Une cérémonie, qui « met à l’honneur depuis 25 ans celles et ceux qui font rayonner nos terroirs et la qualité de nos vins », rappellent les JA. Dans un contexte viticole très compliqué, cette édition 2025 a distingué 28 lauréats et 10 coups de cœur, « preuve éclatante de la diversité, de l’excellence et de la vitalité du vignoble vauclusien, du Ventoux au Luberon, des Côtes-Du-Rhône à Beaumes-de-Venise », mettent en avant les JA. Le Département a, de son côté, remis trois coups de cœur au domaine Plein Pagnier (Mazan), au cellier des Templiers (Richerenches) et au domaine Le Père Brun (Sorgues).
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Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon
Après Orléans et Dijon, c’est à Avignon que l’école privée Coda s’installe pour proposer des formations dans le milieu de l’informatique, avec une première rentrée prévue avec 70 élèves en septembre 2026.
Et ce, en centre-ville, à quelques pas de la gare et des remparts, où seront proposées des formations niveau bac +3 et bac +5 dans divers domaines tels que les data sciences, le développement, l’administration de systèmes ou encore la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Avec une possibilité d’alternance à partir de la deuxième année, les frais de scolarité s’élevant sinon à 8 000 euros par an. Les inscriptions sont désormais ouvertes pour la formation post-bac ainsi que pour les bachelors en bac +3 destinés à ceux qui ont une formation niveau bac +2 en poche.
Un choix de ville qui s’explique par « la pénurie d’offres de formations et le tissu économique très dynamique » du territoire, précise le directeur de l’établissement, François-Xavier Beillon. Et ce, en avançant qu’il y a actuellement plus de 10 000 postes à pourvoir dans ce secteur-là. Mais le futur lieu de formation viendra plutôt « compléter » celle de l’université d’Avignon, où il est également possible de faire une licence en informatique, assure le directeur. « On a beaucoup d’entreprises et de collectivités qui ont montré un grand intérêt pour notre installation. On voit de nombreux étudiants quitter le bassin et ne jamais revenir, ce qui entraîne une pénurie chronique dans la zone », poursuit le responsable.
La brochure de l’établissement vante également d’autres avantages tels que « le cadre de ville exceptionnel et la douceur de vivre provençale », « une ville à taille humaine favorisant les échanges », et « une bonne accessibilité » avec la proximité de la gare centre de la Cité des Papes. « On peut voir Avignon comme un village comparé à Marseille ou Toulon, ce qui est assez attirant », poursuit François-Xavier Beillon.
Monde professionnelLes cours seront prodigués par des intervenants « issus directement d’entreprises et qui proposeront des cas pratiques tels qu’ils les rencontrent en milieu professionnel », confie le directeur de l’école. Et ce, à travers de nombreux travaux en groupe. « Avec cette expertise technique, les enseignants amènent la vision de l’entreprise et ses problèmes, ce qui permet une insertion professionnelle plus importante », assure-t-il.
Deux journées portes ouvertes sont organisées sur le campus, 2 avenue du Blanchissage, le samedi 8 novembre et le samedi 13 décembre.
Détails et brochure sur coda.school/avignon
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Vaucluse : la gauche en résistance face au RN
En mars, 151 conseils municipaux seront renouvelés dans le Vaucluse. Sans faire injure à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants, les regards se tourneront ailleurs. Dans la préfecture Avignon, les jeux sont très ouverts depuis l’annonce surprise de Cécile Helle, maire (PS) depuis 2014, de ne pas briguer un 3e mandat. Sa majorité sortante se divise pour l’heure entre plusieurs candidats possibles : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) tandis que le Premier adjoint, Claude Nahoum soutient le néophyte Benoît Belvalette (Place publique). Tous martèlent que l’union est indispensable. Mais derrière qui ? Chez les insoumis, Mathilde Louvain a été désignée tête de liste. Le camp du centre et de la droite est aussi éclaté avec Olivier Galzi (SE), Stephan Fiori (DVD) – qui sont candidats officiels – et les deux Julien, Paudoie (bloc macroniste) et Aubert (LR) qui lambinent. Enfin, la cheffe de file de l’opposition RN, Anne-Sophie Rigault a de nouveau été investie.
L’extrême droite, après avoir soutenu 13 candidats en 2020, compte bien tripler ses représentants. Le RN a ainsi investi Christian Richaud à Carpentras, Franck Marest à Bollène et a dévoilé des représentants à Monteux, Vedène ou Entraigues-sur-la-Sorgue, où le sortant (PCF) Guy Moureau ne s’est pas encore prononcé. Autant de communes susceptibles de basculer comme avant elles Le Pontet, Camaret puis Morières. Les trois maires RN sortants se représentent. Au Pontet, un front républicain du PCF au centre droit se construit derrière Jean-Firmin Bardisa. Le sortant RN Joris Hébrard affrontera aussi son 1er adjoint, Patrick Suisse… À Morières, Annick Dubois (PS) est pressentie pour mener l’union de la gauche. Fief de l’extrême droite depuis 1995 avec les Bompard père puis fils, Orange est suspendue à une décision de justice prévue en décembre, qui pourrait rendre inéligible le maire (Ligue du sud) Yann Bompard et la toujours députée RN Marie-France Lorho. En froid, les deux élus sont des candidats potentiels. En face, une tentative de large alliance gauche et droite a échoué cet été. À Carpentras, le maire (DVG) Serge Andrieu a été donné en tête d’un récent sondage, talonné par son prédécesseur Francis Adolphe (ex-PS). L’extrême droite est divisée avec la candidature de l’élu d’opposition Bertrand de la Chesnais, (ex-RN et Reconquête). À Bollène aussi, l’extrême droite devrait partir à plusieurs entre le RN et possiblement l’ex-maire Marie-Claude Bompard. Le maire (SE) Anthony Zilio devrait se représenter. À Cavaillon, c’est encore morne plaine pour tenter de succéder à Gérard Daudet (LR) qui n’a pas fait connaître ses intentions. Enfin, à Apt, la droite cherche un successeur à la maire sortante LR Véronique Arnaud-Deloy qui ne se représente pas. Céline Celce (Génération.s) incarnera l’union de la gauche.
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Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »
La Marseillaise : Vous avez débuté le théâtre au lycée, avant de découvrir le one man show. Comment cette passion est-elle née ?
Aymeric Lompret : C’est en allant voir Franck Dubosc en one man show. Mon père m’avait emmené le voir au Zénith de Lille, j’avais trouvé ça fou. Le théâtre, je m’y étais seulement inscrit pour séduire une fille. Je faisais partie d’une troupe qui s’appelait « Les Farfadets de Tourcoing ». Et ça a grave marché. J’ai fait mon premier one man show en 2010, sur une scène ouverte, au Moonlight Café de Lille. On faisait un sketch contre une pizza. Si le sketch était bien, on avait droit à toute la pizza. J’ai réussi à l’avoir en six mois.
Après votre bac, vous avez entamé une prépa HEC (hautes études commerciales), dont on vous a exclu. Vous avez ensuite enchaîné les petits boulots, notamment comme ouvrier à la chaîne. Est-ce là le socle de votre engagement politique ?
A.L. : Tout à fait, car j’étais apolitique avant cela, sinon, je n’aurais pas fait de prépa HEC. C’est le fait de bosser à l’usine qui m’a fait m’intéresser aux inégalités et aux questions de société. Je n’étais quand même pas syndiqué, car pour ça, il faut avoir plus de 50 ans et une moustache, que je n’avais pas à l’époque.
Votre début de carrière s’est notamment joué dans le milieu des médias, avec une participation à l’émission « On ne demande qu’à en rire » de 2011 à 2013. douze ans plus tard, quel regard portez-vous sur cette aventure ?
A.L. : Ça m’a apporté une rigueur de travail, mais c’était hyperstressant, hypercompliqué. Ça m’a fait avancer un peu plus vite, mais le problème, c’est que les sketchs n’étaient pas terribles et sont restés sur internet, donc ça m’a fait baisser en notoriété. Mais je ne regrette pas. Je ne regrette rien sauf mon ex.
En juin 2024, en soutien à Guillaume Meurice (*), vous quittez « Le grand dimanche soir » sur France Inter. Cela vous attriste-t-il d’avoir dû vous détourner de l’audiovisuel public ?
A.L. : Oui, c’est hyperdommage qu’on ne soit plus sur le service public, je pense qu’on aurait tous préféré y rester. Mais bon, tel qu’il est maintenant… C’est compliqué. Il y a plein de gens qui continuent d’écouter France Inter par réflexe et par conviction, mais après, on est bien à Nova aussi, et ça marche bien notre petit truc. Heureusement d’ailleurs, sinon, on aurait été un peu dégoûtés de ne plus avoir d’auditeurs, les médias étant aujourd’hui majoritairement à droite.
Qu’est-ce que ça dit du métier d’humoriste ? Avez-vous la sensation de pouvoir l’exercer comme vous l’entendez ?
A.L. : Il y a des choses qu’on ne peut plus dire, mais c’est tant mieux. C’est bien qu’on ne puisse plus faire des blagues homophobes, racistes, sexistes. Je pense que l’humour évolue très bien. Je ne sais pas trop si la liberté d’expression est bridée. Peut-être dans les médias, mais en tout cas, en spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux.
Vous êtes aujourd’hui sur Nova, dans l’émission « La Dernière », chaque dimanche, où vous défrayez l’actualité avec engagement et humour. Est-ce pour vous un bastion de liberté d’expression ?
A.L. : On se censure quand même un peu, car il faut que ce soit drôle, et puis il faut que ce soit un peu intéressant et engagé, un peu politique quoi. C’est la seule contrainte qu’on se pose. De faire rire et de dire des choses.
Depuis 2023, vous êtes en tournée avec votre spectacle « Yolo », dans lequel vous vous glissez dans la peau d’une personne sans domicile fixe. De quoi traite-t-il ?
A.L. : J’y joue un sans-abri qui a perdu son chien dans la ville dans laquelle je joue. Il va donc le chercher et traiter de plusieurs sujets comme la solitude, la malbouffe, la montée du fascisme, de la solitude… C’est un spectacle social plus que politique. Je travaille avec la Fondation pour le logement, dont je suis parrain. Le mal logement est un sujet qui m’intéresse, donc c’était très cohérent de parler de ça.
Au-delà de cette question d’engagement, comment l’idée vous est-elle venue ?
A.L. : Je l’ai écrit avec Pierre-Emmanuel Barré, je suis arrivé avec cette idée de marginal qui a perdu son chien. Ça marchait bien avec le côté seul en scène, car souvent, ils sont seuls dans la rue. Et puis, c’est un personnage qui n’est pas très éloigné de ce que je peux composer sur les chroniques, où je suis un peu à l’arrache, où je parle de fait, d’abus… C’est un personnage qui me ressemble un peu.
Comment rend-on drôle une thématique aussi lourde ? Y avait-il l’idée de sortir le public de sa zone de confort ?
A.L. : Au-delà d’être un sans-abri, le personnage est un marginal. J’ai essayé de faire en sorte que toute la première heure soit rigolote. Mon personnage est en pleine montée, il rigole avec les gens. Ce n’est que lors des dix dernières minutes qu’il commence à bader un peu (sic). On n’a pas voulu faire un sans-abri cliché avec sa canette.
Guillaume Meurice a été licencié « pour faute grave » par Radio France après avoir réitéré le 28 avril 2024 sur France Inter, une blague du 29 octobre 2023 sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il qualifiait de « sorte de nazi mais sans prépuce ».
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Gontard propose un débat sur la sécurité
De la France insoumise au RN, c’est un thème de campagne que personne n’élude : la sécurité traverse l’échiquier politique en vue des municipales de mars. Chaque candidat potentiel avance ses constats et esquisses de solutions. « Je propose à tous les candidats un débat public sur la sécurité d’ici à la fin de l’année », met sur la table, ce vendredi devant la presse, Paul-Roger Gontard. L’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme est « en action dans cette campagne » et, comme début septembre, redit « qu’il est prêt à être maire » sans non plus en faire un préalable au « rassemblement » à gauche et au centre dont il est persuadé qu’il se fera.
« 80% de la délinquance est liée aux stupéfiants », avance-t-il, mais « ce n’est pas une fatalité ». Reconnaissant qu’au cours du mandat « des choses ont été faites mais pas suffisamment avec des urgences qui changent », l’adjoint au maire est persuadé d’être le seul dans le débat « à apporter des méthodes nouvelles ». Il souhaite « une approche globale hors des silos », rejoignant les propos du candidat Benoît Belvalette (Place publique). Paul-Roger Gontard se veut pragmatique en s’inspirant de réussites extérieures comme à « Saint-Ouen (93), où j’ai rencontré deux fois le maire, qui a su diviser par deux en cinq ans le nombre de points de deal », souligne-t-il. Mise en place d’une cellule hebdomadaire entre Ville, préfecture, parquet, dispositifs d’argent de poche pour éviter la tentation de l’argent facile des trafics… sont évoqués. Un volet « stop tox » viendra prévenir et soigner la consommation de stupéfiants.
Un second pilier appelle à la reconquête de l’espace public. Paul-Roger Gontard compte créer « un jumeau numérique », plateforme de coordination mutualisée en temps réel mêlant police municipale, propreté, éclairage, circulation… Atteindre l’étiage actuellement fixé de 120 policiers municipaux est suffisant aux yeux du candidat pour avoir ce service 7j/7 et H24. Une unité mixte d’éducateurs, médiateurs, policiers est aussi promise.
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Futur de l’aéroport d’Avignon : « assez d’opacité »
Ils ne veulent pas rater l’embarquement. Alors que l’actuelle délégation de service public (DSP) pour la gestion de l’aéroport, attribuée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), touche à sa fin en décembre 2026, l’association de riverains entend se mêler de l’avenir de l’infrastructure. Réagissant à notre article de mercredi dernier où le président de Région [propriétaire de l’aéroport] piquait la CCI, l’Un-Adrac (Union de défense des riverains de l’aéroport d’Avignon) exprime, dans un communiqué, « sa profonde inquiétude face à la perspective d’un nouveau transfert de gestion au secteur privé, sans bilan environnemental, social ni financier du délégataire sortant ».
Fin septembre, l’Un-Adrac a pu participer, à l’invitation de la Région, à une réunion d’échanges sur la préparation du cahier des charges. Les riverains ont saisi cette occasion pour dénoncer « l’opacité » sur la gestion de cet équipement, structurellement déficitaire. L’Un-Adrac, qui milite pour la fermeture du site, demande notamment « la publication intégrale du rapport de gestion de la CCI et de l’audit commandé par la Région, l’organisation d’un débat public sur les orientations de la future DSP, la suspension de toute décision avant la remise du rapport d’évaluation environnementale indépendant et une reprise en main publique et transparente de l’aéroport ». Pour Yves Marie-Cardine, président de l’Un-Adrac, « il est temps de rendre des comptes et de repenser cette infrastructure dans le respect de la santé publique, du climat et de la démocratie locale ».
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Sport et bien-être municipalisés au stade nautique
« C’est la dernière brique du stade nautique dont on avait rêvé », lance fièrement la maire (PS) Cécile Helle en inaugurant la salle de sport désormais municipalisée du centre nautique, Avi’forme, et son espace bien-être avec jacuzzi et sauna à l’étage.
Orphelin de ces espaces après la fermeture de la structure privée Yakha Sport, qui les gérait jusqu’au 31 décembre dernier, le stade nautique retrouve donc son aspect sport-santé en dehors des activités purement aquatiques. Deux espaces sont proposés aux pratiquants : à commencer par une salle de fitness/cours collectifs de 140 mètres carrés, ainsi qu’une autre de musculation et de « cardio » de 162 mètres carrés avec des équipements et poids de musculation. Des espaces accessibles du lundi au vendredi de 11h à 14h et de 17h à 20h, et le samedi de 10h à 14h. Une journée portes ouvertes est prévue samedi 1er novembre.
L’espace a notamment été remis à neuf par la municipalité, avec la reprise des cloisonnements et murs, le remplacement de la menuiserie et les protections sur le sol, pour un montant de 109 210 euros.
Une réouverture qui vient boucher le trou qu’avait laissé la fermeture de la salle privée Yakha Sport en décembre dernier. « Le modèle du privé ne correspondait pas au fonctionnement du stade nautique », confie Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) au sport. Le projet actuel a notamment été monté avec l’aide d’anciens employés de l’ancienne salle. « On sait ce dont les personnes avaient besoin. C’est surtout pour amener les personnes au sport. On mise sur la convivialité », confie Rudy, coach du site, qui était aussi à Yakha.
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Un nouvel appareil d’IRM à l’hôpital d’Avignon
Ce nouvel engin doit permettre d’offrir « une qualité d’image exceptionnelle, des examens plus rapides et une précision diagnostique renforcée dans toutes les spécialités », avec, par exemple, un examen du genou qui passe de 15 à 8 minutes. Le centre hospitalier avance également des arguments de bien-être, tels qu’un anneau plus large de 70 centimètres, plus adapté aux personnes en surpoids et claustrophobes, un système de divertissement pendant l’examen et une consommation d’énergie réduite de 30%.
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Le projet d’arrêté anti poids lourds entre les mains de la préfecture
Le projet transmisLa municipalité d’Avignon annonce, dans un communiqué émis ce mercredi 22 octobre, avoir transmis, ce lundi 20 octobre, un « projet d’arrêté expérimental de limitation de la circulation des poids lourds de plus de 38 tonnes sur la rocade Charles-de-Gaulle ». Cette mesure s’appliquerait de 7h à 19h, du carrefour avec l’avenue Pierre-Semard à celui avec l’avenue de Tarascon, pour une durée d’un an à compter de sa validation par la préfecture.
La ville d’Avignon précise que ce « projet d’arrêté actuel est le plus proportionné possible, visant la plus haute classe de poids lourds, sur les heures les plus chargées de la journée, lorsque la congestion routière est la plus massive, le trafic piéton et vélo le plus important, lorsque les habitants amènent leurs enfants à l’école ou font leurs courses, et où, en conséquence, l’exposition à la pollution, au bruit et à l’insécurité routière est la plus prégnante ». Un suivi est mis en place, au fil de cette année d’expérimentation, à l’aide de différents indicateurs. Et ce, pour « en apprécier les effets et éventuellement le réajuster ».
La préfecture attendueC’est donc désormais au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, de trancher sur la question. Un dossier de longue haleine, car la préfecture avait déjà refusé un premier projet en 2019, qui s’appliquait, lui, aux poids lourds de plus de 19 tonnes. Contacté, le préfet « ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet à ce stade ». Depuis ce refus, la mairie d’Avignon assure avoir réalisé un « énorme travail d’affinage entre 2022 et 2025 ». Et ce, avec des « dizaines » de réunions politiques et techniques, bilatérales et plénières.
Motivations sanitairesLa motivation principale de cette décision est notamment sanitaire. La municipalité explique que, bien qu’il faille « maintenir la desserte économique » du territoire, il faut assurer « la protection des populations, confrontées depuis de trop longues années à la pollution de l’air, aux nuisances sonores et à une insécurité routière ». En effet, plusieurs milliers de poids lourds défilent au quotidien sur l’axe autour duquel vivent plus de 17 000 habitants, « exposés depuis de trop longues années à une circulation routière disproportionnée en cœur de ville », souligne la municipalité.
Un projet également soutenu par la section d’Avignon-Morières-Le Pontet du PCF, qui demande, dans un communiqué, que « la santé des habitants devienne une priorité ». « Sur la rocade d’Avignon, où la circulation dense génère des taux élevés de particules fines, les riverains, notamment les enfants issus de familles modestes, sont particulièrement touchés par l’asthme, la bronchiolite et d’autres pathologies chroniques ».
D’autant que le projet de Zone à Faibles Émissions, dont la mise en place était prévue par le Grand Avignon, est pour l’heure à l’arrêt. En effet, l’Assemblée nationale a voté la suppression de celles-ci, en juin dernier. Et ce n’est pas près de revenir à l’agenda parlementaire.
Une forte oppositionCe projet d’arrêté ne fait pas l’unanimité, avec, en parallèle, l’arrêt de la Liaison Est-Ouest (LEO), que beaucoup estiment être la solution, contrairement à Avignon et au Grand Avignon. À commencer par les organisations syndicales de transporteurs, qui estiment que cette interdiction forcerait leurs engins à un long détour et nuirait aux entreprises locales. Ainsi que les élus des Bouches-du-Rhône, qui ne veulent pas voir un flot de véhicules débouler sur leur territoire.
La CGT cheminots affiche une position plus nuancée. La mesure « mettrait à l’arrêt le terminal ferroviaire multimodal de Champfleury » pointe le secrétaire général, Loïc Guigou. « Au regard des enjeux de santé publique, cet arrêté est normal », affirme pour sa part Williams Juan, secrétaire CGT cheminots 84 qui estime cependant qu’il « aurait fallu trouver des alternatives en amont ».
Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, est aussi opposée au projet. « Aujourd’hui, interdire les poids lourds sur la rocade, de la manière dont c’est fait, ça me paraît aberrant. On a quand même trois départements qui ont donné des avis défavorables. Le préfet de région n’a pas l’air d’être non plus pour. Et on force, on force » confiait-elle, en septembre dernier. « Je comprends parfaitement les enjeux de santé publique, mais on va les envoyer où, ces camions ? La solution, c’est la LEO. On met la charrue avant les bœufs. »

