Tag: Bouches-du-Rhône

  • Fibre Excellence : l’offre de reprise de Matthieu Pigasse rejetée par le tribunal

    Fibre Excellence : l’offre de reprise de Matthieu Pigasse rejetée par le tribunal

    Le tribunal de commerce de Toulouse a rejeté ce lundi matin l’offre de reprise des deux usine de pâte à papier Fibre Excellence portée par le financier Matthieu Pigasse, dont « les conditions suspensives ne sont pas levées » d’après une source syndicale. Une offre de reprise du site de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, a été déposée, tandis que le site de Tarascon et ses 270 emplois directs reste à ce stade menacé de liquidation judiciaire. Rassemblés devant la sous-préfecture d’Arles au même moment lundi matin, l’intersyndicale FO-CGT du site de Tarascon a renouvelé sa volonté de défendre les emplois et les outils industriels, notamment par l’occupation de l’usine depuis jeudi dernier.

  • Une audience cruciale pour Fibre Excellence à Tarascon

    Une audience cruciale pour Fibre Excellence à Tarascon

    Après l’espoir, tout semble vaciller pour les salariés de l’usine Fibre Excellence de Tarascon. Les syndicats ont annoncé ce vendredi 24 juillet au matin que, sauf revirement, le tribunal de commerce de Toulouse pourrait prononcer la liquidation judiciaire de l’entreprise dans le courant de la semaine, suite à l’audience de ce lundi 27 juillet.

    Trois semaines plus tôt, le 7 juillet, le tribunal avait reporté l’audience après l’annonce d’une offre de reprise par l’homme d’affaires français Matthieu Pigasse. Objectif : laisser un temps aux négociations autour de plusieurs points : une revalorisation du prix de l’électricité produite par l’usine, un meilleur accès au bois qui sert à fabriquer la pâte à papier et la réintégration des quotas carbone. Mais rien n’a évolué depuis, le gouvernement refusant de recevoir les porteurs de l’offre.

    « Le tribunal doit trancher si on continue ou pas. Mais en réalité, la finalité, on la connaît. En gros, c’est mal barré », avoue à la trentaine d’employés présents vendredi Frédéric Sanchez, secrétaire général CFDT de Fibre Excellence Tarascon, alors que les employés occupent l’usine depuis le jeudi 23 juillet. « L’offre n’a pas évolué. Il y a une forte probabilité qu’elle ne soit pas étudiée », confirme Jean-Michel Bulinge, secrétaire CGT du site.

    Le gouvernement laisse entendre que l’offre de reprise « manque de crédibilité ». Ce que conteste Mathieu Pigasse. Dans La Dépêche du Midi, samedi, il précise qu’« elle représente un tour de table de 91 millions d’euros ». Jean-Marc Bulinge abonde : « Si on prend en compte tout le groupement réuni, il y a plus de 100 millions d’euros. D’autre part, une partie de la somme est sous forme d’un prêt garanti, donc cet argent va revenir à l’État », poursuit le responsable CGT. Il regrette que le dossier soit « politisé » par le gouvernement et le ministre de l’Industrie Roland Lescure (Ensemble). « Alors qu’au final, on va être obligé d’importer du papier alors qu’il aurait pu être fabriqué en France », insiste-t-il.

    Devant les deux responsables syndicaux, les salariés affichent des mines déconfites. D’autant qu’une lettre d’intention a été communiquée par un groupe qui fabrique des isolants à base de bois, mais seulement pour récupérer l’activité de l’usine de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Si elle risque d’être aussi refusée car hors délai, d’après les syndicats, « eux ont une petite lueur d’espoir au moins », lâche, dépité, un travailleur en pantalon de travail jaune fluo. « On est dans une impasse et on voit la fin arriver. C’est un coup de massue. Il faut rester motivés pour espérer un revirement du gouvernement », ajoute Frédéric Fernandez. « Ils ont toujours les cartes en main. Mais peut-être qu’ils s’en foutent », lâche le responsable syndical FO, Florian Berthon, dont le syndicat plaide pour une nationalisation, au moins temporaire, de l’entreprise, sans avoir été suivi par les autres organisations.

    « On espère quelque chose d’inattendu »

    D’autres salariés de l’entreprise, qui est implantée dans le nord des Bouches-du-Rhône depuis 1951 et emploie presque 300 personnes, sont désarmés. Nicolas est employé depuis 24 ans. « Ça sent mauvais depuis quelques jours. On espère quelque chose d’inattendu parce que ça fait mal à tout le monde. On voit nos collègues plus que nos familles, c’est vraiment une grande seconde famille », souffle-t-il.

    À deux pas, Muriel, assistante de direction avec plus de 30 ans de boîte, abonde. « Je devais partir bientôt en retraite donc ce n’est pas pour moi que je m’inquiète mais pour mes collègues. Ça va rendre malheureuses tellement de familles. J’ai ici plusieurs cousins, mon père a travaillé ici, mon compagnon et ses deux enfants aussi. C’est une histoire de famille », confie-t-elle. Nicolas sait qu’il doit bien candidater ailleurs, « mais pour envoyer des lettres de motivation, il faut bien être motivé », ironise-t-il. Tout en concédant qu’il y a des possibilités dans son secteur d’activité. Mais sur 300 personnes, « pas tout le monde ne va y arriver ». Sans oublier les 10 000 emplois indirects qui gravitent autour des activités des deux sites, notamment dans l’industrie du bois et chez les sous-traitants.

    Si rien n’est encore décidé, il faut bien anticiper. « Il y a encore des fonds. Il faut rester mobilisés car il vaut mieux que cet argent aille aux salariés qu’aux financiers », pointe Jean-Michel Bulinge devant les salariés. Et de « mettre à l’arrêt correctement l’usine, sinon c’est sûr qu’elle ne redémarrera jamais ». « On va faire tout ce que l’on peut comme tracter dans les marchés et être visibles », ajoute Frédéric Fernandez.

  • [C’est l’été] Olivier Rolland, vigneron : « Je suis un homme de projet »

    [C’est l’été] Olivier Rolland, vigneron : « Je suis un homme de projet »

    Au pied du château des Baux-de-Provence, c’est moi. Ce sont mes vignes », lance taquin Olivier Rolland. Poursuivant « le mas Sainte-Berthe appartenait à mes grands-parents arlésiens qui l’avaient acheté en 1951. Un peu de vigne, beaucoup d’abricotiers et quelques oliviers, et la volonté d’agrandir la partie viticole ». Dès 1955, c’est chose faite, l’aïeul plante sur 25 hectares principalement du grenache et carignan et construit sa cave. « Il réalise son premier millésime, 21 ans plus tard. Cette année en 2026, on va fêter le 50e millésime. » Une longue histoire de passation de flambeau en famille pour atteindre les 41 hectares de vignes et 10 hectares d’oliviers. Le grand-père passe la main en 1980, la grand-mère en 2000, la mère en 2020, et Olivier reprend les choses en main en 2021.

    « Mes enfants ayant grandi, mon rêve s’est transformé en projet. J’avais 50 ans, je retourne à l’école à l’université du vin à Suze-la-Rousse dans la Drome. Sur place aux Baux, j’avais une équipe qui était là pour certains depuis 30 ans, je me suis beaucoup appuyé sur eux au début. Aujourd’hui ça fonctionne, je suis animé par le plaisir que ça me procure. Le partage est mon moteur. » Depuis 2025, élu président de l’AOP Baux-de-Provence, cet ancien directeur de système d’information bancaire reconnaît volontiers que ses revenus n’ont rien à voir. « Aujourd’hui je vis plus simplement. J’ai bien gagné ma vie avant, ça m’a donné les moyens de faire ce que je voulais. Avant je fabriquais du capital pour pouvoir investir dans mon rêve d’enfant. »

    Faire un beau produit accessible

    Cette ancienne vie, lui a donné le luxe de pouvoir cultiver ses 45 parcelles au cas par cas s’ouvrant ainsi un éventail des possibles. « Je fais un beau produit avec une vigne de cépage carignan qui a 60 ans dans laquelle il manque un pied sur deux. Je ne vais pas l’arracher, je la renouvelle tranquillement. » Une démarche qui prend beaucoup de temps et d’argent, ce qu’Olivier reconnaît volontiers : « Il faut le faire sur quelques parcelles, des petits îlots. »

    Vigneron est un métier solitaire, Olivier essaie de le faire autrement. Au caveau par exemple, pour aller à la rencontre des clients, ou bien organiser des dégustations. Plus rare, il fait ses assemblages avec le caviste et l’œnologue conseil. Et l’avoue : « Même si un mélange me plaît beaucoup, si je ne suis pas suivi, je renonce. »

    Le mas Sainte-Berthe propose à la vente 13 vins différents en bouteille soit 4 rouges, 2 rosés et 3 blancs. « 80% de mon vin se vend en bouteille et 60% à la propriété. Pas de vrac mais quelques bag in box, pour ne pas frustrer les fidèles. » Avec un caveau ouvert, 7 jours sur 7, pas de mystère, le retour client est quotidien. « C’est très gratifiant », avoue le passionné sourire aux lèvres.

    Si la majorité des clients sont Français, les étrangers qui se baladent dans les Alpilles sont aussi présents… Belges, Allemands. Face à la baisse de la consommation nationale, Olivier n’est pas très inquiet. « Notre appellation n’a fait que progresser depuis 30 ans. Nous avons l’appellation Bio depuis 2023. Les prix sont raisonnables soit entre 10 et 20 euros pour 80% de la cave. Les clients se font plaisir. »

    Un homme de projet

    « Je suis un homme de projet permanent. La nuit, le jour… », avoue Olivier en riant. Il complète : « Reprendre un domaine à 50 ans, ce n’est pas rien. Surtout quand ce n’est pas la formation initiale. J’aime pas la routine. » Quand on évoque le meilleur souvenir de cette nouvelle vie, spontanément Olivier répond : « Ma troisième vendange parce que je l’ai faite quasiment tout seul. Au début, j’étais assisté. Là j’ai fait mes premiers pas comme un enfant et j’ai réussi à gagner la confiance de mon équipe. » Pourtant son regard s’assombrit rapidement : « J’aurai dû le faire 10 ans avant. J’ai rencontré un professionnel qui m’a confié avoir mis 10 ans à comprendre le vin. J’ai eu un flash, j’aurai alors 60 ans. Combien de récoltes me restera-t-il à faire ? » En viticulture, on fait une récolte par an, si on se manque quelle que soit la raison, le rendez-vous c’est l’année d’après. À l’échelle d’une vie, on parle de 40 vendanges, et le passionné déduis qu’il lui en reste 15 ou 20. « C’est là, où les années d’expérience valent 10. En même temps ça fabrique un autre rapport au temps. Je réfléchis quatre fois avant d’agir. » Un ange passe. Il reprend : « Mais à la fin, moi je me régale. »

    Mas Sainte-Berthe

  • Les Marseillais redécouvrent leur ville à bord des pointus

    Les Marseillais redécouvrent leur ville à bord des pointus

    Pour tous les âges

    Alors, durant la balade, elle n’hésite pas à faire profiter aux autres de ses connaissances. De passage à quelques centaines de mètres de la plage des Catalans, elle raconte à Sarah, une animatrice de MJC, l’histoire du musée subaquatique et de ses statues immergées dans la Méditerranée. De l’autre côté du pointu, Phil, le guide de cette sortie en mer, livre lui aussi son savoir sur la ville. À quelques mètres du port du Vallon des Auffes, il raconte l’histoire d’une immense bâtisse blanche, qui servait autrefois de bistrot, d’un bâtiment de la Légion étrangère où venaient « se réparer les soldats de retour d’Algérie ». Ou encore de la porte d’Orient, « hommage aux combattants marocains et algériens venus libérer la France pendant la Seconde Guerre mondiale ». À la barre, cet ancien cuisinier, devenu capitaine de bateau, dresse un constat : « La plupart des Marseillais ne connaissent pas la ville vue de la mer. » Ces activités sont l’occasion de faire découvrir ses secrets au plus grand nombre. Parmi les visiteurs, « des centres sociaux, mais aussi des personnes âgées », explique-t-il. À l’image de la quinzaine d’adolescents d’une MJC de l’Ariège présente ce jour-là. Des passagers dont les retours semblent positifs. Comme Joseline et Maryse, déjà présentes la semaine dernière. Ces deux Marseillaises ont décidé de revenir car selon elles, « rien que pour rester sur l’eau, ça vaut le coup face à ces fortes chaleurs ». Après une heure de balade, elles se disent toujours aussi « émerveillées par les paysages ». Convaincues de revenir, une nouvelle fois pour une escapade au coucher du soleil.

  • La Tournée d’été La Marseillaise entre rire, hommage et concerts

    La Tournée d’été La Marseillaise entre rire, hommage et concerts

    Belle étape pour la Tournée d’été La Marseillaise ce dimanche soir à Septèmes-les-Vallons.

    Au Vallon du maire, l’humoriste Kamel a ouvert la soirée en faisant éclater de rire le public septémois quitte à l’égratigner un peu dans son rôle de chauffeur de bus marseillais borderline.

    Sur scène, Céline Sciortino, présidente du comité des fêtes a salué l’implication de ses bénévoles. André Molino, maire de la commune, a eu une pensée pour Paul Fadda qui fut un président emblématique du comité des fêtes tout en soulignant « qu’il y a 30 ans, c’est ici que la Tournée d’été La Marseillaise a débuté » dans sa forme actuelle. L’occasion de faire ovationner Roland Villalonga qui en était à l’origine et de faire monter sur scène André Picca, artisan de la tournée durant des décennies.

    Les bénévoles

    mis à l’honneur

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise et Maryan Barthelemy, directeur des événements, ont ensuite célébré l’engagement des bénévoles pour notre journal à l’occasion de l’anniversaire de Stéphanie qui, avec Lucile, a notamment repris le flambeau de Marie-Hélène et Marcelle, présentes dimanche soir pour la première fois en tant qu’invitées et non plus bénévoles.

    La prestation de Tribute Michel Berger a prolongé la soirée avec les plus beaux succès du célèbre chanteur et compositeur de Starmania. De quoi faire monter l’ambiance d’un cran. C’est le DJ Herbie Lite qui a clôturé la soirée en mixant les airs les plus dansants du moment.

    Les Amis de La Marseillaise ont profité de la soirée pour remettre à notre journal un don de 3 000 euros suite à la tombola organisée pendant le Mondial La Marseillaise à pétanque. Merci à tous !

    Rendez-vous mercredi à la Plaine à Marseille pour la suite de la Tournée !

  • Un nouveau projet déminé dans le bunker de l’Escalette

    Un nouveau projet déminé dans le bunker de l’Escalette

    Le permis de construire mijote depuis six mois au service de l’urbanisme. Cette fois, c’est pour aménager des logements dans la « batterie basse de L’Escalette », chemin des Goudes, 8e. Après un refus d’autorisation d’un restaurant en 2018 puis d’un appart hôtel en 2024, Jean Levakis, le gérant de la SCI Calanques, a tenté une « rénovation extérieure avec changement destination en deux logements pour de la location saisonnière ». Saisie en avis conforme de ce dossier sensible, la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) a mis un veto.

    M. Levakis caressait l’espoir d’être enfin entendu, à la faveur d’une sympathique modification du PLUI qui autorisait ce changement de destination rêvée avec le soutien de la mairie et de la métropole. Une révision qui n’est pas du tout du goût de l’État à en juger par le déféré préfectoral pour la faire annuler. Il faut dire que ce projet de meublés faisait peu cas de l’identité du bunker et ce d’autant qu’il prévoyait de redimensionner les ouvertures, de le recouvrir d’épais parements en pierre « pour atténuer l’impact paysager ». Pour rappel, ces trois blockhaus et le tobrouk (lire ci-contre) sont protégés au PLUI : « Les ouvrages ne devront pas être dénaturés. Ils devront conserver leur composition et leurs matériaux. Seuls sont autorisés des aménagements permettant la mise en valeur l’ouvrage. »

    « Un chef étoilé

    pour 40 couverts »

    Interrogé, Jean Levakis, 71 ans, prend acte du refus. « Mon projet s’arrête, je suis déçu. C’était deux habitations, ni plus ni moins. » Déterminé, il annonce « redemander des autorisations pour refaire un restaurant sous les conditions d’exploitation du parc des calanques puisque c’est la seule destination possible ». La batterie a abrité une discothèque dès 1956 puis un restaurant. « Il s’appelait “Le Schtroumpf” et il a fermé en 1997 un an avant qu’on achète », se souvient Jean Levakis qui dit avoir obtenu en 2010, en dépit des recours de trois associations, une autorisation d’ouverture reconduite jusqu’en 2018. « Elle n’a servi à rien car je n’ai pas trouvé d’investisseurs et ensuite j’ai eu un retrait d’autorisation de la Ville qui nous a demandé de faire de l’habitation. Là, on n’a pas le choix, on ne peut pas laisser le site comme ça. L’an dernier, on a eu une rave party avec 200 personnes et le tag se développe. » À présent, il dit consulter des « chefs médiatisés ». « Du fait qu’on est restreint en place de parking, pour que l’exploitation soit viable, il faut un chef étoilé pour 40 couverts. » Confiant, il se donne « a minima deux ans » pour ouvrir.

    Pas sûr que le Parc national des calanques (PNC) le suive sur un site habité d’espèces végétales à enjeu fort de protection dont la phrygane littorale en « dynamique de reconquête » sur la parcelle. La Ville, elle, voudrait « désengager ces espaces déjà anthropisés de la contrainte de la loi Littoral afin de permettre des évolutions compatibles avec le patrimoine ». D’où le toilettage du PLUI qui viole frontalement la loi Littoral. Toute construction, hors continuité d’urbanisation, est interdite dans la bande des 100 mètres, de surcroît en espace naturel classé, mais également tout changement de destination, et sans dérogation possible.

    « Tout projet est voué

    à l’échec »

    « Tout projet sur ce site somptueux est voué à l’échec. Rien ne se fera, tout sera contesté. Quand des noms apparaissent, tout le monde est frileux. À un moment donné, il faut savoir se faire oublier. Toute cette agitation aujourd’hui, c’est pour amuser la galerie. Mais leur objectif, c’est de vendre », sourit une source proche du dossier judiciaire. Car l’autre associé à 50% avec M. Levakis au sein de la SCI Calanques s’appelle Jean-Claude Pietrotti. Depuis juin 2010, ce promoteur de 67 ans est mis en examen pour extorsion du fabricant cannois de yachts de luxe et blanchiment en bande organisée aux côtés du gratin du milieu marseillais, les frères Michel et Gérald Campanella et Bernard Baresi. Depuis quinze ans, l’instruction est aux oubliettes, encapsulée dans un autre bunker, celui de la JIRS de Marseille.

  • L’État va-t-il condamner l’unique papetier français ?

    L’État va-t-il condamner l’unique papetier français ?

    L’heure est cruciale : le tribunal de commerce de Toulouse se prononce ce lundi après-midi sur l’avenir de Fibre Excellence. C’est l’audience de la dernière chance pour le groupe de pâte à papier placé en redressement judiciaire en avril dernier. Une seule offre de reprise, déposée mi-juin par l’entrepreneur Matthieu Pigasse, a reçu le soutien à la fois des salariés, des syndicats et des collectivités locales. Projet qui a fait renaître l’espoir au sein de toute la filière. C’était sans compter sur la fin de non-recevoir opposée par le gouvernement. Jusqu’à la dernière minute, la CGT a poussé l’exécutif à soutenir le projet : « Plus que jamais, l’État doit agir pour la préservation de ce fleuron industriel français. » Et pour cause : « Il dispose des leviers pour ce faire : au-delà des plus de 100 millions d’euros mobilisés depuis 2020 dans cette entreprise, il peut agir sur les tarifs de l’électricité [produite à partir des copeaux de bois et vendue à EDF], la régulation du marché du bois, les garanties financières… », écrit la CGT ce vendredi.

    Car sur les sites de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, et Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, l’inquiétude plane. Un sentiment alimenté par les propos de Roland Lescure, qui a jugé l’offre « pas au niveau » et accusé Matthieu Pigasse de faire « de la politique », estimant que le financier entraînerait les salariés vers un « cauchemar » économique : « Cette déclaration est indigne de la part du ministre, qui s’acharne à décrédibiliser cette offre par pur calcul politicien. Au contraire, un tel projet devrait recevoir le plein soutien du gouvernement compte tenu des enjeux qui le traversent », estime le syndicat.

    Les salariés qui ont annoncé placer les deux usines « sous protection », en les occupant à durée indéterminée, redoutent la liquidation judiciaire de Fibre Excellence. Si tel était le cas, les 660 salariés de Tarascon et Saint-Gaudens, les 228 de la Chapelle-Darblay, et les 10 000 emplois indirects s’ajouteront aux centaines de milliers détruits dans l’industrie par la macronie depuis son accession au pouvoir. Un bilan désastreux, loin de la réindustrialisation promise. « Si l’État ne suit pas, c’est lui seul qui condamne la filière et les milliers d’emplois qui en découlent », prévient la centrale de Montreuil.

  • Fos-sur-Mer : le navire Deliver condamné pour défaut de pavillon

    Fos-sur-Mer : le navire Deliver condamné pour défaut de pavillon

    L’armateur a été condamné par le tribunal judiciaire de Marseille à une peine pécuniaire de confiscation pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire.

    Le Deliver battait pavillon camerounais, bien qu’il figurait sur une liste de « navires radiés du pavillon camerounais » établie le 29 mai par le ministère des Transports de ce pays.

    Il est également sur la liste des navires sous sanctions de l’Union européenne depuis février 2025, et est le cinquième pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe arraisonné depuis septembre 2025 par la France.

  • [Week-end] Rencontres d’Arles : des mondes à relire

    [Week-end] Rencontres d’Arles : des mondes à relire

    L’exposition Modèle animal, 200 ans de photographie parcourt deux siècles d’histoire et rassemble le travail de nombreux artistes. Un panorama visuel d’une grande diversité qui invite à repenser les frontières entre l’humain et l’animal, entre le regard et l’image, entre le réel et sa représentation.

    Exposition à voir à La Mécanique Générale.

  • Marseille : annulation du concert «scène sur l’eau»

    Marseille : annulation du concert «scène sur l’eau»

    Ce samedi soir à partir de 20h30, les artistes Jungeli, Holly G & Shanika et Scorpio Qveen devaient se produire sur la scène sur l’eau de l’Été Marseillais. En raison des mauvaises conditions météorologiques et pour des raisons de sécurité, le concert est annulé, a informé cet après-midi la Ville de Marseille.