Tag: Bouches-du-Rhône

  • Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    À quelques jours de la rentrée, les écoles sont de véritables fourmilières. À l’intérieur, agents et travailleurs s’activent pour que tout soit prêt lors de l’arrivée des élèves, qui devraient être un peu moins de 900 cette année. « On profite de la saison estivale pour réaliser les gros chantiers, et à la fin de l’été on fait une tournée avec l’ensemble des services techniques pour voir les avancées, jeter un coup d’œil dans toutes les classes, essayer tous les interrupteurs, les robinets… pour que les jeunes et les équipes éducatives rentrent dans les meilleures conditions », explique Marc Minoretti, adjoint au maire délégué aux travaux, au cadre de vie et aux affaires générales.

    En 2026, 606 000 euros de travaux ont été consacrés aux sept établissements primaires et maternels de la commune. Dans le détail, 201 000 euros ont été alloués à la climatisation de tous les réfectoires, dortoirs et halls. « On avait fait l’isolation thermique par l’extérieur de 4 groupes scolaires il y a deux ans, ce qui nous a permis de gagner quelques degrés mais c’était pas suffisant, poursuit l’élu. Les clims ont été installées début juin, avant la première vague de canicule ».

    150 000 euros ont été dédiés à la rénovation complète de l’ancien logement de fonction de l’école Paul Éluard, désormais dédié au Rased et au périscolaire, 93 000 euros à la première tranche de rénovation des toitures, et 92 900 euros à la réfection des sols des quatre classes nord de l’école Jules Verne, qui avaient été déformés par les racines des platanes situés à proximité. 109 000 euros supplémentaires sont allés à l’entretien courant des classes, entre peintures, étanchéité, clôtures ou encore sécurisation des accès. La Ville a également fait l’acquisition de 12 écrans numériques interactifs. « C’est un renouvellement, toutes les classes élémentaires sont équipées depuis 5/6 ans », précise Maryline Oxisoglou, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

  • [Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques

    [Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques

    Ce vendredi, rencontre avec Thierry Cacherat, pilote et chef de base de Marignane et de la zone Sud.

    Outre celle de Marignane, il dirige aussi les 5 autres bases hélicoptères de la zone Sud de Perpignan jusqu’en Corse mais pas question de se faire mousser. Thierry Cacherat, pilote, insiste d’entrée sur le travail « interservices » où se mélangent « des personnes qui n’ont pas les mêmes fonctions » et doivent « trouver un terrain d’entente ». « Le métier de chacun aura une interaction sur le métier de l’autre et c’est vraiment notre particularité, ce mélange des genres » insiste-t-il. Des spécificités qui influencent forcément les missions. « Il faut le prendre en compte dans la stratégie qu’on va mettre en place pour secourir les personnes. C’est balèze. D’autant que nous, on est au bout de la chaîne, on va là où plus personne peut aller. Et la nature va nous imposer de faire des choix », développe-t-il.

    Mais le pilote reste « le maître à bord, le capitaine du navire qui va élaborer la stratégie du secours, et va prendre la décision finale ». Une stratégie qui « contrairement à beaucoup de métiers, peut très bien varier en cours de route », rappelle Thierry Cacherat, qui demande « beaucoup d’écoute des partenaires » et surtout de soupeser en permanence la prise de risque des uns et des autres. « On va chercher là où est la sécurité la plus importante », précise-t-il. Par exemple, illustre-t-il, « si j’ai un secours dans la Sainte-Victoire, ma manière de m’affranchir des turbulences, c’est de treuiller haut. Le problème, c’est que c’est un pendule et si je diminue la précision, et c’est le secouriste qui risque de frapper la falaise, d’être mal déposé, ou de se faire une cheville. Alors je vais descendre plus bas, je vais diminuer ma sécurité pour augmenter la sienne, parce que je juge ça tolérable ». Et d’asséner : « on ne doit pas échouer. On a une obligation de réussite et pour ce faire, il faut être très rigoureux, avoir de la méthode ».

    Raison pour laquelle les compétences en matière de pilotage sont pointues. Le recrutement, « ce sont uniquement des pilotes qui viennent de l’armée de terre, de l’air, de la marine ou de la gendarmerie », explique Thierry Cacherat, « on demande un niveau d’expérience minimum à l’entrée qui est de 2 500 heures de vol, c’est énorme pour de l’hélicoptère. Cela représente entre 12 et 15 ans d’armée ». Dans une école à Nîmes, le militaire habitué à travailler dans un cadre rigide, apprend à devenir pilote civil de secours, lui très autonome et capable de tenir compte de son environnement.

    La détresse humaine insupportable

    « On travaille à 50 centimètres du rocher, il y a des techniques très particulières. Et puis le treuillage, un câble de 90 mètres dehors avec un être humain au bout, qu’il faut aller poser sur un point qui fait la taille d’une feuille de papier, dans les arbres ou dans des rochers, c’est une science compliquée », précise le chef de base. Il faudra un an pour être « opérationnel de jour », encore deux pour être capable d’assurer la nuit.

    Autre indispensable : savoir mettre de côté l’adrénaline. « Au contraire, plus c’est la crise dehors, plus il faut être calme dans l’hélicoptère. Contre le rocher, la bêtise ne pardonne pas… » confie Thierry Cacherat. Heureux néanmoins de disposer d’un « hélicoptère qui est un outil de travail fabuleux ». « Cela nous a ouvert des domaines de vol, parce qu’on peut voler beaucoup la nuit avec des jumelles de vision nocturne », se réjouit-il, « et puis on a la capacité aussi de pouvoir travailler par des conditions météorologiques défavorables, beaucoup plus qu’avant. D’aller très très loin, qu’on ne touche aux commandes, avec un pilotage automatique. L’hélico va tenir une trajectoire », détaille-t-il. Un « sacré progrès » pour celui qui a connu l’Alouette, « ils donnaient des noms d’oiseaux à l’époque, c’était sympa… ».

    Originaire d’Annecy, il se souvient de sa passion pour l’engin qu’il voyait passer au-dessus de sa tête régulièrement. « En classe de 6e, je suis allé voir la base de la Sécurité civile et je leur ai demandé : “Comment on fait pour faire ça ?” Ils m’ont dit : “Il faut que tu aies le bac, après bah il faut que tu rentres dans l’armée“. Je l’ai eu, j’ai été pris dans l’armée en 1981 dans la foulée », raconte-t-il. Il rentrera dans la Sécurité civile en 1998, deviendra instructeur deux ans plus tard avant de passer chef pilote instructeur en 2002, suite à une « batterie de tests à Paris par les psys de l’Armée de l’air, là où on évalue les gens qui vont dans l’espace », se marre-t-il.

    Une passion, donc, au point que, comme la plupart de ses collègues, il n’arrive pas à lâcher. « Cinq ans que je pourrais être à la retraite et je n’y suis pas. Je pars le 31 décembre, ça va être dur », nous confie-t-il, « on a le plus beau métier du monde. C’est l’aventure un peu tous les jours. En fait là, je peux me retrouver à faire une avalanche en montagne à Briançon, et puis l’après-midi, faire un secours à 50 nautiques en mer… » Tout ça sans être jamais blasé.

    Quand on lui demande s’il a des anecdotes, il affirme oublier « beaucoup de choses ». Avant de reconnaître : « ce qui me marque le plus, c’est la détresse humaine. Je peux récupérer un bras sectionné ou une jambe, les mettre dans un truc, ça ne me pose aucun problème, mais la détresse humaine… Comme quand la famille arrive après l’accident, et qu’il y a le gamin qui est décédé. J’ai du mal à supporter ». Le pire mais aussi le meilleur. « Un des plus beaux secours que j’ai faits, cela a été de retrouver une petite fille qui était perdue depuis deux jours sur le plateau de Valensole, il y a une bonne vingtaine d’années. Pourtant les hélicos étaient passés dix fois. On l’a ramenée à ses parents, c’était génial », se souvient-il, encore ému.

    « On ne doit pas échouer,
    parce que derrière, il n’y a personne »

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • À Marseille Treize Habitat relance la chaise à porteurs

    À Marseille Treize Habitat relance la chaise à porteurs

    Dans le hall du bâtiment 31, un père et ses deux enfants s’apprêtent à grimper les escaliers pour rejoindre leur appartement au 10e étage. « C’est comme ça depuis 8 mois », confie-t-il avec lassitude et une pensée « pour ceux du 13e ».

    Les locataires du bâtiment 31 de cette cité du 15e arrondissement de Marseille, sont victimes d’une panne d’ascenseur suite à un incendie criminel. « 13 Habitat expérimente un nouveau dispositif de mobilité verticale pour ses locataires et met en place dès ce jeudi 20 août, une expérimentation destinée à accompagner les locataires à mobilité réduite du bâtiment 31 », explique le bailleur social dans un communiqué. Précisant : « Ce dispositif sera maintenu tant que l’ascenseur sera hors service ».

    Les délais de remise en service de l’appareil s’allongent, « relevant à la fois de l’approvisionnement des pièces nécessaires et également de l’intervention d’Enedis », selon 13 Habitat qui n’était pas joignable ce jeudi. Il a fait appel à la société SAMV pour un service de portage à la demande pour les personnes à mobilité réduite ne pouvant pas monter ou descendre seules les escaliers. Ce dispositif leur permet de bénéficier d’un « accompagnement sécurisé dans leurs déplacements avec un numéro d’astreinte, disponible 24h/24 et 7j/7 pour une intervention dans un délai maximum de deux heures ». Une expérimentation qui permettra « d’évaluer le dispositif et d’en mesurer concrètement l’utilisation. Ces retours permettront d’identifier les améliorations à apporter et, le cas échéant, d’élargir le périmètre du service à d’autres situations ou d’autres usages rencontrés sur le département ». Et si on réglait la problématique des pièces et de la réparation ?

  • FNE 13 appelle la mairie de Marseille à dialoguer avec ceux qui l’ont élue

    FNE 13 appelle la mairie de Marseille à dialoguer avec ceux qui l’ont élue

    Le groupement baptisé « Les amoureux du parc de Bonneveine » dénonce dans un communiqué « l’argumentaire sécuritaire » de la Ville pour justifier l’abattage sans concertation de 58 arbres en tout depuis septembre dernier dont 37 nouveaux arbres cette semaine. Ce désastre résulte « des erreurs dans la conduite du chantier, les fragilisations dues à des décaissements et des creusements de tranchées au pied des arbres endommageant leur équilibre racinaire ».

    « L’ambition affichée par la Ville de Marseille de renforcer durablement la qualité paysagère et environnementale du parc est bien mal engagée. ». « Il est grand temps que la mairie de Marseille fasse preuve de transparence et accepte un dialogue constructif avec les citoyens qui l’ont élue. » Ils demandent à la ville de « tirer les leçons de cette gestion calamiteuse du patrimoine arboré du parc de Bonneveine dans un contexte de réchauffement climatique et préserver le patrimoine arboré existant tout en anticipant les adaptations à venir ».

    Concertation et respect des promesses

    Selon eux, des solutions de sauvegarde auraient permis de sauver une proportion non négligeable des 37 arbres cinquantenaires abattus cette semaine. La promesse municipale de planter 210 arbres de 3 à 4 mètres de haut, soit 140 de plus que les 70 annoncés à l’origine, ne résiste pas au taux d’échec de 20% environ. Il faudra au moins 20 ans avant pour remplacer un arbre mature de 20 mètres, « sans compter l’impact sur l’habitat de la faune qui compte près d’une dizaine d’espèces protégées ».

    Les mesures alternatives n’ont pas été réellement étudiées alors que selon l’ONF Végétis, filiale de l’ONF, prestataire exclusif de la Ville, montrait déjà qu’au moins 11 arbres pouvaient encore être épargnés par des tailles de réduction. Un arbre proche de l’avenue de Hambourg a même été abattu alors que le rapport préconisait sa « surveillance par test de traction dans 2 ans ».

    « La Ville de Marseille ne respecte pas ses promesses », cingle le communiqué, elle qui s’était engagée « verbalement de ne rien faire avant une concertation finale ». « Le prétexte donné de la météo ne peut justifier le caractère précipité de cette décision. » Ces arbres fragilisés en septembre dernier avaient résisté aux précipitations et forts vents de l’hiver et du printemps dont une tempête à plus de 118 km/h le 26 mars 2026. Cette résistance contredit dans la vie réelle les conclusions des tests de l’ONF Végétis sur lesquels s’appuie la mairie pour justifier les abattages.

  • Pour les renouvelables, le vert à moitié vide en Région Sud

    Pour les renouvelables, le vert à moitié vide en Région Sud

    Bien loin des ambitions affichées, le déploiement des énergies renouvelables est de plus en plus à la traîne en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Alors que de nouveaux objectifs de production à l’horizon 2035 doivent être transmis au gouvernement avant le 15 septembre prochain dans le cadre de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie, le comité régional dédié qui s’est tenu le 17 juin dernier sous l’égide de la préfecture et de la Région Sud s’alarme du retard pris en la matière.

    Le constat est cruel. Le schéma régional d’aménagement, de développement durable, d’aménagement et d’égalité des territoires (Sraddet) voté par la collectivité en 2018 ambitionnait d’atteindre une puissance électrique issue des renouvelables de 13,5 gigawatts en 2024, de quoi plus que tripler la puissance installée en 2012 dans la région. Résultat : en douze ans, à peine 2 GW supplémentaires ont été installés, essentiellement en photovoltaïque, pour atteindre une puissance de seulement 5,6 GW. Quant à la production thermique, si elle a été multipliée par six entre 2012 et 2023 essentiellement grâce au déploiement des pompes à chaleur, seule la moitié de l’objectif est atteinte avec une production régionale de 5,4 TWh. À chaque fois, le retard sur les objectifs programmés se creuse d’année en année.

    Ombre sur le solaire

    Ainsi pour le photovoltaïque, le rythme des installations a ralenti au fil des années et la région est sortie en 2023 du top 3 en termes de puissance raccordée, dépassée par la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les perspectives sont loin d’être brillantes : désormais au même rythme d’installations que la région Centre-Val de Loire, la région ne compte qu’une centaine de projets en cours d’instruction au troisième trimestre 2025. Seules la Bretagne, la Normandie et l’Île-de-France, moins réputées pour leur ensoleillement que le Sud, font moins bien.

    « La dynamique pour l’éolien terrestre est presque inexistante dans notre région, sujette à de nombreuses contraintes réglementaires », pointe aussi le comité régional de l’énergie, tandis que le développement de la filière de l’éolien en mer « a été plus lent que prévu ». Quant à la filière hydroélectrique, si elle est « historiquement la plus développée des énergies renouvelables sur le territoire régional », son potentiel est « quasiment exploité en totalité ». Résultat : seul un quart des capacités réservées dans le schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables a été alloué, explique le gestionnaire RTE.

    Alors filière par filière, le comité régional de l’énergie ne peut que constater, comme il le fait pour le photovoltaïque : « L’objectif 2030 n’est pas atteignable de façon réaliste et doit être revu à la baisse ». Le Sraddet visait une puissance électrique installée de 17,3 GW en 2030 pour les renouvelables. Les ambitions sont désormais divisées par deux, avec un objectif de 8,6 GW à la même échéance. La production thermique visée est quant à elle de 13,8 TWh, contre 17,3 TWh planifiés initialement.

    10 incinérateurs d’ici 2035

    Pour l’électricité photovoltaïque, cela signifie ainsi de couvrir 60 000 toitures et 1 800 hectares d’ici 2030, tandis que la montée en puissance de l’éolien en mer doit suivre les appels d’offres lancés. Pour le biogaz, au-delà de la pyrogazéification amenée à se développer, il faudrait installer 30 à 40 méthaniseurs supplémentaires. En matière de géothermique, la production devrait être multipliée par quatre, et par deux pour la thalassothermie, tandis que 800 000 pompes à chaleurs supplémentaires sont attendues. Enfin, les projections visent une dizaine de chaufferies CSR – des incinérateurs de déchets – d’ici 2035. Une gageure au vu des levées de boucliers à Marseille comme à Istres.

    « L’objectif 2030 n’est pas atteignable de façon réaliste. »

  • [C’est l’été] Une plongée dans l’histoire du sous-marin Saga

    [C’est l’été] Une plongée dans l’histoire du sous-marin Saga

    À l’Estaque, un géant jaune de 28 mètres de long et de 300 tonnes sommeille dans un hangar. Le Saga, plus grand sous-marin civil du monde, imaginé par le commandant Cousteau, reprend vie à travers une conférence donnée par l’association des Compagnons du Saga ce vendredi, au stade nautique Florence-Artaud. L’évènement, gratuit, affiche déjà complet.

    Pendant près d’une heure et demie, le public va remonter aux origines du Saga, né d’une ambition de Jacques-Yves Cousteau : « faire vivre et travailler des hommes sous l’eau », rappelle Marius Orsi, vice-président des Compagnons du Saga. Après trois expériences de vie sous-marine, Cousteau imagine une maison autonome pour « cracher » des plongeurs jusqu’à 450 mètres de profondeur.

    Le projet prend forme en 1970 à L’Estaque, mais s’arrête rapidement, faute de financement de l’État. Il ne reprend qu’en 1983 sous l’égide de la Comex, la compagnie maritime d’expertises et de l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. « Ils sont partis d’une nouvelle étude, en tenant compte des nouvelles technologies », précise Marius Orsi. Ce qui a permis d’« aboutir sur un projet bien plus performant que le premier », souligne celui qui a participé au premier chantier du Saga en tant que mécanicien. En 1987, une fois achevé, le sous-marin possède une autonomie de 21 jours, contre huit initialement.

    « C’est, encore aujourd’hui, le seul sous-marin au monde où on a pu faire sortir et travailler des plongeurs à 320 mètres de profondeur », insiste Marius Orsi. Pourtant, faute de moyens financiers pour le déployer sur de longues missions, l’histoire du Saga s’arrête une nouvelle fois, en 1991, où il est remisé à l’Estaque.

    Des visites virtuelles gratuites

    Ce n’est qu’en 2012 qu’une douzaine de passionnés, les Compagnons du Saga, entreprennent sa sauvegarde : restauration dans l’ancien atelier de la Comex, visites ouvertes au public depuis 2017 et un livre publié cette année. « Le but de ce livre c’est de laisser une trace des compagnons et des 50 ans d’histoire de ce sous-marin », explique le vice-président de l’association.

    Les visites du hangar sont toutefois suspendues depuis août 2025, pour des raisons de sécurité liées au site. « On reste optimistes pour rouvrir très rapidement », soutient-il. En attendant, les Compagnons du Saga proposent ce vendredi, avant la conférence, de 16h à 18h, par créneaux de 15 minutes, des visites virtuelles gratuites du sous-marin. « Dans des casques de réalité virtuelle, les visiteurs pourront découvrir le Saga de l’intérieur, comme s’ils y étaient. C’est très beau. On s’y croirait ! » assure Marius Orsi.

  • La canicule a provoqué 48 décès en juillet

    La canicule a provoqué 48 décès en juillet

    Deux canicules pour le prix d’une et des données qui font froid dans le dos. Santé Publique France, l’agence nationale de santé publique, a dévoilé, ce mercredi et ce jeudi, une série d’études sur les canicules estivales et leurs conséquences sanitaires.

    La première est « relative à l’excès de mortalité observé durant l’épisode de canicule du 3 au 22 juillet 2026 ». Un épisode qui était « exceptionnel de par sa durée et son étendue géographique », rappelle l’organisme, citant notamment les 78 départements concernés pour 78,5% de la population française. D’autant que cette canicule a duré la majeure partie du mois, lequel est donc devenu « le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900 », selon Météo France cette fois. Reste que la mortalité lors de cette canicule a été en « augmentation de 9,2% » par rapport à ce qui était prévu. « 1 243 décès en excès ont été estimés : 14 713 décès observés contre 13 470 décès attendus », développe Santé Publique France, qui s’appuie sur les données de l’Insee.

    Précisons tout de même que son étude s’attarde sur la mortalité « toutes causes », et donc pas directement reliée à la canicule. Concrètement, on décompte plus de 1 200 morts de plus que ce que les analyses prévoyaient pour un mois de juillet classique. D’où le terme « excès de mortalité » utilisé par l’organisme.

    Concernant le profil des décédés, le point de Santé Publique France précise que ce sont « les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les trois quarts des décès de ce bilan provisoire avec au moins 917 décès en excès ».

    1 397 décès observés

    Et côté géographique, « toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité toutes causes à l’exception de la Corse ». En Région Paca, le nombre de décès attendus était de 1 339 mais il y a eu 1 397 décès observés. D’où 48 décès en excès décomptés, plaçant la région parmi les moins touchées sur ce plan. Elle est bien loin des 236 morts excédentaires du Pays de la Loire.

    Les départements de la Région Sud s’en sortent bien : Les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence ont une « surmortalité relative » qui oscille entre 0 et 10%, le niveau le plus faible. Le département des Hautes-Alpes n’a pas été considéré comme en canicule sur toute la période et celui des Alpes-Maritimes comme n’ayant pas de surmortalité.

    Enfin, l’organisme public a sorti une autre étude, sur la canicule qui a officiellement pris fin en début de semaine, dédiée à la région Paca et notamment aux recours aux soins sur la période. « L’analyse au niveau régional des recours aux soins d’urgence indique une stabilité des passages aux urgences, des hospitalisations et des actes SOS Médecins », explique Santé Publique France. Avec tout de même « une activité en hausse » pour SOS Médecins sur le week-end du 15 août. Là encore pour des motifs « toutes causes » donc pas forcément en lien direct avec la chaleur.

  • [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    La Marseillaise : Comment avez-vous suivi la préparation de la saison qui s’annonce ?

    Jacques Bayle : J’ai observé avec intérêt tout ce qui s’est déroulé. Je dois admettre que je pensais que pour l’OM, cette période serait moins compliquée. Il y a des ventes et un allègement rapide de la masse salariale. Et là, je commence à me poser des questions.

    Est-ce que les matches de préparation vous ont rassuré.

    J.B. : Ils ont été rassurants. Je dois reconnaître que jusqu’à présent, j’ai vu plus de cohérence que l’année dernière. Avec Angel Gomes et Pierre-Emile Højbjerg que je trouve métamorphosés. Et je vois aussi des choses qui me font plaisir réalisées par Himade Abdelli. Maintenant, j’ai besoin de voir des remplaçants à la hauteur et comment ce groupe, s’il reste en l’état, va supporter les rendez-vous qui vont s’ajouter, à savoir la coupe d’Europe, puis la coupe de France. Pour jouer sur ces trois tableaux, il faut un effectif avec des remplaçants qui font progresser l’équipe, ou du moins n’en réduisent pas le niveau général, lorsque le coach fait appel à eux.

    Comprenez-vous la politique actuelle de l’OM ?

    J.B. : Il y avait une urgence, faire partir les gros salaires pour que l’OM soit libre d’un poids trop lourd et de joueurs qui ne justifiaient pas forcément ces revenus hors normes. Maintenant, il faut laisser du temps à Bruno Genesio afin qu’il mette en place son plan de jeu. Dans le football, il n’y a pas que le physique qui permet de construire une équipe qui tienne la route. Un entraîneur doit réfléchir à plusieurs tactiques pour que son équipe puisse toujours surprendre son adversaire. Pour y parvenir, il a besoin de joueurs ayant les capacités de s’adapter à toutes les circonstances. Il arrive après un Roberto De Zerbi qui avait des idées bien arrêtées, mais je dois admettre que je n’ai pas du tout adhéré à sa vision du football.

    Êtes-vous confiant ou inquiet avec l’OM dans cette configuration ?

    J.B. : Je suis comme tous ceux qui aiment ce club. Ce qui s’est passé, jusque-là, a de quoi alimenter mes inquiétudes. Maintenant, j’ai hâte d’être au 31 août, lorsque le mercato fermera ses portes. C’est à ce moment-là que nous saurons où l’OM en est et s’il peut avoir des ambitions en championnat, mais aussi en coupe d’Europe et en coupe de France. Ce n’est qu’à partir du 1er septembre que nous saurons s’il faut espérer quelque chose de cette saison. Ou si elle risque de devenir celle de toutes les peurs.

  • Happy End, le festival qui démocratise le cinéma

    Happy End, le festival qui démocratise le cinéma

    Depuis 2022, l’association Action Bomaye œuvre pour démocratiser l’accès au cinéma à Marseille. Pour la 5e édition de son festival Happy End, elle organise, à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche, trois projections gratuites en bas d’immeubles à la Savine (15e), au Panier (2e) et à Félix Pyat (3e).

    L’idée du festival est née d’un constat : « Le cinéma est devenu super cher et n’est plus accessible pour beaucoup d’habitants des quartiers prioritaires », explique Mouna, chargée de projets de l’association. Placée cette année sous le thème de la famille, chaque soirée suit le même parcours : rencontre avec des professionnels du cinéma, apéritif dînatoire, projection puis débat citoyen.

    Plus qu’une projection

    Cette volonté d’aller au-delà de la simple projection constitue la singularité du festival. « On se différencie d’autres évènements de projection parce qu’on ramène les équipes du film pour débattre avec le public », souligne Mouna. Ce vendredi, à la Savine, le documentaire L’air des autres, ouvrira le festival. Consacré aux inégalités environnementales, le film sera précédé d’un échange avec Sanaa Saitouli, cofondatrice de l’association Banlieues Climat, et Sarah-Maria Hammou, enseignante-chercheuse en justice climatique.

    Samedi, place du Refuge, dans le Panier, le film Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan sera projeté. Le public pourra échanger avec Naïm Naji, acteur du film, et Hana Levy, responsable des jeunes comédiens. Enfin, dimanche, le Stade Gris de Félix Pyat accueillera Intouchables, en présence des acteurs Cyril Mendy et Salimata Kamate.