Tag: Benoît Payan

  • Les enchères solidaires du Crédit municipal font le plein

    Les enchères solidaires du Crédit municipal font le plein

    Mise à prix 7 000 euros, c’est pris. 8 000, 9 000, 10 500, 600, 700, adjugé à 13 300 euros dans la salle ! » Le bracelet Cartier baptisé « clou » serti de diamant et vendu dans sa boîte d’origine faisait partie des objets phare de la vente aux enchères organisée par le Crédit municipal ce vendredi 5 décembre à l’hippodrome Borély. C’est sous les applaudissements qu’une dame remporte la vente, une des rares faites en présentiel quand l’essentiel des pièces se vend par Internet ou téléphone.

    Avec cette vente, cet établissement bancaire pas comme les autres, qui prête à ceux qui n’ont pas accès à l’emprunt et reverse une partie de ses bénéfices au CCAS (centre communal d’action sociale) de la Ville de Marseille, renouait cette année avec une tradition abandonnée depuis le Covid. Une réelle aubaine pour « la banque des travailleurs pauvres » a rappelé son nouveau directeur depuis un an, Benoît de Rosamel.

    Au Crédit municipal, « on vient, on laisse des objets de famille pour finir les fins de mois », explique le maire DVG de Marseille, Benoît Payan. Lors de ces enchères, personne ne perdra d’argent au contraire, insiste-t-il, « si l’objet vaut 100 euros et qu’il est vendu plus cher, on lui verse la différence ». Et de préciser qu’en cette fin d’année, les clients qui ont laissé un objet d’une valeur maximale de 50 euros, « on leur laisse jusqu’au 31 janvier » pour le retirer sans avoir à rembourser. Un « petit bonus pour les Marseillaises et les Marseillais qui sont dans la difficulté », se félicite l’édile avant de s’emparer du marteau.

    Beaucoup de curieux

    et des amateurs avertis

    Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait y faire et y prend plaisir. Au cours de la première heure des enchères, il se montrera intarissable sur la qualité des bagues, montres, colliers en perle, leur histoire, celle de la marque, capable de secouer la salle pétrifiée par une chaleur étouffante ou de la calmer quand c’est nécessaire. « Regardez le travail de sertissage, cette opale », harangue-t-il. L’élu n’a pas le droit de prononcer le fameux « adjugé » mais joue du marteau volontiers. Suivront les tableaux, les meubles, et même des lingots d’or. Une pièce de 50 pesos en or, mise à prix à 2 700 euros trouve preneur à 3 940 sous les murmures du public, fasciné.

    On trouve là beaucoup de curieux, qui notent consciencieusement les prix sur leur catalogue, venus un peu rêver. « On découvre, c’est la première fois pour nous, c’est rigolo mais on ne compte pas acheter », s’amuse ce couple à la retraite. Un autre a repéré une pièce en particulier. Concentré, il refuse d’en dire plus. Au premier rang il y a également les amateurs mais aguerris. Calculette en main, l’un d’eux nous décrit les ficelles tout en renchérissant d’un signe de main. « Alors là, le monsieur c’est le crieur qui relaye les offres », nous explique-t-il. Lui a repéré ce qui l’intéresse, il vient assez souvent « se faire plaisir » tout en respectant un budget précis. « Le Crédit municipal c’est une vente par mois », détaille-t-il, mais il ne les fait pas toute. À raison de 40 lots à l’heure, il a calculé que la vente allait durer jusqu’au soir. Plus discrets, souvent en ligne, il y a également « des professionnels » ajoute un autre. Ce qui lui plaît, lui, c’est « l’adrénaline » lâche-t-il avant de nous congédier d’un regard, fasciné par un nouveau lot…

  • Plaintes après des tags sur une église à Marseille

    Plaintes après des tags sur une église à Marseille

    C’est par un communiqué ce mercredi matin que le diocèse de Marseille a exprimé « sa grande tristesse » face aux tags réalisés dans la nuit de dimanche à lundi sur les murs de l’église des Chartreux (4e), « avec des phrases insultantes et incitant à la violence ». « S’en prendre à une église, c’est toucher en plein cœur la communauté catholique », déplore le diocèse, indiquant que la paroisse a déposé plainte.

    Le maire (DVG) de Marseille lui-même annonçait la veille que la municipalité comptait également déposer plainte et que ces services allaient nettoyer les inscriptions indiquant que « la seule église qui illumine est celle qui brûle », et que « si Dieu existe il faut le butter ». « Voilà le résultat d’années de laisser-faire », dénonçait la candidate de la droite et du centre évoquant un tag « christianophobe », alors que le sénateur d’extrême droite Stéphane Ravier s’était filmé devant les lieux plus tôt dans la journée. L’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles assurait de son côté que la Ville était alertée « depuis plusieurs jours ».

  • La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.

    Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.

    Jeunes héros

    Après « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.

  • Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Cette fois, la candidate de la droite et du centre pour les municipales à Marseille, Martine Vassal, a été contrainte de clarifier, noir sur blanc, sa position. « Aucune alliance n’est envisageable avec les extrêmes », énonce son équipe de campagne à travers un communiqué transmis à la presse ce lundi, en début d’après-midi. Et d’insister : « Au second tour, il y aura bien Martine Vassal, face à Benoît Payan. »

    C’est que son refus en début de matinée, sur les ondes de Sud Radio, de répondre sur la question d’une potentielle alliance avec le RN au second tour, avait suscité un tollé. « On verra à ce moment-là », évacuait-elle, préférant jeter l’opprobre sur une très hypothétique alliance du maire sortant avec les insoumis. Et de renvoyer dos à dos les candidats lepénistes « qui n’en ont rien à faire des problématiques locales » avec la majorité municipale de gauche : « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence. »

    Indignation jusqu’au centre

    « J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée », s’inquiétait à chaud le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux. « J’ai honte pour Marseille et les Marseillais, écrivait-il. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place. »

    Une indignation abondamment relayée à gauche. « Prête à sacrifier l’avenir de notre ville et de ses habitants à l’extrême droite pour conserver leurs postes, la droite marseillaise est à la dérive », dénonçait l’adjointe (PCF) aux Solidarités, Audrey Garino, quand le Parti radical de gauche, par la voix de son président Hugo Roche Poggi, assurait que « le camp des modérés marseillais ne peut pas l’accepter ». « Ils font la même campagne bas de plafond, ils finiront ensemble sous le même plafond », taclait de son côté la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard.

    Mais jusqu’aux macronistes la sortie a fait des vagues. « Une fois de plus… une fois de trop », déplorait ainsi l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. « J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités », explosait de son côté l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional, Renaud Muselier, pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Et le parti de Gabriel Attal de rappeler que le refus d’une alliance avec le RN « est une condition absolue du soutien de Renaissance à tous nos candidats ».

    Le RN applaudit

    « La première clarification qu’il y a eu, c’est quand elle a signé notre charte », rappelle le porte-parole de Renaissance à Marseille, Maxime Boudet. Le texte, qu’elle avait approuvé le 1er octobre dernier, écartait déjà toute alliance avec le RN (notre édition du 02/10). « Là, ça permet de remettre une couche, au moins c’est clair », relativise le militant. « Tout le monde veut parler du second tour avant le premier, certains par calcul politique », déplore pour sa part le porte-parole de la candidate, Romain Simmarano, ciblant « les beuglements de certains qui ont fait du cynisme leur seule boussole » et sommant le maire de prendre position vis-à-vis des insoumis.

    Depuis sa rentrée politique, la candidate n’en avait pas moins joué sur le flou, moins pour se rapprocher des dirigeants du RN que pour espérer rallier le tiers de Marseillais votant pour l’extrême droite. Allant jusqu’aux outrances lorsqu’elle qualifie le centre-ville de « crackopolis ». Quant au RN lui-même, il reste le seul à applaudir cette séquence.

    « J’espère
    que ses mots ont dépassé
    sa pensée »

  • Martine Vassal contrainte de réaffirmer son refus des « extrêmes »

    Martine Vassal contrainte de réaffirmer son refus des « extrêmes »

    La chasse à l’électorat du RN est un sport périlleux. Invitée sur Sud Radio ce lundi matin, la candidate de la droite et du centre à Marseille, Martine Vassal, a une nouvelle fois refusé de se prononcer contre une alliance avec le parti lepéniste au second tour. « On verra à ce moment-là », a elle répété, préférant renvoyer dos à dos le maire (DVG) Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio, comme elle le fait depuis sa rentrée politique (notre édition du 27/09). « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence », balayait-elle, insistant sur une potentielle alliance du Printemps marseillais avec les insoumis.

    De quoi susciter un tollé. «J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée», réagissait à chaud Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux : «J’ai honte pour Marseille et pour les Marseillais. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place.» «J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités», s’irritait de son côté l’ex-secrétaire d’Etat Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Sans convaincre à gauche.

  • Le city-stade Villecroze des Oliviers inauguré dans la joie

    Le city-stade Villecroze des Oliviers inauguré dans la joie

    Des applaudissements nourris, des rires et des cris de joie des jeunes ont accompagné le dévoilement samedi par le maire de Marseille de la cité de la plaque inaugurant la rénovation à neuf du city-stade Villecroze de la rue Néoule (13e), une opération majoritairement financée par la Ville.

    « C’est incroyable. On est allé le voir. Il a accepté. Il l’a fait et aujourd’hui on l’inaugure. Il a fait 600 heureux dans le quartier et même autour. Merci Monsieur le maire ! », se réjouit Ali Makkaoui du collectif Jeunes qui ne tarit pas de remerciements pour Benoît Payan. « C’était comme un terrain vague en goudron », raconte Nassim, la vingtaine, ovationné par ses copains du collectif. « On a cherché un contact, ça a pris du temps et quand enfin on l’a trouvé, c’est allé très vite. On a organisé deux réunions publiques avec la mairie. Là, il est ouvert tous les jours depuis un mois. On est très très heureux. »

    « C’est un stade qui porte des ambitions, des rêves et surtout une volonté de progrès pour notre quartier. Merci Monsieur le maire de l’attention que vous portez à notre quartier », lance au micro Ridjal qui lit le texte qu’il a préparé sur son portable. « Votre présence témoigne du désir de faire de notre ville un endroit où chaque personne se sent considéré, respecté et soutenu. Le sport est une force pour notre quartier ! »

    Une réponse aux attentes des jeunes

    Faute d’équipements adaptés pour pratiquer une activité sportive, les habitants des Oliviers C avaient en effet alerté la Ville sur la nécessité de réhabiliter l’ancien city-stade et le terrain de pétanque, qui étaient devenus inutilisables. Il y a eu plusieurs réunions publiques de concertation entre février et avril 2025 qui ont permis de préciser les besoins du quartier et de définir les orientations utiles aux services opérationnels de la Ville de Marseille. La première réunion, organisée à l’école des Oliviers, a rassemblé près d’une centaine d’habitants, témoignant de l’attente forte autour du projet.

    Un gazon synthétique a été posé ainsi que des éclairages LED. Les terrains de pétanque ont été remis en état et une fontaine d’eau a été installée. Une aire de street-workout (inscrite au budget participatif) pour permettre des exercices de renforcement musculaire fera l’objet d’une livraison ultérieure.

    « C’est le projet imaginé par les habitants du quartier. Ils ont plein d’idées. Il y a plein de choses à faire. Pendant des années, des endroits ont été plus ou moins investis par la mairie, d’autres ont été abandonnés voire très abandonnés. On a une jeunesse où qu’elle se trouve qui a envie de faire bouger les choses. Je suis venu prendre de leur énergie. C’est un projet qui redonne de la vie, qui a du sens pour le quartier », a salué le maire de Marseille qui s’est prêté à quelques passes de ballon sur la pelouse. L’événement était accompagné de nombreuses animations et d’un tournoi de foot.

  • La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    C’est une ancienne boucherie qu’une dizaine d’agents de la police municipale a officiellement investie ce vendredi 28 novembre, avenue de Saint-Jérôme (13e). Un effectif qui devrait doubler d’ici quelques mois. Après le 42, la Canebière, et avant que n’ouvre « très bientôt » la rue Loubon (3e), cette nouvelle antenne de proximité devrait permettre de mieux répondre aux demandes des habitants, a estimé le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) venu dévoiler la plaque d’entrée.

    L’idée : que la police municipale investisse tous les quartiers, « d’ici 5 à 6 ans ». « Une police qui connaît la topographie des lieux est essentielle dans le continuum de sécurité », déclare-t-il, fier de cette police « la mieux armée de France dans tous les sens du terme ». Elle « a été déterminante, essentielle, dans les enquêtes en cours », assure Benoît Payan. Un rôle accru que le maire de Marseille assume sans ambages, déplorant le manque d’effectif de la police nationale.

    « On est une grande ville, cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris, est-ce que vous savez combien de policiers nationaux tournaient cette nuit ? 35 », affirme-t-il pour qui « ce n’est pas sur la sécurité que nous devons faire des économies » pas plus que sur « tout ce qui représente la République ». Entendre la police, la gendarmerie, les hôpitaux, la Poste, les associations, bref « celles et ceux qui font qu’on est debout ». Marseille a besoin « d’une police nationale qui soit calibrée », insiste Benoît Payan, s’indignant que l’année dernière, « le ministre de l’Intérieur ait décidé de supprimer une préfecture de police de plein exercice ». Intolérable pour l’élu dans une ville confrontée de plein fouet au narcotrafic…

  • La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    Pas d’appel au 17 et surtout aucune preuve vidéo d’une quelconque bagarre… La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a tenu ce vendredi 28 novembre à faire une mise au point après la décision du géant des télécommunications de fermer son site de Saint-Mauront (3e) jeudi, pour une période de 15 jours. Cette dernière préférant attendre « le retour à une situation apaisée » dans le quartier, des droits d’alerte ayant été déposés par la CGT puis la CFE-CGC. « Ce que je peux dire, c’est que depuis le début de la semaine, nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange », assure la préfète. Le seul reçu a été celui d’un commerçant « parce que quelqu’un est rentré en disant qu’il aurait entendu des coups de feu ». Après intervention de la police toute proche, en 3 minutes, aucune rixe n’a été constatée, « pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang », affirme-t-elle. Pire, « nous n’avons aucune image nous permettant de montrer qu’il y a eu des rixes durant ces derniers jours », poursuit-elle, si ce n’est un vol de trottinettes mercredi.

    Emballement national

    Pour autant, elle « ne minimise pas la situation. » « Nous sommes à Félix-Pyat, un secteur compliqué, nous avons des points de deal, beaucoup de trafic de stupéfiants, du trafic de cigarettes. Donc oui, il y a parfois des rixes et c’est pour ça que la police intervient à longueur de temps », nuance-t-elle. Les patrouilles ont été renforcées, « on va prendre contact avec l’entreprise pour travailler en collaboration », ajoute-t-elle.

    De son côté, Laurent, délégué CFE-CGCsur le site, trouve « surréaliste que [la] direction n’ait pas appelé la police ». Et de certifier qu’un collègue l’a fait et que d’autres ont entendu des échanges de tirs. À la CGT, on assure aussi avoir entendu les coups de feu mais « on veut retrouver du lien social, les habitants, eux, vivent là », insiste Guillaume Lamourette, secrétaire départemental de la Fapt- Telecoms 13. Hors de question pour le syndicat de quitter le site. « On a fait une demande pour rencontrer la direction le plus vite possible. » La CFDT évoquait, elle, des salariés en « état de siège ».

    Après l’assassinat de Mehdi Kessaci qui a mis Marseille dans l’œil du cyclone médiatique, et sur fond de campagne municipale, le retentissement de l’affaire a été national. « Orange prend les bonnes décisions », a estimé Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, sur RTL, ajoutant que « la lutte contre le narcotrafic est la priorité du gouvernement ». « Après le départ de l’Open 13, des Galeries Lafayette, maintenant le site d’Orange… Marseille ne peut plus perdre un acteur de plus. Ça suffit ! Il faut stopper l’hémorragie ! Je vais prendre rendez-vous avec la direction d’Orange », s’est emballée sur les réseaux sociaux Martine Vassal, présidente DVD de la Métropole, du Département et candidate à la mairie de Marseille. Ce qui n’a pas manqué d’agacer Benoît Payan, maire DVG de Marseille.

    « Je ne sais pas d’où sort cette information », a-t-il réagi, reconnaissant « un problème de sécurité avec des salariés qui veulent être rassurés ». Plus tard dans la soirée, l’élu a indiqué avoir échangé avec la PDG d’Orange, Christel Heydemann, qui lui a assuré que le site ne fermera pas.

  • 13 Habitat de marbre même devant un arrêté d’insalubrité

    13 Habitat de marbre même devant un arrêté d’insalubrité

    Assiata avait enfin obtenu en octobre 2022 un logement social pour découvrir qu’il est rongé par l’humidité et les moisissures. 13 Habitat, dont la gouvernance a vacillé cette année, est visé par 4 arrêtés préfectoraux d’insalubrité depuis le début de l’année : deux à Marseille dans la cité Louis-Loucheur de 1932 où vit cette mère, un à Rognac et un à Salon-de-Provence, ce qui renseigne sur la dégradation du patrimoine du premier bailleur social des Bouches-du-Rhône.

    Le maire de Marseille, Benoît Payan, s’en est ouvert par courrier au président du conseil d’administration de l’office public en relayant les alertes d’habitants des résidences des Aygalades, Val Plan, la Marie et la Verdière. Jean-Marc Perrin lui a répondu que c’était une « polémique stérile » tout en appelant à « coopérer ». Six mois après l’arrêté préfectoral d’insalubrité du 5 juin 2025, le bailleur public n’a toujours pas traité le logement ni même reloger Assiata Abdou et son fils. L’arrêté soulignait déjà « l’absence de réponse » de 13 Habitat à son courrier lançant la procédure contradictoire, ce qui en dit long sur l’inertie de l’office public qui engage désormais sa responsabilité pénale pour sa carence persistante.

    « Il faut avoir le courage

    de dénoncer »

    « L’arrêté n’a rien changé. Je n’ai eu aucune proposition de relogement. L’été, l’odeur insupportable réveille la nuit et l’hiver avec l’air qui passe par les fenêtres j’ai peur pour ma santé. Je fais de l’asthme, j’ai fait une rechute en juillet d’inflammation pulmonaire » raconte Assiata, 58 ans, accompagnante d‘élève en situation de handicap. « Depuis 3 ans qu’on vit ça, ils promettent des travaux mais sont champions pour envoyer un plombier ou le gardien reprendre des photos. Ils savent aussi déstabiliser les locataires en affirmant qu’on n’a pas répondu aux appels téléphoniques des entreprises. » Son fils de 21 ans est inquiet de voir la santé de sa mère se détériorer. « On est obligés de stocker nos vêtements dans des caisses hermétiques pour ne pas qu’ils pourrissent », dit-il.

    « Avant, moi aussi comme mon fils, j’avais honte d’habiter là où on vit, mais il faut avoir le courage de le dénoncer. Cela aidera les autres mamans seules à témoigner. » Comble de cet enfer, les désordres d’évacuation du logement impactent sa voisine du dessous. Assiata se retrouve assignée avec 13 Habitat devant le pôle judiciaire.

    En avril dernier, 13 Habitat a reconnu avoir « pu constater différents désordres et désagréments que vous subissez et qui impactent votre cadre de vie » et a promis des travaux. L’office concluait : « Soyez assurée que [13 Habitat] veillera tout particulièrement au suivi des travaux demandés afin que vous puissiez retrouver le cadre de vie que vous êtes en droit d’attendre. »

    « La situation de Mme A. vivant dans un logement déclaré insalubre à Louis-Loucheur, doit être améliorée de toute urgence. 13 Habitat assume sa part de responsabilité dans le retard pris, et présente ses excuses à la locataire », écrit le bailleur social dans le communiqué qu’il nous adressé ce jeudi 27 novembre et qui reconnaît qu’à ce jour, « seule la pose de réglettes d’aération sur menuiseries a été effectuée par l’entreprise prestataire. Les autres interventions n’ont pas pu être réalisées, en l’absence de rendez-vous fixés entre les prestataires et la locataire ».

    Le logement, occupé par Assiata et son fils, est couvert de moisissures. Il est frappé d’un arrêté préfectoral d’insalubrité depuis le 5 juin 2025, qui oblige désormais le bailleur à des travaux et à un relogement dans les trois mois. 13 Habitat indique avoir « décidé » d’interventions à faire. « 13 Habitat vient de demander à nouveau, à ses prestataires, d’intervenir dans les plus brefs délais, et sera particulièrement attentif à la qualité des travaux réalisés. »

    L’office demande à sa locataire de se rendre disponible afin de faciliter la bonne réalisation de ces interventions. Pour rappel, cette mère isolée qui travaille a déjà dû prendre des congés pour se rendre disponible et jusqu’alors pour rien, se mettant en difficultés financièrement. 13 Habitat dit « étudier la possibilité d’un relogement temporaire ou pérenne. L’objectif est bien de mettre un terme au plus vite à cet état d’insalubrité ». À suivre donc.

    Interrogé, 13 Habitat
    nous indique préparer
    un communiqué jeudi.

  • Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Au cœur du quartier Corot, dans le 13e arrondissement de Marseille, se cache désormais un trésor bien gardé. Celui d’un complexe sportif flambant neuf, nommé en hommage à Félix-Weygand, militant syndicaliste et Résistant, qui va profiter à l’association des Minots de Marseille. Cette dernière est née en 2020 de la fusion des clubs du CA Saint-Just et de l’USC Minots du Panier. L’association y dispose de son siège, son bureau administratif et son club-house, permettant d’accueillir chaque semaine ses 610 adhérents pour des rencontres et des entraînements.

    En plus du terrain de football à onze déjà existant, le site s’enrichit d’un nouveau terrain annexe, dédié à la pratique du football à huit, et d’un nouveau terrain de futsal en plein air, unique à Marseille. Il a été co-financé par la Ville de Marseille, la Fondation Treizième Homme de l’Olympique de Marseille représenté par le président Pablo Longoria, la Fondation CMA CGM et la Ligue Méditerranée de Football, représentée par Éric Borghini. Avec la rénovation des vestiaires, de la tribune et des deux terrains synthétiques, la Ville de Marseille a investi près d’1,5 million d’euros pour finaliser le complexe, comptabilisé parmi les 28 équipements sportifs rénovés ou reconstruits depuis 2020.

    « Les éducateurs

    nous comprennent »

    « On est très fiers d’être doté de telles infrastructures », se réjouit Guillaume Boina, président des Minots de Marseille, le club qui compte le plus de licenciés en futsal au sein de la cité phocéenne. « Notre objectif, aujourd’hui, est de pérenniser nos activités, parce qu’on a évolué très vite. Nous mettons un point d’honneur à être un acteur social important dans la vie de notre territoire via des actions que nous réalisons, comme des forums pour l’emploi avec des acteurs du monde sportif », souligne le dirigeant, animé par le désir de permettre aux jeunes des quartiers avoisinants de devenir « de bons citoyens ».

    « Le sport est le meilleur vecteur d’insertion sociale pour nos jeunes, surtout quand on connaît la délinquance présente dans notre ville », martèle Salim, éducateur socio-sportif en charge de la catégorie U9 (moins de 9 ans), conscient que le football a permis à certains de connaître une autre vie et, ainsi, « s’éloigner du mauvais chemin ».

    « Le football, ça commence petit et ça commence dans de la dignité. On y apprend la vie, mais on doit l’apprendre dans de bonnes conditions. Pour nous, les conditions dans lesquelles on apprend le football sont essentielles », développe Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, fier de « refaire ce qui avait été laissé comme ça, de manière un peu indigne », pour la jeunesse phocéenne.

    « Pendant des années, ce côté social s’est éteint et, aujourd’hui, les clubs de foot arrivent à raviver cette flamme-là. C’est important d’utiliser ce sport populaire et aimé de tous pour pouvoir aider un maximum de jeunes et les tirer vers le haut », ajoute Salim, lucide sur le fait qu’une association comme les Minots de Marseille dépasse les frontières du sport. Le club s’investit au quotidien dans de nombreux projets sociaux comme l’aide aux devoirs, des formations d’encadrement et d’arbitrage, des actions solidaires, ou encore à travers des opérations de sensibilisation pour la lutte contre le harcèlement et la violence dans le sport. « Les éducateurs nous comprennent », insiste Jawad, 13 ans, reconnaissant du travail qu’accomplissent les éducateurs au quotidien. Salim était son entraîneur, il y a quelques années, et a eu un impact dans sa vie. « C’est comme mon grand frère », lance le jeune homme.