Le tribunal administratif de Marseille a décidé la semaine dernière d’annuler l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence en raison de l’absence de mention de la nationalité étrangère d’un candidat de la liste arrivée en tête. « Les opérations électorales du 15 mars 2026 relatives aux élections municipales de la commune d’Allemagne-en-Provence sont annulées », peut-on lire dans la décision du tribunal administratif du 7 mai, confirmant des informations de BFM DICI et de La Provence. La liste de Christian Gaudemard était arrivée en tête de l’élection municipale, mais c’est son adversaire, le maire sortant Alex Pianetti, qui avait été déclaré vainqueur, les bulletins de Christian Gaudemard ayant été annulés. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif. Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans les trois mois, précise le jugement.
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Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains
Une femme de 40 ans a été poignardée dans le centre-ville de Digne-les-Bains dans la nuit de dimanche à lundi, a expliqué le procureur Antoine Pesme à La Marseillaise, confirmant une information de BFM DICI. Elle est toujours hospitalisée à Marseille. Les faits ont eu lieu aux alentours de minuit et demi dans le quartier du pied de ville, a précisé le procureur. L’auteur n’a pas encore été identifié. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Digne pour tentative de meurtre. «J’insiste sur le fait qu’à priori, ce n’est pas une agression de rue, de quelqu’un qui rôde et qui agresse les gens gratuitement. Je pense qu’il y a un différend, que c’est une connaissance avec quelque chose qui a mal tourné », a précisé Antoine Pesme.
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L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire
Dans les onze communes où les points d’apport volontaire ont été déployés, on constate une augmentation considérable du tri et une baisse des ordures ménagères », se félicite Vincent Allevard, vice-président de l’agglomération DLVA en charge notamment de la gestion des déchets. « Nos ordures ménagères sont enfouies à Valensole, ce qui nous coûte extrêmement cher », a expliqué le premier adjoint au maire d’Oraison (Ren.), alors que huit nouveaux points d’apport volontaire étaient en train d’être installés par un grand camion équipé d’une grue embarquée à La Brillanne mardi matin.
« On a fait des autopsies de poubelles, et on a remarqué que 70% des ordures ménagères pouvaient être triées », a souligné le vice-président de l’agglomération rassemblant 25 communes, parmi lesquelles Valensole, Manosque ou encore Esparron-de-Verdon. Il a insisté sur l’importance de « passer à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative », qui permette de « faire payer ceux qui ne trient pas ». Il a également mis en avant le fait que le passage à ces points d’apport volontaire nécessiterait moins d’agents pour la collecte, en l’occurrence « un seul agent au lieu de trois ». Ces travailleurs pourraient ainsi « être répartis sur d’autres missions ».
« Cela initie un changement pour les personnes qui ne triaient pas, et, pour celles qui trient, c’est plus simple, plus pratique », a affirmé Alice Beckert, directrice environnement à la DLVA. Ces points d’apport sont pour l’instant installés dans les plus petites communes de l’agglomération.
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Pour les paysans, la nouvelle route grignote trop la terre
Ils n’écoutent pas nos propositions. On n’a rien contre la rénovation des routes, au contraire, mais ils font tout tous seuls. » Pour Joël Robert, éleveur bovin, les travaux, certes nécessaires, de réhabilitation de la D942 qui traverse la vallée de l’Avance, manquent de cohérence. Avec une vingtaine d’agriculteurs concernés, ils dénoncent une artificialisation excessive et évitable, de terres agricoles. Vitale pour relier l’A51 à la N94 et à la moitié nord du département, la D942, qui traverse le val d’Avance, fait l’objet d’une remise en état par le Département dans le cadre du plan d’investissements de 180 millions d’euros débloqués pour améliorer les routes avant l’arrivée des JO 2030.
« Le problème, c’est que c’est très mal géré, il y a beaucoup de gaspillage. Chaque paysan ne perd pas des surfaces énormes, c’est 600 m2 pour ma part, 800 m2 pour le voisin, mais au total on perd près de quinze hectares de terres agricoles », regrette Joël Robert. Les agriculteurs déplorent des élargissements de chaussée qui empiètent sur les terres cultivées.
Les écologistes s’indignent aussiDes revendications soutenues par les Écologistes des Hautes-Alpes, qui fustigent l’absence de concertation tout comme l’impact des travaux. « Écologiquement parlant, on ne peut pas accepter, sous prétexte des Jeux Olympiques décidés en déni de démocratie, de faire avancer des travaux à marche forcée pour privilégier le transport individuel, pose Francine Daerden, porte-parole du groupe. Et cela, en mettant à mal des terres agricoles dont on a besoin pour notre économie locale, au lieu de se tourner uniquement vers le tourisme haut de gamme, d’hiver. » De plus, selon elle, les zones de dépassement qui nécessitent d’élargir la route sur les terres agricoles, « ne serviront de toute façon à rien puisque les bouchons se concentrent toujours en traversant Tallard, à Chorges et au pont de Savines. » Néanmoins, ces élargissements de sols artificialisés ne sont pas dus qu’à la création de zones de dépassement mais aussi à des installations de sécurité routière, comme des îlots en béton de ralentissement au milieu des giratoires, ou encore la création de deux bandes de pistes cyclables de part et d’autre de la route. Face aux critiques exprimées, Marcel Cannat, vice-président en charge des transports, a convié les agriculteurs à une réunion ce mardi. Et d’après ces derniers, les conseillers ont affirmé étudier les propositions pour diminuer la taille des parcelles bétonnées.
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Une fête de la nature pour mieux la protéger
Mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger : tel est l’objectif de la Fête de la nature, organisée à Digne du 20 au 23 mai. Des ateliers de peinture végétale, des sorties en pleine nature à la découverte d’espèces animales et végétales, des animations sur la géologie, à la recherche du castor, ou encore des ateliers cyanotype y seront proposés gratuitement au grand public et aux élèves des écoles de la ville préfecture du département.
« On ne protège efficacement que ce qu’on connaît bien. Si on connaît bien ce qui nous entoure, on a envie de le protéger », avance Richard Bonnet, conseiller municipal délégué à l’environnement. « La Ville de Digne a tenu à faire participer les écoles le mieux possible, puisqu’on y construit les citoyens de demain », ajoute-t-il.
La Ville organise cette fête en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l’association la Cistude, la médiathèque ou encore le musée Promenade.
« Un film animaliste suivant une famille de renards pendant toute une année » sera également projeté au centre culturel René-Char, s’est réjoui l’élu. Flora Berger, conteuse et autrice d’un livre sur la vie des abeilles, interviendra auprès des écoliers avec une apicultrice des Mées et une ruche pédagogique.
« La charte fondatrice de la Fête de la nature impose que la fête fasse progresser la connaissance, qu’elle soit en contact direct avec la nature, qu’elle fasse preuve de protection de la biodiversité, qu’elle favorise l’évolution des comportements, et que tout ce qui est proposé soit gratuit », explique Richard Bonnet.
Programme dignelesbains.fr/2026/05/fete-de-la-nature-du-20-au-25-mai/
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Le Département redistribue ses ordinateurs aux collégiens
Maintenant, il va falloir faire de la place dans la chambre », s’amuse Florence, venue avec son mari et sa fille, Andréa, élève en 6e, récupérer l’un des ordinateurs distribués par le Département. Au collège Achille-Mauzan de Gap ce lundi, une quinzaine de familles ont reçu un ordinateur de bureau de marque Lenovo. « Déjà, ça lui sera utile pour ses problèmes de psychomotricité, pouvoir écrire à l’ordinateur va lui simplifier la vie, remarque Florence. C’est bienvenu car on n’aurait pas eu le budget pour lui acheter et ça lui servira pour des années, si on ne fait pas n’importe quoi avec. » L’ordinateur sera utile à Andrea, qui, studieuse, compte déjà l’utiliser pour faire des recherches sur les matières où elle a des difficultés. Yakin, en 3e, projette lui de s’en servir pour « réaliser des maquettes et des plans en 2D » une fois admis en filière architecture et bâtiment au lycée Paul-Heyraud de Gap.
Le but de cette opération d’« inclusion numérique » est de distribuer 275 ordinateurs appartenant au Département, après les avoir reconditionnés, sur les 14 collèges publics des Hautes-Alpes. Une distribution sur critères sociaux, visant à assurer une égalité d’accès au numérique. « On stockait du matériel qui pouvait encore servir. On s’est dit qu’en les reconditionnant convenablement on pouvait les redistribuer à nos élèves, à des familles qui ne pouvaient pas forcément l’acheter, explique Maryvonne Grenier, 2e vice-présidente du Département, en charge de l’éducation, des collèges et de la jeunesse. On a voulu que tout le monde puisse avoir le même niveau d’information au niveau du numérique, c’est un outil de travail qu’ils auront sans arrêt durant leur vie d’adulte donc c’est bien qu’ils puissent s’exercer là-dessus. » L’an passé, le Département avait distribué des tablettes, cette fois ce sont des ordinateurs de marque Lenovo, avec écran et tour, doté d’une mémoire vive de 16 go qui seront donnés aux élèves. De quoi permettre une large utilisation scolaire et créative, à condition de savoir s’en servir. « Les ordinateurs sont fournis avec une liste de services numériques, notamment celui du Département, que les familles peuvent contacter pour être aidées dans leur utilisation, pour installer des logiciels par exemple », précise David Coulibaly, chef de projet numérique.
Des familles inégales devant le numériqueL’ordinateur peut aussi permettre un meilleur accès à Pronote, logiciel de suivi et de gestion de vie scolaire d’un élève, pour certains parents qui n’ont pas d’ordinateur à la maison. Posséder un ordinateur sera aussi très utile pour l’épreuve orale du Brevet, qui inclut une présentation PowerPoint ou encore pour la recherche de stage de 3e et la rédaction de lettres de motivation.
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Le théâtre s’exporte dans les villages isolés
La salle était pleine lundi soir pour la première de la tournée des Échappées du théâtre Durance, qui s’exporte dans les villages du département pour venir au contact des habitants des territoires ruraux les plus isolés. Nepo babies, MeToo, influenceuses, inceste… La pièce de cette semaine revisite avec humour et de manière très actuelle les contes du Petit chaperon rouge, de Barbe bleue et de Peau d’âne.
L’objectif est de « travailler sur l’éloignement de nos habitants des lieux culturels, et, si les gens ne peuvent pas venir au théâtre, le théâtre viendra vers eux », explique Élodie Presles, directrice du théâtre Durance. « C’est un service public qui vous est dû », lance-t-elle aux spectateurs venus nombreux malgré le changement de lieu de dernière minute en raison de la météo. Les pièces sont prévues pour être jouées en plein air avec les beaux jours de ce mois de mai, mais la pluie a contraint les artistes à se rapatrier dans une salle polyvalente du village voisin.
« On a signé une convention avec les communautés de communes de notre département, et, avec chacune d’elles, nous proposons une programmation dans les villages », précise Élodie Presles. « On s’est rendu compte qu’il y avait des territoires qui n’étaient pas du tout touchés par l’offre culturelle. Il faut faire en sorte d’aller rencontrer les gens sur leur lieu de vie, puisqu’ils ont du mal à venir chez nous, puisqu’en plus, nous, on n’a pas de transports en commun. C’est extrêmement compliqué de se rendre dans n’importe quel établissement culturel du département si on en est un peu éloigné », regrette la directrice du théâtre.
Le théâtre Durance met par ailleurs en place des bus gratuits « pour que les habitants des vallées éloignées puissent venir au théâtre voir un bon gros spectacle avec beaucoup de décors, parce que ça aussi, ça n’a pas de prix », ajoute Élodie Presles.
Cette semaine, c’est la compagnie de théâtre toulousaine Groupe Merci qui joue en itinérance, avant de se rendre à Grenoble, Lyon ou encore Échirolles dans les prochains jours.
Ce mardi à Fontienne, mercredi à Volonne, jeudi à Laragne, vendredi aux Thuiles, puis du
1er au 5 juin. -

Un voyage solidaire et agricole en Palestine
Nicolas* et Juliette* ont raconté, jeudi soir, leur voyage en Cisjordanie, pendant lequel ils ont aidé des Palestiniens à produire sur leurs fermes. Ils ont évoqué leurs histoires et projeté leurs portraits, avec l’objectif de documenter l’avancée de la colonisation israélienne. Vivant tous deux dans une communauté agricole autogérée, ils ont pu échanger leurs savoirs avec les Palestiniens.
Parmi eux, Bayan, une Palestinienne, professeure à l’université, qui « ne sait jamais combien de temps elle va mettre pour aller à l’université avec tous les checkpoints », et « qui a peur d’être tuée à chaque checkpoint », rapporte Juliette. « Dès qu’elle a une voiture israélienne derrière elle, elle est en panique. » Dans leurs fermes, les Palestiniens « ne peuvent pas utiliser de grosses machines, sinon, le bruit attirerait les colons, a-t-elle expliqué. Ils cultivent pour être autonomes de l’occupation et pouvoir manger leur propre production. »
Nicolas a également relaté son voyage dans le village encerclé de colonies israéliennes, Al Mughayyir, où il s’est rendu avec ISM (International solidarity movement) pour faire de la « présence solidaire ». Il y a par exemple effectué des rondes pour éviter les attaques de colons pendant la nuit. « C’est l’un des endroits où la colonisation est la plus avancée en Cisjordanie », explique-t-il. « La colonisation prend plein de formes différentes, comme faire pâturer des moutons dans des vergers d’oliviers appartenant à des Palestiniens pour ruiner la récolte », relate-t-il. Il a également décrit les « jeunes des collines », ces enfants israéliens « qui ont des problèmes à l’école et qu’on envoie coloniser la Palestine ».
*Les prénoms ont été changés
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De nombreux nids inquiètent dans les Alpes
« Rien que chez moi, aux Mées, j’ai recensé 17 nids actifs », alerte Alexandre Voutat, gérant de l’entreprise Alpes Guêpes Frelons, qui s’occupe notamment de détruire les nids de frelons asiatiques dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Ces insectes « commencent à se répandre dangereusement » dans les Alpes du Sud, constate-t-il. Son entreprise intervient par exemple pour détruire des nids à Annot, à Savines-le-Lac (Hautes-Alpes), à Sisteron ou encore à Malijai. « Ici, les gens ne sont pas très sensibles parce qu’il n’y a pas eu de gros problèmes, d’accidents, comme dans d’autres régions. C’est dommage », explique-t-il.
« Je viens, je traite le nid, et je repasse 24, 48 ou 72 heures après pour enlever la coque. Après, c’est détruit dans un centre de déchets », détaille Alexandre Voutat. « Les frelons peuvent se nicher de partout : dans des niches de chien, dans des barbecues qui ne sont pas utilisés, dans des toitures… », explique-t-il. « Pour le moment, je pense que ce n’est pas pris au sérieux comme ça devrait l’être. C’est vraiment un fléau. Il y a un danger. Je vois des frelons partout, cachés dans le sol, dans des endroits très surprenants. J’ai traité des nids de 60 cm de diamètre à hauteur des genoux », alerte-t-il. À l’automne, il avait recensé « une quinzaine de nids visibles », sur l’autoroute entre les Mées et Aix-en-Provence.
Le Vaucluse en vigilance
Les pièges à frelons sont en train d’être retirés dans les communes vauclusiennes. Les reines des colonies pondent actuellement et ces dispositifs risquent désormais de piéger d’autres insectes, attirés par le sucre utilisé dans les installations. Pour l’heure, contrairement aux départements du Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes, aucun frelon oriental, reconnaissable à sa couleur rouge brun, n’a été détecté en Vaucluse, d’après le syndicat local des apiculteurs. La vigilance reste de mise.
Mack Salman

