Tag: Bouches-du-Rhône

  • Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Benjamin Pavard et CJ Egan-Riley avaient une carte à jouer lors des deux derniers matches de l’OM.

    Le champion du Monde français et l’Anglais avaient disparu des écrans depuis quelques matches. Ils ont bénéficié de la blessure de longue durée de Nayef f Aguerd et de la rechute de Leo Balerdi pour retrouver une place dans le onze de départ. Avec des résultats différents.

    Benjamin Pavard a pris part aux deux derniers matches de son équipe. Au Stadium, sa prestation a été à la hauteur de ce que l’on attendait d’un joueur de son calibre lorsqu’il a débarqué à la Commanderie, prêté avec option d’achat par l’Inter.

    Néanmoins, le Ch’ti est un peu devenu le métronome de la santé collective phocéenne. Il a plongé en même temps que l’équipe. Douté et fait douter les plus fervents supporters.

    À tel point que celui qui était venu à Marseille dans l’optique de relancer sa carrière, et retrouver une place en équipe de France, s’est retrouvé à la croisée des chemins. Toutefois, l’arrivée de Habib Beye a semble-t-il eu un effet de catalyseur. Ayant retrouvé la confiance de l’entraîneur, il a lui même retrouvé la sienne.

    Cela s’est traduit par deux prestations de très bon niveau contre Toulouse et Auxerre. Avec à la clé deux clean shits. Ce que l’OM n’avait plus réussi depuis les 1e et 8 novembre, déjà contre Auxerre puis Brest. Benjamin Pavard était déjà titulaire lors de cette série. Comme il l’était à l’occasion des deux réalisées consécutivement contre Lorient et le PSG, en début de saison.

    Benjamin Pavard qui était aussi au cœur de la défense olympienne lors du succès à Metz, 3-0, également ponctuée d’une clean shit. Faut-il voir un lien de cause à effet ? Toujours est-il que sur les sept rencontres où l’OM n’a pas encaissé de but en Ligue 1 cette saison, l’ancien joueur du Bayern était titulaire.

    Egan-Riley à revoir

    L’autre retour en grâce, lors de la réception d’Auxerre, a connu une reprise plus contrastée. CJ Egan-Riley a bénéficié de la blessure de Leo Balerdi pour débuter la rencontre. L’Anglais n’avait plus joué depuis le 13 janvier, et la facile qualification en coupe de France contre Bayeux à Caen. Il était entré en début de seconde période, à la place de Facundo Medina. Et avait pris part au festival marseillais en inscrivant le septième but.

    Face aux Auxerrois, il n’est resté qu’une heure sur le terrain. Et a montré qu’il était dans le dur. Habib Beye a pris sa défense. « Il faut qu’on arrive à le faire monter sur l’aspect athlétique afin de pouvoir le faire jouer sur 90 minutes » a-t-il précisé à son sujet après la victoire contre les Bourguignons.

    L’entraîneur marseillais apprécie sa polyvalence, qui lui permet d’évoluer aussi bien à droite ou à gauche de l’axe. Ce qui pourrait lui offrir de nouvelles perspectives d’ici la fin de la saison. Sachant que le retour de Nayef Aguerd n’est pas certain. Et que Leo Balerdi reste fragile.

    Les choix de Habib Beye pour la réception de Lille, dimanche, seront un élément concernant les chances de CJ Egan-Riley.

    Un maillot symbolique dans le derby contre Nice

    Le week-end du 26 avril, l’OM recevra Nice au stade Vélodrome.

    À cette occasion, le club va effectuer une opération symbolique, qui rendra hommage à ses supporters les plus fervents. Placée dans le cadre de l’opération « Peuple Bleu&Blanc », la rencontre verra les Olympiens porter des maillots particuliers. Au lieu de porter leur nom dans le dos, ils arboreront celui d’un supporter, dont le patronyme aura été tiré au sort.

    Au-delà du marketing, le club met en avant la diversité et la passion de sa communauté, fidèle malgré les turbulences sportives récentes. Cette initiative vise à renforcer la proximité entre l’équipe et ses fans, en leur offrant une place symbolique.

  • Isam Elias, synthétiseur d’influences à Marseille

    Isam Elias, synthétiseur d’influences à Marseille

    « Je qualifierais ma musique d’électro-afro-orientale. Elle prend en compte tous les éléments de ma vie », résume Isam Elias. Autant d’inspirations et d’influences proclamées par ses synthétiseurs, dopés par une énergie lointaine. Bercé par la musique traditionnelle arabe, puis ayant fait ses gammes avec les compositeurs classiques, il se lance dans l’électro à son arrivée en France en 2022, dans le cadre d’une « résidence à la Cité internationale des arts », rappelle ce natif de Bethléem, qui se produit à Marseille vendredi 20 mars, vers 1h du matin.

    Festif à plein « Tubes »

    Isam Elias est l’auteur d’une musique festive, entraînante. Et aussi engagée ? « Rien que le fait que je sois un artiste palestinien sur scène, et que les gens puissent écouter ma musique, est déjà quelque chose de politique », estime celui qui est à l’origine d’un EP réjouissant intitulé Tubes. L’occasion de le faire découvrir aux Marseillais, auxquels il a déjà pu se frotter par le passé. Selon lui, « le meilleur public. Ici, les gens sont toujours chauds. Ils semblent plus libres et fiers de leurs histoires personnelles qu’ailleurs ».

  • Les formateurs des futurs travailleurs sociaux en colère

    Les formateurs des futurs travailleurs sociaux en colère

    Appel à la grève coordonnée sur les différents établissements de l’Institut méditerranéen de formation (IMF), ce jeudi.

    Un collectif de salariés des trois sites de l’IMF appelait à une grève et un rassemblement, notamment suivi sur Marseille, sur fond de « refus de la dégradation des conditions de travail » pour cet institut qui forme au travail social : futurs éducateurs spécialisés, assistants de service social ou moniteurs éducateurs… Le collectif dénonce notamment « une surcharge de travail devenue insoutenable […] et une dégradation de la pédagogie ». Le tout, sur fond de baisse de moyens.

    Pour rappel, il y avait déjà eu un premier mouvement social, de la part des étudiants cette fois, début février (lire notre article du 11/02), dénonçant « des restrictions budgétaires qui dégradent la qualité de l’enseignement ». D’où « l’inquiétude réelle de la pérennité de notre outil de travail » de la part du collectif qui a établi un cahier revendicatif de plus d’une page. À Marseille, la mobilisation a duré une partie de la matinée.

  • Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    « Notre directrice est peut-être fatiguée, mais nous, on est épuisées. » Jeanne* parle pour ses quatre autres camarades, toutes aides-soignantes à l’Ehpad des Magnolias de Port-Saint-Louis, en conférence de presse jeudi à l’Union locale CGT.

    Les cinq sont en arrêt de travail. Les cinq pointent dans les mêmes termes le conflit social qui les oppose à leur direction d’établissement depuis sa prise de fonction il y a un an. Après une table ronde, une distribution de tracts à la population et même un rassemblement en fin d’année 2025, le climat est celui de « la rupture » selon Mathias Raoux, de l’Union locale CGT. « Après un an de main tendue ce n’est plus possible », abonde Gaël Zaafour.

    Car les cinq agentes parlent du même « management toxique », des mêmes « humiliations » parfois publiques et des « propos dévalorisants » de leur directrice d’établissement. Exemple pris de la proposition des agentes d’une nouvelle organisation de travail, approuvée par leur cadre de santé, mais refusée par leur directrice. « Elle nous a dit : vous venez de là, restez-y » illustre Julie*, la main au ras du sol.

    « Les résidents en danger »

    Conséquence directe : des arrêts maladie, des personnels manquants, qui entraînent épuisement et autres arrêts dans un cercle vicieux. La prise en charge des résidents, mise en péril faute d’infirmières. Les aides-soignantes sont contraintes de donner les médicaments aux résidents en plus de leurs missions.

    « J’ai une photo du médicament mais pas le nom ni la posologie », illustre Jeanne, contrainte de solliciter l’astreinte « qui ne répond pas, ou alors c’est un autre Ehpad qui nous connaît pas », explique Valérie*. Cette mission en plus décale tout le planning : « Les patients attendent dans leur lit au lieu d’aller au petit-déj’ » détaille Jeanne, et le soir venu, « on les change aux WC pour surveiller le salon car on est seules », complète Valérie.

    « Accueillir le double de résidents dans ces conditions, c’est mettre en danger leur santé et celle des agents », tranche Gaël Zaafour, alors que le nouvel établissement doit ouvrir en juin. « Le directeur de l’hôpital de Martigues doit prendre ses responsabilités », affirme Julie. Contacté, le CH de Martigues n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Bains, coupes et épilations pour nos amis les chiens à La Ciotat

    Bains, coupes et épilations pour nos amis les chiens à La Ciotat

    L’objectif de la journée était de transmettre le savoir-faire des experts du toilettage aux jeunes apprentis. Magalie Delaye, toiletteuse professionnelle et grande championne Ciseaux d’or (compétition internationale de toilettage) en 2006, était présente pour partager son expertise, mais aussi pour enseigner aux apprentis l’épilation exigeante du Cairn Terrier. Le métier de toiletteur est ardu puisqu’il doit suivre les standards de coupe établis par les clubs de race et, dans un travail d’équilibriste, le goût de ses clients.

  • Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    En début de matinée, la fête n’a pas encore commencé. Les tables commencent juste à être installées, des dizaines de stands associatifs et d’activités commencent à être montés et à s’animer, petit à petit, sur le Campus Robert-Schuman. Ce jeudi, la seconde édition du « Campus d’Aix en Fête », lui-même intégré dans le dispositif CAP Étudiant, a été lancé. La première, s’étant tenue en octobre dernier. Deux finalités, à ce rendez-vous. « Que ce soit, d’abord, un moment festif, convivial, un moment de rencontre entre différents étudiants, via différentes animations, déroule Nicolas Mascret, vice-président d’Aix-Marseille Université (AMU), délégué à la vie étudiante. Second objectif, que les étudiants puissent prendre connaissance de tout ce qu’AMU leur propose en termes d’aide, de sport, de culture… Tout cela, via le festif. » Sur l’ensemble des sites d’Aix-Marseille Université (AMU), 162 associations existent, le campus aixois étant l’un des plus dynamiques, sur le volet. Mais « il faut faire connaître les services et ce qui existe aux étudiants, souligne Quentin Acquatella, vice-président étudiant AMU. Il y a beaucoup de choses à l’université, il faut aller plusieurs fois vers l’étudiant, ne pas attendre qu’il se mette à faire des recherches tout seul. D’ailleurs, l’événement est précédé de deux ou trois semaines de tournées des services sur le campus ». D’où ce second événement.

    Des services à connaître

    L’objectif de cet événement, selon les organisateurs, reste surtout de « rompre l’isolement social ». « Une des problématiques [chez les plus jeunes, Ndlr] est celle de la santé mentale, souvent liée à l’isolement, poursuit Nicolas Mascret. L’idée est à la fois que les étudiants puissent vivre un moment collectif, ne pas se sentir isolés, grâce aux concerts, aux animations, mais aussi se rendre compte qu’à l’université, nous avons des centres de santé universitaires, ou l’on peut consulter des médecins, des psychologues, qu’on peut faire du sport, avoir des activités culturelles. L’idée, est de se rendre compte que l’on n’est pas seul. » L’événement, qui prévoit d’accueillir des milliers d’étudiants au cours de la journée, est en partie financé par la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), versée chaque année par les étudiants non-boursiers, mais aussi par le programme Ideal, spécifique à AMU. « Une façon de montrer aux étudiants ce qui peut être fait avec leur contribution », précise Nicolas Mascret. Pour cet événement, « il y a 120 personnels d’Aix-Marseille Université, du sport de la culture, des services de santé… », mobilisés, rappelle Nicolas Mascret.

  • La municipalité ferme la Salle Gueule pour raison de sécurité

    La municipalité ferme la Salle Gueule pour raison de sécurité

    Des pogos et de la bière dans un sous-sol à deux pas de la préfecture de région. Au 8, rue d’Italie, la Salle Gueule est une salle emblématique de la scène punk rock marseillaise depuis près de 14 ans, portée sous forme associative par un collectif largement informel. Mais la municipalité a mis le holà sur les décibels, au moins temporairement, en ordonnant ce vendredi 13 mars sa fermeture, jusqu’à ce que des travaux soient réalisés.

    Accompagnement promis

    En cause, un avis défavorable de la commission communale de sécurité émis ce même vendredi. « L’établissement ne répond pas aux normes de sécurité en vigueur, et présente de ce fait un danger pour la sécurité des personnes », pointe l’arrêté de fermeture. En cause, la présence d’une seule issue de secours et d’un seul escalier pour évacuer l’étroite salle en sous-sol. « La carence en dégagements compromet gravement, en cas de sinistre, l’évacuation du public reçu dans l’établissement », est-il expliqué. S’y ajoutent l’absence complète d’alarme incendie, d’éléments sur le comportement au feu des matériaux utilisés, et l’absence même d’autorisation administrative. Une gestion punk qui n’a pas plus aux services de la Ville, trois mois après le drame de Crans Montana. Ceux-ci déplorent ainsi « la négligence manifeste de l’exploitant qui n’a pris aucune mesure pour réduire les risques identifiés ». Et conditionnent la réouverture des locaux à un dépôt d’un dossier d’autorisations de travaux ainsi qu’une visite de réception des aménagements et la délivrance d’une autorisation municipale. En cas de refus de fermeture, l’exploitant s’expose à une amende de 10 000 euros.

    « Puisqu’il nous est donné la possibilité de nous mettre en conformité avec les normes attendues pour l’accueil du public, nous avons pris la décision d’aller dans cette direction, afin que la Salle Gueule puisse continuer d’exister comme toujours », réagit le collectif dans un communiqué ce lundi, regrettant que « ce qui était ignoré ou toléré jusqu’à présent, semble désormais ne plus l’être ». L’association demande à être reléguée de catégorie d’établissement recevant du public « pour les travaux et la collecte de soutiens à l’intérieur de notre local ». Un appel aux dons est ainsi lancé pour ce chantier, et notamment un appel aux compétences en électricité, plomberie, conformités de sécurité… En remerciant les lieux qui ont accepté d’accueillir les concerts prévus au milieu de la programmation. Avec une promesse : « Nous pensons que la Salle Gueule remplit plus que jamais un besoin, et que celui-ci vaille la peine de s’imposer un nouvel assortiment de contraintes.»

    La municipalité indique de son côté que le président sera contacté dans les prochains jours, « afin d’accompagner au mieux l’association dans son souhait annoncé de régularisation, et de préserver ce lieu historique de la scène musicale alternative à Marseille ». En saluant au passage son « attitude responsable ».

  • Le lycée Jean-Perrin rejoint la mobilisation

    Le lycée Jean-Perrin rejoint la mobilisation

    « Nous voulons que la mobilisation devienne nationale pour les jeunes », revendique Patrick Moreno, professeur d’anglais depuis 2003 et responsable FO au lycée Jean-Perrin (10e). Des professeurs réunis avec les sections syndicales, Snes-FSU, CGT Educ’Action et SNFOLC du lycée qui étaient en grève, jeudi 19 mars.

    Ils ont été prévenus en février de la suppression de 121 heures de la dotation globale horaire (DGH) allouée par le Rectorat de l’académie d’Aix-Marseille pour la rentrée prochaine. Ce jeudi matin, devant les grilles de l’établissement, une quarantaine d’entre eux tractaient et ont pris la parole à destination des élèves. « Cette journée a été mobilisatrice », se satisfait Patrick Moreno. « Les étudiants commencent à s’intéresser à la mobilisation et à avoir les informations », s’enthousiasme une professeure d’anglais.

    « Le ministère n’est pas à l’écoute »

    Teresa et Christell, représentantes des parents d’élèves du Mouvement départemental des parents d’élèves de l’enseignement public des Bouches-du-Rhône (MPE13) s’inquiètent de l’impact de cette baisse de moyens sur leurs enfants, leurs apprentissages et leur futur : « Ce qui en découle, ce sont des classes surchargées ou même des suppressions de classes et de professeurs », soulignent-elles. Alors que chaque année, le lycée accueille une centaine d’élèves en plus. Elles se désolent de voir que « le ministère n’est pas à l’écoute, l’Éducation nationale s’affaiblit » et les « élèves ne sont pas mis au centre de la table ».

    Des enseignants du lycée et les syndicats exigent auprès du Rectorat, le maintien de toutes les heures supprimées, le maintien de toutes les classes, tous les dédoublements et le maintien ou l’augmentation des moyens horaires à hauteur des besoins des élèves.

    Rassemblés en assemblée générale, les syndicats, représentants des parents d’élèves, représentants des lycéens et enseignants grévistes ont voté unanimement pour être reçus par l’administration de l’établissement sur ces suppressions d’heures. Un conseil d’administration du lycée devrait d’ailleurs avoir lieu le 30 mars sur la répartition des moyens pour la rentrée 2026.

    Une demande d’audience auprès des services du Rectorat avait été déposée pour ce jeudi 19 mars, et a été « relayée à trois reprises » selon Patrick Moreno. À l’heure où nous écrivons ces lignes, ils n’ont pas obtenu de retour. Contacté, le Rectorat n’a pas souhaité se prononcer en raison de la période de réserve électorale.

    La suppression de 3 256 postes annoncée, dans le projet de loi de finances 2026, du personnel enseignant de l’Éducation nationale à la rentrée prochaine impacte directement les établissements et les élèves. Jean-Michel, professeur en génie mécanique à la Section d’enseignement professionnel (SEP) et syndicaliste à la CGT Educ’Action, affirme que le retard de vote du budget pour 2026 a « un effet boule de neige » sur les décisions et les moyens alloués.

    « Situation de pourrissement »

    « Solidaire » avec ses collègues, c’est ce que souhaite montrer Bastien, professeur de lettres et histoire en SEP. Même si cette section n’est pas concernée par les baisses, il déplore tout de même « le manque de moyens mis en œuvre » pour répondre aux besoins particuliers des élèves en situation de handicap. « Avec une classe de 30 élèves, nous sommes censés être en demi-groupe, mais nous sommes en classe entière et il y a un manque de matériel pédagogique », explique-t-il.

    « Le budget pour l’économie de guerre augmente, mais les coupes sont drastiques pour les hôpitaux et l’éducation », s’indigne Patrick Moreno. « La jeunesse a raison de se mobiliser, c’est une situation de pourrissement », conclut-il. Il aimerait que les lycéens de Jean-Perrin s’organisent pour faire entendre leur voix dans ce mouvement.

    La mobilisation se poursuit dans le département. L’intersyndicale éducation des Bouches-du-Rhône appelle à la grève le jeudi 26 mars avec un rassemblement à 11h aux Réformés, suivi par une manifestation jusqu’à la Direction des services départementaux de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône (DSDEN) et à 14h une assemblée générale des personnels en lutte à la Bourse du Travail pour décider des suites.

  • Frédéric Szabo veut tourner la page Bazzucchi à La Penne

    Frédéric Szabo veut tourner la page Bazzucchi à La Penne

    Arrivé en deuxième position au 1er tour avec 40,7% des suffrages, à 44 voix du maire sortant Nicolas Bazzucchi (DVC), Frédéric Szabo (DVD) aborde le second avec plus de certitudes depuis le retrait de la liste de Stéphane Castérot (SE) arrivé 3e avec 566 voix. « J’ai mes chances même si on n’est pas maître des voix des électeurs », juge le challenger.

    La décision de Castérot ne l’a pas surpris. Les deux hommes en avaient parlé « autour d’un café » fin janvier sous les caméras de France 3. « Je l’aurais fait moi-même, je l’avais dit dès le départ », glisse-t-il. « Toute La Penne pensait qu’on était en train de faire des tractations alors qu’on avait juste parlé de ce principe que j’estime républicain. Il m’avait dit qu’il partageait la position et je vois qu’il l’a respecté. » Un retrait sans fusion, ni négociations. Szabo repart avec « exactement la même liste ».

    Face à lui, le maire sortant, mis en examen pour viols et violences, a réalisé « un score très honorable par rapport à son image », note Frédéric Szabo, étonné de ce soutien. « La présomption d’innocence est une valeur républicaine qu’il faut respecter, il a surfé là-dessus. Moi, ce qui m’interroge plus, c’est qu’il soit soutenu malgré son bilan financier, l’impact de sa gestion municipale sur les habitants. Je trouve que sa mandature n’est pas à la hauteur, au-delà de ses affaires. »

    Un homme de droite

    Le médecin de La Penne qui rappelle qu’il n’est « pas un politicien », a mis un pied dans l’arène lors des départementales 2021, comme remplaçant du maire d’Aubagne. Brièvement encarté chez Horizons, ce « jeune UDF », assume simplement une identité d’homme de droite loin des appareils. Tâche à lui désormais de convaincre les abstentionnistes (35% au 1er tour) et les électeurs de Castérot. Si l’ex-adjoint aux finances de Bazzucchi n’a pas donné de consignes, Szabo indique qu’il l’a assuré de son vote. « C’est notre réservoir, beaucoup de ses électeurs sont des abstentionnistes en puissance. Mais s’ils se sont intéressés à la politique municipale, c’est qu’ils n’étaient pas satisfaits. »

    Dans cette dernière ligne droite, l’équipe Szabo continue le terrain (boîtage, porte-à-porte) sans répondre aux attaques « diffamatoires » venues du camp d’en face : « Il a le droit de dire n’importe quoi mais il me conseille sur Facebook d’aller faire un dépistage de stupéfiants… C’est stupéfiant de connerie oui. Mais mon équipe m’a dit de ne pas répondre. » Les électeurs pennois le feront en votant, s’ils veulent tourner la page avec lui.

  • [Entretien] Jérôme Knibbe : « Nous votons toujours contre le Rassemblement national »

    [Entretien] Jérôme Knibbe : « Nous votons toujours contre le Rassemblement national »

    La Marseillaise : Quel est le positionnement de la CGT dans ce contexte électoral ?

    Jérôme Knibbe : Nous avons un positionnement syndical, c’est-à-dire que nous n’appelons pas à un vote en particulier. La CGT est apolitique, chacun est libre de voter ce qu’il veut. En revanche, nos exigences sont claires. La politique mise en œuvre doit permettre un renforcement de tout ce qui est relatif à la fonction publique, au service public et au maintien du statut public, pour pouvoir être au service de la population et répondre aux besoins des habitants au quotidien. Et ce, quelle que soit l’étiquette du candidat, hors extrême droite : c’est un positionnement très clair, nous votons toujours contre le Rassemblement national, parce que nous ne reconnaissons pas ce parti comme un parti fédérant et créant une société. Il n’y a aucun débat là-dessus, Madame Mélin ne répondra pas aux besoins de la population. Et pour Monsieur Gazay, nous sommes très critiques du bilan de ses deux mandats.

    Justement, quel bilan faites-vous des deux derniers mandats, et quels changements revendiquez-vous pour le prochain ?

    J.K. : Le bilan de Gérard Gazay a plutôt été de réorienter les dépenses vers des coupes de subvention de structures sociales, associatives, ce qui pour moi ne répond pas du tout aux besoins de la population. Le premier champ, cela a été la culture, avec la suppression des aides à la MJC (Maison des jeunes et de la culture), ce qui est emblématique de la politique menée. Cela a aussi été une purge au niveau des aides et des subventions pour d’autres structures, qui faisaient le tissu associatif aubagnais. Puis il y a eu la question de la cuisine centrale, de l’accès à la cantine, du périscolaire. Ne serait-ce que sur les moyens de la Bourse du travail : ils ont été retirés, alors que nous apportons un service inconditionnel à la population, nous accueillons des travailleurs non-syndiqués pour les informer sur le droit des salariés. Nous sommes donc reconnus, nous avons un rôle d’information au public, avec des difficultés pour les salariés de plus en plus nombreuses. Et pourtant, on nous a retiré les moyens de fonctionner. Donc bien sûr, ce que Gérard Gazay a proposé ne va pas dans le sens de nos revendications.

    Qu’attendez-vous de la future municipalité ? Quelles sont selon vous les priorités pour Aubagne ?

    J.K. : Ce que l’on soutient, c’est que le futur élu mette en œuvre la réponse aux besoins de la population. Au niveau de l’éducation, il faut agir en faveur des écoles maternelles et de l’accueil de la petite enfance. Cela doit être dans le domaine public, avec des agents statutaires, titulaires et formés. Il faut mettre en place les moyens nécessaires pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui à Aubagne. Il y a un besoin immédiat de redonner de l’action au service public, et pas par le biais de délégation, de sous-traitance ou d’autre forme de contournement. Ensuite, il y a la question de l’accès aux soins, avec le nouvel hôpital. Les politiques en ont, pour beaucoup, fait un objet de discussions. Bien sûr, le projet d’un nouvel hôpital peut être très bien, s’il y a les moyens qui sont donnés, s’il y a le personnel nécessaire. Nous, ce qu’on voit surtout c’est que les agents de l’hôpital d’Aubagne sont en souffrance par manque de moyens, qui ne sont pas du tout en adéquation avec les besoins de la population. C’est intenable. Bien sûr nous sommes pour car cela représente de l’emploi et de l’accès aux soins. Mais depuis cinq ans ils disent aux agents qu’il va y avoir un nouvel hôpital et donc n’investissent pas dans les besoins actuels. C’est intolérable.

    Propos recueillis par Joséphine Teillet