Tag: Bouches-du-Rhône

  • [C’est l’été] Entretien : DJ Jo Spencer va faire danser Saint-Martin de Crau

    [C’est l’été] Entretien : DJ Jo Spencer va faire danser Saint-Martin de Crau

    La Marseillaise : Qui est Jo Spencer ?

    Jo Spencer : Tout d’abord je suis un passionné, c’est essentiel pour animer de telles soirées. J’ai commencé à mixer via des rencontres qui étaient de cet univers, j’ai essayé d’abord mais très vite j’ai été mordu par la pratique, j’ai commencé par des « après-midi DJing » puis des soirées entre potes, des bars, des anniversaires, des clubs et par la suite sont venus les mariages et de plus grandes soirées.

    Quel est votre style de musique ?

    J.S. : À l’origine j’ai commencé par mixer de la funk ! Puis est venue la house et ses variantes comme la deep house, la funky house… Mais je sais m’adapter au public que j’ai. Sur des événements comme celui-ci, j’essaie de me concentrer sur des valeurs sûres, plus généralistes que tout le monde pourra reconnaître et qui feront danser et chanter tout le monde. C’est ce que je ferais ce soir à Saint-Martin-de-Crau.

    Avez-vous déjà mixé pour une Tournée d’été La Marseillaise ?

    J.S. : Non ! C’est une première pour moi, je suis d’ailleurs très heureux d’y participer. Je m’attends, lors d’un événement comme celui-ci, à une bonne ambiance, familiale, conviviale mais surtout j’espère qu’il y aura un maximum de monde. Je fais confiance aux deux groupes avant moi [Tribute JJ Goldman et JukeBox] pour chauffer la salle, maintenant je suis responsable de la suite et j’espère continuer dans la lancée d’une superbe ambiance.

    Qu’est-ce que vous aimez le plus lorsque vous mixez ?

    J.S. : Ce que je préfère c’est faire bouger les gens, être capable de leur transmettre mon énergie et les voir danser, c’est vraiment une des raisons qui me poussent à mixer. C’est la preuve que j’ai bien fait mon travail !

    Qu’est-ce que vous aimez dans ce genre de soirées populaires ?

    J.S.  : Ce que j’aime c’est la proximité avec le public, l’ambiance très familiale où tout le monde se connaît, c’est quelque chose qui fait chaud au cœur et je suis très heureux d’avoir mon rôle à jouer dans cet événement.

    Entretien réalisé par Louis Golliot

  • [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    « Ce sont des œuvres originales ! », prévient le chauffeur du musée ambulant dès l’ouverture des portes. Sur la place de la Croix-Verte, également appelée place du Marché du Jas-de-Bouffan, une partie du Centre Pompidou a pris ses quartiers. Dans ce camion aux espaces modulables, quinze œuvres inspirées de l’univers du cirque, signées notamment Auguste Sander, Henri Matisse ou encore Raoul Dufy, sont présentées au public dans cette galerie nomade.

    Une projection vidéo et des ateliers pour les plus jeunes complètent la visite de cet échantillon du Centre Pompidou. Le MuMo (Musée Mobile) accueille ainsi le public aixois. Ses portes sont encore ouvertes gratuitement ce jeudi de 17h30 à 20h et ce vendredi de 16h30 à 19h. Initialement attendu dès mardi à Encagnane, le camion-musée n’avait pas pu ouvrir en raison de problèmes techniques.

    Pour la petite histoire, le MuMo permet aux œuvres des musées d’art moderne d’aller à la rencontre des habitants des villages et des quartiers les plus éloignés de l’offre culturelle. Créé en 2011 par Ingrid Brochard avec l’ambition de rendre l’art contemporain accessible à tous les publics, il s’est associé en 2022 au Centre Pompidou, donnant naissance à ce camion-musée qui sillonne aujourd’hui les routes de France. Depuis 2025, le MuMo poursuit son développement au sein de la Fondation Art Explora grâce à de nouveaux dispositifs culturels mobiles.

    Pour que le MuMo fasse halte à Aix-en-Provence, c’est le CIAM qui, en lien avec le Centre Pompidou, a porté l’idée auprès de la municipalité avant que le projet ne soit repris par la Direction de la culture et la Politique de la ville. « Il est important que la culture aille au-devant des gens (…), les personnes en précarité s’interdisent souvent d’aller vers la culture », contextualise Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville. En matinée, explique Yahnis, médiatrice culturelle au sein d’Art Explora, des ateliers sont organisés avec les structures sociales. « Quand on discute avec les familles, on se rend souvent compte d’un manque d’accessibilité vers les musées, parce qu’ils sont loin », notet-il. Dans le camion, le public arrive timidement à l’ouverture. Adrien, venu avec sa petite sœur et sa grand-mère, désigne une œuvre de Raoul Dufy qui attire son attention. « C’est quand même le musée Pompidou qui vient à nous ! Et puis le cirque, c’est passionnant… », glisse Marie-Josée, leur grand-mère.

    La halte prévue à Marseille les 25 et 26 juillet est annulée.

  • [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    Alors que le mois des fêtes votives de la Sainte-Anne touche à sa fin, le maire PCF du Rove, Paul Sabatino, a lancé la dernière, mardi soir, organisée par La Marseillaise à la salle des fêtes. Il a salué sur scène l’apport au pluralisme de ce « journal qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas » et terminé son intervention sous les applaudissements en lançant « vive Le Rove ! »

    Sur place, des buvettes, stands de restauration et bien sûr l’association des amis de La Marseillaise présente pour vendre sacs, badges et goodies aux couleurs du quotidien et récolter des fonds pour soutenir « le développement obligatoire du journal », martèle son président, Serge Baroni, ravi d’avoir vendu 20 sacs à l’effigie de la peinture d’Ambrogiani qui orne les murs de la salle de la rédaction. Et d’en profiter pour rappeler également que les adhésions à l’association sont nécessaires.

    La soirée a été ouverte avec le groupe de reprises « Jukebox », qui a fait se lever et chanter les Rovenains. Plus l’heure avançait, plus l’ambiance montait, mais toujours une ambiance « bonne enfant et conviviale » comme s’accordent à le dire Nicolas et Audrey, des vacanciers de Limoges venus au Rove. « Nous n’avons pas su résister à la curiosité de savoir d’où venaient la musique et l’ambiance. Elles nous ont guidés directement à la salle des fêtes. »

    À l’entrée, les familles, groupes d’amis et autres fêtards continuaient de s’installer pour boire un verre ou manger un sandwich préparé sur place. Dehors, on faisait de grandes tablées, discutant avec les voisins, trinquant avec les uns et les autres. Une fois le public immergé dans l’ambiance, et le repas terminé, est arrivé l’artiste « Magnifico », un véritable showman incarnant Freddie Mercury et ses chansons.

    La ferveur est encore montée d’un cran, le public se pressant au pied de la scène où l’artiste interprétait les chansons de Queen comme s’il en était l’auteur. Les flashs et les briquets se levaient eux aussi. Même les plus jeunes comme Maxence, 18 ans, se laissaient entraîner : « Je suis déjà venu j’ai aimé l’ambiance donc je suis revenu c’est un bon moment de détente ». Place ensuite à JM Sicky, DJ originaire du Rove chargé de poursuivre et clôturer la soirée. « Il y a quelque chose que les DJ détestent, les gens assis ! Alors, poussez les chaises, faites de la place et venez danser ! », lance-t-il à la salle en jouant un air bien connu de Madison. Il continuera d’entraîner les Rovenains jusque tard dans la nuit.

    Louis Golliot

  • Au Festival d’Aix, toujours plus d’engouement pour l’opéra

    Au Festival d’Aix, toujours plus d’engouement pour l’opéra

    La 78e édition du prestigieux Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence vient de s’achever. Conçue par Pierre Audi, disparu l’an dernier, elle a été menée à son terme par son successeur, le metteur en scène américain Ted Huffman. Ponctuée de représentations exigeantes, d’actions à vocation solidaire et de visites officielles, dont celle de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, cette édition s’est déroulée du 2 au 21 juillet (lire en page 18). Le Festival dresse son bilan.

    Sur plus de deux semaines, près de 64 000 spectateurs ont participé aux différentes propositions du Festival, dont plus de 38 000 pour les opéras et concerts programmés en juillet. Les événements gratuits organisés autour de la manifestation, qui fait de la démocratisation de l’opéra une priorité, ont quant à eux attiré 26 000 personnes.

    Dans cette même volonté d’ouverture au plus grand nombre, plus d’un tiers des billets ont été vendus à moins de 60 euros, tandis que 3 136 places ont été achetées par des spectateurs de moins de 30 ans. Le dispositif de découverte Opéra ON, destiné à ce public, a notamment permis à 697 jeunes d’assister à des représentations à tarif préférentiel. Les organisateurs soulignent un taux de remplissage des opéras de 97 %, en hausse de quatre points par rapport à 2025, tandis que la fréquentation globale du Festival s’établit à 92 %.

    Les échanges avec le public ont également rythmé cette édition, avec 27 Préludes, 17 Midis du Festival et 14 projections gratuites d’opéras organisées dans onze communes de la région. Au total, le Festival compte « près de 4 500 participantes et participants aux actions de sensibilisation à l’opéra, invités à 21 répétitions et spectacles, ou à 17 rencontres en musiques et récitals pédagogiques sur le territoire ».

    Côté rayonnement international, ce sont au total « 47 artistes de 16 nationalités accueillis dans le cadre des activités de l’Académie », indiquent les équipes. À noter que 223 journalistes étaient accrédités pour couvrir l’événement, dont 119 issus de médias internationaux. La 79e édition est d’ores et déjà programmée du 1er au 20 juillet 2027.

  • Escapade d’un jour au Festival d’Avignon

    Escapade d’un jour au Festival d’Avignon

    « Permettre l’accès à l’art et à la culture pour les personnes qui sont en difficulté, soit financièrement, soit parce qu’elles considèrent que la culture n’est pas faite pour elles, par manque de moyen ou de légitimité. » C’est là l’objectif de Cultures du cœur, association d’inclusion sociale présente dans 28 départements français. Cet été encore, la structure invite plusieurs centaines d’habitants de la région Paca à passer une journée au Festival d’Avignon.

    Pour la première fois cette année, l’antenne aubagnaise de l’association a proposé aux habitants des quartiers du Charrel, de la Tourtelle et du centre-ville de participer à cette escapade culturelle gratuite. La sortie, organisée ce mercredi, a permis à 38 personnes de découvrir le festival.

    Développer le goût du théâtre

    « Nous visons avant tout un public familial, insiste Karine Lacôme, directrice de Cultures du cœur 13. L’idée est de permettre une petite parenthèse pour des familles qui n’ont souvent pas la possibilité de partir en vacances. »

    Au programme de la journée : balade patrimoniale, spectacles, mais aussi ateliers théâtre. « Nous avons réparti les familles en trois groupes. Des personnes sont allées assister à une pièce ce mercredi matin. Avec mon groupe, nous avons visité la ville avec Cultures du cœur Vaucluse. Cet après-midi, les trois groupes iront voir une représentation différente », détaille la directrice de structure. Parmi les spectacles proposés, Yongoyély, Marre Mots, Comment attraper une étoile ou encore l’Ourse.

    « Ce qui est intéressant, c’est aussi qu’il s’agit d’une action sur le temps long, poursuit Karine Lacôme. Nous organisons une médiation culturelle en amont, l’occasion de présenter aux participants le Festival d’Avignon, de leur expliquer la différence entre le In et le Off. Ensuite, après la journée, une session bilan est organisée. L’ambition est de donner aux familles l’envie de se rendre au théâtre régulièrement. »

  • La Ligue contre le cancer alerte sur les risques des UV

    La Ligue contre le cancer alerte sur les risques des UV

    Objectif : sensibiliser le public aux dangers de l’exposition aux rayons UV, responsables de 100 000 cas de cancers de la peau, chaque année, en France. Un chiffre multiplié par trois entre 1990 et 2023. Sur la plage des Capucins, l’association a proposé gratuitement diverses animations : quiz, jeu de l’oie géant et chamboule-tout. Une façon de rappeler les bons réflexes à adopter au soleil : appliquer régulièrement de la crème solaire, porter des lunettes de soleil et un chapeau, et privilégier les zones ombragées.

    Fantine Lambey

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • À Carry-le-Rouet, des renforts de gendarmerie pour sécuriser la saison d’été

    À Carry-le-Rouet, des renforts de gendarmerie pour sécuriser la saison d’été

    Le bleu est partout, à Carry-le-Rouet. L’eau turquoise de la Méditerranée, le ciel dénué de nuages et les uniformes des forces de l’ordre. Ce mercredi, à l’occasion de la visite du préfet de région, Jacques Witkowski, le dispositif estival de sécurité a été entièrement déployé dans la petite commune de 6 000 habitants. Deux groupes de gendarmes sont positionnés de part et d’autre du rond point qui mène au parking de la plage du Rouet pour contrôler les automobilistes, tandis que deux hommes patrouillent en civil sur le banc de sable. Du côté du centre-ville, d’autres militaires, associés aux agents la police municipale, sillonnent les rues.

    L’été, 7 réservistes et 12 militaires détachés viennent appuyer l’action des 26 gendarmes de la brigade, dont le périmètre s’étend aux secteurs du Rove, d’Ensuès-la-Redonne et de Sausset-les-Pins. Carry-le-Rouet a beau « ne pas être une cité balnéaire », la population « peut doubler sur une journée », affirme le maire (DVD), René-Francis Carpentier.

    Le commandant Jean-Yves Curci reconnaît : « C’est un territoire très préservé. (…) On a une délinquance maîtrisée, avec 1 300 faits de crimes et délits à l’année. » Les deux mois d’été n’en restent pas moins « un moment particulier », puisqu’ils représentent 27% des interventions. « En termes de volume, c’est 60% de plus que le reste de l’année. On a une saisonnalité très marquée avec des phénomènes assez particuliers, parce que l’essentiel du tourisme est local et journalier, avec, par exemple, des vols à la roulotte à proximité des zones de baignade, de la consommation de stupéfiant ou des atteintes à la tranquillité publique. On n’est pas forcément sur de la grande criminalité, mais le volume de faits est plus important que le reste de l’année et nécessite des renforts. »

    Au sein de la population, ces forces de l’ordre supplémentaires sont bien accueillies. « Beaucoup de gens viennent de l’extérieur, on veut que la Côte Bleue reste préservée », confie Anthony, patron d’un salon de coiffure dans le centre-ville. Justine, elle, aurait aimé qu’une attention particulière soit portée aux incivilités aux abords des plages plutôt qu’à la sécurité. « C’est une ville très tranquille, mais les gens sont très stressés. Pour moi, la vraie problématique, c’est plutot les atteintes à l’environnement, les jets de mégots etc… »

    Neuf nouveaux postes

    Le dispositif sécuritaire concerne tout le département. Le général Pierre Baillargeat détaille : « Il s’articule en interne avec des gendarmes qui sont redéployés sur les zones d’affluence touristique. On est également appuyés par 20 gendarmes mobiles et 34 réservistes qui viennent de toute la France. » Au total, 86 militaires supplémentaires sont déployés dans les Bouches-du-Rhône.

    « Ces renforts nous permettent d’ouvrir neuf nouvelles emprises, réparties sur Carry-le-Rouet, Cassis, Ceyreste, Cadolive, la Sainte-Victoire, Eygalières, Saint-Rémy-de-Provence, Les Baux-de-Provence et Les Saintes-Marie-de-la-Mer, poursuit-il. On est logés par les communes ou des établissements scolaires, comme le lycée militaire d’Aix. Ça nous permet d’avoir les bons personnels aux bons endroits, de pouvoir nous adapter aux mouvements de population. »

  • Le plus grand rassemblement bouddhiste d’Europe est lancé à Marseille

    Le plus grand rassemblement bouddhiste d’Europe est lancé à Marseille

    « Aujourd’hui, dans une atmosphère sereine et joyeuse, toute l’assemblée s’est réunie avec ferveur pour célébrer la cérémonie d’ouverture du 37e séminaire d’enseignement du bouddhisme », scande le vénérable Thich Quang Dao, de la pagode Truc Lam, à Marseille (11e). Ce mercredi matin s’est tenue la cérémonie d’ouverture du 37e rassemblement annuel de la Congrégation bouddhique vietnamienne unifiée en Europe.

    Venus de tout le continent, fidèles et sages se rassemblent à Marseille pour partager, du 22 au 30 juillet, la philosophie bouddhiste. « Les vénérables ont la responsabilité de transmettre l’enseignement du bouddha, les laïques (les fidèles Ndlr) reçoivent l’enseignement du bouddha pour l’appliquer dans leur quotidien, dans la famille ou dans la société », explique Thich Nhu Dien, vice-président de la congrégation et vénérable de la pagode d’Évry.

    Devant la halle sportive du lycée professionnel de la Cadenelle (12e), transformée en pagode sacrée pour l’événement, les chaussures des 1 200 participants s’accumulent. à l’intérieur, en tenue traditionnelle, tous les sympathisants sont assis en tailleur sur de petits coussins marron. Face à eux, se tiennent les vénérables des différentes pagodes de la congrégation, assis dans une tribune. Entre discours, invocations et chants rituels, la cérémonie suit son cours.

    « Cela représente un an de préparation, de rencontres et d’études préalables, puis plus d’une semaine d’aménagement du campus », témoigne Romain Birot, directeur général du lycée. Les salles de classe ont notamment été reconfigurées en dortoir.

    Pour préserver la culture

    Les fidèles présents au séminaire sont majoritairement d’origine vietnamienne. Ces rassemblements « permettent aussi aux enfants vietnamiens nés en Europe de pratiquer la langue, la culture et la religion vietnamienne », remarque Lan Mayet Nguyen, organisatrice de l’événement. Au-delà des vertus spirituelles du rassemblement, c’est l’aspect culturel et l’importance que revêt l’événement pour la diaspora vietnamienne en Europe qui sont mis en avant. L’organisatrice ajoute : « Il y a 10 000 habitants vietnamiens à Marseille, dont 5 000 sont des pratiquants bouddhistes ». Selon Romain Birot, le choix de la Ville de Marseille s’ancre lui aussi dans cette logique, « au regard de la forte communauté vietnamienne dans le sud de la France ».

    Le reste de la semaine sera partagé entre méditations et échanges, permettant à chaque fidèle de s’enrichir spirituellement.
  • La Ville de Marseille poursuit le retrait des boîtes à clés de meublés

    La Ville de Marseille poursuit le retrait des boîtes à clés de meublés

    Partant de la place Joseph-Étienne, un cortège de techniciens municipaux, d’élus et de journalistes déambule dans les rues d’Endoume. Le rituel est rodé : une disqueuse thermique cisaille une première boîte à clés repérée plus tôt, accrochée à une balustrade de la place Joseph-Thierry, les flashes crépitent, le trophée est brandi puis envoyé avec les autres aux objets trouvés, où curieusement, personne ne vient les réclamer.

    Quinze jours avant, une brigade municipale a repéré 47 boîtiers dans le secteur et apposé des stickers prévenant leur propriétaire de l’interdiction de leur pose sur le mobilier urbain. Mercredi matin, 15 propriétaires avaient vite retiré leur cadenas avant l’arrivée de la patrouille.

    L’adjointe au logement, Audrey Garino (PCF), souligne combien « l’impact de la réglementation extrêmement dure de la Ville de Marseille commence à porter ses fruits ». Pour preuve, « les dernières condamnations ont abouti à réintégrer 18 logements sur le parc locatif qui étaient transformés en 34 meublés de tourisme, donc ça fonctionne et on revient contrôler. En 2025, on a eu une baisse des meublés de tourisme alors qu’entre 2020 et 2023, ça explosait avec 74% d’augmentation sur la ville. En 2024, ça s’est tassé et fin 2025, on a une baisse de 16% des offres globales de meublés de tourisme et de 22% sur le segment des résidences secondaires sur lesquelles l’obligation de compensation est la plus dure. Donc progressivement, on baisse la jauge », résume Audrey Garino. Ainsi, de 12 937 meublés recensés fin 2023, Marseille comptait fin 2025 un peu moins de 11 000 meublés. La décrue se confirme donc.

    « On a commencé il y a deux ans et on s’inscrit dans la durée de nos politiques de régulation de locations saisonnières. Le cadenas, c’est symbolique, mais ça incarne bien des nuisances pour les habitants qui nous en parlent », complète Sophie Camard, la maire(GRS) des 1er et 7e arrondissements, très impactés, l’hypercentre captant jusqu’à 9% du parc locatif avec des pointes de 15 à 20% à l’échelle d’une rue ou d’un îlot comme au Panier ou autour de l’Opéra.