Tag: Alpes

  • Vivian Maier et les Alpes, un récit de la photographe en trois chapitres

    Vivian Maier et les Alpes, un récit de la photographe en trois chapitres

    Elle faisait tellement de photos qu’on la prenait pour une espionne. Un commissaire de police l’a même interrogée un jour à ce sujet. Comme toujours, elle ne s’est pas laissée faire. » Fort caractère au parcours jalonné de zones d’ombre, la photographe Vivian Maier partage une histoire intime avec les vallées alpines, que le réalisateur René Mannent a mise en lumière à travers un film d’1h39. Vivian Maier, origine d’un talent retrace ces trois moments de vie, où l’Américaine, originaire du Champsaur par sa mère, s’est rendue dans les Hautes-Alpes. « Durant deux années de recherche, on a découvert dans un recensement que Vivian Maier était à Gap quand elle était petite, elle allait à l’école du Sans-Cœur, raconte le réalisateur. Elle est revenue vers l’âge de 25 ans à Gap, et c’est là qu’elle a acheté son premier appareil photo et qu’elle s’est mise à parcourir les vallées à vélo, en prenant des photos. Elle est revenue en fin une troisième fois, à 30 ans. »

    Des photos découvertes dans une valise

    Si son nom est désormais emprunt d’une renommée mondiale, sa reconnaissance tient à une découverte par hasard. « Elle avait mis toutes ses photos dans un garde-meuble. Ce n’est qu’après son décès, en 2007, lorsque le collectionneur John Maloof a racheté les valises avec tous ses clichés pour trois fois rien, que l’on a découvert tout son travail fait dans des petits villages des Alpes », rappelle René Mannent. Une troisième avant-première est prévue mercredi 20 mai à Saint-Bonnet-en-Champsaur. Pour la suite, René Mannent est en discussion pour une diffusion nationale.

  • Les électeurs d’Allemagne-en-Provence s’apprêtent à revoter pour leur maire

    Les électeurs d’Allemagne-en-Provence s’apprêtent à revoter pour leur maire

    C’est reparti pour les deux candidats à l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence : le tribunal administratif de Marseille a annulé le scrutin la semaine dernière, alors que les bulletins de la liste de Christian Gaudemard, pourtant arrivé en tête, n’avaient pas été comptabilisés en raison de l’absence de mention de la nationalité portugaise du quinzième colistier. « Quand la préfecture nous a prévenus, il y avait déjà 35% de participation. Elle ne nous a pas alertés lorsqu’on a déposé notre liste », avance le candidat, ancien adjoint de son concurrent, le maire sortant Alex Pianetti, réélu en mars en raison de l’annulation de ses bulletins de vote.

    Une pétition face au déni de démocratie

    En mars, Alex Pianetti avait récolté 132 voix et Christian Gaudemard 208, qui n’avaient donc pas été comptabilisées. « Les gens ne vont pas changer d’opinion, surtout vu l’ambiance qu’il y a là au village. Ceux qui sont pour nous, ils sont pour nous », affirme-t-il. « Il y a quand même un collectif qui s’est créé après les élections, qui a fait une pétition face au déni de démocratie. En quatre jours, ils ont fait signer 170 personnes », ajoute-t-il.

    Contacté, le maire depuis 2020 Alex Pianetti n’a pas répondu à nos sollicitations. Il a un mois pour faire appel de la décision du tribunal administratif d’annuler l’élection. Les deux listes se disent sans étiquette.

    Plusieurs élections municipales ont été annulées par la justice ces derniers jours, comme celle de Beynost (Ain) et de Communay (Rhône).

  • Embrun et Chorges choient les commerces de centre-ville

    Embrun et Chorges choient les commerces de centre-ville

    « La fréquentation est de plus en plus cyclique. Avant, la saison d’été s’étalait de mai à octobre, maintenant c’est concentré sur un mois et demi. » Si le cœur de ville d’Embrun demeure attractif, Étienne Davello, gérant d’une cave à vin place Barthelon, constate la baisse du pouvoir d’achat, et l’étiolement dans le temps de la fréquentation. Le commerçant rappelle aussi qu’avec l’essor des commerces en station de montagne, l’affluence touristique « redescend de moins en moins vers les villes de la vallée ». Afin de préserver la vitalité du commerce de centre-ville, malgré ces défis conjoncturels, comme tous les commerçants du centre, il a récemment été consulté par une enquête publique lancée mi-avril. À Embrun et à Chorges, commerçants et artisans, ainsi que la clientèle locale, de passage et touristique ont pu livrer leurs témoignages et suggestions. Au total, la municipalité a récolté plus de 500 participations. « Notre volonté est de faire qu’Embrun continue à être un petit bourg qui vit toute l’année avec une vitalité commerciale et culturelle et pour ça un diagnostic était indispensable », explique la maire Chantal Eymeoud. Si l’activité commerciale à Embrun est dynamique, avec un nombre de commerces en hausse, il existe des disparités entre des commerces de bouche plus pérennes que les boutiques de vêtements ou d’artisans d’art. Parmi les leviers d’action, la mairie a ciblé la vacance et les loyers et doit délibérer cet été quant à la création d’une taxe sur les locaux commerciaux vacants, pour inciter les propriétaires à louer. « Nous avons aussi mis en place au niveau de la Communauté de communes une exonération de taxes pour les trois années qui suivent installation d’un nouveau commerçant », rappelle Chantal Eymeoud. Chorges et Embrun bénéficient aussi du statut « Petite ville de demain », un label national qui octroie des aides aux communes de moins de 20 000 habitants pour revitaliser leur centre-ville.

    Une réunion publique avant l’été

    « Chorges bénéficie de la proximité de Gap et Embrun, de par sa taille, troisième ville du département, et son patrimoine architectural, est attractive. La problématique de revitalisation est plus complexe pour d’autres petites villes qui n’ont pas autant d’atouts, analyse Alain Mars, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hautes-Alpes. Pour autant, rien n’est acquis. C’est quand même fragile, on est un territoire de 140 000 habitants avec une population qui vieillit, des saisons très touristiques mais où il y a moins d’activité économique en dehors et le contexte économique est compliqué pour tout le monde. Pour un élu, c’est une bataille sans fin. »

    Les membres du CAUE rappellent aussi les défis à venir pour les centres-villes : un vieillissement de la population qui amène un besoin de concentrer les services en ville, la nécessité de végétaliser face au dérèglement climatique ou encore la rénovation nécessaire d’un bâti ancien, souvent étroit et peu adapté. Autant de facteurs de la vitalité d’un centre-ville qui pourront être débattus prochainement, la mairie d’Embrun ayant prévu la tenue d’une réunion publique sur l’enquête avant l’été.

  • Les élèves des écoles d’art imaginent les Alpes en 2126

    Les élèves des écoles d’art imaginent les Alpes en 2126

    Une centaine d’élèves des écoles d’art de Digne, Forcalquier, Gréoux-les-Bains et Barcelonnette ont inauguré et présenté mercredi soir leur exposition imaginant le département dans 100 ans. Jules, 11 ans, élève à l’école d’art IDBL à Digne, a ainsi imaginé avec quatorze de ses camarades un monde où « on a voulu réparer le réchauffement climatique, mais on a tout foiré ». « C’était un projet très amusant à faire, et chacun a pu apporter ses idées pour imaginer le futur », a renchéri son camarade Gabriel. « Nous avons aimé inventer notre vision du monde de demain, parce que nous sommes aussi les adultes du futur », a lancé Jules. Dans leur monde imaginaire, « le 04 est devenu un monde fragmenté qui flotte dans les airs. Le monde est bloqué dans un hiver éternel », explique le petit garçon. « Les humains habitent dans des bulles et l’atmosphère est irrespirable. »

    « Nous, on s’est dit qu’en 2126, ce serait quand même bien que ce soit quelque chose de meilleur qu’aujourd’hui, sinon c’est anxiogène pour les enfants », a défendu Catherine Hall, professeure d’arts plastique à l’école intercommunale de Forcalquier. « Avec le réchauffement climatique, on en a conclu qu’il y aurait des ananas, des bananes, des oranges dans les arbres, et que le coq pondrait des œufs », a-t-elle décrit. Sur l’un des leurs kakémono (œuvre d’art suspendue), on peut distinguer la citadelle de Forcalquier sous l’eau.

    « Ce que vous découvrez ce soir est une illustration de ce qu’ensemble nous pouvons accueillir lorsque nous mettons l’art et la créativité au cœur de nos politiques publiques, à savoir faire des arts un levier de développement humain et de cohésion pour l’ensemble de notre territoire », a défendu Alain Deslaux, conseiller départemental délégué notamment à la culture.

    Une première rencontre

    « C’est la première fois que les quatre écoles du département travaillent ensemble », se réjouit Isabelle Laban-Dal Canto, conservatrice du patrimoine au département. « La présidence nous a demandé d’organiser des expositions dans cette salle de l’hôtel du département, donc on a fait plusieurs propositions, dont deux ont été retenues : l’artothèque et celle-ci. »

    « C’est compliqué de travailler comme ça avec plein de gens à distance qui ne se croisent pas forcément », a témoigné la directrice de l’école d’art dignoise IDBL, Émeline Eudes. Les quatre écoles qui ont participé, entre Gréoux-les-Bains et Barcelonnette, sont très éloignées, d’un bout à l’autre du département. « Je me mets à la place des jeunes d’aujourd’hui, c’est déjà hyper anxiogène pour nous, entre les guerres, le climat », a ajouté la directrice de l’école. « Sur les kakémonos de l’Ubaye, je trouve qu’il y a un truc intéressant, parce qu’ils parlent du ski, des remontées mécaniques… C’est un vrai sujet aujourd’hui pour toutes les petites stations de ski qui sont en train d’essayer de se transformer. »

    Ce projet s’inscrit dans le schéma départemental, qui assure un maillage territorial « qui permette à toutes les populations disséminées sur le territoire d’avoir une offre accessible financièrement et géographiquement », explique Emeline Eudes. « C’est une obligation légale pour la musique, la danse et le théâtre. Les arts plastiques ne sont pas dedans. Le ministère de la culture oublie systématique l’existence des arts plastiques quand il parle d’enseignement artistique », regrette-t-elle. Heureusement, le département a décidé de les inclure.

    Ce schéma « n’oblige pas le Département à donner des subventions, mais on le fait », avance Anne Rinjonneau, directrice adjointe aux stratégies culturelles. « Souvent, il y a plus de temps de déplacement que d’heures de cours », déplore-t-elle. Le Département a profité de l’occasion pour remettre un chèque de 400 euros à chacune des écoles « pour leur permettre d’acheter du matériel », a annoncé Alain Deslaux.

  • L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    Le tribunal administratif de Marseille a décidé la semaine dernière d’annuler l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence en raison de l’absence de mention de la nationalité étrangère d’un candidat de la liste arrivée en tête. « Les opérations électorales du 15 mars 2026 relatives aux élections municipales de la commune d’Allemagne-en-Provence sont annulées », peut-on lire dans la décision du tribunal administratif du 7 mai, confirmant des informations de BFM DICI et de La Provence. La liste de Christian Gaudemard était arrivée en tête de l’élection municipale, mais c’est son adversaire, le maire sortant Alex Pianetti, qui avait été déclaré vainqueur, les bulletins de Christian Gaudemard ayant été annulés. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif. Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans les trois mois, précise le jugement.

  • Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains

    Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains

    Une femme de 40 ans a été poignardée dans le centre-ville de Digne-les-Bains dans la nuit de dimanche à lundi, a expliqué le procureur Antoine Pesme à La Marseillaise, confirmant une information de BFM DICI. Elle est toujours hospitalisée à Marseille. Les faits ont eu lieu aux alentours de minuit et demi dans le quartier du pied de ville, a précisé le procureur. L’auteur n’a pas encore été identifié. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Digne pour tentative de meurtre. «J’insiste sur le fait qu’à priori, ce n’est pas une agression de rue, de quelqu’un qui rôde et qui agresse les gens gratuitement. Je pense qu’il y a un différend, que c’est une connaissance avec quelque chose qui a mal tourné », a précisé Antoine Pesme.

  • L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    Dans les onze communes où les points d’apport volontaire ont été déployés, on constate une augmentation considérable du tri et une baisse des ordures ménagères », se félicite Vincent Allevard, vice-président de l’agglomération DLVA en charge notamment de la gestion des déchets. « Nos ordures ménagères sont enfouies à Valensole, ce qui nous coûte extrêmement cher », a expliqué le premier adjoint au maire d’Oraison (Ren.), alors que huit nouveaux points d’apport volontaire étaient en train d’être installés par un grand camion équipé d’une grue embarquée à La Brillanne mardi matin.

    « On a fait des autopsies de poubelles, et on a remarqué que 70% des ordures ménagères pouvaient être triées », a souligné le vice-président de l’agglomération rassemblant 25 communes, parmi lesquelles Valensole, Manosque ou encore Esparron-de-Verdon. Il a insisté sur l’importance de « passer à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative », qui permette de « faire payer ceux qui ne trient pas ». Il a également mis en avant le fait que le passage à ces points d’apport volontaire nécessiterait moins d’agents pour la collecte, en l’occurrence « un seul agent au lieu de trois ». Ces travailleurs pourraient ainsi « être répartis sur d’autres missions ».

    « Cela initie un changement pour les personnes qui ne triaient pas, et, pour celles qui trient, c’est plus simple, plus pratique », a affirmé Alice Beckert, directrice environnement à la DLVA. Ces points d’apport sont pour l’instant installés dans les plus petites communes de l’agglomération.

  • Pour les paysans, la nouvelle route grignote trop la terre

    Pour les paysans, la nouvelle route grignote trop la terre

    Ils n’écoutent pas nos propositions. On n’a rien contre la rénovation des routes, au contraire, mais ils font tout tous seuls. » Pour Joël Robert, éleveur bovin, les travaux, certes nécessaires, de réhabilitation de la D942 qui traverse la vallée de l’Avance, manquent de cohérence. Avec une vingtaine d’agriculteurs concernés, ils dénoncent une artificialisation excessive et évitable, de terres agricoles. Vitale pour relier l’A51 à la N94 et à la moitié nord du département, la D942, qui traverse le val d’Avance, fait l’objet d’une remise en état par le Département dans le cadre du plan d’investissements de 180 millions d’euros débloqués pour améliorer les routes avant l’arrivée des JO 2030.

    « Le problème, c’est que c’est très mal géré, il y a beaucoup de gaspillage. Chaque paysan ne perd pas des surfaces énormes, c’est 600 m2 pour ma part, 800 m2 pour le voisin, mais au total on perd près de quinze hectares de terres agricoles », regrette Joël Robert. Les agriculteurs déplorent des élargissements de chaussée qui empiètent sur les terres cultivées.

    Les écologistes s’indignent aussi

    Des revendications soutenues par les Écologistes des Hautes-Alpes, qui fustigent l’absence de concertation tout comme l’impact des travaux. « Écologiquement parlant, on ne peut pas accepter, sous prétexte des Jeux Olympiques décidés en déni de démocratie, de faire avancer des travaux à marche forcée pour privilégier le transport individuel, pose Francine Daerden, porte-parole du groupe. Et cela, en mettant à mal des terres agricoles dont on a besoin pour notre économie locale, au lieu de se tourner uniquement vers le tourisme haut de gamme, d’hiver. » De plus, selon elle, les zones de dépassement qui nécessitent d’élargir la route sur les terres agricoles, « ne serviront de toute façon à rien puisque les bouchons se concentrent toujours en traversant Tallard, à Chorges et au pont de Savines. » Néanmoins, ces élargissements de sols artificialisés ne sont pas dus qu’à la création de zones de dépassement mais aussi à des installations de sécurité routière, comme des îlots en béton de ralentissement au milieu des giratoires, ou encore la création de deux bandes de pistes cyclables de part et d’autre de la route. Face aux critiques exprimées, Marcel Cannat, vice-président en charge des transports, a convié les agriculteurs à une réunion ce mardi. Et d’après ces derniers, les conseillers ont affirmé étudier les propositions pour diminuer la taille des parcelles bétonnées.

  • Un service pour soulager les personnes aidantes

    Un service pour soulager les personnes aidantes

    Elles sont plus de onze millions de personnes à donner de leur temps et de leur énergie pour assister un proche au quotidien. Pourtant, les personnes aidantes ne savent souvent pas que ce travail informel et essentiel à l’intérêt général leur donne des droits, et que des services existent pour les soutenir. C’est le cas de Mireille, venue pour un rendez-vous administratif et aiguillée par le personnel vers la permanence Territoires des aidants. Retraitée de 69 ans, habitant à Sigoyer, elle s’occupe d’un mari qui ne peut plus marcher à cause de problèmes à la hanche et qui souffre de pertes de mémoire, alors que le couple doit déjà s’occuper des parents de ce dernier. « On a jamais pensé à demander de l’aide, explique Mireille. J’aimerais bien être un peu remplacée, pouvoir souffler, sortir, peut-être prendre un jour le temps d’aller faire une randonnée. » Les aides proposées par le service, financé par l’ARS et le Département, se regroupent en trois types : un soutien financier selon l’éligibilité, un soutien psychologique avec un psychologue et/ou un suivi social, ainsi que l’accès à des formations, des cercles de paroles, et enfin, un service de répit, qui permet d’être remplacé dans le soin à la personne aidée, de quelques heures à quelques jours, par des professionnels de santé.

    Deux tiers de femmes

    « Les profils concernés sont variés, ça peut être une mère seule qui s’occupe d’un enfant qui a des soucis de santé, ou quelqu’un qui s’occupe d’un conjoint malade », rappelle Solenn Quéméré, coordinatrice dans les Hautes-Alpes. Le service, gratuit, permet de soulager et d’apporter une reconnaissance aux personnes aidantes, dont les efforts sont rarement comptabilisés comme du travail formel. « Si en France on devait rémunérer le travail d’aidant au Smic cela coûterait 164 milliards d’euros par an », avance François Ollivier, coordinateur de la plateforme. Au total, en France, 61% des aidants sont salariés, et deux tiers sont des femmes. En 2025, 98 personnes ont pu bénéficier du système de répit dans les Hautes-Alpes. Un total que Territoires Aidants veut doubler en 2026, les besoins allant croissant avec le vieillissement de la population. Une rencontre entre personnes aidantes, professionnels de santé et du social sera organisée à Briançon le 1er juin à 17h. À Gap, la permanence sera ouverte le 22 juin et le 6 juillet.

  • Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger : tel est l’objectif de la Fête de la nature, organisée à Digne du 20 au 23 mai. Des ateliers de peinture végétale, des sorties en pleine nature à la découverte d’espèces animales et végétales, des animations sur la géologie, à la recherche du castor, ou encore des ateliers cyanotype y seront proposés gratuitement au grand public et aux élèves des écoles de la ville préfecture du département.

    « On ne protège efficacement que ce qu’on connaît bien. Si on connaît bien ce qui nous entoure, on a envie de le protéger », avance Richard Bonnet, conseiller municipal délégué à l’environnement. « La Ville de Digne a tenu à faire participer les écoles le mieux possible, puisqu’on y construit les citoyens de demain », ajoute-t-il.

    La Ville organise cette fête en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l’association la Cistude, la médiathèque ou encore le musée Promenade.

    « Un film animaliste suivant une famille de renards pendant toute une année » sera également projeté au centre culturel René-Char, s’est réjoui l’élu. Flora Berger, conteuse et autrice d’un livre sur la vie des abeilles, interviendra auprès des écoliers avec une apicultrice des Mées et une ruche pédagogique.

    « La charte fondatrice de la Fête de la nature impose que la fête fasse progresser la connaissance, qu’elle soit en contact direct avec la nature, qu’elle fasse preuve de protection de la biodiversité, qu’elle favorise l’évolution des comportements, et que tout ce qui est proposé soit gratuit », explique Richard Bonnet.

    Programme dignelesbains.fr/2026/05/fete-de-la-nature-du-20-au-25-mai/