Tag: Alpes

  • Le Regain Manosquin présente son programme en collectif

    Le Regain Manosquin présente son programme en collectif

    Social, santé, environnement, logement, culture… Les différents colistiers de la liste manosquine d’union de la gauche ont présenté leur programme pour la commune mardi soir à l’occasion d’une réunion publique. Pour commencer, ils ont clairement revendiqué et assumé leur ancrage à gauche et les valeurs qui vont avec : « solidarité, justice sociale, environnement et démocratie participative ». « Contrairement à d’autres, nous n’avons pas la gauche honteuse », a lancé Guillaume Bertolina, l’un des colistiers, en introduction. La liste se présente comme « un contrepoids » à la gestion « autoritaire et centralisée » de la commune par son maire sortant DVD Camille Galtier.

    En matière de démocratie participative, les candidats proposent notamment « des conseils municipaux décentralisés » et « la reconversion de l’ancien tribunal en un grand lieu de vie collective ». La colistière Emilie Benaïcha-Lauvergeon a insisté sur la solidarité et la défense de la justice sociale. « La condition des uns détermine la condition de tous », a-t-elle affirmé. Les candidats veulent « dédier un adjoint à la lutte contre toutes les formes de discriminations et de violences ». Ils proposent « une tarification sociale de la cantine jusqu’à la gratuité pour les familles les plus fragiles », un « fonds d’urgence municipale pour protéger les plus fragiles » et « une mutuelle communale solidaire ».

    Un bus santé pour tous

    Concernant la santé, la liste souhaite notamment créer « un bus santé qui parcourrait la ville pour des campagnes de prévention ». « La santé est un droit universel et pas un moyen de faire de l’argent pour certains secteurs privés », a revendiqué le colistier Justin Collin. Il a déploré la démission du maire sortant du conseil d’administration de l’hôpital, « un renoncement politique et une grande déchirure », et a apporté son soutien aux « salariés précarisés par les politiques d’austérité de l’hôpital ». « Il faut qu’on répare ce lien avec le personnel », a-t-il affirmé.

    Les habitants ont questionné les candidats sur la potentielle fermeture du centre de santé Oxance et sur celle des urgences. « Soigner les gens a un coût, mais nous sommes prêts à l’assumer », ont-ils répondu, souhaitant « un centre de santé avec des médecins salariés sans dépassements d’honoraires ». Concernant la sécurité, les colistiers ont dit vouloir s’attaquer aux « causes profondes » et à « l’insécurité sociale » pour éviter que les jeunes soient « en déshérence » et « basculent dans la violence ». « Nous refusons de voir Manosque s’enfoncer dans la libéralisation », a conclu Patrick Rousset, la tête de liste. « Manosque mérite mieux. Nous, nous avons choisi de défendre les services publics. »

  • Alpes-de-Haute-Provence : un bus santé au plus près des habitants des villages isolés

    Alpes-de-Haute-Provence : un bus santé au plus près des habitants des villages isolés

    « Habituellement, je dois faire 30 km pour aller voir ma sage-femme. Là, c’est elle qui se déplace pour me voir. » Partiellement en invalidité, Marie Grégoire doit d’habitude monter au fin fond de la vallée du Haut Verdon, en prenant une route difficile à pratiquer, gelée l’hiver, pour aller voir sa praticienne et faire sa rééducation du périnée. Mais lundi, c’est sa sage-femme, Nelly Vial, qui est venue à elle à Saint-André-les-Alpes à bord du tout nouveau bus santé, qui permet aux habitants de villages isolés de consulter des professionnels de santé.

    Trois jours par semaine, le bus santé, lancé lundi, fait sa tournée et dessert des villages isolés du Haut Verdon, d’Allos à Rougon. À son bord, un praticien différent à chaque passage. L’équipe médicale est pour l’instant composée de trois médecins généralistes, une infirmière en pratique avancée, deux orthophonistes, une opticienne, un kinésithérapeute et une sage-femme volontaires.

    « On doit prendre une demi-journée à chaque fois qu’on va voir le médecin », déplore Béatrice Sindres, heureuse de découvrir le bus santé, elle aussi venue consulter la sage-femme. « Pour voir un cardiologue, il faut faire 1 heure de route », ajoute-t-elle. « Je dois prendre un jour à chaque fois pour aller à Manosque pour le suivi de ma thyroïde », abonde Céline Tissier, secrétaire du bus santé et habitante de Castellane. Dans cette commune, les délais sont généralement de quatre semaines pour voir un médecin généraliste. « L’été, c’est encore pire avec tous les vacanciers, la population passe de 1 500 à 25 000 habitants », ajoute la secrétaire. Marie Tani, autre patiente du bus santé, a elle dû aller à Nice pour se faire opérer la main. Lundi, pour la première tournée du bus, une patiente est même venue de Digne-les-Bains, à 45 minutes de route, ayant du mal à trouver des médecins même dans le chef-lieu du département.

    « On en a besoin, c’est bien de venir aux gens et de ne pas avoir des délais excessifs », se réjouit Karine, habitante de Castellane qui doit aller jusqu’à Draguignan, à plus d’une heure de route, pour consulter. Le bus permet notamment aux personnes âgées ou à mobilité réduite, qui ne sont plus en capacité de se déplacer, de consulter. Lundi matin, une patiente de 85 ans a pu consulter la sage-femme, sans rendez-vous, voyant le bus garé devant chez elle à Allons. « Bravo, c’est bien ! », lance une travailleuse du centre médico-social voisin, venue se renseigner sur la manière dont les personnes qu’elle suit peuvent prendre rendez-vous.

    Premier du département

    « Le bus santé est en phase d’expérimentation pour trois ans. Les communes desservies, majoritairement sur la communauté de communes Alpes Provence Verdon, ont été sélectionnées selon un diagnostic prenant en compte l’offre de soins locale », explique Vincent Kaskarian, coordonnateur du bus. Pour mener le projet a bien, l’association CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) a eu des financements importants de la Région, de l’ARS, du programme européen Leader, de l’Assurance maladie, de la MSA et de la communauté de communes Alpes Provence Verdon. « L’objectif est que le bus puisse passer un ou deux jours de plus par semaine », ajoute le coordonnateur.

    Jeudi 12 mars, infirmière en pratique avancée à Rougon et à Trigance. Précisions, autres dates et prise de rendez-vous en ligne ou au 03.10.45.63.66.

  • Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Martine Assandri, tête de liste, insiste sur la démarche de co-construction du programme, remercie chacun des colistiers et rappelle leur implication et la volonté d’œuvrer ensemble pour les Embrunais. Les thèmes de la solidarité, de l’action sociale, de la culture pour tous, du logement, des saisonniers… ont été notamment abordés. La soirée s’est prolongée par un temps d’échange informel autour du verre de l’amitié.

  • Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Sécurité routière, rénovation de l’école de Dabisse, manque de places de parking, logements sociaux… De nombreux sujets locaux ont été évoqués lors de la réunion publique organisée par le maire sortant communiste des Mées, Frédéric Puech, candidat à sa réélection avec sa liste DVG. Après une courte présentation de son programme et de ses propositions, le candidat a laissé la part belle aux débats et aux questions des habitants. Une initiative qui fait écho à son projet de travailler avec plus de participation citoyenne.

    En introduction, Frédéric Puech a dit vouloir maintenir « la continuité d’engagement ». Élu au conseil municipal avec l’ancien maire communiste Gérard Paul en 2020, il avait pris sa suite après sa démission en juillet 2023. Il veut donc continuer « les choses qu’on avait mises en place ensemble ». Au cœur de son projet : « l’écoute, la proximité et le lien avec les habitants », a-t-il répété au début de sa réunion publique. Il a avancé un bilan de son mandat positif, « pas contesté ». « 87% des délibérations ont été votées à l’unanimité », s’est-il félicité.

    Le maire sortant a présenté « cinq grands engagements ». D’abord, « la planification des investissements importants », comme la rénovation et l’agrandissement de l’école de Dabisse, l’un des trois villages composant Les Mées. Ensuite, « la solidarité, qui est au cœur de notre action », et la protection de la nature. Le maire promet par ailleurs « toujours plus de participation citoyenne ». Finalement, il a insisté sur la maison de santé en cours de construction, qui devrait être terminée en janvier 2027. Des fonds européens doivent permettre de la financer à hauteur de 1,5 million d’euros, a-t-il avancé.

    Frédéric Puech a également évoqué le stade synthétique, pour lequel « il faut qu’on trouve des financements à 80% », ainsi que le centre culturel, la salle des fêtes et le cinéma, sur lesquels « il y a un vrai travail à faire ».

    Un défi majeur

    Il a ensuite parlé du « défi majeur pour la commune », la sécurisation des Pénitents, alors que l’un d’entre eux s’est effondré en 2019. Il a annoncé la tenue d’une réunion publique « pour voir ce que propose l’étude de faisabilité » en septembre ou octobre. Le candidat a finalement insisté sur l’importance de « poursuivre la politique de logements sociaux ». « Il y en a qui vivent dans des logements insalubres, il y a des marchands de sommeil sur la commune », a-t-il affirmé.

    Les habitants lui ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’impact des travaux du stade et de l’école sur les élèves. « Une école neuve aurait coûté beaucoup moins cher et serait déjà finie. Ça fait cinq ans qu’on attend l’école. », a déploré Richard, un habitant de la commune. « Une école neuve aurait coûté beaucoup plus cher que la rénovation », répond Frédéric Puech, et aurait-il fallu trouver les fonds nécessaires…

    Prochaine réunion publique le vendredi 13 mars de 18h30 à 20h30 salle des fêtes des Mées

  • L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’occasion pour la candidate Simone Chagniard-Marand (DVG) de présenter ses colistiers et de revenir sur les grandes lignes du programme portées lors de cette campagne municipale. « Notre projet vise à faire de Reillanne un espace de rencontres, de solidarité et de transmission, en nous appuyant sur la diversité de ses habitantes et habitants et sur le lien intergénérationnel. Nous souhaitons une commune qui protège ses ressources, soutient ses acteurs locaux et prépare l’avenir en conjuguant écologie et qualité de vie », détaille la liste sur son site internet.

  • Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    « Je tiens à apporter tout mon soutien aux membres de mon équipe départementale candidats aux élections municipales », pouvait-on lire sur le communiqué de la présidence des Hautes-Alpes, paru ce vendredi 6 mars. Parmi les vingt conseillers Les Républicains qui siègent au sein de la majorité au conseil départemental, aux côtés de Jean-Marie Bernard, vingt se lancent dans la bataille des municipales. Parmi eux, six sont têtes de liste : Arnaud Murgia à Briançon, Valérie Garcin Eyméoud à Molines-en-Queyras, Marcel Cannat à Réotier, Christian Hubaud à Pelleautier, Françoise Pinet à Aspres-sur-Buëch et enfin Gérard Tenoux à Valdoule.

    Six têtes de liste

    Le président du Département n’a pas manqué de leur adresser ses encouragements, ni de rappeler « l’échéance particulièrement importante » de ces élections en raison de la préparation des Jeux olympiques d’hiver dans 4 ans : « Un projet ambitieux de territoire, qui trouvera son apogée en 2030 et dont la portée ira bien au-delà. » Reste à savoir si ce soutien pèsera dans la balance pour les protégés de Jean-Marie Bernard ? Réponse dans les urnes les 15 et 22 mars.

  • Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun

    Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun

    Agé de 32 ans, Aloïs Eymard est secrétaire de la section embrunaise du Parti communiste français et travailleur saisonnier « dans la restauration principalement ». Ce trentenaire occupe la deuxième place sur la Liste d’union de la gauche « Uni.e.s pour demain », menée par Martina Sandri à Embrun.

    Une position qui reflète autant son engagement politique que la confiance que lui accordent les composantes de cette liste rassemblant communistes, écologistes, socialistes et un collectif citoyen. « On a décidé, par un vote démocratique, que Martine porterait notre rassemblement. Ensuite, les places dans la liste se sont faites naturellement, au vu de l’implication de chacun. Je suis très honoré d’être deuxième. »

    Même s’il n’a pas encore occupé de mandat, Aloïs Eymard se dit conscient de l’importance de ce scrutin : « En 2020, il n’y avait pas de liste unie à gauche. Ces derniers mois, de nombreux habitants nous interpellaient pour demander une liste de gauche. Les politiques nationales restent hors du débat local. Nous proposons une alternative à la majorité de droite en place depuis 25 ans. »

    Né à Embrun, Aloïs Eymard est revenu s’installer dans cette commune d’environ 6 500 habitants. Son parcours a forgé son engagement : « Les conditions de travail, en tant que saisonnier, sont difficiles. Se loger est une horreur en station. Le droit des travailleurs n’est pas bien respecté. Je me suis intéressé à la politique lors de mes études à Aix, pour un Diplôme d’accès aux études universitaires, où j’ai rencontré les JC [Jeunes communistes]. »

    Pour cette campagne municipale à Embrun, Aloïs Eymard, met en avant « la démocratie participative, l’accès au logement, notamment social, et la mobilité ».

  • Travaux, frais d’élus et aides aux internes en débat au Département

    Travaux, frais d’élus et aides aux internes en débat au Département

    La présidente du département Eliane Barreille a ouvert l’assemblée départementale en saluant les médailles gagnées au Salon de l’agriculture et le classement du département comme troisième préféré des Français, avant d’évoquer « le chantier du siècle », les travaux du Pas de la Rochaille, qui devraient coûter plus de 60 millions d’euros, contre les 30 millions initialement prévus. Cette route près de Barcelonnette « est fréquentée par de nombreux camions italiens », a expliqué Eliane Barreille, avançant comprendre que le projet soit difficile à accepter pour les habitants de l’Ubaye puisqu’il y aura « des coupures de circulation pendant cinq ans ».

    La présidente du département a ensuite fait voter le renouvellement d’une augmentation des frais de déplacement des élus, proposant notamment un remboursement des repas à hauteur de 30 euros au lieu de 20, ce à quoi la conseillère départementale d’opposition de gauche Geneviève Primiterra s’est opposée. « Il est légal, mais pas moral que des élus profitent de ces remboursements », a défendu l’élue. Eliane Barreille a dénoncé un « dérapage complet », niant le terme de « profiter ». Les conseillers départementaux ont voté pour le renouvellement de l’augmentation, avec un vote contre et une abstention.

    Nouvelles aides pour les internes

    Les élus ont également voté pour une nouvelle aide financière aux internes en médecine générale venant exercer dans le département. « Le nombre d’internes a doublé sur le département » depuis le renforcement de ces subventions en 2022, a salué la présidente du département. Ils sont actuellement au nombre de 46, dont 27 dans les hôpitaux, a-t-elle précisé. Le département espère qu’ils s’installent durablement dans les Alpes-de-Haute-Provence à la fin de leur internat. Cinq étudiants en médecine ont sollicité cette aide pour ce semestre.

    Les élus ont aussi voté un appel à projet de 10 000 euros ouvert aux 14 collèges « pour soutenir des initiatives en lien avec l’alimentation saine et durable et sensibiliser au gaspillage », ainsi que pour « promouvoir des produits bio et locaux ». L’élue d’opposition Genevière Primiterra a regretté une enveloppe trop faible. « Vous ne mettez pas les moyens », a-t-elle affirmé.

    Eliane Barreille a tenu à organiser une conférence de presse en soutien au maire sortant de Manosque, candidat à sa réélection et conseiller départemental Camille Galtier, à la fin de l’assemblée départementale, en présence des élus des cantons de Manosque. « Certains propos méritent des éclaircissements », a avancé la présidente du département, insistant sur les projets de contournement routier proposés par les différents candidats aux élections municipales. « Certaines propositions » pour désenclaver et désengorger Manosque « utilisent des terres agricoles en zone agricole protégée (ZAP) », a-t-elle déploré. « Il est impératif de ne pas pénaliser les agriculteurs », « Je m’y opposerai de toutes mes forces », a martelé la présidente.

    Elle a défendu le projet de contournement du maire sortant de Manosque, « non consommateur d’espaces agricoles » et qui pourra être soutenu par le département. Camille Galtier, candidat à sa réélection, a défendu « la plus grande zone agricole protégée de la région » et « l’une des trois plus grandes de France ». « On est heureux d’avoir du dynamisme et des bouchons, ça veut dire qu’on est attractifs », a-t-il soutenu, décrivant Manosque comme « la locomotive du département ». Il a dénoncé une potentielle « catastrophe écologique et environnementale » dans les projets de ses adversaires « parachutés à un mois de l’élection », faisant référence au candidat RN-UDR déclaré le dernier jour de dépôt des candidatures. « Depuis la fin du cumul des mandats de député et d’élu local, des gens de Paris se présentent en local alors qu’ils sont déconnectés », a-t-il affirmé.

  • À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble

    À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble

    Syndicalistes, associatifs, maires, députés de gauche et habitants se sont réunis vendredi, à Sisteron, pour soutenir la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron lors de son meeting de fin de campagne. Les colistiers ont insisté sur « la défense des services publics à Sisteron», la santé et l’idée de «dépersonnifier le pouvoir politique». Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04, a évoqué la lutte pour la réouverture des urgences à Sisteron. «La lutte paye quand on a des relais locaux progressistes», a-t-il affirmé. «Tous les hôpitaux tiennent sur un fil, ils sont tellement à flux tendu qu’il suffit qu’un médecin parte à la retraite pour que le service soit menacé de fermeture», a déploré le syndicaliste.

    Michèle Bizot-Gastaldi, maire communiste d’un petit village de 350 habitants, La Palud-sur-Verdon, est également intervenue au meeting. «Il n’y a pas d’élections apolitiques, les listes sans étiquette n’existent pas. Une liste qui rassemble l’ensemble des forces de la gauche dans le département, c’est rare, je salue cette initiative», a-t-elle déclaré. «Tous les services publics sont fondamentaux», a-t-elle ajouté, félicitant les propositions de la liste Demain Sisteron.

    Recruter des médecins salariés

    Olivier Jourdan, deuxième sur la liste, a insisté sur leur proposition phare: recruter des médecins salariés. « Notre collectif s’est fondé sur un gros consensus : mettre les valeurs et le programme avant les noms et les visages », a-t-il martelé. « Nous voulons faire en sorte que chaque Sisteronais et Sisteronaise puisse avoir un médecin traitant, avec l’objectif d’un généraliste pour 1000 habitants », a-t-il expliqué. « Le salariat permet d’attirer médecins plus jeunes », a affirmé Olivier Jourdan.

    Véronique Verdié, secrétaire du collectif Solidarité Réfugiés Sisteron, dont plusieurs membres de la liste font partie, est également intervenue. Elle a insisté sur l’importance d’intégrer les réfugiés et d’avoir une ville accueillante. Claude Mikaelian, colisitier communiste et militant syndicaliste, a évoqué l’importance des «luttes pour le maintien de l’emploi» et a salué la proposition de créer «un lieu de refuge immédiat et sécurisé pour les femmes victimes de violences par un conjoint ou un ex-conjoint». Il a souhaité que Sisteron intègre «l’association internationale des communes pour la paix». L’ancien député Nupes Léo Walter a affirmé : « si on multiplie les communes de gauche dans le département, ça donnera de la force à nos luttes ». «Avoir une commune tenue par la gauche antifasciste est essentiel », a-t-il défendu. La salle était pleine à son comble.

  • À Briançon, les lycéens ont bloqué leur établissement

    À Briançon, les lycéens ont bloqué leur établissement

    « Notre bac mérite des moyens ! », « Du fric pour l’école publique ! » ou encore « Rendez les heures ! ». Pancartes à la main, les lycéennes et lycéens se sont mobilisés pour bloquer leur établissement à 8h ce jeudi. Une action organisée en concertation avec les enseignants pour dénoncer la baisse de la dotation horaire « décidée par le gouvernement ». Une coupe dans le budget de l’éducation publique qui entraînerait la perte de 80 heures d’enseignement pour la rentrée 2026 et menacerait la tenue des cours en option.

    La direction du lycée a autorisé la mise en place d’un blocus total durant une demi‑heure de prise de parole. L’opération s’est ensuite transformée en barrage filtrant. Si l’ambiance était conviviale, l’inquiétude était réelle parmi les lycéens. « Le président annonce le financement de nouvelles têtes nucléaire et, pendant ce temps, l’éducation publique passe à la trappe, alors que c’est un fondement de notre démocratie », s’indigne Mélusine Faure, élève de terminale mobilisée.

    Les enseignants en grève

    Ces suppressions d’heures de cours pénalisent plus particulièrement les établissements éloignés, comme celui de Briançon. « On est le lycée le plus au nord de l’académie d’Aix-Marseille, rappelle Patrick Charlier, enseignant mobilisé. Dans le centre de Marseille, un élève pourrait suivre un cours en option dans un établissement voisin, mais pour nous, ce n’est pas possible, le lycée le plus proche est à 50 minutes de voiture. » L’équipe pédagogique a voté la grève pour le vendredi 6 mars, journée durant laquelle les enseignants se rendront au rectorat, à Aix-en-Provence.