Tag: Aix-en-Provence

  • Santoni jugé plus tard pour l’assassinat de Me Sollacaro

    Santoni jugé plus tard pour l’assassinat de Me Sollacaro

    Ajaccio, seize octobre 2012. La Porsche de l’avocat Antoine Sollacaro s’engouffre sur le parking d’une station essence route des Sanguinaires, en bord de mer. Neuf heures du matin sonnent et des coups émanent de ce même lieu où Sollacaro se rend quotidiennement : le ténor du barreau vient d’être exécuté par balles tirées par le passager d’une moto. Treize années plus tard, ce lundi 3 novembre devant la cour d’assises, l’assassinat de Sollacaro est enfin jugé, tout comme la tentative d’assassinat de Charles Cervoni, supposément exécutés sur fonds de rivalités entre clans et dans lequel seraient impliqués les membres du Petit Bar et le clan d’Alain Orsoni. Quelques jours avant l’assassinat de Sollacaro, en septembre 2012, Charles Cervoni, agent d’exploitation à la chambre de commerce à cette époque, revient d’un match de football lorsqu’il est visé par une rafale d’arme automatique. Les deux dossiers ont été joints en 2014. Ce jour d’ouverture de procès, qui dure jusqu’au 12 décembre, le palais Monclar grouille de journalistes et de robes noires. Face aux parties civiles, constituées des enfants d’Antoine Sollacaro Anna-Maria et Paul Sollacaro, sa veuve, le barreau d’Ajaccio et le Conseil national des barreaux, quatre hommes comparaissent entre autres pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée. Dans le box, se tient André Bacchiolelli, l’un des présumés piliers du gang.

    « Du sang à éponger »

    Dos au public, perruque enfoncée sur la tête et masqué se tient aussi Patrick Giovanni, premier repenti (collaborateur de justice) de France, comparaît sous haute protection, comme le veut son statut. Lui, est renvoyé pour « associations de malfaiteurs ». Il manquera pourtant à l’appel de cette audience Mickaël Ettori, pilier présumé du gang du Petit Bar, en cavale depuis quatre ans et Jacques Santoni, présumé chef de la bande criminelle du Petit Bar, et répond en plus au chef de « complicité de tentative de meurtre en bande organisée ». L’absence de cet accusé clef sera le moteur des débats de ce premier jour d’audience, alors qu’une demande de disjonction a été formulée par la défense de Santoni. Un rapport d’experts, mandaté par la présidence du tribunal et paru la semaine dernière statuait que l’accusé peut comparaître de façon aménagée et proposait une comparution alitée. Dès l’analyse des premières requêtes, Me Baudu-Armand, l’une des avocates de Santoni sollicite une disjonction argumentant un état de santé « nié » pour son client. « On fait quoi, on le met là, au milieu sur un lit, avec une couche qui fuit ? » Inentendable, pour les parties civiles. « Charles Cervoni aussi est dans un lit, parce que des gens ont décidé de le tuer. C’est normal qu’il comparaisse, dans notre justice. Il a des comptes à rendre », martèle Me Gatti, premier avocat de la partie civile à contester ces arguments. « Cette demande est une fumisterie qui n’échappera à personne, lance Me Soussi, l’un des avocats de la famille Sollacaro. On est dans une situation ou l’on est pris en otage par un accusé. » François Thevenot, avocat général, pointe : « À chaque échéance, Monsieur Santoni est soit hospitalisé, soit il a trois rendez-vous chez des spécialistes. » Si le parquet argumente un maintien le jugement de Santoni, au nom de « la gravité du procès », la cour, après délibération, annoncera « qu’il conviendra de disjoindre le cas de Jacques Santoni ». Colère, tant du côté de la défense de Bacchiolelli que des parties civiles. Face à cette absence, la défense de Bacchiolelli plaide pour le renvoi des débats, dénonçant l’impossibilité d’un « procès équitable ». « Ça fait plus de dix ans qu’on attend, ne nous abandonnez pas. Nous avons du sang à éponger », plaide Me Gatti, avocat de Cervoni. La cour rejette finalement la demande de renvoi, les débats se poursuivent ce mardi.

  • [Entretien] Vincent Cantrin : « Moins de moyens et plus de gens à accompagner »

    [Entretien] Vincent Cantrin : « Moins de moyens et plus de gens à accompagner »

    La Marseillaise : Les derniers chiffres montrent une forte hausse du chômage des jeunes. Vous l’observez comment sur le terrain ?

    Vincent Cantrin : Il y a un effet structurel, il y a toujours une montée du chômage des jeunes à la fin de l’année scolaire parce qu’ils sortent de l’école, ils ne trouvent pas forcément un boulot immédiatement. Et la loi « Plein emploi » a obligé les jeunes suivis par les missions locales à s’inscrire à France Travail, ce qui, mécaniquement, a fait augmenter le nombre de jeunes inscrits. Ceci dit, il y a d’autres raisons. Quand le chômage monte, que l’emploi stagne, ceux qui en pâtissent les premiers sont souvent les jeunes. Au-delà, il faut voir ce qu’on leur propose sur le marché du travail, avec souvent des offres non qualifiées, mal payées. L’apprentissage a été développé, et on se retrouve avec une masse de gens qui ont fini leur apprentissage, mais qui ne peuvent pas entrer sur le marché du travail classique parce qu’ils sont mis en concurrence avec d’autres apprentis, même dans les grandes entreprises… Il y a des tas d’écoles privées, très chères, qui proposent à des gamins des formations qui les font rêver, par exemple en marketing du sport, pour lesquelles il n’y aucun débouché. Ce n’est pas l’enseignement public le problème, il y a ces écoles de commerce à tous les coins de rue !

    Les réformes de l’assurance-chômage ont-elles eu un impact ?

    V.C. : Ceux qui ont été le plus pénalisés par le changement de la méthode de calcul, ce sont les saisonniers et les intérimaires. Il y a une volonté de contraindre les gens à travailler, mais avec en regard une situation qui ne leur propose pas le type de contrat qui convient. C’est toujours l’intérim qui tire son épingle du jeu, il n’y a que 25% des embauches qui se font directement en CDI ! Pour les jeunes, il y a une précarisation au chômage, parce qu’ils sont moins bien rémunérés. Mais, quand vous n’avez plus rien, votre premier réflexe, c’est comment je vais bouffer, pas quel travail je vais trouver. On le voit, ceux qui retrouvent le plus facilement du travail, ce ne sont pas ceux qui sont les moins indemnisés, ce sont ceux qui ont encore une voiture pour se déplacer, un abonnement internet, un téléphone qui fonctionne… Et, d’autre part, une précarité aussi dans le travail, avec des contrats de courte durée, très mal rémunérés. Le monde du travail a éclaté et donc les jeunes en pâtissent les premiers. Cela génère de nouvelles mentalités, de nouveaux comportements.

    Les annonces du gouvernement sur le budget ciblent particulièrement France Travail…

    V.C. : Cela fait plus que nous alerter, ça nous inquiète. La loi « Plein emploi » a créé une charge de travail supplémentaire et là, on nous réduit les effectifs. Il nous fallait 2 000 emplois de plus, on en a 515 de moins. Comme pour la création de Pôle emploi, ils tablaient sur une baisse massive du chômage et se disaient qu’on accompagnerait mieux les personnes. Et là, patatras, le chômage remonte. On a moins de moyens et plus de gens à accompagner. Au bout d’un moment, on ne peut pas y arriver ! Et quand on nous dit 20% de moins sur le budget d’intervention, cela veut dire qu’on va financer de moins en moins de prestations, d’aides à la création d’entreprises, à la reprise d’emploi, de formations…

  • Victoire bonifiée pour Provence rugby face à Brive

    Victoire bonifiée pour Provence rugby face à Brive

    Quand deux équipes en quête de confiance s’affrontent, le spectacle n’est pas toujours au rendez-vous. C’est ce qu’a été la première période du duel Provence-Brive, mettant aux prises des protagonistes encore marqués par leur échec lors de la journée précédente. Les Aixois avaient raté le coche à Oyonnax, tandis que les Corréziens avaient été domptés à domicile par Soyaux-Angoulême.

    En première période, pour voir un peu de jeu, il fallait attendre la demi-heure de jeu, après que les Brivistes ont récupéré leurs punis du premier quart d’heure. À deux de plus, les Aixois avaient eu du mal à prendre le score, avec seulement deux essais, alors que la logique aurait voulu qu’ils profitent de l’aubaine pour creuser l’écart.

    Le retour à 15 des visiteurs ramenait un certain équilibre. Sans que le jeu prenne du relief. Ce qui se remarquait, c’étaient essentiellement les ballons tombés, de part et d’autre.

    Après les citrons, le jeu devenait un peu plus intéressant. Avec des Corréziens qui tentaient au large, face à des Aixois plus présents dans le petit périmètre. Une tactique qui usait la défense visiteuse, qui devait céder une troisième fois après l’heure de jeu. Le bonus offensif était alors acquis. Même si le succès aurait pu être plus large, un quatrième essai provençal étant refusé à Malohi Suta en fin de match.

    Provence – Brive 25 – 3 (15 – 3)
    9ᵉ journée de Pro D2
    Stade Maurice David (8200 spectateurs).
    Arbitre : P. Bru.

    PROVENCE : 3 essais Latterrade (22), Tuisue (25), Piféléti (64), 2 transformations (22, 64) et 2 pénalités (7, 58) Muntz.

    BRIVE : 1 pénalité Shillcock (29). Cartons ; jaune : Herbst (13), Affane (77) ; orange : Gué (3).

  • [Le Grand entretien] Barbara Hendricks : « J’ai choisi l’Europe pour défendre la paix »

    [Le Grand entretien] Barbara Hendricks : « J’ai choisi l’Europe pour défendre la paix »

    La Marseillaise : Chanteuse lyrique, vous explorez le jazz dans les années 90 et, depuis 10 ans, vous plongez dans les racines du blues. Est-ce un retour aux sources, quand vous chantiez dans l’église de l’Arkansas, où votre père officiait ?

    Barbara Hendricks : Quand j’ai commencé le jazz, ce n’était pas planifié. Je vivais à Montreux et j’étais amie avec le fondateur du festival. Mes enfants adoraient aller chez Claude Nobs car il y avait des tas d’appareils, comme les walkmans, avec lesquels ils pouvaient jouer. Et aussi des archives incroyables. En écoutant Duke Ellington, il m’a proposé de faire un hommage. J’ai tellement aimé l’expérience avec les musiciens que je ne voulais faire plus que ça. J’ai réalisé que je ne connaissais pas si bien mes racines que ça. Alors que les Negro spirituals étaient les chants des esclaves, pour mon père, le blues était la musique du diable. Il y a toute mon histoire dans le jazz et le blues. Le besoin de ce message de lutte pour les droits, contre l’apartheid, est devenu si fort que je reste sur ce chemin de la liberté. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de message d’amour.

    Cet hommage à Martin Luther King réaffirme votre engagement en faveur de la liberté. Que retenez-vous de votre expérience d’ambassadrice du Haut-Commissariat pour les réfugiés à l’ONU ?

    B.H. : Martin Luther King est inspirant parce qu’il y a eu beaucoup de femmes autour de lui. Et, sans elles, il n’aurait pas pu mener la lutte qu’il a menée pour l’égalité. Les femmes, même si elles ne sont pas sur le devant de la scène, jouent un rôle important dans les mouvements d’humanité. Sans elles, on ne serait pas là aujourd’hui. à mon tour, je veux aider cette grande famille qu’est l’humanité à grandir. à l’ONU, nous avons moins de la moitié des crédits nécessaires pour aider les réfugiés. Nous faisons notre possible pour réunir des fonds. Mais, ceux qui donnent le plus pensent qu’ils peuvent exiger certaines choses. Il faut résister à ça. Je ne peux pas sauver le monde, mais dès qu’on peut agir, il le faut sans jamais perdre espoir.

    Quel regard portez-vous sur le durcissement des politiques migratoires aux États-Unis et en Europe ?

    B.H. : Aujourd’hui, nous devons affronter des moments très très difficiles avec des guerres en Ukraine, à Gaza, et des gens forcés de fuir les conflits et les persécutions alors que des frontières se ferment partout. L’arrivée de Trump est le contrecoup de ceux qui ne voulaient pas d’un noir à Washington. Quand les gens ont peur, ils voient dans celui qui est en face un ennemi. Mais ils ne vont pas chercher à se retourner vers celui qui est vraiment la cause du malheur et qui désigne l’autre comme un ennemi. C’est facile d’utiliser la peur à des fins politiques. Il faut que cela change.

    Quel serait le rôle des médias pour un tel changement ?

    B.H. : Parfois, je ne peux plus regarder les horreurs diffusées, car pour aider, il faut prendre soin de soi. Les médias ne nous montrent pas assez les moments de solidarité. Or, tous les jours, il y a des gens qui aident un voisin, un enfant. Je crois en la force de ce chemin vers l’amour, la générosité. Quand je suis venue, en avril, au Salon du Livre à Paris, j’ai passé un long moment avec une association de femmes juristes qui faisaient un travail extraordinaire. Ce sont les gens qui font du bien qu’il faut montrer. Car, si nous voyons que nous ne sommes pas seuls, nous gagnerons en espoir et en force. La peur fait oublier cela. L’amour est illimité. Aujourd’hui, j’ai vécu assez longtemps pour pouvoir dire que la générosité est le moteur le plus important pour faire avancer le monde. Il faut oser aimer.

    Vous vivez entre la Suède et la Suisse. Pourquoi ce choix ?

    B.H. : Après l’élection de Bill Clinton, (1992), il m’était devenu compliqué de choisir pour qui voter. J’ai été invitée en France pour une émission avec François Mitterrand. J’ai réalisé que les intentions qui précédaient la mise en place de l’Union européenne étaient basées sur les valeurs de paix. Le climat politique des états Unis ne me correspondait plus. Mais, sur mon passeport, j’étais Américaine. Comme mon mari était Suédois et que je vivais le plus souvent en Europe, je me suis dit que ce bout de papier ne pouvait pas me définir. J’ai donc décidé de changer de nationalité. Je suis devenue Suédoise car je voulais me mêler de politique européenne, fondée sur la paix et les droits de l’homme. Bien sûr, ce n’est pas si simple en réalité. En 2016, quand j’ai été invitée à faire un discours pour l’anniversaire du Traité de Rome au Parlement européen, j’ai volontairement centré mes propos sur ces valeurs fondatrices. Mais mes enfants vivaient en Suisse et, dès que la double nationalité a été autorisée, je l’ai demandée.

    Il y a ce concert à Aix-en-Provence, mais aussi un passage à Orange ?

    B.H. : C’est à Aix, au festival d’art lyrique en 1978 avec Les Noces de Figaro de Mozart, que les Français m’ont découverte pour la première fois. Et c’est aussi sur ses marchés que j’ai vraiment appris à parler le français, car les gens y étaient plus chaleureux qu’à Paris. Il n’y a pas une année où je ne reviens pas dans le Sud. à Orange, je vais rencontrer les élèves d’un collège qui a pris mon nom en 1995. C’était sur une décision des collégiens, alors que la ville était passée aux mains du Front national. Je me suis dit que les enfants étaient bien plus sages que les adultes qui avaient voté.

    Barbara Hendricks et son Blues Bands, les 20 et 21 novembre au 6MIC d’aix. Détails sur 6mic-aix.fr

  • La culture mexicaine se célèbre pendant 3 jours

    La culture mexicaine se célèbre pendant 3 jours

    La rue Mignet, de la chapelle de la Visitation jusqu’à la place des Prêcheurs à Aix-en-Provence vibre dès ce vendredi et jusqu’à dimanche au rythme de la culture mexicaine. Le festival Día de los Muertos, inspiré directement de la fête mexicaine du même nom est à l’honneur pendant trois jours pour une quatrième édition.

    Faire découvrir la tradition

    Organisée par Maix’Art, une marque locale qui met en avant l’art et l’artisanat français et mexicain fondée par Daniela Campirano avec le soutien de la Maison de l’Espagne, de Panaca ou encore de la Mexithèque cette célébration à pour objectif de faire découvrir une tradition. « C’est une fête que j’aime beaucoup dans mon pays natal c’est pourquoi j’ai voulu la célébrer en France, où je vis depuis 5 ans », explique Daniela Campirano. « C’est un événement que nous avons mis en place en famille et qui, au fil des années à pris de l’ampleur dans la ville, tant au niveau de la taille que du nombre de participants et cette année nous espérons encore que ce sera un succès. » Fête joyeuse, colorée et bariolée, le Jour des morts au Mexique est bien loin de ce que l’on connaît de la Toussaint en France ou d’Halloween aux Etats-Unis qui se veut bien plus effrayant. « Je dois avouer que le dessin animé Coco nous aide aussi beaucoup pour popularisé l’événement. Avec toutes ses couleurs et son esthétisme, le dessin animé à marqué les esprits et c’est ce que viennent chercher les familles en participant à notre événement », souligne Daniela Campirano.

    Du côté de la programmation, initiations à la danse latine et folkloriques comme le cha-cha-cha ou le danzón, maquillages artistiques ou encore ateliers pour petits et grands sont prévus pour ces trois journées de fête. « Nous proposons également une exposition qui met à l’honneur Cezanne puisue nous sommes à Aix et Frida Kahlo qui est l’artiste la plus populaire et connue de la culture mexicaine », continue-t-elle. « Il n’y a pas meilleur mariage pour illustrer les deux cultures. Sans compter que la Catrina mexicaine, voulait au départ représenter l’élégance à la française. »

    Et de poursuivre : « Un hôtel des morts sera aussi installé sur les marches de l’église de la Visitation comme le veut la tradition mexicaine. »

    De vendredi à dimanche à partir de 10h et jusqu’à 22h.

  • Provence rugby prêt à relever le défi de brivistes ambitieux

    Provence rugby prêt à relever le défi de brivistes ambitieux

    La semaine dernière, Provence rugby et Brive ont connu un destin croisé. Les Aixois ont mordu la poussière à Oyonnax, en offrant littéralement les munitions du succès à leurs adversaires. « Nous avons été défaillants dans les touches, ce qui a offert des opportunités à nos adversaires. Si nous voulons être à la hauteur de nos ambitions, il nous faut être plus rigoureux », reconnaît Romain Latterrade.

    Tout au long de la semaine, le staff a donc fait répéter ses fondamentaux dans les lancements du jeu à un collectif qui a conscience d’avoir manqué quelque chose dans l’Ain. Et qui compte bien se racheter sur ses terres face à un adversaire qui est un peu son baromètre depuis quelques saisons.

    « Brive, c’est un ogre », souligne le talonneur provençal. « Nous savons ce qui nous attend. Ce sera dur et serré, face à un gros pack. »

    Sébastien Fouassier est d’accord avec son joueur. « C’est un rendez-vous important qui nous attend, après un match où nous sommes restés sur notre faim », explique l’entraîneur des avants.

    Trouver la référence

    De son côté, Brive aura aussi besoin de se remonter le moral, après avoir été surpris par Soyaux-Angoulême dans son fief. « Ce qui donne à ce match toutes les caractéristiques d’un piège qu’il nous faudra éviter », poursuit le stratège.

    Parti tel un diesel, Provence rugby connaît encore quelques ratés. « Nous avons besoin d’un match référence. Brive peut être ce déclic pour lancer notre dynamique », admet Sébastien Fouassier. La période serait idéale, alors que le championnat arrive à son premier tiers, dans un bloc important et dont la dynamique peut donner le ton pour la suite.

    Le duel de ce soir, c’est avant tout le sixième qui reçoit le septième. Avec l’opportunité pour Provence de repousser un rival dangereux à cinq, voire six points en cas de bonus offensif. Sébastien Fouassier croit en la capacité de ses ouailles à sortir le grand jeu. « Il y a eu du bon travail tout au long de la semaine et je sens que le groupe monte en régime. J’attends le rendu en match. »

    9e journée de Pro D2

    21h, stade Maurice-David

    Arbitre : Pierre Bru

    PROVENCE : Vareiro – Lapègue, Lenoir, Finbau, Biuniyata – Muntz (o), Coville (m) – Gambini, Jalagonia, Tuisue – Zafra, Roda – Taofifenua, Latterrade, Francis.

    BRIVE : Krone – Tuivaka, Tapuai, Olding, Zénon – Shillcock ( o ), Cooney (m) – Lawes, Sadrugu, Gué – Herbst, Coletta – Chavac, Boudou, van der Merwe.

  • Des travaux attendus dans le sous-sol du Grand Théâtre à Aix

    Des travaux attendus dans le sous-sol du Grand Théâtre à Aix

    Le Grand Théâtre de Provence (GTP) devrait faire l’objet de travaux dans ses sous-sols. La Ville d’Aix, propriétaire du lieu culturel, lance un appel aux entreprises pour remplacer et traiter une partie de ses boîtes à ressorts, dispositifs qui permettent d’isoler le bâtiment des vibrations extérieures, installées dans le vide sanitaire du théâtre.

    « Les 20 000 tonnes de descente de charge de la grande salle et de la cage de scène sont suspendues sur un ensemble de 347 boîtes à ressorts disposées pour les protéger des vibrations », décrit la Ville dans un cahier de clauses techniques particulières (CCTP). La raison de ces travaux : un « important sinistre, venu d’eau en alternance a entraîné l’état de dégradation de certaines de ces boîtes à ressorts », indique la Ville dans un cahier de clauses techniques particulières (CCTP). Sur 347 boîtes installées dans le vide sanitaire, 87 sont concernées par le dispositif. 40 boîtes à ressorts doivent être remplacées à l’identique, 47 doivent être traitées contre la corrosion, selon un protocole validé par un fournisseur « selon les recommandations faites par le fournisseur de revêtement anticorrosion », indique le CCTP.

    L’opération se déroulera « en période basse de l’activité du Grand Théâtre de Provence » pour ne pas perturber la programmation culturelle et s’achèvera par un « contrôle final en présence du bureau d’études structure, du bureau de contrôle et du représentant de la commune ».

  • Le losange Renault revisité à la Vasarely

    Le losange Renault revisité à la Vasarely

    Le losange métallique a traversé des générations. Cent ans après sa création, le logo Renault inspire l’exposition « Dialogues avec le losange », hébergée par la Fondation Vasarely jusqu’au 15 février. Modernisé au fil des générations, le logo Renault, floqué sur toutes les carrosseries de ses voitures, est devenu emblème de l’industrie française.

    C’est en 1972 que la marque adopte le dessin du plasticien et artiste Victor Vasarely. S’inspirant du travail du plasticien qui explore la géométrie et joue sur l’optique, trois artistes, Olivier Swiz, Arthur Dorval et Sébastien Preschoux proposent une exposition « en trio, développée autour d’un protocole commun ». Sur proposition du Fonds Renault pour l’art et la culture et la Fondation Vasarely, sous la production de David Bloch, les artistes ont travaillé à développer un « protocole commun », dont la béquille reste l’angle à 62,5 degrés, spécifique au losange dessiné par Vasarely.

    « On a dû trouver un terrain d’entente avec un ordre de commencement (…) C’est une déconstruction du losange, un travail mixte et riche. C’est un travail symétrique et géométrique par nature », résume Arthur Dorval. « Initialement, on devait seulement intervenir dans le bureau de Vasarely, qui n’a jamais été ouvert au public, retrace Olivier Swiz. C’était le point de départ de l’exposition, qui devait créer un nouvel accès à cet espace. » Ce lieu de développement de projets de Vasarely est désormais métamorphosé : travail géométrique sur les sols, les murs, mais aussi à travers l’espace occupent désormais la pièce. « Assez rapidement, poursuit Olivier Swiz, la salle 14H, immense salle d’exposition, a rapidement été investie par une œuvre commune. Pour faire écho au travail de Vasarely, on a développé un protocole commun de création. »

    Trois immenses œuvres de quatre mètres par deux mètres, travaillées à six mains, présentent 24 unités plastiques autour desquelles le processus de création a permis un « vrai dialogue pour concevoir une installation composée de toutes nos œuvres », rapportent les artistes.

    Ces créations seront ensuite remises au Fonds Renault. Une projection vidéo installée en parallèle des tableaux présente des milliers de combinaisons possibles autour de la forme des travaux et résume l’amplitude du travail de réflexion.

  • Encore plus de couverts pour les Petites Cantines d’Aix

    Encore plus de couverts pour les Petites Cantines d’Aix

    L’équipe bénévole était installée, chaque vendredi, dans les cuisines du Théâtre du Bois de l’Aulne. Après une pause estivale, la structure aixoise des Petites Cantines annonce désormais ouvrir ses portes quatre fois par semaine, au lieu d’une, pour proposer à ses convives des repas à trois services, à prix libres. L’initiative, désormais étendue sur le territoire national, est née à Lyon, en 2016. à Aix-en-Provence, l’antenne est lancée depuis 2024. Autrefois ouverte le vendredi midi, les repas seront également servis les mardis, mercredis et jeudis. Les bénévoles pourront venir mettre la main à la pâte dès 9h30, les services débuteront dès 12h30.

    Installées dans le quartier du Jas de Bouffan, les Petites Cantines, structure de « quartier participative » où l’on cuisine « comme à la maison », rappelle souvent élodie Gindrier, l’une des quatre porteurs du projet, s’inscrivent dans une démarche d’inclusivité et de sociabilité. Objectif, permettre aux personnes les plus isolées, parfois précaires, d’avoir la cuisine et le repas comme vecteur de sociabilisation.

    Dans cette démarche, les Petites Cantines aixoises proposent une seconde nouveauté pour sa rentrée : la programmations d’ateliers et de rencontres diverses au sein de sa cuisine. à commencer par un atelier Halloween dédié aux parents et aux enfants, ce vendredi 31 octobre, entre 14h et 16h, pour lequel les inscriptions sont encore ouvertes. Le 7 novembre, ce sera un atelier d’écriture qui sera organisé par l’association. Toutes les réservations peuvent être effectuées via le site internet des Petites Cantines.

    Par ailleurs, si les équipes de bénévoles sont (presque) au complet, la structure cherche néanmoins à renforcer ses équipes organisationnelles. « On cherche du monde qui s’engage sur le long terme et vienne prendre des responsabilités au sein de l’association, la finalité de l’histoire, c’est ça ! », précise élodie Gindrier.

  • Les fleurettistes aixois tirent leur épingle du jeu à domicile

    Les fleurettistes aixois tirent leur épingle du jeu à domicile

    Entre un stage animé par des tireurs de l’équipe de France et une compétition internationale, l’Escrime du Pays d’Aix a relevé le défi de proposer une semaine dédiée au très haut niveau.

    Au sein de l’EPA, il existe un savoir-faire en matière de formation. Référence concernant le fleuret, le club a démontré une nouvelle fois sa capacité à proposer une rencontre sur le long terme. Dans le cadre du Trophée Licciardi, qui en a été le point d’orgue, la semaine du 20 au 26 octobre a été une véritable vitrine.

    Avec, dans un premier temps, un stage qui a rassemblé plusieurs dizaines de fleurettistes européens. Encadrés par plusieurs éducateurs passés en équipe de France, à l’image d’Anita Blaze, Maximilien Chastanet ou encore Tyvan Bibard, les stagiaires ont pu se préparer dans les meilleures conditions. Et enchaîner sur les duels du Trophée Licciardi, qui ont eu lieu les 25 et 26 octobre, sur le complexe sportif du Val de l’Arc à Aix-en-Provence.

    Au-delà de 100 tireurs

    Ce Trophée se déclinait en deux compétitions. L’Open international et le circuit européen dans la catégorie des U14. Les participants, plus d’une centaine, venaient de France et du monde entier. Avec des délégations bulgare, égyptienne, chinoise, espagnole, taïwanaise ou encore allemande, qatarie et roumaine.

    Face à de tels adversaires, les fleurettistes aixois ont su hausser leur niveau. Notamment chez les féminines, qui ont réussi un carton plein dans les catégories U14 et U15 où elles ont trusté les places sur le podium. En U14, Romane Vellieux décroche l’argent et Alice Villedieu le bronze. Alors qu’en U15, le podium est 100% aixois, avec Élise Janel sur la plus haute marche, devant ses coéquipières Romane Vellieux et Alice Villedieu qui terminent dans le même ordre que dans la catégorie précédente.

    Chez les garçons, Paul Leprince et Léo Zakari n’étaient pas très loin du podium, respectivement 6e en U14 et 5e en U12.

    « Ces résultats illustrent l’implication et le travail régulier des jeunes tireurs de l’Escrime du Pays d’Aix. Durant ce week-end, le club signe une prestation collective remarquable dans un tournoi de très haut niveau », souligne Frédéric Negroni, dirigeant du club aixois.

    C’était la seconde fois que l’Escrime du Pays d’Aix organisait le Trophée Licciardi. Relancé en février dernier par le président Camille Leprince et son équipe, le succès rencontré lors de ces deux éditions montre qu’il y a la place pour un grand rendez-vous international à Aix-en-Provence.

    Pendant sept décennies, le Licciardi a été le rendez-vous incontournable. Sa déclinaison en Trophée devrait permettre aux jeunes fleurettistes régionaux, français, mais aussi d’autres horizons, de bénéficier d’une nouvelle fenêtre et d’un tremplin pour leur carrière.