Tag: Alpes

  • À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    Isabel Gamba, 68 ans, habitante d’Oraison depuis 1963, se présente à nouveau aux élections municipales, avec une nouvelle équipe renouvelée à 80%, après une première candidature en 2020. Elle avait alors récolté 31% des votes, était arrivée deuxième et avait été élue conseillère municipale d’opposition. Oraison est l’une des deux seules communes des Alpes-de-Haute-Provence, avec Peyruis, où le RN a investi un candidat, alors que 58% des votes s’étaient dirigés vers le parti d’extrême droite, lors du second tour des élections législatives, en 2024.

    « J’ai passé toute ma carrière professionnelle à la mairie d’Oraison, où j’ai gravi les échelons », a expliqué, lundi soir, Isabel Gamba à plusieurs dizaines d’habitants venus à sa réunion publique à la salle du château d’Oraison. Retraitée depuis 2018, la candidate siège dans l’opposition municipale depuis 2020. « Six années à écouter, à regarder, à essayer d’apporter nos remarques, nos suggestions. Aujourd’hui, forts de ça, nous savons ce qui marche et ce qui ne marche pas à la mairie. J’ai l’impression que la population n’a pas suffisamment été écoutée », a défendu Isabel Gamba. La liste a fait le choix de se présenter sans étiquette.

    « Nous sommes convaincus qu’Oraison mérite une gouvernance plus proche, plus ouverte et plus collective. Une ville qui écoute avant de décider et qui fait évoluer ses pratiques pour mieux répondre aux besoins du quotidien. Notre projet repose sur une conviction simple mais forte : on gouverne mieux quand on décide ensemble », a martelé la candidate. Isabel Gamba a insisté sur les problématiques d’accès aux soins et au logement.

    Un binôme à la tête de la commune

    La candidate a pour projet de mettre un binôme à la tête de la commune, avec son bras droit, Olivier Laurent, architecte d’urbanisme, qui serait maire adjoint délégué et s’occuperait de l’aménagement du territoire. Isabel Gamba prévoit, par ailleurs, de créer trois comités consultatifs « composés d’habitants volontaires qui feront remonter les besoins locaux de leurs quartiers pour coconstruire des projets de proximité », a-t-elle expliqué, lors de sa réunion publique. « On pourra programmer des travaux ou des aménagements en fonction de ce qu’ont fait remonter les habitants », a-t-elle promis.

    « Le principe clé de cette gouvernance, c’est le partage du pouvoir, avec la participation des habitants au cœur du projet », a affirmé la candidate. « Ce qu’on veut, c’est que la démocratie locale ne s’arrête pas le soir du 22 mars. Elle doit continuer, on doit vous écouter », a-t-elle ajouté. Isabel Gamba a aussi proposé de « ne pas appliquer l’augmentation de 15% des indemnités des élus liées au statut de chef-lieu de canton », ce qui permettrait, selon elle, d’économiser 160 000 euros sur un mandat de six ans. La candidate a par ailleurs promis de faire en sorte de recruter 15 nouveaux médecins, notamment en proposant une bourse aux étudiants en médecine pour qu’ils viennent ensuite exercer à Oraison.

    Le public a applaudi quand Isabel Gamba a proposé de remettre le colis de Noël sans conditions de ressources. La candidate a également évoqué de nombreux autres problématiques touchant la petite commune, comme les sujets liés au stationnement et au manque de commerces. « C’est vrai que ça manque vraiment, moi, je n’ai pas de voiture et c’est compliqué pour faire mes courses », a lancé une habitante.

    Réunion publique le 13 mars.

  • À Forcalquier, le maire sortant à l’écoute

    À Forcalquier, le maire sortant à l’écoute

    Les habitants étaient nombreux au rendez-vous pour le temps d’échanges proposé par David Gehant, le maire sortant de Forcalquier candidat à sa réélection. Ce dernier a regretté l’annulation du débat initialement prévu avec l’autre candidat à la mairie, Jean-Michel Grès.

    Il a offert aux habitants la possibilité de poser leurs questions sur son bilan, son programme ou encore sa liste, nommée Tous Forcalquiérens, qu’il a présentée pour la première fois, dans « un moment convivial de démocratie active, vivante et participative ». Il s’est vanté d’une moyenne d’âge de 50 ans et d’une équipe « compétente et renouvelée de moitié », composée de « 50% de bénévoles associatifs » et de « 93% de colistiers sans aucune appartenance politique ».

    De nombreuses questions

    Les habitants ont posé des questions sur la restauration de l’intérieur de la cathédrale, le programme, la maison des associations, la bourse au permis, la construction d’un skatepark, les investissements lors du précédent mandat ou encore les échecs, les points faibles et les leçons tirées par le maire sortant. « L’échec majeur a été celui de la cuisine centrale, on s’est rendu compte que cela coûterait beaucoup trop cher et que l’on n’avait pas les moyens », a répondu David Gehant.

    « Le programme n’est pas encore arrivé parce qu’on a voulu le coconstruire avec vous », a voulu rassurer le maire sortant, répondant aux habitants inquiets de ne pas le voir arriver. Il a promis de le distribuer dans les boîtes aux lettres le vendredi 6 mars à partir de 17h, ainsi que d’annoncer de gros projets sur les réseaux sociaux dans les prochains jours.

    « Nous n’avons pas refusé un débat, mais les conditions proposées qui ne garantissaient pas l’impartialité », a tenu à répondre Jean-Michel Grès, le candidat adverse.

    Programme dévoilé le vendredi 6 mars à 17h.

  • La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    Des Alpes italiennes aux Alpes françaises. Moins de 24 heures après la cérémonie de clôture des JO 2026 dans les arènes de Vérone, l’ensemble de l’équipe de France était réuni à Albertville, lundi soir, pour célébrer ces Jeux réussis pour la délégation tricolore. Un record passé de 15 à 23 médailles et de nouveaux visages découverts, à l’image des triples médaillés Océane Michelon et Mathis Desloges.

    34 ans après la fin des Jeux olympiques d’Albertville, l’olympisme était de retour dans la cité savoyarde. Entre les massifs des Bauges et du Beaufortain, une fête était organisée devant plus de 6 000 spectateurs dans la halle olympique utilisée en 1992. Cette salle est devenue une sorte de Club France gigantesque pour quelques heures, ce lundi.

    « C’est chouette de voir cette cérémonie en terres savoyardes », disait la snowboardeuse de Val Thorens et porte-drapeau Chloé Trespeuch. Quentin Fillon Maillet, l’un des héros français des Jeux, a ajouté que cela « permet de valoriser la réussite des Bleus et de retrouver le public tricolore ».

    La bannière olympique placée à 53 mètres de haut

    Dès 18h30, des membres de toutes les disciplines sont montés au compte-goutte sur la scène de cette halle. Le biathlon (13 médailles dans ces JO), entré en dernier, s’est aussi imposé à l’applaudimètre. Cette cérémonie servait aussi à accueillir le drapeau olympique, obtenu dimanche lors de la « passation de pouvoir » entre l’Italie et la France. L’olympiade française débute et doit mener les athlètes vers le 1er février 2030, date de l’ouverture des 26e Jeux olympiques d’hiver de l’histoire. Les deux présidents de régions, Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, ont brandi le drapeau aux cinq anneaux, à Albertville.

    Le clou du spectacle était un show son et lumière mettant en avant les trois dernières éditions des Jeux en France avec Chamonix 1924, la pionnière, Grenoble 1968 et donc Albertville 1992. Ensuite, le drapeau olympique a été monté en haut d’un mât de 53 mètres. Sept membres du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins ont fait culminer cette bannière loin au-dessus du sol. Cette dernière y restera jusqu’à l’ouverture des prochains JO en Haute-Savoie, en Savoie, dans les Hautes-Alpes et dans les Alpes-Maritimes.

  • Une association accompagne les exilés dans la vallée de l’Ubaye

    Une association accompagne les exilés dans la vallée de l’Ubaye

    Cours de français langue étrangère, accompagnement pour les démarches administratives, transport jusqu’à la préfecture de Marseille… Depuis 2015, l’association Solidaritat Ubaye accompagne les demandeurs d’asile dans leurs démarches. « En 2015, en voyant la photo du petit garçon mort sur la plage dans Paris Match, on s’est demandé, dans la vallée, si on pouvait pas participer à l’accueil de ces personnes qui fuyaient, surtout la Syrie à l’époque », se rappelle Fabienne Cordier, l’une des cofondatrices de l’association.

    Un groupe de personnes à Saint-Paul-sur-Ubaye a d’abord eu pour projet d’accueillir des familles dans l’ancienne gendarmerie, alors que le peloton de gendarmerie de haute montagne venait d’être dissous. « Il y avait des appartements qui avaient été rénovés par la mairie, qui étaient inoccupés », explique Fabienne Cordier. À l’époque, « l’État a décidé de démanteler les campements de la porte de la Chapelle et de Calais, et de répartir les demandeurs d’asile sur tout le territoire français », précise l’ancienne présidente de l’association. C’est comme cela qu’un centre d’accueil et d’orientation a été ouvert à Barcelonnette en novembre 2016. Sept appartements ont alors permis d’accueillir 40 personnes.

    L’association Solidaritat Ubaye s’est alors mise à proposer des cours de français langue étrangère, de l’aide pour les démarches administratives, un accompagnement médical, des activités ou encore sorties sportives. Il y avait un groupe de trois ou quatre bénévoles pour chaque appartement. Le centre a ensuite fermé en 2022, suite à un regroupement des occupants de tous les petits centres d’accueil sur une grande structure de 150 places à Digne-les-Bains.

    Une épicerie sociale et solidaire itinérante

    Au même moment, en 2022, plusieurs familles ukrainiennes sont arrivées dans la vallée et ont pu être accompagnées par l’association. « On a pris l’habitude de faire la ramasse d’invendus des supermarchés pour leur proposer des produits alimentaires et d’hygiène », précise Fabienne Cordier. L’association a alors commencé à être sollicitée par des habitants de cités HLM de l’Ubaye qui souhaitaient également bénéficier de ces produits. « On était la seule zone du 04 à ne pas avoir d’épicerie sociale et solidaire », explique l’ancienne présidente. C’est comme ceci que l’association a créé une épicerie sociale et solidaire itinérante.

    « C’est des personnes qui sont dans l’attente du statut de réfugié, donc ils n’ont pas le droit de travailler, ils ont 4 euros par personne par jour, c’est des situations compliquées », regrette Fabienne Cordier. « En 2022, ça a changé, les familles ukrainiennes n’étaient pas accueillies de la même façon que les Soudanais ou les Erythréens. Ils avaient le droit de travailler, aux allocations logement… », se remémore l’ancienne présidente. « On avait eu que des hommes célibataires venus d’Afrique ou d’Afghanistan qui essayaient de s’intégrer et de faire venir leur famille, alors que, pour les Ukrainiens, c’était provisoire », explique la bénévole. L’association a donc adapté son accompagnement au fil du temps, en fonction des besoins des bénéficiaires.

  • L’Union pour Gap d’Élie Cordier, au complet, donne rendez-vousau Quattro ce jeudi

    L’Union pour Gap d’Élie Cordier, au complet, donne rendez-vousau Quattro ce jeudi

    Objectif : présenter les candidats et le programme de l’Union pour Gap.

    La réunion publique sera retranscrite en langue des signes.

    Inscription souhaitée par la liste par mail à programmeupg@gmail.com, par téléphone 07.66.43.89.55 ou sur le site internet unionpourgap.fr

  • À Barcelonnette, une liste citoyenne pour la démocratie

    À Barcelonnette, une liste citoyenne pour la démocratie

    « C’est parti des dernières élections, qui ont donné lieu à un score assez serré, à Barcelonnette, entre la municipalité en place et une liste citoyenne de l’époque. Cela a donné des idées à tout le monde », explique Bertrand Barbo, à la tête de la liste citoyenne « Agir en commun », qu’il vient de déposer en préfecture, jeudi. « Il y a deux ou trois ans, on s’est retrouvés avec quelques amis qui sont dans la liste aujourd’hui. On avait pour ambition de proposer un projet de territoire », précise la tête de liste.

    La liste de Bertrand Barbo « se base sur un constat : une baisse de la démographie de 0,4% par an depuis au moins 10 ans, une économie de plus en plus difficile, axée sur le tourisme et le ski et une grosse difficulté de logement. On a une vallée qui se vide », avance-t-il. Pour trouver des solutions à ces différentes problématiques locales, le collectif compte sur la démocratie participative et veut « impliquer la population », notamment en filmant et mettant à disposition les conseils municipaux.

    Le groupe veut par ailleurs créer des « comités citoyens composés de citoyens tirés au sort. Cela a fait ses preuves, les gens qui ne s’intéressent pas forcément à la politique, quand ils sont désignés comme ça, ils se sentent responsabilisés et s’impliquent », affirme la tête de liste.

    Valoriser les initiatives citoyennes

    Le collectif veut également « valoriser les initiatives citoyennes » en faisant des appels à projets et en laissant les habitants proposer des propositions qui seraient soumises au vote de la population. Issu du monde associatif, Bertrand Barbo s’est « rendu compte que le milieu associatif avait vite ses limites s’il n’y avait pas un relais fait par les élus ». Originaire de la région parisienne, l’ancien ingénieur acousticien pour les aéroports de Paris s’est reconverti et installé à Barcelonnette en 2019. Depuis son déménagement, Bertrand Barbo a régulièrement changé de métier et d’employeur. Il est notamment passé par la communauté de communes, où il s’est occupé des déchets pendant un an. « Cela m’a permis de voir la vie politique locale de l’intérieur, et cela m’a motivé à m’engager, parce que je trouvais que la façon dont les choses étaient gérées n’était pas satisfaisante, et que cette vallée méritait mieux », confie-t-il.

    « On essaie d’échanger avec d’autres listes citoyennes dans la vallée. Notre mouvement est parti d’un élan lancé dans la vallée, avec Ubaye 2026, explique Bertrand Barbo. Même au niveau national, on voit qu’il y a des listes citoyennes qui fleurissent un peu partout. C’est pas nouveau, mais c’est d’une ampleur bien plus importante que les élections précédentes. »

    Face à cette liste citoyenne, le maire sortant LR, qui avait pris la suite de Sophie Vaginay, investie par le RN pour les élections législatives anticipées de 2024 lors desquelles elle a été élue députée. Une troisième liste, menée par David Morard, est en lice.

    Réunion publique le mardi 10 mars à 18h30 à la salle du marché couvert à Barcelonnette.

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des JO de Milan ?

    Renaud Muselier : Que nous avons plusieurs atouts : l’expérience des JO de 2024, les premiers Jeux décentralisés ont été faits en Italie. Les Italiens ont souffert, mais ils ont réussi des jeux exceptionnels ! Et à ce titre, la matrice d’organisation du CIO va nous faire gagner du temps. Et enfin : le succès de ces Jeux montre l’appétence mondiale du public et des sportifs, des Fédérations, des Ligues… C’est un succès populaire majeur. Cela va nécessiter d’élever notre niveau d’organisation, la leçon c’est que c’est dur, c’est compliqué, mais on va le faire !

    Le comité d’organisation traverse une crise, qu’en pensez-vous ?

    R.M. : Je ne suis pas inquiet car la totalité du dispositif est mise en place : la loi olympique, le budget, une perspective d’héritage, les différentes structures (Dijop, Solidéo, Cojop). On a un problème de l’ordre des ressources humaines à traiter : il faut un Directeur général opérationnel, un responsable de la livraison, un autre de la planification… Je ne suis pas inquiet parce que tous les fondamentaux sont placés. Il y a des soubresauts, il y en a un là, il y en aura d’autres plus tard…

    Les habitants des Alpes demandent de la concertation autour des JO

    R.M. : Je l’entends. On a créé un parlement des Jeux dans lequel on écoute tout le monde et des commissions pour apporter des réponses. Pour les Alpes, cela va permettre d’avoir un train digne de ce nom et le traitement de points noirs routiers, ce que nous n’aurions pas pu faire sans les Jeux. Et il y aura de la concertation dans le cadre des projets. Après, je constate qu’aucun candidat engagé dans les combats légitimes et normaux des élections municipales dans les communes concernées ne dit « non » aux Jeux… Cela témoigne de leur popularité.

  • Unie, la gauche de retour dans la bataille pour Embrun

    Unie, la gauche de retour dans la bataille pour Embrun

    « C’est déjà un point de satisfaction d’avoir pu monter cette liste et rassemblé toutes les opinions de gauche et écologistes », affirme Martine Assandri, à la tête d’« Uni.e.s pour demain » qui rassemble différents partis de gauche comme le PS, le PCF et EELV. Et même si LFI n’y figure pas, elle lui a donné son assentiment. À Embrun, l’enjeu est de taille : déloger la maire sortante Chantal Eymeoud (Horizons) en poste depuis 2001, d’autant plus après les précédentes élections municipales de 2020 où la gauche ne s’était pas présentée.

    Le logement au cœur

    « 25 ans, ça suffit », assène Martine Assandri à propos de sa rivale de droite qui, selon elle, « décide de tout sans tenir compte des avis des uns et des autres. La démocratie locale doit pouvoir enfin s’exercer. Le fil rouge de notre politique est d’associer la population à nos décisions », estime la candidate PS qui place la question du logement au cœur du programme. « À Embrun, la situation est catastrophique. Pour toute nouvelle construction, nous souhaitons un quota d’au moins 30% destiné au logement social », illustre-t-elle, alors que cette commune de plus de 6 000 âmes atteint péniblement le seuil de 11%. « On se demande comment on peut vivre dignement dans un pays de montagne comme le nôtre », développe la candidate qui évoque notamment le sort des travailleurs saisonniers ou agriculteurs qui « traversent des périodes difficiles ». Pour y remédier, la liste « Uni.e.s pour demain » a pour « grand projet d’imaginer à long terme une maison des saisonniers, un lieu destiné au logement mais aussi à l’accès aux droits ». Prochaine et dernière réunion publique prévue le 6 mars à 18h, à la salle des fêtes d’Embrun.

  • D’immenses défis

    D’immenses défis

    Comment faire entrer les Jeux olympiques d’hiver2030 portés par les Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes, dans une nouvelle ère ? L’équation est compliquée. Notre région, soumise de plein fouet aux effets du dérèglement climatique, se doit d’être un modèle d’adaptation. Et la « nécessaire » neige artificielle, produite pour toutes les compétitions de descente, renvoie à un modèle économique de l’exploitation de la montagne en passe d’être révolue. À moins de vouloir sauver des saisons touristiques à n’importe quel prix dans les prochaines décennies.

    Pérennité et usage

    C’est un des paradoxes de l’organisation des prochains JO dans les Alpes françaises. Sur plusieurs sites, avec ses lignes de train et des transports décarbonés, avec la volonté de devenir un « modèle de sobriété ». L’autre aspect, et non des moindres, tient à l’héritage des Jeux. Les habitants de la région sont dans l’attente d’un véritable « bond en avant » sur la question des transports, que ce soit sur le littoral ou en altitude. La rallonge budgétaire allouée à la faveur des JO pour notamment la Ligne nouvelle de Marseille à Nice, pourrait donner un nouveau souffle fortement attendu pour décongestionner un trafic routier toujours plus dense… Reste enfin les infrastructures. Non seulement pour accueillir les compétitions olympiques pendant une quinzaine de jours mais pour en assurer à la fois la pérennité et l’usage durant des années. Les défis sont multiples et immenses et ces JO exigeront une concertation permanente avec l’ensemble des acteurs. Sous peine de disqualification !

  • Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Après l’attribution de la 116e et dernière médaille d’or aux hockeyeurs américains dans l’après-midi, la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina a démarré dimanche soir dans le cadre antique des Arènes de Vérone, mettant à l’honneur la « beauté en action » dans un hommage aux arts italiens et à la beauté du geste sportif.

    La Norvège a terminé les JO en tête du classement des nations avec 41 médailles. La France, qui a largement dépassé son précédent record (15 médailles), termine au 6e rang, avec 23 podiums.

    Clôture à Vérone

    Place à l’art ! Le sport a laissé la place à l’art et au spectacle, à Vérone, connue du monde entier comme le lieu du drame de Roméo et Juliette, pour terminer en beauté la quinzaine olympique italienne, avec notamment la traditionnelle parade des athlètes. La biathlète Lou Jeanmonnot, qui a remporté quatre médailles, dont deux en or, portait le drapeau « bleu, blanc, rouge » avec le fondeur Mathis Desloges, qui repart des Jeux avec trois médailles d’argent.

    Comme de tradition, la soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans, du 1er au 17 février 2030, dans les Alpes françaises.

    Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a donc officiellement été remis aux Alpes françaises, avant l’extinction des vasques olympiques. Une cérémonie qui constitue une petite parenthèse enchantée pour le Comité organisateur des Jeux (Cojop), présidé par Edgar Grospiron et empêtré dans une crise de gouvernance. Dans tous les cas, « c’est un grand moment, un grand moment d’émotion parce que nous ramenons les Jeux olympiques à la France et dans les Alpes françaises ! », nous a confiés Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud. « Les Jeux reviennent à la maison ! », s’est exclamée samedi Marina Ferrari, la ministre des Sports avant même la transmission du flambeau. « Les sites éclatés nous inspirent pour offrir aux Alpes françaises 2030 des infrastructures et une expérience athlète exemplaires », appuie-t-elle. Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France lundi à Albertville (Savoie) lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence annoncée des médaillés des Jeux italiens.