Tag: Avignon

  • Dans le Sud, le troupeau des « brebis galeuses » du RN

    Dans le Sud, le troupeau des « brebis galeuses » du RN

    Les « brebis galeuses », le terme est surexploité par le Rassemblement national dès qu’il est question de justifier les prises de paroles, écrits de ses partisans et cadres à caractère raciste, antisémite, de haine envers les musulmans, la communauté LGBT+, l’IVG… et la liste est longue. Dans ce domaine, la Provence se distingue par son lot de personnages particulièrement haineux qui pourraient former à eux seuls un troupeau.

    Ainsi, Frédéric Boccaletti, pourrait en faire partie. Ancien membre d’Égalité et Réconciliation, mouvement d’Alain Soral, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Maurras le désormais maire de Six-Fours a tenu dans les années 90 une librairie nommée Anthinéa à Toulon, ville voisine. Commerce dans lequel l’élu d’extrême droite vendait des ouvrages négationnistes et antisémites. Dans sa course victorieuse à la mairie, il a emporté Alain Trillat, compagnon de longue date. Désormais conseiller municipal, délégué aux cérémonies patriotiques, aux anciens combattants et correspondant défense, ce dernier avait été épinglé par Libération pour avoir republié sur Facebook des contenus à la gloire du maréchal Pétain.

    En mars dernier, La Marseillaise révélait que Lucas Conill, l’un des colistiers du candidat RN déchu à la mairie de Gardanne Bruno Priouret, s’affichait bras suffisamment tendu pour que l’on détecte un salut fasciste sur une photo publiée sur son propre compte Facebook. À Gap, la parole se joint aux gestes lorsque Yannick Magnier, candidat sur la liste lepéniste portée par Raphaël Leroux chante, dans une vidéo exhumée par Le Media et l’association Rec (Résistons ensemble contre la cyber-haine) : « la balade des sales rebeus », « les chambres à gaz c’était le bon temps » mais surtout « je suis un nazi », « heil Hitler ». Le parquet de Gap a ouvert une enquête à son encontre pour « provocation à la haine raciale », « injure publique en raison de l’origine » et « apologie de crime contre l’Humanité ».

    Que dire de l’élue d’opposition RN à la mairie d’Avignon Anne-Sophie Rigault, épinglée par le collectif No Pasaran pour avoir mené campagne avec des proches du groupuscule antisémite Amitié et Action française, scission du mouvement royaliste.

  • À Montfavet, la qualité de vie des soignants menacée

    À Montfavet, la qualité de vie des soignants menacée

    Derrière leurs grandes banderoles, les salariés de l’hôpital psychiatrique de Montfavet ne se sont pas arrêtés, défilant d’abord en centre-ville avant de filer tout de suite 7 km plus loin, devant leur établissement, afin d’alerter sur leurs conditions de travail.

    « Aujourd’hui, on se heurte à une dichotomie entre les directives qui nous arrivent de la direction par manque de moyens et la réalité du terrain et les besoins qu’on a pour pouvoir prendre soin dans de bonnes conditions », résume ainsi Claire Moreno, secrétaire CGT de la structure hospitalière.

    Le tout en lien avec le « manque de reconnaissance » à l’égard des agents du service public de la fonction hospitalière. « En fait, on se bat pour la qualité de vie parce qu’on a tous besoin de se soigner, on a tous besoin des services publics, mais aussi de nos conditions de travail », poursuit la responsable syndicale. Tout en regrettant que si les budgets sont débloqués pour divers projets, « aujourd’hui, on nous retire des postes, on met à la porte des contractuels alors qu’on en a besoin. Et on pêche toujours sur la masse salariale alors que nous, pour prendre soin, on a besoin de moyens humains et de qualifications ».

    Elle appelle à rendre le métier plus attractif pour maintenir à flot le bateau des soins psychiatriques, secteur particulièrement fragile. Elle rappelle également que nombreux sont les établissements qui sont des « passoires thermiques ».

  • Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    « Franchement, vous faites un truc qui sert à rien », finit par lâcher Olivier Galzi, las des relances de son opposition de gauche, lundi soir, en clôture du conseil municipal. Le maire (DVD) était sommé de se positionner quant à une motion portée par le groupe de « La nouvelle Avignon populaire (LFI-PCF) ». Lu par Mathilde Louvain, le vœu plaide pour que la direction de l’hôpital « abandonne tout projet de privatisation ou de délégation au secteur privé de sa structure d’accueil de la petite enfance et que la crèche soit pleinement maintenue dans le giron du service public, avec des moyens humains et financiers pérennes garantissant un accueil optimal pour les enfants ».

    Depuis cet été, personnel et usagers, épaulés par l’intersyndicale CGT-FO-CFDT, sont vent debout contre la possible externalisation de ce service interne à l’hôpital, proposant des horaires adaptés au rythme de travail des agents hospitaliers. Mi-septembre, un vif échange a eu lieu directement dans le bureau du directeur, Pierre Pinzelli. Celui-ci assurait qu’aucune décision sur le mode de gestion n’était prise, mais que la crèche nécessitait de lourds investissements de modernisation « et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins ».

    Ce lundi soir, ils étaient une quinzaine devant l’Hôtel de ville à réaffirmer leur attachement à une crèche publique hospitalière. « Nous partageons l’ensemble des objectifs que vous venez d’énoncer, mais le centre hospitalier est un établissement autonome et, par conséquent, c’est lui qui décide du mode de gestion pour sa crèche », répond Olivier Galzi à Mathilde Louvain.

    La crèche, un atout « d’attractivité médicale »

    Trop court pour l’opposition qui demande au maire, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, de se mouiller davantage. « Au conseil de surveillance, je demande de préserver des places pour le personnel hospitalier avec des horaires élargis et une tarification accessible, développe le maire. Je n’interviens pas dans le mode du choix de gestion. J’ai même envie d’aller plus loin : un mode de gestion publique n’est pas une garantie d’un bon service. » Olivier Galzi assure en parallèle travailler « à des solutions pour proposer des places dans les crèches municipales pas très loin » de l’hôpital.

    Quand David Fournier (PS) rappelle que cette crèche « aide à l’attractivité médicale » ou que Oukacha Rtili (LFI) renvoie le maire à son programme municipal « où vous marquiez votre soutien à l’hôpital public », Olivier Galzi se fait le porte-voix du directeur de l’hôpital : « Son souhait est d’optimiser le coût et le service rendu ». Et de clore le débat. « On a fait le tour, vous verrez bien en conseil de surveillance ».

    La motion a été rejetée par toute la majorité, le RN s’abstenant, seules la gauche avec ses dix voix a voté pour.

    ET AUSSI

    Galzi – Rigault, tensions à la chaîne

    Entre le maire et son opposante RN, la soirée a été piquante. Avant même l’entame des rapports, Anne-Sophie Rigault s’est plainte de ne pas disposer d’un bureau, le seul attribué étant à ses yeux« insalubre », déplorant aussi l’absence de réponses à ses questions en amont des séances ou le détail des votes. « Je ne suis pas sourd d’oreille, vous l’aurez à la Saint-Glinglin », s’agace un peu plus tard Olivier Galzi quand son opposante en remet une couche. Le maire dénoncera aussi« un coup politique qui a entravé l’enquête interne »au sujet du vol de viande à la cuisine centrale, affaire pour laquelle Anne-Sophie Rigault a récemment fait un signalement à la justice. « Vous parlez de vol, or, cela n’a pas été caractérisé à l’inverse de votre nouveau sénateur que l’on peut traiter de voleur », balance Olivier Galzi en référence à la condamnation définitive en 2014 de Thierry D’Aigremont à deux ans de prison avec sursis pour recel de vol. L’élue RN avait un peu plus tôt évoqué la défaite aux sénatoriales d’Anaïs Hausmann, compagne du maire, absente lundi soir.

  • À Avignon, le cri d’alarme du monde culturel

    À Avignon, le cri d’alarme du monde culturel

    Au sein du long cortège de plus de 2 000 personnes ce mardi 29 septembre, à l’occasion de la manifestation des agents du service public à Avignon, il était difficile de manquer les pancartes rappelant que la culture, elle aussi, doit « être accessible à tous ». Pourtant, elle figure souvent parmi les premiers secteurs à pâtir des restrictions budgétaires. Et dans la ville du Festival d’Avignon, où Jean Vilar défendait l’idée d’un théâtre au service de l’intérêt général et assumant des missions de service public, le symbole est fort.

    « Le problème est le même que dans l’ensemble des services publics. Comme les enseignants artistiques qui sont confrontés au gel du point d’indice ou encore les attaques permanentes contre le système d’intermittence du spectacle, alors que beaucoup de collègues galèrent à boucler leurs heures », rappelle au sein du cortège Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle.

    Comme chaque été ces dernières années, le syndicat a organisé des mobilisations à Avignon pendant le Festival pour alerter sur le sujet. Plusieurs personnalités politiques nationales et locales s’y sont rendues, parmi lesquelles François Ruffin (Debout !), Alexis Corbière (L’Après), Olivier Faure (PS) ou encore Jean-Luc Mélenchon (LFI). Des débats avec les candidats à la présidentielle avaient d’ailleurs été organisés par le Off sur la place de la culture dans leurs programmes. « Pour l’instant, très peu se sont emparés du sujet », regrette Ghislain Gauthier.

    L’extrême droite visée

    À ses côtés, Fabrice Durand, alto solo à l’Orchestre national Avignon Provence et membre de la Snam CGT, fulmine. « Là, la culture est une variable d’ajustement pour éponger les dettes créées par le gouvernement actuel, alors que c’est une part essentielle dans la communication et dans les relations entre les individus, notamment pour se battre contre la xénophobie et toutes les exclusions », souligne-t-il, entouré de plusieurs membres de l’orchestre.

    Lors du concert d’ouverture, il y a quatre jours à la FabricA d’Avignon, une prise de parole a d’ailleurs permis d’alerter le public sur la situation. Notamment à propos de la baisse de la part du budget alloué à la culture par l’État, qui est passée du 1% symbolique à 0,7%. Une diminution qui se traduit également dans les collectivités locales. « Ici, les associations, dont les associations culturelles, ont perdu en moyenne 5% de leurs aides. Alors qu’Avignon, sans culture, n’existe pas. C’est se tirer une balle dans le pied. Non seulement c’est faire fi de tout ce qui est l’histoire, les gènes de la ville, mais c’est en même temps nier les besoins de la population et augmenter les clivages, et donc pousser au corporatisme, aux enfermements, plutôt que d’avoir un lien pour enrichir les cultures diverses qui font ce qu’est la France. Une nation qui est capable d’intégrer toutes les cultures et de relier les gens au bonheur », poursuit avec passion Fabrice Durand.

    Un combat partagé par l’intersyndicale (hors FO), qui s’est exprimée en fin de manifestation sur la place du Palais des Papes. Le discours, prononcé par Alice Raimundo, secrétaire adjointe de la FSU, alerte que la « logique d’abandon est aggravée par les choix de l’extrême droite et des droites extrêmes. » « À Carpentras, Monteux ou encore Avignon, la gestion des municipalités RN ou affiliées montre ce que signifie concrètement leur politique », insiste-t-elle, en pointant les diverses suppressions de subventions aux associations décidées par les édiles lepénistes.

    Pour Étienne Raoul, secrétaire départemental FO, qui s’est ensuite exprimé à part, la culture est également « essentielle ». « Le fait de précariser encore les professions dans la culture, comme on le voit pour les intermittents du spectacle mais pas que, c’est toucher à un secteur qui permet l’émancipation. C’est encore plus vrai à Avignon avec son Festival, mais pas uniquement, avec un grand nombre de musées et d’actions qui s’en retrouvent fragilisés », poursuit-il.

  • Maurras passe finalement à l’as de la Semaine provençale d’Avignon

    Maurras passe finalement à l’as de la Semaine provençale d’Avignon

    La polémique était trop forte. L’association organisatrice de la Semaine provençale a décidé, mardi, de déprogrammer la lecture d’un texte de Charles Maurras, initialement prévue ce vendredi à la bibliothèque Ceccano. Une décision directement prise à la demande du maire Olivier Galzi (DVD) qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ». « L’évocation de son seul nom a suscité tant de remous qu’on préfère avoir une conférence sereine », précise Bernard Deschamps, secrétaire de l’Oustau de la culturo provençalo, à Vaucluse Matin.

    Depuis plus d’une semaine, plusieurs associations (LDH, Libre pensée) ou partis politiques de gauche étaient montés au créneau pour s’opposer à cette séquence, en rappelant le parcours antisémite, nationaliste et xénophobe de l’auteur qui a fondé l’Action française. Une pétition soutenue par des universitaires avait aussi été lancée.

    Il y a une semaine, la Ville avait plaidé pour « une contextualisation claire et indispensable de cette lecture ». Précisons que la conférence incriminée n’est pas annulée en soi. Baptisée « Ils ont aussi écrit en provençal, le saviez-vous ? », elle est maintenue ce vendredi (14h), mais sans lecture de Maurras, donc. « On s’en félicite, la voix de la raison a été entendue », réagit Fabienne Haloui, présidente de la section Avignon-Carpentras-Orange de la Ligue des droits de l’homme. Ce qui n’empêche pas l’association, aux côtés du Mrap, de la CGT spectacle et d’Avignon collectif, de maintenir vendredi (19h, place Pie) une célébration populaire alternative pour rappeler qui était Maurras et lire des textes de poètes provençaux progressistes.

  • Cacophonie et invectives autour de la situation financière d’Avignon

    Cacophonie et invectives autour de la situation financière d’Avignon

    Détendez-vous, ça va bien se passer ». Gérald Darmanin n’était pas présent, ce lundi soir, en conseil municipal d’Avignon. C’est bien le maire Olivier Galzi (DVD) qui glisse ce propos à son opposition au sortir de plus d’une heure d’échanges musclés et décousus sur la situation financière de la Ville. Et on ne peut pas vraiment dire que cela se soit fait en détente et que tout se soit bien passé.

    La séance s’est pourtant ouverte par un moment œcuménique et solennel pour rendre hommage à Michel Adam, adjoint à la propreté, subitement décédé la semaine dernière au sortir du conseil communautaire et dont les obsèques auront lieu ce jeudi. Symboliquement, son siège est resté vide, sous les yeux de sa famille. C’est Cécile Bénistant qui lui succède au sein de l’assemblée municipale.

    La politique a rapidement repris le pas. Dans le droit fil du dernier conseil municipal d’il y a trois mois, la situation financière de la Ville a animé les débats. Pour rappel, fin juin, le maire avait présenté un audit apocalyptique sur les finances municipales avant que la majorité ne refuse d’approuver le compte administratif. Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté.

    Ce point était de nouveau soumis aux votes des élus. Déjà que les finances publiques sont un sujet aride, le quidam n’aura pas trouvé de quoi étancher sa soif de pédagogie en écoutant la séquence financière. Beaucoup d’invectives dans un climat ambiant de cacophonie et bataille de chiffres, chaque camp essayant d’en faire une analyse à dessein. Rare point de concordance, le fait que la Ville s’endette de 6 millions d’euros supplémentaires « pour financer les coups partis », regrette Emmanuelle Roux-Panis, adjointe aux finances.

    Les deux groupes de gauche mettent, eux, en avant un avis de la chambre régionale des comptes paru fin juillet, faisant état d’un excédent de 12 millions d’euros sur le compte administratif 2025. Preuve pour David Fournier (PS) que l’audit présenté en juin « n’était qu’une campagne de dénigrement, un coup politique qui fait pschitt au détriment de l’intérêt général ». « Votre argumentaire ne tient plus, comment justifier aux associations ou aux familles [pour la végétalisation des cours d’écoles] que vous sabrez les budgets ? », ajoute Oukacha Rtili (LFI). « Où est la situation alarmiste qui justifie vos choix, assumez-les ! », embraye Rémy Blanc (PCF). Côté RN, Anne-Sophie Rigault tente de faire entendre son amendement afin que soit votée la baisse des indemnités des adjoints. Fin juin, Olivier Galzi avait annoncé revenir sur cette hausse votée dès le premier jour de son mandat mais qui ne s’est toujours pas concrétisée.

    « Vous êtes un Robin

    des Bois à l’envers »

    Un point soulevé aussi par David Fournier qui dénonce « des mensonges ». « Vous êtes un Robin des Bois à l’envers, vous prenez aux pauvres pour donner aux riches », attaque l’ex-tête de liste aux municipales. « Vous ne dites que des choses fausses, après 12 ans d’errements vous ne pouviez pas être réconciliés avec les chiffres en 5 mois », réplique Olivier Galzi, qui ne peut s’empêcher de ne jamais laisser son opposition aller au bout de ses interventions sans la couper par des remarques. Sur les 12 millions d’euros, « ce n’est pas une cagnotte, mais une somme immédiatement réaffectée dans le fonctionnement ». Et d’asséner que cette « nouvelle dette a le nom de Cécile Helle [ex-maire PS], on essaye d’équilibrer les comptes pour ne pas partir en tutelle et là, les Avignonnais auraient grandement souffert ». Le prochain conseil municipal devrait être consacré aux orientations budgétaires et éclairer sur les premiers vrais choix de la majorité. « Le budget 2027 sera douloureux », promet Olivier Galzi.

  • Avignon : la lecture de Maurras finalement déprogrammée de la Semaine provençale

    Avignon : la lecture de Maurras finalement déprogrammée de la Semaine provençale

    La polémique était trop forte. Selon nos informations, l’association organisatrice de la Semaine provençale a décidé, mardi, de déprogrammer la lecture d’un texte de Charles Maurras, initialement prévue ce vendredi à la bibliothèque Ceccano. Une décision directement prise à la demande du maire Olivier Galzi (DVD) qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ».

    Depuis plus d’une semaine, plusieurs associations (LDH, Libre pensée) ou partis politiques de gauche étaient montés au créneau pour s’opposer à cette séquence, en rappelant le parcours antisémite, nationaliste et xénophobe de Maurras, qui a fondé l’Action française. Une pétition soutenue par des universitaires avait aussi été lancée.

    Il y a une semaine, la Ville avait plaidé pour « une contextualisation claire et indispensable de cette lecture ». Avant donc finalement de demander le retrait de cette initiative, alors que la manifestation se poursuit jusqu’à ce dimanche. La conférence en question reste, elle bien maintenue.

  • [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    La marche était cette fois trop haute. Élu sénateur il y a six ans, Lucien Stanzione (PS) n’a pu renouveler son bail au Palais du Luxembourg, cédant son siège au RN, Thierry D’Aigremont. Avec 198 voix (15%), il se classe 3e d’un scrutin où la droite (501 v.) maintient deux sénateurs (Jean-Baptiste Blanc et Dominique Santoni). Lucien Stanzione recule de 86 suffrages par rapport 2020. « Les pertes d’Avignon et Carpentras [aux municipales] c’est moins 130 voix, le handicap était trop fort même si on peut considérer que sans ces communes, j’ai progressé de 50 voix », analyse, ce lundi, Lucien Stanzione.

    « On ne peut pas être satisfait, sur le plan personnel et politique, mais, avec mes colistiers, on ne s’est pas dérobé », estime-t-il dans un contexte électoral guère porteur pour la gauche avec la percée du RN et ses 8 communes. « Je tiens à saluer la responsabilité des partis de gauche qui ont accepté la stratégie d’ancrage territorial, sans attache partisane, et non comme il y a six ans où chaque formation désignait quelqu’un pour être sur la liste », souligne le premier fédéral du PS. La présence d’une liste LFI menée par Julien Gautier (30 v.), très critique sur le bilan du sénateur de gauche, n’a pas été de nature à faire trébucher Lucien Stanzione.

    Celui-ci n’envisage pas pour autant une retraite politique. « Il va falloir reprendre la bataille sur le terrain : trois rendez-vous arrivent, les législatives [a priori en juin], les départementales et les régionales [mars 2028]. Je n’exclus rien pour l’avenir, où mon expérience de sénateur peut servir sur ces scrutins locaux, mais pas aux législatives. On a aussi des jeunes qui émergent qu’il faut pousser pour assurer la relève », se projette Lucien Stanzione.

    Fédération du parti communiste, Vaucluse

    « Ce résultat est la conséquence directe des élections municipales où l’extrême droite a progressé soit par des listes directes soit en faisant élire des personnes avançant masquées sous couvert d’apolitisme. Cela n’entame en rien la volonté des communistes à continuer le combat contre les idées nauséabondes propagées par les parlementaires d’extrême droite. Nous tenons à féliciter les quatre sénateurs communistes sortants réélus au niveau national qui continueront de défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs de ce pays face aux forces réactionnaires ».

    Pierre Bressieux,

    président de la fédération

    des Républicains 84

    « La fédération félicite chaleureusement Jean-Baptiste Blanc pour sa réélection et Dominique Santoni pour son élection.
    Le parti salue le travail accompli par le sénateur sortant et l’engagement de Dominique Santoni au service du Vaucluse et des collectivités ».

    Réactions

  • Une pétition contre la lecture de Maurras dans une bibliothèque

    Une pétition contre la lecture de Maurras dans une bibliothèque

    Si la municipalité et les organisateurs de la semaine provençale ont tenté de rassurer autour de la lecture d’un texte de l’auteur d’extrême droite antisémite Charles Maurras, la fronde persiste. Une pétition vient d’être lancée contre la « banalisation » de celui-ci, et atteint pour l’heure plus de 400 signatures.

    La pétition, lancée ce vendredi 25 septembre avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme et relayée par la Libre Pensée 84, juge « inadmissible » cette programmation. Tout comme les justifications de la mairie et de l’association L’Oustau, à savoir la diversité culturelle de la Provence ou la liberté d’expression pour mettre à l’honneur la figure majeure de l’Action française. Et est donc demandé le retrait immédiat de la lecture problématique.

    « Face à la banalisation grandissante des discours racistes et haineux, où toutes les digues médiatiques et culturelles semblent tomber, il est de notre responsabilité commune de rester vigilants et mobilisés pour rappeler sans cesse les horreurs de l’histoire et agir en conséquence », peut-on lire par la suite dans cette pétition, signée par plusieurs universitaires.

    Place Publique s’en mêle

    Alors que la section locale de La France Insoumise s’était déjà exprimée contre cette lecture, c’est maintenant au tour de Place Publique. Dans un communiqué émis ce lundi 28 septembre, le parti de Raphaël Glucksmann estime que ce choix « interpelle ». Mais ne demande pas le retrait des textes, mais plutôt que la lecture soit accompagnée « d’un rappel historique et critique de la pensée de Charles Maurras ». « Il n’est pas question de nier l’existence de cet auteur et de ses textes. Encore faut-il préciser de quoi on parle, et de qui. Est-il judicieux de valoriser Charles Maurras au sein d’un événement populaire ? Y a-t-il donc si peu d’auteurs provençaux qu’il faille aller chercher un auteur notoirement xénophobe et antisémite ? » poursuit Place Publique avant de rappeler la collaboration de Charles Maurras pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Pétition sur onparticipe.fr

  • Spectacle et culture font front commun

    Spectacle et culture font front commun

    Des financements publics en chute libre et un étau qui se resserre autour de la liberté d’expression. » À Marseille, à Avignon comme « partout où il y a des mobilisations », indique Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT spectacle, les acteurs du monde culturel et du spectacle battront le pavé.

    De la lecture publique à l’audiovisuel, en passant par les écoles d’arts, les opéras, les musées ou les archives c’est un large secteur qui est soumis depuis plusieurs années à des attaques budgétaires. Et les annonces du gouvernement « sur des budgets encore en baisse dans la création et l’audiovisuel, nous font craindre le pire ». Après la crise Covid, après un été caniculaire où de nombreuses représentations ont été annulées, les emplois, notamment les plus précaires, sont à la peine et des structures mettent la clé sous la porte. « C’est sans compter les plans de licenciements invisibles dans le spectacle vivant en raison de créations qui ne se font pas », précise le syndicaliste.

    Face à des financements publics à la baisse, des collectivités se désengagent. « Les difficultés sont multiples. Dans ce contexte de crise budgétaire où nous sommes le premier secteur sur lequel on rogne, nous devons aussi faire face à des programmations annulées par certaines municipalités, d’extrême droite et autres, souligne le secrétaire général CGT spectacle. C’est la liberté de création que nous devons défendre. »