Tag: Alpes

  • Incendies dans les Alpes

    Incendies dans les Alpes

    Un feu s’est déclaré samedi 1er août, « impactant un fourgon de livraison, en bordure de la Route départementale 1 » à Bayons, a communiqué le Service départemental d’incendie et de secours des Alpes-de-Haute-Provence. 80 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, les flammes s’étant propagées dans la végétation, en zone montagneuse. Renforcés par un « groupe d’intervention feu de forêt supplémentaire composé d’engins du Vaucluse, de la Drome et de l’Ardèche, ainsi que des marins pompiers de Marseille », les soldats du feu poursuivent leurs efforts. Vers 19h dimanche, 50 hectares étaient déjà ravagés. Aucune victime civile n’est pour l’instant à déplorer. Dans la journée de dimanche un autre incendie a eu lieu sur la commune de Thorame-Basse. Le relief escarpé ne facilite pas la tâche de 70 sapeurs-pompiers. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le feu avait parcouru 25 hectares.

  • Loups abattus dans les Hautes-Alpes, One voice participera au procès

    Loups abattus dans les Hautes-Alpes, One voice participera au procès

    Alors qu’à l’issue d’une enquête de près d’un an, la procureure de Gap, Marion Lozac’hmeur, a annoncé jeudi que trois personnes seront jugées pour avoir abattu illégalement neuf loups dans les Hautes-Alpes, l’association One Voice a annoncé dans un communiqué être « partie prenante de la procédure ». « Neuf loups dans un seul département, et pendant ce temps, 85 autres ont été tués légalement en France depuis janvier, sur un plafond national de 227 pour une population estimée à 1 082 individus, très loin du seuil de viabilité que les scientifiques situent a minima entre 2 500 et 5 000 », s’indigne-t-elle.

    Pour One Voice, « le système marche à l’envers » avec « un éleveur indemnisé dès lors que la responsabilité du loup “n’est pas écartée” et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs ». Et de demander que « la logique soit inversée ».

    Dans les Hautes-Alpes, les investigations avaient débuté en avril 2025 « à la suite d’un signalement d’atteintes à la faune sauvage » dans le nord du département, explique la procureure dans un communiqué sur ce « vaste coup de filet contre le braconnage des loups ».

    Une espèce protégée

    Des mesures de surveillance sont alors mises en place par l’Office français de biodiversité (OFB), qui permettent de découvrir « des dispositifs de captation d’images installés à proximité d’une habitation ». Presque un an plus tard, le 28 mars 2026, au cours d’une de leurs observations sur ce site, les inspecteurs de l’environnement font des constatations leur laissant présumer qu’un loup vient d’être abattu « en dehors de tout cadre légal ». Le lendemain, OFB et gendarmes perquisitionnent et tombent sur un charnier d’animaux, vraisemblablement destiné à servir d’appâts, de « nombreuses » armes à feu et même un cadavre de loup.

    Mardi, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de trois personnes, placées en garde à vue puis sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un procès devant le tribunal correctionnel en janvier 2027. Elles devront répondre de « destruction et de complicité de destruction illégale d’espèce protégée ».

    Six autres personnes ont par ailleurs été entendues en audition libre. En France, l’abattage de loups est encadré par la loi, l’espèce restant toujours protégée. Il est interdit en milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux. Des « tirs de prélèvement » sont autorisés avec un nombre maximum de bêtes pouvant être abattues.

  • Digne-les-Bains, l’auto-école qui ne laisse personne au bord de la route

    Digne-les-Bains, l’auto-école qui ne laisse personne au bord de la route

    Je partais trois ou quatre heures avant mon heure de conduite pour venir en stop » : atteinte de dyspraxie sévère, habitante d’un village isolé, Orphée vient d’obtenir son permis, mercredi, après 112 heures de conduite, grâce à l’auto-école sociale dignoise Nos Routes Solidaires. « Les gestes de la vie quotidienne sont compliqués pour moi, je suis maladroite, je casse beaucoup de choses, j’ai du mal à me repérer dans l’espace spatiotemporel », explique la jeune femme, évoquant les conséquences de ce trouble neurodéveloppemental.

    Pendant sa formation à l’auto-école, elle a d’ailleurs bien failli jeter l’éponge, désemparée. « Mais je savais que je finirai par y arriver ! », lance celle qui est déjà en recherche active d’une voiture d’occasion, faute de budget : « Je ne peux pas mettre toutes mes économies dans une voiture, alors que je vais emménager avec mon compagnon et que l’on doit acheter des meubles. » Le handicap d’Orphée l’empêche actuellement de travailler, mais elle devrait prochainement intégrer la blanchisserie de l’Esat de Digne, une structure adaptée aux personnes en situation de handicap. « On m’a dit que j’étais trop lente pour travailler à l’Ehpad et il est impossible de trouver un emploi sans permis ici », explique-t-elle. Le permis lui est indispensable pour se rendre à ses rendez-vous médicaux et faire ses courses.

    « On récupère ceux qui n’ont pas réussi ailleurs »

    « Pour certains, on leur a dit toute leur vie “t’es nul, tu n’arriveras à rien“, regrette Alexandra Comité, directrice de l’auto-école créée en 2012. On accueille des personnes qui ont des difficultés d’apprentissage, des troubles de l’autisme ou qui ne parlent pas très bien français. » C’est le cas d’Aliaksandr Laparra, jeune Biélorusse arrivé en France il y a cinq ans, qui en est à sa 17e heure de conduite. « En Biélorussie, même avec un Bac +3, on se retrouve à travailler au Mcdo. Il y a très peu d’offres d’emploi », regrette-t-il. C’est cette raison qui les a poussés, lui et sa mère, à quitter leur pays natal. Malgré quelques problèmes de trajectoire dans les ronds-points, le jeune homme « apprend très vite », le félicite sa monitrice, Sylvie Pons. « Certains ne savent toujours pas changer les vitesses à leur 20e heure », avance-t-elle.

    « Humainement, on est tous touchés par les parcours des élèves », témoigne la directrice. C’est pourquoi, vendredi, elle et les moniteurs ont décidé de célébrer ensemble la réussite d’Orphée. « On récupère tous ceux qui n’ont pas réussi ailleurs, qui ont des difficultés financières, familiales ou des freins à la mobilité », explique Alexandra Comité. L’auto-école devrait ouvrir, début octobre, une nouvelle antenne à Manosque.

  • « Un pari fou et réussi » : le Corso de la lavande a lancé sa 80e édition à Digne

    « Un pari fou et réussi » : le Corso de la lavande a lancé sa 80e édition à Digne

    Un miracle perpétué » : le maire de Digne, Julien Di Benedetto (SE), a ouvert, vendredi soir, la 80e édition du Corso de la lavande, célébration emblématique et traditionnelle des Alpes du Sud.

    « C’est à nous tous que revient l’immense honneur de le préserver », a avancé le maire lors de la soirée d’ouverture, saluant « tous les présidents des comités des fêtes qui ont sacrifié une partie de leur vie pour que vive le Corso ». Julien Di Benedetto a, comme beaucoup de Dignois, grandi sur les chars iconiques de cette fête sud-alpine. « Vous pouvez compter sur moi pour continuer à fêter longtemps le Corso », a-t-il promis vendredi.

    Les festivités se poursuivront tout au long du week-end et jusqu’à mardi soir. Au menu ce samedi matin : un marché provençal, suivi de nombreux concerts toute la journée. À 21h, une « rencontre sous forme de joute musicale entre différentes nationalités » aura lieu au palais des congrès.

    Une surprise dimanche

    Dimanche, le public pourra assister à une démonstration de distillation de la lavande dès 9h30, place du Général-de-Gaulle. Un pré-défilé aura lieu à 14h boulevard Gassendi, puis le véritable défilé à 15h, avec seize chars et seize groupes internationaux. Une surprise est annoncée à 21h, place du Général-de-Gaulle, avant le grand bal prévu à 22h15.

    à l’occasion du Corso, la Ville met en place un dispositif exceptionnel de circulation, de stationnement et de sécurité. Pendant toute la durée du Corso, le boulevard Gassendi (partie basse) sera entièrement réservé aux animations et aux défilés. La circulation et le stationnement y sont interdits jusqu’à jeudi 23h.

  • Le sésame de la reconnaissance par l’Unesco

    Le sésame de la reconnaissance par l’Unesco

    Jusqu’en 1692, il n’y avait rien ici. C’était un plateau aride qu’on appelait plateau des Mille vents », explique Isabelle Fouilloy-Julien, administratrice du Fort de Mont-Dauphin depuis 2017. La forteresse, qui abrite également un village, a été érigée en 1693, comme fortification défensive à une époque où « Louis XIV était alors en guerre contre à peu près toute l’Europe », résume Isabelle Fouilloy-Julien. Le roi affronte notamment le Duc de Savoie qui, durant l’été 1692, remonte depuis la vallée de l’Ubaye, pille Guillestre, Embrun et Gap, avant de reculer avec l’arrivée de l’hiver. Le site trône sur un promontoire rocheux, à 1 050 m d’altitude, au croisement des vallées du Guil et de la Durance. Il offre une vue spectaculaire à 360° sur le cirque montagneux formé par les sommets des Écrins et du Queyras.

    Venu la même année pour inspecter et renforcer les défenses du secteur afin d’éviter de nouvelles incursions, Vauban découvre l’emplacement. « Et il se dit : c’est la meilleure place du monde », raconte Isabelle Fouilloy-Julien. Le projet d’établir un fort convainc le roi et le premier coup de pioche est donné dès mars 1693. Vauban, ingénieur et architecte militaire, ne se contente pas d’ériger une citadelle : il décide également d’y intégrer un village, qui compte aujourd’hui 154 habitants. « Il veut concevoir une place forte mêlant civils et militaires, en se disant “On est loin de tout, dans une région rude, les militaires vont s’ennuyer et déserter”. Il conçoit donc un îlot de village au centre. »

    Les militaires y installent leurs familles ou épousent des jeunes femmes du pays. Malgré tout, il reste difficile de convaincre des habitants de venir s’y établir. « Les premiers à s’installer sont des marchands et des artisans qui souhaitent faire commerce avec l’armée. On leur donne un terrain et on les exempte un temps d’impôts », retrace Isabelle Fouilloy-Julien, elle-même descendante d’une de ces familles venues s’installer.

    Le fort perd son intérêt militaire avec le temps et rejoint le réseau des monuments nationaux en 1966, avant d’être transféré au ministère de la Culture en 1980. Plusieurs villes possédant des fortifications de Vauban se regroupent alors au sein du « Réseau des sites majeurs de Vauban », créé en 2005 pour porter une candidature commune à l’Unesco. « On voulait que le dossier soit déposé en 2007 parce que c’était l’année anniversaire de la mort de Vauban, décédé en 1707, se rappelle Isabelle. On nous a dit “Vous êtes fous, un dossier, ça prend dix ans !” On l’a fait et en 2008, on a été inscrits. »

    Une étape, mais pas une fin

    Aujourd’hui, les fortifications de Vauban constituent un bien inscrit en série au patrimoine mondial. Mont-Dauphin et Briançon, dans les Hautes-Alpes, figurent aux côtés de dix autres sites majeurs comme des citadelles d’Arras et de Neuf-Brisach, en Alsace.

    Selon Isabelle Fouilloy-Julien, cette inscription a renforcé la visibilité de Mont-Dauphin. Le site accueille en moyenne 120 000 visiteurs par an. Elle a aussi favorisé le travail en réseau entre les différents sites Vauban, permettant la création d’expositions communes ou itinérantes.

    Pour autant, alors que les forteresses royales du Languedoc viennent à leur tour d’être inscrites au patrimoine mondial, l’administratrice souligne que cette reconnaissance ne garantit pas automatiquement des retombées positives : « Je ne sais pas comment ça se passera pour le Languedoc, mais ici, on a la chance d’avoir un patrimoine unique, deux sites Unesco et on ne s’en empare pas ! La preuve, les premiers panneaux “Unesco“, sont au pied du fort, pas 50 km à la ronde ! On ne voit pas le patrimoine comme un levier économique à l’année. » Malgré cette consécration internationale, Isabelle Fouilloy-Julien estime que le patrimoine reste insuffisamment valorisé : « Des études socio-économiques démontrent qu’un euro dépensé dans le patrimoine, c’est 19 euros de retombées. On est ouvert toute l’année, le ski, c’est quatre mois par an ! J’aimerais qu’on comprenne qu’on est complémentaires et pas concurrents ».

  • [C’est l’été] Salon du livre à Riez

    [C’est l’été] Salon du livre à Riez

    Pendant trois jours concerts littéraires, dédicaces d’auteurs et débats animeront la ville. Premier rendez-vous donné ce vendredi à la salle des fêtes pour une projection de film.

    Dès 18h30. Gratuit

  • [C’est l’été] Visite de la miellerie de Serres

    [C’est l’été] Visite de la miellerie de Serres

    La visite se conclura par une dégustation/vente de miel, propolis et autres produits selon la saison.

    À partir de 18h. 3,30 euros et gratuit -18 ans

  • Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Cinq ans d’études et un million d’euros demandés par la SNCF pour le projet de voie douce traversant le passage à niveau : la pilule a du mal à passer pour Benoît Gauvan, le maire (Renaissance) d’Oraison, depuis qu’il a appris cette nouvelle. « Je suis en colère, parce que le projet avançait bien et rapidement, et on se retrouve bloqués, scandalisés par le coût, déplore-t-il. Acheter un appartement sur les Champs-Élysées nous aurait coûté moins cher ! »

    Le projet, porté par le Département et la mairie d’Oraison depuis de nombreuses années, a pour objectif de relier Oraison à la gare de La Brillanne en mobilités douces. « Depuis le Covid et la démocratisation du télétravail, on a beaucoup d’Aixois et de Marseillais qui se sont installés à Oraison et qui font fréquemment des allers-retours », explique Benoît Gauvan. Cette voie douce d’1,6 km leur permettrait de rejoindre la gare à moindre coût environnemental, et en toute sécurité, alors que le trajet est pour l’instant très dangereux à parcourir à pied ou à vélo, selon le maire. « On a besoin de sécuriser de la sortie d’Oraison jusqu’à Intermarché, parce qu’on a beaucoup de gens qui y vont à pied, et que c’est très dangereux puisque les gens marchent sur la route pour faire le tour des platanes », précise-t-il.

    Le projet coûte très cher, puisqu’il nécessite de déplacer une partie de la voie routière pour laisser place à la voie verte, sur un terrain pentu.

    « Il s’agit d’un dossier pour lequel la SNCF est en relation avec le département, qui a récemment fait l’objet d’une convention de financement », a indiqué la SNCF, qui ne pouvait fournir plus d’éléments dans l’immédiat.

  • La concertation publique de la SNCF souligne les attentes des habitants des Hautes-Alpes

    La concertation publique de la SNCF souligne les attentes des habitants des Hautes-Alpes

    Alors que les chantiers du plan de modernisation ferroviaire des Alpes du sud à 367 millions d’euros débuteront en 2027, la SNCF avait promis de consulter et d’associer au projet les premiers concernés, à savoir les habitants des Hautes-Alpes. Et ils ont répondu présents. La SNCF a publié ce mercredi le bilan de ces consultations menées du 13 avril au 29 mai : 4 428 visiteurs uniques se sont rendus sur le site internet et 193 personnes ont participé aux différentes réunions publiques, pour un total de 462 contributions recueillies. Parmi les demandes les plus citées, 86 appellent à développer un train du quotidien, 74 à augmenter la fréquence de passage et mieux adapter les horaires, 66 à désenclaver le territoire, 32 à améliorer la fiabilité et réduire le temps de trajet, 54 à améliorer et maintenir les dessertes, et enfin 51 à rouvrir des gares. Si le document ne liste pas chaque proposition concrète, la consultation dessine une demande claire : le retour d’un train pensé pour l’usage quotidien de ses habitants.

    Peu d’idées nouvelles retenues

    Est-ce que ces propositions ont été entendues et intégrées dans le projet ? C’est là que le bât blesse. « La concertation a donc confirmé l’opportunité du projet pour assurer la sauvegarde et la remise à niveau de la ligne des Alpes du Sud », affirme le document. Si la participation à la consultation confirme les attentes locales d’une rénovation du rail, peu de propositions vraiment nouvelles ou innovantes ont été retenues. Exit l’électrification de la ligne, jugée trop coûteuse en l’état, idem pour le doublement des voies, quant à la réouverture de l’axe Digne-les-Bains – Saint-Auban, demandée localement depuis près de trois décennies, « l’équilibre socio-économique de cette réouverture n’a pas encore été démontré par les études réalisées à date », selon la SNCF.

    Quant à la demande de réouverture des gares, l’entreprise « prend acte des demandes locales » mais cet objectif « ne fait pas l’objet du programme prévu et des investissements financiers convenus pour le projet ». Enfin, alors que la faible fréquence de passage et les tarifs font régulièrement l’objet de critiques d’usagers, l’entreprise rappelle que ces éléments relèvent de la compétence de la région Paca pour le TER et de l’État pour le train de nuit.

  • Un hôtel d’entreprises modernisé à Barcelonnette

    Un hôtel d’entreprises modernisé à Barcelonnette

    «Une étape importante dans la vie économique de notre territoire » : Elisabeth Jacques, présidente de la communauté de communes Vallée de l’Ubaye Serre-Ponçon, était ravie de présenter, jeudi, la réorganisation et la modernisation entamée en 2022 de l’hôtel d’entreprises de la vallée, situé à Barcelonnette. « Cet équipement occupe une place particulière dans l’histoire de notre vallée. Il est né à la suite du départ de l’armée, dans le cadre de la redynamisation du site de défense », a rappelé la maire de La Condamine-Châtelard.

    Depuis sa création, la gestion de l’hôtel d’entreprises est assurée par la communauté de communes, grâce à un bail emphytéotique, un contrat de très longue durée qui donne l’obligation d’améliorer les lieux, conclu avec la mairie de Barcelonnette. Son objectif est de « soutenir la création et le développement d’activités économiques dans la vallée, permettre à de jeunes entreprises et à des professionnels récemment installés de bénéficier de locaux adaptés à des loyers modérés, aujourd’hui fixés à 4 euros HT par mètre carré, et leur offrir la possibilité de tester leur activité avant une implantation pérenne sur notre territoire », a expliqué jeudi Elisabeth Jacques.

    Un accompagnement

    vers l’autonomisation

    Or, cet hôtel d’entreprises avait besoin d’être modernisé, repensé et réorganisé « pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises et garantir une gestion plus lisible, plus sécurisée et plus efficace », selon la présidente de l’intercommunalité. Depuis 2022, une « remise à plat complète des conventions et des baux » a été opérée « afin de sécuriser juridiquement l’occupation des locaux ». Des baux de six ans sont désormais proposés pour les occupants historiques, et des conventions d’un an renouvelables, dans la limite de trois ans, pour les nouvelles entreprises accueillies.

    « Cette évolution s’accompagne d’un accompagnement renforcé des occupants, avance Elisabeth Jacques. Dès la deuxième année, nous travaillons avec les entreprises sur leur sortie progressive vers une implantation autonome dans la vallée. La troisième année reste ainsi réservée aux situations particulières. »

    Avec cette réorganisation, trois pôles ont été constitués : le Carré Pro, dédié aux activités industrielles et techniques ; le Carré Soin et Bien-être, regroupant les activités paramédicales ; et le pôle territorial de l’Ubaye, consacré aux activités administratives, tertiaires et de services.

    Le secteur de la santé occupe une place importante avec dix structures représentant 16 emplois sur près de 295 m². On y retrouve notamment le cabinet vétérinaire, des infirmiers, kinésithérapeutes ou encore ostéopathes. « Ce pôle répond à des besoins essentiels de la population tout en renforçant l’offre de services disponible dans la vallée », a estimé Elisabeth Jacques.