Tag: Benoît Payan

  • [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    À deux mois des élections, la course à l’hôtel de ville s’annonce disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié lundi, place Benoît Payan (DVG) et Franck Allisio (RN) en tête du 1er tour avec 30% des intentions de vote chacun. Martine Vassal, la candidate (DVD) de l’alliance de la droite, en recueille 23%. Sébastien Delogu (LFI) est lui crédité de 14%.

    Dynamiques croisées

    La réaction de l’équipe de campagne de Martine Vassal n’a pas tardé. Dans un communiqué, elle appuie sur la volatilité de l’électorat. « Les sondages se suivent et ne se ressemblent absolument pas. En deux mois, on a eu trois candidats différents en tête, on voit bien que c’est une élection très incertaine qui sera sûrement la plus serrée de l’histoire », appuie Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate. Sur les réseaux, ce dernier poste un tableau faisant la moyenne des sondages précédents. Une façon d’atténuer l’impact. Mais le document met en valeur deux dynamiques qui se croisent : celle de sa candidate qui perd six points depuis son entrée en campagne en septembre et celle de Franck Allisio qui en gagne autant sur la période.

    « Il faut se souvenir que notre liste était à 21% il y a un an. Cette élection n’est pas jouée, tout est très ouvert, voilà ce que disent ces sondages », répond Romain Simmarano. Pris en étau entre une extrême droite dont Martine Vassal a admis partager des valeurs, et une gauche sortante dont le socle est plus large qu’en 2020, la droite essaie de s’ouvrir une voie pour être dans « le match » de cette élection.

    « Le grand fantasme de Benoît Payan d’installer un match avec le RN se met en place. En 2020, il a utilisé Michèle Rubirola en bouée de sauvetage, en 2026, ce sera Allisio », note Maxime Boudet, porte-parole de Renaissance Marseille. « Il a bien compris que c’est pour lui une assurance-vie, car le RN ne peut pas gagner », renchérit Romain Simmarano, pour qui l’alliance des macronistes aux LR reste « la seule voie médiane, raisonnable et ambitieuse ».

    L’entourage de Martine Vassal appelle aussi à recentrer le débat. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « idées » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. « La campagne commence, on va pouvoir parler projet et vision. La propreté, la RTM, ce n’est plus l’enjeu », estime Maxime Boudet, souhaitant voir le centre macroniste prendre toute sa part. « Les résultats de Berland en 2020 montrent que sont les voix qui manquent aujourd’hui à Martine Vassal. On doit aller chercher les électeurs du centre. Renaissance peut rapporter ces voix à Martine Vassal ». Ces mêmes voix qui s’étaient déjà refusées en 2020 ?

  • [Sondage La Marseillaise] Un rejet désormais plus marqué de LFI que du RN

    [Sondage La Marseillaise] Un rejet désormais plus marqué de LFI que du RN

    Pour chacune des personnalités suivantes, diriez-vous que si elle devenait Maire de Marseille en mars prochain, ce serait une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise, très mauvaise chose ou ni une bonne chose, ni une mauvaise chose pour l’avenir de Marseille ?

    C’est la question à laquelle l’échantillon représentatif de Marseillais a répondu. À nouveau, le maire de Marseille fait la course en tête (44% de oui), devant Martine Vassal (40%de oui), Franck Allisio (32%de oui) et Sébastien Delogu (22% de oui).

    Indifférence croissante vis-à-vis de l’extrême droite

    L’enquête révèle un rejet désormais plus marqué de LFI que du RN. Ainsi, l’élection du candidat insoumis serait jugée comme « une mauvaise chose » pour l’avenir de Marseille par 54%des personnes interrogées. « Clairement le repoussoir c’est LFI au plan national, c’est Delogu à Marseille », analyse Stéphane Zumsteeg le directeur du département Politique et opinion d’Ipsos-BVA.

    Les conséquences d’une élection de Benoît Payan comme de Martine Vassal seraient perçues comme négatives par 36% des personnes interrogées.

    Quant au candidat RN, s’il y a plus de Marseillais qui verrait son élection comme « une mauvaise chose » (39%) que comme « une bonne chose » (32%), une part importante des personnes interrogées estiment que ce serait « ni une bonne, ni une mauvaise chose ».

    « C’est le symptôme d’une institutionnalisation du RN qui fait de moins en moins peur y compris au plan local. 20+32 ça fait 52% donc oui, si on ajoute ceux qui y sont favorables et ceux qui y sont indifférents cela fait une majorité potentielle », souligne Stéphane Zumsteeg.

  • [Sondage La Marseillaise] Qui ferait un bon maire ? Benoît Payan en tête

    [Sondage La Marseillaise] Qui ferait un bon maire ? Benoît Payan en tête

    La deuxième partie de l’enquête exclusive La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA est riche en enseignements. Elle démontre notamment que les intentions de vote diffèrent de la perception de tel ou tel candidat susceptible d’être aux yeux des Marseillaises et des Marseillais « un bon maire ».

    En effet, Benoît Payan, le candidat du Printemps marseillais, donné au coude à coude avec le RN plie le match lorsqu’il s’agit d’incarner de savoir s’il ferait un bon maire pour Marseille. Il enregistre 47% de oui et il est le seul candidat à pouvoir se prévaloir d’une proportion de oui supérieur à celle de non. Il se paye le luxe d’être perçu comme un futur « bon maire » par 73% de l’électorat insoumis, devant le candidat LFI, Sébastien Delogu à 70% parmi ses sympathisants.

    Martine Vassal (DVD), profitant sans doute de sa stature de présidente du Département et de la Métropole arrive deuxième à 44%, devançant Franck Allisio du RN alors que celui-ci la précède en matière d’intentions de vote. Logiquement, elle plaît à son camp et un tiers de l’électorat de gauche lui concède qu’elle ferait « une bonne maire ».

    Franck Allisio, député de la circonscription de Marignane-Vitrolles, pâtit de son manque de notoriété avec 17% qui ne le connaissent pas et 21% qui ne sont pas en mesure de se présenter. Il ferait un bon maire pour 29% des Marseillais, 18 points derrière le sortant.

    Sébastien Delogu suscite le plus net rejet avec 56% de non. Quant à Erwan Davoux, que l’on imaginait en concurrence avec Martine Vassal, fait son meilleur score chez les sympathisants insoumis. 14% d’entre eux le voient comme un « bon maire » potentiel.

    Fiche technique

    Institut

    Ipsos / BVA

    Échantillon

    801 habitants de Marseille, constituant un échantillon représentatif de la population marseillaise âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales à Marseille.

    Date de l’enquête

    Du 2 au 8 janvier 2026

    Méthodologie

    Échantillon interrogé par téléphone sur système CATI (Computer assisted téléphone interviews). Représentativité assurée par la méthode des quotas selon le sexe, l’âge, la profession, l’arrondissement de résidence.

    La notice de cette enquête est consultable sur le site de la Commission des sondages.

  • [Sondage La Marseillaise] L’extrême droite s’inscrit dans un match à deux

    [Sondage La Marseillaise] L’extrême droite s’inscrit dans un match à deux

    Le vent est porteur. Et ce n’est pas le soutien de Marine Le Pen, attendue vendredi en meeting à Marseille, en plein procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, pour laquelle elle a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, et cinq ans d’inéligibilité en première instance, qui devrait le contrarier.

    « Franck Allisio est le seul rempart face à la gauche et l’extrême gauche à Marseille » martelait, ce lundi, l’extrême droite dans un communiqué, saluant les 30% d’intention de vote accordée à leur candidat dans le sondage La Marseillaise / Experts et territoires / Ipsos-BVA. « Tout cela est conforme à ce que nous vivons sur le terrain. En mars prochain, les Marseillais auront le choix entre un candidat qui souhaite remettre Marseille en ordre et un qui souhaite accélérer son déclin », fanfaronne la liste « Marseille en ordre avec Franck Allisio », affichant une réelle satisfaction à l’idée de distancer Martine Vassal, la candidate de la droite républicaine, et de s’inscrire dans un match à deux avec le maire (DVG) sortant de Marseille, Benoît Payan.

    À la manœuvre, Olivier Rioult, ancien membre du cabinet de Martine Vassal au Département et collaborateur des groupes majoritaires de droite au Département et à la Métropole, aujourd’hui directeur de campagne et porte-parole d’une candidature d’extrême droite qui n’hésite plus à marcher sur les pas très libéraux de son ancienne famille, défendant un « projet pro-business, pro-entreprise, pro-travail donc pro-pouvoir d’achat pour les Marseillais ! ». La Macronie n’aurait pas dit mieux. Mais la crédibilité à ses limites.

    Le soutien de l’ancien patron de l’extrême droite dans le département, ex-lepéniste et zemmouriste, Stéphane Ravier, déjà condamné pour prise illégale d’intérêts (six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité) et injure publique, interroge sur la capacité de Franck Allisio à rassembler « une majorité de Marseillais afin de remettre Marseille en ordre et de rebâtir une cité phocéenne propre et heureuse ».

    Et que penser de ses soutiens plaidant sur les réseaux sociaux le « chaos » en cas d’élection de Benoît Payan et promettant abusivement un Sébastien Delogu (LFI) en 1er adjoint « en charge de l’insertion des dealers ». Sans trop de surprise, la campagne municipale de l’extrême droite nous replonge rapidement le nez dans le caniveau.

    Erwan Davoux : « Vassal finira au même niveau que Delogu »

    S’il regrette d’avoir été sondé (2%) comme liste DVD et considère mener avec Nora Preziosi une liste citoyenne défendant « la dignité humaine et l’égalité entre tous les Marseillais », Erwan Davoux espère encore voir la dynamique s’enclencher suite à l’inauguration, samedi, de son local de campagne. « Globalement, on voit bien toutefois que cela va se jouer entre le RN et Benoît Payan. Martine Vassal est durablement décrochée, elle finira au même niveau que Sébastien Delogu, si ce n’est derrière », estime l’ancien agent du Département à l’origine de l’enquête pour détournement de fonds publics ouverte contre sa présidente, Martine Vassal.

  • [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    À deux mois des élections municipales, la course à l’hôtel de ville de Marseille s’annonce particulièrement disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi, place le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat d’extrême droite, Franck Allisio (RN), en tête du 1er tour avec 30 % des intentions de vote chacun.

    Martine Vassal, la candidate DVD, présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, en campagne depuis le mois de septembre, recueille 23 %, malgré un large rassemblement des macronistes aux LR. Sébastien Delogu (LFI) est crédité de 14 %. En décembre, dans un sondage de La Provence, Martine Vassal était crédité de 26 % des intentions de vote et Franck Alliso de 27%. Une tendance se dessine.

    La réaction de son équipe de campagne n’a pas tardé. Dans un communiqué, son camp insiste sur la volatilité de l’électorat marseillais. « En deux mois, trois candidats différents ont été donnés en tête des sondages », souligne le texte, y voyant la preuve que l’élection sera « l’une des plus serrées de l’histoire de la ville ».

    Sans contester frontalement les résultats, l’entourage de la présidente de la métropole mise sur une dynamique de rassemblement. Le texte insiste sur « l’union des Marseillais qui veulent sauver leur ville », présentée comme la « seule réponse politique » face au bloc (PS, PCF, Ecologistes, Place publique, Mad Mars, GRS…) constitué autour de Benoît Payan, qu’elle tente encore d’associer à La France insoumise pourtant parti en solitaire, et à celui de l’extrême droite Franck Allisio (RN).

    La candidate DVD appelle aussi à recentrer le débat sur les enjeux locaux. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « visions, idées et projets » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. Une ligne déjà défendue la veille par Martine Vassal sur France 3.

  • L’extrême droite peut-elle l’emporter dans la deuxième ville de France ?

    L’extrême droite peut-elle l’emporter dans la deuxième ville de France ?

    L’enquête d’opinion La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA donne le candidat du RN, Franck Allisio à 30%, à égalité avec la liste du Printemps marseillais conduite par Benoît Payan. Un score très important pour un candidat d’extrême droite, député depuis 2022 de la circonscription de Marignane-Vitrolles qui souffre d’un déficit de notoriété dans la cité phocéenne.

    Mais, sûr de son influence, le RN a placé Marseille depuis de longs mois dans la liste de ses objectifs prioritaire pour les municipales de mars. Signe de l’enjeu : Marine Le Pen tiendra meeting ce vendredi au Parc Chanot, au côté de son candidat à la mairie de Marseille. Et ce, trois jours seulement après l’ouverture de son procès en appel à Paris, ce mardi, dans l’affaire des assistants parlementaires du RN qui lui a valu cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate en première instance.

    En 2024, la liste Bardella réalise 30,14%

    Il faut se souvenir que les bons résultats du FN puis du RN ne datent pas d’hier mais ils étaient plutôt circonscrits aux scrutins nationaux. Ainsi, pour mémoire, lors de l’élection présidentielle de 2002 Jean-Marie Le Pen est en tête au premier tour puis réalise près de 27% au second tour face à Jacques Chirac. Vingt ans plus tard, en 2022, sa fille récolte 20,1% au premier tour mais parvient à capitaliser 40,16% au second, face à Emmanuel Macron.

    En 2024, la liste de Jordan Bardella figure nettement en tête avec 30,14%. Un étiage sur lequel Franck Allisio semble pouvoir toujours compter d’après les résultats du sondage La Marseillaise/Ipsos-BVA. D’autant qu’il a négocié la non-candidature de Stéphane Ravier ancien du RN, passé par Reconquête qui aurait pu handicaper son score. La « marque » RN avec un candidat flanqué de Marine Le Pen et de Jordan Bardella sur ses affiches, bénéficie de la situation politique nationale avec un bloc de droite et du centre empêtré dans les conséquences de la dissolution désastreuse décidée par le chef de l’État. Le changement de mode de scrutin qui municipalise une élection autrefois morcelée par secteur semble aussi bénéficier au RN car il pâtissait jusque-là de sa faible implantation face à une droite qui cultivait depuis longtemps son réseau de notabilités avec l’appui de ses élus de proximité. Dans ces conditions, le RN peut-il emporter la deuxième ville de France ? Il est évidemment trop tôt pour l’affirmer mais il n’a probablement jamais été si près du but.

  • La bataille de Marseille sera féroce

    La bataille de Marseille sera féroce

    Les résultats de l’enquête d’opinion exclusive La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, marque un tournant dans la bataille de Marseille. Pour la première fois, ils révèlent le risque d’une victoire RN dans un contexte politique national qui lui est particulièrement favorable.

    Les gauches, unies dans le Printemps marseillais, continuent d’être en mesure de l’emporter avec un niveau d’intention de vote à 30%, équivalent à celui du RN, avec un total gauche qui progresse sur celui de 2020, et cela avant l’entrée en campagne de Benoît Payan puisque l’enquête a été réalisée
    du 2 au 8 janvier. Néanmoins, comme dans la totalité des villes ou une majorité de gauche est sortante, la présence d’une liste LFI pourrait handicaper la capacité des progressistes à avoir le dessus.

    Rien n’est joué

    La droite et le centre-droit ont, quant à eux, l’obligation de se ressaisir s’ils ne veulent pas finir siphonnés par l’extrême droite. Un des enseignements de ce sondage, comme de la période, est que la porosité entre ces deux courants politiques se fait systématiquement en faveur du RN. Il y a donc urgence à recréer des digues et à rappeler les enseignements de l’histoire mais aussi de l’actualité mondiale : il n’y a pas une différence de degré mais de nature entre la droite républicaine et l’extrême droite.

    Rien n’est joué.
    La présentation des programmes, la composition des listes et le déroulement de la campagne pèseront sans nul doute dans le résultat final des urnes.

    La bataille de Marseille sera féroce. Elle ne fait que commencer.

  • [Sondage exclusif] Élections municipales : Benoît Payan au coude à coude avec le RN

    [Sondage exclusif] Élections municipales : Benoît Payan au coude à coude avec le RN

    C’est un coup de semonce dans le champ politique marseillais : d’après les résultats du sondage exclusif La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA réalisé du 2 au 8 janvier sur un échantillon représentatif de 801 personnes, le candidat RN Franck Allisio ferait jeu égal à 30% avec la liste de la majorité sortante emmenée par Benoît Payan (DVG) tandis que Martine Vassal (DVD) est créditée de 23%.

    Début décembre, le sondage La Provence/Ifop-Fiducial donnait déjà le maire actuel à 30% et Franck Allisio, en progression à 27%,devançant pour la première fois Martine Vassal (DVD) donnée quant à elle à 26%. L’écart semble donc se creuser entre la présidente de la Métropole et du Département et le candidat d’extrême droite, alors que celui qui le séparait du Printemps marseillais se réduit à la portion congrue. Partie tôt en campagne, la candidate du bloc central semble pâtir de la situation politique nationale qui s’enlise de plus en plus avec un gouvernement sans budget, confronté à de nombreuses colères.

    Dans le même temps, Sébastien Delogu pour la France insoumise est stable à 14%. Le précédent sondage l’ayant donné à 15% début décembre. Le député des 15-16 élu dans les quartiers Nord depuis 2022 dans le cadre de la Nupes puis réélu dans celui du Nouveau front populaire se situe plus bas que la liste de Manon Aubry aux européennes de 2024 (21,5%) et il est mesuré à la moitié du score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2022 (31,1%) où celui-ci faisait la course en tête au premier tour à Marseille.

    Un élément qui confirme la volatilité des électorats de gauche en fonction des enjeux et des scrutins qui a été constatée depuis la recomposition politique induite par la première élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

    Réalisé avant l’entrée en campagne de Benoît Payan

    La liste conduite par Erwan Davoux, secondé par Nora Preziosi est stable également à 2%, même score obtenu il y a un mois. Ouvertement hostiles à Martine Vassal, le premier est un ancien fonctionnaire du Département en procès avec elle, la seconde a été révoquée de sa présidence de 13 Habitat et entend prendre sa revanche dans cette élection.

    Testé pour la première fois depuis sa déclaration de candidature, le candidat trotskiste de Lutte ouvrière Rémy Bazzali est donné à 1% par notre enquête. L’ouvrier dans l’aéronautique conduit une liste à l’échelle municipale qui sera appuyée par seulement trois listes de secteurs, les 2-3, 13-14 et 15-16.

    Réalisé avant l’entrée officielle en campagne de Benoît Payan samedi, le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA témoigne de la dynamique dont bénéficie le RN à l’échelle nationale (lire par ailleurs).

    Difficile de savoir si la mobilisation simultanée des militants de l’arc de forces qui composent le Printemps marseillais : PS, PCF, Écologistes, Génération.s, Mad Mars, Radicaux de gauche, Gauche républicaine et socialiste, Debout!, Place publique ou encore les amis de Samia Ghali regroupés dans Marseille avant tout, a déjà fait évoluer ce rapport de force.

    Rendez-vous dans sur lamarseillaise.fr et dans La Marseillaise de ce mardi pour la publication des réactions à ces résultats mais aussi pour la suite de notre enquête avec notamment la réponse à la question « qui ferait un bon maire ? » et la perception des conséquences pour Marseille en fonction de la victoire potentielle de chaque candidat.

    Rappel des résultats 2020

    Michèle Rubirola PM…….. 23,44 %

    Martine Vassal LR…………..22,32 %

    Stéphane Ravier RN ……..19,45 %

    Bruno Gilles DVD…………….10,65 %

    Sébastien Barles EELV…….8,10 %

    Yvon Berland LREM……….. 7,88 %

    Samia Ghali DVG………………. 6,41 % 

    Fiche technique

    Institut

    Ipsos / BVA

    Échantillon

    801 habitants de Marseille, constituant un échantillon représentatif de la population marseillaise âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales à Marseille.

    Date de l’enquête

    Du 2 au 8 janvier 2026

    Méthodologie

    Échantillon interrogé par téléphone sur système CATI (Computer assisted téléphone interviews). Représentativité assurée par la méthode des quotas selon le sexe, l’âge, la profession, l’arrondissement de résidence.

    La notice de cette enquête est consultable sur le site de la Commission des sondages.

  • Benoît Payan reprend la promesse du Printemps marseillais

    Benoît Payan reprend la promesse du Printemps marseillais

    Sur les murs du local de campagne du 41, la Canebière, les affiches aux couleurs vives proclament encore que « le Rassemblement c’est le Printemps », avec la même charte graphique que lors des précédentes municipales. Ce samedi matin face à la presse, le maire sortant (DVG) de Marseille a finalement officialisé son entrée en campagne pour le prochain scrutin municipal, pour la première fois sur son propre nom après s’être rangé derrière Michèle Rubirola en 2020. « Le moment était venu de dire que je suis candidat », confirme-t-il, seul face aux micros tendus pendant que élus et militants distribuent sa lettre aux Marseillais.

    « Nous avons eu à cœur pendant les six ans qui viennent de se passer de rassembler cette ville, de la recoudre », répète-t-il une nouvelle fois, passant rapidement sur son bilan pour se projeter vers l’avenir. « Je n’ai pas d’autre ambition que de me battre pour ma ville, que de rassembler ses habitants, qu’elle redevienne la grande capitale de la Méditerranée, cette place qu’elle n’aurait jamais dû perdre », promet-il. Et d’endosser le costume de l’édile protecteur face à un contexte national et international incertain, alors que l’insécurité s’affiche dans les grandes priorités des habitants, jusque dans la consultation menée par les militants du Printemps marseillais. « Je veux que les Marseillais se sentent protégés dans leur quotidien avec de la police de proximité, de la police municipale, avec des services publics très forts », réaffirme-t-il. De son programme, il ne distille ainsi que sa volonté de doubler une nouvelle fois les effectifs de la police municipale avec la création d’une police de la propreté, d’étendre la gratuité de la cantine pour toucher 15 000 écoliers, d’étoffer les kits scolaires distribués à une valeur de 150 euros.

    « Emporter la Métropole »

    De premières mesures métropolitaines sont aussi posées sur la table. Le maire sortant veut doubler les effectifs de la propreté à Marseille, créer un gendarme du logement. La Métropole Aix-Marseille est en effet dans le viseur de la gauche marseillaise, qui si elle l’emporte espère profiter de l’avantage numérique offert par la réforme du mode de scrutin pour s’assurer d’une majorité plus en phase avec ses demandes. « Est-ce que vous croyez que je vais laisser la Métropole pendant les six années qui viennent continuer à faire ce qu’elle a fait dans cette ville ? », interpelle le maire sortant, alors que propreté et transports s’imposent dans les principales préoccupations recueillies lors des porte-à-porte de l’automne. « En votant pour nos listes, nous pourrons emporter avec nous la Métropole », assure-t-il.

    Mais tandis que se dessinent quatre blocs, au moins pour le premier tour du scrutin, il assume avoir pour principal adversaire l’extrême droite. « Ces faiseurs de haine, ces cracheurs de feu, ce sont en réalité celles et ceux qui risquent de diviser Marseille comme elle ne l’a jamais été » avertit-il. L’édile en prend pour exemple les délibérations votées en conseil municipal. « À chaque fois ils ont voté contre les subventions de solidarité, contre l’aide aux personnes les plus précaires, contre tout ce qui unifie la vie. » Il a beau être seul face à la presse, il promet de renouveler la promesse du Printemps marseillais, « ce rêve que cette ville doit changer ». En commençant par le renouvellement de ses élus. Aucune liste n’est constituée, aucun nom n’est donné pour l’instant. Il promet de repartir « avec celles et ceux qui en ont envie et qui ont bien travaillé ». Mais il esquisse aussi un renouvellement avec sur les 111 noms de la liste municipale, des candidats « qui n’ont pour la plupart jamais fait de politique mais qui sont ancrées dans la ville », qu’ils viennent du monde médical, associatif, culturel, entrepreneurial. En espérant l’emporter sans le soutien des insoumis. « Quand on porte la responsabilité de la division on l’assume jusqu’au bout », balaie-t-il.

    « Les faiseurs de haine risquent
    de diviser Marseille comme elle ne l’a jamais été. »

  • Benoît Payan prêt à se lancer dans la campagne

    Benoît Payan prêt à se lancer dans la campagne

    Cette fois, ça y est. Ce samedi matin, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, doit selon nos informations officialiser sa candidature pour les prochaines municipales. Une annonce déjà esquissée par des affichettes collées en ville proclamant que « Marseille c’est toujours le printemps » qui ont fait grincer des dents dans les rangs d’une droite prompte à dénoncer cet affichage sauvage. De quoi présager un coup d’accélérateur dans une campagne certes engagée depuis la rentrée, mais qui peinait encore à prendre.

    Le terrain n’en a pas moins été soigneusement préparé. Depuis l’automne s’égrainent les ralliements des différentes formations politiques au Printemps marseillais, depuis le Parti communiste français le 2 octobre dernier jusqu’au Parti radical de gauche ce jeudi. Un rassemblement qui cette fois comprend également les Écologistes, malgré les affaires qui ont ciblé leur éphémère chef de file (notre édition du 09/01), ainsi que le parti de la maire adjointe (DVG) Samia Ghali, Marseille avant tout. « Ils ont fait partie de cette majorité pendant six ans, l’objectif est de poursuivre la transformation de notre ville », explique le président (G.s) du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet.

    Un état-major préparé

    Militants et élus ont aussi été très actifs pour occuper le terrain. Le 20 septembre dernier l’adjoint à l’éducation avait appelé « à la plus grande consultation citoyenne de Marseille ». Résultat : en quatre mois, plus de 15 000 portes ont été frappées dans les huit secteurs de la ville. « C’est notre marque de fabrique depuis 2020, nous faisons avec les habitants », appuie Pierre Huguet. Alors que la droite avait lancé son référendum pour tester ses propositions, que les insoumis avaient consulté à travers leur commission d’enquête citoyenne, « nous avons réalisé la plus grande opération de démocratie participative », assure-t-il. Avec en tête des résultats les préoccupations sur la propreté, la sécurité et les transports. « Ce sont des compétences métropolitaines, on voit bien que le service n’est pas rendu », glisse l’élu. S’ajoutent aussi des rencontres thématiques, qui ont permis de rencontrer un millier d’acteurs associatifs. « Cette matière viendra conforter le projet que l’on présentera aux Marseillais », assure Pierre Huguet.

    Pour le reste, tout est prêt. Déjà parmi les artisans de la victoire du Printemps marseillais en 2020, l’ancien directeur de cabinet du maire Arnaud Drouot dirigera la campagne de Benoît Payan. Un local est d’ores et déjà loué sur la Canebière, et les premières affiches officielles devaient y être livrées ce vendredi pour lancer des opérations de collage et de tractage dans toute la ville ce samedi. En attendant les propositions et les candidatures.