Tag: Alpes

  • À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble

    À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble

    Syndicalistes, associatifs, maires, députés de gauche et habitants se sont réunis vendredi, à Sisteron, pour soutenir la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron lors de son meeting de fin de campagne. Les colistiers ont insisté sur « la défense des services publics à Sisteron», la santé et l’idée de «dépersonnifier le pouvoir politique». Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04, a évoqué la lutte pour la réouverture des urgences à Sisteron. «La lutte paye quand on a des relais locaux progressistes», a-t-il affirmé. «Tous les hôpitaux tiennent sur un fil, ils sont tellement à flux tendu qu’il suffit qu’un médecin parte à la retraite pour que le service soit menacé de fermeture», a déploré le syndicaliste.

    Michèle Bizot-Gastaldi, maire communiste d’un petit village de 350 habitants, La Palud-sur-Verdon, est également intervenue au meeting. «Il n’y a pas d’élections apolitiques, les listes sans étiquette n’existent pas. Une liste qui rassemble l’ensemble des forces de la gauche dans le département, c’est rare, je salue cette initiative», a-t-elle déclaré. «Tous les services publics sont fondamentaux», a-t-elle ajouté, félicitant les propositions de la liste Demain Sisteron.

    Recruter des médecins salariés

    Olivier Jourdan, deuxième sur la liste, a insisté sur leur proposition phare: recruter des médecins salariés. « Notre collectif s’est fondé sur un gros consensus : mettre les valeurs et le programme avant les noms et les visages », a-t-il martelé. « Nous voulons faire en sorte que chaque Sisteronais et Sisteronaise puisse avoir un médecin traitant, avec l’objectif d’un généraliste pour 1000 habitants », a-t-il expliqué. « Le salariat permet d’attirer médecins plus jeunes », a affirmé Olivier Jourdan.

    Véronique Verdié, secrétaire du collectif Solidarité Réfugiés Sisteron, dont plusieurs membres de la liste font partie, est également intervenue. Elle a insisté sur l’importance d’intégrer les réfugiés et d’avoir une ville accueillante. Claude Mikaelian, colisitier communiste et militant syndicaliste, a évoqué l’importance des «luttes pour le maintien de l’emploi» et a salué la proposition de créer «un lieu de refuge immédiat et sécurisé pour les femmes victimes de violences par un conjoint ou un ex-conjoint». Il a souhaité que Sisteron intègre «l’association internationale des communes pour la paix». L’ancien député Nupes Léo Walter a affirmé : « si on multiplie les communes de gauche dans le département, ça donnera de la force à nos luttes ». «Avoir une commune tenue par la gauche antifasciste est essentiel », a-t-il défendu. La salle était pleine à son comble.

  • À Briançon, les lycéens ont bloqué leur établissement

    À Briançon, les lycéens ont bloqué leur établissement

    « Notre bac mérite des moyens ! », « Du fric pour l’école publique ! » ou encore « Rendez les heures ! ». Pancartes à la main, les lycéennes et lycéens se sont mobilisés pour bloquer leur établissement à 8h ce jeudi. Une action organisée en concertation avec les enseignants pour dénoncer la baisse de la dotation horaire « décidée par le gouvernement ». Une coupe dans le budget de l’éducation publique qui entraînerait la perte de 80 heures d’enseignement pour la rentrée 2026 et menacerait la tenue des cours en option.

    La direction du lycée a autorisé la mise en place d’un blocus total durant une demi‑heure de prise de parole. L’opération s’est ensuite transformée en barrage filtrant. Si l’ambiance était conviviale, l’inquiétude était réelle parmi les lycéens. « Le président annonce le financement de nouvelles têtes nucléaire et, pendant ce temps, l’éducation publique passe à la trappe, alors que c’est un fondement de notre démocratie », s’indigne Mélusine Faure, élève de terminale mobilisée.

    Les enseignants en grève

    Ces suppressions d’heures de cours pénalisent plus particulièrement les établissements éloignés, comme celui de Briançon. « On est le lycée le plus au nord de l’académie d’Aix-Marseille, rappelle Patrick Charlier, enseignant mobilisé. Dans le centre de Marseille, un élève pourrait suivre un cours en option dans un établissement voisin, mais pour nous, ce n’est pas possible, le lycée le plus proche est à 50 minutes de voiture. » L’équipe pédagogique a voté la grève pour le vendredi 6 mars, journée durant laquelle les enseignants se rendront au rectorat, à Aix-en-Provence.

  • À Briançon, la gauche dédie sa semaine à la jeunesse

    À Briançon, la gauche dédie sa semaine à la jeunesse

    Johanna Jelensperger est la candidate au poste d’adjointe à l’éducation sur la liste de gauche. Elle-même mère d’un adolescent de 17 ans, elle déplore « qu’en dehors du lycée, il y ait peu de lieux où s’intégrer pour les jeunes, pour se rencontrer, et exprimer leur créativité ». C’est pourquoi durant cette semaine, elle est allée à la rencontre des jeunes adultes et adolescents, pour écouter leurs préoccupations.

    Après un temps d’échange public sur le sujet lundi, au Barboteur, la liste de gauche est allée à la rencontre des lycéens mercredi. Une discussion prolongée de façon inopinée le lendemain, puisque Johanna Jelensperger est retournée au lycée ce jeudi 5 mars, où les lycéens bloquaient l’entrée de leur établissement contre la suppression de 80 heures d’enseignement.

    Inquiets face à l’extrême droite

    Deux sujets sont revenus avec insistance. « Déjà, beaucoup de lycéens étaient inquiets de voir autour d’eux certains se faire happer par les vidéos de Jordan Bardella sur les réseaux sociaux, sans même s’apercevoir qu’il s’agit de politique », explique Johanna Jelensperger. Ensuite, « la question du manque de mobilité dans un territoire escarpé, que ce soit la place pour le vélo ou les transports en commun ».

    Parmi ses propositions pour la jeunesse, la liste promet la création d’un campus connecté pour suivre des études supérieures à Briançon, se former ou se réorienter. Mais aussi la création d’un tiers-lieu dédié aux jeunes briançonnais, pour se rencontrer, échanger et exprimer leur talent.

  • Aucun candidat aux municipales à Bayons, les habitants inquiets

    Aucun candidat aux municipales à Bayons, les habitants inquiets

    Le village de Bayons, perdu au milieu des montagnes bas-alpines, est le fruit de la fusion de quatre communes, en faisant un territoire très large et difficile à gérer. Bayons fait partie des communes les plus étendues du département, alors même qu’elle compte moins de 200 habitants. C’est un territoire dépeuplé, fait de terrains difficiles, ce qui rend la tâche compliquée pour le maire.

    Il y a quelques jours encore, une route s’y est effondrée, coupant deux hameaux du reste du monde. « Cela fait trois semaines que je ne fais que ça », regrette Régis Rioton, le maire, qui exerce toujours son activité d’architecte à côté de son mandat, et a donc décidé de ne pas se présenter à nouveau aux élections municipales. Il « ne peut que regretter » que personne n’ait déposé de candidature pour prendre sa suite, mais le comprend : « La tâche fait peur, cela demande un investissement conséquent, ça ressemble à du bénévolat. »

    Une position partagée par les habitants, notamment un ancien conseiller municipal, éleveur à la retraite qui a exercé plusieurs mandats, fait partie de la plus vieille famille du village et trouve que « tout est devenu trop compliqué ici, cela prend beaucoup de temps et de travail ». « C’est pas normal d’être abandonné comme ça, ça m’inquiète », confie Marie Wagner, retraitée qui a une maison secondaire dans le village.

    « Les gens sont inquiets, on préférerait que ça continue comme avant », abonde Jean-Claude Chaix, habitant de Bayons. Il s’inquiète d’un potentiel rattachement à une autre commune si aucune candidature n’était déposée. « C’est pas pareil, si les gens ne sont pas de la commune, ils s’occuperaient moins de nous », suppose-t-il.

    Une délégation spéciale

    Dans les 8 jours suivant le 15 mars, la préfète nommera par arrêté une délégation spéciale de trois membres, « investie des pouvoirs de pure administration conservatoire et urgente et chargée d’organiser de nouvelles élections pour reconstituer le conseil municipal dans les 3 mois suivant le 1er tour », explique la préfecture.

    Les projets du maire sortant, l’installation d’un commerce, la rénovation de la mairie et la création de logements, n’ont pas pu arriver à leur terme en raison d’une forte opposition. Le budget de la commune ne permet pas d’engager des sommes importantes, comme pour la réparation de la route qui s’est effondrée. « Avant le 15 mars, il faut qu’on ait un budget pour signer le devis, payer l’entreprise et caler les travaux. Il y a une urgence pour désenclaver les familles », martèle le maire sortant, Régis Rioton.

    « La répartition des gens sur un territoire immense ne facilite pas les relations », avance le maire. Il estime que chaque habitant dispose de 66 hectares. « On est captif, il faut être là tout le temps. La mairie est le service public numéro 1, les gens se tournent vers nous pour tout, ils n’ont pas conscience de la complexité de gérer ça au quotidien », explique-t-il. Régis Rioton prévoit d’organiser une réunion publique pour préciser le cadre légal aux habitants.

    Bayons fait partie des 68 communes de France à n’avoir aucune liste candidate pour les élections municipales. Elle est la seule de la région. Selon Jean-Claude Chaix, cela est également dû à la parité qui doit être respectée, y compris par les communes de moins de 1 000 habitants, pour ce mandat. « Il y a eu des tentatives d’élaboration de listes, mais aucune n’est arrivée à son terme. De ce que j’ai compris, personne ne voulait endosser la tête de liste », se désole le maire sortant.

    Régis Rioton, qui va sur ses 66 ans, souhaite « laisser la place aux jeunes ». « Je suis vieux, j’ai le cerveau qui se ramolit, des difficultés d’élocution », explique-t-il. Reste à voir s’ils se porteront volontaires pour prendre sa suite.

  • Les déserts médicaux : un sujet majeur pour les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Les déserts médicaux : un sujet majeur pour les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, les collectivités et les maires se mobilisent pour financer l’extension de l’hôpital, avec de nouveaux lits en soins palliatifs et un institut de formation. 24 communes de l’agglomération participent et ont voté la somme allouée à l’hôpital en conseil municipal. « Il y a des débats et de l’opposition car c’est à l’État et pas à nous de payer pour la santé, mais j’explique que l’extension sera bénéfique pour soigner les habitants de notre commune », avance Laurence Depieds, maire candidate à sa réélection du petit village de Saint-Martin-de-Brômes, commune pour laquelle cet investissement représente une somme importante.

    Dans cette même ville de Manosque, le centre de santé Oxance, menacé de fermeture, est au cœur des débats pour les municipales. Le Regain Manosquin, liste d’union de la gauche menée par Patrick Rousset, veut soutenir et accompagner le centre de santé Oxance « dans son développement », recruter des médecins salariés et créer un service de garde « en lien avec l’hôpital public ». Le maire sortant, candidat à sa réélection, considère lui que « contrairement à l’hôpital, la collectivité n’a pas vocation à financer directement un centre de santé privé ».

    Des urgences souvent fermées

    La fermeture régulière des urgences agite également les candidats. Le maire de Manosque avait démissionné du conseil de surveillance de l’hôpital en juillet 2024. « Je ne peux que regretter l’inaction face à mes alertes répétées pendant plus de trois ans. Les premières fermetures des urgences de Manosque ont démarré en janvier 2022 et personne ne s’en est ému, ni révolté, aucun représentant de l’État, ni aucun élu, mis à part mon équipe municipale et moi-même », avait-il déploré. Le Regain Manosquin veut de son côté « maintenir les fonctions du maire au conseil de surveillance afin d’être force de propositions et d’impulsion de décisions visant au développement des activités du centre hospitalier ».

    À Sisteron, face à ces fermetures, la liste d’union de la gauche s’engage à « faire pression » pour rouvrir les urgences et veut recruter des médecins salariés, affirmant être déjà en contact avec des praticiens intéressés. L’équipe de Demain Sisteron ! prévoit de leur fournir des locaux et un service de secrétariat qui leur permettrait de se concentrer sur l’aspect médical.

    « J’ai voulu prendre un arrêté humoristique pour interdire les AVC, car les urgences de Sisteron sont souvent fermées, même la journée, alors il faut aller jusqu’à Digne ou Manosque, c’est compliqué », explique le maire de Bayons, petit village situé à plus d’une heure de ces deux villes. Lui-même fait partie des plus de 20 000 habitants du département sans médecin traitant. À Oraison, la candidate Isabel Gamba propose de créer une bourse pour inciter les jeunes médecins à venir y exercer…

  • Hautes-Alpes : la CGT lance de faux billets pour un vrai combat

    Hautes-Alpes : la CGT lance de faux billets pour un vrai combat

    Si vous trouvez un billet de 20 euros par terre dans un couloir de votre entreprise, n’allez pas le dépenser trop vite, retournez-le d’abord. Il y a fort à parier qu’il s’agisse en réalité d’un tract de la CGT. « On les froisse, on les passe à la machine, on les abîme pour qu’ils soient le plus réaliste possible, explique Alexandra Pourroy, cosecrétaire de la CGT 05, à l’origine de cette campagne. Le but, c’est de rappeler que cette somme, c’est ce que gagne en moins chaque jour, en moyenne, les femmes par rapport aux hommes, à poste équivalent. »

    Plus de « 50% de la population discriminée »

    Le but de la campagne est donc d’alerter, de façon ludique sur ces inégalités pourtant interdites par la loi. « La plupart des entreprises jugent peu important que 50% de la population soit discriminée. Au rythme actuel où elles résorbent l’écart, on estime qu’on sera à l’égalité dans 160 ans, dénonce Alexandra Pourroy. Quant à l’État, il ne se donne pas les moyens de faire appliquer la loi, très peu d’entreprises sont sanctionnées. » La différence de salaire à poste et durée de travail identiques, est d’environ 15% selon l’Insee. Cette différence correspond à environ 20 euros par jour que les hommes gagnent en plus pour le même travail. Pire, la réduction de ces inégalités ralentit : l’écart de salaire n’a diminué que de 0,4 point en 2024, contre 0,9 point par an en moyenne entre 2019 et 2023, toujours selon l’Insee.

    Ce tract rend donc palpable cette inégalité, quitte à créer un (léger) faux espoir. « Quand on tombe dessus, on se dit “Super j’ai gagné 20 euros !” Et on réalise que c’est ce que gagnent en moins chaque jour les femmes en le retournant. Au final, c’est assez ludique et les gens se prennent au jeu, on en retrouve un peu partout dans les entreprises. » Pour participer à son échelle à cette campagne, il est d’ailleurs possible de contacter la CGT Fapt 05 pour se procurer les tracts… et les laisser traîner à son tour sur son lieu de travail.

    Contactez la CGT FAPT pour vous procurer les tracts : cgt.ptt.05@wanadoo.fr

  • La Région au chevet des lieux de santé

    La Région au chevet des lieux de santé

    « C’est à l’État de le faire, mais c’est nous qui payons », a déploré Renaud Muselier en visite à l’hôpital de Manosque, dont les collectivités financent l’extension, avec une nouvelle unité de soins palliatifs et un institut de formation. Sur les 7,9 millions d’euros du coût total, la Région finance plus d’un million, les communes de l’agglomération 1,9, le Département 500 000 euros et l’ARS 1,25 million. « Je tiens à remercier les maires, parce que c’est le seul endroit en France où on a un tour de table de ce niveau pour aider l’État à payer et soigner nos concitoyens, ça n’arrive jamais », a avancé le président de la Région.

    « Si tout va bien », l’extension devrait ouvrir « en 2029 », a expliqué Gilles Dufour, le directeur de l’hôpital. « On a reçu un avis favorable de la commission régionale d’investissement de l’agence régionale de santé en phase d’éligibilité fin 2025. Le dossier est en cours d’approfondissement. La commission régionale d’investissement doit se réunir le 17 mars pour donner ou non la validité et le top départ du projet », a-t-il précisé. « C’est un projet qui ne pourrait pas voir le jour sans le soutien indispensable et exceptionnel des collectivités territoriales », a-t-il salué.

    Une nouvelle maison de santé

    4,5 millions d’euros seront investis pour l’unité de soins palliatifs, avec 12 lits dont deux supplémentaires, et 3,3 millions pour l’institut de formation paramédicale, a détaillé le directeur de l’hôpital. Le président de la Région, le maire de Manosque, la présidente du Département et le directeur de l’hôpital ont rencontré les soignants et discuté notamment du « déficit chronique sur le fonctionnement de l’hôpital » et de « la mise en place d’une restructuration ».

    Plus tôt dans la journée, Renaud Muselier a visité le centre de soins Paul-Nalin à Forcalquier, où le maire David Gehant porte un nouveau projet de création d’une maison de santé. « Les professionnels de santé sont à l’étroit » dans le bâtiment actuel, a expliqué Dr Marjorie Hubeau. Le centre de soins Paul-Nalin, inauguré en juin 2024, a déjà permis de recruter de nouveaux médecins, indispensables dans ce département qui en manque cruellement. Dans la région, « on commence à manquer de médecins et la pyramide des âges est plus élevée que dans les autres régions, ce qui veut dire que, dans les cinq ans qui viennent, on va avoir une difficulté beaucoup plus importante », a avancé Renaud Muselier. Le président de Région s’est félicité d’être passé de 12 à 51 centres médicaux depuis le début de son mandat, dont 16 supplémentaires dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    Le maire de Forcalquier a expliqué être en train de faire l’acquisition d’un terrain à l’entrée de la ville qui devrait permettre de réaliser la nouvelle maison de santé en 18 mois. « Sans l’aide de la Région, on est incapable de mettre en œuvre des projets comme ceux-là », a-t-il souligné. « On est les seuls en France à faire ça, ce n’est pas notre mission de payer à la place de l’État », a martelé Renaud Muselier, alors que la Région avait financé le centre de soins Paul-Nalin à hauteur de 720 000 euros.

    Renaud Muselier a également visité à Forcalquier la maison des entrepreneurs, l’un des rares centres Europe Direct situés en zone rurale, et le complexe sportif Alain-Prieur, dans lesquels la Région a également investi.

  • À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    « Notre mouvement citoyen n’a pas d’autre ambition que le territoire et la ville de Gap, affirme Charlotte Kuentz. Historiquement, nous sommes ancrés à Gap, forts d’un score de 33% aux dernières municipales. » Selon elle, la non-affiliation partisane de sa liste lui permet de ne pas dépendre d’injonction et de stratégies nationales. « Nous mettons toute notre énergie sur des dossiers municipaux sur lesquels on travaille depuis des années, auprès des habitants. »

    Parmi ses axes de campagne, Charlotte Kuentz entend rééquilibrer un budget municipal qu’elle estime presque entièrement dédié à l’investissement au détriment du fonctionnement. Sa liste promet aussi la rénovation du stade nautique et la création d’une maison des jeunes pour accueillir les activités créatives, ce que la médiathèque actuelle, trop vétuste, ne permet pas.

    Créer une mutuelle municipale

    Autre proposition phare, elle promet la création d’une mutuelle municipale. « Elle sera accessible à tous mais que les étudiants, jeunes travailleurs ou retraités ont plus de mal à accéder à une mutuelle », détaille la tête de liste. Enfin, Ambitions pour Gap veut aménager des « rues d’enfants », c’est-à-dire végétaliser, et rendre plus conviviaux les espaces autour des écoles. « Des lieux où la socialisation se fait en priorité lorsqu’on est jeunes parents », explique Charlotte Kuentz. La liste tiendra sa dernière réunion publique le 10 mars au Tempo.

  • À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    Philippe Bertrand n’est plus le candidat socialiste à la mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. La fédération des Alpes-de-Haute-Provence lui a officiellement retiré son soutien ce mardi 3 mars, en raison « de la composition de sa liste », comme a indiqué le Premier secrétaire fédéral du département, Boulares Soltani. Il lui était depuis longtemps reproché de présenter à ses côtés des personnalités ayant des proximités avec la droite et l’extrême droite. L’intéressé a immédiatement réagi via un communiqué, affirmant que sa liste « est et restera sans étiquette », et se présentant comme « à la tête d’une équipe pluraliste et indépendante ».

    Colistiers problématiques

    La tête de liste de l’opposition, ancien premier adjoint de Patrick Martinelli de 2014 à 2020 à Château-Arnoux-Saint-Auban, était jusque-là officiellement investie par le PS. Pourtant, cette situation suscitait de l’incompréhension au sein de la fédération locale. « Quand on voit les personnes à qui il s’est associé sur la liste, des gens de la droite ciottiste et de l’extrême droite, ça nous mettait extrêmement mal à l’aise », assure Sylvie Lyons, secrétaire de la section PS de Digne-les-Bains. Le candidat avait également revendiqué dans les colonnes de La Provence, le soutien des sections locales de LR et du RN, soutien que la section Rassemblement national du 04 avait ensuite démenti.

    Sylvie Lyons affirme que ses alertes répétées auprès du Premier secrétaire national, Olivier Faure, et du secrétaire fédéral, Boulares Soltani, sont restées lettre morte pendant plusieurs semaines. « On ne peut que se réjouir que le Premier secrétaire fédéral ait rectifié sa position, mais Philippe Bertrand a longtemps affirmé avoir le soutien de la fédération alors qu’il n’en a jamais été question en conseil », s’interroge-t-elle. Pour elle, ce retrait a le mérite de clarifier la position de la fédération, mais à deux semaines du scrutin, il arrive bien tard.

  • Les salariés du centre de santé de Manosque inquiets

    Les salariés du centre de santé de Manosque inquiets

    Les salariés du centre de santé Oxance de Manosque se sont réunis mardi avec la CGT pour discuter de leurs inquiétudes concernant une potentielle fermeture du centre, le réseau mutualiste Oxance étant en procédure de sauvegarde. « Confronté à des contraintes économiques durables, nées lors de la crise sanitaire, le groupe a engagé une démarche de sauvegarde afin de stabiliser sa situation financière, rééchelonner sa dette et se donner le temps nécessaire pour construire un plan de redressement », a indiqué Oxance.

    L’avenir d’Oxance en suspens

    Les salariés attendent de nouvelles mesures d’Oxance qui doivent être annoncées en CSE le 26 mars. La CGT a insisté sur sa volonté de préserver l’offre de soins abordable pour tous et les emplois, alors que plus de 20 000 personnes n’ont pas de médecin traitant dans le département. Certains patients viennent de Digne-les-Bains ou des Hautes-Alpes pour se soigner au centre Oxance de Manosque. « Si le centre de Manosque ferme, comment la population sera-t-elle prise en charge ? », se sont interrogés les participants à la réunion.

    Les salariés ont déploré le fait qu’Oxance « ne donne pas suite à de jeunes médecins qui veulent venir y travailler ». Avec la CGT, ils ont évoqué le besoin de soutien des collectivités aux centres de santé. Ils ont reproché au maire de Manosque de ne pas les soutenir. « La municipalité actuelle considère que contrairement à l’hôpital, la collectivité n’a pas vocation à financer directement un centre de santé privé », a répondu le cabinet du maire.

    Les syndicats prévoient des rassemblements vendredi à Marseille et mercredi à Lyon et doivent être reçus par les ARS à cette occasion. Ils ont également rédigé des pétitions.

    Rassemblement devant l’ARS de Marseille, 132 bd de Paris, le 6 mars à 11h30.