Tag: Alpes

  • Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    « Aucune perspective », « absence de vision consolidée », « très fragile »… Des conseillers d’opposition ont fortement critiqué mercredi le budget présenté par la majorité du président de l’intercommunalité, le maire de Digne Julien di Benedetto (SE). « Gérer une collectivité, ce n’est pas juste équilibrer un budget, mais voter un cap, et ce cap n’est pas clair », a déploré Pascal Rovere, conseiller communautaire et municipal d’opposition à Digne-les-Bains. « On nous présente un budget prudent, mais nous, on voit un budget qui avance sans vraiment choisir. On a du mal à voir où on va. Plusieurs millions d’euros sont prévus en investissement sans qu’on sache exactement de quoi il s’agit », a-t-il lancé.

    « On n’a aucune visibilité sur ce que ces investissements vont financer. Le minimum, c’est de donner une visibilité aux nouveaux élus que nous sommes. Aujourd’hui, la façon dont cela nous a été présenté est très fragile », a martelé la conseillère (Ren.) Sandrine Cosserat, qui a demandé au président de reporter le vote de la partie investissement. Elle a par ailleurs déploré l’absence de plan pluriannuel d’investissement.

    « Un budget de début

    de mandat »

    « Si on était arrivés avec un plan pluriannuel d’investissement tout prêt, vous nous auriez dit que c’était antidémocratique. Si on était allés très vite, on n’aurait pas fait les choses correctement, vous nous l’auriez reproché et vous auriez eu raison », lui a répondu le président. « Il ne faut pas oublier que ce budget est un budget de début de mandat, donc il n’y a pas de miracles. Chaque chose en son temps », a-t-il ajouté. « Le recours à l’emprunt est en hausse, mais la capacité de désendettement est très favorable. Le taux d’endettement a permis d’envisager de beaux projets », a affirmé le vice-président délégué aux finances, Marc Bondil. Ce dernier a proposé de conserver les mêmes taux d’imposition que les années précédentes, ce qui a été adopté à 93,5% des votes. « On ne peut pas approuver des projets, puis venir contester les moyens de les financer », a de son côté défendu le vice-président Bruno Acciaï.

    Le budget a finalement été adopté avec 65 voix pour, 5 contre et 8 abstentions. « Il y a des défis immenses à relever. Nous devons donner l’image d’une agglomération forte qui va se battre pour exister et pour ses services publics », a lancé Julien di Benedetto.

    Les délégations des vice-présidents et des conseillers délégués ont également été attribuées à l’occasion de ce conseil. Le premier vice-président Philippe Bertrand sera ainsi délégué à l’aménagement du territoire, tandis que Lila Desjardins, septième vice-présidente et maire DVG de Peyruis, sera chargée du développement économique et numérique.

  • Barcillonnette, ce village « caché » où les jeunes reviennent

    Barcillonnette, ce village « caché » où les jeunes reviennent

    Avec deux associés, Mathéo Morin, 29 ans, est venu s’installer comme souffleur de verre à Barcillonnette, il y a de cela quelques mois. Les trois jeunes artisans sont en train d’aménager le local de 100 m² qu’ils louent à la mairie pour 250 euros par mois. Mathéo lui-même habite dans un logement communal proposé par la municipalité. « Depuis 2021, toutes les équipes municipales successives nous ont soutenus. Sans cette aide, on n’aurait pas pu s’installer », raconte-t-il. Mathéo est originaire de Chorges, et l’un de ses partenaires, Sacha, vient de Barcillonnette même. Les trois artisans souhaitent s’intégrer dans la vie locale, et projettent d’animer des expositions et des ateliers de démonstrations au Bar-là-bas, café associatif et centre névralgique de la vie communale. « On ne veut pas juste être enfermés dans notre atelier à exporter nos productions, s’engage Mathéo. On veut créer de l’activité ici, ne pas venir juste pour travailler et repartir ou à l’inverse seulement pour dormir et travailler à Gap ou Sisteron. »

    La commune, qui ne comptait que 148 âmes en 2023, a réussi depuis quatre ans à faire s’installer une dizaine d’activités, portées par 14 personnes dont sept sont originaires du village, dont la nouvelle maire elle-même, Remina Salerno, âgée de 28 ans, élue aux dernières municipales après être revenue s’installer l’an passé.

    Population vieillissante

    « Les précédentes municipalités avaient identifié un enjeu autour du vieillissement de la population et conclu qu’une manière de lutter contre ça était d’attirer des jeunes actifs, explique-t-elle. Ce n’était pas forcément évident, au vu de la ruralité de la commune, éloignée des villes où il y a des emplois. Mais, ce qui est intéressant c’est que les profils qui se sont installés sont principalement des artisans et des agriculteurs qui travaillent sur place. » Les différentes équipes municipales ont donc joué en priorité sur le levier du logement, en mettant en location des habitations et locaux communaux, à des prix abordables, afin de permettre à des jeunes de s’installer.

    Cette politique, Aude et Marion, deux boulangères de 40 et 33 ans, originaires d’Aix Marseille, en ont profité. « On a envoyé des demandes dans beaucoup d’endroits et ici la mairie nous a rendu la tâche plus facile en nous fournissant un local avec un loyer de 250 euros par mois qui permet de commencer sans être pris à la gorge », explique Aude. Mais cette politique municipale n’est pas le seul facteur. « Nous souhaitions répondre à un besoin local et les habitants et le tissu associatif, notamment le bar qui a été notre premier point de vente, nous ont aidées », témoigne Aude. Un lien d’entraide qui a aussi été bénéfique à Adélie et Valentin, un couple de vignerons de 33 et 36 ans, arrivés en 2021 et logés dans un habitat communal dans les premiers temps. « On a découvert une riche vie collective, on a eu l’opportunité de louer des terres à des familles locales. Les mains tendues ont été nombreuses », confie Adélie. « Je pense qu’il y a une part propre aux habitants, les gens qui vivent là ont une conscience de la solidarité, de l’entraide dans le voisinage. La mairie a été le relais de ça, avec une équipe motivée », explique Rémina Salerno, qui rappelle aussi que cette dynamique a été confortée par les retours successifs de plusieurs enfants du pays en l’espace de quelques années dont elle fait partie : « Voir tous mes amis d’enfance revenir au village pour développer des choses, je me suis dit que moi aussi je voulais participer. »

    Attirer des activités qui participent à la vie locale

    D’autres projets d’arrivées sont à l’étude, dont celle prochaine de deux jeunes fromagères. « La question du logement reste complexe, il y a du monde qui veut venir et on arrive aux limites de notre PLU, que l’on ne veut pas étendre exagérément », nuance la maire. La mairie ne veut pas accueillir pour accueillir et dénaturer l’esprit d’une commune qui a tout de même pour devise « un peu perchée, un peu cachée ». Pour cela, l’équipe municipale réfléchit à de nouvelles activités qui profiteraient à la vie locale, comme un atelier de réparation/ressourcerie et un marché hebdomadaire local. « Tout cela viendrait nourrir cette dynamique, où on a déjà un poulailler collectif, un bar associatif ouvert tous les vendredis, projette Rémina Salerno. On veut pérenniser un noyau d’activités, qui va faire que Barcillonnette c’est un tout petit village, mais un tout petit village pas tout à fait comme les autres. »

  • Reillanne : manifestation pour demander une institutrice

    Reillanne : manifestation pour demander une institutrice

    « Elle avait prévenu l’inspection académique de son absence dès le mois de janvier, et jusqu’au jour de son départ, aucun remplacement pérenne n’a été prévu », déplorent les parents. Ils s’étaient déjà mobilisés début avril, et avaient contacté l’inspection académique pour leur faire part de leurs inquiétudes. Les maternelles sont répartis dans des classes de primaire.

  • À Gap, trois jeunes entrepreneuses dans un concours national

    À Gap, trois jeunes entrepreneuses dans un concours national

    « Se vendre ce n’est pas facile et pourtant j’ai bossé dans la vente. Mais surtout, le plus dur c’est de vendre une idée de la façon dont nous, on la voit », explique Emmie. La jeune femme de 24 ans est venue ce mardi à la mission locale présenter un projet de centre de pension et de dressage canin. Tout comme Emma et Julia, les deux autres candidates, elle participe, via la mission locale, au concours national du réseau Groupement des créateurs. Ce dispositif permet à des jeunes de s’entraîner à défendre leur projet de création entrepreneuriale. Au final, c’est Emmie et Emma qui ont été retenues pour la cohérence de leur projet, même si l’originalité de celui de Julia, un bar à lapins sur le modèle des bars à chats, a été louée.

    Plus pédagogique que compétitif, le concours permet surtout aux candidates de recevoir accompagnement et conseil, et de mesurer le parcours qui sépare un hobby ou un rêve d’un projet concret d’entrepreneuriat. « Lancer son projet, c’est la possibilité de faire ce dont on a envie, vivre de sa passion… dans la limite du raisonnable puisqu’il reste un côté financier beaucoup plus compliqué », juge Emmie. Après avoir suivi des études de psychologie du comportement animal, il lui reste à trouver la bonne formule pour financer son projet. « Il me reste 1 700 euros de financement de ma formation que j’aimerais obtenir avec le CPF [compte personnel de formation, Ndlr.] et si j’ai un peu de chance, un jour d’éclipse solaire peut-être, avoir une aide de Pôle emploi », ironise-t-elle.

    Se préparer à

    l’autoentrepreneuriat

    Pour Emma aussi, « l’autoentrepreneuriat fait peur ». La jeune femme, qui s’est lancée à son compte dans la fabrication et la vente de bougies parfumées, a pour principal défi d’adapter son projet à sa vie familiale. « Mon mari est à l’armée et mon fils a des soucis de santé qui m’obligent à être près de lui, le but c’était donc d’avoir un travail que je peux faire à la maison, explique-t-elle. Si je me lance à mi-temps, pour le peu que je vais gagner, il va falloir que je prenne une nounou pour s’occuper de mon fils, alors ça n’irait pas… » Son idée est d’être accompagnée par une couveuse d’entreprise et ensuite, c’est la clé selon elle « d’arriver à se faire connaître ». Le jury a également vanté l’idée de bar à lapins de Julia, la plus jeune, âgée de 19 ans, tout en l’encourageant à étoffer un peu plus son projet. Elle explique que son âge est sa principale difficulté pour être perçue comme crédible dans le monde professionnel. « Au début, on ne me prend pas vraiment au sérieux, c’est souvent compliqué parce que je suis très jeune, mais après en expliquant, en montrant que je connais mon sujet, j’y arrive. Il faut vraiment pousser pour y arriver », détaille-t-elle. Après avoir démarché l’aide de la fourrière et la SPA pour aménager son futur bar à lapins, Julia doit désormais passer la formation ACACED, obligatoire pour toutes activités en lien avec les animaux domestiques. Emmie et Emma ont quant à elles jusqu’à la fin du mois pour envoyer leur dossier écrit au jury national et, peut-être, se rendre à Paris en juin pour la finale.

  • Des gens du voyage expulsés de leur aire d’accueil à Manosque

    Des gens du voyage expulsés de leur aire d’accueil à Manosque

    Un important dispositif policier a été déployé mardi matin pour expulser les gens du voyage résidant dans des caravanes sur une parcelle du quartier de la Loubière à Manosque, occupé depuis plusieurs mois. Le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD), demandait son évacuation sans relâche. Il avait fait fermer la déchetterie mitoyenne depuis le 23 janvier en vue de l’expulsion. Le campement avait été au cœur du débat pendant les élections municipales, le candidat UDR-RN proposant d’aller à la rencontre des habitants du terrain communal.

    La Ville de Manosque et DLVAgglo (Durance Luberon Verdon Agglomération) avaient saisi le tribunal administratif et le tribunal judiciaire pour
    « faire cesser l’occupation illicite de plusieurs parcelles situées à la Loubière », le 12 janvier. C’est une de ces parcelles qui a été évacuée mardi matin par des policiers et des CRS.

    « À la demande du maire de Manosque, l’État a prêté son concours à l’exécution de la décision du président du tribunal judiciaire de Digne-les-Bains rendue le 29 janvier 2026 ordonnant l’expulsion des occupants sans droit ni titre du terrain appartenant à la commune », a expliqué la préfecture dans un communiqué diffusé mardi. « Cette occupation illicite s’était progressivement développée dans des conditions précaires, insalubres et dangereuses, notamment en raison de branchements électriques sauvages », précise-t-elle.

    Une aire d’accueil

    pour 90 jours seulement

    « En amont de l’intervention, les effectifs de la circonscription de police nationale de Manosque s’étaient présentés à plusieurs reprises sur le site afin d’avertir les occupants de l’imminence de leur expulsion et de les inviter à quitter les lieux », ajoute la préfecture. Les habitants n’étaient ainsi pas sur place au moment de l’expulsion.

    « Cette situation d’occupation illicite était inacceptable pour l’ensemble des citoyens qui respectent les lois de la République », a lancé en réaction le maire de Manosque, Camille Galtier. « La ville de Manosque tient à rappeler qu’elle reste en attente de la décision du Conseil d’État concernant la parcelle CB 37 suite aux décisions contradictoires du tribunal judiciaire et tribunal administratif. Une fois l’expulsion actée par le Conseil d’État, le même processus sera engagé par la Ville de Manosque », a-t-il ajouté. Les gens du voyage sont autorisés à rester seulement 90 jours maximum sur ce type d’aires d’accueil permanentes. « Une aire permanente est dite permanente dans sa fonction d’accueil, mais elle est destinée aux gens du voyage de passage. Elle n’a ni pour vocation ni pour finalité d’offrir des terrains publics viabilisés à des populations sédentarisées. Accepter une telle interprétation reviendrait à détourner l’esprit même du schéma départemental d’accueil et à créer une distorsion manifeste d’équité au détriment des contribuables manosquins », affirment la DLVA et la Ville de Manosque.

    La Ligue des droits de l’Homme 04 appelait, elle, à créer une nouvelle aire permanente pour régulariser la situation.

  • À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    « Poser les bases des relations entre vous et l’État » : tel était l’objectif affiché par la préfète du département Isabelle Tomatis, qui a reçu les maires en préfecture lundi. Les édiles des arrondissements de Barcelonnette, Castellane et Digne-les-Bains ont d’abord été accueillis le matin, puis les élus de l’arrondissement de Forcalquier l’après-midi. La préfète leur a expliqué ce qu’elle « voulait de leurs relations », les partenariats et les subventions qui pouvaient être mis en place, notamment avec le département et la Région.

    Le secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke, a lui insisté sur « la volonté forte des services de se mobiliser pour les projets » des différentes municipalités. Il a également évoqué le rôle important des sous-préfets, « premiers points de contact des maires au quotidien ».

    La députée UDR du département Sophie Vaginay-Ricourt et le sénateur Jean-Yves Roux étaient également présents aux côtés des maires de Sisteron, de La Brillanne ou encore de Montlaux.

    Finances et éducation

    Les maires ont ensuite pu assister à des présentations de la direction de la Citoyenneté et de la Légalité, de la direction départementale des Finances publiques et de celle de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations.

    Les élus ont finalement pu échanger avec des représentants de la direction départementale des territoires, de l’Agence régionale de santé, de l’Éducation nationale et de la direction du pilotage de l’action publique.

  • Les Escartons de Briançon pionniers de l’endométriose

    Les Escartons de Briançon pionniers de l’endométriose

    Depuis le 11 février 2025, un nouveau test salivaire de dépistage de l’endométriose est proposé dans 80 centres hospitaliers à travers le pays.

    Au total, 2 500 femmes ont bénéficié de ce dispositif durant la première phase d’étude, dont 32 à Briançon, ce qui en fait le deuxième centre de la région Paca à avoir fait le plus de tests après le CHU de Nice. « C’est très encourageant, on est un petit établissement et pour autant on a réussi à organiser plus de trente tests ce qui, au niveau régional, est un bon résultat », se satisfait Magali Jonnard, technicienne d’étude clinique du Centre des Escartons.

    Réduire le recours

    à la chirurgie

    « Ce nouveau test créé par le laboratoire Ziwig est plus précis et le diagnostic est plus rapide. Il vient confirmer un diagnostic attendu pour des patientes qui présentaient des symptômes mais pour lesquelles l’imagerie pelvienne ne présentait pas un résultat totalement fiable », explique Magali Jonnard. Le test salivaire permettrait également de réduire les recours aux diagnostics chirurgicaux, plus invasifs et lourds à subir. L’hôpital de Briançon est par ailleurs un centre de référence régional pour la prise en charge de l’endométriose, et propose, avec l’hôpital de Gap, des ateliers d’éducation thérapeutique, deux fois par an, aux patientes souffrant d’endométriose.

  • À Digne-les-Bains, le maire fait voter un budget qui n’est « pas le sien »

    À Digne-les-Bains, le maire fait voter un budget qui n’est « pas le sien »

    « On a dû assumer un budget qui n’est pas le nôtre », a répondu le nouveau maire (SE) de Digne-les-Bains à l’opposition qui l’interrogeait sur « le manque de vision politique » du budget mis au vote par ses soins. Le budget voté « reflète la reconduction technique de ce qu’il faut pour que la commune vive », a précisé Julien di Benedetto, affirmant que le budget 2027 « sera le premier vrai budget » de sa municipalité.

    Le nouveau maire a par ailleurs alerté sur la situation financière difficile de la ville préfecture. « La commune ne va pas se désendetter », « nos marges de manœuvre sont nulles », a-t-il prévenu. Il a ainsi dit miser sur les subventions, notamment de l’État, pour réussir à mener des projets pour la commune. Julien di Benedetto a par ailleurs annoncé sa volonté de candidater à la présidence du conseil de surveillance de l’hôpital de Digne, qui vient de subir une réorganisation, alors que les médecins se font rares dans le département et que les difficultés de recrutement sont importantes.

    Un nouvel organigramme

    Le maire a également fait voter une augmentation des subventions à l’association de commerçants Cœur de ville, « parfaitement assumée ». « La commune compte sur eux et ils peuvent compter sur la commune », a affirmé Julien di Benedetto.

    Le nouveau maire a par ailleurs proposé au conseil municipal la création d’un poste de collaborateur de cabinet, ce que l’opposition a déploré. « Nous ne pouvons comprendre la logique de création de ce poste », a lancé Nadia Tsalamlal. « Dans le contexte des contraintes financières importantes, ça va être difficile », a abondé Marie-Claude Paire. Le maire a défendu un « collaborateur essentiel du maire et du conseil municipal », « indispensable pour fonctionner correctement ». « Il y a des économies à faire sur d’autres postes », a-t-il ajouté, précisant que son équipe travaillait sur « un nouvel organigramme ». Le maire de Digne a par ailleurs tenu sa promesse de ne pas augmenter le taux de fiscalité en 2026, et a promis de le faire baisser à partir de 2029.

    L’opposition s’est plainte de ne pas être suffisamment représentée dans les commissions. Le maire leur a répondu que la majorité était largement représentée car « les commissions correspondaient aux délégations des adjoints ». Julien di Benedetto a par ailleurs annoncé « le passage à deux heures de stationnement gratuit dans les parkings de la commune, effectif dès le 1er juillet ».

  • L’Étoile ferroviaire pose ses propositions

    L’Étoile ferroviaire pose ses propositions

    Ce samedi 25 avril, la gare de Veynes-Dévoluy était animée, mais pas par des passagers. Le collectif l’Etoile ferroviaire de Veynes, qui plaide pour le retour d’une offre de train à hauteur des besoins locaux, y a réuni plusieurs dizaines de personnes, élus, militants et citoyens autour de quatre ateliers de réflexion. Les propositions seront transmises à la SNCF dans le cadre de sa concertation publique « Performance Ferroviaire des Alpes du Sud » lancée jusqu’au 29 mai.

    Un service pensé pour

    les besoins des habitants

    En premier lieu, les travaux de modernisation pour réduire le temps de trajet entre Marseille et Briançon de 4h30 à 3h40 en vue des JO 2030 ont été jugés louables mais insuffisants s’ils ne prennent pas en compte les besoins réels locaux. « Le train express, ce sera pour qui ? questionne Nicole Tagand, porte-parole du collectif. On comprend qu’il y a un enjeu pour aller de Marseille à Briançon pour les Jeux, mais dans la vraie vie, ce n’est pas ce qui correspond le plus aux besoins des gens. » Les personnes mobilisées ont réclamé des horaires adaptés à la vie des habitants. « On aimerait être à Briançon avant 9h, notamment pour les lycéens ou les jeunes en sport étude qui rentrent le week-end et qui pourraient repartir le lundi matin, explique Nicole Tagand. À l’inverse, le premier train partant de Briançon arrive à Marseille à 12h50 et repart à 16h40… Si on a un rendez-vous médical à passer, ça fait court. » Les participants ont aussi émis la volonté de remettre la gare de Veynes au cœur des correspondances entre Grenoble, Valence, Marseille et Briançon. « Il faut penser la cohérence globale du réseau, car l’ouverture à la concurrence dans trois ans amène le risque que chaque opérateur ne s’intéresse qu’à sa ligne », signale Nicole Tagand. Enfin, le collectif a de nouveau demandé le « retour de l’humain dans les gares », et notamment d’un guichet en gare de Veynes, supprimé en 2023.

  • Un bus médical itinérant dans les vallées enclavées des Hautes-Alpes

    Un bus médical itinérant dans les vallées enclavées des Hautes-Alpes

    « Ça nous sauve la mise », reconnaît Philippe Milesi, assis sur un banc à l’ombre du bus médical, qui a fait escale devant la mairie de Barret-sur-Méouge, ce mardi matin d’avril. Il est venu avec son épouse, Lydia. Les deux Vauclusiens d’origine attendent leur tour pour une visite médicale, qu’ils n’ont « pas faite depuis deux ans », depuis qu’ils sont installés à 3 km de là. « Ici, les médecins sont surchargés et ne prennent aucun nouveau patient, il faut aller jusqu’à Séderon, dans la Drôme, déplore Philippe Milesi. Et, pour voir un spécialiste, jusqu’à Gap ou Sisteron. Pour nous, ce bus est rassurant, ça permet d’avoir un vrai suivi, avec un personnel qui nous connaît ».

    Le dispositif, mis en place par l’Agence régionale de santé (ARS), est déployé chaque mois dans le sud du département, autour du Buëch-Dévoluy, et dans le nord, sur plusieurs communes du Briançonnais et du Pays des Écrins. À l’intérieur, un médecin généraliste et une assistante médicale accueillent les patients. À ce poste à temps complet, Marie Leydet apprécie de pouvoir assurer un suivi dans la durée. « Après une carrière hospitalière, ça fait du bien d’avoir enfin du temps pour s’occuper des patients, explique cette infirmière de formation. Il y a tout un travail de suivi, de coordination. Si besoin, je prends contact avec une assistante sociale ou rendez-vous chez un spécialiste pour ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes ».

    Une solution temporaire aux déserts médicaux

    À ses côtés, une douzaine de médecins généralistes se relaient au fil du mois. Ce jour-là, c’est Simon Bottero, médecin généraliste installé à Barcelonnette, qui assure les consultations. « Le médicobus s’adresse aux personnes qui n’ont pas de médecin traitant, car celui-ci est parti à la retraite ou qu’ils n’en ont pas trouvé en arrivant, explique-t-il. Mais nous rendons aussi service au tout-venant, comme des touristes de passage ».

    Le jeune médecin a été sollicité pour rejoindre le médicobus après avoir participé, durant ses études, à un dispositif similaire en Lozère : « Beaucoup de gens finissent par renoncer au soin à force d’essuyer des refus et c’est ce que l’on veut empêcher. On est saturés par la demande. Il y a un problème arithmétique : on n’a pas assez de médecins pour les besoins actuels ».

    S’il présente des avantages face à la problématique des déserts médicaux en zone rurale, ce dispositif ne peut toutefois enrayer un problème structurel. « C’est temporaire, en attendant d’avoir des structures plus pérennes, adaptées aux besoins qui évoluent, analyse Simon Bottero. Ce n’est hélas pas une solution miracle ».

    Les matins de 9h à 12h30. Contact au 04.92.25.58.52 ou sur la page Doctolib du Médicobus