Tag: Avignon

  • Vers une réhabilitation du Moulin de Notre-Dame à Avignon

    Vers une réhabilitation du Moulin de Notre-Dame à Avignon

    L’un des symboles de l’agriculture à Avignon, le Moulin de Notre-Dame, est en bonne voie pour retrouver une nouvelle jeunesse. Le Collectif Avignon Sud, qui regroupe les associations des quartiers situés au sud de la Cité des Papes, inaugure ce samedi 28 février un panneau historique au-devant du bâtiment, vieux d’un peu moins de 200 ans. Une première étape avant, ils l’espèrent, la suite du chantier.

    La bâtisse, qui se trouve au croisement du chemin du Moulin-de-Notre-Dame, avec l’allée Saint-Martial, et l’avenue de la Bouquetière, en plein cœur de la ceinture verte, est un « symbole de l’histoire agricole de la ville », estime Maxime Rieu, membre du collectif et secrétaire de l’Association de sauvegarde de la ceinture verte d’Avignon (ASCVA). Cette inauguration « plutôt symbolique » du panneau, qui orne la devanture depuis les années clinquantes, est l’occasion de remettre en valeur l’ensemble du site.

    Rénovation en attente

    Ainsi, le collectif se réunit dès 10 heures pour réaliser un « nettoyage citoyen des abords du Moulin » avant le début de l’événement. La restauration du panneau a été financée par la Caisse locale du Crédit Agricole d’Avignon.

    Mais, comme le Collectif Avignon Sud le rappelle, « cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de rénovation du site ». En 2024, 75 000 euros avaient été accordés suite à la participation au budget participatif d’Avignon, afin « d’intervenir dans la première phase des travaux de rénovation de la grande salle au rez-de-chaussée », peut-on lire dans le projet déposé à l’époque. Et ce, afin de créer un lieu destiné à « rassembler et mettre en valeur les traces de l’histoire agricole d’Avignon » et en faire « un théâtre de transmissions culturelles et d’échanges entre la cité, la périphérie et la ceinture verte, une passerelle reliant les générations, les identités et la mémoire des quartiers alentour ».

    Le bâtiment avait servi pendant plus de 50 ans, au XIXe siècle, avant l’obstruction du canal d’eau qui l’alimentait. Il aurait ensuite servi d’étable, d’atelier pour des cours de mécanique, de permanence du Crédit Agricole (d’où la participation à la restauration du panneau), ou encore de salle pour les lotos du quartier.

    « Un lieu de mémoire »

    « C’est vraiment un point de repère emblématique pour les gens du quartier. On souhaite en faire un lieu de mémoire de l’agriculture passée et aussi mettre en avant l’agriculture de demain, ce qui fait la richesse d’Avignon », insiste Maxime Rieu. Mais la mise en route de cette réhabilitation prend du temps. D’autant que 120 000 euros supplémentaires ont été mobilisés par la SPL Grand Avignon Aménagement, qui « témoignent de l’intérêt collectif porté à la valorisation de ce site emblématique », insiste le collectif.

    Le responsable associatif évoque notamment des problématiques juridiques qui ralentissent la mise en route de ces réfections. Un bail emphytéotique avait notamment été signé avec la Ville d’Avignon, il y a plusieurs dizaines d’années, et celui-ci « était mal ficelé », glisse Maxime Rieu, qui assure que la question a été réglée depuis avec des avocats et des notaires. Mais, ces derniers mois, ce sont plutôt les élections municipales qui mettent en pause le processus. « On compte sur le prochain maire », conclut Maxime Rieu.

  • Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    « Les élections municipales sont un moment important de la vie démocratique. L’extrême droite et la droite extrême portent des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes », lance Serge Andreozzi, du bureau de la CGT des retraités, ce jeudi 26 février, devant l’Hôtel de Ville d’Avignon.

    À quelques semaines du scrutin, une trentaine de militants vauclusiens ont ainsi souhaité porter leurs revendications et rappeler que les politiques portées par les partis les plus à droite de l’échiquier ne répondent pas aux besoins de la population du Vaucluse, cinquième département le plus pauvre de France.

    Tout en ciblant, également, le clan macroniste. « On a un personnel politique qui, pendant des années, est entré dans le macronisme actuel. C’est-à-dire une société tournée vers la consommation plutôt que vers la création, ce qui accentue la précarité », regrette Gilles Fournel, également membre du bureau CGT retraités. Il plaide pour un développement industriel au détriment de nouvelles surfaces commerciales. « On était, il n’y a pas si longtemps, le département au plus fort ratio entre la taille et les mètres carrés de centres commerciaux en France. On voit où ça mène », regrette-t-il.

    Contre « la précarité »

    Aux côtés des organisations CGT de retraités des autres départements, les militants vauclusiens mettent particulièrement l’accent sur la défense et le développement des services publics. Ainsi, ils souhaitent la création, à Avignon, d’un Ehpad public « à des conditions de tarifs et d’accès qui permettent à chacun de pouvoir y accéder », précise Serge Andreozzi, pour qui l’absence d’une telle structure ajoute « de la précarité » aux difficultés déjà présentes dans la population. Ou encore la création de centres de santé publics. « L’espérance de vie en bonne santé a arrêté d’augmenter du fait de la difficulté d’accès aux soins », confie Cécile David, également membre du bureau.

  • À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    Le temps d’une matinée ce jeudi, Michael Delafosse, maire (PS) de Montpellier en course pour un second mandat, a mis « entre parenthèses » sa propre campagne pour venir soutenir David Fournier (PS) qui espère prendre la relève de Cécile Helle. « Je tiens à la saluer pour son travail colossal », pose Michaël Delafosse, voyant en l’actuel adjoint sortant « le candidat le plus sérieux, ancré, qui fédère et qui ne tient pas des propos blessants ou des mesures populistes ».

    « Il est déjà maire dans sa tête, parle comme s’il portait le costume », confie Michaël Delafosse, qui a déambulé en ville avec David Fournier, ce dernier lui délivrant moult réalisations, projets ou anecdotes. Ce court déplacement n’est pas qu’un simple accompagnement amical. « Je prends beaucoup exemple sur ce qu’il a fait à Montpellier, notamment sur le volet social ou la gratuité des transports », souligne David Fournier. Le candidat porte l’ambition de rendre les transports gratuits « par étapes » en commençant par les moins de 25 ans et plus de 65 ans. La mise en place d’une régie publique de l’eau est aussi défendue par David Fournier, alors que l’actuelle délégation de service public, s’achève fin 2028. « À Montpellier, grâce à cela [depuis 2015], on est passé de 24% de fuites sur le réseau à 13%, on promet d’être à 10% », vante le maire héraultais.

    « Dans cette campagne, on n’entend pas beaucoup parler de justice sociale alors que la pauvreté touche 60% de la population dans certains quartiers », constate David Fournier. Un reproche adressé à Olivier Galzi (DVD) qui a tenté de se rattraper depuis. Le candidat socialiste parle de sécurité sociale de l’alimentation ou d’un office du pouvoir d’achat en vigueur à Montpellier qui permet aux habitants d’accéder « aux meilleurs tarifs » pour installer pompes à chaleurs, alarmes ou ventilateurs de plafond. Et si à Montpellier la gauche peut a priori se permettre le luxe d’être divisée pour l’emporter malgré tout, ce n’est pas le cas à Avignon. Michael Delafosse inciterait-il David Fournier à une alliance avec LFI ? « Je n’ai pas de conseils à lui donner, je dis aux électeurs choisissez la gauche la plus rassemblée, fédératrice et pas dans l’outrance », conclut le premier magistrat.

  • L’unique caisson hyperbare de Vaucluse s’installe à l’hôpital

    L’unique caisson hyperbare de Vaucluse s’installe à l’hôpital

    Comme si un sous-marin s’était échoué sur les bords du Rhône. L’hôpital d’Avignon a présenté, ce mardi 24 février, l’arrivée dans son enceinte du seul caisson hyperbare de Vaucluse.

    Il se présente sous la forme d’une capsule pouvant accueillir huit personnes simultanément. Autrefois à la clinique Urbain V, qui a depuis fermé, l’équipement est rare et possède plusieurs vertus. L’intérieur est pressurisé « comme si on se trouvait 15 mètres sous le niveau de la mer », précise le docteur Vincent Truchot, membre de l’équipe de la société qui exploite le caisson. L’instrument, qui se trouve dans les anciens locaux du premier IRM de Vaucluse, permet ainsi de fournir des soins d’oxygénation en faisant respirer aux patients un air avec un taux d’oxygène très élevé. Ce qui permet une amélioration de soin en matière de « cicatrisation des plaies chroniques, de cicatrisation post-chirurgie, lésions des tissus en post-radiothérapie, infection de l’os, embolie gazeuse ou encore surdité brusque », liste l’établissement de santé.

    Les séances, d’une durée d’une heure et demie, se déroulent sous pression, masque à oxygène sur la bouche, avec interdiction d’utiliser un appareil électronique. Mais une radio anime tout de même le lieu, avec la possibilité de ramener un livre.

    Chaque année, 9 000 séances d’oxygénothérapie y sont réalisées. Les patients sont orientés par les médecins ou spécialistes qui connaissent la discipline. « C’est un peu à la marge. Mais cela peut beaucoup apporter selon la pathologie », glisse le docteur Jean-Jacques Albertini, qui travaille avec l’outil depuis son installation.

    Le centre hyperbare est installé en Cité des Papes depuis 32 ans et a donc déménagé pour la première fois. « Un nouveau challenge nous attend », glisse devant l’engin le docteur Hubert Truchot, qui gère la société d’exploitation. Présent ce mardi, Pierre Pinzelli, directeur général du centre hospitalier d’Avignon, se réjouit de voir arriver cet équipement « dans de bonnes conditions, avec une collaboration renforcée entre nos équipes ». La machine n’a pas été achetée : le centre hospitalier loue les locaux à la société d’exploitation. Mais il y a l’ambition de « créer un groupement de coopération sanitaire », précise le directeur hospitalier, ce qui permettrait de mutualiser les moyens. « On est une structure privée. Mais elle appartient à des médecins depuis plus de 32 ans. Il n’y a pas de groupe derrière », assure Vincent Truchot. De premiers échanges devraient se mettre en place grâce à cette proximité nouvelle. Sur place, le docteur Sanchez, du service de dermatologie, a évoqué son intérêt pour « renouer quelque chose » dans la prise en charge de patients du centre hospitalier, constatant « un glissement de la population avec des personnes très âgées qui ont des problèmes de micro-circulation et de macro-circulation ».

  • Les aides de secours vers un nouveau fonctionnement en Vaucluse

    Les aides de secours vers un nouveau fonctionnement en Vaucluse

    Vers un changement dans le fonctionnement des bons de secours ? C’est ce que déplore la CGT des finances publiques de Vaucluse, qui alerte sur une évolution du dispositif. Cette aide financière urgente « très ponctuelle » concernerait une centaine de personnes par mois à Avignon et deux cents dans le département. Elle est comprise entre 50 et 150 euros et était distribuée à l’accueil du service des impôts des particuliers, sur décision des services du Département et du CCAS. Elle permet de payer les charges « essentielles », comme l’électricité ou la nourriture.

    Mais une transformation du dispositif est engagée : la distribution s’effectuait jusqu’ici surtout en numéraire, un peu partout sur le département. Or, « avec la suppression des trésoreries en 2019 et surtout le désengagement de la DGFiP de sa mission de caisse », rappelle la CGT dans un communiqué, la distribution en liquide ne se faisait plus que dans deux villes : Avignon et Carpentras, les dernières à disposer d’une caisse numéraire.

    À Avignon, des travaux de rénovation prévus du 2 mars au 7 avril entraînent la fermeture temporaire de la caisse en numéraire. Conséquence : impossible, durant cette période, de distribuer les bons de secours sous cette forme. Pour la CGT, cela constitue « une atteinte supplémentaire aux droits des plus précaires de nos concitoyens ».

    Contacté, le directeur départemental des Finances publiques, Michel Laffitte, s’inscrit en faux. Il précise que la DGFiP « encourage depuis de nombreuses années les émetteurs de bons de secours à se tourner vers des solutions alternatives au versement en numéraire à ses guichets », car le système a « des désavantages ». Parmi les options avancées : virement direct à un commerçant partenaire pour l’achat de produits alimentaires, ou un chèque d’accompagnement personnalisé délivré par un prestataire agréé par les collectivités.

  • À Avignon, sur le marché, la gauche creuse ses sillons

    À Avignon, sur le marché, la gauche creuse ses sillons

    Mercredi matin, c’est jour de marché sur la Rocade, à Avignon. Depuis plusieurs semaines, les candidats viennent aussi y faire leur marché. On s’épie, on discute parfois, on s’invective aussi. Un panneau d’affichage met côte à côte David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI). « Tiens, ils se sont déjà accordés pour le 2e tour », ricane-t-on dans les rangs d’Olivier Galzi (DVD), où on est certain que les deux listes de gauche s’allieront après le 15 mars. « Ils ont plus d’infos que nous », sourit Méliades Bay, militant de l’Après, soutien de David Fournier. « Amis de gauche, bonjour », salue Fatima Ouhaibi, de Génération.s, qui, comme le PCF avignonnais, milite pour Mathilde Louvain. « Tu viens tracter avec nous ? », ironise Méliades Bay, alors que les deux partis s’affichaient encore ensemble à l’automne pour appeler au rassemblement à gauche avant, ensuite, d’opérer des choix différents.

    Si entre certains à gauche, les relations demeurent, les ponts sont bien plus coupés pour d’autres. « Je ne suis pas fâché sur le fond, mais sur les méthodes, ce que j’ai dénoncé sur la mainmise de Raphaël Arnault sur LFI reste d’actualité », note l’ex-insoumis Farid Faryssy, passé avec fracas chez David Fournier. À titre personnel, il s’opposera à un rapprochement avec LFI au second tour, mais se pliera au choix majoritaire. David Fournier renvoie inlassablement à « une décision collégiale » au sein de sa liste, au soir du premier tour. Place publique ou le PRG ont déjà fait d’un rapprochement avec LFI un casus belli.

    « J’ai grandi ici, la proximité ça compte »

    Mais, avant de trancher l’épineuse question, chacun mène campagne avec l’espoir de devancer largement la liste de gauche concurrente. « On entre dans la dernière ligne gauche », glisse avec malice David Fournier. On sent l’actuel adjoint bien plus à son aise dans ce genre d’exercice que sur un débat TV. Il multiplie les accolades, les souvenirs avec certains. « J’ai grandi ici, la proximité ça compte beaucoup », note-t-il. On lui parle souvent de sa maman, l’ex-députée Michèle Fournier-Armand. Qui arrive sur place faire son marché. « Vous savez, on souffre plus quand son fils est en campagne que quand on mène soi-même campagne, confie-t-elle. Je crois beaucoup en lui, il fera du bien pour cette ville et les habitants. »

    « Il y a une envie de renouveau »

    Le rythme de fin de campagne s’intensifie. « Je fais deux réunions d’appartement par jour, y compris chez certains qui ont reçu Olivier Galzi », fait valoir David Fournier. L’ex-journaliste TV, donné en tête d’un récent sondage contesté par David Fournier, est dans le viseur du candidat et d’adjoints sortants, lui reprochant son amateurisme comme sur le commerce ou le logement social (notre édition du week-end). « Dans les réunions, on a 4-5 demandes de stages pour les jeunes, ça conditionne la poursuite de leurs études. On prévoit des rencontres avec des chefs d’entreprise qui ont des besoins », projette le candidat, qui constate « des urgences sociales ». « On a la connaissance du terrain, on souhaite mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation en s’appuyant sur la municipalisation des cantines ou les corbeilles solidaires », développe David Fournier. Après avoir échangé à l’automne, David Fournier et Mathilde Louvain restent à distance.

    Sur le marché, la candidate LFI n’a pas la même notoriété que son concurrent. « Mais, c’est un atout, car il y a une envie de renouveau, de renouvellement par la base, on ne porte pas le poids du bilan et beaucoup ont l’impression que les choses se font sans eux », défend Mathilde Louvain, qui reste focalisée sur le débat local et pas sur l’agitation médiatique nationale, où son parti est accusé d’être associé à la mort du militant identitaire lyonnais. « On continue notre travail, Zohran Mamdani [maire de New York] n’a pas été élu sur les réseaux sociaux, compare-t-elle. Quand on va sur du porte-à-porte, on est sur les attentes concrètes du logement, de l’école, de la gestion de l’eau… On souhaite mettre en place des votations citoyennes sans condition de nationalité. » Autour d’elle, ses soutiens et colistiers assurent que son « côté apaisant [aperçu lors du débat TV] aide » à déminer. Sur le marché, on n’observe pas de réaction épidermique de rejet de LFI. « Ça peut être moins le cas place Pie [en centre-ville] , sourit Mathilde Louvain, mais un peu comme nous si on nous tend un tract du RN ». Qui demeure le véritable adversaire de la gauche.

  • Un nombre de passages limités dans les déchetteries du Grand Avignon

    Un nombre de passages limités dans les déchetteries du Grand Avignon

    La dernière version du règlement des déchetteries remontait à 10 ans. En ce début d’année, le Grand Avignon a revu le fonctionnement de ses dix déchetteries communautaires, qui inclut désormais les sites de Caumont et Sauveterre. « Les principales modifications proposées visent à améliorer l’accueil, la fluidité et l’équité d’accès aux équipements », liste l’Agglo dans la délibération votée en février, lors d’une séance du bureau.

    Pour les particuliers, qui doivent être titulaires d’une carte gratuite *, les principaux changements viennent dans l’instauration d’un nombre de passages annuels maximum, fixés à 18. En contrepartie, « le volume autorisé par jour a été augmenté à 3 m³, contre 2 m³ auparavant, offrant ainsi aux usagers la possibilité de déposer plus de déchets », précise le Grand Avignon à La Marseillaise. « Le seuil fixé à 18 passages annuels a été déterminé comme largement suffisant pour couvrir les besoins ordinaires d’un foyer, tout en encourageant une meilleure organisation des apports et une limitation des déplacements inutiles », peut-on lire dans la délibération. Le Grand Avignon voit aussi dans cette limitation « un moyen efficace de lutter contre les dépôts abusifs ou d’origine professionnelle réalisés sous couvert d’apports ménagers, garantissant ainsi une utilisation conforme du service public ».

    Autre avancée, la possibilité de venir déposer ses déchets avec son utilitaire, véhicule habituel des professionnels pas soumis aux mêmes règles : « Le règlement autorise désormais l’accès aux utilitaires ne dépassant pas 2 tonnes, tels que Renault Kangoo, Ford Transit, Peugeot Partner, Volkswagen Caddy [y compris en configuration deux places, Ndlr.], représentant un véritable assouplissement par rapport aux règles précédentes, qui avaient été prises pour se prémunir d’éventuels dépôts abusifs par les professionnels, pour lesquels la collecte en déchetteries est payante ». Enfin, autre nouveauté, « une dérogation a également été formalisée pour les situations exceptionnelles, comme les décès ou les sinistres, afin de répondre à des besoins ponctuels spécifiques et générateurs de gros volumes à écouler en déchetteries pour les particuliers ».

  • Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Comme en 2014 et 2020, le collectif handicap Vaucluse (CHV), qui regroupe une vingtaine d’associations, se mobilise sur les municipales. En étoffant et modifiant sa démarche *. « Jusque-là, on avait sollicité que les candidats à Avignon en leur demandant leur programme qui restait général en plein de bons sentiments, cette année on a sondé les principales villes en leur soumettant nous-mêmes un questionnaire plus précis », expose Sophie Mercatant, présidente du CHV.

    Sur 34 listes sondées entre début janvier et début février, 50% ont répondu (plus 3 hors délais, non comptabilisées dans la synthèse), avec des disparités (zéro retour à Cavaillon, 100% à Avignon). « Le taux de participations est plutôt bon », juge tout de même Sophie Mercatant. Avant d’être potentiellement élus, les candidats rendent accessibles à 80% leurs réunions publiques mais 60% pour leurs documents de campagne. « 94 % des listes (16 sur 17) indiquent la présence d’au moins une personne en situation de handicap, visible ou invisible, sur leur liste », apprécie la présidente du CHV.

    Les résultats ne donnent pas d’enseignements généraux, montrant un bord politique pas plus sensible à la question qu’un autre. « Il n’y a pas de résultats similaires entre candidats d’une même carte politique », note Arnaud Roudière, du Riad [relais pour intervenants à domicile]. Le CHV se félicite aussi de voir que les candidats ne raisonnent plus qu’en handicap physique en termes d’accessibilité « mais évoque aussi les handicaps sensoriels ou mentaux ».

  • À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    Ainsi, lors d’un débat organisé le mardi 10 février dernier par la CPME, le Medef et l’U2P, David Fournier (PS) a évoqué la création de 100 places « flash » en intra-muros et la gratuité des parkings payants entre midi et 14h, afin d’inciter à consommer dans les restaurants du centre-ville. Une gratuité déjà mise en place en centre-ville lors des fêtes de fin d’année par la municipalité actuelle, tandis que deux parkings gratuits se trouvent à une dizaine de minutes de marche. Mathilde Louvain (LFI), elle, insiste davantage sur la gratuité des transports en commun et sur le développement de navettes gratuites pour accéder au cœur de ville. Stéphan Fiori (DVD) se pose en défenseur du petit commerce, qu’il estime viable seulement si les clients peuvent se garer au plus près des devantures. L’entrepreneur souhaite un « retour maîtrisé de la voiture en centre-ville, sauf les mercredis et samedis après-midi ». Il plaide pour « la création de places dépose-minute devant les commerces de proximité » ou « 1h30 de parking gratuit inclus dans tous les horodateurs ».

  • Détention prolongée dans une affaire d’agressions homophobes à Avignon

    Détention prolongée dans une affaire d’agressions homophobes à Avignon

    Kaysse A., son frère Ayoub A. et Mohamed K., âgés de 19 et 20 ans, ont été présentés ce lundi 23 février en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire d’Avignon. Ils sont poursuivis pour « violences aggravées par trois circonstances, suivies d’incapacité n’excédant pas 8 jours » et « extorsion commise en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime ». Le tribunal a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au jeudi 16 avril. Dans l’attente, les deux frères ont été placés en détention provisoire, le président Lionel Mathieu évoquant un risque de réitération, car « les faits ont été commis sur une durée relativement longue et sont extrêmement récents ». Le troisième, Mohamed K., a été placé sous contrôle judiciaire.

    Selon les éléments présentés à l’audience, les frères auraient, à deux reprises, le 31 janvier à Avignon et le 10 janvier à Vedène, tendu des « guets-apens » à au moins deux personnes homosexuelles contactées sur un site de rencontre avec un faux compte. Les victimes auraient ensuite été agressées. Dans l’un des cas, les prévenus auraient tenté de soutirer de l’argent, sans succès.

    Les arguments du parquet

    Mohamed K. n’est poursuivi que pour son implication présumée dans les faits du 10 janvier. Deux mineurs auraient également participé à l’une des agressions. Les trois jeunes adultes sont tous domiciliés chez leurs parents respectifs et n’exercent aucune activité professionnelle. Un précédent fait datant de 2022 a été mentionné, mais il concernerait une période où ils étaient tous mineurs.

    Lors de l’audience, le procureur, Nicolas Delpierre, a sollicité le maintien en détention, relevant « deux ou trois éléments » malgré les « dossiers lisses » des prévenus. Il note des « faits revendiqués », car les agressions ont été filmées, et estime que « tous les hommes homosexuels sont des cibles potentielles ». Il confie que les frères auraient affirmé que « tous les pédés sont des pédophiles (sic) » et qu’ils « devraient être en prison comme dans d’autres pays ».

    La défense d’Ayoub A. et Kaysse A., Me Isabelle Cuilleret, estime dans sa plaidoirie que « la détention provisoire n’est pas adaptée et qu’il y a d’autres moyens », évoquant pour l’aîné un « caractère influençable » et différents troubles neurologiques. Une expertise médico-psychiatrique a été demandée. Tandis que Me Jalil-Henri Amr, avocat de Mohamed K., estimait que les 48h de détention de son client constituent une « pédagogie suffisante » et qu’il est le seul à toujours être scolarisé (bac pro climatisation). Il assure que ce dernier n’a été « que le cinéaste » de l’agression et qu’« aucun élément dans le dossier n’indique qu’il a adoré faire cette œuvre cinématographique ». Dans le box, tous trois se sont excusés auprès des victimes.