Tag: Avignon

  • À Avignon, Olivier Galzi reçoit les critiques adverses

    À Avignon, Olivier Galzi reçoit les critiques adverses

    En descendant de tribune, jeudi dernier, à l’issue de la présentation de sa liste, Olivier Galzi souffle. Et note l’âpreté d’une fin de campagne. Si le candidat (DVD) n’est pas avare de critiques sur ses adversaires, l’ex-journaliste TV concentre, ces derniers jours, de vives critiques. Le fait que le dernier sondage le place légèrement en tête n’y est certainement pas étranger.

    À l’issue du débat de mercredi dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) s’est fendue d’un post sur les réseaux sociaux, le qualifiant de « méprisant », dénonçant « les petites phrases et les attaques personnelles » d’Olivier Galzi. Dans le week-end, par deux vidéos distinctes, Stéphan Fiori (DVD) a, lui, ciblé, la composition de la liste de son rival à droite. « Pas moins de 20 de ses colistiers sur 53 ont un passé politique, il affirme le contraire avec une assurance déconcertante », analyse le candidat, égrenant le pedigree de la plupart d’entre eux. Olivier Galzi se targue d’incarner pourtant un « renouveau des pratiques et des visages ».

    À gauche, si les sujets de divergences et débats enflammés entre soutiens sur les réseaux sociaux sont légion avec les équipes de David Fournier (notre édition du 28/02), Mathilde Louvain (LFI) a, dans un communiqué lundi, épinglé Olivier Galzi au sujet de son passé professionnel, « dont il a vanté le bilan », chez Edeis, entreprise de conseil et gestion auprès des collectivités. Notamment les monuments et aéroport de Nîmes, déficitaires. « Il est à craindre qu’Olivier Galzi avance au service de ses anciens camarades d’Edeis », redoute Mathilde Louvain, alors que l’aéroport d’Avignon, géré par la Région, cherche son futur délégataire. Sentant peut-être la pression monter, Olivier Galzi a republié, lundi, un message de Dominique Santoni, présidente LR du Département. Il est écrit : « Le courage politique n’est pas d’attaquer l’adversaire, mais d’élever le débat et de proposer pour l’avenir. »

  • À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    Cela reste un marqueur de la politique municipale conduite par Cécile Helle (PS) : être l’une des dernières villes à ne pas avoir abrogé la réforme des rythmes scolaires installée en 2014. Les enfants avignonnais fréquentent les écoles pendant 4,5 jours, mercredi matin inclus, permettant de dégager du temps pour des activités périscolaires. Un point dont s’enorgueillit régulièrement la première magistrate. « Je vois peu de questions sur l’école et la jeunesse dans cette campagne, interrogeait Cécile Helle lors d’un meeting de soutien à David Fournier avec Olivier Faure. L’accueil du matin et du soir restera-t-il gratuit, va-t-on supprimer les activités périscolaires, comment garantir aux enfants l’accès au sport, à la culture, à la citoyenneté? »

    Un sujet qui revient en filigrane dans cette campagne bien que depuis plusieurs années, un comité s’est créé militant pour le retour à 4 jours, soutenu notamment par FO Éducation. Un rassemblement en ce sens s’est d’ailleurs tenu samedi dernier. La majorité sortante est jusque-là restée inflexible, citant, dans un communiqué de novembre, le fait que les scientifiques et chronobiologistes s’accordent à dire que « l’organisation actuelle du temps scolaire ne correspond pas aux besoins biologiques et cognitifs des enfants ».

    Dès septembre ou à la rentrée 2027 ?

    Parmi les candidats, sans trop de surprise, David Fournier est le seul à défendre la mesure, martelant son utilité pour l’accès au panel de larges activités. L’adjoint au maire sortant souhaite toutefois « mener une large consultation avec les enseignants, parents d’élèves et enfants », alertant aussi sur les « incidences d’une suppression envers les animateurs ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI) en fait un « premier acte de mandat » : « Mettre en place une vaste concertation concernant les rythmes scolaires ». Mais les éventuelles « évolutions ou alternatives » n’entreraient en vigueur qu’à la rentrée 2027 au vu du timing.

    À droite, Olivier Galzi attendra aussi la rentrée 2027 pour modifier les rythmes. Mais il compte bien revenir à 4 jours, « pour harmoniser Avignon, alléger l’emploi du temps des enfants et faciliter l’organisation des familles ». En parallèle, il entend « construire un plan mercredi de qualité, structuré avec les associations, les acteurs culturels, sportifs et scientifiques ». Toujours à droite, en plus d’imposer « une tenue scolaire unique », Stéphan Fiori veut aussi revenir à la semaine à 4 jours. En 2027 était-il annoncé dans son programme mais, tout dernièrement 2026, a surgi. Anne-Sophie Rigault (RN) est aussi sur ce credo-là.

  • À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    Actuellement, aucun bateau ne marque un arrêt au port fluvial d’Avignon – Le Pontet. Pas de lien avec les déboires en cours à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), qui gère le site mais a été mise sous tutelle fin janvier (lire aussi page 22). Jusqu’au 19 mars, la navigation sur le Rhône est interrompue entre Lyon et la Méditerranée, sur décision de la Compagnie nationale du Rhône, pour un entretien des écluses à grand gabarit.

    Outre cette parenthèse, le port fluvial est installé sur un domaine de 8,5 hectares accueillant quelque 150 bateaux par an pour 200 000 tonnes de marchandises, issues du transport de produits vracs (céréales, engrais, sable, gravier, etc.). Un sujet très loin de polariser les débats dans la campagne, le port, déjà caché par essence, reste absent des programmes. Il y a un peu plus d’un an, la CCI qui a la main sur le site depuis 1961, avait initié une grande étude (notre édition du 3/02/25) « pour imaginer le port de demain » alors qu’aucun gros investissement n’a été réalisé depuis plus de 15 ans. Mais la crise de gouvernance n’a pas encore permis de prendre une orientation sur le dossier, alors que l’étude d’opportunité était encore en cours en novembre dernier. Une seconde étude de faisabilité est ensuite programmée, visant à un plan d’actions et un calendrier opérationnel.

    La philosophie du projet ne change pas. Face à la baisse du principal marché actuel (béton, granulats), le port doit trouver de nouveaux débouchés, en misant sur la logistique du dernier kilomètre et l’exploration de nouvelles énergies décarbonées (hydrogène notamment). « Le fluvial apparaît comme une solution de transport décarboné et complémentaire au transport routier, nécessaire au pré et post-acheminement », listait la CCI dans la commande de son étude, louant le « rôle de plateforme logistique » du port.

  • Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Ardent défenseur d’un retour en gestion publique de l’eau, le Collectif de l’eau ne pouvait pas rater l’occasion des municipales pour sonder les divers candidats au sein du Grand Avignon. « Nous sommes surpris par l’absence de débat autour de ce sujet central par rapport notamment à la question des déchets et de la propreté, qui sont aussi une compétence communautaire », campe Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau.

    Comme déjà amorcé début décembre, lors du dernier conseil communautaire où une possible hausse de la facture avait finalement été retirée de l’ordre du jour, l’association a fait en sorte que les candidats se mouillent sur la question de la régie publique. Car l’actuelle délégation de service public touche à sa fin au 31 décembre 2028. « Le sujet va arriver très vite au début de la nouvelle mandature, c’est un dossier qui se prépare tôt », avertit Bernard Goron, vice-président du Collectif de l’eau. Un questionnaire a ainsi été adressé aux principaux candidats, dont les questions ne se limitent pas qu’à la régie publique, mais, plus largement, au contrôle du délégataire, à la place des usagers et à la tarification.

    Sans trop de surprise, c’est à gauche que ces questions-là infusent le plus. Spontanément déjà, sans passer par le Collectif, Mathilde Louvain (LFI) et David Fournier (PS) se sont prononcés à plusieurs reprises pour un retour en gestion publique de l’eau. Par exemple, il y a près de deux semaines, lors de la venue du maire (PS) Michaël Delafosse en soutien à David Fournier, l’édile héraultais a notamment confié que depuis une décennie que l’eau est dans le giron public à Montpellier, les fuites sur le réseau sont passées de 25% à 14%. Un sujet qui résonne fort ici. « Mathilde Louvain a été la première à nous rencontrer, elle est alignée sur ce qu’on pense avec aussi l’instauration d’une tarification sociale », souligne Mireille Dapon, sans toutefois prendre parti.

    Hors Avignon, il faudra renverser les majorités

    Dans le reste de la ville-centre, « Olivier Galzi [DVD] n’a pas pris position, se retranchant derrière un audit », relate le Collectif qui interprète la réponse comme plutôt favorable « à des DSP bien contrôlées car il met en avant son expérience professionnelle [chez Edeis, conseil aux collectivités] ». Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) n’ont, eux, pas donné suite et « pas de présence de l’eau dans leur programme », note le Collectif.

    Hors Avignon, l’association à l’appui de Fabienne Vera (PCF), candidate à Vedène et partie prenante du Collectif. Moins du maire et président du Grand Avignon sortant Joël Guin, qui s’est montré favorable à la DSP. À Morières, Annick Dubois (PS) plaide pour la gestion publique, tout comme les candidates de gauche à Villeneuve-les-Avignon et aux Angles, respectivement Anne Daniel (celle-ci a été présidente du Collectif de l’eau gardois) et Anaïs Rambaud. Mireille Dapon regrette en revanche l’absence de retours de maires classés à gauche, et sans concurrence aux municipales, à Velleron (Philippe Armengol) et Sauveterre (Jacques Demanse).

  • Rassemblement pour défendre la semaine de 4 jours à Avignon

    Rassemblement pour défendre la semaine de 4 jours à Avignon

    C’est dans cet esprit que le comité 4 jours a organisé, samedi matin, un rassemblement pour réclamer le retour de la semaine à 4 jours à l’école. « Parce qu’il ne revient pas aux élus politiques locaux de fixer la semaine scolaire à leur guise, ni de faire subir aux personnels des règles locales », souligne aussi le syndicat FO éducation qui milite pour cette mesure.

  • Sur la Rocade, les polices seront réunies en juin

    Sur la Rocade, les polices seront réunies en juin

    Cécile Helle a bien conscience qu’elle ne coupera pas le ruban dans 3 mois pour inaugurer les locaux d’un poste de police mutualisé entre agents nationaux et municipaux. « Mais l’un d’entre nous oui », espère la maire (PS) visant, ce vendredi matin, David Fournier, adjoint à l’administration et candidat pour prendre la relève. Dans le quartier Sud Rocade, au sein de la résidence Le Mistral en cours de réhabilitation dans le cadre du programme de rénovation urbaine, deux anciens appartements et des locaux commerciaux et professionnels s’apprêtent donc à devenir un poste de police mutualisé sur 200m2 de plain-pied. Ils sont mis à disposition par le bailleur Grand delta habitat.

    Une visite de chantier était organisée, permettant à la maire de glisser quelques chiffres plus politiques en ces temps électoraux. « Nous avons actuellement 102 policiers municipaux et j’ai signé, la semaine dernière, l’embauche de 4 nouvelles recrues », se targue-t-elle, prenant à témoin Yvan Beleme, directeur de la police municipale. « C’est un projet de longue haleine lancé sous le préfet Gaume [parti à l’été 2022] qu’il a fallu défendre fortement car la police de proximité n’est pas trop le dogme en cours à Beauvau [siège du ministère de l’Intérieur], appuie Cécile Helle. Le projet est lié aussi au démarrage des travaux de rénovation urbaine. » Le tout alors que la facture a doublé, passant de 500 000 euros à 1 million, pris en charge pour plus de moitié par la Ville, l’État investissant 250 000 euros et le Grand Avignon 200 000 euros.

    Si police nationale et municipale auront des bureaux distincts, les agents partageront des vestiaires et locaux communs. Une dizaine de policiers au total seront rattachés à ce nouveau poste entre réception du public pour dépôts de plainte ou point d’ancrage de la brigade territoriale de la police municipale. Les horaires d’accès du public devraient être des heures de bureau classiques du lundi au vendredi, bien que les agents seront sur le terrain entre 6h et 20h. « On gagne en visibilité auprès des habitants mais aussi en collaboration et travail de partage d’informations », se félicite Yvan Beleme. En 2023 déjà, les deux polices ont été réunies dans des locaux à Montfavet mais sous la forme d’une simple cohabitation sans un vrai travail mutualisé.

  • À Avignon, Olivier Galzi et sa liste qui cadre à droite

    À Avignon, Olivier Galzi et sa liste qui cadre à droite

    Assis au premier rang, jeudi soir à la salle de Montfavet, le sénateur LR Jean-Baptiste Blanc, et l’un de ses prédécesseurs Alain Dufaut, viennent applaudir Olivier Galzi, qui présentait sa liste. « Je les découvre », assure le candidat (DVD) à Avignon, satisfait du soutien « avec l’étiquette laissée au vestiaire ». Si le Cavaillonnais Jean-Baptiste Blanc prospecte en vue des sénatoriales de septembre en quête de grands électeurs, sa présence vient confirmer que l’ex-journaliste TV est le candidat de la droite.

    Un créneau que préempte aussi Stéphan Fiori, l’entrepreneur qui ici même un mois plus tôt, dévoilait une liste très pro business. « Ce n’est pas mon sujet, on ne discute pas ensemble ni avant, ni après le premier tour », répond Olivier Galzi alors que Stéphan Fiori a assuré vouloir se maintenir, hypothéquant de fait une possible victoire de la droite. Mais avant cela, il y a un premier tour et 52 colistiers, de 18 à 77 ans. « Ils se sont engagés sans rien négocier, pas par calcul électoral ou personnel, la seule promesse que l’on s’est faite, c’est de donner notre temps et notre énergie », revendique Olivier Galzi.

    Le candidat, qui met en place une charte éthique pour ses colistiers, liste six principes : transparence, équité, lisibilité, responsabilité, intégrité et consultation. Des promesses distillées sous forme de critiques à l’endroit de la majorité sortante et de celui qui entend la poursuivre, David Fournier (PS). En parlant de transparence, Olivier Galzi aurait pu être un peu plus clair sur certains profils de colistiers, dont plusieurs ont déjà été élus (Valérie Wagner, Christian Paly, Isabelle Altayrac) sous la majorité de droite de Marie-Josée Roig (UMP). Jamais dans leur présentation, cela n’a été évoqué. Le seul dans ce cas fut Florian Borba-Da Costa, adjoint au commerce de la maire Cécile Helle lors du premier mandat. Ou Marc Serein, antépénultième de liste, et maire (PS) de Bollène (2000-2008). Les possibles délégations n’ont pas été confirmées, mais Jean-Luc Queyla (3e de liste) et ancien chef des pompiers d’Avignon [candidat en 2020 avec Michel Bissière (LR)] devrait s’occuper de la sécurité.

    On note beaucoup de cadres, consultants, entrepreneurs, directeurs, responsables. Un manque de diversité ? « Non, coupe court Olivier Galzi. On a énormément de gens qui sont issus de la méritocratie, qui ont des compétences et ont, comme point commun dans leur parcours, de s’être mis au service des autres. » À l’instar de sa « moitié, bien qu’elle ne soit pas là pour ça », Anaïs Haussmann.

  • À Avignon, Amine Kessaci appelle à voter David Fournier

    À Avignon, Amine Kessaci appelle à voter David Fournier

    Vous êtes un héros, Monsieur, je ne pensais pas vous voir ici », salue, la voix tremblante, un ado de 17 ans à destination d’Amine Kessaci. En ce début d’après-midi de vendredi, sur la place de l’Horloge, le militant antinarcotrafic, candidat aux municipales à Marseille en 3e position sur la liste de Benoît Payan (DVG), est là en appui de David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement de plusieurs partis, dont les Ecologistes où Amine Kessaci milite. Même à Avignon, sa popularité dépasse celle du candidat local. « Tu es un exemple, ton aura, ton combat sont un modèle d’engagement », ne manque pas de souligner David Fournier, qui s’était rendu, mi-novembre à Marseille, à l’hommage rendu à Mehdi, petit-frère d’Amine Kessaci, froidement abattu dans un crime considéré comme d’intimidation.

    « Je n’ai pas peur, personne ne m’empêchera d’aller tracter », assure avec force et charisme Amine Kessaci, suivi de près par un impressionnant dispositif de sécurité. En aparté, il confie qu’il est plus facile pour lui de faire campagne hors de Marseille et défendre ses idées au niveau national par le biais de son association Conscience ou le projet qu’il porte avec l’association des maires de France. « On souhaite créer un dispositif très concret de dépaysement, qui permettra entre maires de s’entraider pour sortir des jeunes des réseaux de narcotrafic en les envoyant dans d’autres villes avec un emploi et un logement », illustre-t-il. En attendant, Amine Kessaci vient dire « toute sa confiance à David pour porter la dignité dans les quartiers populaires, pour réparer ce qui a été cassé, réapporter du service public, travailler avec la police municipale, qu’il ne faut pas désarmer », glisse-t-il, dans une allusion à certaines prises de position de la France insoumise.

    Un appel au vote utile

    dès le 1er tour

    David Fournier se pose en garant d’une approche globale sur la sécurité, défendant la proximité en misant sur des postes mutualisés entre police nationale et municipale, comme celui en travaux sur la Rocade (lire page 16), sans oublier les attentions portées aux enfants (petit-déjeuner dans les écoles, bas tarifs dans les cantines) ou à la jeunesse et leurs familles (sécurité sociale de l’alimentation, mutuelle communale pour le logement et les véhicules). Juste avant de conclure la séquence, Amine Kessaci insiste sur le vote utile. « Face à la droite et son extrême, la désunion n’est pas la solution, je dis à tous les électeurs de gauche, la seule liste en capacité de gagner, c’est celle de David dès le 1er tour, quand on se dit antifasciste, il faut aussi parfois accepter de se retirer », prévient-il.

  • À Avignon, des associations toujours inquiètes

    À Avignon, des associations toujours inquiètes

    Avignon, ville où s’est tenu le procès des « viols de Mazan », est-elle irréprochable en matière de droits des femmes ? Des projets, il y en a eu. Comme l’annonce qui avait fait grand bruit fin 2022 de la création de cinq logements pour les femmes victimes de violence. Mais celui-ci est tombé à l’eau par la suite. L’association Rhéso, qui devait gérer le projet, avait été placée en redressement judiciaire et les logements ont finalement servi à une autre structure. En dehors de ça, les projets n’ont pas réellement fleuri, tout en sachant que le tissu associatif est bien fourni localement en la matière. Tissu dont on peut imaginer qu’il s’est étoffé suite au procès ultra médiatisé où Gisèle Pelicot est devenue une figure de la libération de la parole. Mais ce n’est pas vraiment le cas d’après les associations qui constituent le collectif Droit des femmes 84. « On n’a pas vu de gros changements. Cela fait même plusieurs mois que l’on entend que le maintien des subventions va être difficile », glisse Karine Malaval, militante du mouvement Le Nid.

    Bouton d’alerte et lutte contre

    les discriminations

    « Depuis 2014, la cause des femmes est une priorité pour la majorité municipale : la toute première mesure prise par Cécile Helle a été, dès son arrivée, de nommer une conseillère municipale, déléguée aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations » pose la municipalité en place, une nomination « qui permet une action continue en direction du public féminin. »

    Dans les programmes des candidats à la mairie, le sujet est abordé à différents degrés. L’insoumise Mathilde Louvain dédie tout un pan à « combattre le patriarcat sous toutes ses formes ». Du côté de David Fournier (PS), on évoque le renforcement de structures d’aide et une lutte « contre toutes les formes de discrimination », sans réellement évoquer la question des femmes en tant que telle. Olivier Galzi (DVD) soumet l’idée d’une application avec un « bouton d’alerte » pour les personnes âgées et les femmes, sans plus. Pas de mention particulière dans celui de Stephan Fiori (DVD). Toutefois, l’association les Resi-liantes, membre du collectif Droit des femmes 84, assure que le dernier nommé s’est rapproché d’elle pour s’informer sur la question. Tout comme Mathilde Louvain. Cette même association a d’ailleurs fait circuler un questionnaire sur la question, auquel ont répondu Stephan Fiori, Mathilde Louvain et David Fournier. « Et les réponses nous conviennent. Mais on verra si ce sera le cas après les élections », glisse Sabah Boutahar, membre de l’association.

  • À Avignon, l’Après pense au présent et au coup d’après

    À Avignon, l’Après pense au présent et au coup d’après

    C’est au théâtre du Rouge-Gorge que Raquel Garrido et Alexis Corbière ont conclu, ce jeudi, leur après-midi avignonnais sur une note culturelle. La porte-parole nationale de l’Après (Alliance pour la République écologique et sociale) et le député de Seine-Saint-Denis sont venus soutenir la « liste d’union » de David Fournier (PS). Mais dans une culture précédente, ils auraient certainement été en appui de Mathilde Louvain (LFI). Oui mais voilà, ces deux anciennes figures de la France insoumise ont pris leurs distances avec le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon.

    « Je ne connaissais pas David, je fonctionne à l’intuition, c’est une belle personne, cela s’est vu dans sa capacité à fédérer », flatte Raquel Garrido à destination du candidat, qui a investi trois militants de l’Après sur sa liste (Marie-Anne Bertrand, Jean-Luc Fauche et Méliades Bey). « Le courant est très rapidement passé entre nous, c’était évident de travailler ensemble », salue David Fournier. L’un des fondements de l’Après réside dans l’union à gauche et met en place une primaire en vue de la présidentielle.

    Mettre LFI « à moins de 10% »

    L’heure est d’abord aux municipales. « Il faut encourager l’union et décourager les esprits solitaires que LFI a mis en œuvre. Les électeurs de gauche, et particulier ceux qui croient au programme de l’avenir en commun, doivent sanctionner cette stratégie et mettre les listes LFI à moins de 10% de façon à envoyer un message à la direction insoumise vers l’union, que la conduite récente de Jean-Luc Mélenchon rend difficile », estime Raquel Garrido. Et laisse ensuite à l’appréciation locale de jauger un éventuel rapprochement au second tour.

    Alexis Corbière se pose en défenseur de l’esprit « joyeux et efficace » du Nouveau front populaire, qui lors des législatives de 2024, avait permis de placer la gauche en tête et damner le pion au RN. « Si David gagne, c’est l’union et pas que le PS », insiste le parlementaire. Qui voit dans les municipales, le coup d’après de la présidentielle. « C’est le moment d’arrêter la division, la lecture des municipales doit être éclairante pour la suite. Dans beaucoup de villes, les listes d’unions seront devant et cela fera passer un message pour la présidentielle », prédit Alexis Corbière.