Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Martigues, les vacances scolaires sont synonymes de loisirs

    À Martigues, les vacances scolaires sont synonymes de loisirs

    Difficile de s’ennuyer durant ces vacances de Pâques pour les jeunes Martégaux. Les services de la Ville déploient tout un programme à leur destination, à l’image de la ferme pédagogique de Figuerolles qui propose des activités chaque jour.

    Cette semaine, il est possible pour les enfants de 4 à 10 ans de se promener en calèche mardi après midi entre 14h30 et 15h30. Mais aussi d’assister à la tonte des moutons de la ferme pédagogique, qui ne se produit qu’une fois par an. Ou encore découvrir les petits animaux jeudi matin pour les 3 à 5 ans, l’après-midi pour les 6 à 10 ans, ainsi que le potager vendredi matin de 9h à 11h. Le programme complet est à retrouver dans la rubrique loisirs du site internet de la Ville. La présence des parents est obligatoire tout comme l’inscription au 04.42.49.03.22 ou 04.13.93.96.02.

    Du jardin au numérique

    Si le temps n’est pas au beau fixe ou que l’on préfère la technologie au vert, les Espaces publics numériques (EPN) de la Ville proposent eux aussi nombre d’activités. Par exemple, samedi 18 avril, un atelier de création d’un jeu vidéo de plateforme comme Mario ou Sonic, est proposé aux EPN de la médiathèque Louis-Aragon jeudi 16 et vendredi 17 avril de 10h à 12h, pensé pour les 9 à 13 ans. Il est aussi possible de découvrir l’univers de l’impression 3D au travers de la séance de modélisation et d’impression d’une figurine jeudi 16 avril de 14h à 16h30, à la médiathèque. Le programme complet des EPN est à retrouver dans l’onglet Services en ligne du site internet de la Ville. Les inscriptions se font au 04.42.49.45.98 ou à epn@ville-martigues.fr.

    Le service Arts, histoire, archéologie n’est pas en reste avec l’atelier de gravure sur pierre comme à la préhistoire mercredi 15 avril à 14h, accessible à partir de 8 ans.

    Et toutes ces activités sont proposées gratuitement.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.

  • La convention du casino de La Ciotat annulée

    La convention du casino de La Ciotat annulée

    Le contrat de délégation de la gestion et de l’exploitation du casino municipal conclu entre la commune de La Ciotat et la société Pleinair Casino le 28 octobre 2024 est annulé. Cette annulation prendra effet à compter du 31 décembre 2026. » Ainsi a tranché vendredi le tribunal administratif dans ce feuilleton à rebondissements depuis plusieurs années.

    Le bâtiment du casino municipal de La Ciotat a été construit pour 15 millions d’euros par Partouche Immobilier qui le louait à la société Pleinair Casino, filiale du groupe Partouche et donc sous son contrôle. Ce complexe de jeux en plein air situé sur l’avenue du Parc a été inauguré en juin 2017 en remplacement de l’ancien casino les Flots bleus de l’avenue Wilson, transformé depuis en halle gastronomique.

    Il devait assurer à Partouche une position dominante pour se maintenir encore jusqu’en 2035 avec un chiffre d’affaires prévisionnel minimal de 130 millions d’euros. C’était sans compter l’assaut juridique mené par un concurrent belge, la société du Grand Casino de Dinant. En avril 2024, les juges ont annulé une première fois cette délégation bancale de service public, estimant que le cahier des charges de l’appel d’offres était entaché d’un vice : il imposait que l’exploitation ait lieu dans un bâtiment propriété de la société Partouche immobilier, rompant l’égalité entre les candidats.

    Par une seconde convention signée en octobre 2024, la commune de La Ciotat a délégué pour une durée de 11 années la gestion et l’exploitation des jeux du casino municipal à la société Pleinair Casino. Cette convention était censée remettre le montage juridique sur de bons rails. Mais elle niait la réalité que la commune était devenue propriétaire du bâtiment. Le tribunal le lui rappelle en énonçant que « les biens nécessaires au fonctionnement du service public ainsi confié au cocontractant, alors même que des jeux de casino y sont installés, constituent des biens de retour et appartiennent à la personne publique contractante ».

    Un vice « d’une particulière gravité »

    De sorte que le bâtiment du casino construit sur un terrain nu acheté à la commune est devenu – et cela gratuitement – la propriété de la commune de La Ciotat à l’issue des 18 ans de durée du contrat de concession signé en juin 2004. La société Partouche Immobilier ne peut se prévaloir d’une atteinte rétroactive à son droit de propriété. Aussi l’article 3 du cahier des charges de la convention bien mal rédigée par la commune et qui énonçait que « le bâtiment n’est pas propriété de la commune mais d’un propriétaire privé » est illégal et viole le Code de la commande publique.

    Ce point est indiscutable selon les juges. Il ne pose « aucune question sérieuse d’interprétation » au regard du droit de l’Union européenne et des grands principes du droit. Cette illégalité commise par la commune de La Ciotat est d’une « particulière gravité » et est donc non régularisable. « S’agissant d’un service non essentiel », l’annulation de la convention d’exploitation s’impose. Le tribunal a différé la date de prise d’effet au 31 décembre 2026. Une mise en concurrence régulière devra être organisée d’ici là.

  • [Entretien] « Avec cette loi, on banalise les crimes et les viols »

    [Entretien] « Avec cette loi, on banalise les crimes et les viols »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif de ces rassemblements en ce jour d’étude de texte du projet de loi de Gérald Darmanin ?

    Xavier Pietra : L’objectif c’était de montrer que tous les avocats de France sont unis pour la même cause, c’est-à-dire le retrait du texte du projet de loi. On voulait également faire comprendre au gouvernement et au garde des Sceaux notre volonté de protéger les justiciables. Dans un second temps, lors de notre rassemblement en robe, et j’insiste sur le fait qu’on était tous en robe. On a fait rappeler que la justice a besoin de moyens financiers et humains.

    Quel est votre sentiment sur ce projet de loi, pensez-vous que cela pourrait être validé ?

    X.P. : Alors je pense que c’est calculé, le garde des Sceaux a été très habile. Il a posé son projet de loi sans discuter avec nous, les avocats. Il y a aussi une question de timing, à la sortie des élections municipales et un an avant la présidentielle. Alors je crains qu’à cause de cette période de l’année, le texte passe. Mais finalement avec cette loi, on banalise les crimes et les viols. On banalise l’exceptionnel, donc quand quelqu’un sera jugé et reconnaîtra ses faits, il prendra deux tiers de la peine et il n’y aura pas de procès.

    De votre côté, comment gérez-vous la situation ? Est-ce que d’autres mobilisations sont prévues, pour amplifier ce mouvement ?

    X.P. : Je pense qu’au niveau national, on va trouver un consensus. Nous, à Aix-en-Provence, on a commencé à faire une grève totale du 2 au 7 avril. Depuis le 9 avril, le bâtonnier a le devoir de désigner pour les justiciables des avocats quand cela est nécessaire, surtout en matière de droit pénal. De notre côté, le Conseil de l’Ordre et le bâtonnier ont suspendu toutes les désignations en matière pénale jusqu’à nouvel ordre. À ce moment-là, deux options viennent à nous. Soit il [Gérald Darmanin, Ndlr] retire son projet de loi, et à ce moment-là, plus aucun problème. Soit, on va continuer et ça risque de durer pendant plusieurs semaines.

    Entretien réalisé par Noa Armony

  • Le club de Château-Gombert sacré champion de France de tennis-fauteuil

    Le club de Château-Gombert sacré champion de France de tennis-fauteuil

    Ce week-end marquait la fin des championnats de France de tennis-fauteuil, à Marcq-en-Barœul (Nord). Figurant parmi les favoris, le TC Château-Gombert a fini par l’emporter lors d’une rencontre disputée contre Tremblay. Une victoire 2 matches à 1 pour s’assurer le titre de National 1, la division la plus haute en France.

    L’équipe marseillaise était menée par le double champion paralympique Nicolas Peifer, le 31e mondial Nicolas Charrier, ainsi que par Yves Sattler et Julien Habrant.

    Après un quart de finale accroché contre Voisins-le-Bretonneux (2-1), le TCCG a disposé plus facilement de Lorient (3-0) avant donc de soulever le trophée. Une consécration puisque le club avait échoué à la place de finaliste la saison dernière.

    Au-delà de l’aspect sportif, le club voulait également porter un message sur le handicap.

    « Le handicap n’est pas une fatalité »

    « Chaque jour, nous nous battons pour prouver que le handicap n’est pas une fatalité, mais un défi à surmonter. À travers le sport et ses valeurs de résilience, nous avons fait de l’inclusion notre moteur. Aujourd’hui, cette synergie est récompensée par un titre au plus haut niveau national. Rien de tout cela n’aurait été possible sans ce combat mené ensemble », confie le TCCG.

    Un titre important pour le club désormais numéro 1 national en 2026, à quelques semaines de Roland-Garros, moment clé de la saison de tennis-fauteuil sur le sol français.

  • 150 minots initiés au rugby dans les quartiers Nord

    150 minots initiés au rugby dans les quartiers Nord

    Des bourrasques de vent, de la pluie et un froid inhabituel pour la saison. Cette journée de sensibilisation au rugby ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions, mais les sourires étaient présents sur les visages des enfants. La Ville de Marseille et la Ligue nationale de rugby (LNR) organisaient, ce lundi au stade Roger-Couderc (15e), une après-midi découverte du ballon ovale. Ce moment s’inscrit dans le cadre des demi-finales du Top 14, qui se dérouleront cette année au stade Vélodrome (19-20 juin).

    Laurent Olmo est responsable impact et engagement à la LNR. Il est l’un des instigateurs de ce projet : « Aujourd’hui, c’est une journée territoire et héritage. Cela se réalise dans la perspective des demi-finales et nous voulons, avec ces journées, avoir un impact et une empreinte durables. Nous nous sommes alliés à la Ville de Marseille et l’association Sport dans la ville. À travers cinq ateliers durant les prochaines semaines, nous voulons fédérer les acteurs, avec ce rôle de catalyseur. »

    Non loin de là, en attendant l’arrivée des 150 enfants, un visage bien connu du rugby français s’approche. Triple champion d’Europe et vainqueur du Tournoi des VI Nations 2010, Mathieu Bastareaud est aujourd’hui coordinateur sportif et Team manager du RC Toulon. « Bien la photo, vous avez été bon », dit-il en voyant le cliché photo de son sacre en Top 14, avec Toulon (2014). Le retraité apprécie ce genre de journée, où il peut transmettre son expérience : « J’ai de suite accepté. C’est bien de montrer l’accessibilité du rugby, même ici, dans les quartiers nord. Moi aussi, je viens d’un quartier [Créteil, Ndlr], je sais ce que c’est. »

    Apprendre en s’amusant

    La centaine de jeunes de moins de 10 ans a pu tester le rugby à travers huit ateliers. Ils ont appris à manier le ballon et ont découvert les règles parfois complexes de ce sport, tout ceci de manière ludique. La pluie redouble d’intensité, alors que les enfants n’ôtent pas leur sourire. Soraya, 8 ans, venue de Frais Vallon, n’en est pas à sa première expérience avec le ballon ovale. « Oui, j’aime bien. On en avait un peu fait avec l’association, mais je suis pas sûre d’en refaire », raconte-t-elle avant de se prendre en photo avec le bouclier de Brennus, apporté pour l’occasion.

    Une journée particulière donc, sur la pelouse du Rugby Club Marseillais, pensionnaire de Régional 3. Certains membres des équipes de jeunes ont pu se faire photographier avec Bastareaud et le Brennus, rêvant peut-être de soulever un jour ce trophée emblématique. Ce lundi restera comme un moment à part dans une ville qui vibre habituellement pour une autre forme de ballon.

  • Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Une page pourrait se tourner dans l’histoire moderne de l’OM. Le défenseur international argentin Leonardo Balerdi vivrait ses derniers mois sous le maillot phocéen. Les deux parties se seraient mises d’accord pour acter un départ en fin de saison, alors que le contrat de l’Argentin court jusqu’en 2028, selon Foot Mercato. Le joueur avait déjà exprimé son souhait de quitter le club la saison passée.

    Débarqué dans la cité phocéenne à l’été 2020, avec le statut de jeune défenseur très prometteur après deux saisons sous les couleurs du Borussia Dortmund, en Bundesliga, le natif de Villa Mercedes, au centre de la terre d’argent, a rapidement été mis à contribution dans la charnière centrale provençale. Sous les ordres d’André Villas-Boas, coach qui a repéré l’Argentin en 2018, lors de ses débuts professionnels avec le grand club sud-américain de Boca Juniors, et qui avait fait de lui l’une des priorités du mercato estival, « Leo » a notamment démontré des qualités d’anticipation, de relance et de contrôle de la profondeur. Le technicien portugais voyait même en lui « l’un des meilleurs défenseurs centraux d’Europe dans les années à venir ».

    Mais le dernier joyau de la collection marseillaise a progressivement perdu de son éclat. Son irrégularité, accentuée par de multiples passages à vide, ont par moments eu raison de lui. L’arrivée d’Igor Tudor à la tête de la formation olympienne, en 2022, lui permettra d’accéder au statut de titulaire indiscutable. La succession de différents entraîneurs, jusqu’à Habib Beye aujourd’hui, n’a jamais eu d’impact sur son temps de jeu. Il est même devenu capitaine sous la mandature de Roberto De Zerbi, dès la première journée de l’exercice 2024-2025. Une responsabilité parfois trop lourde à porter, compte tenu des enjeux et de la pression exercée au sein du microcosme olympien.

    Affaire juteuse

    Plus ancien joueur de l’effectif aujourd’hui, à seulement 27 ans, Leonardo Balerdi n’a jamais pleinement confirmé son potentiel. En plus d’une blessure au mollet en octobre dernier, l’international de l’Albiceleste s’est vu retirer son brassard de capitaine, au profit du milieu danois Pierre-Emile Højbjerg. Le début d’une descente aux enfers et les prémices de la fin d’un cycle. Cela ne l’empêcherait toutefois pas d’avoir de nombreux prétendants en Europe, notamment l’AS Rome. Sur ce dossier, l’actuel quatrième de Ligue 1 aimerait récupérer l’équivalent de 30 millions d’euros. Une potentielle belle opération financière qui ferait les affaires de Stéphane Richard, prochain président de l’OM, à partir du 2 juillet, qui aura comme mission primordiale, dans un premier temps, de redresser économiquement le club marseillais, qui déplore un déficit de 104,78 millions d’euros.

    Le jeu en vaudrait la chandelle. Surtout que le défenseur argentin pourrait également voir sa cote monter en flèche s’il venait à briller avec l’Argentine lors de la Coupe du monde, à partir du mois de juin.

  • Une journée pour penser le handicap, de la recherche jusqu’à l’action

    Une journée pour penser le handicap, de la recherche jusqu’à l’action

    Inscrite dans la démarche « Sciences & Société » de l’établissement, cette journée ouverte à tous investira la Maison de la Recherche, à Aix-en-Provence, ce 15 avril, de 9h à 19h.

    Chercheurs, professionnels, étudiants, acteurs associatifs et citoyens sont invités à échanger autour du handicap, « de la recherche académique aux actions de terrain ». L’événement mettra l’accent sur l’inclusion et les troubles du neurodéveloppement, en abordant des parcours de vie.

    échanges

    Parmi les temps forts annoncés, une conférence plénière sera consacrée à l’autisme et au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Plusieurs tables rondes interrogeront l’inclusion à l’école et à l’université, mais aussi la performance artistique du corps handicapé. L’initiative nationale Atypie-Friendly, qui vise à favoriser la réussite des étudiants présentant des troubles du neurodéveloppement, sera également présentée à travers des retours d’expérience.

    La programmation accordera une large place aux témoignages, avec aussi une séquence dédiée à la musique et à la musicothérapie, en présence de musiciens autistes. En fin de journée, le film Voir (sans les yeux), de Marie Mandy, fera l’objet d’une projection suivie d’un débat avec la réalisatrice. Une exposition dédiée aux aidants viendra compléter l’ensemble. Accessibles au grand public, les conférences bénéficieront d’une traduction en langue des signes. Les intervenants seront disponibles pour répondre aux questions.

  • Le Département réajuste son aide aux communes

    Le Département réajuste son aide aux communes

    Le coffre-fort du Département se referme. Alors que la situation financière de la collectivité s’améliore enfin, les conseillers départementaux devront approuver ce mardi matin, au moment de voter le budget, une coupe de 36 millions d’euros dans l’aide aux communes. De quoi la porter désormais à quelque 100 millions d’euros, une chute de 27% par rapport au précédent budget.

    « C’est normal en année électorale, les nouvelles équipes doivent se mettre en place », explique le vice-président (LR) délégué aux finances, Yves Moraine. Le conseil régional, quatre jours plus tôt, avait ainsi décidé d’une année blanche pour ses propres dispositifs d’aides aux communes, le temps de laisser ces nouvelles majorités construire leurs projets. Et l’argentier du Département de sourire : « Une fois que vous avez aidé les communes, il y a un moment où il y a moins de besoins. »

    C’est que le conseil départemental sait se montrer généreux : plus de 920 millions d’euros ont été versés entre 2018 et 2023 (dont près de 250 millions pour la seule année 2019), pointait en décembre dernier la Chambre régionale des comptes (notre édition du 02/12). Des aides qui n’avaient pas le moindre souci des inégalités du territoire, déploraient les magistrats. « Les règles qui régissent l’octroi des subventions départementales n’ont pas été formalisées », cinglait le rapport.

    Mise en conformité

    « La Chambre régionale des comptes a reconnu la qualité des dispositifs de l’aide aux communes », célèbre pourtant très sérieusement la première délibération à l’ordre du jour ce mardi, présentée par la présidente (DVD) de la collectivité Martine Vassal elle-même. Celle-ci malgré tout propose « une première série d’adaptations » pour se mettre en conformité avec les recommandations des magistrats. « Comme je l’avais annoncé au moment de la présentation du rapport », rappelle Yves Moraine. Ainsi les deux dispositifs qui finançaient l’achat de véhicules et de matériel sont supprimés – à l’exception des véhicules de police municipale, des comités feux de forêt ou de sécurité civile – le plafond de 100 000 euros pour les aides aux travaux de proximité sera désormais « strictement appliqué », les aides aux acquisitions foncières et immobilières seront limitées à une par an avec l’obligation de ne pas revendre les biens pendant vingt-cinq ans (au lieu de dix), les nouveaux bâtiments financés devront obligatoirement présenter une labellisation « bâtiment durable méditerranéen »… Reste encore à adapter le montant des subventions à la richesse des communes, comme le réclame la Chambre régionale des comptes. « Ces évolutions qui nécessitent des recherches de données budgétaires et des analyses complexes seront présentées à l’assemblée départementale lors d’une prochaine session budgétaire », annonce la délibération.

    Ces coupes dans les aides aux communes n’empêchent pas l’investissement global de la collectivité de se maintenir juste en dessous de 500 millions d’euros pour 2026, tandis que la hausse des recettes permet à l’épargne de se rétablir, pour une capacité de désendettement qui devrait passer sous la barre des douze ans fin 2026, après avoir frôlé les vingt ans. Les dépenses de fonctionnement progressent de 3,6%, dont 92 millions d’euros de plus pour les solidarités. Insuffisant, avait alerté le groupe communiste lors du débat d’orientations budgétaires (notre édition du 31/03). D’autant plus que le sport, la culture ou le logement font les frais des arbitrages budgétaires.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.