Tag: Aubagne

  • « Les Aubagnais ont refusé que l’extrême droite mène la ville »

    « Les Aubagnais ont refusé que l’extrême droite mène la ville »

    La Marseillaise : Alors que vous étiez en troisième position au premier tour, c’est finalement vous qui arrivez en tête au second, devant la liste de Joëlle Melin (RN) et celle du maire sortant (DVD), Gérard Gazay. Comment traduisez-vous ces scores ?

    Jean-Pierre Squillari : Ces résultats montrent que les Aubagnais et les Aubagnaises ont refusé que l’extrême droite mène la ville. Et que les habitants ont aussi rejeté le maire sortant (DVD), Gérard Gazay. C’est ma première analyse. Et puis, pour moi, cela traduit aussi une volonté d’avoir plus de proximité, en faisant confiance à une personne qui connaît bien sa ville.

    Vous avez notamment fusionné avec la liste divers centre menée par Giovanni Schipani. Comment allez vous travailler ensemble ?

    J.-P.S. : D’une manière très naturelle, puisque leur programme a de grandes similarités avec le nôtre. Donc, ça ne pose pas de problème. Les quelques problèmes qu’il pourrait y avoir, on va les aplanir très rapidement. On a déjà eu une réunion de travail et on va se répartir les rôles. Comme convenu à l’avance, ils auront 8 sièges au conseil municipal.

    Après douze ans de droite, Aubagne revient donc à gauche…

    J.-P.S. : C’est quelque chose de pratiquement exceptionnel dans la zone, puisque c’est, je pense, la seule ville de cette importance qui bascule de droite à gauche. Ce qui veut dire que le travail qui a été accompli a été formidable. Parce qu’au début, nous n’étions pas favoris, parce que nous partions de pas grand-chose. Mais, au fur et à mesure de la campagne, qui a duré pour nous trois ans, on a vu les bénéfices de cela. Car on s’est mis en ordre de marche, il y a trois ans, pour faire cette liste citoyenne et de gauche. Je pense aussi que M. Gazay [maire sortant, DVD] nous a facilité la tâche par sa politique de constructeur, bétonneur et démolisseur. Les Aubagnais et les Aubagnaises ont été fatigués de cette politique. C’est d’ailleurs sûrement pour cela qu’il est arrivé troisième à la fin de ce second tour, derrière le Rassemblement national. Il y a eu un rejet de sa politique par les habitants.

    … mais le score de la liste du Rassemblement national, portée par Joëlle Melin, reste haut, avec 33,71%.

    J.-P.S. : D’abord, si vous comparez avec les élections législatives de 2022, les résultats de l’extrême droite sont en baisse, donc on voit que c’est fluctuant. Mais c’est vrai qu’il y a une montée du Rassemblement national dans la France entière. On peut toutefois dire quand même que sur Aubagne, on l’a contenu. Car c’est Joëlle Melin qui avait remporté la mise en 2022 [pour les élections législatives].

    Qu’est-ce que cela révèle, selon vous ?

    J.-P.S. : Ça montre qu’il y a sans doute eu un basculement des voix de droite, de la droite traditionnelle sur le Rassemblement national. Puisque Monsieur Gazay perd 10 points au premier tour [par rapport au premier tour de 2020]. Notre liste quant à elle, a conservé et consolidé son électorat. Mais ce que révèle cette élection, c’est la perte pour la droite traditionnelle de ses électeurs au profit du Rassemblement national à Aubagne, comme dans toute la France.

    Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait résorber cette montée de l’extrême droite ?

    J.-P.S. : C’est un problème général, mais lorsque les Aubagnais et Aubagnaises verront que leur ville redevient accueillante, souriante et intéressante avec un centre-ville plus dynamique par exemple, naturellement, ils adhéreront à notre politique. On ne va pas faire de l’anti-RN basique. C’est naturellement que les citoyens vont revenir dans notre politique. On va également travailler dans les quartiers, et surtout avec les associations à qui on a coupé beaucoup d’aides et qui n’ont plus de budget pour faire leur travail.

    Vous voulez donc augmenter
    les subventions aux associations
     ?

    J.-P.S. : Oui. Les responsables des maisons de quartier font un travail extraordinaire avec quatre bouts de ficelle. Ils essaient de faire vivre un quartier, mais c’est très difficile. Car pour emmener les jeunes à la mer ou à la montagne, il faut louer un bus, et sans financement, ils ne pouvaient plus le faire.

    Quelles vont être vos priorités dans les prochaines semaines et mois ?

    J.-P.S. : Une fois que je serai élu officiellement maire, c’est-à-dire samedi à 11h, nous allons tout d’abord rassurer les commerçants du cour Voltaire en leur précisant que le marché reviendra sur le cour, une fois qu’on aura fait les aménagements nécessaires. Ce qui sera fait en plusieurs étapes, en faisant d’abord ce qu’on peut réaliser le plus rapidement et qui ne coûte pas grand-chose. Au mois de mai ou de juin, ensuite, comme on l’a dit dans nos propositions, programmer une braderie dans le centre-ville. Un événement festif qui se renouvellera tous les mois. Puis on va également entamer des négociations pour municipaliser ce qui peut l’être au détriment du privé.

    Que voulez-vous municipaliser ?

    J.-P.S. : Tout d’abord, on va créer une mutuelle municipale. On va également entamer des négociations pour les frais d’obsèques. Car municipaliser cette partie de la vie est important, au profit du pouvoir d’achat des habitants. L’idée est de réduire les coûts de nos administrés. Et puis on va étudier tous les contrats qui ont été signés, pour tenter de voir ceux que l’on peut annuler, ou ceux où l’on doit attendre la fin du contrat. On va également faire un audit [procédure de contrôle de la gestion, Ndlr.] sur la comptabilité pour savoir où en est la ville.

    Et quels sont les projets sur le plus long terme ?

    J.-P.S. : Il y a nos projets phares. Tout d’abord, la rénovation de la piscine centrale avec un grand parc urbain. Nous souhaitons également mettre en place un plan Marshall pour les écoles, c’est-à-dire qu’il faut que, durant la mandature, nous ayons pu rénover les écoles qui sont dans un état de délabrement. Nous allons également créer une zone agricole protégée, afin qu’aucune construction ne puisse exister sur les parcelles agricoles irriguées. Nous allons aussi mettre en place un plan particulier des risques d’incendie concernant les forêts et les constructions dans les collines.

    Enfin, nous allons travailler sur le domaine culturel. Là aussi, depuis deux mandatures, les artistes désertent Aubagne, alors qu’auparavant la ville était une pépinière de jeunes talents. Aujourd’hui, ils fuient et vont se réfugier ailleurs. Il y a donc un immense chantier autour de cette thématique.

    Avez-vous un dernier mot pour les Aubagnais et Aubagnaises ?

    J.-P.S. : Mon dernier mot, ce serait pour remercier les électeurs et les électrices qui nous ont fait confiance. Je voudrais également remercier et encourager les employés du service public qui ont subi pendant des années des suppressions de postes. On leur a dit de tenir bon, et on est là maintenant.

    « Il y a sans doute eu un basculement des voix de droite sur le RN »

  • Avec Jean-Pierre Squillari, Aubagne fait son retour à gauche

    Avec Jean-Pierre Squillari, Aubagne fait son retour à gauche

    Applaudis par ses soutiens, colistiers et militants, et félicité à coups de « siamo tutti antifascisti », Jean-Pierre Squillari a prononcé son premier discours de victoire dans son local de campagne, au cercle de l’harmonie. Retour à gauche pour la ville traditionnellement communiste, passée à droite en 2014, avec l’élection de Gérard Gazay, réélu en 2020. Ce dimanche, le vote a désigné la liste Aubagne en commun pour la mairie : Jean-Pierre Squillari (Union de la gauche hors LFI), est arrivé premier de ce second tour, avec 36,28% des suffrages exprimés. Un bond pour le candidat, arrivé troisième au premier tour, avec 23,35% des voix, derrière la candidate RN Joëlle Mélin, arrivée à 24,9% et le maire sortant (LR) Gérard Gazay, à 24,8%. Jean Pierre Squillari avait fusionné sa liste avec celle de Giovanni Schipani (DVC), qui avait obtenu 16% des voix au premier tour.

    La liste fusionnée a pris la tête du second tour, avec près de trois points de plus que la candidate RN, arrivée à 33,71% des suffrages exprimés, et loin devant Gérard Gazay, dont la liste a récolté 30,01% des voix. Un pari « anti-RN et anti-Gazay » réussi pour le candidat de gauche, qui connaît une augmentation de 13 points entre les deux tours. Le résultat d’une fusion avec le centre, d’un possible report de voix des votants LFI, dont la candidate avait obtenu 4% des suffrages la semaine passée, mais aussi d’une désolidarisation de quatre colistiers du candidat Mohammed Salem (DVD), dont la fusion avec la liste de Gérard Gazay avait mené certains de ses soutiens à appeler au vote pour Jean-Pierre Squillari. Pour ce second tour, la participation a aussi pu faire pencher la balance : la forte abstention du premier tour, à 45,05%, a été réduite de quatre points, passant à 41,32% ce dimanche.

    Un barrage au RN réussi

    « Souvenez-vous de cette soirée, l’une des pages les plus sombres d’Aubagne va se fermer », a introduit Jean-Pierre Squillari, s’adressant à la salle comble venu le célébrer. Pour ce dernier, la première victoire, c’est « la réussite d’avoir mis dehors Gérard Gazay et Joëlle Mélin, grâce à la fusion et grâce au travail de tous les militants, depuis trois ans ». Sentiment partagé par Nicolas, un Aubagnais venu soutenir le candidat : « C’est un possible renouveau pour Aubagne qui s’ouvre à nous, et puis il y a un vrai soulagement par rapport à la menace RN, qui faisait peur ». Jean-Pierre Squillari ajoute qu’avec « ce basculement de la gauche à la droite, nous repoussons la menace du raz-de-marée du Rassemblement National ».

    Le futur maire promet un changement rapide pour la ville, avec comme première mesure « un moratoire instantané sur le béton ». Dans son discours, comme dans son programme, il annonce engager, dès son investiture, « la protection des terres agricoles, une nouvelle piscine, une revitalisation du centre-ville ». Pour les agents du service public, dont plusieurs étaient émus par la victoire de la gauche, Jean-Pierre Squillari adresse un message spécial : « Nous vous avons dit de tenir bon, nous sommes là maintenant, nous sommes là pour vous ». Il entend redonner des moyens à un service public « délaissé depuis 12 ans ». En bref, son ambition est claire, « nous allons pouvoir travailler, ensemble, à redonner de la vie à Aubagne », promet-il en annonçant d’ores et déjà un événement : « Désormais, nous allons festoyer, avec une grande braderie en mai pour commencer. Le meilleur reste à venir ! ».

    Outre Aubagne, la victoire de Jean-Pierre Squillari se lit aussi à plus grande échelle. En dépassant Gérard Gazay, c’est aussi face au maire sortant et vice-président de la métropole Aix-Marseille qu’il emporte le second tour. Le désormais ex-maire de la ville a par ailleurs communiqué son regret, face à ce qu’il nomme « le retour de la gauche extrême à la tête de la ville ». Une gauche qui aura réussi à empêcher la véritablement extrême droite de l’emporter. Joëlle Mélin, arrivée en tête du premier tour puis devancée de trois points, avait pourtant été élue députée de la neuvième circonscription des Bouches-du-Rhône, en 2024. En bref, une victoire qui n’a pas manqué de réjouir la foule, dimanche soir, et partagé la « victoire commune » de Jean-Pierre Squillari.

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • Deux visites guidées sur les pas de Marcel Pagnol

    Deux visites guidées sur les pas de Marcel Pagnol

    En route sur les pas de Marcel Pagnol, l’Office du tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile propose deux visites guidées complémentaires pour découvrir les lieux chers du Provençal et son chemin de vacances d’été.

    La balade de 2h30 « Pagnol, entre nature et mémoire » invite les participants sur les traces du petit Marcel au Domaine de la Font de Mai. À travers ces « paysages qui ont nourri son imaginaire », le guide propose une découverte provençale « entre collines, restanques et évocations littéraires ».

    Sur le chemin

    des vacances

    « À la croisée de la littérature, du cinéma et du patrimoine naturel », une deuxième visite guidée se combine pour « revivre symboliquement l’arrivée de la famille Pagnol sur les lieux des vacances d’été ». Le temps d’une journée, le parcours d’Aubagne au quartier marseillais La Treille propose une découverte intérieure exclusive de la Bastide Neuve, décrit comme « l’asile des vacances » de Marcel Pagnol par ses passionnés. La visite guidée se prolongera jusqu’à sa maison natale à Aubagne.

    « Pagnol, entre nature et mémoire » 13 et 20 avril

    « La Bastide Neuve, sur la route des vacances » 17 et 24 avril

    Inscription : www.tourisme-paysdaubagne.fr

  • Aubagne 1 (0)

    Aubagne 1 (0)

    Jouer une heure avec un milieu de terrain dans la cage, c’est ce qu’a vécu Aubagne, ce vendredi soir, face à Sochaux. Incontestablement le fait du match puisque le portier titulaire Jordan Gil s’est malheureusement blessé au genou droit à la demi-heure de jeu. Sans solution de remplacement sur le banc, Ousseynou Ndiaye a fait son apparition, gants sur les mains. Dans cette configuration inédite pour eux, le SCAAB s’est incliné face au FCSM sur le score de 4-1 et prolonge sa série de défaites pour la porter à 5.

    Dès l’entame de partie, Sochaux a maîtrisé le ballon et a apporté du danger avec de nombreux dédoublements. Les possessions locales étaient beaucoup plus courtes et Aubagne Air-Bel a tenté d’aller vite vers l’avant avec notamment Karim Chaban sur l’aile gauche. À la 20e minute, Boutoutaou a converti le bon début de rencontre des Sochaliens en marquant de la tête, suite à un excellent centre de Gomel. Ce n’est que quelques instants plus tard que Gil s’est blessé, sur un dégagement. Le match a été arrêté 8 minutes à cause de la torsion du gardien du SCAAB. Incapable de continuer, c’est donc un milieu de terrain qui a terminé dans le but, sans être sollicité jusqu’à la pause. Le rythme a largement baissé et le score est resté à 1-0.

    Aubagne concède deux fois en deux minutes

    La seconde période s’ouvre de la plus mauvaise des manières pour les Provençaux. L’arbitre central a accordé un penalty loin d’être évident pour une faute sur Kapit Djoco. Baghdadi l’a transformé pour réaliser le break. Nohim Chibani est venu réduire l’écart suite à un coup-franc parfaitement tiré. Sa tête croisée à tromper Alexandre Pierre. Les Lionceaux ont fini par enfoncer le clou avec deux buts marqués au gardien/milieu du SCAAB, un score lourd par rapport au scénario du match.

    26e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Buts : Boutoutaou (20e), Baghdadi (50e, sp), Bayanginisa (83e), Sidibé (85e) pour Sochaux, Chibani (69e)

    Aubagne : Gil – Nehari, Chibani, Oudjani – El Kaddouri, M’Dahoma, Diaby, Daou – Chaban, Bentoumi, Mayilla

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Sochaux : Pierre – Youssouf, Gomis, Peybernes, Vitelli – Masson, Mexique – Gomel, Baghdadi, Boutoutaou – Djoco

    Entraîneur : Vincent Hognon

  • Sochaux débarque à Aubagne pour un choc de National

    Sochaux débarque à Aubagne pour un choc de National

    Briser une série négative et s’imposer face à un cador du championnat et du football français. Tel est l’objectif du SCAAB, ce vendredi soir (19h30). Aubagne accueille le FC Sochaux Montbéliard, actuel 3e de National. L’ancien grand club français est en train de redorer son blason avec une belle saison, qui en fait un candidat sérieux à la montée en Ligue 2. Le retour de Peugeot, historique partenaire du FCSM, a aussi, récemment, amené une dynamique positive au sein du club doubiste.

    Ce n’est pas pour autant que le coach bucco-rhodanien Gabriel Santos part défaitiste avant cette rencontre. « On connaît la difficulté, parce que Sochaux, ils ont une très bonne équipe, qui joue dans le même système depuis longtemps. Je pense aussi que ça va se jouer dans l’état d’esprit. On est capable de les battre », appuie le technicien portugais. Les Aubagnais restent donc sur quatre défaites en championnat et, pourtant, la qualité de jeu est loin d’être mauvaise. Ces dernières semaines, les matches n’ont pas tourné en leur faveur, à l’image de cette confrontation contre le leader dijonnais. Un revers 2-1, à cause de deux penalties, alors qu’un joueur de champ a tenu la cage durant 45 minutes. Un scénario que produit parfois le National.

    Objectif haut de tableau

    Gabriel Santos est heureux de l’intensité produite par ses joueurs à l’entraînement et sait que la réussite peut tourner rapidement. Il met en avant « une rigueur tactique, offensive et défensive. » « Franchement, on travaille bien. Tous les joueurs sont concernés et on sent qu’au bout d’un moment, ça va tourner en notre faveur, parce qu’on travaille bien, on travaille avec l’intensité. Personne ne veut poursuivre cette dynamique. Les joueurs savent très bien que pour sortir de là, il n’y a qu’un seul chemin », assure-t-il.

    Le plus petit budget de National reste ambitieux et souhaite finir dans la première partie de tableau. Le but est affiché, la 10e place actuelle est correcte, mais aller chercher un top 8 en mai prochain ravirait du terrain aux bureaux du club. Le calendrier est difficile dans les prochaines semaines, avec plusieurs moments clés où il va falloir faire le plein de points (Châteauroux, Valenciennes), entre deux confrontations face à des candidats à la promotion. Le SCAAB reçoit le FCSM en étant au top de ses capacités. Pour retrouver le chemin de la victoire, 35 jours après.

    AUBAGNE – SOCHAUX

    26e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny (19h30)

    Aubagne : Gil, Nehari, Chibani, Mimb Baheng, Ndiaye, Diaby, El Kaddouri, Bentoumi, Mayilla, Chaban, Berrabha, Daou, M’Dahoma.

    Sochaux : Jeannin, Youssouf, Vitelli, Peybernes, Tavares, Mexique, Masson, Boutoutaou, Baghdadi, Gomel, Djoco, Fofana, Gomis, Mendes.

  • [Entretien] Jérôme Knibbe : « Nous votons toujours contre le Rassemblement national »

    [Entretien] Jérôme Knibbe : « Nous votons toujours contre le Rassemblement national »

    La Marseillaise : Quel est le positionnement de la CGT dans ce contexte électoral ?

    Jérôme Knibbe : Nous avons un positionnement syndical, c’est-à-dire que nous n’appelons pas à un vote en particulier. La CGT est apolitique, chacun est libre de voter ce qu’il veut. En revanche, nos exigences sont claires. La politique mise en œuvre doit permettre un renforcement de tout ce qui est relatif à la fonction publique, au service public et au maintien du statut public, pour pouvoir être au service de la population et répondre aux besoins des habitants au quotidien. Et ce, quelle que soit l’étiquette du candidat, hors extrême droite : c’est un positionnement très clair, nous votons toujours contre le Rassemblement national, parce que nous ne reconnaissons pas ce parti comme un parti fédérant et créant une société. Il n’y a aucun débat là-dessus, Madame Mélin ne répondra pas aux besoins de la population. Et pour Monsieur Gazay, nous sommes très critiques du bilan de ses deux mandats.

    Justement, quel bilan faites-vous des deux derniers mandats, et quels changements revendiquez-vous pour le prochain ?

    J.K. : Le bilan de Gérard Gazay a plutôt été de réorienter les dépenses vers des coupes de subvention de structures sociales, associatives, ce qui pour moi ne répond pas du tout aux besoins de la population. Le premier champ, cela a été la culture, avec la suppression des aides à la MJC (Maison des jeunes et de la culture), ce qui est emblématique de la politique menée. Cela a aussi été une purge au niveau des aides et des subventions pour d’autres structures, qui faisaient le tissu associatif aubagnais. Puis il y a eu la question de la cuisine centrale, de l’accès à la cantine, du périscolaire. Ne serait-ce que sur les moyens de la Bourse du travail : ils ont été retirés, alors que nous apportons un service inconditionnel à la population, nous accueillons des travailleurs non-syndiqués pour les informer sur le droit des salariés. Nous sommes donc reconnus, nous avons un rôle d’information au public, avec des difficultés pour les salariés de plus en plus nombreuses. Et pourtant, on nous a retiré les moyens de fonctionner. Donc bien sûr, ce que Gérard Gazay a proposé ne va pas dans le sens de nos revendications.

    Qu’attendez-vous de la future municipalité ? Quelles sont selon vous les priorités pour Aubagne ?

    J.K. : Ce que l’on soutient, c’est que le futur élu mette en œuvre la réponse aux besoins de la population. Au niveau de l’éducation, il faut agir en faveur des écoles maternelles et de l’accueil de la petite enfance. Cela doit être dans le domaine public, avec des agents statutaires, titulaires et formés. Il faut mettre en place les moyens nécessaires pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui à Aubagne. Il y a un besoin immédiat de redonner de l’action au service public, et pas par le biais de délégation, de sous-traitance ou d’autre forme de contournement. Ensuite, il y a la question de l’accès aux soins, avec le nouvel hôpital. Les politiques en ont, pour beaucoup, fait un objet de discussions. Bien sûr, le projet d’un nouvel hôpital peut être très bien, s’il y a les moyens qui sont donnés, s’il y a le personnel nécessaire. Nous, ce qu’on voit surtout c’est que les agents de l’hôpital d’Aubagne sont en souffrance par manque de moyens, qui ne sont pas du tout en adéquation avec les besoins de la population. C’est intenable. Bien sûr nous sommes pour car cela représente de l’emploi et de l’accès aux soins. Mais depuis cinq ans ils disent aux agents qu’il va y avoir un nouvel hôpital et donc n’investissent pas dans les besoins actuels. C’est intolérable.

    Propos recueillis par Joséphine Teillet

  • À Aubagne, gauche et centre font front commun pour l’alternance

    À Aubagne, gauche et centre font front commun pour l’alternance

    Salle comble. La fusion a rassemblé, plus que des listes, des soutiens. Jean-Pierre Squillari, à la tête de la liste Aubagne en commun (union de la gauche hors LFI), arrivée à 23,35% des suffrages exprimés au premier tour, et Giovanni Schipani (DVD), tête de liste d’Aubagne mérite mieux (16,1%), fusionnent pour le second tour. Le meeting, organisé mercredi soir dans la salle du Bras d’or, a rassemblé colistiers, militants et habitants venus apporter leur soutien à cette nouvelle liste, à un moment charnière de la campagne.

    La soirée a été introduite par un discours bref, mais à la symbolique forte : Yohann Otokpa, ex-colisitier du candidat Mohammed Salem désormais allié à Gérard Gazay, est venu apporter son soutien à la liste de Squillari, appelant à la mobilisation « pour aller chercher la moindre voix, pour que l’on retrouve Aubagne ». L’un après l’autre, les deux nouveaux alliés se sont ensuite adressés aux centaines d’habitants venus les soutenir. L’occasion pour Giovanni Schipani de justifier son alliance avec Jean-Pierre Squillari, « faite sur des valeurs de solidarité, pour battre le candidat sortant mais aussi pour éviter le pire ».

    Faire front commun

    Dans la salle, cette union est appréciée, en témoignent des applaudissements réguliers, peu importe le candidat. « C’est une union qui a du sens parce qu’avec le maire actuel, Aubagne ne changera pas, et le risque du RN fait réellement peur, car Mme Mélin, c’est contre la solidarité, contre nos valeurs et pour la division », confie Anne-Claude, colistière d’Aubagne en commun. L’objectif premier de l’alliance est bien d’empêcher le duo de tête du premier tour de l’emporter dimanche prochain, un « rendez-vous crucial pour notre belle commune », insiste Jean-Pierre Squillari, qui affirme partager avec son allié « la conscience commune du danger et de l’urgence de s’unir ». Outre l’ambition d’un front commun, les deux insistent sur une union simplifiée par « la compatibilité, parfois la similitude de nos deux programmes, qui convergent vers le même objectif, l’intérêt d’Aubagne », clame Jean-Pierre Squillari, avant de détailler : « Un moratoire immédiat sur les grands projets de bétonnisation, le renouveau du centre-ville, le soutien local au pouvoir d’achat », entre autres choses. Sentiment partagé par leurs soutiens, dont Maurice, colistier d’Aubagne mérite mieux, désormais retiré de la liste, qui observe « deux programmes très proches, qui unis sont porteurs d’espoir, signifient le changement ».

    Les deux chefs de file s’accordent, les 60h qui restent de campagne seront « intenses ». Jean-Pierre Squillari insiste sur « l’importance, dans les jours qui viennent, de nous mobiliser pour que l’espoir soulevé se concrétise le 22 mars ». Si, théoriquement, l’union des deux listes pourrait distancer Joëlle Mélin et Gérard Gazay, reste encore à poursuivre la mobilisation, réduire l’abstention, et « en deux jours, transformer l’essai, car rien n’est gagné », conclut Giovanni Schipani.

  • À Aubagne, les militants sur tous les fronts pour faire voter contre la droite et le RN

    À Aubagne, les militants sur tous les fronts pour faire voter contre la droite et le RN

    Près d’un Aubagnais sur deux s’est abstenu, dimanche. Un chiffre que connaissent les militants de la liste Aubagne en commun, notamment Romain, 20 ans, qui affirme : « Ça me travaille car cela représente forcément une réserve de voix, c’est un levier pour le second tour. »

    Un levier d’action contre l’extrême droite

    Inquiet des scores du RN, à 24,9%, et du maire sortant, Gérard Gazay (LR), à 24,8%, Romain considère la mobilisation des abstentionnistes comme « un travail de tous les jours, on tracte, on prend le temps de discuter ». L’enjeu est plus central que jamais, « faire barrage au RN doit être un argument pour aller voter au second tour, c’est un danger imminent », martèle-t-il.

    Sur les marchés ou dans la vie, la mobilisation est permanente. Anne, elle aussi militante, affirme : « C’est quotidien, avec nos proches, qui ne sont pas allés voter. On leur montre les résultats et on leur explique les enjeux. » Elle conclut en s’adressant aux lecteurs : « Je crois qu’un autre Aubagne est possible, mais pour ça, mobilisez-vous et comptons sur nous, citoyens. »

  • Des colistiers de Mohammed Salem votent Squillari

    Des colistiers de Mohammed Salem votent Squillari

    Nouveau tournant en amont du second tour, à Aubagne. Après la fusion des listes de Jean-Pierre Squillari (union de la gauche hors LFI) et de Giovanni Schipani (DVC), la droite et le centre droit ont décidé de faire front commun. Le candidat Mohammed Salem (DVD), en tête de la liste Aubagne ensemble vers l’avenir, a rejoint la liste Passion Aubagne, portée par le maire sortant, Gérard Gazay (LR), arrivé deuxième du premier tour, avec 24,8%. Ancien adjoint à la santé du maire sortant lors de son premier mandat, Mohammed Salem avait confirmé la rupture en menant sa propre liste pour ces élections.

    Désolidarisation et retrait

    Ce ralliement ne passe pas auprès de quatre colistiers du docteur Salem. Yohann Otokpa, Gilles Ferrero, Violette Picard et François-Marie Lucchini ont signé un communiqué de presse, ce mardi. Ils y dénoncent un choix fait « sans aucune concertation avec son équipe », et annoncent se « désolidariser de cette orientation ». Alors que Mohammed Salem a mené une campagne à « la ligne politique claire : proposer un chemin différent pour Aubagne », insistent les ex-colistiers, son union avec le maire sortant, pourtant critiqué pendant la campagne, est perçue comme un manque de cohérence. Les signataires déplorent « une crédibilité politique mise en cause par cette prise de décision unilatérale ».

    Plus qu’une dénonciation, les anciens colistiers affirment « apporter [leur] soutien à la liste de rassemblement conduite par Jean-Pierre Squillari », avec la volonté affichée de « rester fidèles à l’esprit dans lequel nous nous sommes engagés dans cette campagne ».