Tag: Avignon

  • Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    À partir de ce jeudi 18 juin, les habitants du quartier Monclar, à l’ouest d’Avignon, devraient à nouveau pouvoir prendre plus facilement les transports en commun après l’exercice du droit de retrait des chauffeurs, consécutif à une énième fusillade survenue le lundi 8 juin dernier. Sur les 19 arrêts de bus habituels, 9 ne seront toujours pas desservis et seront remplacés par d’autres dans le cadre d’une déviation.

    Les lignes concernées sont la C2 en direction de l’hôpital d’Avignon et la 10. Les arrêts Monclar, Verdi, Quiot, Lopy, Lopofa, Violette, Martelange, Mouret et Scheppler-La Fabrica sont remplacés par les arrêts Églantines, Levan, Mouret et La Fabrica. La ligne 30 reprendra son fonctionnement normal. Le tout est conditionné à vérification par des membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), chargés de constater si la présence policière est suffisante sur les trajets.

    Un nouvel itinéraire « au plus près des habitants », plaide le Grand Avignon dans un communiqué, bien qu’il soit plus éloigné qu’à l’origine.

    Le Grand Avignon et Orizo assurent mettre en œuvre « une solution permettant de maintenir un service public de transport au plus près des habitants, tout en préservant la sécurité des conducteurs et des voyageurs ». Et que ces nouveaux tracés permettent « d’assurer la continuité de la desserte du quartier grâce à des itinéraires et des arrêts adaptés ». Du côté de FO, des discussions sont toujours en cours avec la direction « pour voir si la déviation ne peut pas être pérennisée », confie André Saliba, secrétaire FO Orizo, qui souhaite « plus de présence dans les bus pour la sécurité des chauffeurs ».

  • À Monclar, habitants et commerçants fulminent

    À Monclar, habitants et commerçants fulminent

    Jour de marché dans le quartier de Monclar, à Avignon. Mais aucun bus, pourtant habituellement nombreux, notamment avec le C2 à haut niveau de service qui dessert l’hôpital, ne se présente. En effet, depuis quelques jours, le réseau Orizo a décidé de ne plus desservir une vingtaine d’arrêts dans le secteur, à la suite d’une fusillade liée au trafic de stupéfiants survenue le 8 juin. La cinquième depuis le début de l’année dans le quartier.

    « Moins de monde »

    À près d’un kilomètre à la ronde, aucun arrêt n’est desservi par le réseau de transport en commun. « C’est très fatigant sous cette chaleur. J’ai marché pendant 30 minutes, alors que ça me prend 5 minutes quand il y a des bus », glisse Eliette, retraitée, en partance d’un rendez-vous bihebdomadaire. « Je pense surtout à mon fils qui passe le bac. Il prend le vélo de son père, mais il aurait été bien plus tranquille en bus comme d’habitude », ajoute Nélisse en achetant ses tomates sous l’ombrière.

    « Aujourd’hui, c’est mort et je pense que c’est à cause de l’absence de bus », regrette Ahmed, vendeur de bricoles sur le marché, à quelques mètres de l’arrêt de bus Monclar. Habitant lui-même à Villeneuve, il assure que, ces dernières semaines, les « affaires marchent bien », lui qui arpente les marchés du coin. Mais que cette journée était particulièrement calme malgré la forte fréquentation des habitants. Même constat du côté de l’une de ses voisines, Mathilde, maraîchère. « On a l’impression qu’il y a moins de monde, mais on garde une bonne base », confie-t-elle entre deux pesées.

    En face des stands et des arrêts de bus déserts, une vingtaine de clients sont attablés à la terrasse de l’Arôma Café, établissement où se trouvait la personne blessée par quatre balles en fin d’après-midi, il y a désormais une dizaine de jours. « Cela nous inquiète, mais il faut continuer à vivre », glisse discrètement Kader après avoir terminé son jus de fruit avec son fils, tout en regrettant « qu’on doive faire plus d’efforts que d’autres pour sortir du quartier, car les chauffeurs ne veulent pas venir ».

  • En Vaucluse, LFI s’attelle aussi à composer sa liste pour les sénatoriales

    En Vaucluse, LFI s’attelle aussi à composer sa liste pour les sénatoriales

    Absente du scrutin en 2020, la France insoumise compte cette fois bien prendre le train du Sénat en présentant une liste en vue du scrutin du 27 septembre. Le parti qui, en parallèle structure son réseau d’élus en ayant créé fin mai l’association départementale du réseau des élus insoumis et citoyens de Vaucluse, a désigné ses co-chefs de file : Mathilde Louvain, élue d’opposition à Avignon après avoir porté la liste La nouvelle Avignon populaire aux municipales, et Julien Gautier, conseiller municipal minoritaire à la Tour d’Aigues.

    « On a une mission, celle de préparer une liste insoumise et citoyenne, prête à être déposé », fait valoir Julien Gautier, prévoyant de partir en campagne à la fin du mois. Pas question pour autant d’assurer avec certitude que LFI mènera à terme ce dessein. « Toutes les hypothèses sont ouvertes aujourd’hui », précise le nouvel élu de la Tour d’Aigues. Une décision sera prise au national qui pilote le dossier et les éventuelles discussions avec des partenaires. En Vaucluse à gauche, le sénateur PS sortant Lucien Stanzione est de nouveau sur la ligne de départ (notre édition du week-end) pour conduire une liste DVG sans forcément additionner les partis politiques et encore moins avec LFI.

    La base de grands électeurs pouvant accorder leurs voix à la liste insoumise reste très en deçà d’une possibilité de siège. « On ne se voit pas encore dans les jardins du Luxembourg », concède Julien Gautier, qui réfute toute « candidature de témoignage ». « C’est un combat pour les idées, dans le temps de la campagne présidentielle qui s’amorce déjà, et c’est important d’avoir une adresse politique en direction des grands électeurs. » Ce que les autres candidats ne feraient pas ou peu. « Je ne veux pas être désobligeant, mais des politiciens qui cherchent leur réélection en expliquant qu’il ne faut pas faire de politique, c’est vraiment ne pas prendre au sérieux les grands électeurs », dénonce-t-il.

    Cet avocat pénaliste, militant actif de LFI depuis sa création, tance aussi les ambitions du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD) qui a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires » et présentera Anaïs Hausmann en candidate (notre édition de vendredi). « Cette formule creuse du bon sens me fait penser à l’expression « La terre, elle, ne ment pas » [employée par le maréchal Pétain en 1940] », compare Julien Gautier. La France insoumise compte mettre la focale sur ses thèmes de prédilection des biens communs (eau, logement), lutte contre la pauvreté et « rénovations de nos institutions par une VIe République ».

  • Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    La porte des possibles. Depuis six mois, l’association les Petits Débrouillards et le point accueil écoute jeunes (PAEJ) du Planning familial ne sont séparés que par cette porte communicante. Les deux structures sont en effet en colocation, sur 200 m2, au 3e étage de l’immeuble le Vinci, et ont inauguré leurs locaux ce mardi. Le bâtiment, place Farnèse sur la Rocade, y abrite déjà la Mission locale et le Planning familial. Un même lieu, aux missions différentes, mais tourné vers l’émancipation de la jeunesse.

    « Chacun déménage dans un contexte différent, décrit Sonia McComarck, écoutante et coordinatrice du Paej. Nous étions dans un local à la Barbière devenu trop étroit et insécurisant pour tout le monde. » Le quartier a connu plusieurs épisodes de violence, difficilement tenables surtout quand on œuvre en rez-de-chaussée. Qui plus est, « le lieu manquait de confidentialité, ici le site est bien plus anonyme, on ne peut pas deviner où se rend le jeune quand il entre dans le bâtiment », poursuit Sonia McCormack.

    Un accueil anonyme et gratuit pour les 12-25 ans

    Côté Petits Débrouillards, l’association de médiation scientifique, présente en Vaucluse depuis 25 ans, était aussi à l’étroit dans ses locaux à quelques encablures de là. « Au départ, on était même voisin du Planning familial qui était dans l’appartement à côté avant de venir ici, on a déjà travaillé ensemble sur les questions d’éducation à la sexualité où on a apporté des outils interactifs », décrit Solène Merer, directrice régionale des Petits Débrouillards.

    Si pour l’heure, les deux structures colocataires finissent de prendre leurs marques, « tout est à construire », selon la coordinatrice du Paej, « l’idée est d’avoir des projets communs autour de la jeunesse et l’égalité femmes-hommes », abonde Solène Merer. « Dans un contexte de fragilité accrue de la jeunesse, cet accueil est indispensable », loue Suzanne Bouchet, vice-présidente (DVD) en charge de l’enfance et des solidarités. « Il y a un constat partagé autour de l’isolement, de la précarité et de l’accès aux droits de la jeunesse, le Paej a depuis cinq ans trouvé son public », abonde Anne-Lise Nadaud, présidente du Planning familial 84. Créé en 2021, le Paej accompagne quelque 130 jeunes individuellement par an et plus de 2 000 lors d’initiatives collectives comme des forums. « On s’adresse aux 12-25 ans de manière généraliste, gratuite et anonyme, pour un soutien social ou psychologique et de médiation en santé, expose Sonia McCormick. On est l’un des rares lieux désinstitutionnalisés qui offre une pause. »

  • À Avignon, les bus à l’arrêt après des fusillades

    À Avignon, les bus à l’arrêt après des fusillades

    Les habitants de Monclar, quartier d’Avignon Ouest, n’ont plus de bus à proximité de chez eux depuis ce vendredi 12 juin. Les chauffeurs du réseau Orizo ont exercé leur droit de retrait à la suite d’une fusillade survenue en fin de journée, ce lundi 8 juin, devant un café. Il s’agissait de la cinquième dans la zone depuis le début de l’année.

    Une réunion « d’urgence » s’est tenue, ce mardi 16 juin, entre la direction d’Orizo, la préfecture, le maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD) et les syndicats. Si le maire a exposé ses arguments pendant une heure avant de devoir quitter les échanges, syndicats et direction ont poursuivi les discussions jusqu’en fin d’après-midi. À l’issue des négociations, une solution semble avoir été trouvée pour rapprocher à nouveau les usagers des transports en commun.

    Ce mercredi 17 juin à partir de 14h, une présence accrue de la police municipale et nationale devrait être mise en place dans le quartier. Deux membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) vont ensuite constater si celle-ci est suffisante. Si c’est le cas, une déviation du centre du quartier, « comme celle du vendredi pour le marché, dont les gens sont habitués », confie André Saliba, secrétaire FO Orizo, va être mise en place. L’arrêt desservi le plus proche étant alors Verdi, à une centaine de mètres.

    Orizo justifiait avoir mis en place un « itinéraire de déviation » suite « à des situations d’insécurité et à des incidents ne permettant pas d’assurer la desserte dans des conditions normales », en écho aux fusillades de la semaine précédente. « La sécurité de nos voyageurs et de nos conducteurs demeure notre priorité », assurait le transporteur. « Ça me désole. Mais on doit protéger nos collègues. On se lève à 3h pour commencer à 5h et on ne veut pas risquer de se prendre une balle », pose le responsable syndical.

    « Il y a un droit de retrait qui est légitime. Il y a une inquiétude des conducteurs qui est légitime. Et il y a aussi un sentiment des habitants de Monclar que, quand les transports en commun ne passent plus, d’une certaine manière, on acte le fait qu’on les abandonne », appuie de son côté, en sortie de réunion ce mardi midi, le premier édile de la Cité des Papes, qui se réjouit d’un moment où « tout le monde s’est écouté » et dont il espère qu’elle « débouchera sur une amélioration sensible de la proposition de circulation de manière très rapide ». En tant que président du Grand Avignon, « autorité organisatrice des transports », comme il le rappelle, il estime également qu’il y a un « devoir de maintien » des agents.

    Retour des CRS

    Si la reprise un peu plus « normale » des transports en commun est sur les rails, la lutte contre le narcotrafic reste l’une des priorités du maire. Olivier Galzi plaide notamment pour un retour de l’unité de CRS qui était basée à Avignon, déplacée à Bordeaux il y a désormais deux semaines. « À un moment donné, il va falloir qu’à Beauvau et à Matignon, on acte qu’Avignon est une ville effectivement gangrenée par le narcotrafic », plaide-t-il, citant des affaires récentes comme l’interpellation d’un commando lourdement armé venu de la région parisienne, à Morières, il y a quelques jours. « Il n’y a pas de problème avec Bordeaux. Elle est en train de garder le théâtre municipal… Je veux dire, c’est comme si nous, on demandait des CRS pour les mettre sur la place de l’Horloge. Je veux bien qu’on fasse des arbitrages politiques, mais à un moment donné, il y a des réalités de territoire. Et la réalité de notre territoire, c’est qu’on a des quartiers qui sont aux abois et demandent de l’aide. Et ça, ce n’est pas le maire d’Avignon qui va pouvoir le faire », conclut-il, précisant avoir défendu ce dossier à plusieurs reprises auprès du gouvernement.

    À noter que des effectifs supplémentaires ont tout de même été alloués à Avignon.

  • Au 1er juillet, conduire une trottinette électrique sans casque sera interdit

    Au 1er juillet, conduire une trottinette électrique sans casque sera interdit

    Depuis plusieurs années, les trottinettes électriques ont envahi rues et trottoirs sans un cadre légal bien établi. Comme sur le port du casque. S’il est obligatoire hors agglomération, il reste conseillé en ville. Mais en Vaucluse, le préfet a décidé de durcir cette réglementation. À compter du 1er juillet, les conducteurs de trottinettes devront obligatoirement porter un casque, qui « doit être attaché », précise l’arrêté préfectoral pris le 8 juin dernier.

    Si par raccourci on ne parle que de trottinettes électriques, la décision s’applique en réalité au jargonnant EDPM (Engin de déplacement personnel motorisé). Et donc tous types de gyropodes, mono-roues ou hoverboards, qui « connaissent une progression rapide dans le Vaucluse », stipule l’arrêté. Régulièrement, en lien avec la police nationale, la préfecture organise des opérations de contrôle et de sensibilisation sur l’usage de ces moyens de transport. Une opération de sécurité routière est d’ailleurs prévue ce mercredi après-midi dans l’intra muros d’Avignon.

    Pour rappel, les trottinettes doivent être assurées. Leur conduite est autorisée à partir de 14 ans avec une vitesse limitée de 25km/h et obligation de porter un équipement rétro réfléchissant afin d’être le plus visible possible. La loi interdit aussi d’être à plusieurs sur l’engin. Une amende de 135 euros est possible « si vous ne respectez pas les règles de circulation ou si vous transportez un passager ». Enfin, en cas d’absence de casque, le contrevenant s’expose à une amende de 35 euros.

  • Nommé sur le banc du Congo, Claude Le Roy garde son siège d’élu municipal d’Avignon

    Nommé sur le banc du Congo, Claude Le Roy garde son siège d’élu municipal d’Avignon

    Depuis plus de 10 ans, les politiques sont limités dans le cumul des mandats. Mais le législateur n’a rien prévu sur l’enchevêtrement entre mandat politique et sportif. Un cas rare qui s’applique pour Claude Le Roy. À 78 ans, le doyen du conseil municipal s’apprête à reprendre du service professionnel comme sélectionneur de l’équipe de foot du Congo. L’entraîneur, qui n’avait plus de poste depuis cinq ans, a été nommé mardi dernier.

    Depuis fin mars, celui qui avait ouvert le très clivant meeting d’entre deux tours d’Olivier Galzi (DVD), est aussi conseiller municipal délégué à la citoyenneté, à la laïcité et à l’académie sportive. Comment dès lors mener à bien cette double mission, un pied à Brazzaville, l’autre à Avignon ? Contacté, Claude Le Roy n’a pu être joint. Côté Ville en revanche, que l’intéressé avait prévenu de sa nomination, le cumul ne pose pas de problème : « Claude Le Roy est un conseiller, pas un adjoint. À ce titre il n’a pas la nécessité d’engagement des adjoints. Être conseiller municipal n’est pas un métier. Claude Le Roy a son métier, c’est son droit. Nous sommes heureux qu’il fasse briller par son nom, la ville d’Avignon », nous répond-on dans l’entourage du maire.

    Il est vrai que le poste de sélectionneur est moins contraignant que celui de coach en club, qui nécessite une présence quotidienne sur place. Mais lors de son intronisation, Olivier Galzi avait fait part de « l’exigence énorme » qu’il attendait de ses élus. Un précepte qui, visiblement, visait surtout les adjoints, augmentés de 35%. Un conseiller municipal émarge, lui, à 904 euros bruts.

  • Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Cela ne faisait guère de doute et cela a été officialisé mercredi soir : Olivier Galzi a de l’ambition au-delà d’Avignon et du Grand Avignon. Le nouveau maire (DVD) a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires », avec déjà des vues pour le « Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », écrit-il sur ses réseaux sociaux. Vendredi dernier, à l’issue du conseil municipal consacré à l’élection de grands électeurs supplémentaires, il avait temporisé sur le sujet des sénatoriales, confirmant « vouloir peser » et renvoyant à « une position du groupe la semaine prochaine ».

    C’est donc chose faite, avec comme premier socle, l’ensemble de ses colistiers. Olivier Galzi est persuadé que sa victoire à Avignon le 22 mars est le fruit d’un prétendu attelage sans étiquette, attaché d’abord au territoire avant les courants politiques. « Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain », revendique celui qui est aussi président du Grand Avignon.

    Encore novice en politique il y a quelques mois, Olivier Galzi aurait donc inventé un modèle duplicable à l’envi. « Aux prochaines échéances, faisons en sorte que notre territoire soit le premier à porter cette vision encore plus loin et que, demain peut-être, d’autres régions s’en inspirent », enjoint-il. Premier test donc, les sénatoriales. Sollicité, le maire d’Avignon n’a pas souhaité en dire davantage, pour le moment, que le communiqué. Mais, comme pressenti, Anaïs Hausmann incarnera le mouvement pour le scrutin du 27 septembre. L’adjointe avignonnaise et compagne du maire devait l’officialiser ce vendredi.

    Ça grince à droite

    Si des discussions sont toujours prévues avec le sénateur LR sortant Jean-Baptiste Blanc, il ne semble guère faire de doute qu’Anaïs Hausmann mènera sa propre liste. Dans l’entourage du maire, on fait savoir qu’il n’y a aucune volonté de concurrence. Mais l’avidité politique d’Olivier Galzi froisse la majorité départementale de droite qui s’attendait à davantage d’humilité. Avec 95 grands électeurs, la majorité avignonnaise devra cependant en convaincre environ 200 de plus pour décrocher un siège. Un travail souterrain a démarré et s’intensifiera à la rentrée de septembre auprès des quelque 1 300 grands électeurs, dont les voix sont très disputées.

  • Vaucluse : un forum pour guider les mairies dans leurs projet

    Vaucluse : un forum pour guider les mairies dans leurs projet

    « Quand on devient maire, il y a des paramètres que l’on ne prend pas en compte, avec pas mal de dossiers en cours et surtout les nombreux problèmes du quotidien », glisse ce mercredi Adrien Vogel, maire depuis deux mois de Villelaure – le plus jeune de Vaucluse à 28 ans – dans le hall d’entrée de la salle polyvalente de Montfavet. C’est justement pour accompagner au mieux les municipalités que la préfecture de Vaucluse organisait un « forum État-Territoires » pour permettre aux élus vauclusiens de découvrir leurs possibles interlocuteurs dans divers domaines.

    Ainsi, un peu plus de 120 représentants de mairies de tout le département étaient réunis toute la journée pour rencontrer les services de gendarmerie, la Banque de France, France Travail mais aussi l’Agence de l’eau ou les finances publiques. « Au cours du dernier mandat, beaucoup de maires nous remontaient qu’ils ne savaient pas vers qui se tourner pour réaliser des projets. On tente de répondre à ces enjeux de cohésion du territoire », précise ainsi Juliette Paradis, chargée de mission territoriale à l’Agence nationale de la cohésion des territoires PACA, qui participait à l’organisation de l’événement.

    « On ne peut pas se comparer à de plus grandes villes avec différents services. Nous, on est souvent seuls », témoigne Gérard Martin, maire (SE) de Saint-Romain-en-Viennois, petite commune de moins de 900 habitants. Avec seulement quatre adjoints, l’édile confie se sentir parfois « seul » face à ses administrés. Et, tout en estimant que ce genre de journée « nous aide en nous donnant des réponses et des contacts », il confie aussi être « assailli de communications » et ne sait parfois pas vers qui se tourner. « On apprend sur le tas et on s’améliore chaque semaine. L’association des maires nous accompagne aussi avec des formations », ajoute Adrien Vogel. Ce dernier pointe également la distance avec Avignon, à plus d’une heure en voiture, ce qui limite parfois les possibilités d’échanger ou de rencontrer les services.

    Tables rondes

    Pendant l’après-midi, plusieurs tables rondes ont été proposées sur divers thèmes tels que la sécurité, l’emploi, la santé ou la cohésion sociale. Devant une vingtaine d’élus en début d’après-midi, les responsables départementaux des forces de sécurité ont ainsi exposé les différentes thématiques sur lesquelles ils peuvent échanger. Comme Christophe Paichoux, directeur départemental des services d’incendie et de secours de Vaucluse, qui a rappelé que ces derniers doivent avoir des responsables incendie. Mais aussi que ce sont eux qui doivent superviser l’urbanisme. Ou encore le directeur de cabinet du préfet, Thibaut de Cacqueray, qui insiste pour « aller voir les bars dansants, parfois en sous-sol, pour voir ce qu’il s’y passe car il y a pas mal de lieux qui passent sous les radars », en résonance avec l’incendie du bar à Crans-Montana (Suisse), qui avait fait plus de 40 morts lors du dernier jour de l’an.

  • À Avignon, les agents de sécurité rejoignent la lutte des cheminots

    À Avignon, les agents de sécurité rejoignent la lutte des cheminots

    Aux côtés des cheminots d’Avignon en grève, qui notent localement « un recul du service », avec notamment l’arrêt des trains tardifs pendant le Festival, devant la gare TGV ce mercredi 10 juin, une douzaine d’agents de sécurité, gilet rouge de la CGT sur le dos, manifestaient aussi pour leurs droits.

    Employés par un sous-traitant, Challancin, ils reprochent à l’un de leurs supérieurs un « management toxique » ainsi que des sanctions jugées disproportionnées. « On subit une forme d’acharnement. Plusieurs collègues ont été licenciés pour des raisons abusives. Ou encore une collègue en situation de handicap qui a reçu trois avertissements sans raison. On va aller aux Prud’hommes pour certains », témoigne Bachir Nour, secrétaire CGT de l’entreprise dans le Sud-Est. « On n’est pas bien équipés et, quand on réclame des habits, on nous le reproche. Cela ne peut plus durer », abonde un des employés. Les 17 agents de sécurité de la gare TGV étaient en grève ce mercredi. L’entreprise s’occupe aussi de la sécurité de l’hôpital d’Avignon ainsi que d’autres gares de la région.

    « L’idée est aussi que la SNCF mette le nez dans le processus », confie Florence Humbert, trésorière des Cheminots CGT de Vaucluse. « Cette journée n’est qu’un commencement. La compagnie fait 10 millions de chiffre d’affaires et on n’obtient rien de tout ça », pointe Chan Seng, délégué CGT national Challancin. Contactée par La Marseillaise, la direction du groupe Challancin n’a pas répondu à nos sollicitations.