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  • [Rue de la République] Jean-Pierre Squillari : « Nous ferons d’Aubagne une ville à nouveau vivante et festive »

    [Rue de la République] Jean-Pierre Squillari : « Nous ferons d’Aubagne une ville à nouveau vivante et festive »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La victoire

    Didier Gesualdi : À quoi attribuez-vous le désir de changement exprimé par les électeurs d’Aubagne ?

    Ça a été difficile mais au plus c’est difficile, au plus la victoire est belle. Je constate que le maire finit en troisième position, c’est quand même significatif. J’attribue ce désir de changement tout d’abord à un rejet de M. Gazay par les citoyens. Cela faisait trois ans que nous arpentions les rues aubagnaises, les quartiers, et les gens ne pouvaient plus supporter le maire en place. Ensuite, Mme Mélin du RN arrive en deuxième avec un score uniforme dans la région et même dans le pays. Le tout était de battre ces deux candidats.

    Léo Purguette : Et pourtant Mme Mélin avait gagné deux fois les législatives. C’est un désaveu pour elle aussi ?

    Oui, elle avait gagné, haut la main, aux législatives. Mais je remarque que sur les municipales elle a du mal à faire des scores conséquents bien que cette année, elle passe devant M. Gazay.

    Didier Gesualdi : Pour vous, c’est la proximité qui fait la différence ?

    Oui, ma campagne a été fondée sur la proximité. Je suis un enfant d’Aubagne, mes anciennes fonctions font que je connais parfaitement la ville. J’ai commencé à 16 ans comme pompier volontaire et j’ai fini à la direction du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Je suis resté dans ma ville toute ma vie sauf trois ans où j’ai été chez les pompiers de Paris. Je connais les rouages de la ville, énormément de personnes… Et puis je suis à l’aise quand je promène. Ce qui n’était pas trop le cas du maire précédent.

    Didier Gesualdi : Vous avez dit à son propos « on a tourné l’une des pages les plus sombres de l’histoire d’Aubagne ». C’est quand même très fort. En quoi cette page était-elle sombre ?

    Il faut se rendre à l’évidence. Le rejet, c’est un constat. Et l’image renvoyée par notre ville aussi. Autrefois on me disait « tu habites Aubagne ? Quelle chance, c’est une ville sympathique avec son centre-ville, ses animations… » Mais depuis plusieurs années, les gens disaient « je ne vais plus à Aubagne, c’est mort, les magasins ferment, c’est sale ». La page est sombre en effet.

    La bétonisation

    Léo Purguette : Le bilan a-t-il pesé d’après vous dans le choix des Aubagnais ? Vous avez beaucoup critiqué le volet urbanisme durant votre campagne.

    Le bilan est sans équivoque. Nous allons faire un moratoire, nous allons arrêter la bétonisation. Des citoyens se sont organisés en collectif, ils ont fait un « Aubagne béton tour ». C’est-à-dire qu’ils passaient dans chaque quartier, pour annoncer aux riverains ce qui allait se passer. Le mouvement s’est amplifié. Ils ont porté la contestation devant les tribunaux ou devant le préfet, ils ont pratiquement toujours eu raison. Les Aubagnais sont fatigués du bétonnage de leur ville.

    Didier Gesualdi : Quels étaient les problèmes posés ? Construction ? Infrastructures ?

    Un problème de lieu aussi. Quand vous construisez dans la plaine de Beaudinard sur des terres agricoles irriguées et que vous n’en avez pas le droit… Quand vous construisez au piémont de Garlaban avec le risque feux de forêts et que vous n’avez pas le droit… Lorsque vous décidez de remplir une carrière de déchets soi-disant inertes et que le préfet a mis son opposition… Il n’y a pas de secret, il y a un problème.

    Didier Gesualdi : Dans votre programme vous parlez de renaturation du centre-ville, comment ça va se décliner concrètement ?

    On va revégétaliser le centre-ville qui est triste. On va aussi désimperméabiliser. Je suis allé visiter la ville de Cuers dans le Var qui arrive, l’été, à avoir trois degrés de moins que les autres villes, par la végétalisation, les matériaux utilisés, les îlots de fraîcheur… En adaptant ces solutions, cela ne représente pas des sommes astronomiques. Végétaliser ça veut dire aussi recréer des parcs urbains. Vous vous rendez compte qu’on a supprimé des parcs pour construire des maisons résidentielles !?

    Le logement social

    Léo Purguette : Vous refusez la bétonisation mais il y a des constructions utiles, celles qui permettent de se loger avec un loyer modéré. À gauche, on défend généralement cette perspective. Est-ce que vous la défendez, vous ?

    Bien sûr qu’on la défend ! D’autant plus qu’il y a besoin de logements sociaux. La volonté du précédent maire a été de vendre les logements sociaux aux locataires. À première vue on peut se dire que c’est une bonne chose mais quand on se penche sur le dossier, on se rend compte que ce sont des appartements vieillissants ou vieux et qu’il va y avoir des travaux à faire, aux frais des nouveaux propriétaires. Ensuite cette opération diminue le logement social. Nous on veut en faire du logement social, il ne s’agit pas de faire des ghettos, on veut faire du mitage. Et ça, le précédent maire ne le comprenait pas.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce que vous proposez pour les primo-accédants ?

    Vous savez, depuis que je suis maire, j’ai dû recevoir une cinquantaine de demandes de logements – que des logements sociaux – on ne m’écrit pas pour avoir des logements résidentiels. On va faire l’état des lieux, récupérer des logements vacants, travailler avec la Métropole pour proposer des solutions aux personnes en difficulté.

    L’Hôpital d’Aubagne

    Léo Purguette : Nicolas Isnard expliquait sur ce plateau que ce serait les maires qui représenteraient la Métropole dans les établissements de leur territoire comme les hôpitaux. Quid de celui d’Aubagne ?

    Nous arrivons, nous n’avons pas encore eu les détails du dossier de l’hôpital. Ce qui est certain, c’est que nous sommes favorables, favorables et encore favorables à la construction du nouvel hôpital, contrairement à ce que dit M. Gazay. À quel endroit ? La déclaration d’utilité publique est sortie, il va y avoir des procédures d’expropriation ce qui est quand même assez compliqué mais nous espérons, que l’hôpital verra le jour avant la fin de ma mandature.

    La gratuité des transports

    Léo Purguette : La gratuité des transports qui date des majorités à direction communiste à Aubagne, a perduré malgré la Métropole. Avez-vous des garanties pour l’avenir ? Faut-il généraliser la gratuité à l’échelle de toute la métropole ?

    La gratuité des transports, c’est fondamental. Je suis persuadé que dans 20, 30 ou 40 ans, les transports seront gratuits, on ne pourra pas y échapper. Il y a 15 ans, Aubagne a décidé de mettre les transports gratuits dans la commune et puis dans son agglomération. On nous a pris pour des hurluberlus à l’époque. On nous a dit que c’était impossible et l’opposition de droite avait même dit que les impôts avaient augmenté à cause de cela, c’était complètement faux. Il y a une taxe qui s’appelle le versement transports et qui s’applique aux entreprises. Si le taux dans les Bouches-du-Rhône était équivalent à celui de Paris, on pourrait faire la gratuité partout.

    L’office du tourisme

    Didier Gesualdi : Allez-vous renoncer à un projet que vous avez qualifié de « pharaonique », celui du nouvel office du tourisme d’Aubagne qui était porté par votre prédécesseur ?

    Oui ! C’est un projet ubuesque… J’étais au conseil municipal lorsque M. Gazay a annoncé qu’il allait faire l’office du tourisme et que tous les maires de la Métropole étaient d’accord. Vous imaginez que les portables ont marché très rapidement lorsqu’on a appris cette nouvelle. On a reçu des textos de plusieurs maires disant qu’ils n’étaient même pas au courant. Ce projet est surdimensionné, quatre ou cinq fois plus grand que celui de La Ciotat alors qu’on reçoit dix fois moins de personnes… En plus Internet est passé par là, les gens se renseignent différemment, même à Paris il n’y a pratiquement plus d’office du tourisme dans la forme dont on parle. Et nous on construirait un office du tourisme de 400 m² sur le cours Voltaire ? Pour nous, c’est complètement inopérant.

    Le début du mandat
    Léo Purguette : Changer de politique, ça prend du temps. Que vont voir de neuf les habitants dans les tout prochains mois ?
    Les 100 premiers jours, c’est important. Il y a de l’organisation à avoir, des décisions à prendre. Il y a celles qui coûtent et celles qui ne coûtent pas grand-chose. Par exemple, on va faire une braderie tous les mois à partir de juin à la mode de Lille, toutes proportions gardées.
    Didier Gesualdi : Avec des moules frites ?
    On mettra des panisses ! Ça ne sera pas une braderie classique mais festive, avec des animations, de manière à faire revenir les gens dans le centre-ville. Il faut que les commerçants jouent le jeu, que ce jour-là, il n’y ait pas le rideau de baissé. C’est une des premières choses. Ensuite on va travailler sur une mutuelle communale, comme ça se fait pas loin de chez nous, à Peypin par exemple. J’ai rencontré le maire de cette commune qui m’a dit « c’est extraordinaire, on arrive à faire baisser pratiquement à 50 euros par mois la cotisation ». Donc ça sera du gain sur le pouvoir d’achat et ça ne coûtera pas grand-chose à la Ville. On va se pencher également sur les frais d’obsèques, on va voir si on peut municipaliser ça. Ce seront les premières mesures.
    Didier Gesualdi : Vous défendez l’idée d’une zone agricole protégée. En quoi consiste-t-elle ?
    De tout temps Aubagne a été le grenier de la région. J’ai travaillé en amont de l’élection avec les agriculteurs, je les revois en tant que maire afin de créer la zone agricole protégée où on ne pourra plus construire. Il n’y aura plus de spéculation en espérant qu’un terrain passe constructible. M. Gazay a enlevé 10 hectares agricoles à Aubagne ! Dans une zone agricole protégée, un agriculteur qui part à la retraite, soit il va louer à un agriculteur, soit il va vendre à un agriculteur. Une vingtaine d’entre eux cherche du terrain.
    Didier Gesualdi : La Métropole des maires avancée par Nicolas Isnard, ça va dans le bon sens ?
    On a l’avantage d’avoir un président de la Métropole qui est maire, qui connaît les problèmes des maires. Le tout premier président, Jean-Claude Gaudin, était maire de Marseille mais je pense que le trou dans la chaussée de La Destrousse, ça lui passait un peu au-dessus. En revanche, M. Isnard qui est maire de Salon, une commune équivalente à celle d’Aubagne nous a rassurés sur une politique de proximité.
    Didier Gesualdi : Le Val’Tram arrive l’été prochain si je ne me trompe pas…
    Vous vous trompez, il arrivera beaucoup plus tard. M. Gazay a fait un caprice en voulant faire le tour d’Aubagne plutôt que de relier la gare. Il a défiguré le centre-ville pendant 2-3 ans. Les commerçants et les Aubagnais en ont payé les conséquences. Pour faire quoi ? L’Aubagnais va monter une fois ou deux à Roquevaire ou à La Destrousse et puis c’est fini.
    La République c’est quoi ?

    Jean-Pierre Squillari : « La République nous rassemble, elle est là pour protéger le citoyen. les différentes Républiques se sont faites après des crises ou des combats. La Ière naît de la Révolution et destitue Louis XVI, la IIe naît de la Révolution de 1848 et destitue Louis-Philippe, la IIIe République, c’est Gambetta qui la proclame on était dans la guerre, le siège de Sedan. La IVe République, c’est après la guerre de 1939-45. Et la Ve, on était en pleine guerre d’Algérie. Chaque fois la République a su rassembler. »

    La question des lecteurs de La Marseillaise

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Christophe : Bonjour M. le maire qu’allez-vous faire au niveau de la culture ? La culture provençale et Pagnol ne font pas tout.

    Oui tout à fait d’accord. Nous avons créé un service événementiel. Nous avons dans notre équipe, Gaëlle Rodeville, elle est responsable du festival du cinéma d’Aubagne qui fait un carton. Elle a d’énormes idées pour renouveler la politique culturelle d’Aubagne. On va travailler dans l’originalité, la culture populaire et faire de notre commune une ville festive.

  • Dernière ligne droite pour la 10e édition d’Impulsion

    Dernière ligne droite pour la 10e édition d’Impulsion

    À l’origine de ce festival se trouve la compagnie En Phase. Créé en 2007, ce groupe de danse hip-hop « est axé sur la transmission, avec des ateliers sur l’année, auprès des jeunes. Mais on est également dans la création de spectacles », explique Mathilde Wallard, membre et chargée de communication de la compagnie. Elle révèle : « Ce qui nous a motivés à lancer le festival, c’est le partage de la culture hip-hop, avec toutes ses valeurs : c’est le faire ensemble, c’est l’échange. Un festival, c’est la meilleure occasion de pouvoir échanger avec le public. »

    S’il s’agit déjà la 10e édition, c’est notamment grâce à la Ville d’Aubagne, qui « a toujours très bien accompagné, en fournissant différents lieux pour le festival comme l’espace des Libertés ou l’espace Art & Jeunesse ».

    Après une « grosse soirée » vendredi 10 pour ouvrir l’événement et célébrer les 10 ans d’existence du rendez-vous, la semaine s’est déroulée entre plusieurs stages. Tous les jours, les inscrits pouvaient suivre un stage de hip-hop avec Miguel Nosibor et un atelier breaking avec Bboy Harry. Ce stage se terminait avec Loïc Elice qui partageait sa maîtrise de la house. Pour les plus friands de dessin, un stage de graff était également proposé par l’artiste Kista. Un événement qui se veut centré sur les plus petits, acceptés dès 6 ans sur la majorité des ateliers. Dimanche dernier, à l’espace des Libertés, on a pu retrouver un cours d’éveil à la danse pour les 3-6 ans, suivi d’un atelier hip-hop en duo adulte/enfant, proposé gratuitement.

    Trois spectacles

    au menu dimanche

    Mais le festival est loin de se conclure, avec encore trois jours de festivités jusqu’à ce week-end. On débute ce vendredi 17 avril avec la soirée-concert gratuite, où sept artistes vont s’enchaîner pour animer de 19h à 23h. L’occasion de retrouver des artistes locaux comme Ekloz, Falzar ou encore Typhee.

    Samedi, un vent de compétition soufflera, avec un « battle break’n down » rassemblant les meilleurs danseurs de la région dans un format un contre un électrique. Des phases de qualification ouvertes à tous ont lieu avant la compétition pour celles et ceux qui veulent tenter leur chance. Pour assister à l’événement, il faudra débourser la somme de 5 euros en réservant en ligne ou de 7 euros sur place.

    Le clou du spectacle est prévu ce dimanche 19 avril, avec les élèves de la compagnie En Phase, qui présenteront leurs shows réalisés dans l’année. Au total, « plus de 200 danseurs âgés de 6 à 30 ans monteront sur scène ». Une belle manière de terminer en réunissant parents, enfants et amis devant le travail de leurs proches. Trois spectacles de 2 heures chacun se succéderont à partir de 15h. Pour y assister, la réservation est obligatoire en ligne pour la somme de 5 euros, gratuit pour les moins de 10 ans.

    Programme complet du festival sur festival-impulsion.com

  • Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    IRVIN. Initier la Révolution de la Vie par l’Immersion Naturelle… Derrière cet étonnant acronyme pointe une association créée en 2012 en Bretagne, par Patrice Valantin, ancien cadre de Légion étrangère devenu entrepreneur en génie écologique. Confronté dans son activité « au déficit de compétence humaine » de la jeunesse, ce militaire a choisi de développer une pédagogie d’un genre particulier.

    Exigeante, centrée sur l’effort, le collectif et la responsabilité, elle s’inspire notamment de la Légion à travers sa règle d’or de « l’oubli du passé », et des écosystèmes qui veulent que « la vie n’existe que dans la diversité et la relation ». Depuis sa création, 300 jeunes ont été formés par IRVIN qui entend désormais se développer en Provence avec l’ouverture d’un centre à Aubagne.

    Au menu, des parcours immersifs pour les 18 – 30 ans, mêlant stages en pleine nature, vie collective sans téléphone, chantiers pratiques et vie en entreprise. Objectif : restaurer la confiance en soi, développer les compétences humaines et faciliter l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en rupture ou en quête de sens.

    Si Patrice Valantin tient à préciser qu’IRVIN n’est « pas une structure d’insertion » préférant faire un « parallèle avec le service militaire », la présence de représentant de NGE, Proman ou la SEM, lors de sa présentation mercredi, montre l’intérêt du monde économique. Même la préfète déléguée à l’égalité des chances avait fait le déplacement.

    La première promotion (une dizaine de jeunes) sera parrainée par la boxeuse Myriam Lamarre, et encadrée par six formateurs. Une seconde promotion est prévue mi-juin. La suivante en septembre.

  • À Aubagne, les priorités du mandat au cœur des délégations d’adjoints

    À Aubagne, les priorités du mandat au cœur des délégations d’adjoints

    À l’occasion du premier conseil municipal d’installation de la mandature le 29 mars dernier, le nouveau maire (DVG) d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, promettait « d’écrire une nouvelle page avec vous ». La signature, le 1er avril dernier, des arrêtés de délégations de fonctions à ses douze adjoints et quatre adjoints de secteur, en marque les principaux chapitres. Ces délégations reflètent ainsi aussi bien les équilibres de la majorité municipale que les priorités affichées de la mandature.

    Premier de ces symboles, c’est à la première adjointe (DVG) Clémentine Fardoux qu’échoit la délégation à l’urbanisme. « Nous avons hésité entre la laisser au maire et me la donner », partage celle qui avait été suspendue de LFI il y a un an. « C’est un geste tout à fait politique, explique-t-elle. Nous concrétisons le fait que l’un de nos projets phares soit l’arrêt de la bétonisation de la ville. » Ce qui avait été l’un des fils conducteurs de longue date de la campagne menée à gauche. S’y ajoute la promesse de faire de la politique autrement avec sa délégation aux nouvelles pratiques démocratiques. « Jean-Pierre Squillari incarne le maire de proximité par excellence, met en avant Clémentine Fardoux. Nous avons mené une campagne au contact des habitants et cette interaction permanente va continuer pendant le mandat. » Avec l’ambition de recréer du débat dans les conseils de quartier, de provoquer des référendums d’initiative citoyenne sur les grands projets, de permettre à des associations d’intervenir en conseil municipal.

    Équilibre politique

    La troisième adjointe (PCF) Hélène di Vita-Danchesi hérite aussi de politiques prioritaires, sur le logement et l’action sociale. Deux délégations qui n’avaient pas d’adjoint de plein exercice lors de la précédente mandature marquée par la dégradation accélérée du centre-ville (notre édition du 02/04) et le gel des dotations au centre communal d’action sociale.

    La répartition des responsabilités retranscrit aussi l’union réalisée dans l’entre-deux tours avec Giovanni Schippani (DVC). Nommé deuxième adjoint, celui-ci a reçu « avec une grande fierté » la délégation à la sécurité, avec notamment en ligne de mire la création du nouveau commissariat. Ses anciens colistiers reçoivent aussi des délégations de poids : l’économie pour Betty Chiquet-Corallo, l’éducation pour Pierre Arnoux, la petite enfance pour Sandrine Salemme, le sport pour Julianne Bouvot. « Quand on donne ces délégations, c’est qu’on respecte les partenaires », souligne Clémentine Fardoux. De quoi poser les bases du mandat.

    Les délégations des adjoints

    1er adjoint : Clémentine Fardoux, déléguée aux ressources humaines, à l’urbanisme, à la mise en œuvre du projet de ville et nouvelles pratiques démocratiques ;

    2e adjoint : Giovanni Schipani, délégué à la sécurité publique, à la citoyenneté, à l’état civil, au devoir de mémoire et aux anciens combattants ;

    3e adjointe : Hélène di Vita-Danchesi, déléguée au logement, à l’habitat, à la défense des locataires et à l’action sociale ;

    4e adjoint : Denis Grandjean, délégué aux finances communales et au plan mobilité ;

    5e adjointe : Betty Chiquet-Corallo, déléguée à l’attractivité du territoire, aux relations avec le monde économique, aux professions libérales et aux partenariats stratégiques ;

    6e adjoint : Arthur Salone, délégué au tourisme, au bâti scolaire et municipal et à la végétalisation de l’espace public ;

    7e adjointe : Gaëlle Rodeville, déléguée à la redynamisation du centre-ville, au pilotage des grands projets et à l’événementiel ;

    8e adjoint : Pierre Arnoux, délégué à l’éducation, à l’enseignement supérieur et aux relations avec les établissements du secondaire ;

    9e adjointe : Fadila Teyssier, déléguée à la vie associative et aux droits des femmes ;

    10e adjoint : François Otchakovsky-Laurens, délégué à la culture, au patrimoine, à la filière argile et aux relations internationales ;

    11e adjointe : Sandrine Salemme, déléguée à la politique de la petite enfance, à l’enfance et au protocole ;

    12e adjoint : Fabio Chikhoune, délégué à la jeunesse, au conseil municipal des jeunes, à l’insertion professionnelle, aux handicaps et à la lutte contre les discriminations ;

    Michaël Tedesco, adjoint des quartiers Pin Vert, Passons, centre-ville et Palissy, délégué aux activités périscolaires ;

    Jean-François Budon, adjoint des quartiers Camp Major, Eoures et Saint-Mitre, délégué à la qualité de vie ;

    Soumicha Draoui, adjointe des quartiers Charrel et Tourtelle, déléguée à la prévention et à la politique de la ville ;

    Julianne Bouvot, adjoint des quartiers Beaudinard, Espillères, Napollon et Saint-Pierre, délégué au sport et à la vie étudiante.

  • À Aubagne, des parents de collégiens inquiets pour l’avenir de leurs enfants

    À Aubagne, des parents de collégiens inquiets pour l’avenir de leurs enfants

    « Vous vous rendez compte, pas de prof de français en sixième ? Et en troisième alors avec le brevet ? » Devant le collège Lou Garlaban, au Charrel à l’entrée d’Aubagne, ce sont des parents d’élèves inquiets qui brandissent des pancartes pour dénoncer le non-remplacement des enseignants. Un manque d’effectif qui touche un peu tous les établissements du département, de l’école au lycée, provoquant une série de rassemblements depuis plusieurs semaines.

    Dans ce collège de plus de 750 élèves, en pleine rénovation, classé en réseau d’éducation prioritaire, toutes les matières sont touchées témoignent les manifestants. « Sciences et vie de la terre, physique-chimie, musique… On a rencontré la principale, on a fait un courrier début mars, au recteur, à ce jour pas de réponse », assure Laurence, maman d’un élève de 4e. À ses côtés, Jadran Svrdlin, professeur des écoles, syndiqué à la CGT Educ’action et parent d’une collégienne, rappelle que le syndicat a demandé « depuis le 5 mars, date à laquelle le mouvement a commencé dans les lycées, une audience commune mais elle n’a pas été accordée ».

    Depuis deux ans, tous dénoncent une aggravation de la situation où les remplaçants, en nombre insuffisant, sont devenus « une variable d’ajustement ». « Ils font partie des effectifs et on voit moins les suppressions de poste jusqu’au moment où ça explose », témoigne Jadran, lui-même confronté au non-remplacement dans son école primaire de la Tourtelle. Concrètement à Aubagne deux fermetures de classes, à Beaudinard et au Pin Vert ont été actées pour trois ouvertures à Victor Hugo et Louise Michel, selon le décompte du 2 avril publié par le Snuipp 13.

    Venue « en soutien », Laurence Baussant, nouvellement élue de la majorité de gauche de Jean-Pierre Squillari, et surtout enseignante retraitée spécialisée auprès d’élèves en difficulté alors syndiquée FSU, en convient : « On nous dit qu’il y a une baisse de la démographie, c’est vrai, il y a moins d’enfants. »

    Une spirale infernale

    Mais « quand il y a une baisse drastique des postes, des emplois temps plein dans le premier et second degré, qu’il y a moins d’enseignants, et que l’attractivité du métier n’est pas non plus pour compenser, on en arrive à cette spirale infernale », analyse-t-elle. Si les conseillers municipaux ne peuvent pas agir directement, « on va relayer », promet-elle.

    Car il y a urgence. Des « solutions en interne » ont bien été trouvées mais « c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul » déplore Laurence. Tous sont unanimes, pas question de remettre en cause l’implication des enseignants qui gagneraient à avoir « de la reconnaissance et de meilleures conditions de travail » mais ils s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. « Il y a un problème d’égalité des chances. Ils sont dans une période compliquée, l’adolescence, où on leur en demande toujours plus. Et c’est difficile de leur dire “travaille à la maison”, l’école c’est pas ça », s’indigne Marlène, mère d’élève. Remerciant « les trois profs de français qui se sont portés volontaires » pour combler les trous, elle estime que « c’est une génération sacrifiée ». En attendant, les parents d’élèves aubagnais se coordonnent. Un nouveau rassemblement est prévu à 16h30 ce vendredi devant l’école de la Tourtelle.

    ET AUSSI

    La CGT reçue après l’agression de l’AESH

    Les personnels AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap) et enseignants de l’école Kalliste, dans le 15e arrondissement de Marseille, étaient à la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), ce mercredi, pour une audience avec le soutien de la CGT Éduc’Action 13. Une audience qui fait suite à l’agression d’une AESH par un élève à ladite école le 30 mars dernier, dans le 15e arrondissement de Marseille, et l’alerte sociale faite dans la foulée par la CGT Éduc’Action 13. « L’audience a mis en lumière une gestion institutionnelle jugée défaillante », relate l’organisation syndicale. Avant de développer : « L’élève en question, ayant déjà fréquenté six établissements, présente une dangerosité connue de l’institution. Pourtant, l’administration a maintenu son accompagnement par les AESH hors cadre réglementaire. » Et de conclure : « Les mesures d’urgence pour sécuriser le quotidien restent dérisoires face à la gravité des faits. »

    Situation critique au lycée de Salon-de-Provence

    Les élus du Snes-FSU font un bilan critique de la situation du Lycée Adam-de-Craponne, de Salon de Provence, avec « des dysfonctionnements structurels qui minent le lycée, où les conditions de travail, de sécurité et de santé sont gravement compromises », n’hésitent-ils pas à écrire. Et de lister : le surnombre d’élèves, une dotation globale horaire en baisse, le non-remplacement d’enseignant… Concernant les A ESH, « les personnels sont sous pression, et le droit des élèves bafoué », quant à la « santé mentale des personnels », il s’agit selon les représentants des enseignants et des agents, d’une « maltraitance institutionnelle ». Ils exigent une série de mesures concrètes pour mettre un terme à cette dégradation.

    Mobilisation dans le 04

    Les Mées. L’école maternelle sera fermée ce jeudi en raison d’un mouvement de grève contre la fermeture d’une classe. Une manifestation est prévue à 8h.

    Sisteron. Les parents d’élèves, les enseignants et le groupe d’union de la gauche Demain Sisteron appellent à un rassemblement ce jeudi à 16h30 contre le projet de fermeture de classe à l’école maternelle Delaplane.

    Digne. Les décisions finales de fermetures de classes seront prises ce jeudi en CDEN (conseil départemental de l’Education nationale). La carte scolaire sera alors actée. Un rassemblement est prévu devant la DSDEN.

    Lisa Défossez

  • La Métropole lance une étude pour rénover le centre-ville d’Aubagne

    La Métropole lance une étude pour rénover le centre-ville d’Aubagne

    L’objectif énoncé au milieu du cahier des charges a le mérite d’être clair : « Éradiquer l’habitat indigne et très dégradé. » Ce lundi, la Métropole Aix-Marseille a lancé les procédures pour préparer le terrain à une possible opération programmée pour l’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain (Opah-RU), dans le centre-ville d’Aubagne, grevé par les logements vacants et les arrêtés de péril. Une étude pré-opérationnelle doit ainsi être conduite, pendant un an, pour identifier les habitations et copropriétés les plus fragilisées, le périmètre concerné et les moyens nécessaires, avant de lancer cette opération en sollicitant un soutien de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), dix ans après une première vague de restaurations encore insuffisantes.

    Recrudescence de périls

    Pour la nouvelle majorité aubagnaise, la découverte de cette procédure apparaît comme une « bonne nouvelle » au moment d’arriver aux affaires. « Le centre-ville d’Aubagne a besoin d’une nouvelle dynamique, c’est un engagement fort de la nouvelle majorité, appuie le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari. L’amélioration de l’habitat va contribuer à cette redynamisation. » Alors que le premier conseil métropolitain de la mandature doit se réunir le 7 avril prochain, l’ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers promet d’ores et déjà : « Nous allons travailler avec la Métropole pour que les actions correspondent bien au besoin. »

    C’est que lors du dernier mandat du maire (LR) Gérard Gazay, l’opposition de gauche avait dû batailler sur la question du logement, portant en conseil municipal les combats des délogés de la rue de la République (notre édition du 21/03/2023). Des actions pourtant avaient été entreprises. Après Marseille, la Métropole avait instauré, en juillet 2023, un permis de louer dans le centre-ville historique d’Aubagne, avec un périmètre élargi depuis le 1er janvier dernier (notre édition du 24/12/2025). Une convention de lutte contre l’habitat indigne avait également été signée en 2024, avec l’État et la Métropole, pour une durée de quatre ans. Entre 2016 et 2021, quelque 232 signalements avaient été enregistrés, dont 100 encore actifs à la fin de la période. Mais le Plan local d’urbanisme adopté en 2023, s’il mentionne les nécessaires rénovations, s’attache davantage à mettre en avant les ravalements de façades et réaménagements de l’espace public pour recréer un décor de carte postale pagnolesque.

    « Malgré la mise en place, depuis plusieurs décennies, de différents dispositifs, le centre ancien d’Aubagne connaît une recrudescence de procédures de mise en sécurité et de signalements de situation de non-décence, mettant en évidence une dégradation de son habitat avec principalement des désordres structurels et la nécessité d’une intervention publique », tranche le cahier des charges, publié ce lundi.

    L’étude pré-opérationnelle, prévue pour durer un an, devra ainsi réaliser un diagnostic complet du centre-ville, avec un recensement exhaustif des situations probablement concernées par l’habitat dégradé ou indigne, des copropriétés fragilisées, en identifiant les situations sociales des occupants et les mécanismes à déployer, notamment le déploiement de procédures coercitives, des travaux d’offices aux expropriations. Avec l’objectif de définir le périmètre précis d’intervention, potentiellement étendu au centre-ville moderne, et d’un programme d’action opérationnel, le tout sous l’égide de One Provence Promotion (ex-Façonéo). Un chantier majeur pour débuter la mandature.

  • À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    Je suis venu voir ça de mes yeux. Le retour d’Aubagne à gauche ! », lance un jeune homme en se frayant un chemin pour accéder à la salle du complexe du Bras d’Or, archi-comble. Josette, septuagénaire, préfère regarder la séance d’investiture du nouveau conseil municipal sur le grand écran installé à l’extérieur, « au soleil ! Car oui, c’est une belle journée, le signe du renouveau, je suis tellement soulagée. Enfin, c’est fini le bétonnage ! »

    Dans cette ancienne mairie communiste, la parenthèse de droite semble avoir été longue. Ils étaient près de 500 Aubagnais à venir assister au conseil d’installation du nouveau maire, de ses adjoints et conseillers municipaux, visiblement heureux de voir la page se tourner. Une défaite d’autant plus difficile à encaisser par la candidate du RN. Faisant fi des huées du public, Joëlle Mélin s’est estimée « très légitime » à se présenter lors du vote pour le poste de maire, comptant sur les voix de la droite pour soutenir sa candidature, « ce serait la moindre des choses ». Elle prévenait déjà, dans « le cas contraire » être « la seule garante » contre les projets « néfastes ».

    Une conférence des agents

    Mais Gérard Gazay et son groupe n’ont pas pris part au vote. L’ancien maire, prenant seulement « acte » de l’expression des urnes, a mis au défi son successeur : « Vous êtes désormais en responsabilité. Viennent vite les devoirs et les exigences, le temps des actes et non plus des promesses. » Déclenchant des rires dans la salle, il assurait aussi du devoir de son groupe « de surveiller, de proposer ». Jean-Pierre Squillari a été crédité de 28 voix contre 7, soit autant que de conseillers RN, en faveur de Joëlle Mélin, un bulletin nul et les six abstentions de la droite. Le maire a endossé son écharpe sous de longs applaudissements.

    Après des remerciements pour « l’esprit de corps » dont ont fait preuve ses troupes et à la population « de la ville d’Edmond Garcin » pour la confiance accordée, Jean-Pierre Squillari a réaffirmé sa volonté « d’écrire une nouvelle page avec vous ». Changement de cap et de méthode, pour l’ancien sapeurs-pompiers qui veut être « un maire de terrain qui écoute et agit ». Sur sa feuille de route, figure en premier lieu la volonté de « réparer et protéger : les écoles, les espaces publics le centre-ville qui ont besoin d’investissements. Et mettre fin à la frénésie du tout béton, créer des lieux de fraîcheur, installer des fontaines… ». Garantissant « respect, soutien et renforcement » aux agents municipaux, il leur a proposé « une conférence pour point de départ » dans les 100 premiers jours.

    Sanctuariser les espaces naturels et agricoles

    Le nouveau capitaine de l’union de la gauche aubagnaise a également donné des « signes rapides, concrets et visibles » de ses engagements. « Un moratoire sur le béton pour stopper l’urbanisation et sanctuariser des espaces naturels et agricoles ». Mais aussi « le retour du marché sur le Grand Tertre dès que possible pour revitaliser le centre-ville ». Et encore, la création d’une « grande braderie festive ». Et pour ce faire, les 12 adjoints au maire et les 4 adjoints de quartiers ont été élus.

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire ont été élus à 29 voix et 7 nuls sur 36 votants, le groupe DVD conduit par Gérard Gazay n’a pas souhaité participer au vote.

    Clémentine Fardoux (première adjointe)

    Giovanni Schipani

    Hélène Di Vita Danchesi

    Denis Grandjean

    Betty Chiquet-Corallo

    Arthur Salone

    Anne-Gaëlle Rodeville

    Pierre Arnoux

    Fadila Teyssier

    François Otchakovski-Lorens

    Sandrine Salemme

    Fabio Chikhoune

    Les quatre adjoints de quartiers

    Les adjoints de quartiers ont été élus avec le même nombre de voix :

    Mickaël Tedesco

    Jean-François Budon

    Soumicha Draoui

    Julianne Bouvot

  • Football – National : score nul et vierge entre Aubagne et Valenciennes

    Football – National : score nul et vierge entre Aubagne et Valenciennes

    Aucun but ce vendredi soir au Stade du Hainaut puisque les deux formations se sont quittées sur le score de 0 à 0. Le SCAAB brise sa série de 5 défaites avec ce résultat, mais stagne toujours. Les Bucco-Rhodaniens sont actuellement 13e du championnat de National, avec dix points de marge sur la zone de relégation.

  • Le nouveau conseil municipal s’installe à Aubagne

    Le nouveau conseil municipal s’installe à Aubagne

    Journée majeure pour Aubagne, dont le conseil municipal rebascule à gauche. La liste d’union de la gauche (hors LFI) Aubagne en commun, menée par Jean-Pierre Squillari (DVG), a emporté le second tour, avec 36,28% des voix. C’est dans la salle du Bras d’or que le premier conseil municipal a lieu ce samedi 28 mars matin.

    Le conseil, qui réunit tous les élus, sera introduit par un discours de Mohamed Lazli, doyen, faisant partie de la majorité. Suivra l’élection du maire par un vote à bulletin secret. Pour Jean-Pierre Squillari, peu de doute : « Après le dépouillement, le maire sera officiellement élu, et j’ose penser que cela sera moi ! »

    Des sièges redistribués

    Une fois l’écharpe tricolore remise au maire, au tour des adjoints. « On demande aux conseillers municipaux ce qu’ils désirent et si un demande un bulletin secret, on le fait de cette manière », explique Jean-Pierre Squillari. Enfin, les conseillers municipaux « recevront l’écharpe jaune et noire, pour conclure cet événement important », ajoute le futur maire.

    Cette année, les cartes sont rebattues, avec un basculement de la majorité à gauche. La liste qui a remporté l’élection occupera 30 sièges, dont huit sont destinés aux colistiers de Giovanni Schipani, sa liste ayant fusionné avec celle de Jean-Pierre Squillari. La gauche occupera donc 22 sièges, contre huit au dernier mandat. Mais le Rassemblement National connaît aussi une hausse. Si le parti demeure dans l’opposition, il passe de deux à sept sièges. Le conseil municipal connaît une véritable inversion des rapports de force, puisque l’ancienne majorité, menée par Gérard Gazay (LR), maire sortant, n’occupera que six sièges, devenant le groupe le moins représenté au conseil.

  • Aubagne est en quête du successeur de Santos

    Aubagne est en quête du successeur de Santos

    Avec sept défaites sur leurs huit dernières journées de National, Aubagne devait changer quelque chose. Et comme souvent dans le monde du ballon rond, c’est l’entraîneur qui en fait les frais. Gabriel Santos, installé sur le banc aubagnais depuis mars 2025, au moment où Maxence Flachez a été évincé, a fait part à la direction de son souhait de se mettre en retrait, estimant qu’un nouveau souffle pouvait être bénéfique pour le groupe.

    Le club provençal, qui a chuté à la douzième place du championnat avec neuf longueurs d’avance sur le premier relégable, a accepté cette décision d’un commun accord. « Le SC Aubagne Air Bel tient à saluer le professionnalisme, l’engagement et les qualités humaines de Gabriel Santos, très apprécié de tous au sein du club. Son investissement et son attachement aux valeurs du Scaab resteront dans les mémoires », pouvait-on lire dans le communiqué publié sur les réseaux sociaux.

    L’entraîneur originaire d’Albufeira a fait ses adieux aux joueurs, lundi, non sans émotion. « Je retiens que de très bonnes choses avec Aubagne », confie-t-il, rappelant qu’il ne connaissait personne avant d’arriver. « C’est un club familial avec un gros potentiel. Le projet ne cesse de se développer, sachant qu’il possède le plus petit budget du championnat et qu’on a toujours réussi à faire quelque chose de positif. C’est une belle période de ma vie », ajoute Gabriel Santos, qui va prendre un peu de recul dans son Portugal natal avant de se mettre en quête d’un nouveau poste. « J’ai déjà quelques touches suite à la très bonne première partie de saison que j’ai faite avec Aubagne. Rien n’est signé pour l’instant, je suis ouvert à toutes les possibilités », souligne celui qui a été approché par des clubs de Ligue 2.

    Abdallah aux avant-postes

    Désormais, la formation aubagnaise est placée entre les mains de Kassim Abdallah, adjoint du technicien portugais depuis le début de la saison. L’ancien défenseur droit de l’Olympique de Marseille, doublure de Rod Fanni entre 2012 et 2014, assure l’intérim en attendant que le club puisse trouver le candidat idéal. Il aura par ailleurs la lourde tâche d’affronter des équipes particulièrement en forme, comme Valenciennes (27 mars, à l’extérieur), Le Puy-en-Velay (10 avril, à l’extérieur) et Orléans (17 avril, à domicile). En formation pour devenir officiellement entraîneur, le Comorien de 38 ans n’a pas encore obtenu son diplôme et ne peut pas rester à la tête de l’équipe plus d’un mois. Son successeur est donc attendu dans les prochaines semaines. Et cela pourrait arriver plus vite que prévu, car le club a déjà ciblé quelques profils intéressants. Selon nos informations, l’un d’entre eux, qui possède une grosse expérience à l’étranger, serait en pole position. Patience.