Tag: Alpes

  • Suppressions de postes à l’hôpital : la CGT alerte

    Suppressions de postes à l’hôpital : la CGT alerte

    En ce moment, les soignants baissent la tête en espérant ne pas être ciblés. » Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital de Manosque, décrit une ambiance tendue depuis l’annonce début décembre de la mise en place d’un « plan d’efficience », ce qui équivaut selon elle à un plan social, avec 35 postes potentiellement supprimés. Des travailleurs partant à la retraite ne devraient pas être remplacés, et des CDD de remplacement non renouvelés, selon la CGT et la direction de l’hôpital, alors que « les agents travaillent déjà plus que ce qu’ils devraient », avance Nadège Bonanno.

    La direction a ensuite annoncé le 31 décembre reporter ce plan d’efficience, le temps qu’un audit soit mené courant avril. Ces mesures devraient donc être mises en place l’été prochain. Le 9 janvier, la CGT a pourtant « eu la surprise de recevoir des documents » prévoyant « des mesures d’efficience » et « des suppressions de postes », notamment « des postes très ciblés en médecine, en maternité », avec également « une augmentation du nombre de patients par soignant », explique Nadège Bonanno.

    L’hôpital a « plus de 50 millions de déficit cumulé » et « un déficit annuel autour de 9 millions », précise la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. C’est pourquoi la direction cherche à faire des économies. « On avait déjà eu un plan d’efficience en 2024, avec 27 suppressions de postes, pour une économie de 1,6 million, mais on n’a jamais vu ces économies puisque le déficit a augmenté », se rappelle Nadège Bonanno. « On nous parle de performances, mais nous, on est des soignants, pas des marathoniens, le mot est difficile à entendre », regrette-t-elle. « Il y a beaucoup de craintes et d’anxiété avec tout ça. »

    « D’autres leviers d’économie »

    La CGT souhaite à la place « travailler sur d’autres leviers d’économie, d’attractivité et de recettes, des recrutements de médecins qui relanceraient l’activité ». « Ne pas donner au personnel hospitalier les moyens d’apporter une qualité des soins pour les patients, ça créera une fuite de personnel », avance la secrétaire générale. Une importante mobilisation du personnel de l’hôpital de Manosque a eu lieu le 23 janvier dernier. La CGT prévoit potentiellement d’autres mobilisations et grèves dans les mois à venir. Une action avait également eu lieu le 12 décembre à l’hôpital de Digne-les-Bains, aussi touché par ces mesures d’efficience, partageant la même direction.

    « C’est un établissement qui est en déficit depuis longtemps, qui n’a plus de capacité d’autofinancement, avec une trajectoire financière extrêmement défavorable, préoccupante », tient à rappeler Louis Miralles, directeur adjoint de l’hôpital. « Il faut qu’on arrive à corriger cette trajectoire », mais « le plan d’efficience ne débutera de façon concrète qu’à partir du mois de juin, dès qu’on aura eu les conclusions de l’audit », précise-t-il. Le directeur adjoint nie la suppression de 35 postes, mais « simplement 10 postes de remplacement en sureffectif ». Selon lui, ces suppressions ne concernent que des CDD « recrutés sur des périodes courtes pour remplacer des congés maladie ». « Il vaut mieux garder un jeune professionnel en remplacement et ne pas remplacer quelqu’un qui vient de partir en retraite », affirme-t-il. Il confirme d’ailleurs le gel du poste d’un travailleur parti en retraite en début d’année.

    « On a 25 millions de fournisseurs non payés à ce jour, on est obligés d’emprunter pour remplacer le matériel vétuste », insiste Louis Miralles. « Un directeur d’hôpital n’est pas là pour supprimer des postes. Il est là pour en créer. Après, on est dans un établissement tellement en déficit que certains mois, on est obligé d’emprunter pour payer les salaires », martèle-t-il.

  • À Sisteron, la liste d’union de la gauche auprès des habitants

    À Sisteron, la liste d’union de la gauche auprès des habitants

    Finir la piste cyclable le long du camping, ça oui !». Les habitants du quartier résidentiel de la Basse Chaumiane à Sisteron ont pu échanger mercredi soir avec les équipes de la liste citoyenne Demain Sisteron au sujet de leurs différentes propositions pour la commune. « Votez pour nous ! », « Il y a des chances », répond un ancien marseillais installé à Sisteron pour sa retraite quand les colistiers sonnent à sa porte.

    Tous ne sont pas si réceptifs. « Je suis pas trop branchée politique », « Moi, je n’ai jamais acheté bio, c’est trois fois plus cher », rétorquent certains habitants aux partisans de la liste, alors qu’ils proposent d’améliorer l’offre bio et locale dans les cantines scolaires.

    « C’est important de montrer qu’on fait l’effort de venir voir les habitants ici, car ce sont des quartiers où personne ne va jamais », avance Charlie Tessier, jeune agriculteur de 29 ans originaire de Montpellier, colistier venu pour le porte à porte mercredi. Mais ce quartier composé de lotissements rend la tâche plus difficile pour les militants. « C’est plus compliqué que les immeubles ou les HLM où on peut voir tout le monde d’un coup », regrette Eliane, retraitée et militante soutien de la liste venue pour tracter aux côtés de Charlie.

    « Toutes les branches

    de la gauche locale »

    Tout cela est parti de la création d’un collectif « il y a plus d’un an et demi, où on s’interrogeait sur le Sisteron duquel on rêvait et se projetait dans les municipales », explique Charlie Tessier. « C’est resté en sommeil jusqu’à début 2025, moment auquel toutes les branches de la gauche locale, des militants associatifs et des syndicalistes se sont rejoints », ajoute le jeune agriculteur.

    « Il faut dire que ça a commencé avec les législatives, quand on a fait élire Léo Walter, on a milité pour lui à Sisteron, ça a créé une dynamique », précise Eliane. « Je connais votre femme ! », lance-t-elle à un habitant du quartier qui leur a ouvert sa porte. « Vous avez marqué un point ! », lui répond-il, amusé. Samedi dernier, les équipes de la liste avaient déjà organisé un « porte à porte géant » dans le quartier défavorisé de Beaulieu. « On a été très bien accueillis, les gens étaient intéressés pour discuter », se réjouissent les colistiers, même si, « parfois, c’est dur de convaincre les gens, ils ont déjà leurs opinions ».

    Parmi les mesures phares de la liste citoyenne, le recrutement de médecins, le réaménagement urbain pour encourager l’usage du vélo et la mise en place de deux lignes de bus. La plupart des habitants rencontrés mercredi identifiaient déjà bien la liste et sa couleur politique, les colistiers menant une campagne active, notamment sur les réseaux sociaux.

    Porte à porte en centre-ville samedi à 14h. Meeting de fin de campagne le vendredi 6 mars, à la salle Alain Prieur.

  • Une cour d’école plus accueillante à La Bâtie Neuve dans les Hautes-Alpes

    Une cour d’école plus accueillante à La Bâtie Neuve dans les Hautes-Alpes

    Le projet de restauration a permis de planter des arbres et de réaliser des aménagements paysagers créant des zones ombragées. La démarche a impliqué la commune, les enseignants, les parents et les élèves, en collaboration avec le Caue des Hautes-Alpes. Sur un budget de 158 000 euros HT, le conseil départemental des Hautes-Alpes a versé une subvention de 15 705 euros.

    Photo DR

  • À Apt, Céline Celce a inauguré son local

    À Apt, Céline Celce a inauguré son local

    Près de 200 personnes se sont rassemblées au 30, place de la Bouquerie, à l’entrée du centre-ville d’Apt, pour l’inauguration du local de campagne de Céline Celce (Génération. s), jeudi dernier. Dans un contexte local « marqué par la fragilisation des services publics, la dégradation du logement ainsi que par une baisse démographique et un déclin du centre-ville », la candidate d’union de la gauche affiche 4 priorités : la santé (création d’une maison médicale et d’une mutuelle municipale), le logement (permis de louer et guichet unique de l’habitat) le dynamisme du centre-ville (une rue de l’artisanat, boutique éphémère, rénovation des logements) et la sécurité (brigade de tranquillité publique).

    F.C.

  • Le maire sortant des Mées brigue un deuxième mandat

    Le maire sortant des Mées brigue un deuxième mandat

    Construction d’une maison de santé, agrandissement de l’école, travaux de sécurisation des Pénitents… Le maire des Mées a dévoilé son programme, qui se veut dans la continuité de son mandat, dont le bilan a été positif, selon lui. « Je souhaite poursuivre l’aventure, avec une partie de la liste renouvelée », explique-t-il à La Marseillaise.

    Ce village « dynamique », huitième commune du département, dont la population a augmenté de 10% en 10 ans, a cependant été classé comme zone d’intervention prioritaire (ZIP) en raison du manque de soignants. C’est pourquoi Frédéric Puech veut construire une maison de santé dans ce désert médical qui ne compte plus qu’un seul médecin. Pour cela, il a dû dialoguer avec les professionnels de santé et prendre en compte leurs besoins afin de leur fournir un local adapté. Les travaux ont déjà été lancés en octobre et devraient prendre fin en janvier 2027. La santé est ainsi le domaine prioritaire pour le candidat.

    Le maire, âgé de 59 ans, a par ailleurs pour projet de réaménager le centre-bourg, dont la place principale est actuellement envahie par les voitures et par un grand parking. « Avoir un espace plus piéton », « plus provençal », avec « un peu moins de voitures » est l’objectif de Frédéric Puech. Pour ces différents projets, il souhaite travailler davantage en coopération avec les citoyens, notamment en mettant en place des référents de quartier « pour aller à la rencontre de tous les administrés » et des « réunions de quartier régulières ». Le maire sortant promet également la mise en place d’un conseil municipal des jeunes.

    Un amoureux des Mées

    Frédéric Puech prévoit des porte-à-porte à partir de ce week-end pour présenter son programme, sa liste et distribuer son magazine. Arrivé aux Mées en 2017, le syndicaliste a été ravi de trouver un maire, à l’époque Gérard Paul, qui avait « la même couleur politique que lui » (communiste). C’est comme cela qu’il s’est retrouvé investi dans la politique locale. Certains lui reprochent son arrivée récente, mais lui se considère légitime, « tombé amoureux » de la commune. Il reverse ses indemnités de maire à son parti.

    Sa liste n’a « pas de couleur politique », mais des valeurs « d’humanisme, de solidarité, de respect et de justice ». Pour la constituer, « il y a des gens qui sont venus spontanément », « j’avais un peu peur, mais ça s’est fait assez facilement », avance Frédéric Puech.

    Finalement, le maire aujourd’hui candidat a pour projet de mettre des moyens de protection pour les Pénitents, ces rochers impressionnants emblématiques des Mées, alors que l’un d’entre eux s’est effondré sur des maisons en 2019. « On a des études qui sont lancées par un collège d’experts », mais « quand il va falloir mettre ces moyens de protection en place, on pense que ça va être financièrement compliqué pour la commune, même si ça va être subventionné assez largement », une partie des Pénitents appartenant à l’État. Selon les experts, 24 gros rochers pourraient s’écrouler d’ici 100 ans, explique-t-il.

    Porte à porte les 21, 22
    et 28
     février et le 1er mars.

    Détails sur la page Facebook Pour Les Mées, Cap sur 2032.

  • A Oraison, une nouvelle liste en lice

    A Oraison, une nouvelle liste en lice

    Conseillère municipale d’opposition depuis 2020, Isabel Gamba a finalement décidé de se relancer dans la bataille à la tête d’une liste sans étiquette intitulée Écrire Oraison ensemble, avec Olivier Laurent et Laurence Leplatre comme colistiers. Le maire sortant, Benoît Gauvan candidat à sa réélection avec la liste Oraison cœur de Durance n’aura donc pas un seul candidat RN – Jean-Michel Angelvin – pour adversaire dans une ville où le parti de Jordan Bardella avait fait ses plus gros scores du département lors des législatives. Photo DR

  • Avec ZOU ! Neige, les sommets alpins sont à portée de train

    Avec ZOU ! Neige, les sommets alpins sont à portée de train

    Le dispositif ZOU! Neige propose des trajets train + bus à partir de 2,10 euros. Pour permettre au plus grand nombre de profiter pleinement des Alpes du Sud, les offres de transports se démultiplient en direction des pistes. Les animations également avec la Tournée Neige qui fait étape dans les stations d’Orcières-Merlette, Montgenèvre, Pra Loup, Serre Chevalier et Auron, du 15 au 25 février.

    « En renforçant les transports, en soutenant les stations et en investissant pour l’accès à la pratique sportive, nous faisons le choix d’une montagne accessible, vivante et durable », a déclaré Renaud Muselier, président de la Région Sud. Le Train des Neiges, en progression de 70% de réservations par rapport à 2025 avec un taux de remplissage proche de 100%, permet de rejoindre directement les stations depuis Marseille, Aix-en-Provence ou Manosque pour 20 euros aller-retour, navette incluse.

    Les trains ZOU! quotidiens complètent cette offre avec des correspondances vers les stations. Des réductions de 30 à 50% sont proposées aux groupes et peuvent atteindre 90% pour les revenus modestes, avec la gratuité pour les détenteurs du Pass ZOU! Études. Et le Pass Sud Montagne permet aux lycéens de bénéficier d’une aide jusqu’à 100 euros par an pour pratiquer les sports de montagne hiver comme été (forfait, location de matériel, cours, licence).

    Avec la Tournée des Neiges 2026, la Région et le comité régional du tourisme repartent à la rencontre du public dans cinq stations des Alpes du Sud. Au programme : animations, concerts, DJ sets, dégustations et spectacles de drones, dans l’esprit des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.

    Toutes les infos sur le site : https://zou.maregionsud.fr

  • L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… Puis l’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi, à Oraison mardi, à Gréoux ce jeudi et, enfin, ce vendredi 13 février à Seyne-les-Alpes.

    Merci confrères. Reportage de France 3 sur l’arrivée du journal dans les Alpes

    Après la radio des Hautes-Alpes RAM 05, BFM d’ici et Union presse, nos confrères de France 3 nous ont fait l‘honneur de traiter l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes. Une équipe de France 3 était ainsi présente sur le marché de Seyne-les-Alpes ce vendredi pour réaliser un reportage sur le point de diffusion du journal organisé par les Amis de La Marseillaise des Alpes en présence de leur présidente, Frédérique Laîné. À cette occasion, Jean-Jacques Schneider, directeur du groupe La Marseillaise a notamment été interrogé.

  • Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Pour l’instant la loi autorise le « prélèvement » de loups à 19% de la population lupine dans tout le pays. À l’hiver 2023-2024, ils étaient entre 920 et 1 125 d’après un rapport de l’Office français de la biodiversité.

    80% des attaques de troupeau dans l’arc alpin

    À mi-2025, le préfet des Alpes-Hautes-Provence avait rapporté 87 attaques signalées pour 336 victimes et constatait des améliorations dans les mesures de protection des troupeaux, malgré la progression du loup dans le département. « Nous vous demandons instamment de valider le principe d’un prélèvement significatif dès 2026 à hauteur de 30% », écrivent, dans la lettre à Sébastien Lecornu les présidents des conseils départementaux de la région.

    Ce qui ferait passer pour 2026 le nombre autorisé de 205 loups tués en France à 325. L’immense majorité de la population lupine se concentre dans l’arc alpin, où sont répertoriées plus de 80% des attaques de troupeaux en France. « Ce fléau impacte durement nos troupeaux et engendre une vraie détresse morale et psychologique parmi les bergers », s’émeuvent les élus qui réitèrent une demande formulée de manière récurrente depuis 2023 mais restée sans réponse de la part des gouvernements successifs. « Loin de nous l’idée de vouloir préparer l’extinction de l’espèce lupine sur notre sol ! », plaident les élus des Départements, mais simplement de « tirer les conséquences » du déclassement récent du loup par l’Union européenne, d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée ».

  • Le Regain manosquin dévoile les premiers noms de la liste

    Le Regain manosquin dévoile les premiers noms de la liste

    Syndicaliste, Patrick Rousset est la tête de liste du Regain manosquin. Soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le Parti communiste, les écologistes, l’Après et Génération.s, le collectif, qui entend ravir la mairie à Camille Galtier, maire (DVD) depuis 2020 et candidat à sa succession, a présenté, jeudi, les onze premiers noms de sa liste sur son site internet.

    Aux côtés de l’agent d’Enedis se trouvent Ludivine Quinson, Jérôme Rigaud, Emilie Benaïcha-Lauvergeon, Bernard Sourice, Claire Henriroux, Justin Collin, Florence Bertalmio, Guillaume Bertolina, Odile Guigon-Cauvin et André Guieu. Ils sont professeure, ouvrier agricole, ingénieur, retraité, assistante maternelle, designer graphique… Une liste complétée ,ce samedi 14 février, par 11 nouveaux noms qui seront publiés sur le site internet du collectif.

    Le programme présenté lundi 16 février

    Mais il faudra attendre le lundi 16 février pour découvrir le détail du programme de la liste. Un programme axé autour de quatre priorités.

    La démocratie participative tout d’abord, car « la démocratie locale est trop souvent confisquée ». La santé publique ensuite car « l’accès aux soins se dégrade fortement : l’hôpital est fragilisé, de nombreux habitants n’ont plus de médecin traitant et les délais pour se soigner ne cessent de s’allonger, creusant les inégalités de santé ». L’action sociale également : « L’action sociale municipale n’est plus à la hauteur des besoins : les difficultés d’accès au logement, aux transports, aux loisirs et à la culture s’aggravent, renforçant les inégalités sociales et territoriales. » Et enfin, la qualité de vie car le Regain manosquin plaide pour « une politique volontariste pour une ville plus agréable à vivre, plus accessible et plus respectueuse de son environnement ».

    Le détail des propositions sera publié le 16 février.