Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • Les vice-présidents de l’intercommunalité du Sisteronais-Buëch élus

    Les vice-présidents de l’intercommunalité du Sisteronais-Buëch élus

    Le nouveau président de la communauté de communes, le maire de Sisteron Jean-Pierre Templier (DVD), a à nouveau échoué à faire élire les vice-présidents de son choix. Alors qu’il proposait Maurice Brun, maire de Laragne-Montéglin (Hautes-Alpes), comme deuxième vice-président, c’est Florent Armand, maire de Saint-Pierre-Avez (Hautes-Alpes), qui a été élu à 62% des voix.

    Personne ne s’est présenté face à Véronique Arlaud, première adjointe de Serres (Hautes-Alpes), qui a ainsi été élue troisième vice-présidente à 96% des voix. Bernard Codoul (DVD), qui s’était présenté face à Jean-Pierre Templier pour les municipales, s’est porté candidat pour être quatrième vice-président, mais a échoué face au candidat proposé par le président, Robert Gay, maire de Mison, élu à 62%. Damien Duranceau, maire de Garde-Colombe (Hautes-Alpes), a été élu cinquième vice-président à 91,7% des voix.

    Bernard Codoul s’est à nouveau porté candidat pour être le sixième vice-président, mais a échoué face à Nicole Peloux, élue à Sisteron. Philippe Magnus, maire de Lachau (Drôme), a été élu septième vice-président. L’élection du huitième vice-président a elle été mouvementée, avec trois tours organisés, faute de majorité. C’est finalement Sylvain Jaffre, élu à Sisteron, qui a remporté l’élection devant Gérard Tenoux, vice-président du conseil départemental des Hautes-Alpes.

    Anne Truphème, première adjointe de Laragne-Montéglin (Hautes-Alpes), a été élue neuvième vice-présidente face à Bernard Codoul, à nouveau candidat. Jean-Michel Magnan, maire des Aires, a été élu dixième; Florent Martin, maire d’Upaix (Hautes-Alpes), onzième; Béatrice Allirol, première adjointe de Ribiers (Hautes-Alpes), douzième; et Pascal Lombard, maire de Saléon (Hautes-Alpes) treizième.

  • [Incendies] À Digne, une feuille de route pour faire face aux risques

    [Incendies] À Digne, une feuille de route pour faire face aux risques

    « On sait qu’à la fin du siècle, les bois de Vincennes et de Boulogne à Paris brûleront aussi bien que nos forêts dans le département. On est vraiment tous concernés », a insisté le pompier Carlo Zaglia à l’ouverture de la table ronde organisée mercredi en préfecture. « L’objectif de cette feuille de route, c’est de placer au cœur les maires, qui sont les directeurs des opérations de secours, les patrons sur la commune », a avancé Sylvain Besson, le directeur du Sdis 04.

    « 1% de la population engagée comme pompier »

    Mathias Borsu, directeur adjoint à la DDT (direction départementale des territoires), a lui insisté sur l’importance de « faire en sorte que l’urbanisation se fasse dans des zones qui ne sont pas exposées aux risques ». Enzo Fontani, jeune adolescent sapeur-pompier originaire de Vinon-sur-Verdon, a également témoigné lors de cette table ronde. « Dès petit, je rêvais des camions rouges. En devenant plus grand, je me suis rendu compte que les pompiers, ce n’est pas seulement le camion rouge, c’est un engagement, c’est une famille », a-t-il expliqué.

    « On est un territoire de la résilience, parce qu’on est un territoire où des crises sont susceptibles d’intervenir. Sur l’ensemble des risques qui ont été listés, vous voyez que beaucoup pèsent sur ce département », a rappelé la préfète, Isabelle Tomatis. « Ce territoire est assez extraordinaire, parce que c’est un territoire de risque, de résilience et d’engagement. C’est un territoire dans lequel 1% de la population est engagée comme sapeur-pompier volontaire. Ça n’existe nulle part ailleurs », a-t-elle affirmé. La feuille de route résilience comprend quatre axes : connaître les risques, former, planifier et garantir une réponse opérationnelle.

  • Le livre jeunesse en fête à Manosque et Forcalquier

    Le livre jeunesse en fête à Manosque et Forcalquier

    Permettre à tous les enfants, nourrissons comme adolescents, d’accéder à la lecture et à la culture : tel est l’objectif de la fête du livre jeunesse, qui revient pour sa 26e édition du 18 au 23 mai. Coorganisée par deux associations spécialisées dans la littérature jeunesse, Éclat de lire et Croq’livres, la fête du livre accueillera cette année neuf invités à Manosque et Forcalquier.

    L’invité d’honneur de cette édition 2026 sera Jérémie Fischer, illustrateur installé à Manosque depuis deux ans. « Lui qui est invité à travers toute la France, il disait que cela avait une saveur particulière que de préparer une fête dans la ville où il habite, qui va bénéficier à des enfants qu’il a peut-être déjà croisés », rapporte Marion Dizès, de l’association Croq’livres. « On prend soin de choisir un invité d’honneur qui peut s’adresser à différents âges, du bébé à l’adolescent », précise Virginie Gontrand de l’association Éclat de lire.

    Cette collaboration entre les deux associations manosquine et forcalquiérienne permet « de croiser nos différents réseaux, d’avoir une plus grande richesse de propositions sur tout le territoire et de mutualiser les coûts », se réjouit Virginie Gontrand. La mise en commun de leurs moyens financiers permet de louer des expositions et de rémunérer les artistes pour six jours d’interventions.

    Atteindre les familles éloignées du numérique

    Le programme de la fête, conçu par l’invité d’honneur, a déjà été distribué à tous les écoliers des communautés de communes de la DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération) et du Pays de Forcalquier – Montagne de Lure. « On veut que chaque famille ait accès à cette communication, puisqu’il y a des familles qui sont éloignées du numérique », explique Virginie Gontrand.

    « On défend des livres faits par des éditeurs indépendants, avec un vrai souci graphique et de fabrication », avance Marion Dizès. Papier découpé, collage, dessin en rond, gravures, calque… Une multitude de techniques sont à découvrir chez les différents invités. « Il y a aussi cette volonté de partager ce qu’est le métier d’auteur et d’illustrateur jeunesse, et d’éveiller à la fois une rencontre avec le livre, mais peut-être aussi une vocation, une envie pour plus tard », ajoute Marion Dizès. L’idée est ainsi de « rendre accessible des savoir-faire, des techniques, des professions, des idées », conclut Virginie Gontrand.

    Tous les événements sont gratuits ou à prix libre, sauf la journée professionnelle, à destination des adultes, qui coûte, elle, 20 euros. Lors de l’inauguration de la fête le 18 mai, une classe de CM2 proposera une lecture en langue des signes. Le mardi 19 mai est prévue à Manosque une matinée pour les tout-petits, de 0 à 3 ans. « C’est pris d’assaut chaque année, car il n’y a pas beaucoup d’événements pour les tout-petits », explique Virginie Gontrand. « Le livre est un facteur d’inégalité entre les enfants et les familles », rappelle Marion Dizès.

  • [1er-Mai] Manosque, les femmes toujours lésées

    [1er-Mai] Manosque, les femmes toujours lésées

    Militants CGT, PCF ou encore LFI étaient rassemblés vendredi à Manosque pour le 1er-Mai. Parmi les raisons de leur colère, l’élargissement des professions autorisées à travailler le 1er-Mai et les inégalités persistantes entre femmes et hommes au travail.

    « Les salariés ne sont pas payés double s’ils travaillent le 1er-Mai. Par rapport aux autres salariés qui ne travaillent pas le 1er-Mai, qui eux sont payés, tu es juste payé de ta journée de travail. Les femmes seront d’autant plus pénalisées qu’aucun service de garde d’enfants ne sera disponible ce jour-là », a déploré au micro Sylvain Miralles de la CGT.

    « Pour la CGT, c’est inacceptable, car au-delà de faire travailler davantage sans salaire, c’est bafouer la lutte des travailleurs, mais c’est aussi piétiner les tombes des morts au combat social, c’est aussi brider les luttes à venir, c’est aussi une régression sociale intolérable et inadmissible », a revendiqué le syndicaliste. Pour lui, le 1er-Mai n’est « pas un jour de fête, mais un jour de lutte », a-t-il insisté.

    « Les métiers d’hommes sont mieux rémunérés. On a des différences d’avancement de carrière liées aux congés maternité », regrette Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital de Manosque. « On a 81% de femmes à l’hôpital de Manosque, mais 86% de femmes en CDD », ajoute-t-elle. « Il y a une grande précarisation des femmes à l’hôpital », abonde Sandrine Daumeries, trésorière adjointe de la CGT de l’hôpital de Digne-les-Bains. « Il y a beaucoup plus d’hommes dans les postes à responsabilités, les directeurs », déplore Anne-Laure Collado, secrétaire de la CGT de l’hôpital de Digne.

    Un partage des tâches inégalitaire

    « Il y a un recul dans la mise en place du congé maladie ordinaire. On ne touche plus que 90% de son salaire. Cela touche particulièrement les femmes, puisque cela concerne même les femmes enceintes qui sont en arrêt avant leur congé maternité », regrette Ariane Sedes, cosecrétaire de la FSU 04 et référente académique VSS au rectorat. « Le congé paternité n’est pas suffisant pour qu’il y ait un réel partage des tâches », ajoute-t-elle. Dans l’éducation aussi, les inégalités de genre sont encore marquées. « Les AESH, qui sont des accompagnantes essentielles pour les enfants en situation de handicap, subissent des temps partiels imposés et sont contraintes de toucher des salaires très bas », déplore Ariane Sedes.

    Léa, militante au collectif féministe départemental qui travaille auprès d’enfants dans un centre social de Forcalquier, constate ces inégalités au quotidien. « Je vois beaucoup de familles monoparentales. C’est compliqué de trouver un mode de garde pour les mamans qui travaillent la nuit. Elles ne peuvent pas évoluer au niveau de leur carrière », regrette-t-elle. « J’ai surtout des mamans divorcées qui gèrent en majorité les enfants. En plus, en ruralité, elles ont des problèmes de déplacement qui s’ajoutent. »

    « Il y a toujours des inégalités dans le monde du travail, des écarts de salaire et des différences d’évolution de carrière », alerte Marie-Thérèse Fraboni du collectif Femmes 04 contre la guerre, qui lutte contre « la politique de Macron d’embrigader et militariser la jeunesse ».

    Les femmes françaises gagnent en moyenne 21,8% de moins que les hommes hors emplois publics, selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique. Cet écart ne s’est réduit que de 0,4 point en 2024, contre 0,9 point par an en moyenne de 2019 à 2023. À ce rythme, il faudrait 54,5 années avant que cet écart moyen ne soit entièrement résorbé. Les écarts de revenus s’élevaient à plus de 6 000 euros en 2024.

  • JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    À l’approche des JO 2030, il faut que nous ayons ensemble un véritable discours positif et constructif en faveur des Jeux, parce que même si on nous reproche de ne pas être terre d’accueil, vous aurez des retombées », a promis la présidente du département, Eliane Barreille (LR), à l’ouverture des rencontres départementales de l’achat public, mardi. 115 entreprises y étaient présentes, selon elle. « Puisque nous n’avons pas de compétition, nous devons nous positionner comme des hôtes », a-t-elle martelé. La présidente s’est également réjouie des travaux réalisés sur la ligne des Alpes pour les JO. Eliane Barreille a d’ailleurs été désignée coprésidente du comité des territoires non-hôtes des JO.

    Des retombées grâce à l’hébergement touristique

    « On veut et on peut vous financer pour qu’il y ait des retombées économiques », a de son côté assuré la Région, représentée par Sandrine Scholly et Fleuriane Del Peloso de la direction des entreprises. La Région finance notamment la rénovation énergétique et l’emploi saisonnier pour l’hébergement touristique, ont-elles affirmé. La priorité est mise sur la vallée de l’Ubaye, frontalière des Hautes-Alpes. Selon la Région, les retombées économiques sont estimées à 3,6 milliards d’euros et à la création de 50 000 emplois sur l’ensemble du territoire.

    Chambre de l’agriculture, SDIS, DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), Provence Alpes Agglomération, CCI… De nombreux acteurs locaux étaient présents pour ces troisièmes rencontres départementales de l’achat public, dont l’objectif est de faciliter les liens entre entreprises et collectivités pour mener à bien de nouveaux projets.

  • Une conférence contre l’impérialisme et pour la paix

    Une conférence contre l’impérialisme et pour la paix

    On ne sépare pas la lutte contre le capitalisme de la lutte contre l’impérialisme », a avancé mardi Vincent Boulet, membre du comité exécutif national du PCF en charge des relations internationales, à l’ouverture de sa conférence aux Mées. « La guerre est un choix politique motivé par des intérêts capitalistes », a-t-il lancé. Le communiste a dénoncé un « deux poids deux mesures » dans la réaction occidentale : « On s’indigne de l’agression russe, mais on laisse faire le génocide des Palestiniens », a-t-il affirmé.

    Vincent Boulet a souligné l’émergence de nouvelles puissances, sortant de l’hégémonie des États-Unis « pour développer une politique qui corresponde à leurs propres intérêts ». Selon lui, les pays des BRICS+ représentent désormais une force économique supérieure au G7 et ont « une aspiration à la souveraineté et à ne pas se faire dicter ses choix par les puissances occidentales ».

    Il a cependant déploré « un Proche et Moyen Orient soumis aux pressions et partages impérialistes sur la question de l’exploitation des matières premières, du contrôle des réseaux de gazoducs, des réseaux commerciaux ». Certaines puissances y émergent également et essayent de diversifier leurs relations internationales, comme l’Arabie saoudite « qui aujourd’hui n’est plus simplement un vassal des États-Unis comme cela a été longtemps le cas, mais qui se présente plutôt comme un partenaire qui peut aussi trouver des accords avec d’autres ». En Afrique aussi, « des exigences de seconde indépendance » émergent, selon Vincent Boulet.

    « Dissoudre l’Otan »

    « L’Otan n’est absolument pas un outil de sécurité, mais bien le bras armé des États-Unis, un outil de guerre strictement à leur service », a-t-il affirmé, appelant à sortir de l’Otan et à la dissoudre. « Les Européens ont fait le choix de capituler, de collaborer avec l’impérialisme américain », a-t-il accusé, leur reprochant d’avoir « mis en œuvre les diktats de Trump sur la hausse des dépenses militaires » et d’avoir « laissé Trump gagner la guerre industrielle qu’il a décidé de lancer contre l’Europe » avec les droits de douane. « Emmanuel Macron cherche à s’imposer comme une sorte de chef de guerre au niveau européen », a-t-il critiqué. « Après avoir reconnu la Palestine, la France ne fait rien pour mettre en place l’État, alors que tous les jours, les colons sont en train de grignoter des territoires. »

    Celui qui est également élu à la mairie du 13e arrondissement de Paris a critiqué les 14 milliards prévus pour un porte-avions dans la première version de la loi de programmation militaire. « Je pourrais faire 1 000 collèges avec le fric que le gouvernement français est en train de claquer dans un porte-avions qui sera mis à l’eau en 2035 et qui ne sert à rien pour la défense du territoire. »

    « C’est pas souvent qu’on a un membre de l’exécutif national qui descend jusque dans nos Basses-Alpes », s’est réjoui Bertrand Perrin, le secrétaire départemental du PCF.

  • À Manosque, préfète et maire dénoncent un incendie « criminel »

    À Manosque, préfète et maire dénoncent un incendie « criminel »

    Sept bus de la communauté d’agglomération DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération) ont été complètement incendiés mardi soir, juste à côté du lieu de l’expulsion de gens du voyage quelques heures plus tôt. Cette même agglomération exigeait, aux côtés de la ville de Manosque, cette expulsion depuis plusieurs mois. Pour le maire de la commune, Camille Galtier (DVD), cela ne fait aucun doute : ce sont ces mêmes personnes expulsées, qu’il désigne comme des « voyous », qui ont commis cet acte « criminel ». « Des propos de représailles ont été tenus toute la journée. Il ne faut pas être dupe », a-t-il lancé. Il affirme avoir été menacé de vengeance à plusieurs reprises pendant l’expulsion. « Ce qu’il s’est passé hier [mardi] montre qu’il y a d’un côté les pouvoirs publics, et de l’autre les voyous », a-t-il affirmé.

    Des renforts policiers

    Interrogée sur le lien entre l’expulsion et l’incendie, Isabelle Tomatis a répondu : « La préfète est payée pour se poser ce genre de questions. Je m’interroge sur la concomitance entre l’évacuation du matin et les faits du soir. » La clôture séparant les bus et la parcelle évacuée a été dégradée pour pénétrer sur le site. Des bus ont été amenés dès mardi soir en renfort de Forcalquier pour pouvoir assurer la continuité du transport scolaire. La préfète a déploré une « déstabilisation » et a assuré que des renforts policiers avaient été sollicités pour la semaine prochaine.

    « On verra s’ils s’attaquent à autre chose », a conclu le maire de Manosque. Selon lui, la construction de l’aire permanente a coûté plus d’un million d’euros, et le coût des dégradations s’élève à 1,6 ou 1,7 million.

  • Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    « Aucune perspective », « absence de vision consolidée », « très fragile »… Des conseillers d’opposition ont fortement critiqué mercredi le budget présenté par la majorité du président de l’intercommunalité, le maire de Digne Julien di Benedetto (SE). « Gérer une collectivité, ce n’est pas juste équilibrer un budget, mais voter un cap, et ce cap n’est pas clair », a déploré Pascal Rovere, conseiller communautaire et municipal d’opposition à Digne-les-Bains. « On nous présente un budget prudent, mais nous, on voit un budget qui avance sans vraiment choisir. On a du mal à voir où on va. Plusieurs millions d’euros sont prévus en investissement sans qu’on sache exactement de quoi il s’agit », a-t-il lancé.

    « On n’a aucune visibilité sur ce que ces investissements vont financer. Le minimum, c’est de donner une visibilité aux nouveaux élus que nous sommes. Aujourd’hui, la façon dont cela nous a été présenté est très fragile », a martelé la conseillère (Ren.) Sandrine Cosserat, qui a demandé au président de reporter le vote de la partie investissement. Elle a par ailleurs déploré l’absence de plan pluriannuel d’investissement.

    « Un budget de début

    de mandat »

    « Si on était arrivés avec un plan pluriannuel d’investissement tout prêt, vous nous auriez dit que c’était antidémocratique. Si on était allés très vite, on n’aurait pas fait les choses correctement, vous nous l’auriez reproché et vous auriez eu raison », lui a répondu le président. « Il ne faut pas oublier que ce budget est un budget de début de mandat, donc il n’y a pas de miracles. Chaque chose en son temps », a-t-il ajouté. « Le recours à l’emprunt est en hausse, mais la capacité de désendettement est très favorable. Le taux d’endettement a permis d’envisager de beaux projets », a affirmé le vice-président délégué aux finances, Marc Bondil. Ce dernier a proposé de conserver les mêmes taux d’imposition que les années précédentes, ce qui a été adopté à 93,5% des votes. « On ne peut pas approuver des projets, puis venir contester les moyens de les financer », a de son côté défendu le vice-président Bruno Acciaï.

    Le budget a finalement été adopté avec 65 voix pour, 5 contre et 8 abstentions. « Il y a des défis immenses à relever. Nous devons donner l’image d’une agglomération forte qui va se battre pour exister et pour ses services publics », a lancé Julien di Benedetto.

    Les délégations des vice-présidents et des conseillers délégués ont également été attribuées à l’occasion de ce conseil. Le premier vice-président Philippe Bertrand sera ainsi délégué à l’aménagement du territoire, tandis que Lila Desjardins, septième vice-présidente et maire DVG de Peyruis, sera chargée du développement économique et numérique.

  • Reillanne : manifestation pour demander une institutrice

    Reillanne : manifestation pour demander une institutrice

    « Elle avait prévenu l’inspection académique de son absence dès le mois de janvier, et jusqu’au jour de son départ, aucun remplacement pérenne n’a été prévu », déplorent les parents. Ils s’étaient déjà mobilisés début avril, et avaient contacté l’inspection académique pour leur faire part de leurs inquiétudes. Les maternelles sont répartis dans des classes de primaire.

  • Des gens du voyage expulsés de leur aire d’accueil à Manosque

    Des gens du voyage expulsés de leur aire d’accueil à Manosque

    Un important dispositif policier a été déployé mardi matin pour expulser les gens du voyage résidant dans des caravanes sur une parcelle du quartier de la Loubière à Manosque, occupé depuis plusieurs mois. Le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD), demandait son évacuation sans relâche. Il avait fait fermer la déchetterie mitoyenne depuis le 23 janvier en vue de l’expulsion. Le campement avait été au cœur du débat pendant les élections municipales, le candidat UDR-RN proposant d’aller à la rencontre des habitants du terrain communal.

    La Ville de Manosque et DLVAgglo (Durance Luberon Verdon Agglomération) avaient saisi le tribunal administratif et le tribunal judiciaire pour
    « faire cesser l’occupation illicite de plusieurs parcelles situées à la Loubière », le 12 janvier. C’est une de ces parcelles qui a été évacuée mardi matin par des policiers et des CRS.

    « À la demande du maire de Manosque, l’État a prêté son concours à l’exécution de la décision du président du tribunal judiciaire de Digne-les-Bains rendue le 29 janvier 2026 ordonnant l’expulsion des occupants sans droit ni titre du terrain appartenant à la commune », a expliqué la préfecture dans un communiqué diffusé mardi. « Cette occupation illicite s’était progressivement développée dans des conditions précaires, insalubres et dangereuses, notamment en raison de branchements électriques sauvages », précise-t-elle.

    Une aire d’accueil

    pour 90 jours seulement

    « En amont de l’intervention, les effectifs de la circonscription de police nationale de Manosque s’étaient présentés à plusieurs reprises sur le site afin d’avertir les occupants de l’imminence de leur expulsion et de les inviter à quitter les lieux », ajoute la préfecture. Les habitants n’étaient ainsi pas sur place au moment de l’expulsion.

    « Cette situation d’occupation illicite était inacceptable pour l’ensemble des citoyens qui respectent les lois de la République », a lancé en réaction le maire de Manosque, Camille Galtier. « La ville de Manosque tient à rappeler qu’elle reste en attente de la décision du Conseil d’État concernant la parcelle CB 37 suite aux décisions contradictoires du tribunal judiciaire et tribunal administratif. Une fois l’expulsion actée par le Conseil d’État, le même processus sera engagé par la Ville de Manosque », a-t-il ajouté. Les gens du voyage sont autorisés à rester seulement 90 jours maximum sur ce type d’aires d’accueil permanentes. « Une aire permanente est dite permanente dans sa fonction d’accueil, mais elle est destinée aux gens du voyage de passage. Elle n’a ni pour vocation ni pour finalité d’offrir des terrains publics viabilisés à des populations sédentarisées. Accepter une telle interprétation reviendrait à détourner l’esprit même du schéma départemental d’accueil et à créer une distorsion manifeste d’équité au détriment des contribuables manosquins », affirment la DLVA et la Ville de Manosque.

    La Ligue des droits de l’Homme 04 appelait, elle, à créer une nouvelle aire permanente pour régulariser la situation.