Tag: Bouches-du-Rhône

  • Contre le crime organisé, plus de collaboration entre polices

    Contre le crime organisé, plus de collaboration entre polices

    « Cela ne change rien. » Mais Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a tenu tout de même à communiquer en grand ce jeudi 9 avril à Marseille sur sa circulaire faite à l’ensemble des services du ministère de l’Intérieur sur « l’organisation des services placés en matière de lutte contre la criminalité organisée ».

    Concrètement dans la suite de la loi « narcotrafic » et d’un décret publié dans la foulée en septembre 2025 qui « confiait à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) le chef de file » en la matière le ministre entend formaliser une « action de coordination, d’impulsion ». L’idée : « Mieux articuler les différents services entre eux, mieux se projeter sur des analyses criminelles » avec une « DNPJ qui impulse, qui coordonne, on va continuer à échanger des informations sur des réseaux, des filières, des modes d’action, pour être aussi dans l’anticipation ». Une décision qui s’inscrit dans la continuité. « Cela fait 15 ans qu’on décloisonne, c’est l’objet de la création de l’Ofast en 2020, la création des cellules de renseignement opérationnel dans chaque département, la loi Narcotrafic… On continue d’améliorer nos dispositifs », précise Laurent Nunez.

    Pas question donc que la PJ « préempte ou capte les affaires », martèle Christian Sainte, directeur de la DNPJ quand des tensions entre police et gendarmerie ont été évoquées lors d’un vaste coup de filet le 9 mars dernier contre la DZ mafia selon nos confrères du Monde et du Canard Enchaîné. Et de détailler une nouvelle méthodologie « de coordination opérationnelle et stratégique ». L’Unalco (unité de lutte contre la criminalité organisée) sera l’interface, des comités sont déclinés depuis le niveau interministériel, sous la houlette du Premier ministre, jusqu’au départemental, en passant par le national sous autorité du ministre de l’Intérieur et le zonal. Des « outils numériques de partage de la connaissance » seront aussi utilisés.

    Une menace croissante

    Car si des résultats ont été obtenus récemment avec +14% en 2025 de mises en cause, et depuis le début de l’année, +23%, indique Laurent Nunez, avec un progrès significatif « sur la connaissance des mafias », la menace est de taille. Expansion des marchés criminels, capacité d’adaptation et utilisation massive des nouvelles technologies, niveau de violence sans précédent « avec un recours croissant à la sous-traitance entre organisations et un rajeunissement des auteurs », pression sur les institutions… Le tableau dressé par Annabelle Vandendriessche, cheffe du Sirasco (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée) fait froid dans le dos. Les « profits criminels s’accroissent » avec une « hausse de la consommation de stupéfiants en particulier la cocaïne et des drogues de synthèse », précise-t-elle. L’or valeur refuge, la cryptomonnaie ou les données personnelles sont autant de sources de trafic et de blanchiment quand « l’unité de compte est le milliard ». Pas moins de 7 pour le narcotrafic selon une étude de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) cite-t-elle, la commission d’enquête du Sénat sur la lutte contre la délinquance financière « élargissant le spectre » avec 2 milliards d’euros pour la contrebande de tabac, l’exploitation sexuelle « entre 1 et 3 milliards », les atteintes à l’environnement 1,5 milliard, la contrefaçon 5 à 6 milliards.

    Au niveau local, « on recense aujourd’hui 113 points de deal sur l’ensemble du territoire des Bouches-du-Rhône, essentiellement à Marseille, mais également autour de l’Étang de Berre, sur Aix-en-Provence, Miramas et d’autres villes de l’est du département », indique Pascal Bonnet, chef de la DCOS (direction de la lutte contre la criminalité organisée). Pour lui, « cela traduit une réalité importante : le phénomène ne se limite plus à certains quartiers, il irrigue l’ensemble du département ». Résultat : des « territoires sous tension permanente », en particulier « le 3e arrondissement de Marseille, des cités comme la cité de Félix Pyat, mais également dans le sud comme La Cayolle ou La Sauvagère ». Avec une « pression sur la population locale », sur « la société et les institutions », ajoute-t-il. Et la violence pourrait ressurgir à court terme sous l’effet des recompositions entre groupes mafieux prévient-il.

    Et quand on demande au ministre de l’Intérieur si au-delà de la méthode il ne faudrait pas des moyens, il estime que « ce n’est pas toujours forcément le volume d’effectifs » qui compte mais « comment on travaille », rappelant que « depuis 2021, on est toujours, à un petit peu moins de 400 effectifs supplémentaires affectés sur Marseille ».

  • Les robes noires vent debout contre une Justice au rabais

    Les robes noires vent debout contre une Justice au rabais

    C’est autour d’un pique-nique qu’avocats et magistrats se réunissent ce vendredi. Le rendez-vous est prévu entre 12h30 et 13h30, devant le palais Monthyon (6e). Une pause déj, oui. Mais pas n’importe laquelle. Les représentants de la justice se dressent ce midi contre le nouveau projet de loi Sanction utile rapide et efficiente (SURE) porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Un programme que le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature considèrent « méprisant » pour la victime comme pour l’accusé.

    « Une Justice plus rapide mais moins éthique »

    Des procès qui traînent sur plusieurs années. Une justice parfois trop lente pour répondre aux besoins de chacun. Selon un rapport du gouvernement, le nombre de dossiers criminels en attente d’un jugement a doublé ces 5 dernières années. Manque de moyens matériels et humains, accroissement des plaintes, notamment dans les affaires sexuelles. Les instances peinent à traiter les plaintes. En « réponse », le ministre de la justice Gérald Darmanin présente en janvier un tout nouveau décret (SURE) qui comporte plusieurs volets. Parmi ces lois, on retrouve l’éventuel « plaider-coupable » qui s’appliquait déjà sur les petits délits depuis 2004. Si le texte entre en vigueur il serait aussi possible d’y avoir recours dans les affaires de crimes. Plus de séance en Cour de Justice, plus d’audience publique. Seulement l’accusé face au parquet, entre les quatre murs de son bureau. Une « privatisation » des démarches de condamnation selon Zoé Poncelet, avocate au Barreau de Marseille. « Cette loi est la goutte de trop qui vient confirmer la prise de position du gouvernement pour une justice plus rapide mais moins éthique. Ce n’est pas une négociation équitable. L’accusé sort de détention provisoire. Affaibli par des conditions de vie compliquées. Il peut facilement céder à de faux aveux », déplore-t-elle. Des textes qui viendraient brouiller les choix et déclarations des personnes jugées. Favoriser les aveux, au risque d’en obtenir de faux sous pression. Et qui ne laisseraient plus tellement de place aux plaignants. L’avocate poursuit : « C’est bénéfique et libérateur pour les victimes de débattre sur la peine. Pour certains, il faut plusieurs années. Le procès est parfois le théâtre de nombreux rebondissements. » À la suite des négociations, la partie civile aurait 10 jours pour s’opposer ou non à l’accord. Un délai que l’avocate considère « insuffisant ».

    Julie Jarno, responsable de la commission pénale à Marseille confirme. Selon elle, ces mesures s’inscrivent dans un changement de couleur politique de notre système judiciaire.

    Revirement des valeurs

    de notre République

    « Contrairement à d’autres pays comme les États-Unis, l’aveu est, en France, un élément parmi tant d’autres. Avec cette réforme, il devient une preuve principale. C’est un revirement complet des valeurs de notre République. » Faciliter les démarches, alléger les dossiers en attente de procès. Mais à quel prix ? SURE fait suite à plusieurs lois récemment adoptées notamment en 2023. On y compte la création des Cours Criminelles Départementales. Avec des délais d’audience écourtés, en grande partie utilisés pour les affaires d’agressions sexuelles. Bien qu’elles soient rapides, les séances sont dispensées de participation citoyenne. Dès 2025 la possibilité de téléconsultation en garde à vue pour les accusés qui nécessitent de l’aide médicale. Un dispositif qui remet en doute le respect du consentement éclairé ainsi que le secret médical. Et enfin cette année, le projet de loi RIPOST qui promet plus de pouvoirs pour les polices municipales. Des mesures jugées « punitives et répressives » pour Julie Jarno et qui, selon elle, « préparent le terrain pour une possible arrivée de l’extrême droite au pouvoir d’ici la prochaine élection présidentielle ».

    La commission des lois du Sénat examinera le texte en séance publique les 13 et 14 avril. Le ministre de la Justice se dit toutefois « prêt à discuter ».

  • Rue de Tivoli, l’hommage et le sentiment d’abandon

    Rue de Tivoli, l’hommage et le sentiment d’abandon

    L’hommage sans discours est ponctué d’une minute de silence et d’un dépôt de gerbes au pied d’une plaque commémorative, accrochée par le collectif Tivoli-9 avril, où figurent les prénoms des victimes. Huit bougies sont allumées. « On a décidé d’un recueillement intime et de cette plaque pour interpeller parce qu’on se sent oublié et envahi par les tagueurs. On commence à ne plus y croire, chaque victime se sent abandonnée à ses contrats privés en l’absence d’un accord-cadre », explique Johanne Raimbault, membre du collectif.

    Lettres au Préfet

    Le 9 avril 2023. Une explosion au gaz provoque l’effondrement de deux immeubles, faisant huit morts et entraînant l’évacuation d’environ 350 personnes au Camas. Trois ans plus tard, six immeubles toujours inhabités, les murs de la dent creuse couverts de tags et un permis de construire décrépi, traduisent une situation au point mort. Dans la foule, Didier Jau, le maire (EELV) du secteur ne cache pas son « émotion » avec en tête les images de la nuit du 9 avril. Plusieurs adjoints du Printemps marseillais sont présents. Avec eux, le vice-amiral, Lionel Mathieu, du Bataillon des marins pompiers et Céline Lefléfian, la directrice de la police municipale.

    « La Direction interministérielle d’aide aux victimes a envoyé un mauvais message », poursuit Johanne Raimbault. Les deux ministres nommés à l’époque ont été démis sans explication en décembre. Le nouveau préfet ne répond pas. « Je pense qu’ils n’y croient plus… Le dernier Comité local d’aide aux victimes pour monter accord-cadre a eu lieu en mai sans résultat. » Celui de décembre a été annulé. Ce long bras de fer avec les assurances et la disparition de dispositifs d’aide aux victimes alimentent le sentiment d’oubli. « Seul un accord-cadre permettrait une indemnisation groupée et le maire Benoît Payan a de nouveau écrit au Préfet pour demander avec toute la force de la ville qu’il puisse intervenir », reprend Didier Jau.

    L’information judiciaire se poursuit. L’enquête vise à déterminer le mécanisme ayant conduit à l’écoulement du gaz et l’explosion. Elle pourrait être clôturée dans l’année à l’issue d’une contre-expertise toujours en cours. Aucune mise en examen n’a été prononcée.

    « On continue à se battre puisqu’on est renvoyé à notre assurance privée », reprend Johanne Raimbault. « Notre combat maintenant sera aussi de faire évoluer la loi car il y aura d’autres accidents collectifs de ce genre, pour que les prochaines victimes ne subissent pas la double peine qu’on vit. »

  • Criminalité organisée : Laurent Nunez vient faire l’état des lieux

    Criminalité organisée : Laurent Nunez vient faire l’état des lieux

    Suite à une visite en février, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, est finalement de nouveau attendu dans la cité phocéenne ce jeudi 9 avril. Précédemment accompagné du ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun pour causer un peu prévention et beaucoup répression, c’est seul qu’il vient faire un point cette fois-ci sur la lutte contre la criminalité organisée et « l’état de la menace en France et à Marseille ».

  • Élection chaotique pour de Carolis à la présidence de l’intercommunalité

    Élection chaotique pour de Carolis à la présidence de l’intercommunalité

    Quatre candidatures se sont présentées pour la présidence, le maire réélu (Hor.) d’Arles Patrick de Carolis, son opposant (PCF) Nicolas Koukas, la maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra et le maire (RN) de Tarascon Alexandre Ducouret. Au second tour, le maire d’Arles ne l’a emporté que d’une voix face à la maire de Saint-Martin-de-Crau, après le retrait des deux autres candidats. Surtout, aucun accord n’a pu être trouvé sur la répartition des vice-présidences, malgré les suspensions de séance : Patrick de Carolis n’en accordera aucune à son opposante, lui faisant payer sa candidature alors que quatre postes avaient été proposés. De quoi laisser craindre une crise de gouvernance.

  • [Pétanque] Pour l’heure seule une poignée

    [Pétanque] Pour l’heure seule une poignée

    Les clubs ont jusqu’au 10 mai pour effectuer leur rencontre, à un mois de cette date butoir seuls cinq qualifiés sont connus. Ce week-end La Boule Saintoise – voir ci-dessous – la Boule de Cassis vainqueur de B. Brets Barjaquets, 18 à 13 et la Boule Doria qui a largement dominé l’Entente Bouliste Tarasconnaise 16 à 5, ont rejoint les deux qui étaient déjà connus, à savoir le Cercle St-Barnabé et la Boule Communale de St-Chamas. Voilà pour l’heure la poignée de qualifiés…

    Dans les prévisions, sont programmées les rencontres : B.de Beauregard – Orgon face à B. Ovale Maussane le 10 avril 19h ; et la B. Beaudinard contre Velaux le 17 avril à 18h. Après avoir disputé leur primaire, les Amis de St-Julien se rendront à Jules-Lenoir La Ciotat le 17 avril à 18h.

    Leï Petouliers – La Boule Saintoise des Saintes Maries

    C’est en présence de Julien Amoruso du Crédit Mutuel, partenaire du groupe Leï Pétouliers que l’arbitre Christine Garguillo donne le coup d’envoi de cette rencontre. Ces visiteurs vont prendre un bel avantage au terme de la phase des individuels.

    Par la suite, lors des binômes, Castillo-Carrio entretiennent l’espoir. Largement dominés en entame (2-6) ils vont retourner la situation grâce à une frappe au but de Castillo qui permet aux locaux de revenir… Sur ce coup les visiteurs ne s’en remettent pas et malgré un remplacement ils ne parviendront pas à s’imposer…

    Après la pause repas ! Il est bon de mettre en avant l’accueil et la belle organisation du groupe marseillais, avec comme maître d’œuvre son président Robert Allilèche bien épaulé par de dévoués bénévoles.

    Avant le dernier acte, celui des triplettes, la donne est simple, les locaux ne doivent plus concéder de terrain pour obtenir la qualification… Ils vont échouer par deux fois et dès lors laisser cette équipe venue des Saintes-Maries poursuivre son chemin dans cette coupe de France….

    Leï Petouliers : Christiane Llovet – Alain De Felice – Patrick Carrio – Gregory Castillo Perez – Damien Digne – Lucas Pechekerian – Franck Risi – Yves Villani – Capitaine : Robert Allileche

    La Boule Saintoise Ste Marie : Nathalie Bonneau – Hervé Herbin Contamin – Nicolas Vidal – François Baud – JeanHenry Boulogne – Vincent Rouzaud – Anthony Ahmed – Gregory Bonneau – Capitaine : Laurence Saloff

    Fiche Technique

    Individuels

    Llovet – Bonneau 10 -13 // Risi – Rouzaud 6 -13 // Castillo – Boulogne 13 – 2 // Pechekerian – Herbin Contamin 7 – 13

    De Felice – Vidal 11 – 13 // Villani – Ayme 6 – 13

    Score : Leï Petouliers : 2 – Ste Marie 10

    Doublettes

    Llovet – Risi (puis Digne). – Bonneau – Herbin (puis Contanmin) 0 – 13

    Castillo / Carrio – Rouzaud / Baud (puis Boulogne) 13 à 6

    Pechekerian / De Felice – Vidal / Aymes 13 à 1

    Score : Leï Petouliers 8 – B. Saintoise 13

    Triplettes

    Llovet – De Felice – Pechekerian / Bonneau – Rouzaud – Contamin. 5 à 13

    Castillo – Carrio – Figne / Vidal – Baud – Ahmes 11 à 13

    Score final : Leï Petouliers 8 – B. Saintoise Ste Marie 23

  • [Jeu provençal] Le titre ne change que de mains !

    [Jeu provençal] Le titre ne change que de mains !

    Après la première journée programmée la veille, avec 156 triplettes réparties sur 4 sites, la compétition s’est poursuivie dimanche sur le boulodrome de Vitrolles.

    Il y avait donc ce dimanche matin à Vitrolles quarante formations qui avaient franchi le cap de la première journée.

    Avec Christiane Calenzo la déléguée et les arbitrages de Mmes Yasmine Manessour et Roselyne Etienne.

    On note qu’en fin de matinée après la défaite des tenants à savoir la Lombardi « Family » face à la triplette de la Boule Peyrollaise de Thomas Chazeau, Nabil Smati et Sophien Pattier sur le score de 13 à 7 le titre est vacant.

    Autre défaite de taille celle des Calanquais de la famille Brandello Serge et Dylan avec Pierre Guida battus à 10 par les Aixois de Stéphane Pagni.

    Ne passons pas sous silence la belle victoire des « Étoilés » septèmois sous les yeux du « Gourou » alias Nicolas Lavaly leur directeur technique. Les frères Guerrero Alain et Gérard associés à Herbin Sillou vont s’imposer face à d’autres Calanquais les « Franck » Canovas et Ferrari conduit par Jean-Luc Garcia 13 à 8… Ces ex-footeux qui ont toujours fait preuve de plus de dextérité avec un ballon dans les pieds que boules en mains…

    Les Amis de St Julien avec Christian Landi aux commandes épaulé de Yoann son fils et Tom Alleman s’imposent 13 à 10 face à la formation de La Fare Ste Rosalie, du capitaine Enzo Hueso accompagné de la famille Corbeil Florian et Nicolas…

    Autres vainqueurs de la 1ère de ce dimanche Pascal la formation de Plan-de-Cuques composée de Jean-Pierre Masia Francis Conte et Stéphane Girardet, ils ont battu Robert Garrau, Luc Fantini et Morad Amraoui de la Dorée de Port-de-Bouc.

    Parmi les victimes du. cadrage la formation du Cercle St Barnabé composée de Kamel Abdelghani, Jean-Louis Sainati et Christian Mannino. Eux qui avaient jusqu’alors fait forte impression vont s’incliner face aux futurs champions.

    St Martin et St Michel avec deux fers au feu…

    Ce lundi, avec toujours Christiane Calenzo dans le rôle de déléguée, avec à l’arbitrage Yasmine Manessour et Patrick Paul ils ne seront plus que 24 longuistes à venir chercher un titre de champion départemental…

    Après deux tours et un cadrage on retrouve les 8 derniers assaillants en route pour la conquête du titre de champion départemental, celui qui aura pour effet de conduire les titrés au France de la spécialité les 3, 4 et 5 juillet à Blaye-les-Mines (81). Ils seront, pour la circonstance, accompagnés par leurs dauphins.

    Par ailleurs, les demi-finalistes et le meilleur des défunts en quarts, auront une possibilité de rejoindre le Tarn en réalisant une belle performance au championnat régional qui se déroulera les 30 et 31 mai à Pierrefeu dans le Var.

    Dans cette « Der » décisive, la partie la plus intensive oppose les Aixois de Pagni aux Calanquais du président Puglièse. Les deux équipes vont se rendre coup pour coup à l’image de ces deux tirs au but dans un premier temps de Porreca, puis d’une réplique de Pagni avec dans les deux cas, 4 points dans les escarcelles. On note qu’avec la défaite de Bertran face à Nicolas Vincensini le cercle entre dans le dernier carré en position de force. Toutefois, Armitano et les siens vengent leurs partenaires de club et se hissent en finale. Dans le même temps, Masia et Pagni vont longtemps être roue dans roue, avant que les Aixois pas très heureux sur le coup soient obligés de prendre la route de Pierrefeu.

    C’est la déléguée Christiane Calenzo qui lance le but de la finale en présence du président du Comité Patrick Fara. Au terme d’une partie à deux vitesses, avec les joueurs du C. St Michel qui vont prendre le meilleur départ, avant de voir la formation de St Martin revenir timidement. Trop timidement même, au point de ne pouvoir empêcher Masia, Girardet et Conte de permettre au cercle St Michel de Plan-de-Cuques de garder un titre qui aura seulement changé de mains.

    Fiche technique

    Quarts de finale :

    1) Batista bat Porreca – Pugliese – Gallo ( B.des Calanques) à 12

    2) Armitano bat Massimelli – Ghilardi – Groubon (B. Modérée) à 8

    3) Vincensini bat Bertran – Muller – Decanis ( B. Com. St Martin de Crau).à 3

    4) Masia bat Salcioli – Pétrini – Aguero ( B. Bassin Minier Peypin) à 11

    Demi-finales

    1) Armitano bat N. Vincensini – S. Santiago – Gomez (C. St Michel PdC) à 2

    2) Masia bat Batista – Pagni – Szczotkowski ( B. Aixoise ) à 11

    Finale

    Masia – Conte – Girardet (C.St Michel PdC) battent Armitano – Disset – Massini (Com. St Martin de Crau) 13 à 6

    Evol.du Score :

    3-0 // 4-0 // 7-0 // 7-2 // 7-3 // 8-3 // 8-5 // 8-6 // 10-6 // 13-6

    Meilleurs Quarts de finale

    1) Prorreca – Massimelli 13 – 8

    2) Bertran – Salcioli 13 – 7

    Qualification pour le Régional

    Prorreca bat Bertran 13 – 9

  • Le collège Sylvain-Menu dans les coulisses de La Marseillaise

    Le collège Sylvain-Menu dans les coulisses de La Marseillaise

    « Sous la dictature du régime de Vichy, La Marseillaise résistait à l’occupation nazie. Nos fondateurs risquaient leur vie pour briser le mur de désinformation et la censure. » C’est autour d’une table ronde que Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise raconte aux élèves l’histoire du journal. Il en profite pour évoquer les différentes notions associées au paysage médiatique : transparence journalistique, pluralisme, déontologie. Des discussions sur les outils nécessaires pour appréhender, vérifier, situer l’information. Après quelques échanges, le directeur tend un journal pour le présenter à la classe. Certains connaissaient déjà, d’autres un peu moins…

    « Tombée dans

    la désinformation »

    Après avoir levé sa main, Briac rétorque : « C’est démodé les journaux ! » Il réajuste ses lunettes, puis tente de se justifier entre les quelques rires de ses camarades. Le jeune garçon de troisième scolarisé au collège Sylvain-Menu n’a pas pour habitude de lire le journal. Et il n’est pas le seul. Sur la quelque vingtaine d’élèves du collège du 9e arrondissement, la plupart s’informe sur internet. C’est le cas de Chloé, qui raconte être déjà tombée dans la désinformation. « Sur les réseaux sociaux nous n’avons même pas à chercher l’actualité, elle nous tombe dessus. C’est plus simple, plus rapide, et gratuit. Il faut cela dit faire attention à ne pas se faire avoir par l’IA ! », réplique-t-elle avec humour. Sur ces nouvelles plateformes, on retrouve en outre, des vidéos générées par l’intelligence artificielle, qui mettent en scène des situations inventées de toutes pièces.

    Pour Laurent Bedos, professeur d’histoire-géographie, il est important de sensibiliser les collégiens à la désinformation le plus tôt possible. « Cette visite s’inscrit dans le programme d’éducation morale et civique. J’ai pour habitude de pousser mes élèves à réfléchir. S’intéresser au monde qui les entoure. Les confronter à des idées qui ne sont pas les leurs. »

    Apprendre à se renseigner

    L’objectif : savoir se renseigner correctement pour prendre du recul sur ce que l’on apprend. Confronter, comparer, opposer. Maîtriser sa gestion de l’information et ne pas tomber dans la propagande. Après une visite de l’open space, le groupe se dirige vers l’entrée. Au mur, des plaques gravées du nom de personnes qui ont perdu la vie pour la liberté de la presse et pour que vive La Marseillaise. Mala Kriegel, Jean De Bernady, Léon Paranque. Le directeur éditorial en profite pour rappeler : « Mala Kriegel s’est faite mitrailler alors qu’elle distribuait un tirage de La Marseillaise pendant l’insurrection pour la libération de Marseille. Les personnalités inscrites sur ces plaques se sont battues pour qu’aujourd’hui, vous ayez le choix du média sur lequel vous vous informez. » La pluralité. Mais encore faut-il savoir faire le bon choix. Selon lui : « Une partie des jeunes s’informe sur les médias traditionnels. L’autre exclusivement via les réseaux sociaux. C’est très inégal. Les matinées de sensibilisations comme celle-ci sont nécessaires pour que tous les collégiens partent avec le même bagage. »

  • À la découverte du rugby fauteuil à la Duranne

    À la découverte du rugby fauteuil à la Duranne

    L’association Aix’Tra Sports a proposé, le week-end dernier, une initiation au rugby fauteuil, dans le cadre de son pôle inclusion santé. L’activité s’est déroulée à la Duranne, sur le complexe sportif Henri-Michel. Une dizaine de participants ont pu tester ce sport en intérieur, inscrit au programme des Jeux paralympiques. Une discipline « dynamique, qui demande à la fois de la coordination, de la stratégie et un vrai esprit d’équipe », d’après Boris Bernard, directeur de l’association.

    Ouverture prochaine

    à différents sports

    Ce moment découverte allait au-delà du sportif, incitant à se mettre à la place de la personne handicapée, comme le rappelle Boris Bernard. « Cette séance avait surtout pour objectif de sensibiliser à l’inclusion. En se mettant en situation, les participants prennent conscience des adaptations possibles et changent leur regard sur le handicap. »

    Le directeur a souligné « l’ambiance conviviale et motivante » autour du rendez-vous, ainsi que « la bonne humeur » des participants. Cet événement en appelle d’autres puisque Aix’Tra Sports a annoncé, par la même occasion, la création d’un pôle handisport.

    En plus du rugby, le handball fauteuil, l’ultimate fauteuil, le basket fauteuil et le biathlon fauteuil seront proposés aux adhérents dès la saison prochaine. Le para-escalade pourrait être l’autre discipline intégrée à cette section, pour toucher un large panel de personnes.

    Pour plus d’informations, contactez l’association : contact@aixtrasports.com