce mercredi, la Société des Eaux de Marseille, qui estime à « environ 65 000 » le nombre de bouteilles distribuées.

    En fin d’après-midi, ce mercredi, ni l’ARS Paca, ni la Société des Eaux de Marseille n’étaient en mesure de confirmer un retour rapide à la normale, ni d’infirmer formellement les propos du maire. Néanmoins, dans un communiqué de presse paru mardi soir, l’ARS faisait le point sur cette situation et publiait les premiers chiffres depuis le constat d’épidémie. Elle rappelait, dans un premier temps, que « l’ARS, la SEM, la Métropole et la mairie de Rousset ont [dès les signalements, Ndlr] immédiatement réalisé les premières investigations environnementales ». Celles-ci, étaient toujours en cours mercredi soir. Le 17 avril, l’ARS publiait un questionnaire en ligne, lui permettant notamment de quantifier le nombre de malades.

    Tendance

    de « fin d’épidémie »

    À ce jour, plus de 1 000 personnes y ont répondu. Parmi elles, plus de 750 déclarent avoir présenté des symptômes de gastro‑entérite. « La très large majorité (85%) sont des résidents ou ont fréquenté la commune quelques jours avant l’apparition des symptômes » et « 90% des malades ont déclaré un ou des épisodes de diarrhée et/ou des vomissements. D’autres symptômes comme une fatigue, des douleurs abdominales, des nausées ou encore de la fièvre ont été décrits », rapporte ce même document. 25 hospitalisations ont elle aussi été recensées. « Aucune forme grave n’a été identifiée, rassurait l’ARS. L’analyse des données épidémiologiques indique un pic de l’épidémie le 14 avril, suivi d’une forte baisse dans les jours suivants. Même si quelques cas sont encore déclarés, la tendance observée sur les derniers jours semble indiquer la fin de l’épidémie ». L’ARS confirmait également que « l’hypothèse d’une origine liée au réseau de distribution d’eau potable est privilégiée ». À l’heure ou nous écrivons ces lignes, l’ARS n’a pas nous indiquer si la situation avait évolué.

  • Énergie solaire collective : à Vitrolles, la boucle nord entre en service

    Énergie solaire collective : à Vitrolles, la boucle nord entre en service

    C’est l’aboutissement de longs mois de travaux. Début mai, la communauté d’énergie vitrollaise franchira une étape décisive : quatorze sites municipaux ainsi que des acteurs privés de proximité seront alimentés en électricité grâce aux panneaux solaires implantés sur les équipements publics de la boucle nord.

    Dans ce secteur, certains groupes scolaires sont déjà bénéficiaires de cette énergie locale et durable depuis peu : 70% des besoins de l’école Martine-Morin sont couverts par sa propre toiture, idem pour 65% de ceux de la crèche Renoir. Du côté de l’hôtel de ville, la solarisation couvre environ 30% de la consommation annuelle électrique du bâtiment.

    Dès ce printemps, le surplus produit sera donc partagé avec des acteurs du territoire situés à proximité, marquant le lancement de l’opération d’autoconsommation collective de la ville. Les boucles du centre et du sud-est de la commune suivront et seront mises en service pendant l’été, celle du sud-ouest sera quant à elle opérationnelle au printemps 2027.

    À l’abri des fluctuations

    du marché

    C’est en mars 2025 que la Ville avait signé une concession de 30 ans avec le groupement SerenySun-Watteos pour déployer une communauté d’énergie de grande envergure et produire de l’énergie de façon durable et locale grâce à l’installation de centrales photovoltaïques d’une capacité de 6 MWc. Une première, là où la plupart des initiatives existantes affichaient jusqu’alors une puissance inférieure à 1 MWc.

    À terme, près de 8 GW/h d’électricité renouvelable seront générés chaque année, soit l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage) de plus de 2 000 foyers. Répartie sur 25 sites municipaux pour plus de 26 000 m² de surface solarisée en toitures, ombrières de parking et bassins, cette production permettra de couvrir 29% des besoins de la commune tout en valorisant 90% de l’énergie produite directement sur le territoire. « Pour le moment, sept sites sont équipés », précise le conseiller municipal délégué à la transition énergétique Fouad Benihya (EELV).

    Si le bénéfice financier (estimé à 40 000 euros par an) peut ne pas paraître énorme, l’intérêt est surtout de « se mettre à l’abri des fluctuations du marché et de diminuer notre impact énergétique », détaille l’élu.

    Donald François, président de SerenySun, estime que « ce type de projet illustre une évolution concrète de notre modèle : une énergie plus locale, mieux répartie et plus accessible, au bénéfice des collectivités, des habitants et des entreprises ».

    Une réunion publique est organisée mardi 28 avril à 18h à la Maison de quartier du Roucas pour « faire point d’avancement de ce projet et expliquer aux habitants comment participer, que ce soit pour installer des panneaux chez soi ou s’alimenter », précise Fouad Benihya.

  • Marseille face à l’affluence des premiers vacanciers

    Marseille face à l’affluence des premiers vacanciers

    Alors que la seconde semaine de vacances se déroule ici à Marseille, la saison touristique estivale arrive à grands pas. Les hôtels locaux ne cessent de ressentir la présence des géants du marché comme Airbnb ou Booking et les activités proposées semblent aujourd’hui de moins en moins sollicitées par les touristes, selon l’office de tourisme.

    Cependant, une stratégie a été mise en place pour conserver l’authenticité de Marseille : « On est sur une stratégie 2024-2030 pour justement continuer à la fois à faire du tourisme qui crée des emplois, mais aussi pour les habitants, une ville douce et paisible dont les touristes peuvent profiter et où les Marseillais puissent vivre », décrit Maxime Tissot, directeur général de l’office de tourisme de Marseille.

    Entre les concerts prévus des artistes Bad Bunny, Alonzo mais aussi Jul, le nombre de touristes augmente et la ville se fait connaître à l’international. Concernant ces vacances de Pâques, le bilan reste bon pour cette première semaine de vacances. « On a été sur une très belle semaine, malgré la non-venue des Parisiens qui arrivent une semaine après », révèle Nicolas Guyot, Élu de la Chambre de commerce et d’industrie à Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) et gérant de l’hôtel Carré Vieux-Port.

    Une lutte face aux locations courte durée

    Dans cette bataille d’avant-saison touristique, les hôtels locaux luttent face à une concurrence qu’ils jugent déloyale. Face à eux, les locations courte durée menées par des applications comme Airbnb, Booking mais aussi Abritel. Nicolas Guyot annonce : « On les attaque au niveau national, où il y a une procédure qui a été faite avec 28 hôtels pour dire qu’à cause d’Airbnb notamment, on a une perte de la valeur de notre fonds de commerce. »

    Il dit ressentir nettement la perte de clients en raison de la concurrence avec des normes totalement différentes des leurs : « Airbnb a des charges beaucoup moins élevées, des contraintes de sécurité beaucoup moins drastiques et des marges beaucoup plus importantes, donc oui, ils nous font du tort », dénonce Nicolas Guyot.

    Malgré la concurrence des géants de la location, l’élu de la CCIAMP révèle que ces logements « permettent aussi d’absorber les pics de fréquence, notamment sur les week-ends d’août », déclare-t-il.

    Un programme de visite guidée est disponible sur marseille-tourisme.com/experience/

  • Quand la Bonne Mère se dédouble au Mucem

    Quand la Bonne Mère se dédouble au Mucem

    Elles sont désormais deux à scruter les entrées et sorties du Vieux-Port. Face à l’historique Bonne Mère de Notre Dame de la Garde, sa petite sœur se dresse, perchée sur la tour carrée du Roi René du fort Saint Jean. Installée mardi soir sur son piédestal de deux mètres cinquante, elle y restera le temps de l’exposition « Bonnes Mères » du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), qui s’achèvera le 31 août.

    Inaugurée le 18 mars, l’exposition retrace, à travers l’art et l’histoire, les différents visages de la maternité. Des déesses de l’Antiquité aux questions de la dépression post‑partum, en passant par les luttes des femmes pour le choix d’être mère ou non, elle aborde les multiples facettes de la maternité. « En faisant une exposition “Bonnes Mères” à Marseille, on ne pouvait pas ne pas avoir la Bonne Mère présente avec nous, insiste le président du Mucem, Pierre-Olivier Costa. Elles représentent le pluriel de la maternité. » C’est également le symbole extérieur de l’exposition tenue par le Mucem « pour donner envie aux Marseillais et aux visiteurs de la ville de venir voir l’exposition », ajoute-t-il.

    Artisanat et innovation

    Pour réaliser cette petite sœur, le Mucem a fait appel au créateur original de la Bonne Mère : la maison d’orfèvrerie française Christofle. Pour Pierre-Olivier Costa, c’est l’affirmation que le musée « met en avant les savoir-faire et essaye de casser la frontière entre l’artisanat et l’art. »

    C’est en 1869 que la maison Christofle a confectionné la célèbre mère à l’enfant de presque 10 mètres de haut. Elle a été créée grâce à la galvanoplastie massive. Cette technique, révolutionnaire à l’époque, permet de mouler du métal sans l’utilisation de marteau et de feu, mais grâce à une réaction électrochimique. Sa reproduction a elle aussi été réalisée grâce à des procédés technologiques modernes. C’est par drone que les ingénieurs de Christofle ont modélisé en 3D Marie et son enfant pour en faire la reproduction. « C’est la première fois que nous réalisons une réplique de la Bonne Mère, affirme Hamdi Chatti, président de Christofle. Pour nous c’est un geste culturel fort que nous faisons pour la ville de Marseille et pour les Marseillais. »

    Et pour les Phocéens inquiets que cette nouvelle statue ne fasse de l’ombre à l’originale, le président du Mucem se veut rassurant : « Il n’y aura qu’une seule Bonne Mère, car à la fin de l’exposition, elle partira pour représenter Marseille là où l’exposition sera présentée, en France ou à l’étranger. »

  • Le Palais du Pharo s’illumine aux couleurs de l’Arménie

    Le Palais du Pharo s’illumine aux couleurs de l’Arménie

    Comme un symbole, le rouge, bleu et orange ont recouvert la façade du Palais du Pharo à Marseille, ce mercredi soir à la tombée de la nuit, en commémoration du génocide commis il y a 111 ans par le pouvoir turc. Juste avant, une programmation culturelle, organisée à l’initiative de la Ville de Marseille et d’organisations de la diaspora arménienne, a mis « en lumière et en musiques la richesse et la résilience de la culture arménienne à travers l’art ». Avec notamment de la danse traditionnelle par 14 interprètes de l’association « Courants d’Arts » et des chants assurés par la chorale de l’école Hamaskaïne (12e arr.).

    De quoi faire le lien entre Marseillais d’origine arménienne et le devoir de mémoire. « Que personne n’oublie l’histoire. Quand on parle de l’Arménie, de ce pays 1 000 fois redéfini, nous parlons de notre histoire commune et collective », a martelé Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, aux côtés notamment du consul général d’Arménie à Marseille, Ara Mkrtchian. Ce dernier a aussi insisté sur ces liens : « C’est dans cette ville refuge que des milliers de rescapés du génocide ont trouvé une terre d’accueil ».

    Tous deux ont loué la nécessaire « unité » du peuple arménien. Notons enfin que le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, sera ce vendredi à Marseille dans la continuité des commémorations, puisqu’il sera présent pour la cérémonie prévue au mémorial du génocide arménien, rue Edmond-Pirian.

    LES RENDEZ-VOUS COMMÉMORATIFS

    Marseille

    Un rassemblement est prévu le vendredi 24 avril à 17h aux abords du consulat de Turquie organisé par CPLM (Courir pour la Mémoire).

    Aubagne

    Une commémoration est organisée ce vendredi 24 avril au cimetière Fenestrelle, de 17h à 18h.

    Carry-le-Rouet

    Un hommage aux victimes du génocide arménien est organisé au Monument aux morts, le samedi 25 avril, de 11h à 12h.

    Simiane-Collongue

    Une commémoration du génocide arménien, suivie de l’inauguration du Square d’Arménie, aura lieu le vendredi 24 avril à 11h, en haut des Cours du Héros.

    Le Cannet

    Une cérémonie est organisée par la Ville, en coopération avec l’Union des Arméniens de Cannes et ses environs. L’événement se déroulera le vendredi 24 avril à 10h, devant le Monument aux Morts, Square Pietra-Santa.

    La Ciotat et Ceyreste

    Un hommage sera rendu le vendredi 24 avril à partir de 11h, avec un dépôt de gerbes suivi d’une prise de paroles des autorités, Avenue Louis-Crozet à La Ciotat, et face à l’école Jean-D’Ormesson, à Ceyreste.

    Cabriès-Calas

    Un hommage est organisé par la ville le dimanche 26 avril à partir de 11h30 sur la Place du 24-avril-1915, avec une cérémonie et un dépôt de gerbes.

    Allauch et Plan-de-Cuques

    Vendredi 24 avril à 17h10, une cérémonie en hommage aux 1 500 000 victimes arméniennes du génocide perpétré en 1915 par l’empire Ottoman aura lieu place du Souvenir Arménien, rue Jules Ferry à Plan-de-Cuques. De même qu’à 18h30, place du 24 avril 1915 au Logis-Neuf à Allauch aura lieu une cérémonie pour le devoir de mémoire.

  • À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    « Pour l’instant, essayez de décorer vos couronnes en choisissant tous les matériaux que vous voulez », encourage l’animateur du centre social Saint-Mauront, ce mercredi. L’espace Jeanne-Barret, dans le 15e arrondissement, s’est transformé en ateliers préparatifs des costumes pour les enfants, sous la houlette des plasticiens de Shoglu.

    Concentrée à appliquer, au pistolet à colle, des perles sur sa couronne dorée, Mayissara, 10 ans, explique s’être inspirée « de la vie des rois qui devaient être élégants, comme sur les livres de contes ». à ses côtés, Sunnah, 7 ans, déjà coiffée de sa création, tire un peu la langue pour réaliser une rosace sur sa deuxième œuvre d’orfèvre, « parce que j’aime bien faire ça et, comme ça, je peux la donner à ceux qui n’en auront pas ». Fabriquer des costumes et des décors c’est tout un art que les enfants explorent. Idriss fait l’expérience des difficultés du métier et interrompt la séance en désignant une blessure invisible sur le bout de son index : « Je me suis brûlé cinq fois avec la colle. » Son collègue s’inquiète d’une paire d’ailes en carton passées à l’aérosol cuivré : « C’est du produit de mourir ? » Un peu d’eau et un pansement feront leur effet placebo pour le premier, un simple « mais non, c’est un spray à paillettes ! » pour le second.

    Clémence veille au grain. « Excentricité et extravagance ne sont pas des mots simples pour les plus petits. On a travaillé en fonction des âges. L’idée est plutôt de laisser libre cours à leur imagination, au final, on aura une explosion de couleurs. » Les artistes travaillent depuis février sur la récupération des matériaux pour un maximum de réemploi. « Pour les cheveux, on a tressé la cellophane qui enveloppe les palettes ou des bandes de tissus », précise Clémence, une perruque de Marie-Antoinette « inspirée du film de Sofia Coppola » dans les mains.

    Amateurs et pros

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    Dans le carnaval, « ce qui est important, c’est surtout ce qui se passe avant, la participation de tous les centres, des bénévoles, des enfants, de l’histoire qu’ils ont à raconter », estime Ahmed Heddadi, adjoint au maire de Marseille en charge des fêtes de quartiers, qui accueillera l’arrivée des festivaliers devant l’hôtel de ville, où l’orchestre d’Éric Ry offrira un baletti.

    Le défilé de quelque 450 carnavaliers, ponctué de chars plus ou moins imposants -équipés de machines à bulles ou à mousse, de sonos, dont l’un diffusera du Jul à la demande des minots- ou encore encadré d’échassiers bigarrés, parcourra près de 800 mètres en… deux heures. Marseille, ville de tous les records oblige.

    Si la royauté a pris le dessus dans la thématique de l’extravagance, c’est le fruit d’une sorte de « brainstorming » au terme duquel le metteur en scène du collectif Charivari (16e arrondissement), associé à la Maison du carnaval, a dû trancher. « Le plus dur, c’est de dire non. Donner ma vision personnelle n’a pas d’intérêt et opter pour 450 avis est impossible. C’est ce qui revenait le plus dans les propositions. Tout le monde a validé et j’ai créé l’histoire avec ce fil. » On trouvera aussi bien le char de la cour royale qu’une fanfare punk accompagnée de la Pompadour ou une grosse bestiole. Marseille a pu compter sur la participation de Planète Vapeur à Nice, spécialisée dans la fabrication des gros chars, d’une centaine de danseurs du groupe NS World, du Pompiers Poney Club, du Vacarme Orchestra, de Zic et Zen, de KLS Danse… Plus d’une douzaine d’associations et compagnies participent à la fête. Certains y travaillent depuis juin dernier.

    « C’est un carnaval exceptionnel parce qu’il est ouvert et populaire », apprécie Maxime, des Spectacles Alizés, qui a travaillé en binôme sur la programmation artistique avec André, du collectif Charivari. également co-directeur de l’Astronef, Maxime précise : « Une association parisienne nous a contactés pour venir faire le carnaval de Marseille parce que c’est le plus populaire en France, ce n’est pas un spectacle confié uniquement à des professionnels. » Ce qui lui confère ce caractère unique.