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Tag: Alpes-de-Haute-Provence
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Dans le 04, un second tour qui se joue à Digne et à Peyruis
Plus que deux candidats sur les quatre qualifiés restent en lice pour le second tour à Digne-les-Bains : Julien Di Benedetto, qui se dit « ni de droite, ni de gauche », mais espère séduire les deux électorats, et Gilles Chalvet, plus proche de la droite et président de l’UDI des Alpes-de-Haute-Provence. Sandra Raponi, présidente départementale des Républicains, sur la liste de Francis Kuhn avant qu’il ne se retire, a notamment appelé à voter pour Gilles Chalvet pour « faire barrage à l’extrême gauche, la Nupes, LFI et aux communistes », dont Julien Di Benedetto est pourtant très éloigné et n’a pas le soutien. C’est pour cette même raison que le très à droite Jean-Luc Brochier s’est retiré.
La course pour les municipales et l’entre-deux-tours ont été pleins de rebondissements dans la ville préfecture, où la maire sortante DVG, Patricia Granet-Brunello, qui ne se représente pas, a appelé à voter Julien Di Benedetto au lieu de son premier adjoint Francis Kuhn à l’issue du premier tour « pour faire barrage à la droite ». Francis Kuhn s’est alors retiré du second tour, dénonçant une « trahison ».
Une « union des droites »S’est donc produit ce que l’équipe de Julien Di Benedetto redoutait : une « union des droites face à eux ». Si le candidat avait pris beaucoup d’avance (40,7%) au premier tour face aux quatre candidats proches de la droite, les électeurs de ces derniers risquent de reporter leurs voix vers Gilles Chalvet.
De nombreux électeurs de gauche se sont reportés vers Julien Di Benedetto au premier tour devant l’absence de la gauche du scrutin, mais se sont sentis trahis lorsque ce dernier a vanté les louanges de figures de la droite locale comme David Gehant (maire DVD de Forcalquier), qui le soutient, ou encore Camille Galtier (maire DVD de Manosque) lors de son meeting d’entre-deux-tours. Le PS s’est d’ailleurs désolidarisé du candidat jeudi à cause de sa « proximité avec la droite régionale ».
Il y a beaucoup moins d’incertitudes à Peyruis, où Lila Desjardins (DVG menant une liste SE) est arrivée largement en tête du scrutin à 48% et où les deux autres candidats, le maire sortant Patrick Vivos (DVG menant une liste SE) et la candidate RN-UDR Aurélie Abeille, se maintiennent mais ont peu de chances de rattraper leur retard. La campagne a surtout tourné autour des investissements pour la commune.
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Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier
Vendredi soir, le maire réélu David Gehant (DVD) et son opposant Jean-Michel Grès (liste citoyenne DVG) ont tous deux parlé de « vote d’adhésion » pour décrire les résultats du scrutin de dimanche, qui a donné David Gehant grand gagnant avec 60,69% des voix. « Neuf fois au sol, dix fois debout », a lancé Jean-Michel Grès, à qui David Gehant a donné la parole lors du conseil municipal d’installation. « Notre objectif était de rapprocher les citoyens de la politique, on y est arrivé mais pas exactement comme on voulait », a-t-il ironisé.
David Gehant l’a félicité pour son « courage » et sa « dignité ». Le maire sortant a été réélu à 27 voix sur 29. Trois élus de l’opposition ont voté pour lui pour « montrer une volonté de travailler ensemble ». « Après avoir été élu le plus jeune maire de Forcalquier, j’ai cette fois conduit la liste qui a obtenu le plus de suffrages de l’histoire », s’est félicité le maire réélu. Les délégations ont été attribuées et Gérard Vasseur a été élu premier adjoint.
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Un recours à Château-Arnoux-Saint-Auban
On ne peut pas se contenter d’à peu près », « quand on perd de quatre voix, on se pose des questions » Telles sont les raisons qui ont poussé le maire communiste sortant René Villard à déposer un recours au tribunal administratif de Marseille, contestant le résultat qui l’a donné perdant à quatre voix près, et espérant organiser un nouveau scrutin.
L’équipe a constaté « une série d’irrégularités » impactant « directement la sincérité du vote ». Ils n’ont cependant pas souhaité les détailler pour le moment : « ce serait trop facile pour ceux que nous avons en face de se préparer ». De « nombreux habitants » auraient fait remonter des irrégularités durant la journée de vote, le dépouillement et la campagne, ont expliqué le maire sortant et son équipe lors d’une conférence de presse organisée vendredi matin. « Nous disposons des éléments nécessaires pour contester le résultat », ont-ils affirmé.
« Ne pas saisir la justice serait irresponsable »« À quatre voix d’écart, ne pas saisir la justice serait irresponsable. Ce n’est pas une démarche politique, c’est une exigence démocratique minimale », a lancé Mehdi Rachid, colistier en charge de répertorier les irrégularités. « Nous ne faisons pas de procès public. Nous demandons simplement qu’une juridiction indépendante regarde l’ensemble des éléments. Et s’il n’y a rien, cela confortera le résultat. Mais s’il y a des irrégularités ayant pu peser, alors chacun comprendra pourquoi ce recours était nécessaire », a-t-il précisé.
« Au fond, la question est simple. Est-ce qu’on préfère des résultats fragiles ou des résultats incontestables ? Nous, nous avons fait notre choix », a résumé Mehdi Rachid. L’équipe du maire sortant avait d’abord dit ne pas vouloir contester le résultat ou déposer de recours à la sortie du scrutin dimanche soir, « abattus ». « Nous nous attendions à un score serré, mais en notre faveur », regrettent-ils. Mais après réflexion et après les remontées d’irrégularités des habitants, la liste a finalement « voté à l’unanimité » la décision de déposer un recours.
« On a un bon espoir de réussir à convaincre le tribunal qu’il y a besoin de revoir les choses », a affirmé le directeur de campagne de René Villard, Raymond Ganzoin. « Un nombre important d’habitants nous ont indiqué qu’ils n’acceptaient pas, compte tenu de ce qu’ils avaient vu pendant la campagne, qu’on entérine ce résultat sans réagir. »
La campagne a été véhémente, pleine d’accusations du candidat qui a remporté le premier tour Philippe Bertrand, attaquant le bilan du maire sortant et sa gestion des finances de la commune. Il avait notamment demandé « un audit financier pour savoir où est passé l’argent ». « Nous pensons qu’en politique, tous les coups ne sont pas permis », a réagi vendredi Raymond Ganzoin.
Philippe Bertrand avait perdu le soutien du PS début mars en raison de la présence de personnes proches de la droite et de l’extrême droite sur sa liste. Le candidat avait également revendiqué dans les colonnes de La Provence le soutien des Républicains et du RN, ce que la section Rassemblement national du 04 avait ensuite démenti.
À Digne-les-Bains, les élections municipales de 2020 avaient déjà été annulées et un nouveau scrutin avait été organisé suite à un recours déposé devant la justice. La maire Patricia Granet-Brunello avait alors remporté à trois voix près le second tour face à Gilles Chalvet.
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![[Entretien] Bertrand Perrin : « La perte de ces municipalités demeure un moment difficile »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/c9521639e42c8554e1a9d4df60e4f154.jpg)
[Entretien] Bertrand Perrin : « La perte de ces municipalités demeure un moment difficile »
La Marseillaise : Comment vivez-vous les résultats des élections municipales dans les Alpes-de-Haute-Provence ?
Bertrand Perrin : Les résultats de ces élections municipales sont difficiles pour l’ensemble des forces progressistes dans les Alpes-de-Haute-Provence, particulièrement pour les communistes. Dans plusieurs communes où nous exercions des responsabilités, parfois depuis de nombreuses années, les électeurs ont choisi l’alternance. Durant cette campagne, des femmes et des hommes se sont mobilisés pour défendre une vision commune de la société : celle de la solidarité, de la justice sociale et de la démocratie.
Que souhaitez-vous dire aux maires sortants de votre famille politique qui n’ont pas été réélus ?
B.P. : Nous voulons adresser un remerciement particulier aux maires comme à l’ensemble des élus qui quittent aujourd’hui leurs fonctions. Pendant des années, parfois des décennies, ils ont consacré leur énergie et leur vie au service de leurs concitoyens, incarnant une certaine idée de la politique : proche des habitants, et fidèle aux valeurs de la gauche authentique. Leur action, qui a marqué durablement la vie de leur commune, constitue un héritage précieux pour toutes celles et ceux qui continueront à faire vivre ces valeurs dans les années à venir.
Comment vivez-vous la perte de plusieurs communes communistes ?
B.P. : La perte de ces municipalités demeure un moment difficile. Ces villes ont longtemps été des lieux cherchant à répondre concrètement aux besoins : défense des services publics, soutien au tissu associatif, solidarité, accès à la culture pour tous, au travers de politiques sociales et démocratiques permettant à chacun de vivre dignement. Les communistes conservent et gagnent néanmoins des élus et des adjoints dans plusieurs communes du département. Leur présence continuera de porter la voix de celles et ceux qui refusent l’état actuel des choses et défendent l’intérêt général. Nous le disons avec force : nous refusons toute résignation.
Comment analysez-vous plus largement ces résultats ?
B.P. : Ce résultat s’inscrit dans un contexte politique plus large : celui d’une campagne que nombre d’observateurs, à l’aube de la présidentielle, ont qualifié de « nationalisée ». C’est la situation d’un pays profondément bousculé par les politiques libérales, par la crise sociale, et par la progression inquiétante de la droite extrême et de l’extrême droite. C’est aussi un climat politique national où le refus persistant de certaines forces de travailler ensemble, où les affrontements et les stratégies électoralistes ou populistes de division ont contribué à brouiller l’image même de la gauche à travers le pays, nourrissant la défiance envers l’ensemble des organisations progressistes. Dans ce contexte, la responsabilité des forces de gauche est immense.
Restez-vous déterminé malgré tout ?
B.P. : Les communistes continueront à prendre toute leur part dans la bataille qui s’ouvre : celle du rassemblement populaire et de la reconstruction d’une perspective de gauche capable de répondre aux attentes du monde du travail et de la jeunesse, et de montrer qu’une autre voie est possible pour notre pays. Nos idées vivent dans les luttes sociales, les mobilisations citoyennes et l’engagement quotidien de ceux qui font vivre nos communes. Cette période n’est qu’une étape dans la bataille politique : l’histoire des mouvements de transformation sociale est faite de combats longs, parfois de reculs, mais toujours portés par la conviction profonde que la justice sociale, la démocratie et l’écologie constituent des nécessités concrètes.
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Demain Sisteron vise le plus d’élus possible
Ils le savent : ils ne remporteront pas l’élection, avec leur score de 17,7% au premier tour, mais se réjouissent d’avoir « doublé le score de la gauche depuis 2020 » dans cette commune historiquement à droite, et espèrent faire élire un troisième conseiller municipal de leurs rangs. Mercredi soir, la liste d’union de la gauche Demain Sisteron a fait un grand porte à porte dans le quartier des Plantiers, avec l’idée de convaincre les abstentionnistes d’aller voter (pour eux) dimanche. Pour cela, les colistiers s’y sont pris méthodiquement : ils ont récupéré la liste des personnes qui n’ont pas voté au premier tour, et ont repéré les immeubles où aller frapper pour convaincre.
Ils mettent en avant un objectif, placardé sur toutes leurs affiches et inscrit sur leurs nouveaux tracts d’entre-deux tours : « 150 voix pour gagner un troisième siège au conseil municipal. » « Pendant la campagne, on a amené nos sujets, la santé, la mobilité. Sans nous, les autres candidats ne se seraient pas positionnés sur ces sujets importants », encourage Olivier Jourdan, deuxième sur la liste, en s’adressant à la quinzaine de colistiers et partisans venus tracter mercredi. « On fait évoluer le débat public et les propositions des autres. »
Amener leurs sujetsL’idée de Demain Sisteron est ainsi de continuer sur sa lancée, et d’appliquer cette même logique au conseil municipal : « Si on est plus nombreux au conseil municipal, on pourra amener nos sujets et parler de végétalisation plutôt que du nombre d’étages du parking », explique Olivier Jourdan. « On sera aussi là pour les tenir responsables de leurs engagements », ajoute Zoé Lerouge, tête de liste.
Mercredi soir, les quinze partisans de la liste se sont répartis en binômes pour couvrir toute la zone et mobiliser les abstentionnistes. « C’est vrai que c’est très compliqué d’y aller », répond une jeune femme à Zoé Lerouge lorsqu’elle lui parle du projet d’une ligne de bus reliant le centre-ville à la zone nord de Sisteron sur son pas-de-porte. « Je vous ai entendue sur BFM DICI, c’était très intéressant », lance quant à lui un autre habitant un peu plus loin.
Les deux candidats DVD sont arrivés bien en tête, au coude à coude lors du premier tour de l’élection. Jean-Pierre Templier a amassé 42% des suffrages, et Bernard Codoul 40,3%. Le maire DVD sortant, élu depuis 1983, ne se représente pas.
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Opération collèges morts contre les fermetures de classes dans les Alpes
Pour avoir 21 élèves par classe, soit la moyenne européenne dans les collèges, il faudrait 44 classes de plus dans le département », alerte Lionel Lasfargues, secrétaire du Snes-FSU 04, au micro devant les enseignants, syndicalistes, parents et élèves mobilisés à l’entrée du collège de Forcalquier contre les neuf fermetures de classes prévues dans le département. « Sur 25 pays, la France est dernière », affirme Lionel Lasfargues, également enseignant au collège de Forcalquier. « Des 25 pays de l’UE, c’est en France que les classes sont les plus chargées, avec 26 élèves par classe en moyenne », peut-on en effet lire sur le site du ministère.
Dans le département, des fermetures de classes sont prévues à Manosque, Digne-les-Bains, Château-Arnoux-Saint-Auban, Forcalquier, Volx, Sainte-Tulle et Annot. Mercredi, les parents d’élèves se sont largement mobilisés en protestation aux côtés des enseignants et des syndicats. 95% des élèves étaient absents en cours dans sept établissements mobilisés pour cette opération collèges morts. Plus précisément, 2 909 élèves étaient absents sur les 3 114 attendus mercredi, selon Snes-FSU 04. La mobilisation a été la plus suivie à Forcalquier, où seulement trois élèves étaient présents.
Pour justifier la suppression de classes, l’Éducation nationale utilise l’argument de la baisse démographique. Mais, selon les syndicats, elle sous-estime le nombre d’élèves attendus à la rentrée prochaine et surestime la baisse démographique. « Neuf classes sont supprimées pour seulement 84 élèves estimés en moins. Les calculs ne sont pas bons », argue Yannick Longuet, enseignante syndiquée Snes-FSU à Château-Arnoux-Saint-Auban, le plus grand collège du département. « On a eu 153 élèves de plus par rapport aux prévisions depuis 2020 », dans le département, selon Lionel Lasfargues.
Deux classes supprimées dans un collège REPLa suppression de deux classes est notamment prévue au collège Jean-Giono à Manosque, en réseau d’éducation prioritaire (REP). « C’est un scandale ! », pour Lionel Lasfargues. À Forcalquier, si une classe est fermée, comme prévu, « on aura 31 élèves par classe de troisième. C’est du jamais vu. Je suis prof ici depuis 27 ans, je n’ai jamais vu ça », alerte le secrétaire du Snes-FSU 04.
Les syndicats et les enseignants craignent que ces suppressions de classes servent à terme à supprimer des postes d’enseignants. « Les conditions de rentrée sont chaotiques », déplore Eric Gauthier, représentant départemental du Snes-FSU et enseignant au collège d’Oraison, épargné par ces suppressions de classes. « Neuf suppressions de classes, c’est disproportionné ! », lance-t-il.
« Les élèves vont être serrés dans les classes comme des sardines dans une boîte », alerte Marjorie Soussieux, l’une des douze parents élus à la FCPE au collège de Forcalquier. Elle explique qu’il y a une grande disparité en termes de nombre d’élèves par classe entre les différents collèges du département. En ruralité, ils peuvent être une vingtaine par classe, alors que dans des zones plus peuplées, ils sont plutôt une trentaine. Ainsi, « quand on regarde la moyenne départementale, ça peut passer, mais concrètement sur le terrain c’est pas le cas », précise la mère d’une élève de troisième. « On sacrifie notre jeunesse. L’État ne fait pas des économies au bon endroit », déplore-t-elle.
« Ma fille Emma rentre en troisième l’année prochaine, elle pense qu’elle ne va pas avoir son brevet avec 31 élèves par classe », confie Virginie Rozier, elle aussi élue à Forcalquier. « Si on laisse passer, ça ouvre une boîte de Pandore. Mon fils est dyslexique et a des problèmes neurologiques, j’ai peur pour quand il rentrera en sixième.»
Grève le jeudi 26 mars à l’appel du Snes-FSU 04. Rassemblement devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale à Digne-les-Bains.
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Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence
Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Valensole… Dans ces communes bas-alpines, 300 commerçants vont participer au Printemps du commerce, de mardi à samedi, ce qui doit permettre d’attirer de la clientèle, alors que les centres-villes sont souvent désertés. L’idée est de « mettre en valeur les commerces de proximité et créer du trafic, de la clientèle », explique Christophe Barrière, président de la CCI.
Dans un contexte d’élections municipales, la CCI veut aussi « lancer un appel aux maires car les centres-villes sont en souffrance, notamment à cause du développement du e-commerce », déplore Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce. « Les centres-villes ont besoin que les élus du territoire soient à leurs côtés. » Il rappelle les conditions difficiles dans lesquelles exercent les commerçants de proximité : « 40% se rémunèrent moins que le Smic, ils travaillent plus de 35 heures et prennent des risques. » Le vice-président en charge du commerce interpelle également sur la pyramide des âges : beaucoup de commerçants sont âgés, proches de la retraite et ont besoin de transmission.
Pendant les cinq jours de l’opération, les commerçants participants vont proposer des animations, des promotions, des bons d’achat ou encore des tombolas dont les bénéfices seront reversés à des associations. C’est le cas à Manosque, où Agnès Gardiol, secrétaire de l’office des commerçants et artisans manosquins, organise avec les commerçants « une tombola au profit des soins palliatifs », explique-t-elle à La Marseillaise. Les fonds récoltés seront reversés à l’association Souffle de vie.
« Combler les trous »La CCI a choisi d’organiser cette opération au mois de mars car c’est une période creuse où il y a « très peu d’activité commerciale », précise Jean-Pierre Pradalier. L’idée est ainsi de « combler les trous ». Des décorations permettront d’identifier les commerces participants. « On essaye de faire en sorte que ce soit relayé pour que résonne cette idée de faire vivre les commerces de proximité », avance le vice-président en charge du commerce.
« Tout ce qui fait vivre la ville est important, il faut qu’on fasse venir du monde en ville » se réjouit Sandrine Brun, commerçante à Manosque depuis 42 ans qui participe à l’opération. « C’est compliqué partout, les gens consomment moins », constate Agnès Gardiol, venue dans son commerce pour lui apporter son kit de décorations.
Jérôme Pelissier, directeur de l’agence de Manosque du Crédit Agricole, partenaire de l’opération, insiste : « Les cœurs de nos centres-villes doivent battre. » Certaines unions commerciales prévoient des jongleurs, des magiciens, des festivités ou encore des actions caritatives pour attirer le public dans le cadre de cette opération, qui coûte « entre 25 000 et 30 000 euros » à la CCI, avec le soutien du Crédit Agricole. Des maroquineries, des restaurateurs, des fleuristes ou encore des coiffeurs participeront.
À Barcelonnette, l’association de commerçants prévoit notamment des jeux de société, un défilé de mode et une déambulation musicale.
Du 24 au 28 mars à Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Barcelonnette, Pierrevert et Valensole. Programme à retrouver sur le site leprintempsducommerce.digne.cci.fr
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À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins
Elle était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. À Peyruis, la candidate Lila Desjardins est proche du but, ayant devancé de loin ses deux adversaires, le maire sortant DVG Patrick Vivos (26%) et la candidate RN Aurélie Abeille (25%). « C’est l’aboutissement d’un travail acharné depuis un an. On a pris le temps de comprendre le fonctionnement d’une mairie, les financements, les compétences, les subventions qu’on pouvait obtenir pour nos projets », se réjouit Lila Desjardins.
Les investissements et les subventions, c’est ce sur quoi elle mise pour la commune. « En cinq ans, il n’y a eu que deux demandes de subventions au Département pour Peyruis », déplore-t-elle. Selon elle, c’est bien pour cela que le village meurt et est déserté. « Je suis capable de faire le pied de grue devant la porte d’un président de Département pour obtenir des subventions », affirme Lila Desjardins, déterminée comme jamais.
Une plainte déposéeElle promet des commerces, un bar, un nouveau groupe scolaire et un café au centre du village. Si Lila Desjardins se réjouit de son score au premier tour, la campagne n’a pour autant pas été de tout repos. Les invectives ont fusé sur les réseaux sociaux, si bien que la candidate a déposé plainte pour insultes et diffamation.
Dans son projet pour la commune, Lila Desjardins insiste sur les écoles, « qui devraient être rasées tellement elles sont dans un état lamentable ». Si le maire sortant mise sur une rénovation, elle veut déplacer les écoles. Elle dit connaître le sujet, puisqu’une grande partie de ses colistiers ont des enfants scolarisés à Peyruis. La moyenne d’âge de sa liste est de 38 ans.
Elle se dit « confiante », « sereine » pour le second tour dimanche, qui sera donc une triangulaire
Issue de la gauche, Lila Desjardins mène une liste sans étiquette. Elle siège au Département en binôme avec René Villard, ancien maire communiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, battu à quatre voix près dimanche.
![[DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/3c1ec55325531877043369cf60669cee.jpg)
