Tag: Alpes

  • À Peyruis, le maire sortant candidat face au RN

    À Peyruis, le maire sortant candidat face au RN

    Élu municipal depuis 2008 et maire depuis 2014, Patrick Vivos est candidat à sa réélection, face à la candidate RN Aurélie Abeille et l’élue d’opposition Lila Desjardins. Il se présente avec une liste renouvelée à 80%, avec la volonté de « finaliser des projets structurants pour la commune » : un parking devant la salle des fêtes, un réseau de chaleur géothermique pour alimenter les deux écoles, la rénovation de l’école élémentaire et le réaménagement de la place Fauchier pour créer « une poche commerciale », des logements sociaux et une place végétalisée, alors que le village manque cruellement de commerces.

    « Un porteur privé s’est déjà positionné et a eu une lettre d’engagement de l’enseigne U et d’un bailleur social, et un particulier est intéressé pour ouvrir un bar-tabac », affirme le maire sortant. Il souhaite par ailleurs créer un pôle culturel avec une bibliothèque et une salle d’exposition, ainsi qu’un pôle sportif.

    « Je serai toujours face au RN »

    Peyruis fait partie des rares communes du département où le RN a investi un candidat, alors que 55% des votes étaient pour le parti d’extrême droite au second tour des législatives de 2024 dans le village. « Je serai toujours face au RN et je combattrai toujours les idées du RN », promet Patrick Vivos. Ancien militant communiste, le candidat garde « une sensibilité de gauche bien marquée ». Sa liste est elle sans étiquette.

    Âgé de 62 ans, ancien cadre commercial dans l’agroalimentaire, le maire sortant prévient : s’il est réélu, ce sera son dernier mandat. Ce mandat a été « très compliqué », explique-t-il, entre les inondations, le Covid, l’explosion des coûts suite à la guerre en Ukraine et les changements de gouvernement successifs.

  • La gauche briançonnaise en mission à Milan-Cortina

    La gauche briançonnaise en mission à Milan-Cortina

    « Nous voulions comprendre concrètement ce que ça veut dire d’avoir les JO sur son territoire », explique Johanna Jelensperger. Avec la tête de liste, Stéphane Regnier, ils se sont rendus à Cortina, Milan et dans la région alentour du 18 au 21 février. Habitants, commerçants, élus locaux, jeunes, chefs d’entreprise, chercheurs… Au total, ils ont collecté une quarantaine de témoignages.

    Leur rapport relève le positif, comme la « magie des Jeux » qui a bien opéré dans les rues de Cortina, en ébullition pendant la compétition. « Mais les travaux comme la tenue des Jeux ont globalement fait fuir les touristes et ont été négatifs pour les commerçants locaux », selon eux. Les habitants rencontrés regrettaient surtout des projets onéreux, sans rapport avec les besoins du territoire. « On nous a parlé d’une piste de bobsleigh à 120 millions d’euros à Cortina, alors qu’ils n’ont même pas de piscine publique, rapporte la délégation. Les habitants déploraient de ne pas avoir été informés ni consultés sur les Jeux, ils s’en sont sentis dépossédés », raconte Johanna Jelensperger.

    « On peut organiser des événements joyeux »

    Un manque de concertation qu’ils ne veulent pas reproduire à Briançon lors de la prochaine édition de 2030. « Il y a un vrai espoir de faire différemment, on sollicite la concertation mais la Solideo, [la société de livraison des ouvrages olympiques, Ndlr] et le Comité d’organisation des Jeux sont des mastodontes avec qui on ne dialogue pas facilement », prévient la tête de liste. Pour les deux colistiers, certains chantiers, comme la promesse d’améliorer le réseau de train entre Briançon et Marseille, peuvent être bénéfiques pour le territoire. « Mais les projets hors-sol, comme le village olympique au Fort des têtes, à très fort impact environnemental et au coût exorbitant pour les collectivités, sont en décalage par rapport aux besoins locaux », s’alarme Stéphane Régnier.

    Si elles ont pu voir les risques d’une arrivée des Jeux, les deux élus restent positifs. « On peut organiser des événements joyeux qui impliquent les habitants, comme c’est le cas avec le mondial d’escalade ou le Freeride World tour », rappelle Johanna Jelensperger. La liste de gauche promet de promouvoir et d’organiser la consultation sur le sujet avec les habitants.

  • Alpes-de-Haute-Provence : des personnes handicapées en vacances en Espagne

    Alpes-de-Haute-Provence : des personnes handicapées en vacances en Espagne

    Un groupe de 50 personnes des Alpes-de-Haute-Provence a pu partir en vacances, en Espagne, avec l’association Cœur Lavande, dont l’objectif est d’organiser des événements « rassemblant personnes handicapées et lambda pour sensibiliser à la différence », explique le président fondateur de l’association, Jean Tripodi.

    « Les personnes lambda se rendent compte que tout prend plus de temps quand on a un handicap, et cela permet d’avoir accès à la culture, au sport et aux loisirs pour tous », avance le président de Cœur Lavande, association basée à Digne-les-Bains qui organise également des trails, des courses et des défilés de mode autour des différences.

    « Dans la peau d’une personne handicapée »

    L’association est aussi à l’initiative d’une action nommée Handi’ville, qui consiste à se rendre dans différentes villes et villages du département et proposer aux habitants de les « mettre dans la peau d’une personne handicapée » en les asseyant dans des fauteuils roulants, en portant « des lunettes déformantes pour les malvoyants, des bandeaux pour les non-voyants et des casques pour les malentendants », détaille Jean Tripodi.

    Le groupe, en vacances à Barcelone, a notamment pu assister à un spectacle de flamenco, visiter une bodega, faire du shopping et participer à une dégustation de vin. « La différence est une force » est le slogan de l’association, qui organisait ce voyage pour la dixième année.

    Repas dans le noir chez Domitys le 27 mars à 19h pour se mettre dans la peau d’une personne non-voyante, sur inscription, 80 places disponibles, 22 euros.

  • [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    La Marseillaise : Contrairement à 2020, il y a cette fois une liste de gauche à Embrun. À quel besoin répond‑elle ?

    Martine Assandri : Il y a eu, aux dernières élections, une forme d’essoufflement car il est extrêmement difficile d’être dans l’opposition dans cette ville et le passage de relais ne s’était pas fait comme nous l’espérions. La mairie agit sur le mode « je décide vous suivez ». Très peu de nos propositions ont été entendues. L’une des rares fois où c’est arrivé, mon collègue à la tête de l’opposition, à l’époque, avait sorti le champagne au conseil municipal ! On a une vraie envie de changement, vingt-cinq ans, ça suffit. à Embrun ou ailleurs, une mairie qui ne change pas finit par lasser.

    Comment votre liste « Uni.e.s pour demain » entend-elle faire mieux ?

    M.A. : Un fil rouge anime toutes nos propositions : faire vivre la démocratie locale, renouveler la pratique de la politique municipale. Ce fil rouge va traverser nos thèmes principaux : le logement, la jeunesse et la transition écologique. On veut relancer une activité agricole et commerciale, recréer du lien avec les associations, notamment en créant un vrai centre social municipal, qui n’existe pas à ce jour. Pour ce faire, chacun, du plus jeune au plus âgé, doit avoir sa place dans une ville plus équilibrée, plus sociale et solidaire.

    Quels outils comptez-vous mettre en place ?

    M.A. : Notre position est que tout projet entraînant un budget municipal important soit proposé aux citoyens. Mais pas qu’on leur soumette un projet déjà ficelé sur lequel ils n’auront pas la main, un type de pseudo-consultation comme on a déjà actuellement sur la ville et qui ne correspond en rien aux attentes des citoyens. Il s’agit d’associer la population à tout projet qui engagerait notre ville sur plusieurs années.

  • Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes. L’ensemble des listes est à retrouver sur lamarseillaise.fr.

    Manosque

    Manosque ensemble, Sébastien Aubert (DVG)

    Manosque toujours, Camille Galtier (DVD)

    Le Regain Manosquin, Patrick Rousset (union de la gauche)

    Manosque d’abord, Fabrice Durnerin (union de l’extrême droite)

    Digne-les-Bains

    Digne-les-Bains Ville de demain, Jean-Luc Brochier (DVD)

    Digne-les-Bains, ville d’histoire et d’avenir, Benoît De Souza (DVD)

    Digne au cœur, Francis Kuhn (divers centre)

    Terre Dignoise 2026, Gilles Chalvet (divers centre)

    Toujours Digne, Julien Di Benedetto (DVG)

    Sisteron

    Avec Jean-Pierre Templier avançons en confiance (DVD)

    Demain Sisteron !, Zoé Lerouge (DVG)

    Objectif Sisteron, Bernard Codoul (DVD)

    Les Mées

    Les Mées demain, Max Eymard (divers centre)

    Pour les Mées, Cap sur 2032, Frédéric Puech (DVG)

    Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’humain d’abord l’humain toujours, René Villard (DVG)

    CASA 2026, Philippe Bertrand (divers centre)

  • À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    Sécurité, tranquillité publique, prévention, répression… Le maire sortant de Manosque a évoqué, lundi soir, auprès des habitants, ses thèmes de prédilection.

    Il s’est félicité d’avoir augmenté le nombre de policiers, remis en état les caméras et remis en place des médiateurs, ainsi que d’indicateurs de la délinquance « plus faibles que dans des villes tenues par le RN comme Fréjus, Perpignan ou Hénin-Beaumont ». Il a affirmé avoir fait « 40% de baisse de la délinquance » en six ans, le temps de son mandat, concernant la dégradation de biens, l’atteinte aux personnes, les cambriolages et les vols de voiture. Il a proposé de développer les caméras pour éviter les dépôts sauvages et les écogardes pour prévenir les déjections canines. Sa suggestion d’un arrêté municipal « obligeant les propriétaires de chiens à avoir un sac sur eux » a été applaudie.

    Un plan vitesse

    Le candidat a par ailleurs proposé « un plan vitesse dans toute la ville » la plaçant en zone limitée à 30 km/h dans son entièreté, déplorant deux morts à cause de la vitesse excessive dans Manosque. Il a aussi promis de « continuer à matraquer » les épiceries « ne se comportant pas bien », avançant que de la drogue et des armes avaient été retrouvées dans certaines. « On va les mater à coups de répression, de contrôles », a-t-il affirmé. Le maire sortant a aussi proposé la création d’un PC mobile de la police municipale.

    Camille Galtier n’a pas manqué l’occasion de critiquer ses adversaires pour les municipales, se moquant des « concours Lépine de qui est le plus à droite ». Le maire sortant fera face au candidat RN-UDR Fabrice Durnerin et à deux listes de gauche menées par Patrick Rousset et Sébastien Aubert pour les élections municipales. « Il y a des visions de la société qui vont s’affronter dimanche prochain », a résumé Camille Galtier.

    Meeting à la salle Osco Manosco, 570 chemin du Moulin-Neuf, à partir de 18h mardi 10 mars

  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Hautes-Alpes

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Hautes-Alpes

    Après les enregistrements des listes en préfecture, ce sont donc 3 442 candidats qui sont en lice pour les élections municipales et communautaires dans les 167 communes du département. Parmi elles, 98 ne voient qu’une seule liste.

    Du côté de Gap, 5 listes s’affronteront lors de ce premier tour des municipales, contre 3 à Briançon, par exemple.

    Retrouvez l’intégralité des listes du département des Hautes-Alpes et leurs candidats en parcourant le document PDF.

  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a validé, vendredi 27 février, le dépôt des listes pour les 198 communes du département en vue du premier tour des élections municipales.

    Parmi les 198 communes du département, 120 ne verront qu’une liste s’affronter. 64 autres communes comptent deux listes en lice.

    La ville sous-préfecture Barcelonnette verra, elle, trois listes sur la ligne de départ, comme 11 autres communes du département (dont Peyruis, Oraison ou encore Sisteron).

    À Digne-les-Bains, les habitants auront le choix entre pas moins de 5 listes, quand les Manosquins en départageront 4.

    Retrouvez l’intégralité des listes du département des Alpes-de-Haute-Provence et leurs candidats en parcourant le document PDF.

  • Municipales : 3 442 candidats dans les Hautes-Alpes

    Municipales : 3 442 candidats dans les Hautes-Alpes

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes.

    Gap

    Gap, Demain en confiance, Roger Didier (DVD)

    Ambitions pour Gap 2026, Charlotte Kuentz (Liste citoyenne)

    Gap en commun, Jacques Patron (LFI)

    Union pour Gap, Elie Cordier (Liste citoyenne)

    Avenir Gapençais, Raphael Leroux (RN)

    Briançon

    Briançon territoire vivant, Luc Marchello (DVG)

    Bien vivre à Briançon, Richard Nussbaum (SE)

    Demain Briançon, Arnaud Murgia (DVD)

    Embrun

    Uni.e.s pour demain, Martine Assandri (DVG)

    Agir ensemble pour Embrun, Chantal Eymeoud
    (Horizons)

    L’Argentière-la-Bessée

    Le courage d’avancer, la force d’écouter, Alain Sanchez (DVG)

    L’avenir au cœur de l’Argentière-la-Bessée, Remi Roux (SE)

    Quoi de neuf pour l’Argentière ? Jean-Pierre Rippert

    Veynes

    Ensemble pour Veynes, Gérald Griffit (DVG)

    Veynes, Toujours avec vous, Christian Gilardeau-Truffine (DVG)

    Chorges

    Chorges en action, Vincent Bonnardel (SE)

    Chorges, vivre et agir ensemble, Jérôme Arnaud (SE)

  • La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Les urgences sont un service vital pour la population, en particulier dans nos zones rurales où l’accès aux soins est déjà difficile. » Une pétition, relayée sur les réseaux sociaux, rassemble plus de 7 000 signatures contre la fermeture ou la réduction des horaires d’ouverture des services d’urgence du département. Cela « met en danger la vie des habitants, allonge les temps de prise en charge et crée une inégalité flagrante d’accès aux soins », avancent les auteurs de la pétition.

    à Manosque, Digne-les-Bains et Sisteron, les urgences sont régulièrement fermées la nuit, à partir de 18h30, et les patients doivent alors passer par le 15, qui régule les appels. « Le recours au 15 est vécu par beaucoup comme une entrave voire un tri pour l’accès aux soins. Cela permet également d’accompagner des mesures d’économies, sans mettre en place de véritables solutions de fond. »

    « Beaucoup renoncent

    aux soins »

    Les 7 000 signataires demandent une ouverture des trois services d’urgences du département 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi qu’un renforcement des effectifs et la fin de la « discrimination géographique ». « Notre santé ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire », clament aussi les auteurs de la pétition. Les hôpitaux du département manquent souvent de médecins urgentistes.

    « La fermeture des urgences est une grosse problématique dans le département depuis des années », explique Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « Il est déjà arrivé que les trois services d’urgences du département soient fermés la nuit », déplore-t-il. Il ajoute : « La population ne comprend plus rien, on ne sait pas quand c’est ouvert ou fermé, beaucoup de gens renoncent aux soins et prennent leur mal en patience. »

    « Le 15 envoie parfois les patients vers d’autres départements, à Aix ou à Pertuis, qui sont souvent saturés. Il est arrivé que des patients aillent à Aix, qui n’avait plus de place et les renvoyait vers Marseille ou Toulon », regrette Cédric Volait, qui travaille à l’hôpital de Manosque. « Depuis avril 2023, les urgences sont fermées quasiment toutes les nuits à Manosque, faute de médecins urgentistes », précise-t-il. Le syndicat demande que tous les médecins fassent des gardes, , actuellement basées sur le volontariat.