Tag: Alpes

  • [Marche des fiertés] « Montrer qu’on peut se réapproprier la rue »

    [Marche des fiertés] « Montrer qu’on peut se réapproprier la rue »

    D’abord créée par le collectif d’association Freedom 05, il y a dix ans, la Pride de Gap est depuis trois ans mise en place par le Planning familial 05, agréé centre LGBTQIA+ par le gouvernement en avril dernier. Il est la seule structure de ce type dans toutes les Alpes du Sud. « Dans les Hautes-Alpes, il y a une difficulté, en particulier chez les moins de 18 ans, à pouvoir dire qu’ils sont LGBT. Récemment, une lycéenne qui vit dans une vallée, nous disait “moi, là où j’habite, il ne vaut mieux pas en parler”, explique Camille Theureau, du Planning Familial de Gap. Au lycée ou au collège, c’est compliqué de trouver des pairs, surtout quand on peut pas se déplacer. Les réseaux sociaux permettent de créer des liens mais ont leurs limites. »

    Un discours de haine en hausse

    L’association agit d’abord comme porte-voix pour permettre aux personnes concernées de parler mais aussi d’être aidées et conseillées, notamment en milieu scolaire dans le cadre de l’éducation à la vie affective et sexuelle. « On s’efforce aussi d’avoir un discours auprès des personnes qui tiennent des propos homophobes ou transphobes, détaille Camille Theureau. Dans ce contexte, la Pride permet de faire nombre, de faire se rencontrer celles et ceux qui vivent les mêmes choses, de montrer qu’on peut se réapproprier la rue, un endroit excessivement dangereux pour une personne LGBT, et de ne plus avoir peur. »

    Dans son action, elle explique être confrontée à la montée de discours de haine. « On a déjà été attaqués. Il y a eu des crachats et un bris de glace sur notre vitrine qui affiche un drapeau LGBTQIA+, raconte Camille Theureau. Lors des interventions auprès du public, je constate aussi un clivage plus fort avec une parole d’extrême droite plus dure, des paroles de haine, et beaucoup de transphobie. » Dans le même temps, elle dit observer aussi beaucoup de réflexion et de bienveillance sur le sujet, chez les plus jeunes. « C’est assez genré, c’est plus du côté des filles que des garçons, rapporte-t-elle. Mais la vérité sur notre territoire, c’est que ces jeunes-là, s’ils ont l’opportunité de partir, ils vont le faire. Alors que ceux qui ont des discours de haine restent bien ancrés. »

  • La CGT comme rempart aux guerres et à l’extrême droite

    La CGT comme rempart aux guerres et à l’extrême droite

    « Face au capitalisme qui se nourrit des guerres et des idéaux de haine, la question que nous devons nous poser aujourd’hui, c’est que doivent faire les organisations syndicales, associatives, politiques ? » C’est par ces mots que Julien Bouillé, co-secrétaire de la CGT 05 a ouvert le débat de ce mercredi dans la Salle des Arcades de Veynes. Le syndicat y a convié des représentants du Mouvement de la Paix, de la Cimade, de VISA (association intersyndicale antifasciste) et des cheminots de la région Paca. La discussion a commencé au sujet de la montée des guerres et des armements, et la façon dont celles-ci servent les intérêts capitalistes dans le monde et la division des peuples.

    « Il y a les utopistes, ceux qui pensent qu’on fait la paix en préparant la guerre, une ânerie dite il y a 2 000 ans qui n’a jamais été démontrée, et ceux qui pensent qu’il faut agir sur les causes de la guerre. Or, s’il y a des guerres, c’est qu’il y a des inégalités, et qu’il y a des gens qui ont des intérêts à cela », a argumenté Pierre Villard, du Mouvement de la Paix, qui a par ailleurs relevé avec humour que la table ronde, réunissant six hommes, était peu représentative de la société française. Or, face à ces guerres et ces inégalités qui produisent des migrations, la réponse des autorités nourrit la division, selon Patrick Marsauche, représentant de la Cimade : « Le plus intolérable, c’est la façon dont ces personnes sont reçues. Depuis décembre 2015, la France a de nouveau fermé la frontière dans les Alpes, et refoulé des demandeurs d’asiles, alors qu’elle a déjà été condamnée pour cela, c’est illégal ! », s’est-il indigné. Pour les débattants, le syndicalisme doit être au cœur de la riposte collective. « Les syndicats ont pour responsabilité de faire obstacle à l’extrême droite, il en est l’ennemi comme on l’a vu à Carcassonne où le maire RN veut interdire à la CGT l’accès à la Bourse du travail », a alerté Jean-Albert Guidou du pôle CGT sans-papiers.

    Proposer une alternative collective

    Comme exemple d’action collective, il a rappelé que les travailleurs sans-papiers sont régulièrement à l’initiative de luttes victorieuses sur le terrain, citant plusieurs mobilisations récentes réussies. Après avoir discuté de la façon de lutter pour briser les isolements et faire naître la solidarité, Julien Bouillé a ainsi conclu le débat : « Rien ne changera si on reste dans son coin et qu’on accepte d’être mis en concurrence, opposés entre travailleurs, entre précaires, entre français et étrangers. Ce qui change, c’est quand on s’organise, qu’on lutte ensemble, qu’on construit un rapport de force. »

  • Les adeptes de la petite reine dans les roues des forçats de la route

    Les adeptes de la petite reine dans les roues des forçats de la route

    Tous les suiveurs du Tour de France connaissent le Col du Noyer et la montée d’Orcières-Merlette.

    Ces deux routes font partie des mythes qui ont forgé la légende de la grande boucle. Et chaque amateur de petite reine rêve de s’y attaquer un jour. Ce rêve va devenir réalité pour ceux qui seront au départ du Challenge avant Tour.

    L’épreuve s’inscrit dans le cadre officiel de la Fête du Tour, organisée par ASO, l’organisateur du Tour de France. Elle prendra place sur les routes mêmes qu’empruntera le peloton du Tour de France 2026, attendu dans les Hautes-Alpes le 23 juillet prochain. Au programme : samedi 30 mai, Col du Noyer, de 10h00 à 13h00. Les cyclistes pourront choisir leur versant, côté Dévoluy, ou côté Champsaur, réputé pour ses pourcentages soutenus et ses panoramas grandioses.

    Le dimanche 31 mai. Montée d’Orcières-Merlette, de 10h00 à 13h00. Une ascension emblématique qui a forgé la réputation cycliste de la station haut-alpine.

    Pendant ces deux journées, les routes seront entièrement réservées aux cyclistes. Une occasion rare de rouler dans des conditions identiques à celles des professionnels, sans circulation motorisée, au cœur des paysages alpins. Sur place, seront proposés des ravitaillements gourmands, des animations musicales, des dégustations de produits locaux. Une ambiance festive attendra les coureurs au sommet.

    Ce challenge donnera le coup d’envoi de l’opération Cols réservés. Elle permet aux passionnés de gravir les plus beaux cols des Hautes-Alpes sur des routes fermées à la circulation.

  • Les centres-villes alpins vidés d’habitants et de commerces

    Les centres-villes alpins vidés d’habitants et de commerces

    Devant le manque de commerces et la désertification des centres-villes, de nombreux Bas-Alpins vont jusqu’à Marseille, Aix ou Plan de Campagne pour faire les magasins et trouver une offre satisfaisante. « Quasiment tous les élus ont mis au cœur de leur programme la redynamisation des centres-villes, parce que c’est une nécessité », avance Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce.

    « Digne est plus en souffrance que d’autres communes du département. Les indicateurs ne sont pas bons, il y a un taux de vacance commerciale à 24%. La moyenne nationale est entre 11 et 12%. Donc, à Digne, on a un taux de vacance deux fois supérieur à la moyenne nationale, c’est préoccupant », regrette-t-il.

    « La redynamisation et la revitalisation du centre-ville, c’est le cœur de notre mandat », lance Myriam Sereno, adjointe au maire de Digne déléguée au commerce. « On a eu plusieurs fermetures de magasins importants qui ramenaient du monde, et du coup on a perdu en dynamisme », explique-t-elle. Elle-même ancienne commerçante, elle a perdu 15% de son chiffre d’affaires quand Camaïeu a fermé. « Il y avait des promotions tout le temps. Les gens venaient pour ça. »

    Manager de commerces et parkings gratuits

    Jean-Pierre Pradalier décrit « une spirale négative avec des commerces qui ferment, à partir de là, votre centre-ville est moins attractif, et comme il est moins attractif, les gens viennent moins. Et comme les gens viennent moins, les commerces vendent moins, etc. C’est un cercle vicieux ».

    Lors d’une table ronde sur la dynamisation des centres-villes organisée dans le cadre de l’assemblée générale de la CCI jeudi, le maire de Barcelonnette a également décrit un centre-ville en difficulté : « on a une vraie capacité commerciale historique qui est en train de péricliter », a-t-il regretté. 50% des commerçants ne parviennent pas à transmettre leur commerce quand ils souhaitent prendre leur retraite, selon Jean-Pierre Pradalier. « Une fois le rideau baissé, il faut se bagarrer pour rouvrir. »

    Les élus ont également insisté sur l’importance d’avoir un manager de commerces, qui permet de recenser les locaux vacants et d’aller chercher des repreneurs. Une autre problématique importante pour dynamiser les centres-villes est le stationnement, dans un département où la voiture est inévitable. « Dans des villes comme les nôtres, on ne peut pas chasser totalement la voiture des centres-villes », avance Jean-Pierre Pradalier.

    La ville de Manosque a elle réussi à faire baisser son taux de vacance commerciale de 22% à moins de 10% entre 2020 et 2026, grâce à une manageuse de commerces, au développement de parkings avec trois heures gratuites et à la requalification du centre-ville. La première adjointe a insisté sur la nécessité d’une concertation avec les commerçants pour éviter qu’ils ne souffrent trop des travaux.

  • Les Hautes-Alpes au Mondial avant le France

    Les Hautes-Alpes au Mondial avant le France

    Ainsi le président Patrick Dastrevigne sera au parc Borély pour recevoir cette distinction qui rejaillit sur son Comité, pour le travail effectué et reconnu par la haute autorité de ce monde bouliste. Quelques jours plus tard, le président sera à la tête de sa triplette Jules Trupheme, Tony Lombardo, Ethan Arnaud qui disputera le championnat de France à Blaye-les-Mines. Pour la petite histoire, ils ont rencontré en quart leurs voisins Alpins, les Gapençais de Alpes Pétanque Louis Giraud Navarro, Lenzo Gèrent et Slown Delaurie.

  • À Digne, la secrétaire du PS accuse un adhérent d’agression

    À Digne, la secrétaire du PS accuse un adhérent d’agression

    Soutenir ou pas la candidature de Francis Kuhn : cette question a été source de crispations et de tensions importantes pendant la campagne municipale au sein du PS. Alors que certains socialistes ont rejoint, puis quitté la liste de l’ancien premier adjoint, qui comportait également des cadres LR, d’autres, comme la secrétaire locale Sylvie Lyons, étaient vent debout contre cette alliance. Des tensions qui sont allées, selon elle, jusqu’à des agressions physiques. Elle a décidé de porter plainte suite à une agression qu’elle aurait subie d’un adhérent du parti en décembre, pendant le vote pour valider ou pas la présence de socialistes sur la liste de Francis Kuhn.

    « Cela a été extrêmement violent », témoigne Sylvie Lyons, qui parle « d’accès de violence », dit s’être fait « hurler dessus » et avoir pris « un coup sur le bras », ainsi qu’un « flot d’insultes » et « des pressions ». « Ils étaient dans une logique de toute puissance », affirme-t-elle, se disant « victime d’une banalisation croissante de la violence ». La secrétaire locale explique avoir saisi la commission des violences sexistes et sexuelles en décembre. « Ce que je dénonce, c’est le dérapage », avance-t-elle. Elle dit avoir écrit plusieurs fois à Olivier Faure à ce sujet, sans retour de sa part. « Quand j’ai vu qu’il n’y avait pas de retour, j’ai décidé de porter plainte », relate-t-elle. « Le silence, c’était une violence de plus », lance la secrétaire. Sa plainte fait état de « violences physiques, menaces, intimidations, harcèlement et pressions répétées », ainsi que des « tentatives d’éviction par la contrainte ».

    Dans une lettre, les membres du conseil fédéral relatent « un grave différend » et « la violence choquante des échanges, en particulier à l’encontre de la secrétaire de la section de Digne Sylvie Lyons dont nous avons tous été témoins ».

  • Le téléphérique de la Grave, un danger pour le Gypaète

    Le téléphérique de la Grave, un danger pour le Gypaète

    Le bras de fer dure entre les défenseurs du gypaète et la Société d’aménagement touristique de La Grave, la SATG, et cette fois, c’est cette dernière qui y laisse des plumes. Le tribunal administratif de Marseille a jugé ce mardi que son projet de créer un troisième tronçon de téléphérique traversant le glacier de la Girose, dans le massif de la Meije, menace une espèce protégée, le Gypaète barbu. À ce titre, le chantier doit donc faire l’objet d’une demande de dérogation auprès des autorités. Une victoire pour les associations de protection de l’environnement, mais qui n’est pas définitive et ne condamne pas le projet en lui-même. Depuis 2019, La Grave et la SATG projettent de créer un téléphérique entre le col des Ruillans à 3 211 mètres au Dôme de La Lauze à 3 559 mètres, traversant ainsi une zone où le Gypaète Barbu est régulièrement observé.

    En octobre 2023, le site du chantier avait été occupé par des militants des Soulèvements de la Terre. Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Marseille avait rejeté le recours contre le permis de construire. Trois mois plus tard, il fait cette fois droit aux demandes des associations, reconnaissant l’insuffisance de garantie de sécurité présentée par les porteurs de projets envers les gypaètes. Les juges estiment que les dispositifs anti-collision prévus sur les câbles du futur téléphérique ne présentent pas des garanties suffisantes pour éviter des impacts avec des gypaètes et des jeunes gypaètons inexpérimentés. Le tribunal a donc enjoint le préfet des Hautes-Alpes à mettre en demeure la SATG de déposer une demande de dérogation espèces protégées, et ordonné la suspension des travaux en cours.

    Les associations

    se réjouissent

    « Cette décision rappelle que les projets d’aménagement en haute montagne doivent respecter le droit de l’environnement et la protection des espèces menacées, a réagi France nature environnement via sa juriste Judith Sébert. Alors que les Alpes se réchauffent deux fois plus vite que le reste de la planète, il est urgent de préserver ces milieux déjà extrêmement fragilisés plutôt que de poursuivre une fuite en avant dans l’artificialisation touristique. » Les juges n’ont cependant pas reconnu le même besoin de protection concernant l’androsace du Dauphiné, une fleur très rare, découverte sur le site. De leur côté, commune et porteur de projet affirment qu’il s’agit d’une construction nécessaire pour l’avenir économique de La Grave, alors que les installations actuelles sont menacées par la fonte du glacier. Les services de la préfecture ont dit prendre acte de la décision et « procèdent actuellement à une analyse approfondie de ses conclusions afin de déterminer les suites à lui réserver ».

  • [Prix des carburants] Dans les Alpes, les trajets siphonnent le porte-monnaie

    [Prix des carburants] Dans les Alpes, les trajets siphonnent le porte-monnaie

    « On ne se demande vraiment si c’est rentable d’aller bosser », soupire Julien, commercial. Ce mercredi matin, il vient faire son plein à la station-service Total du Relay de Puymaure. En ville, on remarque sans peine que l’affluence est plus importante dans les stations Total, les seules à maintenir le prix de l’essence à moins de 2 euros le litre.

    « Je fais La Saulce-Gap chaque jour, donc 20 km aller et retour, explique Julien. Jusque-là, j’en avais pour environ 150 euros par mois, maintenant c’est plus de 200. » Il n’est pas éligible aux aides de l’État, notamment la prime « grands rouleurs » pour les professionnels qui font plus de 30 km par jour, car il touche plus que le revenu fiscal annuel de référence, qui doit être inférieur ou égal à 16 880 euros. « J’ai le sentiment qu’on nous pousse vers l’électrique, déplore-t-il. Comme on nous a poussés vers le diesel pendant des années avant ça. » Pour les professionnels des Hautes-Alpes, un territoire enclavé où la voiture est souvent indispensable, la hausse du prix du carburant oblige à rogner sur d’autres dépenses. « Mon mari est métallurgiste, il part de La Bâtie-Montsaléon, dépose notre fille à Serres et va à La-Roche-des-Arnauds chaque matin, rapporte Julia. On n’est pas éligibles aux aides, on n’est pas les plus touchés, on gagne correctement notre vie, mais ça limite tout de même les trajets. Les week-ends chez ma famille à Lyon, qu’on faisait tous les mois, on a tiré un trait dessus. »

    Pour les agriculteurs, nombreux sur le département, certains mécanismes déjà mis en place soulagent l’effort financier à faire. « On peut se faire rembourser la TVA sur le carburant agricole l’année suivante, ce qui nous aide pas mal, explique Mathieu, éleveur bovin dans le Champsaur. Mais on fait plus attention quand même, on limite le plus possible les allers-retours entre nos différents terrains. »

    Beaucoup ne sont pas éligibles aux aides

    Toutefois, la plupart des professions intermédiaires, qui utilisent la voiture au quotidien, ne sont pas éligibles ou peu enthousiasmées par les aides proposées par l’État comme le chèque « grands rouleurs » ou les aides à l’achat d’un véhicule électrique. « Dans mon service, ceux qui ne viennent pas de Gap font de l’autopartage, sinon c’est trop cher, et le plafond de revenu pour bénéficier de l’aide est trop bas », atteste Laura, aide-soignante. Comme pour beaucoup de professionnels, elle dépend de la volonté de son employeur de mettre en place des aides. « Pas mal d’entre nous qui vivent à Gap ont bénéficié de l’aide de la Ville pour acquérir un vélo électrique, mais, pour les autres ça ne change rien », ajoute-t-elle.

    A.F.

  • Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    L’insertion commence par le logement », affirme Michel Mané, secrétaire en charge de la gestion locative adaptée. Pour l’association Habitat & Humanisme, le logement est « un droit universel pour tous ». Les bénévoles de l’association interviennent sur deux départements (le 04 et le 05).

    L’enjeu de lever des fonds

    Cette association agit sur trois axes : le logement accompagné, logement d’urgence et médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, fait l’objet d’une recherche de fonds importante pour sa rénovation. Un financement participatif est en cours.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Leurs nouveaux locaux à Sisteron seront inaugurés à l’automne et, en plus des bénévoles, un travailleur social a été recruté.

    Des projets conditionnés aux financements

    Cette association aide entre autres à l’obtention d’un logement d’urgence – notamment pour les femmes victimes de violences – ou médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, est à l’étude.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des projets qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements. « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Marie Moreau

  • [Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »

    [Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »

    Dans le cadre de ce 33e congrès de la CGT des Hautes-Alpes, son co-secrétaire, Julien Bouillé, fixe les grands enjeux et principaux thèmes des débats à venir pour ces trois prochains jours.

    La Marseillaise : Quels sont les principaux enjeux de ce congrès ?

    Julien Bouillé : Refaire, réaffirmer les bases, nos valeurs, si la maison n’a pas de bonnes fondations elle ne tiendra jamais. Le retour au B.A-BA : quelles sont les valeurs de la CGT ? Qu’est-ce qu’une union départementale ? Qu’est-ce qu’un syndicat ? On se rend compte que pendant quelque temps ce qu’on appelle la formation initiale, le front commun, a été moins suivi que le reste de nos formations plus techniques. Il y a une forme d’oubli de ce qu’est la CGT, pourquoi elle a été créée… On a un peu perdu le lien, on a des camarades en responsabilité dont on s’aperçoit qu’ils n’ont pas fait les formations initiales. Le congrès permettra de fixer cette orientation.

    Comment va-t-il se dérouler ?

    J.B. : Dans un premier temps un rapport d’activité est dressé et voté par l’ensemble des congressistes. Ensuite, le congrès est découpé en trois parties. La première, c’est « redonner du sens à nos actions ». Après, on se réunit au Buffet de la gare de Veynes, lieu historique qui propose des produits locaux en circuit court. Le lendemain, on abordera le deuxième thème : « la protection sociale, notre bien à défendre ». Un focus sur les luttes menées autour de la protection sociale, en lien avec l’action sur la réforme des retraites, avec l’IHS 05, l’Institut d’Histoire sociale de la CGT, la branche départementale. Le dernier thème c’est « une organisation démocratique construite par et pour chacun et chacune ». Ces thématiques seront débattues, et de là seront établies des orientations pour les trois années à venir. À l’issue de ces débats, on mettra également au vote la future équipe de direction de l’Union départementale, composée d’une trentaine de personnes parmi lesquelles sera désigné un bureau et le ou la secrétaire générale de l’Union départementale.

    Il y aura un débat sur la montée des guerres et de l’extrême droite, les deux sont liées ?

    J.B. : On a pour habitude d’associer un moment culturel à notre soirée fraternelle et on a choisi de dédier un débat sur le thème « Guerre/Migration, qui profite des guerres, qui subit ? » Nous avons choisi ce thème qui est d’actualité, de par les guerres qui se multiplient et de l’extrême droite qui monte partout. Pour nous, la CGT, le lien entre les deux est évident, c’est le capitalisme. Il se sert des guerres, des extrêmes droites pour diviser, grignoter tout ce qu’il peut et produire de l’argent. La CGT, en combattant les idées d’extrême droite sur le lieu de travail, peut entraver la progression de ses idées en France. C’est pour cela qu’on fait intervenir la Cimade, Visa [Vigilance et initiatives syndicales antifascistes] et le Mouvement de la paix, pour montrer que le syndicat et le mouvement social, s’ils sont seuls de leur côté, ne peuvent rien. Si on n’est pas capables de s’unir, on n’y arrivera pas.