Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le plan Marseille en grand va changer de pilote

    Le plan Marseille en grand va changer de pilote

    Le mouvement se poursuit à la préfecture de région. Deux semaines après la nomination à la tête des services de l’État dans l’Aisne de l’actuelle préfète déléguée à l’égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône Isabelle Epaillard, remplacée dans ses fonctions par l’ex-directeur de cabinet au ministère de la Ville Guillaume Quenet, c’est au tour de la sous-préfète Virginie Averous de quitter le département. Par un décret signé ce lundi 10 août, celle-ci vient d’être nommée à la tête de la sous-préfecture de La Trinité, en Martinique, avec une prise de fonction annoncée pour le 1er septembre prochain. Diplômée de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), l’ancienne directrice de cabinet de la préfecture de l’Allier avait été nommée le 7 octobre 2022 sous-préfète chargée de mission auprès du préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, chargée de la politique de la ville. Surtout, depuis le 1er janvier 2024, elle portait le pilotage administratif du plan Marseille en grand.

    Quel successeur ?

    Un poste sous les feux croisés de la politique marseillaise. Si le président avait annoncé, le 16 décembre dernier, que 62% des crédits avaient bien été engagés tandis qu’était mise en service au mois de janvier la première extension du tramway et que se poursuivent les appels d’offres pour la réhabilitation des écoles – trois ont été lancés le 2 août pour le Castellas, Saint-Tronc et Cadenat – un signalement de l’ancien préfet de région Georges-François Leclerc révélé le 2 février dernier par le média Blast avait jeté une ombre de plus au tableau. En ligne de mire, l’attribution des marchés de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) qu’il présidait pourtant, l’énarque pointant des réunions de la sous-préfète avec l’ancien adjoint (DVG) aux écoles, Pierre-Marie Ganozzi. Tandis que le parquet annonçait l’ouverture d’une enquête, l’actuel préfet de région Jacques Witkowski indiquait au mois d’avril que les procédures de commande publique étaient « conformes ».

    Reste à savoir qui succédera à la sous-préfète. Son départ coïncide avec la nomination, par un décret également daté du 10 août, de l’adjoint à la sous-directrice des finances au ministère de l’Intérieur Nicolas Chamoulaud, comme sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de région pour une durée initiale de trois ans. Diplômé de l’Institut national du service public (INSP, ex-ENA) en 2022, cet administrateur de l’État a réalisé l’ensemble de sa carrière au ministère de l’Intérieur. Interrogée ce mercredi sur le périmètre de sa mission, la préfecture renvoie toute annonce à sa prise de fonction.

  • L’OM doit encore dégraisser pour recruter

    L’OM doit encore dégraisser pour recruter

    Lorsque la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a prononcé un encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert, l’avertissement était clair.

    Le gendarme financier du football français indiquait, noir sur blanc, que le gaspillage financier des années Eyraud-Longoria devait cesser illico presto. Sous peine de voir le club connaître d’énormes problèmes. Il suffit de voir ce que Bordeaux traverse pour comprendre que la situation financière se devait d’être apurée.

    C’est en connaissant ces contraintes que le nouveau triumvirat à la tête du club a entamé la préparation de la nouvelle saison. Sachant que l’UEFA y est allé de son avertissement personnel, brandissant une exclusion des coupes d’Europe si les finances marseillaises n’étaient assainies en juin prochain.

    Ainsi, avant même de songer recruter de nouveaux éléments, Grégory Lorenzi et son président Stéphane Richard ont dû trouver des portes de sorties aux éléments ayant les salaires les plus élevés. Le plus facile a été de renvoyer les prêtés à leur club d’origine. Arthur Vermeeren, Ethan Nwaneri et Benjamin Pavard ont ainsi été les premiers à quitter le navire.

    Trois têtes de gondole

    Trop gourmand financièrement, Bilal Nadir, qui était en fin de contrat, a également changé d’air, du côté de Hambourg.

    Outre les économies sur les salaires, l’OM cherche également à faire rentrer de l’argent frais en transférant ses éléments les plus « bancables ». Nayef Aguerd est le dernier en date. Le Marocain a rejoint la Real Sociedad, quelques heures après que Facundo Medina puis Gerónimo Rulli ont officialisé leur engagement en faveur du Bayer Leverkusen et Manchester City.

    Avec les départs de ces dernières semaines, ce sont 68 millions d’euros qui sont entrés dans les caisses. Auxquels pourraient s’ajouter six millions de bonus (Facundo Medina, Mason Greenwood) et 8 millions en cas de levée d’option de prêt (Hamed Traoré). Ces rentrées vont se cumuler aux économies sur les salaires des joueurs partis.

    Malheureusement, cela ne suffit pas à débloquer la situation. Pour que l’OM soit autorisé à recruter, il lui faut encore vendre au moins une de ses têtes de gondoles. Trois sont ciblées, Timothy Weah, Pierre-Emile Højbjerg et Quinten Timber. On peut donc s’attendre à ce qu’au moins l’un de ces éléments ne soit plus Olympien dans les prochaines heures.

    L’OM qui réfléchit également à se séparer de Neal Maupay, ainsi que de Leo Balerdi, le plus ancien de l’effectif avec ses six saisons sous le maillot marseillais, et pourrait libérer Geoffrey Kondogbia de sa dernière année de contrat. Pour ce dernier, cela signifierait une économie de 5,4 millions d’euros en salaire.

    Lorsqu’il a accepté de s’installer sur le banc marseillais, Bruno Genesio savait ce qui l’attendait. Toutefois, il ne pensait pas que la situation serait aussi compliquée. Sachant qu’une fois réglée la question des dépenses, il faudra trouver des renforts acceptant les nouvelles conditions salariales, avec un plafonnement estimé à environ 100 000 euros mensuels.

    Ce qui risque de refroidir plus d’un candidat. Car, si aux dires des joueurs, l’amour du maillot ne se chiffre pas, il demeure toujours proportionnel au chiffre qui précède le nombre de zéros, qui doivent être au minimum de cinq.

  • En Provence, un débarquement décisif

    En Provence, un débarquement décisif

    Le 15 août 1944, à 8h, l’assaut des plages varoises est déclenché. Près de 350 000 soldats participent alors à cette offensive de grande ampleur et débarquent à découvert sous le feu ennemi. Parmi eux 230 000 combattent sous les couleurs françaises, la moitié, il est important de le rappeler, est d’origine africaine. Des Algériens, Marocains, Tunisiens qu’on appelait encore les indigènes, avec à leurs côtés aussi des tirailleurs sénégalais. Une chair à canon mobilisée pour défendre la liberté d’une nation alors pas très regardante sur la religion ou la couleur de peau de ses libérateurs.

    Les troupes d’assaut investissent les plages entre Cavalaire et Agay. Le 16 août, le premier échelon de l’armée B du général de Lattre de Tassigny débarque entre Cavalaire et Sainte-Maxime.

    La nuit précédant le jour J le terrain a été préparé pour tenter de créer des brèches dans la solide défense Allemande par de lourds bombardements aériens puis navals avec 5 000 avions et 631 navires engagés pour la mission, majoritairement américains et anglais. Ainsi on dénombrera près de 20 tonnes de bombes déversées par kilomètre de plage.

    Mais tout n’a pas commencé avec le débarquement. Avant l’arrivée de l’armada alliée de plus de 2 200 navires, des hommes et des femmes luttent déjà depuis longtemps avec courage et abnégation contre l’occupant nazi. Dans le Var, la lutte s’organise dans des maquis très actifs. Le premier se constitue dans le massif des Maures sur l’initiative de militants communistes.

    Autant dire que le jour J approchant, la Résistance intensifie ses opérations et va jouer un rôle militaire crucial dans la réussite de l’opération Dragoon en affaiblissant l’occupant. Que ce soit par le sabotage, le guidage des troupes débarquées et en prenant part directement à la libération des grandes villes du Sud comme Toulon et Marseille. C’est ainsi que dès le 17 août elle prend le contrôle de la préfecture de Draguignan.

    Informée depuis le 6 juin 1944 de l’imminence d’un autre débarquement, en Méditerranée celui-là, la Résistance s’est mobilisée très tôt, un peu trop peut-être puisqu’elle va payer un lourd tribut en essuyant de nombreux massacres sur les lieux où elle a concentré ses forces pour passer de la clandestinité aux actions ouvertes. Dès le débarquement de Normandie, les chefs toulonnais rassemblent en effet 400 hommes autour du plateau de Siou-Blanc et les répartissent en quatre groupes, chacun chargé d’assurer renseignement, sabotages ferroviaires, destructions de lignes téléphoniques et attaques contre les infrastructures afin de ralentir l’arrivée des renforts allemands.

    La Résistance

    multiplie les coups de force contre l’occupant nazi

    Juste avant 15 août, les maquisards multiplient donc les embuscades et les opérations de guérilla contre les unités allemandes. À Toulon où la ville est défendue par une importante garnison et par de puissantes positions fortifiées notamment sur les hauteurs, au Faron, les combats vont être particulièrement difficiles et nécessiter des actions coordonnées. Ainsi pendant que les unités de l’armée B attaquent les positions allemandes, les FFI combattent à l’intérieur de la ville, fournissent leur connaissance du terrain et guident les soldats français dans leurs offensives. Le 23 août, ils font jonction au centre du Port du Levant, place de la Liberté. Mais les combats vont se poursuivre encore pendant plusieurs jours, jusqu’à la défaite allemande définitive du 28 août.

    De la même façon à Marseille, le 19 août, la CGT appelle à une grève insurrectionnelle et la Résistance bloque les transports et attaque les troupes allemandes. Deux jours après la préfecture est libérée. Ici aussi les combats unissant résistants et soldats vont durer jusqu’au 28 août. Avec ces deux ports de la Méditerranée repris et la libération de la Provence en deux semaines seulement, l’opération Dragoon va être un succès dépassant même les attentes de l’état-major.

    « Ce qu’il est important de se rappeler en ces jours de commémoration, c’est qui nous a libérés. L’armée française c’était principalement des tirailleurs algériens et sénégalais. C’étaient eux, la chair à canon, qui étaient devant », insiste le réalisateur varois Philippe Maurel de La Draille de la liberté. Et de poursuivre : « C’est primordial de mettre l’accent sur ce point dans la période que nous vivons aujourd’hui. Je crois que je n’ai pas besoin de développer sur ce sujet ; vous avez compris ».

    Une piqûre de rappel de salubrité publique. D’autant que l’engagement massif des forces françaises en Provence – dont la moitié des combattants est donc d’origine africaine – alors que l’engagement n’était que symbolique en Normandie le 6 juin 1944, va permettre à la France, humiliée en 1940, de s’asseoir à la table des vainqueurs. C’est le général Jean de Lattre de Tassigny qui représentera la France et signera à Berlin l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie. Aucun patriote digne de ce nom ne devrait l’oublier.

    À Toulon, un show aérien, pour les 82 ans de la Libération

    Samedi 15 août, un show aérien est organisé au-dessus des plages du Mourillon. Vous pourrez assister a l’évènement militaire dès 16h30. Au programme : démonstrations d’hélicoptères et d’avions de la Marine nationale. Le clou du spectacle se déroulera à 17h35 avec la venue de la Patrouille de France. À 22h, un spectacle pyrotechnique conclura la journée au fort Saint-Louis.

  • [C’est l’été] Avant première de la vie en relief à Arles

    [C’est l’été] Avant première de la vie en relief à Arles

    Une plongée inédite dans la vie et la jeunesse du photographe, témoin de la Belle Époque, la Première guerre mondiale, les Années folles, l’invention de l’aviation et de l’automobile…

    À partir de 21h45.

    8 euros.

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Le mythique et plus que centenaire est de retour. Quel soulagement pour les aficionados du Jeu Provençal pour qui ce magnifique sport ne peut se concevoir sans l’épreuve reine.

    Le Provençal a écrit les plus belles histoires de la longue distance et a permis à des joueurs de rentrer dans la légende à l’image de feu André Massoni recordman de l’épreuve (7 victoires) et véritable icône de la discipline.

    Beaucoup de nouveautés pour cette 108e édition organisée par notre confrère La Provence avec comme co-organisateur Joël Cantona et sa société « Joël Cantona compagnie ».

    Un pied dans le monde Bouliste pour l’ex-football qu’il connaît sur le bout des doigts compte tenu de ses origines.

    La tradition voulait que l’épreuve débute quinze jours après le Mondial La Marseillaise et un dimanche. Changement de stratégie pour les organisateurs. Ils l’ont fixé fin août et le jeudi.

    Un risque calculé d’après Gérard Poncié, directeur de l’événement.

    « Le jeudi est un choix stratégique qui tient compte des autres épisodes organisés en parallèle de l’événement majeur. Certes on sacrifie les joueurs du dimanche (de moins en moins nombreux). Certains pestent sur la date qui les oblige à poser des jours de congé mais la problématique était identique lorsque les débats commençaient le dimanche. Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable. »

    Deuxième innovation, un trophée des légendes verra le jour avec comme chef de file Éric Cantona. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    À ce jour, pratiquement 300 équipes sont engagées. « Le contexte économique n’est pas favorable à l’opulence dans les inscriptions. Dépasser les 1 000 équipes est aujourd’hui une époque révolue (le record date de 1983 avec 1 849 triplettes). La donne a changé depuis quelques années, poursuit Gérard Poncié. Aujourd’hui nous pouvons baser nos objectifs entre 550 et 600 équipes. » C’est en bonne voie pour cette édition 2026 New Look.

    Infos pratiques

    Du 27 au 30 août.

    S’inscrire en ligne dans les clubs partenaires :

    Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel ; Plan de Cuques

    Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé.

    Au Parc Borély les 24 et 25 août. Trophée des légendes les 28 et 29 août. 8 équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes.

  • [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    Jusqu’au 21 août, les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, les Nocturnes d’Aix proposent de nombreuses activités sportives pour plus d’un millier d’enfants. En plus de la Ville, des associations comme Fête le mur, créée par Yannick Noah, sont coorganisatrices de l’événement.

    BMX, football, rugby, tennis, boxe, escalade font partie des sports initiés durant ces soirées.

    L’accès aux Nocturnes est prévu de 18h à 21h30 au stade Maurice-David, au gymnase Yvan-Gros et
    à la salle 300.

  • [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    « J’ai à cœur de rassembler tout le monde », déclare Nicolas Dautricourt, violoniste professionnel et directeur artistique des Accords de Cassis. « La musique classique ou le jazz, ça peut faire peur à un public non initié, mon grand challenge, c’est de réussir à parler à tout le monde », annonce-t-il. De Paul Lay, « une grosse pointure du piano jazz », à Mozart, en passant par Bach, Schumann ou encore Dvorák, le directeur artistique raconte « chercher chez les artistes, l’œuvre qui va captiver l’auditoire du début à la fin ».

    Quatre soirées d’exception

    Ayant à cœur de réunir musiciens amateurs et professionnels au sein du festival, Nicolas Dautricourt explique proposer « un format assez unique avec des concerts de prestige le soir et, en journée dans les rues de Cassis, des concerts offerts aux passants par des musiciens amateurs bénévoles ». Le soir, en attendant les artistes internationaux, des concerts « Happy Hour » seront également proposés de 19h à 20h. C’est l’Orchestre des Colibris qui ouvrira le festival sur l’esplanade Aristide-Briand, le mercredi 19 août. « C’est un petit orchestre coup de cœur, formé par des jeunes sourds ou malentendants. Ils sont appareillés pour la plupart d’entre eux. Ils jouent très bien, ça va être magnifique », s’impatiente Nicolas Dautricourt.

    « Cette première soirée est presque 100% marseillaise », se félicite le directeur artistique pour qui « c’est un effort symbolique d’ouvrir le festival international avec des ensembles de la région ». « Le but de ces quatre jours, c’est que Cassis résonne de musiques festives, c’est un festival très éclectique, très rassembleur aussi », se réjouit Nicolas Dautricourt qui se dit « heureux et fier de ces moments de partage ».

    Le violoniste professionnel explique qu’il s’entoure de musiciens rencontrés au « gré des festivals ici et là. Ce sont tous des artistes internationaux très reconnus, mais aussi des personnes qui s’adressent au public », se félicite-t-il.

    « La dernière soirée sera festive, avec un final en feu d’artifice ! », annonce Nicolas Dautricourt.

    Alors que les derniers préparatifs se mettent en place, le directeur artistique se réjouit de retrouver le public : « J’ai l’impression que les Cassidains attendent cet événement, même les jeunes. On se dit qu’on ne travaille pas pour rien, ça fait vraiment plaisir », conclut-il avec fierté.

    Andréa Goyard-de Castro

    Renseignements : 06.12.28.65.93

    Réservations : www.lesaccordsdecassis.fr

  • [C’est l’été] Un festival de théâtre s’invite dans les jardins marseillais

    [C’est l’été] Un festival de théâtre s’invite dans les jardins marseillais

    « Bravo ! », s’exclament les spectateurs à la fin de la pièce de théâtre Impeccable, jouée au square Albrecht, ce lundi, à l’occasion de la sixième édition du festival Avant le soir. L’unique personnage du spectacle, Viktor, interprété par le comédien Mathieu Tanguy, quitte la scène sous les applaudissements du public. « Ça m’a vraiment plu, j’ai pleuré à la fin. On a envie de lui demander si c’est son histoire », s’émeut Séverine, 53 ans, habituée du festival. Organisé par la mairie des 1er et 7e arrondissements dans le cadre de l’Été marseillais, ce festival propose trente spectacles gratuits, depuis le 6 juillet et jusqu’au 28 août. Avec une petite particularité : les représentations prennent place dans les squares et jardins des deux arrondissements. « L’idée est d’ouvrir le théâtre à tout le monde. Ça peut être un lieu qui intimide un peu et qui peut paraître très fermé. Avec ce festival, il suffit de pousser la porte de son square pour y avoir accès », explique Maëlle Charpin, responsable de l’accueil des spectateurs et des artistes du festival.

    Des comédiens locaux

    Avant le soir est piloté par la compagnie de théâtre marseillaise Didascalies & Co. Son fondateur et directeur, Renaud Marie Leblanc est derrière la programmation de la manifestation depuis sa création. Cette année, elle mêle théâtre, théâtre musical et conte théâtral. Les comédiens des dix spectacles, joués à trois reprises tout l’été, sont originaires de la région. Une volonté de l’organisation, qui souhaite faire connaître les artistes locaux aux Marseillais et touristes de passage. « On peut penser à une idée écologique du spectacle. On va souvent chercher des artistes qui viennent de loin. Alors qu’en réalité, ici, ça fourmille d’artistes. Il est bon de les connaître », assure Maëlle Charpin, qui fut chargée de diffusion dans la compagnie.

    Le festival existe depuis six étés. « Il y a des fidèles d’années en années. Je vois aussi des personnes qui reviennent chaque été et qui, pour certaines, n’allaient pas au théâtre avant d’aller à Avant le soir. Ce festival sert vraiment à décloisonner la culture », défend celle qui est aussi comédienne et metteuse en scène. Selon elle, il fait même naître une vocation chez certains spectateurs. De son côté, le comédien Matthieu Tanguy soutient lui aussi cette initiative. « Avec les difficultés que connaît le monde de la culture, ce festival est une vraie force ».

    Fanny Velay

  • [C’est l’été] À Martigues, de l’étang de Berre à la mer

    [C’est l’été] À Martigues, de l’étang de Berre à la mer

    Stationné sur l’un des quais du pôle d’échange multimodal de Martigues, le bus de la ligne 30 est déjà quasiment plein. Une trentaine d’arrêts et 44 minutes plus tard – c’est précisément ce qu’affiche l’écran au centre du véhicule – il arrivera au port de Carro après avoir desservi la plage prisée de la Couronne, ainsi que les hameaux de Saint-Pierre-les-Martigues et de Sainte-Croix.

    L’itinéraire côtier a tout pour être l’un des plus empruntés du secteur pour la RTM. Assis à l’avant du bus, le chauffeur Christophe confie : « Le samedi, c’est tellement plein qu’il faut un bus en renfort ». Une ligne détrône tout de même la 30 : c’est la 22, qui relie la commune de Port-de-Bouc à Martigues, du quartier des Aigues-Douces jusqu’au Parc de Figuerolles.

    C’est ce bus qu’ont d’abord emprunté Yanis et ses deux amis pour se rendre à la mer. Les lycéens prévoient de louer un pédalo pour l’après-midi, histoire de profiter des vacances même s’ils ne partent pas. Mais avant d’y arriver, il leur aura fallu près de deux heures. « Faut être patient, glisse l’un d’eux. On est juste à côté, mais on met mille ans. » Son téléphone sonne. À l’autre bout du fil, un quatrième copain qui a raté le bus. « Prends un Uber, ça ira plus vite », lui conseille le jeune Port-de-Boucain.

    Des chantiers sont prévus afin d’améliorer la mobilité des habitants de la commune ouvrière de 17 000 habitants. En août 2025, la Métropole a annoncé mener un projet de transformation de la ligne 22 en Bus à haut niveau de service (BHNS). La promesse faite est de « permettre la desserte de quatre quartiers politique de la Ville » avec « un accès à moins de 500 mètres à pied pour près de 70% des habitants de ces quartiers ». Le bus, qui fera un trajet de 13 km en passant par l’hôpital public de Martigues, les lycées et les collèges ainsi que le parc de Figuerolles, doit entrer en service en 2027. Les études de faisabilité sont en cours.

    Témoin de l’évolution du paysage… et des pratiques

    En attendant, les Port-de-Boucains s’en tiennent donc à la 22, puis la 30 pour profiter des plages de la Côte Bleue. Quelques minutes après le départ du second bus, la ville s’éloigne déjà et laisse place à la garrigue. Les pins et les herbes sèches défilent aux fenêtres. Les passagers ont quitté l’écran de leur téléphone des yeux pour profiter du spectacle. Un seul bémol : la clim qui fonctionne par intermittence. Prospectus, carnet, casquette… Les objets du quotidien se transforment en éventail. Sur les hauteurs de la colline de Saint-Julien, les passagers peuvent à la fois apercevoir l’étang de Berre et la Méditerranée. La petite mer, et la grande mer.

    En ralentissant à l’arrêt La Saulce pour laisser sortir une mère et sa fille parties faire leurs courses en ville, Christophe se remémore : « Quand ça a brûlé, en 2020, on était aux premières loges. On a vu les stigmates de l’incendie pendant longtemps. Tout était noir. Mais depuis, ça a bien repoussé. La nature est bien faite, il faut lui faire confiance ! » De sa cabine, le chauffeur est le témoin quotidien de l’évolution du paysage. Et ça lui plaît.

    Avant, le quinquagénaire était routier. Il sillonnait la France à bord de son poids lourd. Mais le contact humain lui manquait, alors il s’est reconverti dans les transports en commun. « La journée passe souvent très vite, on voit pas filer le temps. Même si parfois, en fonction des gens qui montent, la journée peut aussi être très longue. C’est beaucoup de social, de pédagogie. Parfois, on est le seul lien des personnes avec le monde extérieur. »

    Dans la quinzaine de lignes qu’il se partage avec ses collègues de la RTM, Christophe constate que les usagers sont de plus en plus nombreux. « Les gens n’ont plus les moyens de s’acheter et d’entretenir une voiture. L’assurance et l’essence coûtent tellement cher aujourd’hui… On voit bien la précarité qui augmente. »