Tag: Associations

  • Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Le festival a un slogan fort cette année : « Nourrir et relier les mondes ». Car, selon les organisateurs, « dans un contexte de bouleversements écologiques, géopolitiques et sociétaux aigus, il devient urgent de repenser notre rapport à la nourriture ». Le démographe Marc Véron anime mardi, à 18h, une conférence sur la prospective alimentaire jusqu’en 2050. Une prévision importante puisque d’après un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 1,7 milliard de personnes vivent dans des régions où la dégradation des terres est une menace croissante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la résilience des écosystèmes. Des apéritifs sont organisés après chaque conférence : « On crée des moments d’échanges debout, verre a la main, où on sort des dynamiques de prises de parole assises, ce qui permet à des personnes qui ne s’expriment pas en temps normal de le faire », décrit Cécile Arnold, codirectrice de l’association Opéra Mundi.

    « Les conditions d’une démocratie réelle »

    Ces moments permettent de « recréer les conditions de démocratie réelle, on refait société en plus de placer le savoir dans les mains du citoyen », ajoute la codirectrice. Le biologiste Olivier Hamant sera présent ce samedi pour expliquer son concept de « robustesse ». « Une idée qui repose sur l’importance vitale d’entrer dans un nouveau modèle de société qui replace le vivant et sa fragilité au centre, en opposition totale au culte de la performance », explicite Cécile Arnold. « Quand on observe le vivant, on voit que tous les systèmes fonctionnent en sous-optimalité. C’est ce qui leur permet d’être durables, de continuer à vivre avec les fluctuations de leur environnement », développe le biologiste au micro de France Inter. Pour aussi s’alimenter de joie et d’espérance, une fête est organisée à la Fabulerie, samedi, pour cette dernière journée. L’occasion de danser sur le DJ set original de Milena Rousseau, qui samplera des extraits de conférences de la semaine.

  • La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La liste « Uni.e.s pour Draguignan » poursuit son cycle de consultations. Vendredi, ce sont les thèmes du logement, de la santé et des discriminations qui ont été portés par l’équipe progressiste, lors d’une nouvelle réunion publique.

    La première thématique avait fait l’objet d’une enquête auprès des habitants. Il en ressort « un mal-logement chronique dans les quartiers prioritaires : logements dégradés, problèmes d’isolation… 62% des sondés renoncent à se chauffer pour des raisons financières », analyse Sylvie Borgogno, colistière (LFI). Les prix des logements demeurent par ailleurs prohibitifs pour 67% des personnes interrogées.

    Pour un centre de santé

    Pour lutter contre la précarité, la liste souhaite encadrer les loyers, favoriser l’accession sociale à la propriété et lancer un programme de rénovation pour intensifier le « zéro logement vacant » et atteindre les 25% de logements sociaux fixés par la loi SRU, dont la construction sera priorisée. L’ensemble doit être réalisé selon un modèle durable, qui s’appliquerait également aux nouveaux programmes immobiliers.

    Concernant la santé, « comme partout en France, il y a un manque de médecins. On est classé en zone d’action complémentaire (ZAC) par l’ARS, on n’est pas complètement sous-doté par rapport aux zones d’intervention prioritaires, mais des gens sont tout de même obligés d’aller jusqu’à Fréjus », analyse Sylvie Borgogno. Alors que 42% des sondés renoncent aux soins faute de moyens et de médecins, que 58% se disent insatisfaits par les services hospitaliers et que 72% ont des difficultés à trouver un spécialiste, « Uni.e.s pour Draguignan » propose de créer un centre de santé (avec des médecins salariés et sans dépassement d’honoraires), un service de téléconsultation et de médecine de garde. La liste souhaite également encourager l’installation de médecins en finançant des étudiants en médecine qui s’engageraient à exercer cinq ans à Draguignan.

    La liste veut aussi favoriser la pratique du sport, la prévention (addiction, santé mentale…), l’environnement (transports verts, végétalisation…) et la nutrition (cantines et marchés bio, épicerie solidaire municipale, repas itinérants à faible coût dans les quartiers prioritaires…).

    Enfin, sur le volet discriminations, la liste veut mettre en place un guichet municipal destiné à la lutte contre les discriminations et les violences intrafamiliales, assorti d’un service d’accompagnement psychologique. Elle souhaite également renforcer les subventions aux associations œuvrant dans ces domaines et augmenter les capacités d’accueil d’urgence. Un plan de prévention est également prévu, incluant des ateliers d’initiation aux métiers de la tranquillité publique, ainsi qu’un moratoire et un audit sur la vidéosurveillance.

  • Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    La plupart du temps, les plus petits voyagent avec leur mère. Donc c’est encore sur les mères que cela retombe », déplore Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF dans le Gard et dans les départements limitrophes.

    Depuis le 8 janvier, la SNCF a lancé deux nouvelles classes (Optimum et Optimum Plus) interdites à la réservation pour les enfants de moins de 12 ans. Circulant au départ de Paris, elles se destinent à une clientèle professionnelle à qui la SNCF promet une tranquillité… optimale. Mais depuis quelques jours, cette offre est sous le feu des critiques. Comme de nombreuses associations, celle qui regroupe les usagers du Gard a accueilli la nouvelle avec scepticisme. « Cela crée de la discrimination. Pourquoi vouloir faire des espaces réservés à certaines personnes et en exclure d’autres ? Je pense que c’est l’inverse de ce qu’il faut faire. Dans les trains, les gens se mélangent, et ceux qui sont gênés s’éloignent  », poursuit Anne-Marie Skora, qui juge cette proposition « extravagante  ». « Ces classes ouvrent la porte à tout et à n’importe quoi. Quelle sera la prochaine étape ?  », questionne encore la présidente.

    Si l’UFC-Que-Choisir n’a pas encore officiellement pris la parole, le responsable de l’antenne de Montpellier partage la critique générale. « Si la SNCF offre un service personnalisé à certains types de passagers qui veulent de la tranquillité, qu’elle offre aussi un service personnalisé aux jeunes enfants ! », propose Claude Gaubert. « Des solutions de ce type existent dans d’autres pays… Je pense que la SNCF, trop obnubilée par son chiffre d’affaires, aurait dû réfléchir autrement.  »

    Cette offre s’inscrit dans la tendance plus large du « No kids », qui voit de plus en plus d’espaces et de restaurants interdits aux enfants. Un mouvement qui suggère que le confort des adultes passe forcément par l’absence d’enfant, et que la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïri a jugé « choquant » lors d’une intervention sur BFM…

    Via son compte X, la directrice des offres TGV de la SNCF a tenté de relativiser en précisant que ces offres ne représentent « que 8% des trains qui voyagent du lundi au vendredi  ». Mais pas sûr que ça suffise à convaincre l’opinion publique. Question de philosophie sans doute…

  • Aix, ils se mobilisent pour dire « non ! » aux guerres dans le monde

    Aix, ils se mobilisent pour dire « non ! » aux guerres dans le monde

    Si les collectifs, partis politiques, associations et syndicats ont plutôt pour habitude de répondre aux appels nationaux à manifester – ou de rejoindre les cortèges marseillais – l’initiative est, cette fois, entièrement organisée par les figures locales. Ce samedi 31 janvier, ils seront bon nombre à se mobiliser pour dire « Non à la guerre ! ».

    L’appel à défiler est conjointement lancé par le collectif contre l’extrême droite et nombre d’associations, en passant par la Cimade, le collectif Aixois Palestine en passant par la Ligue des droits Humains (LDH), Aix Solidarité ou le Comité de soutien antifasciste, rejoint par les forces de gauches locales (Parti communiste, Parti socialiste, la France insoumise, la Gauche écosocialiste, la gauche républicaine et socialiste, Génération.s, Place publique, Partit occitan…), les déclinaisons « jeunes » de plusieurs de ces partis et les forces écologistes (Génération écologie, les Écologistes et les jeunes). Aux partis et forces politiques s’ajoutent les syndicats, parmi lesquelles la CGT, la FSU aixoise, mais aussi le Syndicat des avocats de France.

    Non « à l’impérialisme »

    La décision de manifester, annoncée et expliquée au cours des cérémonies de vœux tenues par les participants, est le résultat d’un constat : « Partout, les impérialismes veulent faire la loi au mépris du droit international », expliquent les organisateurs, dans un communiqué conjoint. Ensemble, ils appellent à « réagir et agir pour montrer à nos gouvernants que nous voulons la justice, garante de la paix, refusons la loi du plus fort et exigeons la préservation et le respect du droit international, patiemment construit par la société tout entière ». La guerre en Ukraine qui approche de sa quatrième année, « l’offensive génocidaire » en cours en Palestine depuis plus de deux ans, la « démonstration de force brutale et l’enlèvement du président » au Venezuela, plus largement, la politique de Donald Trump, président des États-Unis… Autant de constats qui poussent les organisateurs à dire « Non à l’impérialisme, au colonialisme, sous toutes ses formes, non à la guerre », mais « oui au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, oui à la justice et à la paix ! » « Nous ne sommes pas à l’origine de la mobilisation, mais notre responsabilité est grande, sans paix, il n’y a ni liberté, ni progrès social. La guerre, ça n’a jamais profité aux travailleurs », estime de son côté François Canu, secrétaire de l’Union CGT locale. Le départ du cortège est prévu à 16h, de la place de la Rotonde, jusqu’à la mairie.

  • Les centres d’initiation, fleurons de Martigues

    Les centres d’initiation, fleurons de Martigues

    Entre 2020 et 2026, les réalisations se sont multipliées : le bassin extérieur de 50 mètres de la piscine Avatica a permis au club de gagner des dizaines d’adhérents et d’attirer l’entraîneur Philippe Lucas, les terrains de padel ont donné un nouveau souffle au club de tennis, le stade Francis-Turcan a été remis aux normes, le collège Henri-Wallon s’est vu doter d’un gymnase, la base de voile de Tholon a été rénovée et étendue, la « Zone Jeun’s d’Aurélio » a démocratisé la pratique du BMX, des plateaux d’évolution (ou city stades) ont été construits dans les quartiers…

    Martigues est « une terre de sport », affirme Éliane Isidore, conseillère municipale (DVG) en charge de la question. Et ce n’est pas nouveau. « On a 1 300 gamins qui s’essaient à plus de 25 activités dans nos Centres d’initiation sportive (CIS), qui sont un véritable fleuron de notre politique. Ces CIS ont été créés il y a plus de 60 ans. C’est dire si on a été précurseurs en la matière. » Depuis 2020, ces centres proposent du sport adapté aux enfants en situation de handicap. Trois créneaux par semaine sont animés par des éducateurs formés et habilités à encadrer ces publics.

    Mixité sociale et éducation

    Les amateurs de sport ont de quoi faire et les résultats sont là : la commune de près de 50 000 habitants compte 11 000 licenciés au sein des différents clubs. Éliane Isidore résume : « Notre politique est l’accès au sport pour tous. (…) On a à cœur de soutenir toutes les pratiques, qu’elles soient de loisir, de compétition ou hors du cadre fédéral. (…) Ces chiffres n’arrivent pas par hasard, c’est le fruit d’une politique sportive mise en place il y a longtemps, rendue possible par la stabilité politique de la ville. »

    L’élue souligne le travail mené par les associations et leurs bénévoles : « Je leur témoigne ma reconnaissance et leur dire à quel point ce qu’ils font est essentiel pour le lien social. C’est dans le sport que la mixité existe et c’est un endroit d’éducation populaire pour les jeunes. C’est là, aussi, où on apprend les règles du vivre ensemble, le respect de l’autre. »

  • En Pays d’Aix, l’association Arc Fleuve Vivant interpelle les candidats

    En Pays d’Aix, l’association Arc Fleuve Vivant interpelle les candidats

    L’Arc « rentre en campagne », peut-on lire sur le tract. En période électorale, les « ambassadrices » – uniquement des femmes – de l’association Arc Fleuve Vivant ambitionnent de contacter la centaine de candidats aux municipales du Pays d’Aix afin de « porter la voix de l’Arc et de ses affluents ». à savoir 33 communes du bassin du fleuve.

    Un questionnaire, portant notamment sur la place accordée à la protection de l’Arc et de ses affluents ou encore sur l’intention de « déployer une politique de prévention des pollutions », a déjà commencé à inonder les boîtes mail des listes en lice. « Nous pouvons dire que la campagne fait mouche, certains découvrant même que leur commune est bien dans le bassin de l’Arc et que la responsabilité d’un engagement de leur part est nécessaire », estime Christine Ferrario, coprésidente de l’association Arc Fleuve Vivant, qu’elle a fondée, il y a plus de deux ans, avec Stéphane Salord.

    Ce dernier est par ailleurs engagé sur la liste de gauche menée par Marc Pena (PS), à Aix. « Les candidats ont le rôle d’être les ambassadeurs de cette cause. Pour nous, il y a un enjeu majeur de dérèglement climatique. Ce n’est pas simplement l’eau, mais la vie, la biodiversité et l’ensemble de ce qui fait les éléments constitutifs de notre environnement », estime Gilles Molmeret, membre du bureau de l’association. Autre enjeu : « Promouvoir la démarche d’une ENJ [entité naturelle juridique] », qui pourrait permettre de mener des combats en justice, au nom de l’Arc. Les réponses seront rendues publiques avant le scrutin.

  • Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Gouvernance partagée, accessibilité des équipements, financements sécurisés, égalité femmes-hommes, inclusion… Dans un plaidoyer co-construit depuis cet automne avec ses clubs et ses comités, la FSGT appelle les municipalités à remettre le sport associatif de proximité au cœur de leur action. Au-delà des mesures, elle propose une méthode.

    Née en 1934 de la fusion de deux fédérations de sports ouvriers (USSGT et FST) face à la montée du fascisme, la FSGT revendique un héritage et une vision. Celle d’un sport populaire, associatif et émancipateur. « La FSGT a mis l’accessibilité au sport pour toutes et tous au cœur de son projet », rappelle Thomas Valle, coordinateur général de la fédération.

    Le contexte budgétaire tendu renforce l’urgence. « Le mouvement associatif subit des coupes qui fragilisent un service d’intérêt général : l’accès aux activités physiques et sportives », alerte Céline Machado, coprésidente de la FSGT, qui plaide pour consacrer 1% du budget de l’État au sport. Et les municipales doivent être un tournant : « Le sport associatif ne peut plus être une variable d’ajustement. Les clubs, bénévoles et pratiquants doivent être associés aux décisions locales (…). Agir pour l’égalité, ce n’est pas communiquer, c’est transformer les conditions d’accueil, de pratique et de gouvernance. »

    Ce plaidoyer, adressé aux candidats de l’arc républicain, décline neuf propositions avec l’objectif de proposer des solutions opérationnelles, pensées depuis le terrain, et structurées autour d’une conviction : sans coopération locale, pas de service public du sport. Première brique : gouverner ensemble.

    Pour Timothée Brun, en charge du développement du pôle vie associative fédérée, il s’agit d’instituer des lieux stables de dialogue où élus, services, associations et habitants co-construisent les priorités. Cette « culture de coopération » s’incarne dans un projet associatif municipal, un document-cadre négocié, qui fixe les règles. Quand un conflit surgit pour un créneau retiré ou une subvention contestée, la FSGT préconise un dispositif de médiation. L’enjeu ? Protéger la capacité d’action des associations.

    Deuxième brique : faire du sport un bien commun local. La FSGT invite les villes à co-concevoir leurs politiques enfance/jeunesse et pratique familiale avec les clubs, en s’appuyant sur l’expertise de terrain en matière de créneaux ou d’accompagnements… Une approche qui doit irriguer la planification des équipements, leur rénovation et la construction d’infrastructures de proximité, multifonctionnelles et ouvertes sur la base d’une une mise à disposition gratuite et équitable et de critères objectifs entre clubs. La FSGT porte une attention particulière à l’application de la loi de 2022 pour l’accès aux installations scolaires hors temps d’école, et celle de 2005 leur accessibilité universelle.

    Troisième brique : agir à l’échelle réelle des pratiques, car les vies quotidiennes ignorent les frontières administratives. La FSGT prône une action à l’échelle des bassins de vie avec des coopérations intercommunales ou départementales, une articulation avec le tissu socio-économique (les CE propriétaires d’équipements), la mutualisation des infrastructures et les financements croisés.

    Sans moyen, il n’y a pas de sport associatif

    Quatrième brique : sécuriser l’assise financière des clubs en sortant de la logique des appels à projets pour revenir à des financements de fonctionnement pluriannuels, fondés sur des critères transparents. Ces conventions pluriannuelles d’objectifs partagés doivent être co-élaborées « avec des objectifs communs, lisibles, évaluables ». La FSGT propose d’intégrer l’égalité femmes-hommes dans les critères de subvention. On parle ici de conditions d’accueil, parité des responsabilités, accès aux fonctions dirigeantes, efforts de formation et encouragement à la pratique. Une incitation structurante qui pousserait les clubs à faire évoluer leurs gouvernances et leurs pratiques.

    Cinquième brique : inclusion et innovation sociale. De nombreux clubs FSGT portent des projets d’inclusion : actions contre les violences et discriminations, pratiques partagées entre personnes en situation de handicap et valides, événements dédiés à des publics éloignés… La FSGT demande aux villes de faciliter ces démarches, comme elle demande d’encourager la sobriété matérielle et d’accompagner la transition écologique par de la formation.

    Reste un pilier transversal : le bénévolat. Sans bénévoles formés, pas de club vivant. La FSGT propose que les municipalités déploient des offres de formation et orientent les acteurs vers les fédérations, Cros/Cdos (Comité régional ou départemental olympique et sportif), le Mouvement associatif. Un investissement à long terme qui professionnalise l’engagement tout en préservant sa gratuité.

    Au final, la FSGT ne livre pas un catalogue, mais une méthode de gouvernance locale du sport. « Sans moyens, il n’y a pas de sport associatif fort. Et sans sport associatif fort, il n’y a pas de société juste et solidaire », martèle Céline Machado, déterminée à faire du sport un levier de transformation sociale.

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    La FSGT adresse neuf propositions aux candidats et futurs élus municipaux, articulées autour de trois axes : le rôle des associations dans la vie démocratique locale, l’action municipale pour le développement du sport, de la vie associative et de l’éducation populaire, puis le soutien aux associations et clubs, espaces de construction de la citoyenneté.

  • Le Hérisson, centre de défense juridique solidaire, s’installe en fête à Avignon

    Le Hérisson, centre de défense juridique solidaire, s’installe en fête à Avignon

    Le Hérisson a trouvé son nid et organise sa crémaillère. On ne parle pas ici du petit animal aux innombrables épines, mais de l’inauguration, ce samedi 24 janvier, du lieu d’autodéfense juridique populaire lancé par plusieurs associations de la Coordination étrangers Vaucluse en octobre dernier.

    Ainsi, à partir de 17h30, concerts à gogo, restauration et buvette sont mises en place dans la cour de sa maison aux murs blancs pour célébrer cette installation. Car celle-ci marque une étape majeure pour les structures solidaires locales, avec une meilleure coordination des actions en justice.

    Ces trois derniers mois, après la promesse d’achat signée, se sont enchaînés des chantiers participatifs pour rénover le lieu et la récupération de matériels en tout genre pour être prêt à accueillir du monde en son antre. Une première assemblée générale s’est d’ailleurs déjà tenue ce vendredi 9 janvier. « Plus que jamais, nous avons l’impression que nos vies nous échappent, que les décisions majeures sont prises pour nous, sans nous. D’où parfois cette émotion collective, cet affect commun que la situation est très grave, très compliquée », précise le collectif dans un communiqué. Une campagne de financement en ligne est également lancée pour permettre à l’association d’acheter des parts de la SCI et du bâtiment. Avec, à terme, l’objectif d’une « autonomie financière » avec les adhésions des membres, l’organisation d’événements ou encore des fonds privés de l’économie solidaire.

  • La préfète à l’égalité des chances veut maintenir l’effort

    La préfète à l’égalité des chances veut maintenir l’effort

    Avec la campagne des municipales, des financements pas encore votés et un invraisemblable maquis de dispositifs, difficile pour Isabelle Épaillard de rentrer dans les détails de ses actions. Alors que dans les quartiers, les acteurs de terrain ne cesse de dénoncer le manque de moyen, elle affiche sa volonté de poursuivre l’action de l’État.

    Champions

    de la rénovation urbaine

    Avec 19 projets de rénovation urbaine dans les Bouches-du-Rhône, le département est particulièrement avancé en la matière se félicite Isabelle Épaillard. « Ce sont 850 millions d’euros investis par l’État », détaille-t-elle. Avec 80% des budgets engagés, « on a pratiquement réalisé ce qu’on doit faire d’ici le 30 juin 2026 », ajoute-t-elle, « on va enclencher les marchés, on va voir les grues ».

    Les co-propriétés dégradées dans le viseur

    Les quatre opérations de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national (ORCOD-IN) au Mail, à la Maurelette, à Consolat et aux Rosiers, sont aussi une de ses fiertés. Même si le stade de la signature des conventions n’a pas encore été franchi. La tâche est immense en la matière avec 60 000 logements concernés dans le département dont la moitié à Marseille. « 71% des logements communaux sont en copropriétés, 80 dans une situation difficile, 30 particulièrement dégradées sur la métropole dont 28 sur Marseille », enchaîne la préfète qui disposera d’un diagnostic affiné à la fin du premier trimestre 2026 avec le concours de la Ville et de la Métropole dans le cadre de la SPLAIN. Quand à Frais-Vallon ou Bel Ombre, les collectifs se montent pour dénoncer la mauvaise gestion de leurs résidences, Isabelle Épaillard promet de mieux accompagner les propriétaires concernés par les ORCOD-IN avec un plan de formation spécifique confié à l’Adil (Agence départementale d’information sur le logement).

    Des avancées

    sur le logement social

    Avec 116 000 demandes de logement social dans le département par an, le besoin reste important insiste Isabelle Épaillard. Au 19 janvier sur l’ensemble du département, 3 974 logements sociaux ont été agréés, sans compter 857 autres dossiers devant se concrétiser. À comparer au 3 346 en 2024, 2 523 pour 2020, « on se rapproche des objectifs » estime la préfète alors que dans le cadre Programme local de l’habitat (PLH) la métropole devait atteindre les 4 500 logements sociaux par an.

    Aller plus loin

    sur la prévention

    La préfète veut « aller plus loin » sur la prévention après avoir investi 6 millions d’euros l’an dernier sur les 20 millions alloués à la politique de la ville. Concrètement 300 contrats adultes relais ont été mis en place avec le financement de 5 associations et la contribution des bailleurs sociaux. Un contrat de travail aidé de deux fois 3 ans maximum. Elle mise aussi sur les 11 cités éducatives installées dans le département, 8 sur Marseille, pour 3 millions d’euros d’investissement. L’idée : faire se rencontrer habitants et acteurs d’un quartier. « Par exemple, dans le 3e arrondissement on a mis en place l’école ouverte où une fois par trimestre, les parents peuvent venir voir comment ça fonctionne », illustre Isabelle Épaillard. Pour le reste, elle assure travailler avec la préfète de police à des actions. Il faudra aussi « travailler mieux sur la protection de l’enfance », estime-t-elle. Une compétence du conseil départemental…

  • La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    Les bénévoles sont déjà à la sortie des commerces. Depuis le 17 janvier, l’opération Martigues solidaire se déploie dans les quatre coins de la ville, supermarchés, entreprises partenaires, services municipaux, centres sociaux, lycées, collèges, Maison des jeunes et de la culture… L’objectif : collecter un maximum de denrées alimentaires non périssables et de produits d’hygiène au bénéfice des associations Partage, le Secours populaire, la Croix rouge, le Secours catholique, les Équipes Saint-Vincent et les Restos du cœur. Chaque don est échangé contre un ticket solidaire permettant d’assister au concert de Chimène Badi, qui se déroulera le 6 février à la Halle de Martigues.

    Des synergies

    « Avec cet événement, il y a une double solidarité, affirme Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service de la vie associative. D’abord, la générosité des habitants, qui est toujours au rendez-vous. » « Une année, un gamin du collège avait oublié de ramener un don, se remémore Bernard Mercier, président de Partage. Il a mis son goûter dans le caddie à la place ! » L’agente de la Ville reprend : « Et puis, il y a la solidarité entre les associations, qui se partagent le trésor. »

    Mis en place il y a 9 ans, ce rendez-vous annuel est important pour ces structures. L’an dernier, 10 tonnes de dons avaient été collectées. Mais au-delà, cette manifestation orchestrée par la Ville de Martigues a permis aux associations de « créer de véritables liens d’amitié, de confiance, de vrais partenariats tout au long de l’année », glisse Valérie Fernandez-Campazzo. Une énergie commune et des synergies positives pour les bénéficiaires, qui ne s’en voient que mieux accompagnés.