Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Sciences] Sans muscles ni neurones, cet animal « crêpe » s’enfuit face au danger

    [Sciences] Sans muscles ni neurones, cet animal « crêpe » s’enfuit face au danger

    Découvert à la fin du XIXe siècle, Trichoplax reste méconnu. Cet animal aquatique est minuscule, plat et simple : un tapis de cellules qui se déplace grâce à des cils vibrant sous sa face inférieure. Il peut ainsi ramper au fond de la mer, où il vit, et réagir à des agressions extérieures –quand on le pique par exemple. Pourtant, il n’a ni muscles ni neurones ! Comment fait-il ? « C’était une énigme depuis plus d’un siècle, pointe Andrea Pasini, chercheur CNRS à l’Institut de biologie du développement de Marseille. Nous cherchons la réponse depuis cinq ans et nous avons enfin compris. » Avec son doctorant Marvin Leria et son collègue Raphaël Clément, il montre dans un article paru dans Current Biology que les cils sur sa face inférieure se réorientent rapidement et de manière coordonnée pour prendre la fuite.

    Ce mode de déplacement grâce à des cils est connu chez d’autres animaux. Mais les cils prennent généralement une certaine orientation au cours du développement et il est difficile d’en changer. « C’est parfois possible chez certains animaux mais cela prend du temps : des dizaines de minutes voire des jours », insiste le chercheur. Chez Trichoplax, quelques secondes suffisent. « C’est unique, ajoute-t-il. Cela montre à quel point les tissus épithéliaux sont plastiques et peuvent faire des choses que nous ne soupçonnions pas. »

    Calcium

    C’est un des buts derrière l’étude de cet étrange animal : comprendre comment les tissus épithéliaux -ces ensembles de cellules qui forment la peau, recouvrent certains organes, tapissent les veines… -ont pu évoluer et s’adapter à des environnements extrêmes. « Les organismes modèles généralement étudiés en biologie– souris, ver, mouche…- ne couvrent qu’une petite partie du monde animal, précise Andrea Pasini, spécialiste des tissus épithéliaux. Trichoplax est intéressant car il est composé presque essentiellement de cellules épithéliales. Il peut donc mieux nous renseigner sur certaines de leurs spécificités. »

    Pour tenter d’expliquer comment les cils changent brutalement d’orientation, les chercheurs se sont penchés sur le calcium. « Il est connu pour être impliqué dans des réactions cellulaires rapides », souligne Andrea Pasini. En plongeant Trichoplax dans une eau dépourvue de calcium ou en empêchant cet élément d’entrer dans les cellules, le petit animal ne parvient plus à se déplacer normalement. « Le calcium a donc un rôle important, poursuit le chercheur. Toute la question est maintenant de savoir où et comment il agit précisément. » Y répondre fera l’objet de futures recherches.

    Cette capacité à interagir avec l’environnement sans aucun neurone interroge : « Soit nous sommes face à une forme très simple de système nerveux, soit face à une sorte de système nerveux alternatif, ce qui serait encore plus intéressant, souligne Andrea Pasini. Mais tout cela reste à éclaircir. »

    REPÈRES

    Épithéliums

    Il s’agit de tissus formés de cellules juxtaposées. Tous les animaux en ont. Ils peuvent former des revêtements (comme la peau, les contours des organes) ou sécréter des substances essentielles à l’organisme (comme celles produites par les glandes).

    Placozoaires

    Ces animaux plats de 1 à 3 millimètres n’ont ni bouche, ni tube digestif, ni système nerveux, ni organes et n’ont pas une forme symétrique. Leurs cellules sont capables de se réorganiser pour que l’organisme change de forme.

    « T. adhaerens »

    Trichoplax adhaerens a longtemps été le seul représentant du groupe des placozoaires -jusqu’à la découverte d’autres espèces plus récemment. Il vit sur des supports (coraux, rochers) au fond de la mer, dans des eaux tropicales ou tempérées, et se nourrit d’algues, bactéries et autres micro-organismes grâce à un système de digestion externe.

  • [Travailleuse de demain] Emmy Mercier, Argentiéroise aux doigts d’or

    [Travailleuse de demain] Emmy Mercier, Argentiéroise aux doigts d’or

    À la fin du collège, Emmy s’intéressait pourtant davantage au dessin et aux filières artistiques. « Déjà, j’étais très manuelle, mais pour rejoindre une filière artistique, ça aurait été dans un Bac général, où je n’ai pas été acceptée, explique-t-elle. Mais, grâce aux différents tests probatoires proposés par les lycées, j’ai trouvé celui où je suis actuellement, à César-Baldaccini, à Marseille. J’ai fait des tests probatoires, ça m’a beaucoup plu et j’y suis maintenant. »

    Un grand saut pour Emmy Mercier qui, dès la fin du collège, passe de L’Argentière-la-Bessée, commune de 2 278 habitants dans les Hautes-Alpes, à Marseille, pour y suivre un CAP bijouterie-joaillerie en deux ans, puis un Brevet des métiers d’art (BMA). Pour suivre les cours, elle se rend chaque jour à Marseille depuis Rognac, où elle habite avec sa grand-mère. « Je sortais du collège, je n’avais que 14 ans. Au début, mes parents étaient un peu mitigés avec tous les trajets à faire au quotidien : train, bus et je prends aussi le métro, se remémore-t-elle. Ce n’était pas facile, j’ai pris la main au fur et à mesure. Ma mère est un peu stressée, mais je l’appelle souvent. Ça m’a permis aussi de gagner en autonomie, maintenant, je me débrouille sans problème. »

    Finalement, elle ne regrette pas ce choix d’orientation. « Ce qui me plaît, c’est toute la précision, je suis très manuelle de base, savoure Emmy. Dès le début, ça m’a plu de créer quelque chose, à travers des pièces à réaliser en atelier ou des choses à créer de nous-mêmes. » Ses proches ne sont pas mécontents non plus : « J’aime bien réaliser des petits cadeaux pour ma famille, et ils m’en demandent tout le temps. »

    Son avenir idéal ? « Faire des pièces uniques pour de grandes personnalités ou des événements, dans de la haute joaillerie », imagine-t-elle.

    Son idéal : l’artisanat pour le contact humain

    Pour autant, après trois stages en atelier à Marseille et à Lyon, Emmy préfère pour l’instant les structures artisanales à la haute joaillerie. « J’aime bien le côté artisan, on crée nous-mêmes de toutes pièces, on part du dessin de ce que veut le client et on va l’imaginer. On apprend et on fait beaucoup de choses. C’est hyper intéressant parce que c’est très humain, on échange beaucoup avec les gens. En haute joaillerie, on n’est pas directement en rapport avec le client », explique-t-elle.

    La première création dont elle a été particulièrement fière, elle l’a réalisée il y a deux ans, lors du concours du Meilleur apprenti de France. « J’ai eu un bracelet à faire, assez volumineux, en argent. Il faisait 5 cm de large, il prenait l’entièreté du poignet. Quand on l’ouvrait, on voyait un motif à l’intérieur et il y avait des mises en pierre sur le dessus », se replonge-t-elle.

    Quant au bijou qu’elle rêverait de réaliser, difficile de n’en choisir qu’un : « Mon bijou préféré serait un gros collier, articulé, où toutes les parties bougeraient entre elles, dans un style assez rétro, avec une grosse pierre. Mais quand on est dedans, on trouve beaucoup de choses très jolies, on touche à tout et on a envie de tout faire ! »

    LE CONCOURS

    Si elle n’a pas décroché de médaille au concours national des WorldSkills, à Marseille en octobre dernier, Emmy Mercier en garde un excellent souvenir : « Le côté social avec les membres de l’équipe était génial, tout le monde était soudé, on se réconfortait après certaines journées, ça m’a vraiment marqué. J’ai beaucoup progressé sur le côté technique en me préparant. Au concours, j’ai pu faire des choses que je ne fais pas au quotidien. Je n’avais jamais réalisé une aussi grosse pièce en or, en travaillant directement à la plaque. C’était un pendentif en trois parties. J’ai aussi beaucoup appris sur la gestion du stress. »

  • [Grand entretien] Vladimir Cosma : « La culture marseillaise ne m’a jamais quitté »

    [Grand entretien] Vladimir Cosma : « La culture marseillaise ne m’a jamais quitté »

    La Marseillaise : Dans la région, le grand public a surtout gardé en mémoire vos compositions pour l’adaptation de « La gloire de mon père » et du « Château de ma mère » par Yves Robert, en 1990. Cela a-t-il été votre porte d’entrée vers la culture marseillaise et provençale ?

    Vladimir Cosma : J’ai commencé à connaître la région lorsque Roger Luccioni m’a invité dans le festival de jazz qu’il avait créé [le Marseille jazz des cinq continents, Ndlr.]. Et quelque temps avant, à travers ces films d’Yves Robert, d’après Marcel Pagnol. Ils m’ont largement ouvert la porte de la culture marseillaise et cela ne m’a jamais quitté. D’ailleurs, une partie de mon répertoire en découle et vient de là.

    Pour ces deux films, vous êtes allé à rebours des clichés autour de la culture provençale. Loin d’utiliser fifres et tambourins, vous avez plutôt livré une musique aux accents méditerranéens. Pourquoi ?

    V.C. : Je ne voulais surtout pas faire une musique telle que vous l’avez décrite. Je ne voulais pas d’une couleur trop folklorique. Pour éviter cela, je me suis plongé dans la musique de la jeunesse de Marcel Pagnol, dans les années 1930. Les inspirations folkloriques étaient alors plutôt espagnoles, il y avait aussi la habanera… C’est plutôt ceci qui m’a donné l’idée, par la suite, d’employer de réelles cigales que j’ai samplées [fait d’échantillonner un extrait sonore déjà existant pour le réutiliser ensuite dans un autre contexte]. J’ai par exemple gardé le battement de ces cigales avec lesquelles j’ai rythmé la habanera de La gloire de mon père.

    À vos yeux, Marseille, c’est davantage la Méditerranée que la Provence ?

    V.C. : Mes liens personnels avec Marseille viennent surtout par la connaissance de l’œuvre de Marcel Pagnol, qui m’est venue grâce aux films d’Yves Robert. Par le passé, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer Marcel Pagnol. Il m’a même écrit une lettre dans laquelle il me faisait part de son goût pour des musiques que j’avais faites, comme celle de Michel Strogoff [adaptation en feuilleton du roman éponyme de Jules Verne], et qu’il aimerait bien, un jour, que je fasse de la musique sur ses propres œuvres.

    Comment décririez-vous votre rapport à la mandoline ?

    V.C. : J’ai découvert cet instrument assez tôt, car il est similaire au violon. La seule différence est que, sur la mandoline, on pince les cordes et il n’y a pas d’archet. Le son vient donc du pincement des cordes. On joue en quelque sorte ce qu’on appelle un violon pizzicato. Car le problème de la mandoline, c’est la durée du son. Et pour prolonger la durée de la note, il faut utiliser le trémolo [répétition rapide d’une même note].

    Vincent Beer-Demander, le directeur du Mandol’in Marseille festival, écrit à votre sujet : « Ses mélodies si populaires, qui appartiennent à la mémoire collective, nous font parfois oublier le grand compositeur classique qu’il est »…

    V.C. : Je ne me considère pas, par exemple, comme un compositeur de musiques de films. Je ne fais pas une musique spécifique par rapport à un film, je ne fais pas de musique descriptive. Même les musiques qui semblent le plus descriptives possibles, comme Le grand blond avec une chaussure noire ou La boom, ne décrivent en fait rien. C’est de la musique pure. Si on les écoute sans penser à l’image du film, elles ne dictent pas une action spécifique. Mais elles accompagnent l’image et lui apportent un surplus de beauté et d’émotion.

    L’idée, c’est de laisser libre cours
    à l’interprétation de chacun
     ?

    V.C. : Oui. Je ne vois d’ailleurs toujours pas le rapport que font les gens entre la musique du Grand blond avec une chaussure noire, réalisée avec une flûte de Pan roumaine avec une inspiration plutôt folklorique, avec le sujet du film et les aventures de ce héros. C’est surtout une musique qui a du caractère, un style, mais qui n’est pas dictée par l’image. Je n’ai jamais aimé les musiques descriptives. J’estime même que des musiques de Bach ou n’importe quel autre prélude ou fugue, ne vous décrivent ni l’aspect religieux, ni d’autres cotés qu’on veut bien leur attribuer.

    La musique est surtout un sentiment pour vous ?

    V.C. : Oui, la musique dégage des sentiments. Mais elle ne délivre ni un sens, ni une histoire…

    Des sentiments perpétués par des musiciens de tous âges qui joueront une partie de votre répertoire pendant le festival. D’autant plus que le Conservatoire d’Aubagne sera bientôt officiellement rebaptisé de votre nom…

    V.C. : Je suis très flatté de voir mon nom accolé à celui de Pagnol, un auteur que j’apprécie énormément et qui m’a beaucoup inspiré dans ma musique. Je suis très content de tout cela. Et cela me touche beaucoup de savoir que de jeunes musiciens jouent encore ma musique.

    Mandol’in Marseille festival, du 30 juin au 6 juillet. Programme complet sur le site mandolinmarseillefestival.com

  • À Marseille, le lycée Saint-Charles attend toujours ses dotations horaires

    À Marseille, le lycée Saint-Charles attend toujours ses dotations horaires

    Inquiets de la baisse de l’enveloppe des heures attribuées à l’établissement par l’Inspection académique, les syndicats et les associations de parents d’élèves du lycée avaient obtenu un entretien en visioconférence le 7 avril dernier avec les services du rectorat. Sans réponse à ce jour, ils demandent à être reçus d’urgence.

    Dans un contexte de baisse générale des dotations globales horaires, les enseignants et parents d’élèves du lycée Saint-Charles sont particulièrement inquiets du manque de moyens attribués à leur établissement pour la rentrée prochaine et craignent voir « des enseignements mis en péril », précisant « des enseignements dont les membres de la commission nationale d’autoévaluation ont eux-mêmes souligné la pertinence et l’efficacité dans leur forme actuelle lors de leur venue l’an dernier ». Ils étaient montés au créneau du Rectorat en avril pour plaider en faveur de la marge d’autonomie. En dépit d’une oreille attentive, ils restent à ce jour sans réponse, or le dernier conseil d’administration aura lieu fin juillet.

    Requête urgente

    Comment, pour les enseignants, préparer la rentrée sans savoir ni quelles classes, ni combien leur seront confiées ? « Tout apport ou suppression d’heures entraîne une modification significative des services des enseignants », rappellent les syndicats et les deux associations dans un courrier adressé au recteur de l’Académie Aix-Marseille. Ils pointent l’urgence de la situation : « Il semble que la réponse de vos services n’interviendra qu’en juillet après affectation des élèves. » « Beaucoup trop tard », jugent-ils pour leur permettre de travailler sérieusement.

  • La CGT veut sauver le centre de santé Joliot-Curie à Port-Saint-Louis

    La CGT veut sauver le centre de santé Joliot-Curie à Port-Saint-Louis

    La nouvelle direction de l’Union locale CGT de Port-Saint-Louis-du-Rhône a été élue jeudi, dans le cadre du congrès de l’organisation syndicale.

    Un moment incontournable de la démocratie ouvrière qui dresse le bilan et ouvre la voie de l’activité durant les trois prochaines années. Mais l’urgence du moment, pour le responsable réélu, reste la santé. « Notre centre de santé est désertifié et l’épée de Damoclès reste au-dessus tant que nous ne saurons pas ce que devient Oxance, en plan de sauvegarde » resitue le secrétaire général à propos du centre de santé Joliot-Curie créé par la CGT après trois ans de lutte en 1961.

    Des réunions publiques

    en septembre

    « La CGT est historiquement attachée au centre et on ne le laissera pas à l’abandon. Nous allons mener le combat pour sa sauvegarde avec la population, des réunions publiques sont prévues en septembre », prévient-il.

    Les autres préoccupations de l’Union locale sont dirigées vers les travailleurs de la logistique, « corvéables à souhait, à la polyvalence non rémunérée », où « la pénibilité des tâches a de grosses conséquences sur leur état de santé » selon le document du congrès proposé aux syndiqués. Le congrès a également adopté une motion pour dénoncer la répression syndicale. « Nous réaffirmons notre entière solidarité avec nos camarades Sophie Binet, secrétaire générale confédérale, Pascal Galéoté et Bernard Cristalli du GPMM ainsi que tous les militants poursuivis pour leur engagement syndical. » Mais aussi, « nous nous opposons à l’expulsion de ses murs historiques de la Bourse du travail d’Arles ». L’adversité forge la camaraderie.

  • Avant l’été, un grand nettoyage débute à Marseille

    Avant l’été, un grand nettoyage débute à Marseille

    Sur le quai de la Fraternité, les étals des poissonniers paraissent bien maigres à côté de la trentaine de véhicules de nettoyage stationnés, ce vendredi matin. Le dispositif se veut imposant, déployé pour illustrer la capacité qu’ont la Ville et la Métropole à « décaper Marseille ».

    Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille délégué à la propreté, s’en félicite : « L’opération est faite à la demande du maire. C’est une nouvelle étape dans notre relation : la Ville et la Métropole vont pouvoir travailler main dans la main. »

    Sur le Vieux-Port, l’opération devrait durer 15 jours. « La question de la propreté est essentielle à Marseille, notamment durant l’été (…). Il y a un surplus de personnes, ce qui nécessite une action renforcée, expose l’adjoint. C’est la première pierre d’une opération qui va se prolonger au-delà du cœur de ville, pour pouvoir être réalisée dans d’autres secteurs. »

    Le coût du dispositif reste flou

    Devant les agents présents, Pierre Huguet, vice-président de la Métropole délégué à l’Amélioration du cadre de vie, martèle : « Vous l’avez compris, la volonté de la Métropole est de pouvoir mettre les moyens. » Par ailleurs, les élus promettent que de nouvelles machines de nettoyage arriveront d’ici quelques semaines.

    Cette opération propreté intervient dans un contexte budgétaire tendu, alors que la Chambre régionale des comptes vient de recommander d’importantes coupes dans les finances, dans la foulée du refus des élus de la Métropole de voter son budget (lire ci-dessus). Alors que le coût précis de ce dispositif reste pour l’instant flou, les élus tentent de rassurer : « Les chiffres correspondront à la réalité économique des Marseillais. »

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • Festival à la Bonne Mère, le théâtre au clair de lune

    Festival à la Bonne Mère, le théâtre au clair de lune

    Organisé depuis quelques années par l’association Théâtre des Criques, le Festival à la Bonne Mère est de retour pour une nouvelle édition à vivre jusqu’au 20 juin et toujours au pied de l’emblématique Notre-Dame de la Garde. Si de nombreuses pièces de théâtre proposées dans les jours à venir affichent déjà complet, celle qui se jouera ces samedi et dimanche est encore accessible.

    Louison et Monsieur Molière raconte l’histoire vraie de Louison, héroïne du roman éponyme de Marie-Christine Helgerson qui est adapté pour la toute première fois au théâtre par Axelle Masliah, jeune adaptatrice et metteuse en scène de 22 ans.

    Une toute première adaptation théâtrale

    Louison a 10 ans. Entre une mère autoritaire et un père effacé, elle ne trouve pas sa place. Jusqu’au jour où ses parents rejoignent la troupe du Palais Royal, celle de Molière. Une rencontre bouleversante avec l’icône, qui voit en elle quelque chose d’unique et lui écrira le rôle de Louison dans sa toute dernière pièce avant de mourir : Le Malade imaginaire. Pour Louison, c’est une évidence désormais, elle sera comédienne.

    Pour rappel, la représentation théâtrale sera comme à l’accoutumée précédée de visites gratuites et sans réservation du Sanctuaire aux côtés d’un guide à partir de 18h30. Vous aurez également l’occasion de vous restaurer à la guinguette le Bon Air ouverte tout au long de la saison estivale. Le coucher de soleil pointera le bout de son nez au moment où le public sera invité à s’installer pour la représentation et cette dernière commencera à 21h45 pour un moment de théâtre au clair de lune et ainsi découvrir la pièce Louison et Monsieur Molière d’une durée totale d’1h20 et accessible à un public large.

    « Louison et Monsieur Molière »

    samedi et dimanche à 21h15.

    Entre 16 et 39 euros la place.

  • [Recette] Les raviolis chinois et dentelle fine croustillante

    [Recette] Les raviolis chinois et dentelle fine croustillante

    Il vous faudra :

    – De l’eau, de la farine et du sel pour la pâte à raviolis

    – Des filets de poulet, un poireau, de l’ail des ours et un ou deux œufs pour la farce

    – De l’huile neutre pour la cuisson

    Un pliage harmonieux

    Commencez d’abord par réaliser la pâte à raviolis. Pour cela, faites bouillir de l’eau et mélangez la farine et le sel jusqu’à obtention d’une pâte lisse et homogène. Déposez dans du papier sulfurisé et laissez reposer une trentaine de minutes. Formez ensuite de petites boules de taille similaire et enfarinez-les pour éviter que la pâte ne colle aux doigts, notamment.

    Une fois vos boulettes prêtes, étalez-les en formant un cercle dont le diamètre est à peu près équivalent à la taille de la paume de votre main. Attention, la surface doit être bien plane et fine, mais pas trop pour éviter qu’elle ne se troue. Enfarinez de nouveau les deux côtés. Réservez.

    Pour la farce, libre à vous de mettre les ingrédients qui vous font plaisir, mais en général, celle-ci est composée de viande, de légumes et de sauce soja, par exemple. Pour la recette du restaurant Le Mandarin, la farce réalisée est à base de poulet, d’ail des ours, de poireau, d’œufs et de sel. Passez le tout au hachoir pour avoir une jolie farce fine, moelleuse et qui se tient.

    Des raviolis savoureux

    Déposez environ une petite cuillère à café de farce au centre du ravioli et pliez-le en deux pour former une demi-lune. Pour bien fermer le ravioli et éviter qu’il ne s’ouvre, il est important de serrer les bords avec le pouce et l’index en exerçant une pression et un léger pliage. Autre astuce qui semble évidente, mais qui a son importance : ne pas mettre trop de farce à l’intérieur !

    Enfin, pour la cuisson, c’est à vous de choisir ce que vous préférez. Vous pourrez les faire cuire dans de l’eau portée à ébullition : lorsqu’ils sont prêts, les raviolis remonteront à la surface. Sinon, un peu d’huile dans une poêle, déposez les raviolis en étoile, ajoutez un demi-verre d’eau et de farine mélangés. Couvrez, laissez cuire 7 minutes puis déposez l’assiette sur la poêle et retournez façon tatin. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Le Mandarin, une institution en Provence

    Il est le plus ancien restaurant asiatique de Provence. Le Mandarin a ouvert ses portes pour la première fois en 1948 et, depuis, la tradition et l’établissement perdurent. Les propriétaires actuels y ont posé leurs valises il y a plus de 20 ans pour partager une cuisine fraîche, savoureuse et authentique.

    A.Lh.

    5, cours Jean-Ballard (1er étage) 13001 Marseille

  • Jean-Pierre Squillari plaide pour une meilleure gestion des feux

    Jean-Pierre Squillari plaide pour une meilleure gestion des feux

    Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont été sollicités pour 23 départs de feux, ce jeudi 11 juin. C’est dans ce contexte que Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne (DVG) et ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, alerte sur les « failles » du système de lutte contre les incendies.

    Le bilan de l’été 2025 est là pour rappeler l’ampleur du risque : 481 feux traités entre juin et août dans les Bouches-du-Rhône, 1 095 hectares brûlés, et un incendie aux Pennes-Mirabeau qui avait atteint les quartiers nord de Marseille, en juillet.

    Pour l’élu, ce dernier exemple illustre précisément les défaillances du système. « Le pompier sur place avait demandé des avions, l’état-major de zone l’a refusé. Et le feu est arrivé dans Marseille. C’est très grave », dénonce-t-il. Jean-Pierre Squillari va plus loin : « Ça veut dire que la personne dans son bureau pense mieux juger la situation que la personne sur le terrain. » Une critique directe de la chaîne de décision, qu’il juge déconnectée des réalités du terrain.

    S’adapter au calendrier

    En attendant les deux nouveaux Canadair commandés par l’État (lire notre édition du 5/06) « qui n’arriveront pas avant 2032 », le maire juge le dispositif actuel « insuffisant », plaidant pour des véhicules prépositionnés sur des points stratégiques et un débroussaillement rigoureux autour des habitations, « fait dans les règles », insiste-t-il.

    Car pour Jean-Pierre Squillari, la prévention prime sur la réaction : « Il faut s’adapter en fonction de la météo et des risques, et pas en fonction d’un calendrier », martèle-t-il. Selon lui, le risque ne s’arrête pas à l’été. « En 1973, j’ai participé à l’extinction d’un feu de 3 200 hectares dans le Var, le 4 décembre. L’hiver, les végétaux sont secs, sans sève, et s’il n’y a pas de pluies, mais par contre beaucoup de vents, il y a un risque sévère d’incendies. »

    De plus, l’élu relève une bataille budgétaire qu’il juge récurrente au sein du ministère de l’Intérieur, où les crédits sont partagés entre plusieurs corps. « La plupart reviennent presque toujours à la police. Je regrette que la profession de pompiers ne monte pas au créneau », déplore-t-il.

    Carmen Vollenweider