Tag: Avignon

  • À Avignon, passage en revue des colistiers des différents candidats

    À Avignon, passage en revue des colistiers des différents candidats

    Dans moins de deux semaines, les Avignonnais auront le choix entre six bulletins de vote dans l’isoloir. Si la candidature de Stéphane Geslin est une surprise (lire ci-dessous), Stéphan Fiori avait jusque-ici été le seul candidat à présenter officiellement sa liste (notre édition du 12/02), très pro-business avec des proches, qu’ils soient amis ou collaborateurs. Zoom sur les quatre autres candidats.

    Mathilde Louvain (LFI)

    « Loin des caricatures, d’une moyenne d’âge de 49 ans, notre liste se compose notamment de 4 étudiants, 5 retraités, 6 professionnels du secteur culturel, 7 de la santé, environ 10 cadres, 12 professionnels de l’éducation et 9 issues d’horizons divers », résume dans un communiqué la liste insoumise. Mais pas que. Soutiens, le PCF et Génération.s sont représentés. Comme attendu, Julien De Benito adjoint au maire et secrétaire du PCF 84 n’est pas candidat. Rémy Blanc, conseiller départemental (PCF), est 2e de liste, Anne-Catherine Lepage, autre élue actuelle (PCF) est 11e. Adjointe aux sports représentant Avignon collectif, Zinèbe Haddaoui est numéro 3. Autre adjoint, Éric Deshayes (G.s) figure en 8e position. Suspendue des Écologistes, l’ex-cheffe de file, Sabah Badji est 5e. Pas de Raphaël Arnault sur la liste, mais son collaborateur vauclusien, Lounes Djoumer est 26e. Parmi les autres colistiers, on note la présence de militants syndicaux (Emmanuel Loubier, CGT hôpital de Montfavet) ou associatifs comme Aurélie Créa du pôle LGBT ou de Rosmerta, Guy Chenevier et leur avocate Véronique Marcel.

    David Fournier (PS)

    Soutenu par plusieurs partis de gauche, le candidat PS a dû mesurer les différents équilibres politiques. C’est une socialiste, secrétaire de section à Avignon, qui est pourtant numéro 2, Marilyne Croyet. Sans surprise, la liste compte un total de 17 élus actuels, dont les 4 écologistes, aujourd’hui divisés dans l’opposition (Mouloud Rezouali 3e ; Christine Lagrange 8e ; Annie Rosenblatt 28e ; Jean-Pierre Cervantès 35e) mais aussi le conseiller départemental Samir Allel (15e). Le premier adjoint Claude Nahoum (5e), les adjoints et conseillers départementaux Fabrice Tocabens (11e) et Laurence Lefèvre (12e) sont là tout comme les élus Marie-Anne Bertrand (l’Après, 14e), Christian Rocci (19e), Lilou Quenesson (20e) ou, plus loin, Claude Tummino (39e). Benoît Belvalette (Place publique, 9e) et l’ex-insoumis Farid Faryssy (7e) figurent en bonne position. La sœur de ce dernier, Yasmine Faryssy (34e) est aussi candidate. Les nouveaux visages figurent principalement au-delà de la 20e place.

    Olivier Galzi (DVD)

    L’ex-journaliste TV présentera officiellement ses colistiers jeudi soir. Mais on trouve en 2e de liste une commerçante, Corinne Chatriot. Un ex-adjoint au commerce de Cécile Helle sous le premier mandat, Florian Borba Da Costa, figure en 15e position. D’anciens des mandats de Marie-Josée Roig sont investis comme Christian Paly, Isabelle Altayrac ou Valérie Wagner. Comme annoncé, l’ex-entraîneur de foot, Claude Le Roy, candidat en 2001 avec Elisabeth Guigou (PS) change de banc et sera candidat (37e). Pas en revanche de Christian Perramond (LR) et référent d’Avignon passion, le mouvement lancé par Julien Aubert, qui a rejoint ensuite Olivier Galzi. Le candidat a aussi investi sa compagne, Anaïs Hausmann (15e).

    Anne-Sophie Rigault (RN)

    Déjà tête de liste en 2020, la conseillère régionale a conservé près d’elle Murielle Magdeleine. Actuel élu, Paul Ruat est relégué à la 20e place quand Arnaud Renouard, autre élu n’est plus sur la liste. En juin lors d’un conseil municipal, il s’était ému que la Ville débaptise une rue au nom d’un médecin eugéniste proche du régime nazi. Nous reviendrons dans une prochaine édition sur d’autres profils de la liste.

  • À Avignon, le parti des travailleurs plaide pour une « municipalité de lutte »

    À Avignon, le parti des travailleurs plaide pour une « municipalité de lutte »

    Cela a été la surprise de la matinée, vendredi en préfecture : une 6e liste en lice à Avignon, portée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs. « C’est un combat de longue haleine, on a diffusé sur les marchés, on a fait du porte-à-porte, on n’était pas cachés mais on n’a pas communiqué dans la mesure où on n’était pas sûr d’aboutir », justifie ce professeur d’histoire-géographie au lycée Mistral.

    Déjà candidat en 2014 (1,41%) et aux législatives de 2022 (0,81%), Stéphane Geslin n’avance pas de réel programme local mais plaide « pour une municipalité de lutte pour aider la population à obtenir ce dont elle a besoin ». À savoir, des services publics, « en rupture avec la politique d’austérité menée par Emmanuel Macron, dont le corollaire est le manque d’argent pour les collectivités », dresse le candidat. S’il reconnaît à la maire sortante Cécile Helle (PS) d’avoir remunicipalisé la restauration scolaire, il aspire à plus, « comme la régie publique de l’eau ou le retour de la gratuité du parking de l’hôpital ». « On ne peut pas accepter le non-remplacement de fonctionnaires, il en manque à la voirie, aux musées… », liste Stéphane Geslin. Quid des policiers municipaux ? « On n’est pas des grands partisans du développement de l’appareil de répression, la première des sécurités, c’est le terrain social et avec la création d’emplois », conclut-il.

  • À Avignon, la ville-centre sera-t-elle majoritaire ?

    À Avignon, la ville-centre sera-t-elle majoritaire ?

    Avec près de 200 000 habitants, la communauté d’agglomération du Grand Avignon est de loin la plus importante de Vaucluse, très loin devant la communauté de communes Sud Ventoux et ses 10 000 habitants. Avec 16 communes, dont 7 du Gard, le Grand Avignon est le pôle majeur du département malgré sa position géographique enclavée entre Rhône et Durance. Pour autant, à l’instar de Marseille dans la Métropole, la ville-centre d’Avignon n’a pas les pleins pouvoirs.

    Car, depuis 2014 et l’élection de Cécile Helle (PS), Avignon a été mis en minorité, bien que la maire ait été candidate à chaque fois à la présidence, battue par Jean-Marc Roubaud (UMP, maire de Villeneuve) puis Joël Guin (DVD, maire de Vedène). Un état de fait que Cécile Helle a longtemps regretté, se voyant priver de champs d’action complets pour sa commune dans le domaine des transports, de la rénovation urbaine ou encore de la gestion de l’eau.

    Dire que le débat pour la présidence du Grand Avignon agite les candidats serait mentir. Une intention que l’on prête à Pascale Bories, maire LR de Villeneuve, qui n’a pas confirmé, ni démenti. À Avignon, hormis Olivier Galzi (DVD), personne n’a assumé pleinement vouloir être à la fois maire et président du Grand Avignon. À gauche, à l’inverse, Mathilde Louvain (LFI) et David Fournier (PS) ne comptent pas cumuler, mais entendent avoir la majorité. « Je rencontre plusieurs maires », a ainsi confié David Fournier, jeudi dernier, lorsque le sujet d’une gestion publique de l’eau a été évoqué. Un dossier que les futurs élus communautaires auront rapidement à trancher, puisque l’actuelle délégation de service public arrive à terme fin 2028.

    Pour l’heure, les candidats avignonnais restent mystérieux quant à leur stratégie pour convaincre les 15 autres futurs maires de rallier Avignon sans écraser les autres. David Fournier mise sur un petit dénominateur commun comme socle de base d’une discussion pour ensuite édifier la pyramide. Rappelons que la majorité avignonnaise compte pour environ un tiers des élus totaux du Grand Avignon. Il faut donc, là aussi, négocier des alliances pour ce 3e tour des municipales qui se tient généralement en avril, deux semaines après les élections.

  • À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    Quel est le point commun entre Stéphane Geslin (parti des travailleurs) et Anne-Sophie Rigault (RN) ? Outre le fait qu’ils soient classés aux extrêmes de l’échiquier politique, ce sont les seuls parmi les 6 candidats à la mairie à avoir déjà été têtes de liste. Pour le premier, dont la candidature était complètement hors des radars jusque-là, c’était en 2014 (1,41%). Pour la seconde, c’était il y a six ans, déjà en cheffe de file de l’extrême droite (2e, avec 30,06%).

    Ils seront donc six candidats à briguer la succession de Cécile Helle (PS), qui ne se représente pas après deux mandats. Comme révélé vendredi matin, le nom de Stéphane Geslin est apparu lors du tirage au sort à la préfecture. Ce professeur du lycée Mistral, qui avait mené campagne aussi aux législatives de 2022 (0,81%), ne s’était absolument pas fait connaître de la sphère médiatique et publique. Il conduira la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Quelle stratégie à gauche au 2nd tour ?

    Pour les autres prétendants, le casting était déjà bien ancré. À gauche, David Fournier s’inscrit dans la poursuite du travail de Cécile Helle, dont il a fini par avoir le soutien. L’actuel adjoint (PS) mènera la liste Ensemble et solidaires, rassemblant autour de lui de nombreux élus sortants et partis de gauche (Les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, parti animaliste, Place publique). Il entend disputer le leadership à gauche à Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), soutenue aussi par le PCF et Génération.s, venus de la majorité sortante, et le mouvement citoyen Avignon collectif. De leur éventuelle entente le soir du premier tour dépendra en grande partie la victoire de la gauche. Pour l’heure, cette épineuse question n’a pas été tranchée et divise au sein des deux camps respectifs.

    En face, Olivier Galzi (Le bon sens pour Avignon), qui se revendique sans étiquette, mais avec le soutien officiel (UDI, Horizons) ou voilé de partis de droite et macronistes, sera le représentant de la droite. L’ex-journaliste TV a officialisé sa candidature à l’automne et a bénéficié du champ laissé libre par Julien Aubert (LR), qui a renoncé à la mi-novembre. Disruptif, il essaye de reprendre les codes du macronisme et joue une partition ancrée sur la sécurité-propreté-mobilités. Dans ce sillon divers droite, il est concurrencé par Stéphan Fiori (Entreprendre pour Avignon). Ce chef d’entreprise, éphémère LR, n’a aucun encarté avec lui sur sa liste très pro business. Enfin Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant) tentera de sortir du rôle de l’éternelle opposante en conseil municipal.

  • L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    Rendez-vous au premier virage, mais pas besoin de monter le volume. Motor Passion, salon des véhicules anciens, de collection et de prestige, revient les 20, 21 et 22 mars au Palais des Expositions d’Avignon pour sa 22e édition.

    Seront à retrouver pas moins de 2 000 véhicules plus ou moins anciens, 400 exposants et une centaine de clubs auto-moto. Et il y en a pour tous les goûts. De l’ancêtre 1900 aux youngtimers des années 80, des véhicules de sport et de rallye aux marques automobiles de luxe, des motos de légende aux camions décorés, Motor Passion déroule « 150 ans d’histoire et un merveilleux voyage au cœur du patrimoine automobile », listent les organisateurs, à savoir Avignon Tourisme et Cam’s Organisation, en collaboration avec les Amis du circuit d’Avignon Vaucluse (Acav) et la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), dans un communiqué. Les 12 halls couverts et 80 000 mètres carrés seront pleins de surprises pour les férus de mécanique.

    Deux thèmes principaux sont identifiés. Après un focus sur les véhicules ayant participé au Paris-Dakar et les automobiles de luxe l’an dernier, l’édition 2026 sera marquée tout d’abord par deux plateaux dédiés aux prestigieuses marques britanniques Rolls-Royce et Bentley. Outre la mise en valeur de ces deux firmes de nos voisins britanniques, une exposition atypique sera dédiée aux véhicules inspirés par la marque franco-italienne Simca entre les années 40 et 60. Mais aussi des motos classiques des « sixties », des sportives de F2 et un « voyage dans le temps sur la Route Nationale 7 ».

    Démonstration de dragsters et cascades

    Mais les habitués n’ont pas à s’inquiéter, ce qui fait la recette du salon sera bien évidemment à retrouver aussi. Tels que les îlots de collection et de prestige, la bourse aux accessoires et pièces détachées, les tracteurs avec notamment un modèle à gazogène, des bateaux, des camions, des engins utilitaires et militaires, des miniatures et des véhicules télécommandés. Des ventes de véhicules sont aussi prévues entre particuliers. Sans oublier les démonstrations de dragsters, les défilés et autres cascades automobiles ainsi que des déambulations théâtrales et musicales dans les allées du parc.

    Billetterie et renseignements sur www.motorpassion.com. Tarif plein à 15 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans

  • À Avignon, la rue Thiers a fait peau neuve et va reprendre vie

    À Avignon, la rue Thiers a fait peau neuve et va reprendre vie

    Il est un peu moins de 11h ce vendredi matin et les ouvriers, gilets orange sur le dos, procèdent aux derniers ajustements des travaux de la rue Thiers, tandis que les rayons du soleil se faufilent entre les bâtiments aux différentes teintes de beige et de gris. Dernières plantes mises en terre et petits trous à boucher pour que tout soit prêt pour l’inauguration, ce samedi, de la deuxième phase de requalification.

    Après plusieurs mois de travaux, du croisement avec la rue Philonarde jusqu’au croisement avec la rue Guillaume Puy, le changement est là. La route goudronnée et les trottoirs ont laissé place à un cheminement au même niveau. S’ajoutent aussi des « appuis vélos » supplémentaires, une reprise de l’éclairage public, un choix de plantes adapté au changement climatique ou encore une meilleure infiltration de l’eau grâce aux espaces végétalisés.

    Des changements qui réjouissent les quelques commerçants ouverts en cette matinée, malgré les difficultés rencontrées. Tel que Philippe Le Veve, gérant bar-tabac Thiers, qui, tout en constatant « une perte assez énorme de 30% du chiffre d’affaires » pendant la « très longue » période, ce qui l’a obligé à « travailler à flux tendu », estime tout de même que « c’est très beau ». « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », concède également Evelyne Bourret, de l’institut Beauté Marine, à quelques pas de là, qui se dit toutefois « très satisfaite » du résultat. Du côté de la municipalité, on assure qu’un suivi a été mis en place avec les habitants et les commerçants, notamment avec le coordinateur de l’entreprise Tecelys, qui réalisait les opérations, présent quotidiennement sur place. « C’étaient des travaux compliqués car ils se faisaient en demi-chaussée. Mais tout s’est bien passé, à part quelques soucis, comme dans tous les travaux », précise ce dernier, citant par exemple le perçage d’une conduite de gaz enterrée trop peu profondément. Ce qui a provoqué une coupure momentanée.

    Poursuite prévue

    La suite de la requalification sera donc entre les mains de la prochaine équipe municipale. « On ne peut pas s’arrêter là en si bon chemin. Il faut terminer », explique Jean-Marc Bluy, adjoint au maire délégué au centre-ville. « Plus rien ne fonctionnait dans la rue. L’objectif de cette requalification est de la redynamiser. Quand on voit ce qui se passe avec la rue Carnot, réhabilitée ces dernières années, c’est l’objectif ici aussi. On espère un redémarrage », poursuit-il. La suite doit s’organiser en deux phases supplémentaires : la première de la rue Guillaume Puy à la rue Buffon, puis de la rue Buffon à la porte Thiers pour terminer. L’issue des travaux est estimée à fin 2026 ou courant 2027. La totalité des aménagements est estimée à environ 3,7 millions d’euros.

  • Une nouvelle lumière pour magnifier le Palais des Papes

    Une nouvelle lumière pour magnifier le Palais des Papes

    Fiat lux. Un nouvel éclairage du Palais des Papes et de sa place, avec tous les bâtiments autour tels que le Petit Palais et l’Hôtel de la Monnaie, a été inauguré ce vendredi 27 février à la tombée de la nuit.

    Ou tout du moins la première moitié du projet, avec évidemment la devanture de la résidence pontificale. Et ce, avec une « mise en lumière à la fois sobre et innovante », grâce à un dispositif qui « joue sur les équilibres entre lumière et pénombre », assure la municipalité. Un projet dont le coût est estimé à 2,7 millions d’euros : 2,2 millions de la part de la Ville d’Avignon, mais aussi 420 000 euros de l’État et 100 000 euros de la fondation LVMH, qui avait fait un défilé dans le lieu l’an dernier.

    Dispositif spécial

    Un éclairage qui sera allumé à la tombée de la nuit jusqu’à environ une heure du matin, « mais cela peut changer selon la saisonnalité », précise Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon. Elle se réjouit du « choix d’éclairer la place par sa périphérie avec une meilleure illumination aussi de la place. Car avant, on était vraiment dans la pénombre, ce qui pouvait donner une impression de peur », ajoute-t-elle. « Il y avait avant beaucoup de lumière parasite. Et on ne pouvait pas faire n’importe quoi en rapport avec le patrimoine mondial de l’Unesco », glisse la première édile.

    Ainsi, quatre mâts ont été installés avec des projecteurs spéciaux dits « projecteurs gobo » qui « suppriment les fuites de lumière en dessous et au-dessus et limitent la pollution lumineuse », précise Jean-Yves Soëtinck, concepteur lumière pour l’entreprise Acte Lumière, qui s’est chargée du projet. Une entreprise qui s’est occupée également de l’illumination de la cathédrale de Strasbourg et de celle de Lausanne. Des engins dont la longévité est comprise entre 50 000 et 100 000 heures de fonctionnement.

  • À Avignon, regain de tension entre Galzi et la majorité sortante

    À Avignon, regain de tension entre Galzi et la majorité sortante

    C’est le propre de chaque campagne : dérouler son programme tout en critiquant le cas échéant celui des autres, voire le bilan des sortants. À deux semaines du premier tour, la situation se crispe de plus en plus entre les équipes d’Olivier Galzi (DVD) et de David Fournier (PS), issu comme nombre de ses colistiers de la majorité sortante. D’autant que le scrutin s’annonce indécis, les deux étant donnés au coude-à-coude au premier tour dans un sondage paru la semaine dernière.

    Depuis son entrée en campagne, Olivier Galzi se pose en releveur d’une Avignon sur le déclin face à une majorité qui aurait échoué sur la sécurité, les transports, la propreté ou le commerce. Fin orateur, l’ex-journaliste TV appuie régulièrement son propos d’informations indiscrètes qui émaneraient de sources municipales, laissant infuser l’idée que la Ville dysfonctionne. Dans le camp d’en face, on répond amateurisme, populisme voire mensonges. En novembre déjà, Olivier Galzi se faisait reprendre par l’adjoint aux commerces Claude Tummino sur une proposition de campagne. La semaine dernière, c’est Jean-Marc Bluy, adjoint au logement, qui répondait vertement sur l’attribution de logements sociaux.

    Un cap supplémentaire a été franchi ce jeudi. La municipalité s’est fendue d’un communiqué de presse au sujet de la vidéosurveillance. Un outil pour lequel Olivier Galzi promet des caméras intelligentes et d’en déployer 100 nouvelles. Ce qui a piqué la Ville, c’est surtout une vidéo du candidat qui dénonce « 60 caméras » inopérantes. « Il est temps de rétablir la vérité ! », énonce la municipalité. Sans jamais citer le candidat DVD, la Ville assure que « contrairement à ce qui a été affirmé à l’occasion d’une polémique stérile, la caméra située à l’angle des rues Thiers et d’Amphoux fonctionne et a toujours été opérationnelle ». Selon elle, seules six caméras sont hors service sur un total sur les 200 sites équipes.

    « Avignon n’est pas un lieu de one man show »

    La Ville reconnaît que « les caméras peuvent faire l’objet de pannes ou de détérioration mais elles sont systématiquement réparées ». « Nous sommes donc loin des caricatures avancées par certaines personnes », conclut la municipalité. Ce vendredi, Olivier Galzi n’en démord pas : « Selon nos informations, recoupées et vérifiées, le taux de caméras en panne était encore jusqu’à récemment de 15%, soit près de 30 caméras dysfonctionnelles en permanence », maintient le candidat dans un communiqué, estimant que « le système de vidéoprotection n’a pas été une priorité ».

    Au-delà de cette querelle de chiffres, mercredi Olivier Galzi avait également accusé David Fournier de censure électorale (notre édition de vendredi), l’actuel adjoint étant élu à l’administration municipale. « Buzz électoraliste », avait répondu David Fournier, qui, à plusieurs reprises, soulignait qu’Olivier Galzi était tout récemment inscrit sur les listes électorales. « Il ne s’intéresse aux Avignonnais que pour une fonction et trouver une issue pour son inactivité », piquait David Fournier en meeting avec Olivier Faure. « Avignon n’est pas un lieu de one man show », fustigeait de son côté le 1er secrétaire du PS qui ne perdait pas de vue que « l’extrême droite » restait le principal danger.

  • À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    Quel est le point commun entre Stéphane Geslin (parti des travailleurs) et Anne-Sophie Rigault (RN) ? Outre le fait qu’ils soient classés aux extrêmes de l’échiquier politique, ce sont les seuls parmi les 6 candidats à la mairie à avoir déjà été têtes de liste. Pour le premier, dont la candidature était complètement hors des radars jusque-là, c’était en 2014 (1,41%). Pour la seconde, c’était il y a six ans, déjà en cheffe de file de l’extrême droite (2e, avec 30,06%).

    Ils seront donc six candidats à briguer la succession de Cécile Helle (PS), qui ne se représente pas après deux mandats. Comme révélé vendredi matin, le nom de Stéphane Geslin est apparu lors du tirage au sort à la préfecture. Ce professeur du lycée Mistral, qui avait mené campagne aussi aux législatives de 2022 (0,81%), ne s’était absolument pas fait connaître de la sphère médiatique et publique. Il conduira la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Quelle stratégie à gauche au 2nd tour ?

    Pour les autres prétendants, le casting était déjà bien ancré. À gauche, David Fournier s’inscrit dans la poursuite du travail de Cécile Helle, dont il a fini par avoir le soutien. L’actuel adjoint (PS) mènera la liste Ensemble et solidaires, rassemblant autour de lui de nombreux élus sortants et partis de gauche (Les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, parti animaliste, Place publique). Il entend disputer le leadership à gauche à Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), soutenue aussi par le PCF et Génération.s, venus de la majorité sortante, et le mouvement citoyen Avignon collectif. De leur éventuelle entente le soir du premier tour dépendra en grande partie la victoire de la gauche. Pour l’heure, cette épineuse question n’a pas été tranchée et divise au sein des deux camps respectifs.

    En face, Olivier Galzi (Le bon sens pour Avignon), qui se revendique sans étiquette, mais avec le soutien officiel (UDI, Horizons) ou voilé de partis de droite et macronistes, sera le représentant de la droite. L’ex-journaliste TV a officialisé sa candidature à l’automne et a bénéficié du champ laissé libre par Julien Aubert (LR), qui a renoncé à la mi-novembre. Disruptif, il essaye de reprendre les codes du macronisme et joue une partition ancrée sur la sécurité-propreté-mobilités. Dans ce sillon divers droite, il est concurrencé par Stéphan Fiori (Entreprendre pour Avignon). Ce chef d’entreprise, éphémère LR, n’a aucun encarté avec lui sur sa liste très pro business. Enfin Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant) tentera de sortir du rôle de l’éternelle opposante en conseil municipal.

  • Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    C’est la surprise de la matinée ce vendredi en préfecture au moment du tirage au sort désignant l’ordre d’apparition des listes. À Avignon, un 6e candidat, qui ne s’est jamais manifesté jusque-là, a déposé une liste : il s’agit de Stéphane Geslin (parti des travailleurs) au nom de la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Une liste d’extrême gauche dont le chef de file n’est pas un inconnu puisqu’il a déjà été candidat aux municipales de 2014 (0,78%) et aux législatives de 2022 (0,83%). Stéphane Geslin est également professeur au lycée Mistral et adhérent FO. Il a été désigné candidat numéro 5.

    Pas de surprise pour le reste du panorama avec les 5 autres candidats déjà connus : Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), panneau 1 ; Stéphan Fiori (DVD, Entreprendre pour Avignon) panneau 2 ; Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant), panneau 3 ; David Fournier (PS, Ensemble et solidaires), panneau 4 ; Olivier Galzi (DVD, Le bon sens pour Avignon), panneau 6.