C’est une distinction de plus pour Franck et Céline, les gérants de la boulangerie-pâtisserie de ce village du Pays d’Aix. En effet, cette nouvelle récompense vient s’ajouter à celles qu’ils ont reçues pour consacrer l’excellence de leur production dans les catégories meilleur croissant, meilleure baguette tradition et meilleur Colombier. « Toute l’équipe est très fière de cette nouvelle victoire », ont réagi les gérants. Leur secret ? Un flan crémeux, constellé de grains de vanille, et une pâte croustillante. Situé place Auguste-Baret, le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.
Tag: Bouches-du-Rhône
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Une économie régionale sous pression mais résiliente
Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France en Paca, ainsi que Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, ont animé, mardi matin, la conférence de presse automnale de la Banque de France.
Après avoir opéré un éclairage sur la conjoncture économique et budgétaire à l’échelle nationale, un focus a été effectué sur la situation dans la région.
Géopolitique et caniculeLa hausse du prix du pétrole a été évoquée à plusieurs reprises au cours de la conférence, en raison de la situation au Moyen-Orient. Si les chocs pétroliers des années 1970 étaient plus importants et plus pérennes que celui en cours, « le pouvoir d’achat en produits pétroliers est nettement plus dégradé aujourd’hui que pendant les années 1970. Entraînant ainsi un impact sur les ménages bien plus important, surtout sur les plus modestes », précise l’Insee. Ce dernier a également observé les conséquences économiques de la canicule, à travers le secteur de l’agriculture : « La baisse de rendement agricole coûterait ainsi 0,1 point de croissance annuelle à l’économie française, là où les projections indiquent une croissance de 0,4% en France, sur l’année 2026 ».
En région Paca, la Banque de France observe « un niveau d’activité et d’emploi légèrement meilleur qu’à l’échelle nationale, avec un secteur tertiaire marchand performant sur le long terme, même si le taux de chômage continue de grimper, atteignant 8,3% au deuxième trimestre 2026 ». Du côté des entreprises, « l’enjeu à retenir est la croissance. Notre rôle sera alors de les accompagner au mieux dans cette direction », complète Éloïse Lecouturier, cheffe du département des entreprises à la Banque de France Paca.
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Les Républicains veulent afficher une unité retrouvée
C’est au milieu des bruits de raquette et des séances de musculation que la fédération des LR des Bouches-du-Rhône a fait sa rentrée, ce jeudi soir, au Set Squash de Marseille. Avec l’ambition d’afficher un visage uni, trois mois après l’élection du vice-président de la Région, Ludovic Perney, à sa tête.
« On a retrouvé une dynamique que nous n’avions pas depuis de longues années », célèbre le maire des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. « Il y a une fédération qui reprend vie autour de Ludovic Perney », complète le vice-président de la Métropole, David Ytier. « En quelques mois tu as réussi à rassembler », le félicite la troisième adjointe de La Ciotat, Eva-Pauline Bonan, qui vient d’adhérer.
Mais dès son mot d’accueil, le responsable de la circonscription Noé Blin avertit les anciens dissidents : « Le renouvellement, c’est changer les habitudes, considérer qu’une décision collective doit être respectée. » Message envoyé au national, après les dissidences aux sénatoriales. Invitée à prendre la parole en signe d’apaisement, l’ancienne candidate à la tête de la fédération, Catherine Pila, salue justement la victoire de la sénatrice Valérie Boyer, applaudie par tous. « Elle a été affublée de tous les noms, et elle y est arrivée à contre-courant », souligne-t-elle. Le président de la fédération, pour sa part, regarde davantage vers les échéances à venir, la présidentielle mais aussi les législatives, où il souhaite un candidat pour chaque circonscription. Et les échéances locales. « Nous devons préparer un nouvel espoir pour Marseille », assume-t-il, souhaitant une opposition « ferme et constructive ». Hors des murs du conseil municipal, où pour la première fois le parti n’a plus d’élus. Y.S.
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À la Fiesta des Suds, des ballades jusqu’à la transe
Soyeuse parenthèse dans le tumulte des musiques mondiales que celle offerte par la Fiesta des Suds, ce vendredi, sur l’esplanade du J4 avec Stephan Eicher, parmi les têtes d’affiche de la soirée. « Cette fois je ne lui annoncerai pas la dernière hécatombe, je garderai pour moi ce qui m’inspire le monde. Elle m’a dit qu’elle voulait, si je le permettais, déjeuner en paix », chantait-il en 1991 sur l’un de ses tubes écrits au moment de la Guerre du Golfe. 35 ans plus tard, les conflits se multiplient et le guitariste-baroudeur continue de propager sa douceur tourmentée sur les sillons, comme l’illustre son 18e et dernier album, Poussière d’or. « Un personnage à part dans le paysage de la chanson », situe Frédéric André, programmateur de la Fiesta des Suds.
Rythmes occitans et colombiensJuste avant lui, c’est la chanteuse Mélissa Laveaux qui se produira sur la scène principale. Imprégné de pop-folk comme d’influences caribéennes, son dernier opus At my softest, I am most dangerous souligne son caractère atypique dans le paysage musical. « Je trouve que je fais de la musique bizarre car je n’écris pas de chansons d’amour, mais plutôt sur la mort, la maladie et la destruction de la planète », expliquait cet été, à La Marseillaise, cette artiste franco-canadienne d’origine haïtienne.
Davantage axée autour de la découverte, la scène « Club Major » offrira, elle, une odyssée musicale traversée à 20h45 par le « duo féminin catalan mélangeant musiques traditionnelles et électro », Tarta Relena. Porté par le souffle des polyphonies occitanes, le « duo féministe et militant » Cocanha prendra son relais mélodieux à 22h30, avant que le groupe aux rythmes afro-colombiens luxuriants, Ghetto Kumbé, ne se charge, vers minuit passé, de faire entrer le public de la Fiesta des Suds dans la transe.
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![[Entretien] Bertrand Belin : « Chanson et poésie entretiennent un rapport évident »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/648e6303d79c22893ae6e9b717f3fe15.jpg)
[Entretien] Bertrand Belin : « Chanson et poésie entretiennent un rapport évident »
La Marseillaise : Vous avez dévoilé l’an dernier votre 8e projet musical. Comment tout a commencé ?
Bertrand Belin : J’avais 12 ans et demi quand j’ai commencé la musique. La guitare m’est apparue comme objet de magie, je m’en suis emparé et c’est devenu pour moi un petit feu vers lequel je suis toujours revenu.
Depuis, vous évoluez musicalement parlant :
vous explorez de nouvelles sonorités au fil des disques…B.B. : Il y a quelque chose qu’on ne peut pas réduire, c’est notre rapport au monde : il demeure d’un disque à l’autre. D’un album à l’autre, on a quand même envie de porter ce qui fait un peu notre essence. Mais on peut apporter des variétés à la forme, aux couleurs instrumentales, aux mélodies, aux rythmes, que ce soit le plus qualitatif possible. C’est ce que j’ai essayé de faire avec chacun de mes disques, tout en poursuivant une certaine intuition. Rien n’est réellement programmé. C’est un noyau qui me guide, qui se construit à partir de ce que je suis et de ce que ne sont pas mes voisins. On a beaucoup en commun, mais on a aussi quelque chose de propre et c’est ce qui fait les individualités. Quand on fabrique des formes artistiques, ça transparaît dans le processus. On ne peut pas s’inventer et devenir un autre de ce point de vue.
Vous êtes à la fois auteur et compositeur. Comment articulez-vous ces deux travaux d’écriture ?
B.B. : En vérité, je ne travaille pas tellement différemment. Quand on fait une maison, il faut savoir en construire le toit, mais aussi les murs. Quand on fait une chanson il faut savoir créer les paroles et la musique. Quand j’écris une chanson je ne sépare pas les deux : j’essaie de faire avancer les deux aspects simultanément et de la façon la plus cohérente possible, en suivant des pistes, des plaisirs, des instincts, des logiques, du sens. Ce n’est pas la seule façon de faire mais pour mes disques, je n’écris jamais sur une musique déjà faite, j’avance petit à petit.
Vous chantiez « La chanson de Prévert » avec Stephan Eicher, aussi à l’affiche du festival vendredi : quel rapport entretenez-vous avec la poésie ?
B.B. : J’aime toutes sortes de formes poétiques, y compris celles qui ne sont pas verbales. La poésie est pour moi tout ce qui peut échapper au discours ordinaire informatif, c’est là qu’elle se trouve, aussi, dans des choses techniques. La poésie, je la cherche et je la trouve où je veux. La poésie et le chant entretiennent un lien historique, permanent, concret, radical. Chanson et poème sont historiquement semblables : La Chanson de Roland, c’est un poème, La Divine Comédie, c’est un chant. Avec l’industrie de la chanson, de façon plus récente, on a vu les deux formes se séparer, mais elles entretiennent un rapport évident.
Qu’est-ce que le public marseillais découvrira sur votre scène lors de la Fiesta des Suds ?
B.B. : Que le public vienne avec curiosité, on réserve la surprise pour le moment venu. Un concert, c’est ce qu’il y a sur scène, mais c’est aussi le public et la manière dont il se manifeste. On réagit avec lui sur le moment et c’est ce qui fait la beauté du spectacle vivant. Ce n’est pas quelque chose qui est prévisible, immuable. J’ai joué à l’espace Julien au printemps, au cours de cette tournée : ferveur, chaleur humaine, excitation, plaisir… Je me réjouis de venir jouer à Marseille, à l’affiche avec mon camarade Stephan Eicher. Qu’on se fasse plaisir en se rassemblant pour essayer de s’évader, pour faire une pause dans les humeurs et la rudesse du monde.
Entretien réalisé par Oriane Castan
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Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver
Le ski de haut niveau est parfois cruel. Il est possible de se blesser gravement sans chuter, sans choc violent et Camille Cerutti en a fait l’amère expérience. La Marseillaise de 27 ans retrouvait la neige, courant septembre, à l’occasion du stage annuel de l’équipe de France, à Ushuaia. Les Bleues n’avaient pas pu skier sur les glaciers suisses durant l’été, car le réchauffement climatique a lourdement détérioré les conditions de neige, même en haute altitude.
Ce voyage en Argentine doit servir à accumuler les kilomètres avant le début de la compétition, début décembre. Mais le 22 septembre, la fonceuse licenciée à Risoul a subi une rupture des ligaments croisés du genou avec contusion osseuse. Son hiver 2026-2027 ne commencera pas, elle ne pourra pas participer à la Coupe du monde cette saison. Un crève-cœur étant donné que c’est à la réception d’un saut que sa jambe a lâché.
Elle venait de réaliser son meilleur hiver« Franchement, c’est inexplicable. Je pense que ça ne sert à rien de chercher pendant des jours et des jours ce qui s’est passé. Je pense que je n’arriverai même jamais à me l’expliquer », nous racontait la skieuse. Un incident très rare vu la nature du choc. La Suissesse Corinne Suter avait connu pareille mésaventure lors d’une course de Coupe du monde à Crans-Montana, il y a 2 ans.
Camille Cerutti a été opérée lundi 5 octobre et poursuit sa rééducation dans un centre spécialisé. « Je vais être là pour un moment, le temps de rééduquer mes deux genoux », ajoute-t-elle. Puisque oui, ses deux genoux ont souffert. À gauche se sont rompus les ligaments croisés, à droite son ménisque s’était cassé avant même de partir en stage. La Marseillaise sortait de la meilleure saison de sa carrière avec une 5e place en super-G à Val d’Isère et une 9e place aux JO de Milan, dans la même discipline. « J’avais des gros objectifs pour cette saison, c’est toujours difficile de tout arrêter d’un coup. Mais c’est juste partie remise et ce sera pour l’hiver prochain. »
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![[Entretien] Bruno Mansio : « L’idée est de progressivement faire grandir l’International d’Aix »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/3ae9113aac810e2e18fc237826c89ab1.jpg)
[Entretien] Bruno Mansio : « L’idée est de progressivement faire grandir l’International d’Aix »
La Marseillaise : Vous affichez presque complet à la veille de l’événement. Comment s’est passée l’organisation en amont ?
Bruno Mansio : Au départ, on était sur 256 équipes, avec la possibilité de monter à 260, ce qui permettait de rester sur une jauge d’environ 320 jeux, comme l’année dernière. Avec les 128 équipes féminines qui attaquent à 14h, le problème était surtout l’espace. On avait prévu de faire le carré d’honneur dans le bassin du parc, mais ça devenait trop compliqué et on se retrouvait à l’étroit. Un autre événement devait également se tenir à la Boule d’Orbitelle, mais la Ville leur a demandé de partir. On a donc cherché une solution et, en passant devant le stade des Platanes, on s’est dit : pourquoi ne pas déplacer l’événement à l’extérieur ? On a finalement trouvé ce site, qui permet d’installer environ 80 jeux. Comme on avait beaucoup de demandes et qu’on était limités en capacité, l’objectif était de pouvoir accueillir un maximum d’équipes et de satisfaire le plus de monde possible. L’idée est aussi de faire grandir progressivement l’événement. On était à 320 équipes, on a rouvert avec 200 séries supplémentaires.
De plus en plus d’événements sportifs disparaissent, faute de moyens ou de soutiens. À quel point l’organisation d’un International est difficile ?
B.M. : Dès lors qu’on a l’appui de la Ville et de ses services, notamment pour toutes les démarches administratives, ça simplifie énormément les choses. Mais le financement reste un vrai défi. Les dotations sont importantes. Rien que pour un Top 1000, les vainqueurs gagnent 1 000 euros chacun, auxquels s’ajoutent les dotations des finalistes. Au total, on est sur un budget qui avoisine les 100 000 euros. Quand on valorise l’ensemble des moyens nécessaires – barriérage, sécurité, éclairage, aménagement des terrains et des carrés d’honneur, prestataires comme Boulistenaute ou Ludax – les coûts s’accumulent rapidement. Rien que l’éclairage représente 5 000 à 7 000 euros.
La Boule Aixoise a été créée seulement il y a deux ans et demi, et vous faites déjà partie des grandes équipes nationales…
B.M. : On est fier d’avoir déjà un finaliste du Championnat de France tête-à-tête, des demi-finalistes en doublette et en doublette mixte, ainsi que cinq titres départementaux. On a envoyé plusieurs équipes aux Championnats de France. Il nous manque encore quelques titres, mais ce n’est pas grave. On va continuer à se renforcer et à recruter. Ce qui me rend surtout fier, ce sont nos jeunes. Ils ont remporté pour la troisième fois la finale de La Marseillaise et l’objectif est de les garder et de les accompagner.
L’avenir de la pétanque passe par la formation des jeunes, selon vous ?
B.M. : Si on veut que la pétanque soit pleinement reconnue comme un sport, il faut investir davantage dans la jeunesse. Un titre de Champion de France senior viendra, mais ce n’est pas l’essentiel. Le plus important est d’accompagner les jeunes, de leur donner les moyens de progresser et de rester dans le sport. Il faut donc que la Fédération et les comités départementaux se saisissent réellement de cette question. Nous sommes dans un département qui compte environ 12 000 licenciés. Il y a des moyens, mais il faut les investir davantage dans la formation, notamment en accompagnant et en soutenant les éducateurs. C’est là que nous avons encore une vraie marge de progression.
Comment s’installer durablement au niveau national et rivaliser avec les autres grands clubs de l’Hexagone ?
B.M. : Il faut mettre les moyens correspondants à vos ambitions. Une saison comme la nôtre représente un budget d’environ 150 000 euros, avec des sponsors, le soutien des institutions et la confiance de partenaires. Quand la Ville nous met à disposition 3,5 hectares du parc Jourdan en nous disant de montrer ce qu’on est capables de faire, c’est un véritable défi, mais aussi une formidable opportunité. Il y a évidemment des clubs, comme Arlanc et Fréjus, qui disposent aujourd’hui de joueurs et de moyens considérables. À nous maintenant de continuer à nous structurer.
La section féminine se renforce
Pour sa première saison chez les seniors, Mélissa Marsille a remporté le championnat des Bouches-du-Rhône en doublette mixte avec Michel Hatchadourian, puis s’est hissée jusqu’en demi-finale du championnat de France avec le même bombardier arménien. Pour qu’elle puisse continuer à progresser, la Boule Aixoise a attiré deux joueuses de renom dans ses filets : Séverine Roche, « dont l’expérience et le calme seront précieux pour accompagner les jeunes » et la talentueuse Kaylie Victoor-Demeter, également âgée de 18 ans. « Nous avons déjà une quarantaine de joueuses, mais l’objectif est de constituer un véritable groupe de haut niveau, avec suffisamment de joueuses pour pouvoir aligner plusieurs doublettes et triplettes », souligne Bruno Mansio, président du club aixois.
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Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême
Il y en aura des déplacements compliqués durant la saison. Se renbdre au stade Charles-Mathon d’Oyonnax sera d’une difficulté certaine, voyager en Corrèze, jusqu’à Brive, le sera aussi. Ce vendredi, le périple jusqu’en Charente ne sera pas une partie de plaisir. Provence Rugby débarque sur la pelouse synthétique de Soyaux-Angoulême pour le compte de la 6e journée de Pro D2 (19h). L’an passé, les Aixois avaient été surpris d’entrée de saison par les Violets, s’inclinant 28-25. Un premier revers qui n’avait pas permis de débuter du bon pied et les hommes de Philippe Saint-André ont traversé le premier bloc sans être vraiment eux-mêmes.
Comptablement, les choses ont évolué positivement lors de ces cinq premiers matches de l’exercice 2026-2027. Le cinq sur cinq réussi par Provence Rugby place le club dans le peloton de tête. Mais il y a les chiffres et ensuite la réalité du terrain. Après deux succès convaincants contre Agen et Colomiers, le jeu aixois s’est effrité, de toute évidence.
Invaincu à domicileLes prestations face à Narbonne et Aurillac n’ont pas plu à grand monde et l’ex-sélectionneur du XV de France souhaite une réaction de ses joueurs. « Si tu crois que tu vas gagner un match seulement en portant le maillot de Provence Rugby, ce n’est pas possible. Contre Aurillac, on a été complètement absent dans le combat. On s’est fait défoncer dans les rucks, on a loupé de nombreux placages… » Joris Cazenave apaisait les esprits et semblait faire un bilan plus positif avant d’attaquer cette nouvelle série de matches : « Il n’y a rien d’alarmant, nous sommes en haut du tableau, c’est ce qu’on voulait. »
La première trêve de la saison a permis de reposer les têtes et les corps, au moins pour quelques jours. Les Noirs se sont ressourcés et ont repris le chemin de l’entraînement avant d’affronter un second bloc à trois déplacements pour deux réceptions. Surtout que Soyaux-Angoulême, 5e du championnat, a été imbattable sur ses terres, depuis le début de la saison. Colomiers, dernier demi-finaliste ? Battu 38-26. Montauban, encore en Top 14 au mois de mai ? Battu 45-7. Agen a subi le même sort en tombant sur le score de 36-22. Le SA XV sera donc un gros morceau.
Deux changements
dans le XVL’encadrement a décidé d’apporter quelques modifications à son groupe pour cette rencontre, même si elles ne sont pas nombreuses. Nous retrouvons 13 des joueurs titulaires face à Aurillac dans le XV de départ pour ce déplacement en Charente. Seuls les arrières Baptiste Lenoir et Léo Drouet laissent leur place à Finau et Tui. Le tout jeune Paul Cellio-Zwiler est de nouveau aligné, tout comme celui qui a été désigné par ses pairs meilleur joueur de Pro D2 la saison dernière : Setareki Bituniyata. Le Fidjien conserve sa place au centre, alors qu’aucun changement n’est à signaler du côté des avants.
Les Provençaux font face à de nombreuses blessures mais le recrutement, plus ciblé que lors des précédentes saisons, permet de conserver une densité. Les finisseurs ont été précieux face à Aurillac, les Gambini, Nyemsi ou encore Waqa le seront encore en Charente.
ANGOULÊME – PROVENCE
6e journée de Pro D2
Stade Chanzy (19h)
Arbitre : Thibault Santamaria
ANGOULÊME : Darrelatour – Farissier, Proult, Lafon, Rasaku – Botica, Aprasidze – Lemardelet, Sentubery, Texier – Javakhia, Labarthe – Boutemmani, Meite, Balakrev
PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien
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![[Entretien] Laura Fleury : « Je serai à 100% avec Gap pour cette rencontre »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/08967b9d1982159dccc2845b2d6d3840.png)
[Entretien] Laura Fleury : « Je serai à 100% avec Gap pour cette rencontre »
La Marseillaise : Vous êtes la première femme de l’histoire à être manager général d’un club de Ligue Magnus. Comment se passent vos premiers mois à la tête des Rapaces de Gap ?
Laura Fleury : Ça se passe très bien. C’est un gros challenge, compte tenu du contexte autour de l’équipe de Gap, avec beaucoup de travail en tant que manager général. Mais c’est un beau défi. La dynamique et le projet commencent à prendre, même s’il reste beaucoup à faire pour construire quelque chose de pérenne et durable. On commence à poser les bases et c’est ce qui est encourageant.
Comment analysez-vous votre effectif pour cette saison ?
L.F. : L’équipe est composée de joueurs de qualité, aussi bien sportivement qu’humainement. C’est essentiel pour créer un vrai collectif, dont Gap a besoin aujourd’hui. Il reste des choses à améliorer, mais nous avons déjà vu de belles choses. Au-delà des victoires, l’objectif est de construire un groupe solide et de poursuivre cette dynamique.
Sur quoi repose l’identité des Rapaces de Gap, selon vous ?
L.F. : Elle repose d’abord sur l’histoire du hockey à Gap, son palmarès et ses victoires. Même en reconstruction, nous devons garder l’ambition de retrouver progressivement le haut du tableau et le meilleur niveau du hockey français. Le chemin est encore long, mais nous voulons avancer de manière progressive et solide. Notre identité repose aussi sur un public fidèle et connaisseur, présent depuis des générations. Sa ferveur est particulière et différente de celle de Marseille, mais elle implique une vraie exigence pour être à la hauteur de ses attentes.
Vous avez démissionné, lundi, de vos fonctions de présidente du Marseille Hockey club amateur pour vous consacrer pleinement aux Rapaces. Est-ce particulier d’affronter les Spartiates quelques jours seulement après l’annonce de votre départ ?
L.F. : Je mentirais si je disais que ce match n’a pas une saveur particulière pour moi. Marseille est un club de la région que je connais bien et que j’apprécie, mais ce match vaut les mêmes points que les autres. Il pourra être plus engagé en raison de la proximité entre les deux clubs, mais dès le coup d’envoi, je serai pleinement concentrée sur Gap et derrière mon équipe. La rivalité est évidemment sportive et existe à chaque match, avec une saveur particulière pour un derby, comme Briançon. Mais au-delà du terrain, nos enjeux sont communs, à savoir développer le hockey français. Je suis désolée pour mes amis marseillais, mais je serai à 100% avec Gap pour cette rencontre.
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Le gratin de la pétanque mondial réuni sur les terrains du Parc Jourdan
Avec plus de 400 triplettes dans le concours masculin, on peut se douter que les cadors de la discipline seront présents ce week-end à Aix. Inscrite en première, l’équipe de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann, tous deux vainqueurs du Critérium de Laragne-Montéglin, fait partie des favoris à la victoire. Les amis lyonnais Romain Fournie – en tête des Qualif’Masters 2027 – et Kevin Malbec, associé au bombardier Nicky Gargowitch, finaliste du Supranational de Bourg-Saint-Andéol avec Henri Lacroix, seront également à surveiller. Tout comme les prodiges de Fréjus, Jason Giraud et Dylan Dubois, équipés avec l’expérimenté double champion du monde Thierry Grandet. Côté international, le pointeur malgache Christian Andriantseheno fera équipe avec ses partenaires habituels, Donovan Lamberger et Baldwin Magny, sous les couleurs de la Team MPpronos. Les trois compères étaient par ailleurs demi-finalistes du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2024.
Les champions du monde italiens Alessio Cocciolo et Diego Rizzi vont être très attendus aux côtés du Malgache Yves Rakotoarisoa, vainqueur de La Marseillaise en 2025 avec son frère Lova et Tiana Razanadrakoto, dit « Tonnerre ». Mais un tel International réserve toujours des surprises.
