Tag: Bouches-du-Rhône

  • Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Le maire LR de Gardanne, Hervé Granier, va constituer une liste pour les sénatoriales. Présentée comme un « rassemblement des élus de terrain », cette candidature se veut une « liste de maires » indépendante. Elle compte la maire centriste du Paradou, Pascale Licari, en deuxième position, et le maire (DVD) de Ceyreste, Patrick Ghigonetto, en troisième. « Cette expérience de terrain est indispensable pour élaborer des lois utiles et applicables », défend l’élu.

    Cette entrée en campagne ajoute une quatrième liste à droite dans les Bouches-du-Rhône, après celle de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Renaissance), investie par Les Républicains et la majorité du Sénat, et celles des sénateurs sortant Stéphane Le Rudulier (LR) et Valérie Boyer (LR). Un embouteillage qui promet une belle dispersion des voix des grands électeurs.

    Pour Hervé Granier, la démarche répond à une attente. « En toute humilité car je ne suis pas le représentant des maires du Département, je porte la voix de mes collègues qui veulent qu’un maire soit au Sénat. C’est important, dans le contexte actuel, de pouvoir faire remonter les problématiques qu’on partage dans nos 119 communes. »

    « Fâché avec personne »

    Une manière aussi de se distinguer de la liste Devésa-Muselier qui met aussi en avant les communes sans placer toutefois de maire aux deux premières places. « Notre liste porte des maires aux places éligibles : on vise deux ou trois sièges, sans prétention, et on a la certitude profonde d’y arriver. »

    Malgré la multiplication des candidatures à droite ? Le maire de Gardanne refuse de parler de division. « Ce n’est pas utopique de penser qu’on peut rentrer trois sièges. Il n’y a pas de question de division, juste une question de liste de droite et avec des maires susceptibles d’être élus. C’est la différence », explique-t-il. « Moi, je ne suis fâché avec personne et je souhaite une bonne campagne à mon amie Brigitte Devésa et à Valérie Boyer. Il n’y a pas de sujet, chacun mènera sa campagne comme il l’entend, avec ses arguments. »

    Pour convaincre les grands électeurs, Hervé Granier entend défendre « la proximité », arguant qu’un maire, « quand il se présente à ce type d’élection, sait de quoi il parle : signer un arrêté, répondre à un administré parce qu’il y a un problème à la crèche ou de service public… C’est le rôle d’un maire et c’est ce que je veux faire remonter au Sénat ».

    Même si, non-cumul des mandats oblige, l’édile perdra de facto son statut, comme ce fut le cas de Valérie Boyer ou Stéphane Le Rudulier. « Si j’arrive à avoir d’autres maires, il y en aura d’autres sur la liste, mais certainement qu’il y aura aussi des personnes qui comptent dans le paysage politique. On est déjà en contact avec certains. Après, il faut qu’ils aient la volonté de venir. Mais on la montera d’une manière ou d’une autre. »

    « Ambitions politiques personnelles »

    À Gardanne, le groupe d’opposition municipale « Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver » critique la candidature d’Hervé Granier (LR) aux sénatoriales, quatre mois seulement après son élection à la mairie. Les élus de gauche estiment que ses « ambitions politiques personnelles » prennent le pas sur son mandat et appellent celui qui est déjà conseiller départemental à se consacrer pleinement aux dossiers communaux en matière de logement, services publics, sécurité ou finances : « Ces sujets méritent un maire pleinement investi, pas un élu déjà en campagne pour le Palais du Luxembourg ».

  • Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Joue à trier tes déchets », indique une bannière. Ce mardi, une quarantaine d’enfants âgés de 7 à 12 ans ont troqué la baignade contre le tri sélectif, sur la plage de Corbières. Le mot d’ordre, « apprendre à protéger l’environnement de façon ludique », souligne Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté. Le dispositif est mis en place par la Ville, en collaboration avec les centres d’animation municipaux des 2e-3e et 15e-16e arrondissements.

    « Je viens souvent à la plage, c’est la deuxième fois que je fais un atelier sur le tri des déchets », explique Malik, 10 ans, habitué aux animations proposées à Corbières. Une familiarité qui n’est pas un hasard. « L’idée, c’est de sensibiliser les Marseillaises et les Marseillais dès le plus jeune âge », insiste l’adjoint au maire, convaincu que le message se propage dans l’entourage de la jeunesse. L’élu précise : « Moi, j’ai commencé à trier quand mes enfants me l’ont dit. Lorsqu’ils sont sensibilisés, ils sensibilisent leurs parents, leurs grands frères, leurs grandes sœurs, peut-être même leurs grands-parents ! »

    Sensibiliser

    tout en s’amusant

    Au programme de cet après-midi, un escape game en plein air, dédié au tri et à la lutte contre l’abandon des déchets. Une mystérieuse poubelle est verrouillée, accompagnée d’un « guide du tri » qui liste les différents déchets du quotidien. « Emballage de yaourt, sac-poubelle, mégot… », lisent les enfants à la recherche d’indices pour résoudre les énigmes et ainsi ouvrir la poubelle. « Avez-vous vu des déchets quelque part sur la poubelle ? », demande l’animatrice Claudia, qui tente de les mettre sur la bonne piste. Les sept jeunes participants réfléchissent ensemble dans le but de retrouver le trajet des déchets jetés en mer, en reliant les continents par les océans. « On a appris plein de choses ! Trier, c’est bon pour la santé, parce que quand on pollue l’océan, le plastique se retrouve dans ce qu’on mange », racontent Mehdi et Adam, 11 et 10 ans.

    À l’ombre sous la tonnelle, un autre atelier consiste à placer des magnets à l’effigie des déchets du quotidien sur les poubelles correspondantes. « Les enfants vont avoir un moyen mnémotechnique de retenir dans quelle poubelle mettre leurs déchets », explique l’adjoint délégué à la propreté. « Dans la poubelle jaune, il y a les emballages et le carton, dans la verte, il y a le verre, et dans la noire, il y a le reste », se rappelle Saïda, 12 ans, après l’activité.

    En fin d’après-midi, une boîte à goûter à l’effigie de la Ville de Marseille est distribuée aux enfants pour encourager « les pratiques de goûter zéro déchets ». « Quand je vais revenir à la plage, je vais l’utiliser », s’enthousiasme Mehdi.

    « Il n’y a rien de mieux que de miser sur la jeunesse »

    Lancé le 2 mai, le dispositif s’appuie sur les services propreté de la Ville et sur l’entreprise Citeo, engagée dans le tri et le recyclage des déchets. Hedi Ramdane annonce « 95 opérations au cours de l’été, sur 17 sites ». « On souhaite s’adresser à toute la population marseillaise, dans toutes les plages et tous les parcs. Les 5 000 Marseillais sensibilisés, aujourd’hui, parleront peut-être à 5 000 autres », projette l’élu.

    Une fois les jeux terminés, les enfants se dépêchent de retourner dans l’eau. L’opération est réussie aux yeux de Malik, 10 ans, qui affirme vouloir « faire passer le message » à sa famille et ses amis. À ses côtés, Maïssa, 12 ans, résume avec sagesse : « Si tu aimes la nature, tu auras besoin de la nature ; trier, c’est quelque chose à faire pour tout le monde. »

    Andréa Goyard-de Castro

    TEMPS DE DÉCOMPOSITION

    De 3 mois à 1 an

    En ce qui concerne les déchets organiques, les mouchoirs, le papier toilette et les tickets de métro, s’ils ne sont pas recouverts de plastique.

    De 3 à 5 ans

    Pour les chewing-gums et les mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau, même décomposé : ses substances persistent dans l’océan.

    Plus de 100 ans

    Au sujet des canettes en aluminium, sacs en plastique, pneus en caoutchouc, serviettes hygiéniques, filets de pêche, piles au mercure…

    4 000 ans

    Pour une seule bouteille en verre, en raison de sa composition en polymères résistants à la décomposition sous-marine.

  • La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    « On fait un panorama des musiques de Michel Berger extraites de ses albums studio, live, et de celles qu’il a écrites pour d’autres aussi », explique Arnaud de Maria, chanteur-pianiste, fan de Michel Berger depuis son plus jeune âge. Le groupe Tribute à Michel Berger se produira à Septèmes-les-Vallons à 21h40, ce 26 juillet. Au cours de la même soirée, l’humoriste Kamel montera sur scène à partir de 20h45, tandis que le DJ Herbie Lite prendra le relais à partir de 23h.

    Michel Berger, mort brutalement en 1992, est un « précurseur », « le créateur du premier opéra-rock », Starmania, rappelle Arnaud de Maria. Accompagné de son groupe, avec Emmanuel Castets à la guitare, Christophe Touzier au clavier, Bruno Perez à la basse, Wilfrid Soliwada à la batterie et Philippe Gambini comme ingénieur du son, il compte bien mettre en avant sa « passion musicale » pour cet artiste, « pilier de la musique française ».

    Immersion

    « Pour moi, “Quelques mots d’amour” est l’un de ses chefs-d’œuvre », atteste Arnaud de Maria. Enregistrée sur le cinquième album de Michel Berger, Beauséjour, en 1980, cette chanson évoque la solitude amoureuse. Ce qui marque le plus le chanteur-pianiste du tribute à Michel Berger, c’est « l’harmonie musicale qui en ressort ».

    Les concerts rendant hommage à des artistes permettent de « se tourner vers le passé, quand l’avenir n’est pas très rose », juge Arnaud de Maria. D’après lui, lorsque l’hommage est bien fait, « les gens sont en immersion, ils demandent des photos, on signe des autographes, comme si on était le chanteur lui-même ». En jouant sur la nostalgie, le public se réunit autour de la musique. « ça fait du bien aux gens », réagit-il.

    Le concert Tribute à Michel Berger ne sera pas le seul spectacle hommage de la tournée d’été La Marseillaise. Lundi 3 août, à l’Estaque, le groupe Fahrenheit rendra hommage aux musiques des années 80, MagicQueen interprétera des chansons du groupe Queen le 12 août à Martigues, et Get the Beatles Back se produira le vendredi 28 août, à Marseille.

    Gabrielle Cartellier

    Dimanche dès 20h, parking du Vallon du Maire, à Septèmes-les-Vallons. Entrée gratuite.

  • L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    Lorsqu’ils ont accepté leur contrat avec l’OM, Gregory Lorenzi et Bruno Genesio savaient à quoi s’en tenir. Les nouveaux directeur sportif et entraîneur allaient avoir à composer une équipe en tenant compte de contraintes financières draconiennes, avec une épée de Damoclès placée sur la tête de l’institution par l’UEFA, à savoir une exclusion des compétitions européennes pour non-respect des engagements vis-à-vis du fair-play financier.

    Ainsi, avant de songer à faire venir de nouveaux éléments, la priorité est de réduire la masse salariale actuelle, en vendant certains joueurs à fort potentiel, et proposer à ceux qui resteraient dans la galère phocéenne de renégocier certains termes de leur contrat. Notamment celui ayant trait au salaire.

    Car l’OM doit faire des économies. Les départs de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré et, dans une moindre mesure Bilal Nadir, qui est officiellement hambourgeois, ont permis de faire une première coupe de 15 millions d’euros. Néanmoins, cela n’est pas suffisant car, avec encore 100 millions d’euros (il s’agit d’une estimation), le club dépense toujours trop en salaires de joueurs.

    Néanmoins, Gregory Lorenzi travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions. Des discussions ont été lancées avec les plus gros salaires afin que ces derniers, si d’aventure ils ne trouvaient pas de porte de sortie, acceptent de toucher moins. L’échec sportif de la saison dernière peut être un argument à mettre en balance pour y parvenir. Reste à savoir si les intéressés seront d’accord avec ce principe.

    Double impératif

    Côté renforts, les premiers ont été enregistrés. Mais il s’agit avant tout de jeunes éléments, venus pour étoffer le centre de formation. Même si certains peuvent prétendre à intégrer le groupe de Bruno Genesio, il n’est pas certains qu’ils fassent la maille sur le long terme, pour un OM dont l’impératif sera de retourner en Ligue des Champions en 2027 et d’être dans les clous financiers.

    Un OM qui se rend compte également que sa situation ne va pas faciliter la tâche. Le cas de Mason Greenwood en est l’illustration. Pour trouver preneur, il a fallu baisser le prix de vente de l’Anglais, pour lequel le club n’a d’ailleurs pas eu énormément de demande.

    D’autres éléments à salaire conséquent, au-delà des 300 000 euros mensuels, ne seront pas retenus en cas d’offre. Mais encore en faudrait-il. Pierre-Emile Højbjerg, Facundo Medina ou encore Geoffrey Kondogbia ont le profil.

    Une chose est sûre, l’OM ne pourra recruter qu’une fois terminées ses ventes. Dans ce contexte, Gregory Lorenzi s’est lancé dans une prospection tous azimuts, ciblant des joueurs libres, ou évoluant en Ligue 2. Mais avec l’étiquette OM, il sait que personne n’est prêt à faire de cadeau. Car nombreux sont les clubs, comme Marseille, en quête de liquidités.

    OM-Nice, ce samedi à huis clos à la Commanderie

    Après un premier galop d’essai en Côte d’Ivoire face à Yamoussoukro, gagné 3-0, l’OM va enchaîner sur son deuxième match de préparation.

    Samedi, c’est face à Nice que les hommes de Bruno Genesio vont se tester. Une rencontre qui se jouera à la Commanderie, à huis clos. Mais que les abonnés de Ligue 1+, diffuseur du football en France, pourront suivre à partir de 18h.

    Trois autres matches vont suivre. Le 30 juillet contre Nîmes, également à la Commanderie et à huis clos (18h). Puis deux rendez-vous de gala face à l’Athletic Bilbao, le 9 août (17h45), puis l’Atlético de Madrid, le 14 août, cette fois au Vélodrome (17h30).

  • [Entretien] Philippe Rio, maire PCF de Grigny, Essonne : « Les maires se cognent à toutes les réalités »

    [Entretien] Philippe Rio, maire PCF de Grigny, Essonne : « Les maires se cognent à toutes les réalités »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif de votre visite dans la région ?

    Philippe Rio : Je viens à la rencontre de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Bouches-du-Rhône, aujourd’hui présidée par Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove. J’ai prévu une belle balade, qui passe par Le Rove donc, mais aussi Aubagne, Belcodène, Septèmes-les-Vallons, Marseille, Port-de-Bouc et Martigues. L’objectif est d’échanger et d’apprendre avec l’ensemble du réseau de la coopérative. Mon premier point sera de dire un grand bravo aux élus communistes, républicains et citoyens. Alors que tout le monde s’attendait à une vague brune, ils sont parvenus à maintenir leurs élus et parfois même à en gagner, comme à Aubagne, où la ville a rebasculé à gauche. Ils ont su s’organiser et résister. Je suis donc venu m’intéresser aux méthodes qui ont permis à notre vision de la justice sociale, de la solidarité, et d’une autre société, de continuer d’exister. Ensuite, notre feuille de route est claire : conforter le réseau de la coopérative, mais aussi se former à la gestion communale et intercommunale, qui est complexe, en échangeant les uns avec les autres. L’objectif est de réfléchir ensemble à la meilleure façon de faire.

    La France est confrontée à de violents incendies et les maires se retrouvent en première ligne, même si leurs compétences en la matière sont limitées. Comptez-vous aborder cette question ?

    P.R. : Quoi qu’il arrive, que ce soit la question des incendies ou n’importe quelle autre, tout finit par atterrir sur les communes. Beaucoup de choses nous dépassent, le changement climatique en fait partie. Pour autant, on doit, là où nous sommes, comme de petits colibris, s’attaquer à la question de l’atténuation de nos émissions et en même temps s’adapter. Les communes, comme les maires, se cognent à toutes les réalités, y compris celles qui ne relèvent pas juridiquement de leurs compétences. Nous percutons tous de plein fouet les conséquences du changement climatique, et le bassin méditerranéen d’autant plus. Je suis président d’un réseau national et ce qui se passe aux quatre coins de la France me perturbe. L’arc méditerranéen est à l’avant-garde de ces questions, je suis donc aussi venu apprendre. Le réseau des élus de la coopérative est aussi là pour ça : récolter l’expérience des uns et des autres sur la gestion, anticiper les crises… Nous aussi, à Grigny, à quelques kilomètres de Fontainebleau [où un feu a brûlé 2 200 hectares mi-juillet, Ndlr], avons besoin de savoir comment réagir face au feu. De la même manière, la gestion des périodes de forte chaleur est quelque chose que nous avons à apprendre de la région Sud : comment adapter les équipements publics, les écoles, les dortoirs dans les maternelles, les crèches, les Ehpad ? C’est aussi à ça que servent ces rencontres car nous, dans le nord, nous ne savons pas comment faire.

    Vous vous êtes récemment exprimé sur le Pass Sport, qui devait être rétabli à la rentrée pour les 6-13 ans. Quelle est votre position ?

    P.R. : Le Pass Sport était une mesure simple, populaire, de pouvoir d’achat [aide financière à destination des familles pour l’inscription de leurs enfants à une structure sportive, Ndlr]. L’aide avait été retirée pour les 6-13 ans l’an passé, mais on nous avait promis un retour cette année. Et on apprend qu’à quelques semaines de la rentrée, rien n’est prêt. Le gouvernement est en train de retirer quelque chose qui commençait à bien fonctionner. C’est un outil précieux, notamment pour les familles nombreuses, qui n’ont plus à choisir quel enfant elles inscrivent au sport, sachant que, souvent, les garçons sont privilégiés. Dans ma commune, le dispositif a permis une augmentation d’inscription de 40% chez les filles.

  • À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    Des riverains dénoncent la conduite non maîtrisée du chantier de rénovation et de renaturation lancé, en septembre dernier, du parc central de Bonneveine, avenue de Hambourg, 8e, et de la promenade de la Sarette. L’opération s’accompagne, selon eux, de destruction injustifiée d’arbres.

    Lancé en septembre dernier, le marché de travaux prévoit la plantation de 70 arbres, la création de jeux, l’agrandissement de 5 000 m2 gagné sur l’ancien gymnase et la rénovation de l’éclairage, pour un coût annoncé de 2,4 millions d’euros. « Depuis quatre mois, tout est à l’arrêt sans raison valable, constate Jérôme Nardi, du collectif. Et la circulation le long du chemin de la Sarette est bloquée par des barrières de sécurité. On prend en otage les usagers du parc en pleine canicule. »

    « Quatre arbres de 50 ans sont tombés à la suite de l’arrachage des pavés qui habillaient les parois des cratères. Cela a déstabilisé leur système racinaire. Six autres ont été abattus sans précaution et 32 autres arbres sont menacés de destruction, dont 24 dans la pinède », explique Alain Senentz, qui montre comment le creusement de tranchées à la tractopelle a endommagé des sujets. « En février, un très gros pin de la place centrale s’est effondré peu après que des tranchées d’un mètre de profondeur ont été creusées à proximité pour passer le nouveau câblage des lampadaires. »

    Le soutien de France Nature Environnement

    La pétition du collectif a déjà obtenu 1 500 signatures et réclame le redémarrage du chantier avec des mesures « pour protéger les arbres restants en instaurant des méthodes de travail qui préservent l’environnement et évitent de renouveler les erreurs passées ». Ils demandent de la transparence sur les expertises techniques – et notamment le rapport complet de l’Office national des forêts (ONF) – qui fondent les décisions d’abattre les arbres. Au vu de « la fuite permanente devant les demandes d’explication », le silence de la mairie centrale et celle de secteur devant laquelle ils ont dû faire un sit-in pour être reçus, le collectif s’est résolu à aller au contentieux. Défendu par Me Sébastien Barles (ancien adjoint de Benoît Payan en charge de la transition écologique), il va assigner, la semaine prochaine, la Ville en référé devant le tribunal administratif.

    Vendredi, Richard Hardouin, président de France nature Environnement (FNE), était à leur côté : « Nous allons accompagner le groupe de nouveaux adhérents de FNE 13 du Parc Bonneveine dans le but de créer une instance d’échange avec la mairie et, si ça n’aboutit pas, nous agirons en justice. » Sa visite est édifiante. « Non, là, il n’y a rien qui justifie la coupe de cet arbre qui doit être conservé ! Ce cratère-là ne nécessite pas d’être touché. Il doit rester en l’état », tonne le militant, visiblement très mécontent. Elisabeth Parisot lui montre le grand pin qui est tombé sur le grillage de la résidence Le Véronese et qui est resté en place avec les autres.

  • [Week-end] La tournée d’été enflamme Port-de-Bouc au son de Johnny

    [Week-end] La tournée d’été enflamme Port-de-Bouc au son de Johnny

    Tout le quartier de la Lèque a vibré au son de la tournée d’été pour bien commencer le week-end. Vendredi soir. Tantôt disco, tantôt rock’n’roll, les Port-de-Boucains ont dansé sur la place Lazzarino, au rythme des riffs de guitare et de la batterie percutante du groupe Jukebox qui, comme à son habitude, a repris les grands succès réclamés par le public via un QR code. Ils l’ont plébiscité pendant l’introduction de Laurent Menel, ils l’ont eu : Johnny Hallyday est revenu l’espace d’un instant sur scène avec Jukebox, qui a entonné « Le bon vieux temps du rock’n’roll », aux côtés d’Eddy Mitchell avec « Pas de boogie-woogie » et de France Gall avec « Besoin d’amour ».

    Les années 80 sont à l’honneur aussi avec Fahrenheit, le groupe de reprises de variété, funk et disco mené par Philip Sanders, le batteur. « Ça fait 30 ans qu’on fait ça, cette musique ne se démode pas », confie le meneur avant de monter sur scène reprendre des « grands classiques  » de Cookie Dingler, de Jean-Jacques Goldmann ou Gilbert Montagné.

    Des chansons qui « appartiennent à notre patrimoine populaire » pour David Guiot, adjoint (PCF) de la Ville aux festivités, d’une époque « d’espoir, de solidarité », signe « de grands moments partagés ». « La tournée d’été de La Marseillaise enrichit les festivités d’été de la Ville », estime l’élu, qui rappelle que « nous accueillerons La Marseillaise Breaking Cup le 12 septembre sur le cours Landrivon ».

    En l’attendant, rien ne vaut de twister sur la place.

  • Des soldats du feu en alerte maximale dans les massifs

    Des soldats du feu en alerte maximale dans les massifs

    En cette nouvelle journée d’alerte maximale, ce jeudi 23 juillet, ils sont un peu moins de 1 000 hommes et femmes prêts à intervenir au moindre départ de feu dans le département, nous explique Jean-Luc Beccari, directeur du Sdis 13 (Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône), depuis le centre opérationnel. Dans les casernes, mais aussi sur le terrain. « On va prépositionner des troupes et des camions sur des zones où on va pouvoir gagner en délai d’intervention », explique-t-il, devant une grande carte où sont représentées toutes les unités.

    On y voit notamment le groupe d’intervention feu de forêt du capitaine Gabriel Setti, venu de Martigues. Là, sur un parking en terre battue, aux Pennes-Mirabeau, non loin de la zone de Plan-de-Campagne, il veille avec 17 autres collègues et 4 camions, dont un équipé d’une citerne de 6 000 litres. « C’est un emplacement stratégique. On a la sortie de l’autoroute pas loin, on peut basculer sur l’A7, l’A55 », précise-t-il, la zone commerciale toute proche étant considéré comme « à risque » avec « un massif juste à côté et beaucoup de passages ».

    Le plus dur : savoir attendre l’intervention. Patience et concentration sont essentielles. « On ne sait jamais ce qui peut se passer, cela peut vite dégénérer. D’un côté, il ne faut pas se laisser emballer, de l’autre, il ne faut pas s’engager dans un faux rythme, s’endormir », analyse le pompier. Partir en renfort dans d’autres départements reste aussi une sérieuse option, à l’heure tout l’arc méditerranéen s’embrase.

    Un camion refuge

    La question de la sécurité de tous est également au cœur des préoccupations. « Bien sûr que s’il y a des gens ou de la forêt à sauver, on ira. Mais le but principal, c’est que ce soir ou demain matin, les 18 personnes du groupe rentrent chez elles », nous confie-t-il, marqué par la perte « des collègues en Gironde et d’un autre en Savoie ». Et s’il y a bien un endroit où se réfugier, quand le feu chauffe fort, faisant fondre jusqu’au joint des casques, c’est dans les camions.

    « Ils sont tous normés avec plusieurs dispositifs, à l’intérieur ou à l’extérieur », indique-t-il, montrant du doigt les petites buses qui entourent la cabine. Actionnables par un bouton, alimentées indépendamment du réservoir, elles permettent de faire une bulle d’eau « pour protéger les personnels, mais aussi les roues pour qu’on puisse potentiellement sortir d’une zone dangereuse. Et également la pompe sans laquelle on ne peut pas approcher du feu ». Dans la cabine, en surpression, renforcée avec des barres ignifugées, les pompiers disposent aussi de masques avec des bouteilles d’air, si la fumée rentre dans l’habitacle. « On a des procédures de repli. Chacun a une action bien précise à faire, que ce soit le chef, le chef du camion, le conducteur, les équipiers, etc. », ajoute le capitaine Gabriel Setti. Histoire de se sortir de situation critique en laissant passer les flammes. S’il n’a jamais eu à déclencher la bulle d’eau, il sait d’expérience que « la zone la plus virulente, c’est le front de l’incendie. En cas de danger, il faut alors en sortir ».

    Il y a aussi les détails qui font froid dans le dos. Comme ce carré blanc peint autour des poignées. « Cela permet de les repérer quand on est dans la fumée et de monter dans le camion », complète le pompier. Autant d’aménagements issus « malheureusement » des retours d’expériences après accident. En 50 ans, 21 sapeurs-pompiers ont perdu la vie, décompte-t-on au centre opérationnel, les interventions pour incendie représentant 5 à 6% d’entre elles.

  • Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille

    Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille

    Après deux ans d’absence, la fondation Art Explora est de retour à Marseille pour deux journées placées sous le signe de la culture. Une culture que la fondation souhaite accessible au plus grand nombre, c’est pourquoi ces samedi et dimanche ils investissent le parc Chanot à Marseille autour de trois grands rendez-vous immersifs à destination des familles et gratuits. « L’objectif de la fondation est de lever les barrières qui peuvent exister sur différents plan en ce qui concerne l’accès à la culture et aux musées », explique Lucie Avril, responsable des MuMo de la fondation Art Explora. « Il y a la barrière sociale, la barrière financière mais aussi une barrière symbolique autour des thématiques des expositions, c’est pourquoi nous en avons choisi une qui peut plaire et attirer le plus grand nombre. »

    Les arts du cirque à l’honneur cette année

    Ainsi, avec son musée mobile (MuMo) – Centre Pompidou, ce n’est pas le public qui va à l’art mais l’art qui vient au public et ce week-end, petits et grands pourront découvrir l’exposition « Pompidou Circus ». « Chaque année, le Centre Pompidou, musée national d’art moderne à carte blanche pour trouver une thématique. Cette année c’est Anne Lemonnierqui est attachée de conservation aux collections modernes qui a imaginé l’exposition », continue-t-elle. « On pourra donc découvrir des peintures, des photographies, des vidéos mais aussi des affiches, aquarelles et papiers découpés de grands artistes comme Matisse, Chagall, Dufy ou encore Bombois tous représentant les athlètes ou arts du cirque. »

    En parallèle de l’exposition deux ateliers seront proposés au sein du Palais des Arts du parc Chanot, le premier est une expérience immersive en réalité virtuelle pour plonger au cœur des cultures méditerranéennes intitulé « Merveilles de Méditerranée » et accessible dès 10 ans. Autre activité, un atelier de papier découpé autour de la série « Jazz » d’Henri Matisse en écho aux œuvres présentées dans le camion musée.

    Samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 17h à 21h. Le MuMo ouvrira ses portes à 11h30. Gratuit.

  • La Girolata pour apprendre la mer en toute confiance

    La Girolata pour apprendre la mer en toute confiance

    Marseillais de cœur, Emmanuel Witvœt a grandi sur le pont d’un bateau.

    Il a fait ses classes aux Glénan, avant que la voile devienne son métier. Et venir dans le Sud, sur les pas de l’un de ses arrière-grands-pères qui était marin à Marseille. Si naviguer est sa passion, transmettre son savoir est devenu une vocation. « Le côté partage et défi, ça me botte, je sentais que la mer m’appelait » confie-t-il.

    En petit comité

    Diplôme en poche, Marseille est donc devenue son port d’attache. Et s’il propose des formations classiques, avec mise en pratique dans la rade de Marseille sur son Grand Soleil 34.1, Emmanuel accueille à son bord d’autres apprentis marins.

    Il organise régulièrement des sorties en mer pour les minots du centre social de la Belle de Mai. « Ce sont de petits groupes de quatre, ce qui nous permet de bien appréhender les gestes et de progresser rapidement. Que ces jeunes deviennent des acteurs du port sur les rives duquel ils vivent » indique-t-il.

    C’est son passage aux Glénan qui a inspiré cette initiative, « car cette école est avant tout une école basée sur la solidarité, qui accueille des blessés de guerre et des personnes victimes de violences conjugales afin de les aider à se reconstruire ».

    Sur son Grand Soleil, Emmanuel Witvœt accueille également des migrants. « Le but est de leur montrer qu’un bateau peut aussi être un élément de plaisir. Généralement ils surmontent rapidement l’appréhension de revenir sur l’eau, qui pour eux est synonyme de danger absolu, pour qu’ils la voient comme un espace ludique. »