Tag: Associations

  • Solidarité internationale avec le peuple cubain

    Solidarité internationale avec le peuple cubain

    Le 6 juin 2026, le Conseil municipal de Montpellier a adopté à l’unanimité un vœu condamnant le blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis contre Cuba, déposé par le groupe de la France Insoumise et des verts populaires. De fait, depuis le mois de janvier, la situation humanitaire à Cuba s’est considérablement aggravée.

    « Le but des États-Unis de Trump, aujourd’hui, est d’asphyxier Cuba pour faire tomber le régime de solidarité et ajouter une nouvelle étoile à son drapeau », se révolte Nadia Mateu, membre de l’association France Cuba Hérault. Ce jeudi 2 janvier, elle était aux côtés du Secours Populaire et de deux autres associations (Cuba Coopération et Montpellier Cuba Solidarité), pour donner une conférence de presse sur l’urgence d’agir en solidarité avec le peuple cubain. « Les problèmes les plus urgents concernent l’énergie et l’alimentation, explique Henri Sierra, de Cuba Coopération. Même si les associations de solidarité envoient des denrées, le problème c’est que les transporteurs ne veulent plus envoyer de conteneurs, par peur des sanctions américaines. »

    Coopération internationale

    L’énergie est une préoccupation majeure à Cuba, car le blocus sur le pétrole entraîne des coupures de courant régulières, le rationnement de l’essence et la hausse des prix. « Cela impacte toute la société, affirme Henri Sierra. C’est notamment la raison pour laquelle, certaines interventions médicales ne peuvent plus être réalisées. » Avec le soutien des trois associations héraultaises, le secours populaire a donc lancé une campagne de don dans le but de faire installer 1000 panneaux publicitaires dans différents lieux collectifs sur l’île. De son côté, Jean-Michel Gramont, de Montpellier Cuba solidarité, rappelle, ému aux larmes, qu’il ne s’agit pas d’une « crise humanitaire » mais bien d’un. Ensemble, les trois associations prévoient une grande réunion publique au début du mois de septembre, pour continuer de faire vivre la solidarité entre les peuples.

  • La Région Occitanie maintient le cap de la solidarité

    La Région Occitanie maintient le cap de la solidarité

    « Avec de l’argent, il est plus facile de se projeter dans des projets de long terme. » Elles ont beau poursuivre un but non lucratif, les associations ont comme tous les ménages et les entreprises, besoin de soutien financier pour exister et déployer leurs activités souvent d’intérêt public. Réunies à Montpellier par la Région Occitanie mercredi 1er juillet, jour du 125e anniversaire de la loi de 1901 qui a créé leur statut, elles n’ont pas manqué de dire leurs difficultés grandies par l’inflation énergétique et l’austérité des politiques publiques souvent guidées par les logiques de rentabilité.

    Un contexte difficile largement dû au désengagement de l’État qui en plus d’être aux abonnés absents sur certaines de ses missions régaliennes (droit au logement, respect de la loi sur le handicap de 2006, lutte contre les violences de genre…), tourne de plus en plus le dos aux acteurs censés pallier ses propres manquements. Le plus souvent quand elles sont dirigées par la gauche, les collectivités tentent de maintenir la barque associative à flot. C’est le cas de la Région Occitanie qui, bien que contrainte de baisser certaines subventions de 5 à 10%, a fait le choix de la stabilité pour les structures les plus fragiles (celles percevant moins de 5 000 euros d’aides).

    Avec la présidente Carole Delga (PS), « on fait le choix de maintenir notre volontarisme politique dans un contexte aggravé », affirme Pierre Lacaze (PCF). Le vice-président délégué aux solidarités, égalités, services publics, vie associative et logement social, est inquiet par deux phénomènes actuels qui mettent à mal la vie associative. D’un côté la montée des violences sexuelles et sexistes ainsi que des actes racistes et antisémites. De l’autre, la montée des idées discriminantes d’extrême droite dans la société. « Si la causalité n’est pas établie, on pense qu’il y a un lien. Par ses discours et ses méthodes, l’extrême droite peut contribuer à la hausse de ces violences », assure Pierre Lacaze. Et l’élu communiste de noter que « le récent rapport du Sénat sur les masculinistes fait le lien avec l’ultra droite ».

    Sécuritaire : le paradoxe d’Alexis de Tocqueville

    Ce qui est sûr c’est que les obsessions sécuritaires et immigrationnistes de Retailleau, Ciotti, Zemmour et consorts sont à l’opposé du travail de terrain mené par les associations en faveur de la tolérance et du respect d’autrui. D’autant que ces thèses fumeuses sont souvent très éloignées de la réalité. Si les violences des mineurs (en raison du trafic de drogue) sont en hausse ou que les violences sexistes et sexuelles ne diminuent pas depuis à peine 25 ans qu’elles sont mesurées, d’autres baissent drastiquement. « En France depuis le XIXe siècle, on observe une chute continue du nombre d’homicides, trois fois moins nombreux que dans les années 80 », recadre Tristan Renard. Quant aux violences politiques (abris bus brisés…) montées en épingle sur CNews, elles sont « très loin des niveaux des années 70 », précise le sociologue qui évoque une résultante du paradoxe d’Alexis de Tocqueville. « Plus une violence diminue, plus la préoccupation sécuritaire augmente ». Pour ce chercheur au Criaus et au Cresam, « les politiques publiques doivent être menées à l’échelle d’une génération (20 ans), pas à une échelle électorale ».

    Aussi, les lauréats et associations aidées (SPF, Planning familial, SOS Racisme, Mrap, Unat…) étaient-ils ravis d’avoir une oreille attentive de la Région le 1er juillet. Baptisé « Pour une Occitanie inclusive et solidaire », le principal appel à projets soutient 139 projets à hauteur de 710 000 euros. Le dispositif « Génération égalité » est dédié à la sensibilisation des jeunes à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la prévention des violences sexistes et sexuelles et à la lutte contre les stéréotypes. Enfin, l’opération « Vacances Solidaires », qui permet chaque année à des enfants et familles aux revenus modestes d’accéder aux vacances et aux loisirs éducatifs. En Occitanie, le tissu associatif représente 160 000 structures, 175 000 emplois et 1,4 million de bénévoles.

  • La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    Après la mairie RN de Carpentras, qui supprime les subventions du Planning familial, c’est au tour de la municipalité de Monteux, également passée RN en mars dernier, de réduire de 90 % celle accordée à la Maison des Jeunes et de la Culture de sa ville.

    Dans un message posté sur ses réseaux sociaux, la structure, qui accueille un peu plus de 500 personnes à travers des activités sportives et des événements divers, explique que cette aide passe de 45 000 euros à 5 000. Elle ajoute que les subventions de fonctionnement et celle du festival des cultures urbaines des vacances d’automne, respectivement de 1 350 et 1 500 euros, sont, elles, supprimées. Et explique prendre acte de cette décision et que le conseil d’administration va se réunir en cette fin de semaine « pour mesurer l’impact sur la vie de l’association ».

    Répartition

    Le maire d’extrême droite, Patrice de Camaret, a justifié, lors du conseil municipal, cette décision en s’appuyant sur les comptes de l’association. Ceux-ci étant, d’après lui, assez fournis. « La collectivité doit soutenir en priorité les associations qui en ont réellement besoin, et non celles qui disposent d’une trésorerie solide », stipule la collectivité. Et assure que cette « décision ne remet pas en cause l’utilité de la MJC ni son travail auprès des Montiliens », mais « traduit une volonté de justice dans la répartition de l’argent public, au bénéfice d’associations qui, elles, ont un besoin réel et immédiat de soutien ».

    Les élus d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. « Il le vend comme une nécessité économique, mais pour moi, c’est idéologique », glisse Michel Mus (DVG). Car, dans le même temps, les subventions aux associations sportives augmentent de 8 %.

  • Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Un dispositif porté par la fondation Vinci qui a remis un chèque global de 91 600 euros pour des projets à destinations des quartiers prioritaires de la ville (QPV). Le partenariat engagé par la fondation est double : soutien financier et soutien humain, avec la mobilisation de 19 parrains salariés des entreprises locales de Vinci. Les associations œuvrent notamment pour l’accès des habitants des QPV à une alimentation saine, à la formation, au travail, à l’exercice de leurs droits, à la création artistique ou encore à renforcer le lien social et améliorer l’environnement dans ces quartiers.

  • L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    À quelques jours des Estivals, l’événement festif de l’été, après le refus du Comité des fêtes, organisateur historique de la manifestation, de signer la convention, la Ville a proposé le Club de rugby des Cadeneaux pour le remplacer. Un revirement qui a provoqué de houleux débats au conseil municipal convoqué en urgence lundi soir. « Notre volonté est de réintroduire de l’ordre, de la légalité et de l’égalité », a justifié le maire (LR), Romain Amaro.

    Un argument que l’opposant Jean-Philippe Musso (DVG) rejette en bloc : « Refuser cette convention ne rend pas les procédures antérieures illégales. On peut changer de méthode mais on peut pas jeter le discrédit sur une association et ses bénévoles qui, pendant des années, ont fait vivre des événements populaires, attendus et appréciés des Pennois ». Selon lui, le texte vise sciemment à écarter le Comité des fêtes et son représentant, Jean-Marc Léonetti, ex-premier adjoint sous Michel Amiel. Il dénonce une convention qui retire à l’association le choix de ses partenaires, met en péril son équilibre financier et impose un suivi jugé abusif de sa communication avec la presse. « Aux Pennes-Mirabeau, on n’est pas dans une dictature », ajoute-t-il, dénonçant une « chasse aux sorcières » visant les associations favorables à l’ancienne majorité.

    Autre point de tension, jusqu’à la veille du conseil, l’organisation revenait au Sporting Club Police Marseillais, présidé par Romain Vesperini, élu aux côtés du maire actuel. Une proximité soulevant « l’hypothèse d’un conflit d’intérêts » selon l’opposition. « Peut-être parce que ce choix devenait difficilement défendable, vous avez rétropédalé et confié l’organisation au club de rugby des Cadeneaux », a lancé Jean-Philippe Musso, disant avoir appris ce nouveau changement d’organisateur par la presse, le matin même du conseil. En fin de débat, le maire tente un ultime coup de théâtre pour espérer remporter la partie en sous-entendant un conflit d’intérêts. Il fait distribuer un formulaire d’inscription destiné aux food-trucks des Estivals. Le document exige une caution de 40 euros à l’ordre du Comité des fêtes, à envoyer à l’adresse de Jean-Marc Léonetti, accompagnée du contact e-mail de sa propre cave à vin.

    L’affaire délicate

    du Data Center

    Le reste du conseil n’a pas échappé à cette tension notamment quand la question du Data Center – projet de l’ancienne mandature que le maire Romain Amaro disait vouloir abandonner – arrive au menu. « On passe d’un extrême à l’autre », relève Jean-Philippe Musso. Le maire présente un accord en cours de négociation avec l’entreprise Telehouse, pour enrichir le projet de panneaux solaires et de redistribution de la chaleur fatale de l’infrastructure qui permettrait « une réduction des factures d’électricité » assure Romain Amaro. Des avantages jugés insuffisants pour Jean-Philippe Musso qui pointe « des coûts exorbitants par rapport aux bénéfices ».

    Devant la mairie, les opposants se sont fait entendre. Christine Muscat, présidente du Comité d’intérêt de quartier Pallières, dénonce « des mensonges » sur la promesse d’un accès gratuit des habitants à l’énergie produite et réclame des preuves.

  • Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Les associations dénoncent un simulacre de concertation. Alors que le deuxième atelier sectoriel dédié au tracé nord de la liaison Fos-Salon a lieu ce soir, à 18h30, dans la salle Gérard Philippe à Grans, un collectif composé de sept organisations affirme que « le choix de transformer cette nationale en autoroute à péage confiée à un concessionnaire privé est, lui, déjà acté ».

    À l’origine, le projet consistait en une deux fois deux voies gratuite, principalement basée sur le réaménagement de la RN569. Le ministère de la Transition écologique avait arrêté cette position dans une décision publiée au Journal officiel le 30 juin, suite au débat public qui s’était déroulé du 1er septembre 2020 au 31 janvier 2021 : « Le principe de la réalisation d’une infrastructure au statut autoroutier sur la totalité de l’itinéraire est écarté. Celui d’un aménagement au statut de route express est retenu, à l’exception, le cas échéant, de la section nord, entre l’A54 et le carrefour de Toupiguières, qui bénéficierait du statut d’autoroute dans l’hypothèse où cette section serait réalisée par adossement à la concession ASF. »

    Un report de trafic

    Alors que la troisième séquence de concertation consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte le 22 juin, la DREAL a annoncé vouloir saisir « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques » en 2031 pour boucler ce projet à 566 millions d’euros, après que l’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% a été écartée en 2025.

    « C’est brutal : on ne débat plus, on aura une autoroute. La DREAL nous met devant le fait accompli, le projet est bâclé, il faut aller vite pour intégrer les concessions et le choix des variantes au nord et au sud s’est considérablement réduit », accuse Christian Marquis, représentant du collectif signataire Cistude, qui regrette cette situation alors qu’en 2021 « on s’approchait d’une solution acceptable pour toutes les parties ». « On aurait pu concevoir un projet à moindres frais, plus respectueux de l’environnement et le faire financer par l’État, poursuit-il. On nous dit qu’il n’y a plus de budget, mais c’est un choix politique. Si on choisit de le faire financer par le privé et de le faire reposer sur les particuliers, c’est que l’État se désengage. »

    Avec un tarif estimé à 2,40 euros l’aller en cas de péage sur l’ensemble du tracé de 25 km, les associations s’inquiètent du report de trafic sur les routes secondaires. « Ça va surcharger les autres tronçons, assure Jean-Louis Sanial, représentant de l’organisation Sauvons nos étangs. Ça ne correspond pas aux attentes de la population. On pense plus aux industriels qu’aux habitants. » Le Fosséen estime que « les modes de transports alternatifs sont pas assez exploités », malgré « d’énormes possibilités avec le ferroviaire avec la gare de triage à Miramas, mais aussi avec le fluvial ».

  • Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    C’est un quartier très pauvre, l’idée est de dire qu’il n’est pas abandonné. Qu’il y a toujours des gens qui sont là et qui prennent soin les uns des autres. Faire une fresque de 50m2, c’est aussi mettre en lumière ceux qui y restent », explique l’artiste Mahn Kloix. Et de poursuivre « c’est un quartier dominé par la présence des hommes dans la rue. J’ai choisi de faire un portrait d’une jeune fille, et de fait, de remettre une présence féminine dans la rue ».

    « Qu’est-ce que c’est ? », interroge Zina à haute voix. « J’habite là depuis 30 ans, j’aimerais trop déménager. Les habitants sont sympas mais les rues… », poursuit-elle. Sous un soleil de plomb, des jeunes torse nu assis çà et là, sont accrochés à leur téléphone. La fresque est dessinée au trait noir sur la façade de la Soliha, foyer pour jeunes mineurs isolés. « Depuis le meurtre survenu en janvier 2026, mairie, préfecture et associations de quartier se réunissent régulièrement pour travailler. L’idée est d’arriver à se réapproprier l’espace », détaille Christèle Grandpaul, une des responsables du foyer Soliha. Aucun des jeunes du foyer n’a souhaité connaître le motif en amont. Sur le canapé, Mamadou s’interroge : « Le dessin, je sais pas ce que c’est. J’attends de voir fini. Au début, j’ai cru une rénovation. » Tandis qu’Abou s’interroge plutôt sur l’origine du nom de l’artiste. « Quand tu mets une image en grand format dans un espace urbain, c’est assez imposant et impactant visuellement », reconnaît-il. Mais pas que… « À chaque fois, c’est un défi. Sur corde, il y a l’aspect physique engageant. C’est quelque chose de rude, mais qui me plaît. »

    Né au XXe siècle, l’art urbain ou Street art est un art très populaire. « On dit aux gens : non, tu n’es pas obligé d’aller dans une galerie. L’art est devant toi dans ta rue », analyse Mahn Kloix. Poursuivant : « C’est ce que j’aime dans ce mouvement. À l’international, c’est le premier qui vient d’une base populaire et qui s’adresse à tous. Pour moi, c’est une énorme révolution dans le monde de l’art. »

  • Une journée d’évasion pour ces familles en difficulté

    Une journée d’évasion pour ces familles en difficulté

    « Ici, on s’occupe de personnes avec des situations compliquées […]. On considère que tout le monde a le droit de s’évader », s’enthousiasme Louise Mottier, éducatrice spécialisée au sein d’Habitat Alternatif Social, association du secteur de la lutte contre la grande pauvreté. Ce mercredi 1er juillet, cette structure et ses résidents profitent du programme « S’évader », mis en place par la mairie de Marseille pour permettre aux familles des quartiers prioritaires de la ville de bénéficier d’une journée de vacances gratuite. Depuis le 15e arrondissement, un bus les attend pour les amener au lac des Vannades.

    Depuis 4 ans, ce dispositif, financé par la Ville de Marseille, permet aux associations de monter un projet pour les familles autour de la nature, de la culture, ou du sport et de le réaliser. La mairie « a fait le choix de séculariser le dispositif » malgré les coupes budgétaires imposées aux collectivités, explique Anne-Sophie Sidani, conseillère municipale déléguée à la politique de la ville (PS), pendant que son équipe distribue aux familles des produits dérivés à l’effigie de la mairie.

    Un programme qui fait

    des heureux

    « Les familles n’attendaient que ça », ajoute Louise Mottier. C’est la première et la seule journée de l’année où les résidents des différents centres d’hébergement se retrouvent. Selon elle, c’est « une journée de célébration » qui « permet d’oublier le quotidien ».

    Mariette et Christian, parents d’un nouveau-né, accompagnés depuis 3 mois, expriment leur enthousiasme : « On pourra rencontrer d’autres familles. » Tous voient cette journée comme la possibilité de tisser des liens. « Je me fais des amis », ajoute Abdoul-Karim, jeune garçon présent avec sa mère Chadia.

    Alors que tous sont déjà installés et que le bus est prêt à partir, Anne-Sophie Sidani adresse un dernier mot : « Au nom de la Ville de Marseille et de Benoit Payan, je voulais vous souhaiter à tous une très bonne journée ! » Ravie, l’association envisage déjà l’an prochain et Louise assure que ces derniers « répondront présents ».

    Sasha Mossé

  • À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    « Résister face à la pédagogie du renoncement et s’assurer que les lumières ne s’éteignent pas dans l’esprit de nos jeunes » : telle est l’une des contributions majeures de l’éducation populaire, selon Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements. L’élu est venu à la rencontre des acteurs associatifs du secteur, mardi matin, à l’occasion d’une réunion organisée par sa mairie. « L’éducation populaire est essentielle pour notre société. C’est un levier essentiel pour la démocratie, l’émancipation humaine, la citoyenneté et la transformation de la société, a-t-il poursuivi. Cette rencontre de nouvelle mandature doit permettre d’échanger nos expériences, mais surtout de construire ensemble des projets. Une association isolée peut faire de grandes choses, mais associée aux autres, elle peut se rendre beaucoup plus efficace. »

    C’était l’ambition de ce premier temps d’échanges entre associations, organisé à l’initiative de Lyèce Choulak, conseiller municipal délégué à l’éducation populaire et aux vacances pour tous dans les 15-16. « C’est l’occasion de rassembler toutes les forces vives de l’éducation populaire dans les 15-16, parmi lesquels on compte les associations de proximité et les centres sociaux, bien sûr. Mais aussi les institutions (Métropole, État) et les bailleurs, détaille-t-il. Je voudrais qu’on puisse aboutir sur un projet commun qui défende l’intérêt collectif ».

    Pour soutenir la démarche, Hassan Guenfici, adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire, était présent pour représenter la mairie centrale.

    Un budget pour l’enfance ?

    Les difficultés financières des collectivités, limitant le niveau des subventions accordées aux différentes structures, n’ont pas manqué d’être évoquées. Dans ce contexte budgétaire serré, une idée a tout de même émergé : investir avantage dans l’enfance. « L’enfant pauvre des cités est souvent le secteur de l’enfance, note Nicolas Rett, directeur du centre social de la Bricarde (15e). C’est très difficile de déployer des actions, parce que nos moyens sont très limités. Il y a pas mal d’espaces jeunes sur le territoire, ce qui nous permet de capter les jeunes à partir de 11-12 ans. Mais les 5-10 ans qui ne sont pas inscrits au foot ou à l’aide au devoir, ce sont eux qui sont un peu à la rue entre 17h et 19h. Ça les rend vulnérables, notamment aux réseaux [de trafic de drogue] ».

    « La question de la protection de l’enfance et de l’accueil des mineurs est sur la table, le travail est entamé », a assuré Hassan Guenfici. Jean-Marc Coppola ajoute : « La Ville fait son possible, mais ne pourra pas se substituer à tout le monde. Les échéances électorales de l’an prochain doivent être l’occasion de décider dans quel type de société nous souhaitons vivre. »

  • Un carreau du cœur pour Handident

    Un carreau du cœur pour Handident

    Créée le 11 mai 2005, sa mission est de faciliter l’accès aux soins dentaires pour les personnes handicapées ainsi que les personnes âgées dépendantes. Dotée de moyens variés afin de répondre aux difficultés des patients, l’association met l’accent sur une prise en charge complète. D’après Christine Khoudry, Directrice médicale d’Handident Paca, ce n’est pas le cas de chaque branche. « Chaque Handident est indépendant. On dépend d’une association qui s’appelle SOSS (Santé Orale et Soins Spécifiques) mais on est vraiment indépendant. » Une particularité démarque l’« entité » en charge de la région du sud-est de la France, « on est les seuls au niveau national répondant à la demande de A à Z. C’est-à-dire on prend en charge le patient pour faire le diagnostic, le plan de traitement et on réalise les soins. »

    Une méthode particulière

    Pour agir, plusieurs services sont en place comme le DERAC (Dispositif Expert Régional d’Appui à la Coordination) recevant les appels des patients et permettant leur orientation vers un chirurgien-dentiste. Sur le terrain, des cabinets dentaires mobiles, ainsi que des interventions au sein d’EHPAD, sont réalisés afin d’« aller vers les patients ». « Tout est mobile », nous explique Christine Khoudry. « On a des véhicules pour chaque secteur, dédiés aux soins. Il y a tout dedans. On installe et désinstalle à chaque fois à l’aide du technicien sur place de l’établissement, en présence de l’assistante dentaire et du chauffeur du véhicule. »

    Pour cette unité mobile, un bus, au départ de cette initiative mobile en 2010, ainsi que trois autres véhicules sont répartis sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux exigences. En développement avec une antenne fixe ouverte en mars et 3 630 personnes soignées en 2025, Handident Paca pourra compter sur la visibilité du Mondial afin de partager le savoir-faire de son service au grand public.