Tag: Benoît Payan

  • Marseille, menaces racistes contre une élue au Conseil départemental

    Marseille, menaces racistes contre une élue au Conseil départemental

    Mort aux Arabes” tagué sur ma porte ce [jeudi] matin, à l’intérieur même du conseil départemental 13 », décrit la conseillère départementale (PCF) Audrey Garino. « Une menace de mort, une de plus. Au-delà de l’attaque personnelle, c’est toute notre ville qui est visée par le racisme et la haine, par les amalgames et ces idées immondes », s’insurge l’élue, également adjointe au maire de Marseille, déléguée à la solidarité. Très choquée et « très inquiète du climat politique actuel », elle devrait porter plainte dans la journée. « Il faut que ça s’arrête ! ».

    De son côté, « c’est avec une profonde indignation que j’ai appris la diffusion de message à caractère raciste, inscrit dans les étages de l’hôtel du Département, stipule Martine Vassal, la présidente (DVD) du Département. Je condamne fermement ces actes. Le racisme n’a pas sa place dans nos murs et nulle part ailleurs », déclare-t-elle. « Je déposerai plainte au nom du Département des Bouches-du-Rhône » et d’assurer les « agents » de sa pleine mobilisation…

    Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille avait essuyé un affront similaire pas plus tard que ce week-end via un message sur les réseaux sociaux illustré d’un pendu, alors qu’il partageait un repas lors du Kouss Kouss festival.

    Celui-ci a vite réagi à cette nouvelle provocation : « Le racisme décomplexé et les menaces de mort arrivent jusqu’à l’intérieur du Département13. Nous n’avons pas peur, nous ne laisserons pas faire. Marseille est unie, fière et plus forte que la haine », lance-t-il dans un message de soutien apporté à son adjointe. « Qu’ils déversent leur haine, nous répondrons par plus de force et de fierté dans nos combats politiques, ajoute la première adjointe écologiste Michèle Rubirola, le racisme ne gagnera jamais ! ».

    « Assez ! », lance l’ancienne sénatrice et élue marseillaise Samia Ghali. « En anonyme sur les réseaux sociaux contre Benoît Payan (…), masqué dans la nuit pour poser une tête de cochon sur une mosquée ou en catimini dans les couloirs d’une collectivité locale, le racisme et la haine des Arabes se répandent. Nous refusons de nous y résigner ! » , assure-t-elle. À l’instar de Jérémy Bacchi, sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel a assuré de son « total soutien » l’élue « menacée et insultée au nom de son engagement en faveur de sa ville et de tous les Marseillais et Marseillaises », écrit-il. Le combat continue.

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »

  • Benoît Payan fait sa « rentrée des crèches »

    Benoît Payan fait sa « rentrée des crèches »

    « L’essentiel, c’est l’épanouissement des petits. » Entre une comptine et des jeux de balles avec les minots, le maire de Marseille faisait la « rentrée des crèches », ce vendredi dans la plus grosse crèche de la Ville, celle du Roucas-Blanc qui s’occupe de plus de 90 minots. Si la visite avait l’air d’un retour en enfance pour Benoît Payan, visiblement friand des dialogues balbutiants avec les petits, c’était aussi l’occasion de remettre sur le devant de la scène les actions de la Ville pour les crèches.

    Le maire vante « un service public de grande qualité et un cadre de vie qui s’améliore d’année en année pour les plus petits » à l’heure où le secteur de la petite enfance est plus qu’en difficulté, entre multiplication des micro-crèches privées et manque d’attractivité pour les professionnels. « Il y a des besoins de plus en plus importants, beaucoup de gens ne trouvent pas de place en crèche, c’est pour cela que j’augmente le rythme », campe-t-il. Avant de développer : « On ouvre des berceaux, on réhabilite des crèches. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour, l’équipe précédente ne se préoccupait pas de l’enfance, il y avait un mépris pour certaines crèches, selon les quartiers. » De la parole aux actes, le maire prend pour exemple la rénovation des lieux : climatisation, jeux de cour et création de visiophonie pour près de 100 000 euros. Mais aussi le recrutement de 150 personnels en plus. De quoi faire écho aux 73 millions du budget municipal consacré au fonctionnement des services de la petite enfance.

  • Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.

    Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.

    Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.

    Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.

    Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).

    « Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »

    Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.

    Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »

  • Une belle édition et une polémique pour le Delta

    Une belle édition et une polémique pour le Delta

    Ce dimanche, les plages du Prado ont vibré une dernière fois au rythme du Delta Festival, qui a réuni des dizaines de milliers de festivaliers sur cinq jours. Pour cette 11e édition, la diversité musicale était de mise du reggae engagé avec Danakil, aux beats électros de Kavinsky, en passant par le rap marseillais de Zamdane et les sets envoûtants de Nina Kraviz et Tars.

    S’il n’a pas été durement impacté par la météo, le Delta festival s’est payé cette année une polémique en confiant une partie de l’organisation du Monde des possibles, un espace où la jeunesse présente au festival « peut s’informer, s’engager, et agir concrètement », au média Le Crayon, financé par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin.

    « Toutes nos conférences, y compris celles animées par le média Le Crayon, répondent à un cahier des charges fondé sur les valeurs du Forum : pas d’extrême droite, pas de xénophobie, mais la promotion du partage, du vivre-ensemble et du débat démocratique », s’est défendue l’organisation interpellée sur les réseaux sociaux par le sociologue marseillais Kévin Vacher.

    L’interpellation du militant du collectif du 5 novembre a suscité la réaction d’élus de gauche de la municipalité, partenaire du festival. « En effet il n’y a pas de place pour ces idées. Merci pour l’info », a réagi le maire (DVG), Benoît Payan, tandis qu’Hervé Menchon, adjoint en charge du littoral pressait le Delta festival de s’expliquer, arguant : « Le monde de Stérin n’est pas possible… »

  • [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    La pétanque, c’est quelque chose qui nous rassemble », déclare le maire, Benoît Payan, au moment de découvrir l’exposition « Pétanque ! », ce mercredi, au Musée d’Histoire de Marseille. « on y joue à tous les âges et dans tous les milieux sociaux », ajoute l’élu, lors de la visite organisée par la municipalité. Une soirée populaire et conviviale. De nombreuses personnes étaient présentes pour rendre hommage à ce sport marseillais par excellence. Parmi elles, Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, ou Patrick Fara, président du Comité 13 de la Fédération française de pétanque.

    Plongée dans l’histoire

    Le photographe Hans Silvester, aussi présent, s’est dit « fier » que le musée mette à l’honneur ses photos, qui constituent le cœur de l’exposition. Deux des joueuses immortalisées par Hans Silvester, dans les années 1970, se sont déplacées pour l’occasion. L’exposition revient sur les traces historiques de la pétanque à Marseille, dans ses manifestations officielles comme le Mondial, mais également à travers des objets plus communs.

    Jusqu’au 18 janvier,

    du mardi au dimanche. Gratuit.