Tag: Bouches-du-Rhône

  • [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    C’est une cuisine généreuse et savoureuse. Une cuisine qui raconte une histoire, que l’on aime partager et que l’on a du mal à oublier. Rencontre avec Nahed et Samar qui réalisent pour vous la ratatouille syrienne accompagnée de fatteh croustillant.

    Plusieurs préparations

    Pour commencer, coupez tous vos légumes en petits cubes. L’aubergine, elle se pèle à moitié pour ne pas s’écraser à la cuisson et se coupe en tronçons. Déposez-la sur un plat, arrosez d’huile et mettez au four à 200° pendant 30 à 40 minutes. Les cheffes vous conseillent de les saler et de les laisser dégorger toute une matinée pour faire sortir l’eau et ainsi éviter qu’elles s’imprègnent d’huile.

    Pendant le temps de cuisson, mettez une casserole sur le feu avec un fond d’huile d’olive et déposez-y directement les oignons. Le tout à feu moyen. Ajoutez ensuite la moitié de l’ail haché. Laissez cuire tranquillement et préparez votre sauce blanche en attendant.

    Pour la sauce blanche, mélangez dans un saladier le yaourt grec, le tahina ou crème de sésame, une pincée de sel et le reste d’ail haché. Mélangez au fouet et terminez en pressant la moitié d’un citron sur le dessus, mélangez à nouveau. Si la sauce est trop épaisse, n’hésitez pas à ajouter un peu d’eau pour la délayer.

    Une assiette généreuse

    Dans votre casserole, rajoutez la coriandre en poudre, les poivrons puis les concentrés de tomates et de poivrons. Viennent ensuite les tomates et un petit fond d’eau pour permettre à l’aubergine de cuire dans le tout et d’avoir une texture fluide et non sèche. Une fois les aubergines sorties du four, mettez-les avec les autres légumes puis le paprika et laissez mijoter. Attelez-vous ensuite au fatteh, pain libanais coupé en morceaux que vous allez frire dans de l’huile. Quand il est doré, sortez le pain et égouttez-le dans une passoire avec du sopalin.

    Pour le dressage, déposez en fond d’assiette le fatteh, recouvrez avec la ratatouille, la sauce et de nouveau du fatteh. Décorez avec la grenade, les pistaches et le persil haché. Bon appétit !

    Pour 2 personnes,
    il vous faudra
     :

    – 3 aubergines, 2 tomates, 1 oignon, 1 poivron vert et un rouge, 30g d’ail haché

    – 1 càs de concentré de tomate et une de concentré de poivron

    – De la coriandre sèche en poudre
    et du paprika fumé

    – Du sel, de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – 150g de yaourt Grec, 70g de tahina, du jus de citron

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Chez Regards de Provence, le grand silence d’Albert Dubout

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Chez Regards de Provence, le grand silence d’Albert Dubout

    Le tome quatre de son catalogue raisonné dénombre seulement 77 huiles sur toile ou sur bois. Entre autres, un David et Goliath de 1931 jovialement monstrueux et dissymétrique ainsi qu’un Autoportrait de 1938, ironique et songeur, deux toiles qu’on aperçoit au premier étage du Musée Regards de Provence.

    Dans ce très complet catalogue, des portraits d’amis, quelques natures mortes, des vues de village, des chats et des silhouettes burlesques – Don Quichotte, des petits-bourgeois vaniteux, une « Sous-maîtresse » pas du tout désirable et des vieilles matrones coiffées avec des chapeaux à fleurs – sont plaisants mais n’ont rien de miraculeux.

    Tableau bariolé et pointilliste

    En revanche, deux grands tiers de ces peintures sont consacrés à des silhouettes de matadors, aux courses de vachettes et aux corridas. Plusieurs des titres de ces toiles – « Le Moment des clarines », « l’Attente », « Monumental » ainsi que le rappel d’un très justement célèbre vers de Garcia Lorca – pointent la passion et le respect que Dubout pouvait éprouver en face des instants les plus tragiques de la corrida.

    Cet intraduisible de Lorca – « A las cinco de la tarde » n’est évidemment pas l’équivalent de « Cinq heures de l’après-midi – Albert Dubout en donne une vision à la fois ensoleillée et intranquille. Les bruissements de couleurs, les taches blanches, oranges ou bien rouges qui évoquent la foule sont interchangeables. Les hommes, les femmes et les enfants sont identiques. Les rumeurs et les ovations sont énormes, le souci du détail disparaît.

    Ce tableau bariolé et pointilliste laisse entendre que dans cette immense chorale, les rires et les sifflets peuvent soudainement s’interrompre. Dans ce gentil tournoiement de couleurs, au cœur de cette simplicité bon enfant, les lames et les découpes de la lumière sont d’ores et déjà omniprésentes. Les ombres pourraient brusquement grandir : la totale indécision de cet instant peut basculer du côté de l’insouciance de la fête, ou bien vers l’irrémédiable.

  • [Entretien] Edmond Baudoin : « J’aimerais que la Méditerranée s’arrête enfin de saigner »

    [Entretien] Edmond Baudoin : « J’aimerais que la Méditerranée s’arrête enfin de saigner »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir voulu monter à bord de cette flottille ?

    Edmond Baudoin : Comme beaucoup d’êtres humains, je suis concerné par ce qu’il se passe en ce moment. Je suis né à Nice, en 1942, il y a bien longtemps, et c’est aussi pour ça que la mer Méditerranée m’importe tant. C’est un lieu de passage, où l’on meurt énormément, et depuis longtemps maintenant. L’horreur dans laquelle nous sommes arrivés, nous ne pouvons plus la continuer. Je vais bientôt mourir et je sais que je voudrais que l’humanité continue, c’est ce que j’espère. Le chemin que nous avons pris nous emmène vers un point limite. Il faut que ça bascule. Donc j’ai dit oui à ce voyage, avec cette flottille, pour participer à ce militantisme sur la Méditerranée, parce que je suis encore vivant, parce que j’ai encore la possibilité de faire et d’écrire.

    Quel message portez-vous ?

    E.B. : Le message sera la Méditerranée et la culture. Bien sûr, ce qui se passe tue, mais c’est aussi un assassinat de la culture. On voit comment tout est détruit : en Palestine, à Gaza, qui est un espace d’une grande culture, mais aussi partout au Liban, puis en Iran… On piétine les êtres humains, c’est ça, bien sûr, le plus grave. Mais derrière les êtres humains, il y a tout ce qu’ils étaient. Dire qu’on va ramener l’Iran à l’âge de pierre, qu’est-ce que ça veut dire ? [Donald Trump a déclaré mercredi depuis la Maison-Blanche vouloir « ramener l’Iran à l’âge de pierre », Ndlr] Pourquoi ne sommes-nous pas en train de manifester dans la rue ? Juste ces mots… comment est-ce possible ?

    Comment occuperez-vous
    vos journées à bord
     ?

    E.B. : Bien sûr, je vais aider à faire avancer le bateau, car nous sommes huit à bord, ce qui signifie que nous devons tous participer à son fonctionnement. Mais dès que j’aurai une minute, je dessinerai ce que je pense, ce que je vois. Je vais remplir du papier, faire ce que je suis censé faire dans le monde. J’aimerais que la Méditerranée s’arrête enfin de saigner. Pour ça, je n’ai pas beaucoup d’autres moyens que le dessin et l’écriture.

    Quelles affaires avez-vous emportées ?

    E.B. : Je suis déjà allé en bateau sur la Méditerranée. Je sais donc que, n’importe où, même en plein été, il fait froid, ou qu’en tout cas tout est très humide. Donc je me suis habillé comme pour partir à la montagne. Sinon, j’ai pris de l’aquarelle, de l’encre de Chine… C’est à peu près tout. Ah oui, j’ai aussi pris des médicaments pour le mal de mer !

    Avez-vous peur ?

    E.B. : Non. C’est quelque chose que je connais mal, le stress. Je ne sais pas, je me dis que ce n’est pas maintenant que je vais mourir. Et puis, quelle importance ? Mourir ne me pose aucun problème. Simplement, je n’existerai plus. Voilà. Mais pendant des millions, des milliards d’années, je n’ai pas existé, donc je n’existerai pas. Et puis j’ai 84 ans, disons que ça me pend au nez.

    Entretien réalisé par Margot Milhaud

  • Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Vous l’aurez compris, cette année le carnaval de La Ciotat fait la part belle aux animaux pour une nouvelle édition qui s’annonce féroce ! Qu’ils soient à poils ou à plumes, qu’ils nagent, qu’ils volent ou qu’ils rampent, l’ensemble des compagnies présentes mais aussi les 13 associations participantes se prêtent au jeu et ont confectionné leurs plus beaux costumes pour les uns, tandis que les autres proposeront des tableaux en rapport avec la thématique de cette nouvelle édition.

    Un bestiaire festif
    et des manèges à gogo

    Allant des ElecRo’frOgs pour la compagnie carpentrassienne Archibald Caramantran aux faucons de la compagnie Ballet Gawazi Alcoy venue tout spécialement d’Espagne, en passant par les papillons de la compagnie allemande Stelzen Art, c’est tout un monde qui s’offre aux petits comme aux grands. C’est un après-midi animé qui attend donc les familles où musiques et chars investiront les rues du centre-ville à partir de 15h30 et au départ du Port-Vieux pour une arrivée place de l’Escalet.

    Tout au long de la déambulation, le carnaval se déclinera en plusieurs tableaux. Poissons géants, félins colorés, oiseaux merveilleux et créatures champêtres composeront ce bestiaire festif et onirique en invitant tout le monde à y participer.

    Le même jour, la fête foraine, elle aussi rendez-vous annuel, prendra ses quartiers le long des plages et plus précisément sur l’esplanade Langlois pour y rester jusqu’au 26 avril. Manèges pour petits et grands, pêche aux canards qu’ils soient drôles ou à sensations, tirs aux ballons, cascades ou encore stands de confiseries divers et variés vous accueilleront tous les jours de 14h à 20h et les vendredis et samedis jusqu’à 22h.

    à noter que les mercredis 8, 15 et 22 avril, des animations surprises faites de mascottes, de dinos et de personnages de Zootopie seront au programme à partir de 15h.

  • Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Affronter le cador parisien constitue toujours un rendez-vous à part dans une saison.

    Si les joueurs istréens se préparent avec enthousiasme à défier certains des meilleurs éléments de la planète, leur entraîneur adopte une approche plus pragmatique. « C’est l’un des matches les plus simples à préparer », lance Bastien Cismondo, le technicien du Istres Provence Handball. « C’est le plus gros budget du championnat avec une équipe qui n’a pas encore perdu », poursuit-il, conscient de l’ampleur de la tâche qui attend ses hommes dimanche dans l’antre francilien.

    Face au PSG, assuré d’être écarté de la course à la Coupe d’Europe suite à sa défaite mercredi chez les Hongrois de Veszprem (32-24), l’objectif sera avant tout de « se comparer collectivement à ce qui se fait de mieux ». « On va se focaliser sur nos points forts et sur ce que l’on maîtrise. On est capables d’être solides défensivement avec des bons gardiens, tout en ayant la capacité de se projeter rapidement. Il faudra mettre du rythme et ne pas chercher à faire des attaques placées, car ils sont capables d’éteindre leurs adversaires », développe-t-il.

    Des rendez-vous décisifs

    à venir pour le maintien

    Avant-derniers de Starligue, les Istréens (9 points) ne comptent qu’une unité de retard sur Chartres et Sélestat. Leur situation s’est toutefois nettement améliorée ces dernières semaines, avec deux victoires lors des trois dernières journées, face à Tremblay (36-30) et Saint-Raphaël (35-32), à domicile. « On est dans une dynamique positive », se réjouit l’entraîneur des Taureaux. « On est toujours à la recherche de points pour un maintien en fin de saison. Des matches capitaux nous attendent à l’avenir », ajoute Cismondo, déjà tourné vers l’après-PSG. « C’est un plaisir de les affronter, les joueurs sont motivés, mais ce n’est pas le plus grand événement de notre fin de saison. La vraie adrénaline surviendra lorsque nous allons devoir batailler face à des concurrents directs pour éviter la descente », insiste-t-il.

    Parmi les derniers matches de la saison, les réceptions des voisins nîmois et aixois, sans oublier celle des Dijonnais, actuels derniers du championnat, s’annoncent déterminantes pour leur survie en Starligue. « On a quatre, voire cinq matches à notre portée. On va tout faire pour les gagner », lâche l’entraîneur istréen, qui n’a pas encore digéré la lourde défaite subie à Dijon (39-31) en première partie de saison. « Sur les neuf matches qu’il nous reste à jouer, je pense qu’il faut en gagner au moins trois pour se maintenir », estime Bastien Cismondo, lucide alors que ses protégés ne se sont imposés qu’une seule fois à l’extérieur en dix déplacements. Autant dire qu’ils n’auront pas le droit à l’erreur devant leur public.

    22e journée de Starligue

    À 16h, au Stade Pierre de Coubertin.

    Arbitre : MM. Artes et Bolla

    PARIS : Lovkvist, Green – Fathy Omar, Steins, Konan, Karlsson, Sole, Grebille, Syprzak, Karabatic, Lyse, Heldal, Peleka, Gaudin, Prandi, Loredon.

    ISTRES : Mathias, Deekens – Araujo, Camara, Laufray, Gensoulen, Boilesen, Dourte, Padolus, Kammenhed, Dujic, Bogusevicius, Gaillard, Borges Moraes Silva, Martinon, Sanad.

  • Les mairies de secteur au cœur du jeu municipal

    Les mairies de secteur au cœur du jeu municipal

    Une semaine après l’élection officielle du maire (DVG) de Marseille Benoît Payan par son conseil municipal (notre édition du 30/03), c’est au tour des conseils d’arrondissements, pour la première fois élus distinctement, de désigner en ce dimanche de Pâques les huit maires de secteur de la ville. Des secteurs qui ont été bousculés par la vague des municipales : pour la première fois, la droite marseillaise n’en dirigera plus aucun, tandis que, après la gestion calamiteuse du FN dans les 13e-14e entre 2014 et 2020, l’extrême droite en dirigera deux. La conseillère régionale (RN) Eleonore Bez devrait s’installer dans la mairie du 5e secteur, tandis que le délégué du RN pour Marseille Olivier Rioult devrait devenir maire des 11e-12e. « Je l’ai reçu la semaine dernière, pour lui expliquer comment fonctionnait la mairie de secteurs », confirme le maire (LR) sortant Sylvain Souvestre. Mais l’hypothèse d’un switch avec la députée RN du secteur Monique Griseti, à l’occasion des prochaines législatives, reste avancée par certains. Sollicité à ce sujet, Olivier Rioult n’a pas donné suite. « Nous sommes huit élus en mairie mais la résistance va au-delà », promet d’ores et déjà la tête de liste (PS) du Printemps marseillais dans les 11e-12e, Yannick Ohanessian.

    Les maires sortants du Printemps marseillais de leur côté devraient être reconduits : Sophie Camard (GRS) dans les 1er-7e, Anthony Krehmeier (PS) dans les 2e-3e, Didier Jau (EELV) dans les 4e-5e, Olivia Fortin (MadMars) dans les 6e-8e. S’y ajoute l’arrivée de Tina Biard-Sansonetti (DVG) dans les 13e-14e, remportés sur la droite. Si elle est allée à la rencontre des agents, elle n’a pas été reçue par la maire (DVD) sortante Marion Bareille. « Elle m’a de manière très courtoise orientée vers la directrice générale des services », explique la tête de liste du Printemps marseillais, qui a commencé à se pencher sur le fonctionnement de la mairie de secteur. « Pour être en mesure de respecter la parole donnée pendant la campagne, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement actuel », explique-t-elle. Avant de fouiller dans les détails des comptes, elle compte bien y installer un défenseur des droits des locataires. Dans les 15e-16e, après l’annonce de son retrait par la maire de secteur (DVG) sortante Nadia Boulainseur, c’est Jean-Marc Coppola (PCF) qui devrait prendre la tête d’un secteur qui a été dirigé jusqu’en 2008 par les communistes.

    Quelles compétences ?

    Les insoumis, pour la première fois, pourront bénéficier d’une tribune dans quatre des huit secteurs, avec au total douze élus. « La reconstruction va passer par là, croit aussi le maire sortant des 11e-12e, Sylvain Souvestre. Il est hors de question que je lâche le terrain, je serai vigilant à ce que tout ce que j’ai mis en place ne soit pas supprimé. » Son ancrage lui a permis de réaliser le double du score de Martine Vassal, et dans un courrier aux présidents d’associations et de CIQ, il promet de rester « disponible et engagé ».

    Reste l’épineuse question des compétences, absente du programme du Printemps marseillais. Le rapport gouvernemental qui devait être rendu en février ne le sera qu’en juin, et l’arrivée au pouvoir du RN dans deux secteurs change quelque peu la donne. « La réforme du scrutin n’est pas allée au bout », regrette encore Sophie Camard, qui reconnaît : « Nous avons les mairies de secteur les moins déconcentrées. » La nécessaire remise sur pied de la caisse des écoles et du centre communal d’action sociale lors du premier mandat n’a pas permis de les décentraliser. Au-delà des équipements de proximité, de l’état civil et politiques d’animations, des vœux et avis votés en conseil d’arrondissement, « la grande compétence qu’il faut y rajouter, c’est la démocratie locale », pointe-t-elle. Malgré tout, les mairies de secteur restent « un point de repère institutionnel et citoyen », qui permet d’être au contact des habitants et de mener une politique de médiation volontariste, notamment avec la préfecture de police. « Avec une loi vieille de 1982, je les trouve très modernes dans le monde d’aujourd’hui », sourit Sophie Camard.

    Les horaires des conseils d’installation de dimanche

    1er-7e arrondissements : à 14h30, au 61, la Canebière.

    2e – 3e arr. : à 14h30, au 2, place de la Major.

    4e – 5e arr. : à 16h30, au 13, square Sidi-Brahim.

    6e-8e arr. : à 16h30, au 125, rue du commandant Rolland.

    9e-10e arr. : à 14h30, au 150, boulevard Paul-Claudel.

    11e-12e arr. : à 16h30, boulevard Bouyala-d’Arnaud.

    13e-14e arr. : à 18h30, 72 rue Paul-Coxe.

    15e-16e arr. : à 18h30, au 246, rue de Lyon.

  • Les contours du budget présentés au conseil

    Les contours du budget présentés au conseil

    Notre objectif est de maintenir la trajectoire financière rigoureuse qui est la nôtre. Nous souhaitons continuer dans ce chemin-là. Nous vous présenterons la clôture des comptes 2025 au mois de juin, déroule Dominique Augey. Deuxième caractéristique, ce sont des objectifs budgétaires de continuité de la politique que la Ville a menée pendant le précédent mandat et sur les engagements de campagne. » Si les délégations des adjoints n’ont pas été dévoilées lors du conseil municipal d’Aix, ce vendredi, l’ancienne adjointe aux finances et désormais deuxième adjointe au maire Sophie Joissains (UDI), a présenté le rapport d’orientation budgétaire.

    Le budget doit s’articuler autour de trois priorités. à commencer par la « préservation des Aixois » : pas d’augmentation de la taxe foncière, objectif de 150 policiers municipaux d’ici la fin de l’année, acquisition de 50 caméras piétons… La deuxième orientation vise l’amélioration du « cadre de vie ». Elle comprend l’achat de deux à quatre balayeuses en plus des douze déjà en service, le développement des espaces verts, l’investissement dans les pistes cyclables, ainsi que la rénovation thermique des écoles et de l’éclairage public, avec un objectif de 100% LED. Un volet santé intègre aussi cette orientation : « La Ville soutient de manière active les six maisons pluridisciplinaires de santé », poursuit Dominique Augey. La municipalité ambitionne aussi de renforcer son attractivité culturelle et sportive. Côté logement, « la construction de logements sociaux sera prolongée à hauteur de 900 logements par an ».

    Pas assez « offensif »

    Reste un troisième volet, « construire la ville de demain de manière harmonieuse et apaisée ». « On continue ce qui a été commencé : des opérations patrimoniales importantes, des rénovations et des aménagements, de la réhabilitation urbaine, de voiries… », déroule l’adjointe. Des objectifs à intégrer dans un contexte où « sur la conjoncture, on ne sait rien, tout est très compliqué en ce moment, l’incertitude est maximum ». Concernant les projets inscrits pour 2026, « on imagine une recette à hauteur de 166 millions d’euros et on sanctuarise un certain nombre de choses, comme les subventions aux associations », précise Dominique Augey. Pour 2026, l’investissement est estimé à 60 millions d’euros, le remboursement de la dette à 15,3 millions d’euros.

    « Ce budget est décevant. Il est très peu offensif au regard des attentes, y compris dans votre électorat, des besoins et des attentes des Aixois, critique Marc Pena (PS), qui mène le groupe d’opposition Aix Avenir. Apparemment, vous n’augmentez pas l’impôt, sauf qu’à partir du moment où la Métropole elle-même augmente ses impôts, elle le fait par rapport à ce qu’elle peut donner aux communes. C’est donc simplement un transfert d’argent. » Sophie Joissains rétorque : « On n’est pas dans la grande machination avec la Métropole. On n’augmente pas les impôts parce qu’on veut préserver le pouvoir d’achat. C’est une ligne politique très forte. »

    Cyrille Blint, qui siège aux côtés de Philippe Klein (Horizons), par ailleurs conseiller départemental, pointe : « Pour moi, ce qui ressort de ce ROB est le mot incertitude, qui n’est pas forcément lié au contexte international qui, de mon point de vue, sert un peu à noyer le lecteur. Ce sont les chiffres de la Ville qui sont plutôt inquiétants quand on revoit les arrêtés 2025 prévisionnels. » Face aux différentes remarques émanent des groupes d’opposition, Dominique Augey résume : « Notre posture est justement de se dire comment on va pouvoir faire aussi bien, voire mieux, avec les contraintes financières qui sont les nôtres. »

    En fin de conseil, pourtant, les élus du groupe de gauche Aix Avenir ne sont toujours pas convaincus. « Le budget ne répond pas aux attentes et aux réalités que nous avons rencontrées sur le terrain, estime Agnès Daures (DVG). L’argument de ne pas augmenter les taux d’imposition, quand on ne fait pas suffisamment de logement social, que le service public des transports n’est pas à la hauteur et que finalement ça coûte de l’argent aux gens de se loger… », difficile d’être convaincus, pour l’élue.

    Le budget définitif sera présenté le 27 avril en conseil.

  • Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Le chantier-école se sera terminé de la même manière qu’il a commencé : dans le vent. Ce vendredi, les huit étudiants de deuxième année du Master d’archéologie maritime et côtière et leurs encadrants remballent le matériel après deux semaines de fouilles dans l’épave du XVIe siècle de l’anse des Laurons. Et ce n’est pas une mince affaire. D’abord, il y a l’équipement de plongée. Les bouteilles, les masques, les détendeurs, les combinaisons constamment en train de sécher sur un fil tendu entre deux poteaux… Ensuite, les appareils archéologiques, plus fragiles : l’aspirateur à sédiments, dont le moteur, posé sur la côte, ronronnait régulièrement, le scanner, disposé dans une salle sombre du petit poste de secours mis à disposition par la Ville, le nettoyeur haute pression et tout le reste.

    Marine Sadania, responsable du littoral de la région Sud pour le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), est satisfaite des deux semaines de travaux malgré des conditions météorologiques défavorables. « Les objectifs sont remplis, on a trouvé l’emplacement du mât ce qui va permettre de bien dessiner le portrait architectural du bateau. »

    Margaux Fasquelle, étudiante, confie : « Il a fallu charbonner, d’autant qu’on a pris énormément de retard avec le vent. On était sur site à 8h15, on faisait deux plongées par jour par étudiant quand on le pouvait, en sachant que quand on n’était pas dans l’eau on avait toujours quelque chose à faire : étude du bois, documentation, photographie, topographie ou l’organisation de l’accueil des publics, comme mercredi.»

    Mise en valeur

    du patrimoine

    La pédagogie envers les publics est un pan important du cursus des étudiants. « Ça n’a aucun sens de faire de l’archéologie si on la partage pas, surtout aux gens du coin qui parfois découvrent des sites à proximité de l’endroit où ils vivent depuis des années, développe l’apprentie archéologue. C’est aussi primordial de sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques pour qu’ils fassent attention au matériel archéologique qu’ils pourraient trouver, pour éviter le pillage et ce genre de
    choses.
     »

    Sa formatrice Marine Sadania ajoute : « L’idée c’est de former cette jeune génération pour qu’elle devienne sentinelle. Ce sont les acteurs du patrimoine de demain. »

    Pour pérenniser cette transmission, certains éléments retrouvés dans l’épave Laurons 11 vont être donnés à la Ville, qui participe financièrement à leur restauration. « Le maillet et la manne, donc le panier, sont aujourd’hui dans le laboratoire grenoblois de pointe ARC Nucleart, qui est spécialisé dans tous les matériaux organiques, précise Marine Sadania. Ils ont aussi un élément de décor qu’on avait découvert sur le bateau. Tous ces objets remarquables, encore en traitement pour un an je pense, sont destinés à revenir à Martigues. »

    À la question : où ? L’archéologue de la Ville Hélène Marino répond : « Ces objets qui appartiennent à l’État seront pris en dépôt pour exposition, soit au musée Ziem ou dans d’autres lieux. On les valorisera avec des conférences, des visites, etc. »

  • Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Il n’y a pas que des yachts et des villas que les juges confisquent aux trafiquants. Le tribunal de commerce était le théâtre vendredi d’une vente exceptionnelle organisée par l’Agrasc avec les Domaines d’objets confisqués. 350 lots de bijoux, d’or, de montres, de vêtements et de maroquinerie de luxe issus des scellés des tribunaux de Marseille, Aix-en-Provence, Draguignan et Nice sont partis sous le marteau des commissaires-priseurs.

    Portée par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués et son partenaire, les Domaines qui l’organisaient, cette vente a permis de mettre en exergue que « la justice ne se limite pas à sanctionner les auteurs mais aussi à restituer aux citoyens ce qui leur revient, tout en témoignant de la fermeté des institutions face à la criminalité organisée et aux trafics » explique Charlotte Hemmerdinger, la directrice de l’Agrasc.

    « Cette vente représente déjà tout le travail accompli en amont par les enquêteurs de police, de gendarmerie, des douanes. Elle permet à l’État de récupérer des sommes non négligeables » souligne pour La Marseillaise, Franck Rastoul, le procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, présent avec des chefs de juridiction pour le lancement des enchères. « Il faut évidemment des réponses pénales contre les trafics et notamment des peines d’emprisonnement, mais on sait très bien que pour lutter il faut être capable d’infliger une sanction patrimoniale pour reprendre l’argent généré par les trafics et ces biens de luxe vendus qui sont des vecteurs de blanchiment. »

    Estimée à 750 000 euros, les organisateurs espéraient atteindre 1,2 million d’euros. « On verra à la fin, mais il ne faut pas perdre de vue que ces sommes considérables sont à mettre en regard avec les millions d’euros qui chaque semaine sont générés par les reventes de stupéfiants. On ne peut que se féliciter de la multiplication de ces ventes vertueuses qui sont la partie émergée de l’iceberg. C’est la réaction de l’État face aux trafics et l’Agrasc joue un rôle essentiel », ajoute M. Rastoul.

    Le procureur et les claquettes Louboutin !

    L’appât du gain et un goût immodéré pour le luxe tapageur qui motivent les délinquants s’exposent dans les vitrines surveillées par des vigiles. Des bagues, des colliers, des boucles de grands joailliers Cartier, Van Cleef & Arpels, Bulgari, Boucheron, Mauboussin ou Chopard sont âprement bataillés, à la fois en direct dans la salle et en ligne pour les enchérisseurs discrets ou très éloignés sur les plateformes de vente Drouot.com et Moniteurdesventes.com. Mise à prix 12 000 euros, une bague de marque inconnue en or gris ornée d’un diamant ancien de 5,87 carats, a été adjugée à 24 200 euros. tous les acquéreurs doivent s’acquitter d’une taxe de 11%. Réservés aux professionnels, plusieurs lots de plaques d’or étaient proposés dont un de 620 gr d’or à 24 carats adjugé 71 920 euros.

    Les hommes n’étaient pas en reste pour se disputer des articles de grandes marques d’horlogerie : des montres Rolex, Hublot, Chopard, Audemars Piguet, Breitling, Patek, etc. Une Rolex GMT-Master II mise à prix 30 000 euros s’est vendue 54 000 euros. Une montre Werk en titane et or rose s’est vendue 32 200 euros pour une mise à prix de 6 000 euros. Débuté à 12 000 euros, un chronographe-bracelet Tourbillon Jules Audemars est parti à 27 500 euros. Le coup de marteau pour une superbe montre Yacht-Master en or rose estimée à 8 000 euros s’est posé au prix triplé de 24 500 euros.

    « 4 000 personnes sont inscrites ce matin à cette vente, et j’ai vu qu’il y en a des terres australes françaises, de Polynésie et sur trois continents avec des inscrits au Mexique, à Macao et Hong Kong », se réjouit Alain Caumeil, le directeur national des interventions domaniales (DNID). « Nous sommes en pointe ici dans la lutte contre le blanchiment », intervient Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille qui souligne que son tribunal contribue à « 73% des confiscations remises à l’Agrasc sur l’ensemble du ressort de la cour d’appel et qui rentrent dans le budget de l’État. Ce sont des politiques partenariales qui portent leurs fruits ». D’exprimer avec humour le regret de ne pouvoir par déontologie participer à une enchère : « Un lot m’aurait beaucoup plu, les claquettes Louboutin ! » Estimée à 80 euros, la paire de « Pool Slides » d’occasion en caoutchouc rouge avec des traces d’usure, peut-être celle que portait l’épouse d’un caïd le jour de son interpellation, est partie à 140 euros. Les enchères se sont achevées par la vente d’un rare sac Hermès, dessiné par et pour Jane Birkin, clin d’œil peut être au duo de gangsters Bonnie & Clyde.

  • Le Pôle Nord de l’hôpital psychiatrique fond encore

    Le Pôle Nord de l’hôpital psychiatrique fond encore

    On a déjà fermé dedans, maintenant on ferme dehors ! » Devant l’hôpital psychiatrique, Édouard-Toulouse, les personnels sont inquiets. Déjà mobilisés en 2024 contre la fermeture de l’unité la Nef, puis par la fin du dispositif des accueillants familiaux en septembre 2025, c’est maintenant la fin des centres médico-psychiatriques et autres relais de soins de proximité dans les quartiers Nord de Marseille qu’ils redoutent.

    « C’est encore un nouveau coup porté aux patients de tout le secteur des 15e et 16e arrondissements et aux équipes médicales, déplore Olivier Boyer, secrétaire FO Édouard-Toulouse, c’est une fragilisation dans la prise en charge et la continuité du soin et une mise en difficultés des soignants, sans compter que cette suppression aura une répercussion sur les autres pavillons, voire sur tous les secteurs. » Une réunion du conseil de surveillance se tenait vendredi matin à l’hôpital. La question du pôle Littoral était à l’ordre du jour. Alors que le CHET est réputé pour ses hospitalisations sans contention avec des chambres d’apaisement pour les patients souffrant de crises de violence, et que « près de 100% des patients y sont hospitalisés sous contrainte, c’est-à-dire ordonnés par l’État », précise Kader Benayed, secrétaire SUD Santé sociaux, son avenir semble menacé. « Nous voulons mettre un terme à ces fermetures de lits et d’unités », exigent les soignants.

    Inégalité territoriale

    « Quand je suis arrivé, il y avait une centaine de lits, aujourd’hui il en reste 23 », fait le décompte Gilles, infirmier en poste depuis 24 ans. Les fermetures de services avaient été justifiées par les difficultés à recruter et le manque d’attractivité de la profession. Ses personnels restent pour autant très dévoués à leur mission qu’ils souhaitent exercer dans des conditions moins dégradées. « Voilà des années qu’on tient les services à bout de bras. Au regard des engorgements et files d’attente, les médecins se sont mobilisés, mais ce déficit va créer plus d’inégalités d’accès aux soins au détriment des 15e et 16e arrondissements », assure Pierre-Édouard Thiebaud, secrétaire du syndicat CGT.

    Une pétition a déjà réuni plus de 400 signatures. Josette Sportiello, conseillère départementale et présidente du conseil de surveillance de l’établissement hospitalier, a rappelé qu’elle soutenait le service public et indiqué qu’elle serait attentive aux décisions sur le pôle. Également venu assister à la réunion, Azad Balalas-Kazandjian, conseiller départemental et candidat sur la liste pour la mairie centrale de Marseille aux côtés de Benoît Payan lors des dernières municipales, assurait quant à lui « voir comment éviter d’éventuelles fermetures de services avec le Département et comment être en appui avec la Ville pour que tous les Marseillais puissent être soignés dans de bonnes conditions ». Quant au directeur intérimaire de l’établissement hospitalier, Benoît Thomassin, il a fait savoir qu’il répondrait le 14 avril.