Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • Des soirées guinguette pour redonner vie à Peyruis

    Des soirées guinguette pour redonner vie à Peyruis

    « Cela manquait aux Peyruisiens de se réunir » : face au manque d’animations, de commerces et de cafés pour faire vivre le village, la mairie de Peyruis espère réunir autour des soirées guinguette, qui seront lancées ce vendredi et continueront toutes les semaines jusqu’à la fin de l’été. L’objectif est aussi « de marquer le début de la nouvelle municipalité », explique Floriane Idini, adjointe déléguée à la communication, alors que Lila Desjardins (DVG) vient d’être élue en mars première femme maire de Peyruis. « C’est la première fois que la mairie met en place des animations récurrentes de la sorte. Avant, c’était les associations qui étaient aux manettes. Cela manquait d’événements réguliers qui pouvaient rassembler tout le monde », avance-t-elle. « Là, la mairie centralise, organise, et les associations viennent se greffer, et pas le contraire », détaille-t-elle. La mairie a spécialement fait l’acquisition d’un grand container, installé sur la place Fauchier, où auront lieu les soirées guinguette, pour stocker les tables, les chaises et les frigos.

    Au programme : concerts, soirées danse, soirée pitchoun, salsa, rock, méchoui, fresque collective, accordéon, kermesse ou encore karaoké. Des élus de la mairie seront présents à chaque soirée pour veiller à leur bon déroulement. Pour la première soirée, la mairie a voulu attirer en programmant la gagnante de l’édition suisse de The Voice Kids et un célèbre saxophoniste de la région. La municipalité a prévu des partenariats avec 14 entreprises locales qui ont accepté d’être les sponsors de ces soirées guinguette. Chacune a donné entre 60 et 300 euros pour ce projet.

    Faire revivre le village

    Pour chaque soirée, cinq food-trucks seront présents et vingt grandes tables seront installées pour permettre à toutes et tous de se rassembler en dégustant le plat de leur choix et en profitant du spectacle. Les programmes détaillés seront distribués dans toutes les boîtes aux lettres des habitants, des commerçants ou encore des écoles du village cette semaine.

    « Si cela fonctionne bien et que les habitants sont en demande, on pourra recommencer l’année prochaine de début juin à septembre », avancent Floriane Idini et Julie Roux, conseillère municipale déléguée aux entreprises. « Il a fallu tout mettre en place très rapidement pour réaliser ce projet en temps et en heure », expliquent les deux nouvelles élues depuis le mois de mars.

    Faire revivre le village, délaissé de ses commerces, était au cœur du programme de Lila Desjardins, conseillère départementale en binôme avec René Villard (PCF) et ancienne élue d’opposition. La candidate divers gauche menant une liste sans étiquette avait remporté l’élection municipale haut la main en mars, avec 50,7% des voix, et était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. Face à elle, la candidate RN-UDR Aurélie Abeille, qui avait récolté 19% des voix, et le maire sortant DVG Patrick Vivos, qui en avait récolté 29%. Lila Desjardins a également le projet d’ouvrir un café brasserie dans le village et de réunir les commerces sur la place Fauchier. Elle déplorait le manque d’investissement et de demandes de subventions de la municipalité précédente pendant sa campagne. Elle espère aussi déplacer les écoles du village, qui sont « dans un état lamentable ».

    Tous les vendredis jusqu’à fin août, de 18h à 22h, place Fauchier. Méchoui sur réservation.

  • À Sisteron, un site spécialisé dans le réemploi des bouteilles en verre

    À Sisteron, un site spécialisé dans le réemploi des bouteilles en verre

    La coopérative de réemploi du verre Revera a inauguré, mardi, son site de tri de Sisteron, où toutes les bouteilles en verre récupérées dans les points de collecte des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes transitent avant d’être envoyées au lavage, puis aux producteurs, pour être réutilisées. Une session de tri y est organisée toutes les trois semaines avec des bénévoles volontaires.

    « Il faut avoir l’œil : la bouteille doit être porteuse du pictogramme qui garantit qu’elle respecte le cahier des charges. Rien ne doit être imprimé sur la bouteille et l’étiquette doit pouvoir partir au lavage », explique Nicole, l’une des bénévoles. Les bouteilles sont triées par catégorie, par format et par boisson, avant de partir au lavage dans l’un des deux sites près de Valence ou de Montpellier. Elles sont ensuite distribuées aux producteurs du réseau les plus proches.

    Les utilisateurs récupèrent une consigne de 20 centimes pour les petits formats et de 50 centimes pour les grands, lorsqu’ils ramèrent leurs bouteilles usagées dans l’un des points de collecte. Les bouteilles en verre triées et lavées sont ensuite revendues aux producteurs du réseau. La mise en place de cette consigne a été « un accélérateur flagrant du taux de retour », des bouteilles en verre : il est passé de 15% à 60% avec cette incitation monétaire.

    Jusqu’à 50 lavages

    « Ces bouteilles ne sont pas des déchets, mais des ressources, a avancé Lisa Tichané, directrice régionale Paca de la coopérative Revera. Pourtant, la quasi-totalité sont jetées après une seule utilisation ou laissées dans la nature ou l’espace public. Mais, si on lave ces bouteilles, on utilise deux fois moins d’eau, quatre fois moins d’énergie et on émet cinq fois moins de CO2. »

    Revera est le fruit d’une fusion entre plusieurs structures de réemploi du verre. « On ne pouvait pas piloter bénévolement une filière industrielle », explique Lisa Tichané. Les volumes de bouteilles collectées dans les Alpes du Sud avaient augmenté de plus de 100% suite à cette fusion, se réjouit-elle.

    Une trentaine de points de collecte sont disponibles dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, et 140 dans la Région Sud. Les magasins Biocoop, La Vie Claire et Bio c’ Bon y participent. La coopérative espère les développer et aide les producteurs à obtenir des financements pour compenser les coûts de changement des étiquettes de leurs bouteilles. Une bouteille peut être réemployée jusqu’à 50 fois grâce à ce système vertueux.

    La coopérative couvre 13 départements et emploie 17 salariés, dont cinq dans la Région Sud. Elle espère se développer dans la moyenne et grande distribution.

  • Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne

    Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne

    C’est en 2015 que Myette Guiomar, géologue désormais retraitée, a fait l’incroyable découverte d’ossements fossilisés qui se sont avérés être un squelette de plésiosaure, un grand reptile marin prédateur du Mésozoïque. Vieux de 100 millions d’années, le squelette était conservé sur plus de 4 mètres, représentant le spécimen le plus complet connu en France pour cette période du Crétacé inférieur. « Ce plésiosaure a choisi nos montagnes pour refaire surface », s’est réjoui la présidente (LR) du Département des Alpes-de-Haute-Provence, vendredi, lors de l’inauguration des aménagements du site, qui ont pour but de le rendre accessible au public et de le faire connaître des touristes.

    Le chantier de fouilles a pris plusieurs mois, le squelette ayant été découvert « dans un ravin escarpé, isolé et menacé par l’érosion ». « Derrière chaque ossement, il y a la sueur, la passion d’hommes et femmes qui aiment notre terre », a rappelé Eliane Barreille. Des chercheurs viennent « du monde entier » pour découvrir ce plésiosaure « parmi les plus complets jamais découverts en Europe », a affirmé la préfète, Isabelle Tomatis.

    « La plus grande réserve géologique de France »

    « Créée par l’État en 1984, la Réserve naturelle nationale géologique de Haute-Provence est la plus vaste réserve géologique d’Europe, couvrant près de 230 000 hectares sur les Alpes-de-Haute-Provence et le Var », explique le Département. « Des étudiants viennent des États-Unis pour étudier ici, dans la vallée », se réjouit Pierre-Olivier Antoine, président du conseil scientifique de la réserve. Un projet d’extension est actuellement en cours.

  • Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    La guerre est déclarée entre la communauté de communes et la crèche Hakuna Matata, ouverte en janvier à Saint-Maime : la direction et les parents craignent une fermeture, faute de subventions. Ce sont 37 familles qui risquent de se retrouver sans mode de garde et neuf salariés sans emploi. Cette crèche est « la plus remplie de l’intercommunalité », selon ses gérants. « Elle n’est pas en concurrence avec les autres, mais complémentaire : on ouvre plus tard le soir, si besoin le samedi », avance son président, Guillaume Santacreu. Selon lui, « un groupe de personnes a tout fait pour faire exploser le projet ». « Les personnes concernées font un blocage et nous mettent des bâtons dans les roues », affirme-t-il. Si la situation ne s’arrange pas, lui et sa sœur Victoria, directrice de la crèche, redoutent de devoir fermer à la fin du mois.

    « Comme j’avais peur que la crèche ferme, je me suis renseignée à celle de Saint-Michel-l’Observatoire, et la directrice m’a dit que la communauté de communes leur avait demandé de garder des places au cas où notre crèche fermait », affirme Léa, mère d’un des enfants gardés à la crèche Hakuna Matata. La majorité des enfants qui y sont gardés ont été refusés dans les autres crèches du territoire. Les listes d’attente sont longues pour réussir à décrocher une place. « Son père a dû arrêter de travailler pendant un an parce que la nounou a arrêté de le garder », témoigne Sarah Didierlaurent, mère du petit Sorën gardé à Hakuna Matata. « J’espère ne pas avoir à enlever mes enfants de cette crèche. J’en suis très contente : les horaires sont formidables pour ceux qui travaillent tard à Manosque. C’est pour ça que j’ai mis mes enfants ici », avance Léa.

    Un élan de solidarité

    Un véritable élan de solidarité a été initié par les parents d’enfants gardés à Hakuna Matata. L’une des mamans, qui a réussi à obtenir un rendez-vous avec le président de la communauté de communes, propose « une opération escargot dans son bureau », ou encore « une pétition en ligne à pousser sur tous les canaux possibles et imaginables ».

    Jeudi, les gérants de la crèche ont réussi à obtenir un rendez-vous le 30 juin avec la CAF, le Département et la communauté de communes. Les gérants de la crèche demandent 180 000 euros, puis 150 000 euros par an à l’intercommunalité.

    Contacté, le président de la communauté de communes explique que l’intercommunalité « compte déjà quatre crèches publiques ». « On savait qu’une telle activité était vouée à l’échec. Je refuse toute participation », explique-t-il. Selon lui, il y a assez de places pour accueillir les enfants dans les autres crèches. Le sujet est inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire, qui aura lieu mardi à 14h30.

  • Une association de producteurs en difficulté

    Une association de producteurs en difficulté

    Après deux ans et demi d’existence, l’Amap de Forcalquier peine à trouver sa place dans le paysage local, riche en offres bio et locales. « On peine à décoller et à dépasser les 20 paniers, ce qui est insuffisant », regrette Helory Blot, maraîcher avec sa compagne LizAnjela Kermarrec. « On voudrait toucher davantage de gens, et notamment les classes populaires. Pour l’instant, nos clients sont plutôt issus des classes moyennes ou aisées », explique-t-il. « Ils ont tout à y gagner, c’est moins cher et en circuit court », affirme-t-il.

    « Un engagement militant »

    « Faire partie d’une Amap, c’est aussi un engagement militant et politique sur son territoire, puisque cela nous soutient, nous agriculteurs », avance le maraîcher. « Cela nous assure d’avoir de la trésorerie pour les mois de février, mars, avril, mai et juin, qui sont les plus difficiles. C’est là où on a le plus de dépenses et où le moins d’argent rentre », explique-t-il. Avec l’Amap, « on sait que, ce qu’on produit, on va le vendre », se réjouit le couple de maraîchers. « Les Amapiens viennent même parfois nous aider lorsqu’il y a des aléas climatiques ou des insectes ravageurs », souligne LizAnjela.

    Tous les lundis, de 18h à 19h, les Forcalquiérens peuvent venir chercher leur panier de légumes, mais aussi du pain, du fromage et des œufs frais, devant la biscuiterie. Les clients, surnommés les Amapiens, signent un contrat de six mois ou d’un an avec leur producteur pour pouvoir récupérer leur panier toutes les semaines. Chaque panier a une valeur de 20 euros.

    Anciens travailleurs sociaux, LizAnjela et Helory reçoivent aussi des prisonniers et des jeunes de la protection judiciaire de la jeunesse sur leur ferme.

  • Un véhicule tout-terrain pour protéger l’environnement

    Un véhicule tout-terrain pour protéger l’environnement

    Incendies, déchets, cueillettes de champignons illégales… Un nouveau véhicule SSV tout-terrain permet aux gendarmes d’Annot d’arpenter les pistes forestières sinueuses et accidentées des communes alentour et de prévenir les infractions environnementales.

    « Cela facilite le contact avec les gens. Ils ont une approche différente qu’avec le véhicule de gendarmerie bleu, symbole d’autorité. Celui-ci éveille la curiosité », se réjouit le major Gérald Vergnes, au volant du véhicule acquis il y a deux mois. « Dès qu’on croise des gens, on s’arrête. Ils sont contents de voir qu’on vient jusqu’ici et qu’on assure la sécurité dans les endroits éloignés de la civilisation. Cela les rassure », explique-t-il. Ce mercredi, il arpente les pistes forestières accidentées pendant plusieurs heures, à travers rochers et flaques d’eau, en direction de hameaux isolés où ruines, patous et vaches en liberté peuvent être aperçus. Quand il tombe sur une voiture stationnée au milieu de la piste, il part à la recherche de ses propriétaires et scanne leur plaque d’immatriculation pour voir s’ils sont du coin. Cet après-midi, un couple de retraités italiens a bien du mal à se faire comprendre, et finit par lui tendre une carte d’autorisation de cueillette de champignons. « Ceux-là, j’ai vraiment cru qu’on allait les verbaliser ! », lance-t-il en redémarrant.

    « Ici, c’est très réputé pour les champignons. Des camions viennent et ratissent la forêt sans ménagement, faisant de gros dégâts pour cueillir des champignons et les revendre sur les marchés en Europe de l’Est ou en Italie », regrette le major de gendarmerie, installé à Annot depuis un an, après avoir exercé dans les Hautes-Alpes ou encore à Barcelonnette.

    Le seul département équipé

    « Nous sommes le seul département de France à avoir ces véhicules », financés par la Région, affirme-t-il. Quatre autres véhicules similaires sont à disposition des gendarmes de Colmars-les-Alpes, de Riez, de Banon et de Seyne. « Cela nous permet d’aller au contact de gens qu’on n’a pas l’habitude de voir. Ici, il y a beaucoup de hameaux très isolés », qu’on ne peut rejoindre que par une piste forestière caillouteuse et cabossée, explique le major de gendarmerie. « Ce ne sont pas des endroits où on avait l’habitude d’aller », souligne celui qui se rend pour la première fois dans certains hameaux à proximité d’Annot.

    Le véhicule tout-terrain sert aussi pour la recherche de personnes disparues. Il a d’ailleurs été utilisé ces derniers jours pour partir à la recherche d’un randonneur blessé porté disparu. « Ce n’est pas une compétence obligatoire. Cela montre bien que la Région est proche des citoyens et des forces de sécurité », avance Jean-Charles Borghini, conseiller régional siégeant dans la majorité de Renaud Muselier (Renaissance).

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.

    La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.

    Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».

    Des dépenses imposées par l’État

    La présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.

    La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».

    « Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».

    La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.

  • [EQDD] à Valensole, les amandiers sous économie d’eau

    [EQDD] à Valensole, les amandiers sous économie d’eau

    Sondes détectant les besoins en eau des arbres, stations météo, arrosage sous-terrain… Depuis plusieurs années, le producteur d’amandes installé sur le plateau de Valensole Jean-Pierre Jaubert redouble d’efforts pour s’adapter au changement climatique et développer des techniques agricoles innovantes et respectueuses de l’environnement sur son terrain. « On a une totale traçabilité, on y tient », revendique l’agriculteur, fier de montrer son tout nouveau cassoir d’amandes en inox français. Un trieur optique équipé de caméras lui permet de détecter rapidement les imperfections et de trier les amandes. « Je les fais ensuite sécher naturellement dans mon hangar pendant un mois et demi, contrairement aux concurrents qui utilisent du fioul électrique et qui envoient casser leurs amandes en Espagne, ce qui leur revient moins cher », explique-t-il.

    Sur son exploitation, Jean-Pierre Jaubert a fait le choix de ne pas utiliser de glyphosate, contrairement à d’autres agriculteurs de la région. « J’ai cinq petits-fils, donc je ne veux pas leur transmettre quelque chose de moche, des produits chimiques », défend-il. Chez lui, la culture de l’amande a toujours été une histoire de famille, d’héritage, de transmission et de traditions. « Ma famille est là depuis 300 ans. On est l’une des plus vieilles familles du plateau de Valensole. On a toujours été ici », explique-t-il.

    C’est notamment l’entreprise manosquine l’Occitane en Provence qui l’a poussé à améliorer ses techniques agricoles, à développer de nouveaux outils et à les rendre plus vertueuses pour l’environnement. « Ils sont très pointilleux. Des ingénieurs agronomes me suivent pour voir l’engrais que j’utilise, les analyses de sol... », explique-t-il. Il a par exemple installé « des tuyaux d’irrigation souterrains pour éviter le gaspillage et l’évaporation d’eau ». Des sondes permettent de détecter les besoins des arbres et de fournir « la quantité d’eau qu’il faut au moment où il faut ».

    « Je cultivais ancestralement, comme mon grand-père. Puis, on s’est améliorés pour ne pas utiliser de produits nocifs », se rappelle le producteur. « À l’origine, Olivier Baussan, le fondateur de l’Occitane, m’avait demandé de faire un essai. J’ai alors planté 5 000 amandiers d’un coup. Il m’a dit que j’étais fou, mais ça a marché ! » Jean-Pierre Jaubert vend ses amandes en boutique à des touristes, principalement étrangers et asiatiques, qui achètent plus que les Français. Mais, « cette année, on a peur qu’il n’y ait pas de touristes avec le prix du kérosène », craint-il

    Par Lisa Défossez La Marseillaise

  • Camille Galtier à la rencontre des entreprises du territoire

    Camille Galtier à la rencontre des entreprises du territoire

    Camille Galtier a visité, mardi matin, les sites de deux entreprises locales, à Valensole. Accompagné d’autres élus de la communauté d’agglomération, de Manosque et de Valensole, il a d’abord exploré le site des laboratoires de cosmétique BEA. « On va investir dans des nouvelles technologies de machines, comme des laveuses pour améliorer les conditions de travail, et créer un nouvel atelier à Valensole pour stabiliser les emplois sur le plateau. Le maintien de l’emploi est un élément fondamental. À Forcalquier, on est à l’étroit et on a des outils limitants », a expliqué Mounir Tabbiza, directeur général des laboratoires. « On a hérité d’un bâtiment historique, pas dimensionné pour notre activité. Il y a une nécessité de transformation, d’améliorer les flux et d’investir dans de nouvelles lignes », a précisé Marc Ayme, directeur du site de Forcalquier. Les laboratoires ont ainsi prévu un plan d’investissements jusqu’en 2030. « Il faut adapter les bâtiments, mettre les bureaux à l’étage », a conseillé Camille Galtier.

    « On a un fort ancrage sur le territoire. On aurait pu aller ailleurs ou rassembler les deux sites, mais c’est hors de question. On veut garder les emplois à Valensole, Manosque et Forcalquier », a insisté le directeur général. Dans son nouvel atelier de Valensole, BEA prévoit de transférer certaines lignes de production du site de Forcalquier, ainsi qu’une nouvelle ligne qui devrait démarrer courant décembre pour rentrer en production l’année prochaine.

    Le directeur général des laboratoires a également fait part de ses difficultés pour obtenir des aides, notamment de la Région. « On est démunis. On nous a répondu que ce n’était pas la priorité et qu’il n’y avait plus le budget », a-t-il confié. « Il n’y a que vous qui pouvez nous aider à faire entendre notre voix », a-t-il lancé aux élus de la DLVA, de Manosque et de Valensole présents. « On a rattrapé des dossiers qui ne passaient pas », a voulu rassurer Camille Galtier.

    « S’engager socialement »

    L’été, à Forcalquier, les laboratoires de cosmétique accueillent des jeunes qui peuvent ainsi être actifs, travailler et être rémunérés. « On est prêts à s’engager socialement et à le rendre à la cité », a affirmé le directeur général. Il a insisté sur l’importance d’attirer des jeunes dans leur entreprise. Camille Galtier a évoqué un prochain Salon de l’étudiant « pour montrer les formations et les entreprises sur le territoire, sans partir loin ». Les laboratoires prennent déjà « entre quatre et six stagiaires » chaque année.

    Après avoir visité le site de production des laboratoires, la petite délégation d’élus s’est rendue à la Maison de la pistache voisine. « On a une clientèle internationale exceptionnelle ici à Valensole », s’est réjoui Alexis Bertucat, responsable tourisme, communication et RSE pour le groupe Territoire de Provence, qui leur a fait découvrir plusieurs des 160 variétés de pistache existantes.

  • La CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne

    La CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne

    Fermeture du service de pneumologie deux ans après celui de cardiologie, fermeture de 30 lits de psychiatrie sur 80, départ annoncé de la cheffe du pôle pédopsychiatrie cet été… Dans un communiqué, la CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne et regrette ne pas avoir eu de réponse de la mairie, de la communauté de communes, de l’ARS, du sénateur ou encore de la préfecture après une lettre que le syndicat leur a adressée le 20 mai.

    « Nous faisons le triste constat de l’absence totale de réponse à ce courrier ! Aucun élu, aucun représentant de l’État n’a jugé bon de nous rencontrer, ni même de nous répondre. Nous en déduisons que la santé des citoyens ne fait pas partie de leurs préoccupations, notamment en dehors des périodes électorales », déplore la CGT lundi.

    Dans sa lettre envoyée le 20 mai, le syndicat déplorait « un déficit record et un exode médical massif » : « la pérennité de certains services est largement menacée, avec son corollaire de suppression d’emplois et de réduction de l’offre de soins », avançait la CGT. Elle citait notamment la pédopsychiatrie : « Les perspectives sont effrayantes. À partir de septembre, il n’y aura plus qu’une seule praticienne hospitalière pour l’ensemble du département sur les six normalement financés. » Concernant la psychiatrie adulte, « sur les 16 postes financés, il y a onze praticiens. La plupart sont à temps partiel, trois sont très proches de la retraite et deux vont quitter l’hôpital cet été, sans aucune perspective de remplacement ». La CGT appelle à « une prise de conscience générale » et exige « un plan massif de recrutements ».

    Contactée, la mairie de Digne a indiqué attendre la prochaine réunion du conseil de surveillance de l’hôpital, retardée, et l’élection du maire à sa présidence.