Tag: Avignon

  • À Avignon, l’école inclusive ne se fait pas sans les AESH

    À Avignon, l’école inclusive ne se fait pas sans les AESH

    Alors qu’une délégation syndicale était reçue par la direction académique de Vaucluse ce mardi 9 juin pour évoquer la situation des AESH sur le département, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le bâtiment pour que ces travailleurs puissent « vivre de leur métier ».

    « On nous parle d’école inclusive avec de belles intentions. Mais c’est tellement perfectible », regrette Stéphanie Ayme, AESH autour d’Avignon. Comme beaucoup d’autres de ses collègues, en grande partie des femmes, elle ne gagne même pas 1 000 euros par mois de ces activités. « Je me sens précaire. J’ai un second boulot et j’ai aussi des aides sociales alors que j’aimerais vivre de mon métier », confie-t-elle. « On arrive à 8h dans un collège puis on nous appelle à 8h15 pour qu’on aille dans une école maternelle et ce n’est pas normal. Nous ne sommes pas des moutons. Et si on a un problème de voiture, eh bien on doit se débrouiller. Mais qui peut se permettre de réparer sa voiture, ou tout simplement vivre, avec un salaire aussi bas ? », s’insurge Claude, également AESH, une pancarte « un salaire pour vivre pas survivre » dans les mains.

    Une intersyndicale large, avec FO en plus de ceux de l’appel national, à savoir la CGT, Solidaires, l’Unsa et la FSU, était ainsi réunie pour porter diverses revendications pour les 1 300 AESH qui travaillent sur le territoire vauclusien. Dont notamment un besoin de reconnaissance de leur fonction. « Il leur est souvent demandé des missions qui ne sont pas les leurs, telles que de la surveillance d’examen. Alors que de nombreux élèves restent sans l’accompagnement qui est pourtant nécessaire », pointe Mélanie Saïsse, cosecrétaire générale de la CGT Educ’Action Vaucluse.

    Alors qu’un groupe de travail sera ouvert avec le ministère la semaine prochaine afin d’évoquer la question du statut de fonctionnaire du métier. Mais seulement entre 10 et 20% des AESH seraient concernées. « C’est absurde, il faut que tous intègrent la fonction publique. C’est un plan insupportable qui n’a aucun sens », ajoute Sylvain Bartet, secrétaire départemental de la FSU. Ce dernier estime que « les AESH doivent avoir un statut à la hauteur de leur importance dans une école inclusive, car cette notion n’existe pas sans eux ». « La hausse de la quantité de travail pour certains ne compense même pas les frais de déplacement avec la hausse du prix du carburant. Les dernières réformes ou propositions ne résolvent pas les problématiques en Vaucluse », pointe de son côté le syndicat FO.

  • Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Combien de listes aux sénatoriales seront à la disposition des quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens le 27 septembre ? Si les candidatures ne seront officiellement déposées qu’à partir du 7 septembre, les prétendants sont déjà en campagne. De manière officielle, comme les sénateurs sortants Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS), ou encore en sous-main pour d’autres qui n’ont pas encore officialisé ou réfléchissent.

    Notamment au centre droit. Actuellement, l’espace se polarise autour de Jean-Baptiste Blanc, qui a reçu l’investiture LR, et rêve d’une « liste d’union sacrée » qui pourrait viser au moins deux sièges. Le sénateur discute toujours avec Olivier Glazi, maire (DVD) d’Avignon, qui compte « peser » dans la campagne. La majorité avignonnaise doit arrêter une position dans la semaine et valider la candidature de l’adjointe Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi. Une rencontre Blanc-Galzi-Hausmann est prévue le 15 juin mais l’hypothèse d’une alliance n’est pas la plus épaisse.

    D’autres Vauclusiens sont tentés par un rapprochement avec Olivier Galzi. Comme Adrien Morenas, ex-député macroniste de la 3e circonscription jusqu’en 2022. « Je prospecte pour une liste d’union du centre, d’Édouard Philippe au centre gauche, confie l’ex-parlementaire, adhérent Renaissance, mais aujourd’hui sans mandat. Je discute avec des élus locaux, je suis en contact avec Olivier Galzi, sa méthode est intéressante, j’adorerai qu’il m’apporte son soutien, si j’y vais c’est pour mener la liste. » À ce stade, difficile d’imaginer le maire d’Avignon se ranger derrière un ex-député macroniste. « Soit je porte la liste, soit je n’y vais pas », assure Adrien Morenas.

    L’élue régionale Sylvie Viala « prépare une liste »

    S’il ne cherche pas le soutien de Renaissance, l’ex-présidente du parti macroniste en Vaucluse, Malika Di Fraja a, elle, fait acte de candidature à l’investiture. Et ce, il y a un mois dans un communiqué assez lunaire où elle se lance juste en réponse à la diffusion de « Maréchal nous voilà » dans les rues de Carpentras le 8 mai. Sollicitée, Malika Di Fraja est aux abonnés absents. Lors de la campagne des municipales, on l’avait aperçue à plusieurs reprises lors de meetings d’Olivier Galzi. Éric Bruxelle, adjoint au maire (Renaissance) à L’Isle-sur-la-Sorgue pourrait prétendre à l’investiture. Enfin, la présidente vauclusienne du Modem, Sylvie Viala, est aussi sur les rangs, sans exclusive de son parti. « Je prépare une liste et un projet mais il est trop tôt pour en parler », nous confie l’Avignonnaise, également conseillère régionale, donnant rendez-vous « à la fin du mois ». Tout en précisant qu’il n’y aurait « que des élus » sur sa liste. Fermant donc la porte à Adrien Morenas ou Malika Di Fraja.

  • À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    « Semailles en fête prend son envol avec l’espace social et culturel de la Croix des Oiseaux. » C’est derrière ce jeu de mots que l’association de la Ceinture verte d’Avignon, qui réalise de l’insertion par l’activité économique sur ses 16 hectares de maraîchage, annonce la 4e édition de sa fête qui se tiendra ce vendredi 19 juin sur ses terres, au 2 370 avenue de la Croix-Rouge.

    Avec donc évidemment un programme festif dès 17h. Car les organisateurs ont vu les choses en grand avec deux scènes cette année. Et des artistes locaux à l’image d’Adama Cissoko, Djama ou encore le DJ local Soul Freak Brother. « On est quasiment en mode festival. On s’est un peu enflammés », s’en amuse Olivier Capgras, directeur de Semailles. Le tout en collaboration avec le centre social de la Croix des Oiseaux qui coorganise l’événement. « On va restituer plusieurs travaux réalisés pendant toute l’année », précise Florian Dacheux, chargé de mission au centre social. Dont notamment un concert de lectures musicales par les poètes de la structure pendant le repas de l’événement.

    Solidarité

    Mais aussi un contenu plus pédagogique et solidaire. « Le rôle premier de Semailles reste l’insertion par l’activité économique ainsi que le maraîchage et l’éducation à l’environnement », rappelle le directeur. Se tiendra ainsi le marché bio et solidaire qui propose des produits de qualité à des prix réduits pour ceux dans le besoin. Ainsi qu’un espace avec de nombreuses animations à partir de 17h. Entre ateliers nature, espace détente, du maquillage, des balades contées ou des animations musicales.

    Programme et infos sur semaillesavignon.fr

  • FO ne lâche pas sur les suppressions de classes

    FO ne lâche pas sur les suppressions de classes

    Un an après son dernier congrès de mai 2025, le Snudi-FO (Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public) de Vaucluse tenait, vendredi dernier à Avignon, son assemblée générale. Avec, d’une année sur l’autre, des problématiques qui s’étirent.

    Comme la révision de la carte scolaire, entraînant son lot de suppressions de classes et de postes malgré quelques ouvertures (nos éditions des 9 et 11 avril). Dans une riche résolution, l’AG a donné quitus au conseil syndical de plaider pour « la restitution des 12 postes retirés au département, l’annulation des fermetures et l’ouverture des classes demandées, et pour l’abaissement des effectifs dans toutes les écoles », mais aussi « la création d’au moins 5 postes de titulaires remplaçants de plus par circonscription et l’abandon de la départementalisation du remplacement ».

    Autre sujet fort de mobilisation, le rôle des AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap). Un rassemblement en intersyndical se tient d’ailleurs ce mardi (12h30) devant la direction académique afin que les AESH soit reconnus comme des fonctionnaires de catégorie B, « avec un temps plein de 24 heures hebdomadaires », précise le Snudi-FO. Dans la même veine, le syndicat demande « la scolarisation adaptée à chaque élève, en milieu ordinaire chaque fois que possible, en établissement spécialisé chaque fois que nécessaire » et dénonce « des situations ingérables et/ou dangereuses pour les personnels comme pour les élèves qui résultent de l’inclusion systématique ».

    En présence aussi d’Étienne Raoul, secrétaire général de l’UD FO 84, FO espère le retour de la semaine à 4 jours à Avignon à la rentrée 2027 et, plus largement, prépare les élections professionnelles qui se tiendront, du 3 au 10 décembre, dans toute la fonction publique.

  • Guet-apens mortel visant un gay : 22 ans de prison

    Guet-apens mortel visant un gay : 22 ans de prison

    À l’image de la semaine de procès, c’est dans une atmosphère sereine et digne que la cour d’assises de Vaucluse a rendu sa décision, ce lundi, à l’issue d’un délibéré de 8 heures. Principaux accusés d’une double affaire mêlant six prévenus, Intissar A. et Aymène L., ont été reconnus coupables de meurtre, vol avec arme et extorsion à l’encontre de Mickaël R. Ce dernier avait été tué dans son appartement de Sorgues le 5 mars 2023, piégé par les deux hommes qu’il pensait accueillir pour un plan sexuel. Tous deux ont écopé d’une peine similaire de 22 ans de prison, avec interdiction définitive de territoire pour Intissar A., Tunisien de 25 ans.

    Fait majeur, la cour a retenu la circonstance aggravante du meurtre en raison de l’orientation sexuelle de la victime. Le caractère homophobe avait été initialement écarté par le parquet. « C’est énorme », s’est réjouie Pascale, la maman de la victime, à l’issue du procès, elle qui avait témoigné jeudi à la barre en soulignant que son fils serait toujours en vie s’il n’était pas homosexuel. « C’est une satisfaction et un soulagement pour la famille qui n’était pas dans un esprit de vengeance », complète son avocat Hugues de Chivré. Trois associations de défense des droits homosexuels (Stop homophobie, Famille LGBT et Mousse) s’étaient également portées partie civile.

    Après avoir exposé les peines, la présidente de la cour a versé dans la pédagogie. « Il n’est pas question de juger si vous avez des idées homophobes mais de dire que les victimes l’ont été en raison de leur orientation sexuelle », souligne Laurène Dorlhac. Les victimes, contactées par le site de rencontre Coco étaient des proies faciles pour les prévenus qui débarquaient dans l’intention de dépouiller leurs victimes. « Ils n’avaient pas de haine contre les homosexuels », commente Charlène Neveu-Sanchez, avocate d’Intissar A., parlant d’une « décision équilibrée » et ne songe pas à faire appel. Son client était le seul mêlé dans la seconde affaire similaire, où cette fois Cyril C., un autre gay piégé, a été violenté et volé, quelques jours plus tard à Avignon. Complice ce jour-là, Malek E., écope de 10 ans de réclusion criminelle.

    Coupables, deux accusées n’iront pas en prison

    Jugé pour complicité, car ayant servi de chauffeur, Jordan V., a été, lui, acquitté, comme l’avait réclamé l’avocat général vendredi. Et ce au motif qu’il ignorait ce qu’il se tramait réellement dans l’appartement de Cyril C. Suivant les réquisitions, la cour a aussi été plutôt clémente envers les deux prévenues féminines. Ex-compagnes respectivement de Intissar A. et Aymène L. au moment des faits, Laurine C. et Marie-Sarah M. échappent à la prison. Elles sont bien reconnues coupables de complicité de vol avec arme et condamnées à 5 ans de prison dont 4 et 3 ans de sursis probatoire sans mandat de dépôt. Laurine C., seule à n’avoir jamais été incarcérée, est la plus insérée socialement et n’avait aucun antécédent judiciaire. Pour Marie-Sarah, en revanche, « saisissez la chance qui vous est donnée car au premier faux pas vous perdez tout », prévient la présidente. Et notamment la garde de son 4e enfant, le seul non placé à ce stade.

    Juste avant que les jurés ne délibèrent, les six accusés avaient pris la parole une dernière fois. Tous fidèles à leur ligne de conduite, entre contritions plus ou moins sincères, et « condoléances à la maman de Micka », dira Jordan V., seul acquitté mais incarcéré pour d’autres affaires. Intissar A. avait marmonné, en tremblant, un texte : « J’ai plus de haine contre moi que vous en avez contre moi », lançait-il. « Je suis surtout rempli d’amour pour mon fils », répondait en aparté Pascale, digne et sans haine.

  • Lee Ufan investit le Palais des Papes avec « Relatum »

    Lee Ufan investit le Palais des Papes avec « Relatum »

    Du 3 juillet au 15 novembre 2026, le Palais accueille « Relatum », installation « exceptionnelle » de l’artiste contemporain sud-coréen Lee Ufan. Invité « par la Ville », ce maître international proposera une immersion entre art, architecture et spiritualité au cœur du monument. Figure majeure de l’art minimal et conceptuel, Lee Ufan explorera la relation entre matière et espace. Dans la Grande Chapelle, plus de 60 tonnes d’ardoise déployées sur 650m² vont dialoguer avec le lieu, tandis que plusieurs créations inédites investissent cloîtres et chapelles. L’exposition révèlera « la force des interactions entre nature, objet et environnement ». Une expérience sensible et méditative, conçue comme « la respiration de l’infini », qui s’inscrit dans le 140e anniversaire des relations franco-coréennes.

  • [Travailleur de Demain] Bastien Allibert cuisine l’excellence

    [Travailleur de Demain] Bastien Allibert cuisine l’excellence

    Un métier « humain » où l’on fait « énormément de rencontres ». C’est en premier lieu pour son aspect « profondément social » que Bastien Allibert, 21 ans, médaille d’excellence au concours national des WorldSkills, dit adorer son quotidien de cuisinier. Reconnaissant de faire carrière, aujourd’hui, dans un « métier passion », il s’est engagé dans cette branche après l’obtention de son bac scientifique, une fois certain d’avoir trouvé sa voie. « Je suis attiré par la cuisine depuis le collège, retrace-t-il. Dès la troisième, j’ai fait un stage dans la restauration, mais je ne savais pas vraiment si j’aimais la cuisine comme un loisir ou comme un métier. J’ai donc choisi une filière générale au lycée. »

    Apprendre de l’excellence

    Mais la cuisine ne quitte pas l’esprit de Bastien, qui prend régulièrement les rênes des fourneaux, où il imagine des plats « salés ou sucrés », pour lui ou pour « la famille ». À 18 ans, il entame donc un CAP cuisine à la Chambre de commerce d’Avignon, non loin de son Cavaillon natal, et enchaîne avec un brevet professionnel, qu’il obtient à l’été 2025. Trois ans d’intense formation, qu’il doit aussi aux enseignes où il est passé comme apprenti.

    Car, arrivé dans le domaine il y a 4 ans seulement, Bastien a déjà fréquenté les cuisines de nombreux restaurants : Maison Prévôt à Cavaillon, « pendant six mois car après le chef a ensuite pris sa retraite », puis Château Olive et Raisin, à Fontaine-de-Vaucluse, « pendant 2 ans et demi », avant L’Ekrin, à Méribel, en Savoie. « L’Ekrin était mon premier restaurant étoilé, une étoile Michelin ! », s’enthousiasme le jeune homme.

    Un premier voyage gastronomique qui lui donnera envie de poursuivre sa route, « au moins un temps », dans les « grosses maisons ». « Comme je suis en train de parfaire mes connaissances, j’aime l’idée de collaborer avec des personnes extrêmement compétentes, c’est challengeant, détaille le jeune homme. Aujourd’hui, je travaille avec des gens qui préparent des concours. Mon chef, Louis Gachet, est Meilleur Ouvrier de France. Ça force le respect. » D’autant que, dans ce genre d’établissement, le luxe ne se retrouve pas que dans l’assiette. « Ce qui est agréable, c’est que la question de la masse salariale ne se pose pas, note-t-il. Dans un restaurant classique, on n’est pas plus de trois en cuisine. Là où je suis, au Couvent des Minimes, à Mane (04), on est 30. C’est l’occasion d’apprendre avec précision, de passer à plein de postes différents. »

    « Gourmand » et « prenant plaisir à faire plaisir », Bastien assure s’intéresser à toutes les cuisines, sans identifier, pour le moment, de plat signature. Pour l’instant responsable des entrées froides et des amuse-bouches, il s’impatiente d’approfondir sa maîtrise des cuissons, de la viande et du poisson, mais aussi des garnitures et des légumes, qu’il faut « s’appliquer à sublimer ». « Jeune, en quête de réflexion, avec l’envie de rencontrer beaucoup de gens, je crois que le système de saison me convient bien pour l’instant, assure-t-il. Après, je ne ferai pas ça pendant 10 ans non plus. Car si je veux monter en grade dans une maison, il va bien falloir y rester plus de 6 mois… »

  • Face à la canicule, l’État se retrousse les manches

    Face à la canicule, l’État se retrousse les manches

    On connaissait en Vaucluse les opérations annuelles de sensibilisation sur les risques incendies, les obligations légales de débroussaillement ou la campagne de préventions sur les fortes pluies et inondations. « Malheureusement, nous inaugurons un nouveau rendez-vous sur la prévention de risque canicule », présente le préfet. Ce vendredi après-midi, l’État a disposé une dizaine de stands au jardin du Rocher des Doms d’Avignon pour une demi-journée d’information. « L’été ne commence que le 21 juin et pourtant, fin mai, nous avons vécu une période particulièrement chaude », souligne Thierry Suquet.

    Il est vrai que si l’opération avait eu lieu une semaine plus tôt, elle aurait été d’une actualité brûlante. Car ce vendredi, entre la pluie de la veille et le Mistral, les nombreux visiteurs du parc ne suffoquent pas. Qu’importe, les températures devraient bien remonter dès lundi. « Malgré l’idée reçue selon laquelle dans le Sud on est habitué à la chaleur, 40% des habitants de la région déclarent avoir souffert d’un épisode de forte chaleur », soutient le préfet. Agence régionale de santé, Météo France, Samu, Sos médecins, pompiers mais aussi santé au travail ont participé aux stands. « Depuis juillet 2025, un nouveau décret renforce les obligations des employeurs, quel que soit le secteur, en matière de prévention des risques liés aux forts épisodes de forte chaleur », appuie le préfet, assurant que « l’inspection du travail a réalisé 1 700 interventions [donnée nationale] en période estivale en lien avec la chaleur ».

    La prévention passe par une action coordonnée des acteurs locaux, Ville en tête qui tient un registre des personnes vulnérables. « Un sujet majeur de santé publique », fait valoir le maire, Olivier Galzi (DVD), venu ouvrir l’opération. Pas de rupture politique sur ce sujet-là. « Il existe un plan canicule communal, un bon dispositif que je maintiendrai », assure le premier magistrat. Pas de modification du plan pour l’heure, qui prévoit divers niveaux d’alerte et liste l’ensemble des bons réflexes* en lien avec le centre communal d’action sociale. Points d’eau, ouverture en continu des parcs et jardins sont bien pérennisés. Une carte, « Ma ville plus fraîche », est toujours d’actualité.

    Du sable pour contrer

    le moustique tigre

    Au-delà des conseils pratiques (hydratation, éviter les sorties et le sport aux heures les plus chaudes), un accent est mis aussi sur les risques sanitaires liés à la chaleur, comme les piqûres de moustique tigre, « principal vecteur de maladies comme la dengue ou le chikungunya qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé », prévient Thierry Suquet. « Comme pour le tri des déchets, il faut prendre le réflexe d’éviter les eaux stagnantes », enjoint Émilie Bonnet, ingénieure d’études sanitaires à l’ARS. Le moustique raffole des fonds humides. « On peut mettre du sable au fond des pots et soucoupes », conseille-t-elle. L’été dernier en Vaucluse, deux épisodes de chikungunya à Richerenches et Valréas ont été recensés avec un total de 13 personnes infestées. La préfecture envisage de pérenniser cette opération, qui pourrait se tenir dans une autre ville l’an prochain.

    * Infos et carte « Ma ville fraîche » sur avignon.fr

  • Le festival Id-Ile va jouer à guichets fermés

    Le festival Id-Ile va jouer à guichets fermés

    Luiza, l’Avignonnaise Suzane ou encore Gaël Faye sont quelques-unes des têtes d’affiche de la 4e édition du festival Id-Ile, qui démarre ce vendredi pour deux soirées au centre de loisirs de l’île de la Barthelasse. « On est l’un des festivals les moins chers, entre 20 et 35 euros par soir pour voir 6 artistes aux univers différents et où chacun peut y trouver son compte », vante Pascal Maurin, programmateur du festival. Ceci explique peut-être pourquoi l’événement s’annonce à guichets fermés, ne restant que quelques places* pour ce vendredi.

    « Nous sommes heureux de ce succès, c’est la première fois », embraye Pauline Saltarelli, présidente de l’association Id-Ile, organisatrice de ce festival de musiques actuelles. Quelque 10 000 spectateurs sont attendus, contre 9 300 l’an dernier et 6 000 en 2023 lors de la première édition. « Le but n’est pas forcément d’accroître la jauge par soir mais pourquoi pas ajouter une 3e soirée », se projette déjà l’organisatrice.

    Pour ce faire, le festival devrait pouvoir compter sur le soutien de la nouvelle municipalité. « C’est une belle réussite de la précédente mairie dont nous sommes heureux de prendre la suite », reconnaît Laurent Rochut, adjoint délégué aux arts vivants, qui y voit un levier de rayonnement et d’attractivité (20% des spectateurs viennent par exemple de région parisienne). La Ville subventionne le festival à hauteur de 80 000 euros, soit près d’1/5 du budget global. « On va continuer à le soutenir », assure l’adjoint sans à ce stade livrer de certitudes dans l’attente « de futurs arbitrages ».

  • Aurore Bergé au chevet des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé au chevet des femmes victimes de violences

    Avenue Monclar à Avignon, à gauche de la petite cour où se trouvent la maison commune Ouest et un commissariat de police, un nouveau venu a reçu la visite de la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé (Ren), à savoir l’Association pour l’hébergement, l’accueil et la réinsertion en Provence (Aharp).

    Une visite pour inaugurer ces nouveaux locaux, mis à disposition par la mairie d’Avignon, qui vont permettre à la structure un meilleur accueil des femmes victimes de violences conjugales, sexuelles ou psychologiques. « On se trouvait avant au dernier étage d’un immeuble sans ascenseur. C’était impossible de venir pour une femme à mobilité réduite, par exemple. Là, on a un ascenseur », se réjouit le directeur de l’Aharp, Benoît Filist. La proximité avec les services de la mairie et du commissariat est également un autre avantage.

    Cela fait désormais un mois que la structure peut accueillir les femmes dans ce bâtiment. Un accueil qui est la première étape d’un parcours. Sur place, des assistantes sociales ou encore des psychologues conseillent les personnes qui se rendent dans l’enceinte. « Chaque femme peut trouver une réponse adaptée à sa situation. Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective », témoigne Sylvie Martin, coprésidente de l’Aharp. Les femmes peuvent ensuite être orientées vers l’un des 26 appartements, dont les adresses sont confidentielles.

    Nouveaux dispositifs

    En fin de visite, la présidente de la structure associative a tenu à rappeler « que derrière chaque statistique se trouvent des visages, des histoires, des enfants parfois, malheureusement, et des femmes qui trouvent le courage de demander de l’aide après des mois et souvent des années de souffrance ».

    L’occasion pour la ministre macroniste de rappeler différentes évolutions que son gouvernement souhaite mener face aux violences et aux féminicides qui ne diminuent pas. En 2026, 43 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en France. La moitié de ces actes surviennent au moment de la séparation.

    Est évoquée comme nouveauté de ces dernières années la possibilité de porter plainte directement dans les hôpitaux. La ministre mentionne aussi sa volonté de mettre en place en Vaucluse « d’ici l’automne » le « pack nouveau départ », déjà expérimenté dans les Bouches-du-Rhône. Ce système met en collaboration la CAF et les services de l’État pour un accompagnement financier des femmes quittant un foyer en raison de violences. Pour autant, Aurore Bergé estime qu’il « est difficile d’identifier » ce qui ne marche pas, les chiffres ne baissant pas malgré les efforts. « Une femme victime de violences, c’est notre affaire aussi à nous. Et donc que les tiers réagissent, que les témoins, que les voisins, que les collègues, que les amis, que les membres de la famille ne se disent pas “ça va s’arranger” ou “ça ne me regarde pas”, ça nous regarde. Et si on arrive à changer cette culture-là, une culture très profondément ancrée, alors là, on arrivera à gagner sur la question des violences », conclut-elle.

    Infos et contact sur Aharp.fr ou au 07.50.15.00.53 ou au 30 rue Monclar, Avignon

    La ministre à Toulon vendredi

    La ministre poursuit ses visites dans la région à Toulon cet après-midi, elle se rendra à l’hôpital de Sainte-Musse où sera signée une convention permettant aux femmes victimes de violences de déposer plainte directement à l’hôpital ou de recueillir des preuves médico-légales sans dépôt de plainte immédiat. Un entretien avec Josée Massi, la maire (SE) de Toulon est également prévu.