Tag: Associations

  • Une vigilance accrue face à la hausse des actes anti-LGBT à Avignon

    Une vigilance accrue face à la hausse des actes anti-LGBT à Avignon

    Malgré une hausse de 5% des actes de haine visant les personnes LGBT en 2025, c’est avec de grands sourires que Mathias Ott, délégué interministériel (Dilcrah), a été accueilli dans les locaux du Refuge, association qui lutte contre l’isolement et le suicide des jeunes LGBT, ce mardi 9 décembre à Avignon.

    Une visite pour « faire un état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la haine anti-LGBT dans le département » et aussi pour « avoir un moment de mobilisation des services de l’État, de l’autorité judiciaire, des forces de sécurité intérieure et, bien sûr, des associations, car c’est fondamental d’engager la dynamique avec eux », précise le délégué de la Dilcrah.

    La délégation finance chaque année le Refuge à hauteur de 275 000 euros, ce qui permet l’accueil de 40 personnes à travers l’Hexagone. « On veut aussi montrer, avec ce projet, que l’argent public est bien utilisé. Car, sans ce soutien, on ne pourrait pas fonctionner. Ce n’est pas juste une visite pour serrer des mains et prendre des photos », insiste Guillain Gilliot, responsable des partenariats institutionnels de l’association. À terme, l’objectif est de doubler les places d’accueil afin de subvenir aux besoins, une chambre ne restant jamais vide.

    D’autant qu’à Avignon, « comme partout ailleurs, ce n’est pas facile », confie Jean-Marie Torrent, délégué départemental de l’association, en précisant que les jeunes accueillis ont déjà eu à faire face à des remarques, voire des bousculades, en raison de leur apparence physique. « On est dans un endroit “safe” ici, mais on conseille aux personnes d’être prudentes, car les gens ne sont souvent, malheureusement, pas tous encore prêts. Il y a un véritable travail à faire sur ce point-là », insiste le responsable associatif.

    Discrimination au travail

    La structure, qui travaille sur tout le territoire national, accueille également en Cité des Papes dix jeunes en difficulté en raison de leur orientation sexuelle. C’est d’ailleurs l’un de ces logements que le haut fonctionnaire a visité en fin d’après-midi, mardi, après une réunion en préfecture de Vaucluse autour du sujet. Face à lui, deux jeunes femmes de 20 et 22 ans, logées depuis plusieurs mois en Vaucluse. Elles sont toutes les deux en formation pour « rebondir, car le Refuge, c’est un tremplin », rappelle Jean-Marie Torrent.

    L’aspect professionnel est d’ailleurs un point particulièrement scruté, à la fois par l’association et par l’État. Mathias Ott annonce qu’une grande campagne de « testing » va être lancée autour de la discrimination dans l’emploi. Et d’insister sur le fait « qu’il faut plus travailler auprès des jeunes générations pour éviter les stéréotypes. Car, on a peur que de ce que l’on ne connaît pas ».

  • Alternante, mais menacée d’expulsion à Avignon

    Alternante, mais menacée d’expulsion à Avignon

    « Je suis une battante, pas une menace. Je veux juste travailler », confie avec le sourire, mais le regard inquiet, Fatou*. Cette Ivoirienne de 18 ans est sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), depuis quelques semaines, car elle représenterait « une menace pour l’ordre public ».

    Pourtant, aujourd’hui, elle est en contrat d’alternance dans une entreprise vauclusienne tout en suivant un cursus, une semaine par mois, à Marseille. Et craint de se retrouver à nouveau bloquée dans un pétrin administratif. « J’ai peur de la réaction de mon patron, mais je vais être obligée de lui dire à un moment donné. Alors que tout se passe bien et que je peux potentiellement signer un CDI d’ici les prochains mois », déplore-t-elle avec amertume, ajoutant qu’elle a besoin de ce job pour valider sa formation avec des examens en janvier.

    Elle dit avoir fui son pays d’origine car elle aurait été mariée de force à un homme bien plus âgé qu’elle, qui la battait et abusait d’elle sexuellement. C’est sa tante qui a organisé son départ pour la France. Un long périple à travers le Mali, l’Algérie, la Tunisie et l’Italie, avant d’arriver finalement à Paris. S’en sont suivis des allers-retours dans des hébergements précaires, entre foyers, associations et parfois même la rue. C’est donc dans la bâtisse de l’association Rosmerta, à Avignon, que la jeune femme vit désormais.

    Action en justice

    Alors qu’elle « rêve de travailler un jour à l’hôpital », depuis le décès de son père quand elle était toute jeune, Fatou ne sait pas encore si elle doit retourner dans son pays d’origine, où elle craint d’être à nouveau confrontée à l’homme abusif qu’elle dit avoir quitté à ses 16 ans.

    Un référé de mesure utile a été déposé par l’avocate de l’association pour suspendre l’OQTF, « ce qui lui permettrait de récupérer un récépissé à la préfecture. Et donc de continuer le travail et d’aller au bout de son contrat sans trop de soucis », confie Jenny Prager, membre de la commission juridique de l’association. Une procédure qui prendrait un à deux mois.

    Du côté de la préfecture de Vaucluse, contactée par La Marseillaise, on assure que les OQTF sont prises « si la personne ne répond pas aux conditions d’obtention d’un titre de séjour définies par la loi ou si elle trouble l’ordre public ». Interrogé sur la question, le préfet Thierry Suquet a toutefois estimé que s’il y a un enjeu lié aux métiers en tension, une régularisation peut être envisagée. « S’il y a une impossibilité à vous reconduire, on peut regarder au titre du travail un maintien sur le territoire  », assurait-il. En 2025, la préfecture a émis 1 565 mesures administratives liées au droit du séjour des étrangers.

  • À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    Le calendrier de l’Avent est entamé, les festivités de fin d’année peuvent commencer ! À Istres, la Parade lumineuse de la compagnie du Lotus Bleu marquera leur lancement ce vendredi à 18h30, au départ du portail d’Arles, en direction du Forum des Carmes. Au fil d’une déambulation, les artistes aux costumes éclatants allumeront à leur passage des lanternes chinoises monumentales pour plonger le centre-ville dans une ambiance féerique. Situées sur les allées Jean-Jaurès, le forum des Carmes et la place Lou Blagaïre à Entressen, ces œuvres en soie et LED réalisées par des artisans venus de la province du Sichuan représentent des animaux fantastiques et des motifs végétaux. « Nous avons près de 70 sujets », précise Laurent Even, directeur des événements.

    Le lendemain, samedi 6 décembre, la course festive « À la poursuite de Noël » se déploiera à partir de 16h dans le centre-ville, avec un parcours pour les 4-10 ans et un autre pour les plus grands. Quel que soit son âge, l’objectif est le même : se déguiser et s’amuser !

    Samedi 13 décembre, aux allées Jean-Jaurès, un artiste sculptera un bloc de glace en œuvre d’art éphémère. À partir de 17h, une déambulation à la lueur des lampions, dans les ruelles du centre historique, à la découverte du Noël provençal des associations de traditions istréennes est organisée. Au programme : chants, danses, présentation des 13 desserts, de la table de Noël, des santons et des animaux de la ferme.

    Toutes les autres animations, imaginées pour « donner un nouveau souffle à la magie de Noël », comme l’explique Laurent Even, sont à retrouver sur le site la ville, entre marché d’artisans, concerts, spectacles, veillée traditionnelle, chasse au trésor ou encore l’arrivée du père Noël !

  • Trafic de drogue : à Marseille, les assos quittent le terrain faute de budget

    Trafic de drogue : à Marseille, les assos quittent le terrain faute de budget

    « Au-delà du ramassage de seringues, nous participons de fait à la lutte contre le trafic de drogues », assure Pierre Alboui, président de la Régie de quartier Belsunce Noailles. C’est en effet dans un contexte de troubles graves liés à l’installation d’un point de deal que la structure a ouvert ses portes en février 2024, sur l’impulsion des élus communistes de la Ville.

    Dans ce quartier paupérisé du centre-ville, la proximité du commissariat de Noailles n’a pas empêché l’installation d’un point de deal sur la place de la Providence. Sous la pression du réseau, le Centre médico-psychologique et la Maison départementale de la Solidarité avaient mis la clé sous la porte. Les rondes policières plus fréquentes n’ont pas eu l’heur de mettre fin aux tirs de mortier, coups de feu et intrusions dans les immeubles. Dans « ce peu d’espace social qui subsiste, nous offrons une alternative à la désertification et contribuons a offrir des perspectives avec des activités d’insertion, du lien social, précise l’associatif, en déplorant, une baisse de 15% de financements d’État, par décision budgétaire ».

    L’aide sociale déraille

    À la Busserine, c’est Shebba, association historique du 14e arrondissement qui a vu son budget fondre de 70% en dix ans. Et ses effectifs salariés dégringoler de 50 à 3 postes. « Ce sont autant de retours à l’emploi, d’actions sociales et de personnes en moins pour occuper le terrain, déplore sa vice-présidente Danielle Sautet Vitiello, et on sait que le deal a horreur du vide. » Pas mieux du côté de l’insertion. Dans le 3e arrondissement le chantier école Appel d’aire qui accueille des jeunes orientés par la PJJ pour les remobiliser vers la formation et l’emploi n’a plus aucune subvention de la Région. Karine Pomar, des chantiers d’insertion Améli Provence, également agréés PJJ, déplore « en 15 ans on a perdu 50% de notre pouvoir d’agir, alors qu’on maintient la paix sociale dans un contexte plus qu’alarmant ».

    Les économies de l’État mettent en danger tous les pans du social. C’est jusqu’à la protection de l’enfance qui devient famélique. Le collectif Alerte 13 réunit une dizaine des plus grosses associations des Bouches-du-Rhône pour dénoncer la baisse des crédits alloués par le Département. Leur mission de protection et d’accompagnement est mise en péril. « J’étais perdue, j’avais fugué. Et dehors, c’est la jungle pour survivre. Les proxénètes d’une copine m’avaient donné deux options, la mule ou la pute », témoigne Alice, qui a été placée en foyer à l’âge de 13 ans. L’aide-soignante de 21 ans, reconnaît : « Si les éducs ne m’avaient pas récupérée, je glissais. Mais dans les foyers ils sont débordés, ça déraille. »

    Dans le Vaucluse, les épiceries dans le viseur

    Très régulièrement, le préfet évoque la lutte contre le blanchiment de drogue, en ciblant des commerces. En particulier les épiceries. Il y a trois semaines, lors du salon des maires, Thierry Suquet a indiqué que deux épiceries avaient fermé depuis juin pour des liens avérés avec le narcotrafic. Depuis début 2025, 71 épiceries ont fait l’objet de fermetures administratives contre 51 l’an passé. « Pour troubles à l’ordre public et vente de produits interdits et qui servent probablement à faire du blanchiment », souligne le préfet. Et d’inviter les maires à fournir « des renseignements exploités par les services en toute confidentialité ». F.C.

  • Quand l’insertion se voit couper l’herbe sous le pied

    Quand l’insertion se voit couper l’herbe sous le pied

    « Pour nous 15% de baisse de budget, ça représente une équipe, un encadrant et une accompagnatrice en moins, moins de capacité à répondre aux enjeux de la transition écologique, 40 classes qui ne bénéficieront plus d’intervention… », fait le compte Sandy Lachouette, directrice de Paysan urbain. L’impact de la nouvelle coupe budgétaire sur les ruptures de parcours dans l’insertion risque de s’avérer coûteuse pour le territoire.

    Basés sur les trois piliers, emploi salarié, accompagnement social et professionnel, ainsi que des formations adaptées aux besoins, les ateliers et chantiers d’insertion interviennent dans de nombreux secteurs et répondent au retour à l’emploi des personnes qui en sont le plus éloignées. Cette saignée pour l’Insertion par l’activité économique (IAE), représente à l’échelle nationale, près de 20 000 équivalents temps plein (ETP) supprimés, soit 60 000 personnes accompagnées en moins. Dans le secteur, la décision a fait l’effet d’une douche froide. « Plus de pauvreté et moins d’investissement dans l’insertion ? Le paradoxe est violent », a réagi Pierre Champeix, administrateur pour Chantier école Paca et président du chantier d’insertion Pain et Partage à Marseille.

    Pour Ameli Provence, dont l’État est le plus gros financeur, la Région s’étant complètement désolidarisée en 2025, suite à une baisse de 35% des aides du Département en 2024, ce sont 20 des 121 salariés en parcours d’insertion qui seront laissés au bord de la route et deux postes permanents qui disparaissent. « Cette restriction budgétaire intervient dans un contexte national de chômage, d’isolement, de santé, de pauvreté très inquiétant, souligne Karine Pomar, or nous intervenons dans tous ces domaines. »

    L’effet cascade

    La participation à l’économie des ateliers et chantiers d’insertion est réelle. « Nous travaillons avec 49 acteurs locaux, et pour ces agriculteurs nous représentons jusqu’à 70% de leur chiffre d’affaires », précise Sandy Lachouette. Sans compter le rôle joué par ces acteurs dans « l’alimentation durable, la préservation de la diversité », pour Paysan urbain. Ou encore « la contribution à l’amélioration du cadre de vie des habitants en centre-ville », ajoute pour sa part Héléna Gantzer directrice de la régie de quartier Belsunce Noailles, qui a développé 23 postes de salariés en parcours d’insertion sur 15 activités différentes en à peine plus d’un an. De quoi couper le souffle à une expérience en pleine ascension et qui répond aux besoins urgents du quartier.

    La Cour des comptes a reconnu l’utilité des chantiers d’insertion « et estime que nos activités réduisent les dépenses sociales allouées à la santé », relève Karine Pomar. Ils plaident le maintien des temps plein auprès du Sénat.

  • Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    « L’accessibilité pour les sourds est très complexe », signe Anthony Berard devant les participants au Café signe de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues, samedi soir. L’adjoint (LR) de la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille est venu à la rencontre des Martégaux parler accessibilité en politique.

    « Seuls sept élus municipaux en France sont sourds », avance Anthony Berard, qui s’est « investi à 15 ans » dans plusieurs associations, puis en politique en 2020. Au travers de son association, les Élus sourds, il veut « obtenir un accès à la politique comme les entendants », avec « un budget alloué aux interprètes en langue des signes pour les petites communes comme les grandes villes ».

    « Le premier sourd que je vois en politique »

    L’un des participants, sourd également, fait remarquer que « c’est la première fois que je vois un sourd en politique ». Il demande quel est le rapport entre le militantisme associatif et la politique. Anthony Berard répond que « c’est la première fois qu’on m’invite » à ce type d’échange, affirmant que « la politique doit être pour tout le monde, car nous avons tous cette envie d’être à égalité avec les entendants ».

    Une enseignante demande quel est le parcours scolaire des sourds. « Je suis allé en institut spécialisé sans entendants, puis en lycée professionnel. Maintenant, il est question d’être inclusif, soit c’est oral, soit bilingue langue des signes, soit à l’écrit. C’est un choix qui revient aux familles », détaille Anthony Berard.

    « Nous avons 9 ans de différence avec ma sœur. Elle était avec des entendants à l’école. Elle est plus autonome dans la société dans laquelle on vit », complète-t-il, sur le volet de l’inclusion scolaire. « Mon rêve est le modèle belge, où les enfants font leur choix de scolarité, mais se retrouvent tous à la pause dans le même établissement », conclut l’élu.

  • La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    C’est une ancienne boucherie qu’une dizaine d’agents de la police municipale a officiellement investie ce vendredi 28 novembre, avenue de Saint-Jérôme (13e). Un effectif qui devrait doubler d’ici quelques mois. Après le 42, la Canebière, et avant que n’ouvre « très bientôt » la rue Loubon (3e), cette nouvelle antenne de proximité devrait permettre de mieux répondre aux demandes des habitants, a estimé le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) venu dévoiler la plaque d’entrée.

    L’idée : que la police municipale investisse tous les quartiers, « d’ici 5 à 6 ans ». « Une police qui connaît la topographie des lieux est essentielle dans le continuum de sécurité », déclare-t-il, fier de cette police « la mieux armée de France dans tous les sens du terme ». Elle « a été déterminante, essentielle, dans les enquêtes en cours », assure Benoît Payan. Un rôle accru que le maire de Marseille assume sans ambages, déplorant le manque d’effectif de la police nationale.

    « On est une grande ville, cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris, est-ce que vous savez combien de policiers nationaux tournaient cette nuit ? 35 », affirme-t-il pour qui « ce n’est pas sur la sécurité que nous devons faire des économies » pas plus que sur « tout ce qui représente la République ». Entendre la police, la gendarmerie, les hôpitaux, la Poste, les associations, bref « celles et ceux qui font qu’on est debout ». Marseille a besoin « d’une police nationale qui soit calibrée », insiste Benoît Payan, s’indignant que l’année dernière, « le ministre de l’Intérieur ait décidé de supprimer une préfecture de police de plein exercice ». Intolérable pour l’élu dans une ville confrontée de plein fouet au narcotrafic…

  • Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    « On a une forte envie et une forte énergie ! » Le « je suis candidat » prend une tournure plurielle pour Gaby Charroux, ce jeudi soir, à l’heure de présenter sa candidature pour les prochaines élections municipales de 2026, à Martigues.

    Entouré de sa majorité et de près de deux cents soutiens issus du monde politique, économique, associatif, culturel et sportif, l’actuel édile martégal, candidat à sa succession, l’affirme : « C’est une aventure collective que nous menons avec notre équipe, qui se constitue dans le plus large rassemblement citoyen et républicain, comme nous le faisons depuis 1989. » Et d’insister : « Notre ambition est toujours la même, faire de Martigues une ville qui protège ses concitoyens. »

    « Une liste citoyenne »

    Cette candidature se veut participative. Gaby Charroux appelle d’emblée : « Chacun d’entre vous, dans votre secteur, sportif, économique ou culturel, que vous soyez jeune, ou vieux, femmes ou hommes, nous avons besoin de vos propositions, y compris vous qui faites partie des près de 1 000 associations de Martigues. Notre liste sera citoyenne », affirme le candidat.

    « Nous sommes à une étape charnière pour le développement de notre territoire et nous cherchons à ce que notre ville donne à chacun un avenir dont il a envie », poursuit Gaby Charroux, parlant d’un « travail avec la majorité et les services municipaux pour les années à venir, une vision de Martigues 2050 ».

    Dans « un monde de plus en plus violent », « quand à l’extérieur du pays il y a la guerre et à l’extérieur le narcotrafic, ce fléau », Gaby Charroux considère que « les communes sont devenues les vrais pôles de stabilité dans le pays », face à « un État qui a oublié sa boussole ». Mais il demeure « positif et optimiste, car j’ai foi en la nature humaine ».

    De nombreux défis

    Le mandat remis en jeu en 2026 est celui « des défis » pour l’actuel maire. Ceux « du service public, notamment postal, pour lequel nous avons bataillé avec le comité de vigilance pour maintenir la Poste de Ferrières ». Mais aussi « le défi majeur de l’hôpital public qui se pose actuellement ». Comme celui de conjuguer « la réalisation du contournement autoroutier avec notre exigence de compensation territoriale sur le territoire martégal, en figeant 70 hectares d’espaces naturels intouchables », détaille Gaby Charroux. Sans oublier l’enjeu « de la décarbonation. Nous voulons conforter les emplois industriels de notre territoire, dans lesquels se trouvent les meilleurs salaires. »

    Ces défis convergent, selon l’édile, vers « la préservation du modèle martégal et la transition écologique », pour « continuer à faire de Martigues une ville pas comme les autres », où l’« on porte la solidarité, la fraternité, l’égalité, où tous les combats sont les nôtres, dont celui des femmes ».

    Les outils pour y parvenir ? « Les services publics, les associations, l’industrie et le cinéma, qui sont les pôles d’attractivité de notre ville que nous devons protéger comme des joyaux », conclut Gaby Charroux.

    TÉMOIGNAGES

    Olivier Marchetti, président de Provence Studios

    « Martigues est un territoire incroyable, le cinéma prospère. Plein de films y sont tournés, dans des espaces naturels, des décors variés, tout en étant proche d’une grande ville, sans les contraintes. Toutes les conditions sont réunies pour développer la filière cinéma. En 2023, on est monté à 1 600 personnes travaillant sur site. Il reste le défi de pouvoir se déplacer plus facilement, particulièrement quand on accueille un gros tournage avec de gros castings. »

    Clémence Calvin, athlète de course de fond

    « La ville prend soin de ses habitants sans laisser personne de côté. On est gâtés. La singularité tient à la politique sociale et ça me tient à cœur qu’elle dure, en premier lieu pour mes enfants. C’est pour eux que je suis là et que je soutiens Gaby Charroux. Mes enfants font les centres d’initiation sportive (CIS), font du VTT sans être empêchés par l’argent, ont des cours d’art plastique. Tout le monde n’a pas accès à ces activités, mais à Martigues, c’est le cas ! »

    Thomas Vaïsse, doctorant en sociologie

    « Il y a deux originalités à Martigues. La diversité du territoire d’abord, avec un centre-ville provençal traditionnel marqué par les canaux, aux côtés du rural et de l’industrie. Une richesse et une possibilité d’imaginer plein de choses. L’enjeu de la gratuité est aussi central, elle permet d’installer une base pour tout le monde. La société décide qu’il y a certains éléments communs et tout le monde doit participer à son existence et sa reproduction. »

    Florence Dantin, militante du droit au logement

    « Gaby Charroux et son équipe sont très sensibles et réactifs sur le sujet du logement. Quand les gens ont de graves problèmes, il faut aller les voir chez eux, ce qu’on a pu voir à Notre-Dame-des-Marins. Le collectif est bon, le volet social de Martigues est énorme, le maire a beaucoup donné pour les associations. Son discours est aussi très ouvert, on sent que tout le monde peut venir et participer. Il y croit, et ça s’entend ! »

  • Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Ces deux dernières semaines, le froid a fait son retour dans le Var. Localement, le mercure est parfois descendu sous les 0°C et quelques flocons sont tombés à très basse altitude, tandis que les reliefs du Haut-Var ont légèrement blanchi. Une première offensive hivernale qui rappelle que le soleil et la chaleur ne sont pas un apanage annuel. Et qui, surtout, marque le début d’une période particulièrement difficile pour les personnes précaires et sans-abri. En France, depuis le début de l’année, 614 d’entre elles sont décédées.

    C’est pourquoi comme chaque année, la préfecture du Var met en place son dispositif de mise à l’abri hivernal. Piloté par la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) sous l’autorité du préfet, avec le soutien des associations de terrain et du Siao 115, celui-ci est en place depuis le 1er novembre.

    Un plan à deux niveaux

    Un dispositif complémentaire aux 955 places d’hébergement d’urgence mises à disposition toute l’année par les services de l’État et les associations, et qui doit permettre « d’offrir un accueil pour toute personne qui demande à être à l’abri en cas de températures ressenties négatives », affirme la préfecture. Deux niveaux d’alerte sont ainsi établis : le niveau 1 pour les températures comprises entre -1°C et -4°C, et le niveau 2 pour les températures inférieures ou égales à -5°C.

    Le niveau 1 implique l’ouverture de deux accueils de nuit (7 places en file active sur l’agglomération de Hyères et 10 places à destination des femmes seules à Toulon), de 5 salles paroissiales et associatives (44 places) en plus des 8 places déjà ouvertes sans condition climatique sur les agglomérations de Hyères et Saint-Raphaël, des huit accueils de jour avec des extensions horaires, mais aussi des mises à l’abri hôtelières complémentaires au sein de 11 établissements partenaires, et la mise en place d’un tiers-lieu alimentaire pour les familles à la rue ou hébergées à l’hôtel. Le niveau 2 consiste en un renforcement de l’alerte, via l’intensification des maraudes effectuées par les équipes mobiles et les bénévoles. Au total, ce dispositif permet d’accueillir 955 personnes par jour.

    Pour encadrer ce dispositif, le Siao-115 du Var mobilise ses équipes sur le terrain et dans les centres d’appels et informe la DDETS du Var en temps réel de l’évolution des demandes. Un médecin est disponible sur Toulon pour coordonner le parcours de soins des personnes vivant à la rue, avec des interventions du Smur dans le cadre de la régulation médicale du centre 15 suite à un signalement au 15, 18 ou 112. Si une personne refuse la mise à l’abri alors qu’elle semble en danger, il appartient aux agents d’user de toute leur persuasion et, en cas d’échec, de prévenir le Service d’aide médicale urgente (Samu) qui activera les moyens de secours adaptés. La préfecture invite à multiplier les dons matériels (vêtements, nourriture, kits d’hygiène…) et pécuniaires auprès des associations, et à appeler le 115 en cas de repérage d’une personne sans-abri en difficulté ou en danger.

  • Un colloque juridique pour concilier réindustrialisation et environnement

    Un colloque juridique pour concilier réindustrialisation et environnement

    C’est une première. « Les rencontres de droit et procédure administratives existent depuis longtemps, on est à la 23e édition », précise maître Benjamin Hachem, mais « le partenariat entre le barreau de Marseille, les juridictions administratives et l’institut Robert-Badinter est inédit ».

    Florence Noire, magistrate et représentante de cette dernière organisation, explique : « Le sujet de la réindustrialisation et des enjeux environnementaux nous paraissait être extrêmement important dans l’actualité, et dans l’actualité juridique et contentieuse. » « L’actualité nous a rattrapés, avec la feuille de route pour le développement de Fos et des décisions qui doivent être prises au niveau de l’État vis-à-vis de la ligne haute tension, confirme Benjamin Hachem. On se rend compte qu’on est à un moment décisif au niveau régional et que ces enjeux dépassent le territoire et sont nationaux. »

    Autre nouveauté : le colloque ne se limite pas au champ des acteurs juridiques. « L’idée c’est de proposer une rencontre opérationnelle entre les acteurs du droit, le monde économique et les associations de protection de l’environnement, précise la magistrate. (…) On oppose souvent industrie et environnement mais l’objectif c’est de faire dialoguer des acteurs dont on peut penser qu’ils sont diamétralement opposés dans leurs missions pour transcender la discussion. »