Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • [C’est l’été] Atelier d’art à Quinson

    [C’est l’été] Atelier d’art à Quinson

    Les participants réaliseront leur propre fresque à partir d’outils et de techniques inspirés de l’époque, en s’inspirant des chefs-d’œuvre des grottes ornées.

    G.C.

    À partir de 3 ans, sur réservation de 14h30 à 15h30.

  • [C’est l’été] Visite guidée du Moulin de l’Olivette à Manosque

    [C’est l’été] Visite guidée du Moulin de l’Olivette à Manosque

    Producteurs et mouliniers partagent leur savoir-faire, acquis depuis des générations, lors de visites guidées toute la journée, à condition de prévenir votre venue par téléphone.

    A.GC.

    Gratuit.

    Réservation au 04.92.72.00.99.

  • [C’est l’été] Visite guidéede la Redoute de France à Colmars

    [C’est l’été] Visite guidéede la Redoute de France à Colmars

    Une visite guidée sur la construction et l’histoire d’un site habituellement fermé au public est proposée ce lundi à 10h30.

    Réservations auprès de
    l’Office de tourisme du Verdon.

    Tarif plein 6 euros,
    gratuit jusqu’à 18
     ans.

  • Un atelier partagé pour apprendre à bricoler à Forcalquier

    Un atelier partagé pour apprendre à bricoler à Forcalquier

    Apprendre à construire un four solaire, à utiliser une imprimante 3D ou encore à faire de la soudure : l’atelier partagé la Fabrique & Co donne accès aux habitants de Forcalquier et de ses alentours à des outils, des machines, des stages et des formations de bricolage en tout genre. L’atelier est né avec l’idée de « rendre le bricolage moins genré » et que « même des gens qui n’ont jamais fait de bricolage, qui ne sont pas à l’aise avec les outils, puissent ici trouver l’accompagnement qu’il faut », explique Frédéric Hafner, l’un de ses fondateurs. Les cinq thèmes développés par l’association sont le bois, le métal, le numérique, la mécanique et le vélo.

    Aménager

    son camping-car

    Cinq bénévoles tiennent l’association : Aurélie pour la menuiserie, Jean-Michel Grès – qui était candidat DVG aux municipales – pour le métal, Philippe pour le numérique, Sylvain pour le bois et le 3D, et Frédéric Hafner pour le vélo.

    La Fabrique & Co organise également des journées thématiques, comme par exemple pour apprendre à aménager son camping-car avec un lit et des meubles.

    L’adhésion annuelle coûte 50 euros, et la mensuelle 20 euros. Pour louer l’atelier pendant cinq heures, il faut compter 15 euros ; et pour une demi-journée de stage, 20 euros.

    En tant que tiers lieu, l’atelier a été subventionné par l’Europe au travers du programme LEADER. Un chantier participatif a été mis en place pour aménager le local vide, situé dans la zone d’activité de Forcalquier, en 2024.

    L’association compte déjà 80 adhérents. Elle fera une journée portes ouvertes le 5 septembre, pendant la fête des associations de Forcalquier.

    51 rue des Ateliers, Forcalquier.

  • [C’est l’été] Visite guidée de la centrale EDF à Demandolx

    [C’est l’été] Visite guidée de la centrale EDF à Demandolx

    Au cours d’une visite accompagnée par le personnel d’EDF, visitez les coulisses de la production d’électricité renouvelable à la centrale EDF de Chaudanne.

    De 9h30 à 16h30.

    Départ toutes les 30 minutes.

    Gratuit.

    Dès 12 ans.

  • Les produits locaux mis en avant à la foire de la lavande de Digne-les-Bains

    Les produits locaux mis en avant à la foire de la lavande de Digne-les-Bains

    « Montrer le territoire au travers de ceux qui le font vivre au quotidien », « valoriser les circuits courts » et les savoir-faire des agriculteurs et des restaurateurs de la région : tels sont les objectifs de la foire de la lavande et de l’espace terroir, selon Bruno Acciaï, vice-président de l’agglomération délégué à la ruralité. Six produits locaux seront mis en avant sur l’espace terroir cette année, du 20 au 23 août : l’agneau, le miel, le safran, la lavande, le banon et les aromatiques. Plusieurs producteurs seront présents, comme Guilène Cheron, productrice de safran dans la vallée de Thoard, pour qui ce sera malheureusement la dernière édition. « Je suis obligée de tirer ma révérence. Les rats des champs ont eu gain de mes bulbes », regrette-t-elle. Chaque producteur est en binôme avec un chef pour une animation culinaire. Pour elle, ce sera avec Vincent Pelaia, le chef du restaurant la Marmite du pêcheur, aux Mées.

    Curry thaï à l’agneau

    Alexis Hoarau, cuisinier réunionnais qui travaille avec des produits « issus de l’agriculture raisonnée », sera lui en binôme avec Gabrielle Alcazar, cueilleuse et herboriste, et utilisera notamment son hydrolat de rose pour sa recette. Le chef Frédéric Payan, lui, utilisera le banon, « un produit qu’il affectionne », et Supapan Billiau, cheffe thaïlandaise, proposera un curry à l’agneau.

    Cette année, l’invité d’honneur sera la Bulgarie.

  • [C’est l’été] À Manosque, le centre social offre des vacances

    [C’est l’été] À Manosque, le centre social offre des vacances

    Sorties baignade à Marseille, séjours au camping, virées organisées par les jeunes du centre… Cet été, le centre social de Manosque est « pris d’assaut » par des familles précaires, qui n’ont pas les moyens de partir en vacances. « On a de longues listes d’attente. Cette année, il y a beaucoup plus de familles qui ne peuvent pas partir en vacances, de mamans qui ne sont pas véhiculées, qui ont des problèmes financiers avec l’explosion des prix, qui s’inscrivent à nos sorties », constate Emmanuelle Evin, directrice du centre social municipal. La structure a organisé par exemple deux sorties en mer pendant l’été : une en juillet, et une en août, avec un grand bus de 50 places. « Pour certaines familles, c’est leur seule sortie de tout l’été. Les participants sont ravis, ils ne veulent plus repartir », regrette la directrice.

    En plus de ces sorties, le centre social municipal propose des permanences France Travail en pied d’immeuble, pour aider les habitants des quartiers prioritaires de la ville à trouver du travail. « On travaille beaucoup avec les entreprises Proman et La Pizza Manosque pour qu’ils puissent embaucher des personnes des quartiers », explique Nesrine Rahou Guerfi, adjointe déléguée au centre social. La structure est également financée par le Conseil départemental pour accompagner les bénéficiaires du RSA. « Nous, assistantes sociales, manquons de moyens. Que le centre social puisse accompagner certaines personnes, c’est un vrai plus, une vraie aide pour les assistantes sociales », avance l’adjointe, qui exerce elle-même cette profession à Forcalquier.

    Un fonds de participation des habitants

    Le centre social organise également des « week-ends famille » ciblés pour les familles non francophones, les parents d’adolescents ou encore « les familles en grande précarité », explique Emmanuelle Evin. « Si on voit que les familles ont envie de passer le pas et d’essayer d’aller passer un week-end ou une semaine seules avec leurs enfants, on enclenche un dispositif avec la fondation “Je pars, Tu pars, Il part“, qui offre des séjours pour des familles vraiment défavorisées à 60 euros la semaine l’hébergement », détaille la directrice du centre.

    Le centre encourage aussi les habitants à monter des projets, avec son « fonds de participation des habitants ». Des participantes ont par exemple monté « un atelier sortie répit parental maternel », raconte Emmanuelle Evin. « Ce sont des mamans qui ont envie de prendre du temps pour elles, sans les maris, sans les enfants, pour souffler. Elles ont fait un programme avec différentes sorties, comme le spa, le karaoké ou le laser game », explique-t-elle. D’autres habitantes ont décidé d’organiser des ateliers loto, quiz musical ou encore plantation à la maison de retraite Saint-André. Une subvention de 2 000 euros est répartie entre quatre projets des habitants, soit 500 euros par projet.

    Le centre a également un espace jeunes, agréé par la CAF, qui leur permet de monter eux aussi des projets. L’année dernière, ils ont monté le projet « Paca 360 », qui leur permettait de découvrir chaque mois une nouvelle ville de l’un des départements de la région.

  • [C’est l’été] Ciné drive-in à Seyne

    [C’est l’été] Ciné drive-in à Seyne

    Confortablement installés dans votre voiture, vous êtes invités à découvrir sur écran géant et en plein air au milieu de la nature le film familial Vaïana.

    À partir de 21h30.

    6 euros.

  • Le soleil a encore rendez-vous avec la lune

    Le soleil a encore rendez-vous avec la lune

    Pour regarder l’éclipse dans les meilleures conditions, munissez-vous de vos lunettes de protection et optez pour un lieu d’observation dégagé : au Mont Ventoux dans le Vaucluse, à la Corniche Kennedy à Marseille, au Col Bayard dans les Hautes-Alpes, ou encore au Mont Faron à Toulon. Des observations commentées par des professionnels sont également organisées dans la région.

    À Marseille

    Au Stade nautique Florence-Arthaud, les observations débuteront à 18h. À minuit, le spectacle continuera avec l’observation d’étoiles filantes de l’essaim des Perséides.

    À Lambesc

    L’Association Les Amis Astronomes Amateurs du Petit Luberon vous donne rendez-vous à partir de 18h pour observer l’éclipse totale du Soleil.

    À Saint-Julien le Montagnier

    La soirée d’observation prendra place à l’aire des Moulins dès 18h Elle sera accompagnée d’expositions et de conférences.

    À La Barben

    Les observations encadrées par l’Astroclub Barbenais commenceront à 18h, à la salle Alain Ruault.

    À Revest-du-Bion

    Le Syndicat d’Initiatives et le club astronomique Les Yeux au Ciel, mettront des télescopes à disposition pour observer le ciel.

  • [Entretien] Guillaume Hébrard, CNRS : « C’est impressionnant de voir la nuit tomber en plein jour »

    [Entretien] Guillaume Hébrard, CNRS : « C’est impressionnant de voir la nuit tomber en plein jour »

    La Marseillaise : Comment fonctionne le phénomène des éclipses ?

    Guillaume Hébrard : Il y a deux types d’éclipses : les éclipses de Soleil et les éclipses de Lune. Par une coïncidence extraordinaire, la Lune est 400 fois plus petite que le Soleil et est également 400 fois plus proche. Donc, dans le ciel, le Soleil et la Lune ont des tailles apparentes. Les éclipses de Soleil sont les plus impressionnantes. Elles se produisent quand la Lune passe exactement entre le Soleil et la Terre et masque alors le Soleil du point de vue de la Terre. C’est ce qui va se passer ce 12 août. Une éclipse de Lune se produit quand la Terre se trouve pile entre la Lune et le Soleil, l’ombre de la Terre se projette alors sur la Lune. Les éclipses de Soleil et de Lune se produisent à peu près au même moment : après l’éclipse de Soleil le 12 août, on aura une éclipse de Lune le 28 août au matin, entre 4h30 et 7h.

    L’éclipse solaire du 12 août est présentée comme la plus marquante depuis 1999. Qu’est-ce qui la rend si particulière ?

    G.H. : Les éclipses de Lune sont observables depuis beaucoup de régions sur Terre, tandis que les éclipses de Soleil ne sont observables que sur un endroit restreint, parce que l’ombre projetée de la Lune sur la Terre est seulement de quelques centaines de kilomètres. Ainsi, à un endroit donné sur Terre, ce genre d’éclipse est rare. L’éclipse du 12 août ne sera totale que dans quelques régions : au Groenland, en Islande et en Espagne. Des éclipses de Lune et de Soleil, il y en a tous les six mois, mais en France métropolitaine précisément, la dernière éclipse totale était en 1999 et la prochaine sera en 2081.

    Comment observer l’éclipse de ce mercredi soir ?

    G.H. : Personnellement, j’irais l’observer en Espagne. L’éclipse du 12 août en Provence ne sera pas totale mais, avec 96% du Soleil masqué, ça restera très impressionnant. Le Soleil se couchera encore partiellement éclipsé, donc pour l’observer, il faut que le ciel soit dégagé au niveau de l’horizon ouest. Observer l’éclipse directement à l’œil nu, c’est très dangereux. Le Soleil n’est pas plus dangereux pendant une éclipse, mais on est plus tenté de le regarder directement. Pour se protéger les yeux, il existe des lunettes d’éclipses, on en trouve un peu partout, pour un ou deux euros.

    Les éclipses ont-elles, aujourd’hui encore, un intérêt scientifique important ?

    G.H. : Les éclipses ont beaucoup été utilisées dans le passé pour mesurer les distances dans le Système solaire. Maintenant, elles sont moins importantes en termes de recherche mais il reste plein d’intérêts scientifiques. Notamment l’étude de l’environnement très proche du Soleil : la chromosphère. On l’a découverte pendant les éclipses, et on ne pouvait l’observer que pendant celles-ci. Maintenant, on arrive à faire des éclipses artificielles avec un instrument inventé par l’astronome français Bernard Lyot, il y a un siècle : un coronographe. Ça consiste à mettre un disque dans le télescope, juste devant la position du Soleil. Par ailleurs, avec l’Observatoire de Haute-Provence, pendant une éclipse de Lune, on a observé la lumière du Soleil qui se réfléchissait sur la Lune après qu’elle ait traversé l’atmosphère de la Terre. Cela nous a permis d’étudier l’atmosphère de la Terre. Ça sert dans mon domaine d’étude, où on utilise la même méthode pour étudier l’atmosphère des planètes extrasolaires, mais avec une étoile différente du Soleil.

    Qu’est-ce qui vous intéresse personnellement dans le phénomène des éclipses ?

    G.H. : C’est impressionnant de voir la nuit tomber en plein jour. Une éclipse, c’est un phénomène astronomique mais aussi historique et sociétal : ça me plaît beaucoup que des millions de personnes partagent, au même moment, un phénomène naturel et astronomique qui est si beau. Aussi, les éclipses ont longtemps effrayé avant d’être comprises. Alors, je trouve qu’elles illustrent bien la démarche scientifique, qui est de comprendre la nature qui nous entoure. Qu’elle n’est pas régie par le hasard mais possède des lois physiques et naturelles qui nous sont accessibles.

    Entretien réalisé par Andréa Goyard de Castro