Tag: Aix-en-Provence

  • Paix, humanité et solidarité en musique à Aix-en-Provence

    Paix, humanité et solidarité en musique à Aix-en-Provence

    La 6e édition du concert pour la Paix, l’Humanité et la Solidarité, programmée le 3 avril au 6MIC à Aix-en-Provence, affiche complet depuis plus d’un mois. Cet événement est porté par le Casi cheminots Paca (comité d’activités sociales inter-entreprises). « Je pense que c’est lié à l’évolution de l’événement, en termes de communication et d’artistes qui se produisent », analyse le secrétaire de la structure, Sébastien Gronnier.

    Cette année, la programmation repose sur le collectif « Ensemble » qui réunit plusieurs artistes engagés. Une formule qui attire un public élargi grâce aux réseaux de chacun. Pour seulement 10 euros en prévente, les spectateurs pourront assister aux performances de Mike et Riké (Sinsemilia), Guizmo et Manu (Tryo), Vanupié et HK. En première partie, DJ Mike, artiste amateur issu du milieu cheminot, ouvrira la soirée. « Notre concert est un ovni dans le paysage culturel, souligne Sébastien Gronnier. Et ce collectif, qui vient de se créer, l’est tout autant. Les gens viennent aussi pour découvrir quelque chose de différent. »

    Réunir des acteurs de la solidarité

    « L’idée, c’est de réunir en un même lieu des acteurs de la solidarité avec lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années », détaille Sébastien Gronnier. Parmi eux : SOS Méditerranée, le Secours populaire français, le Mouvement de la paix et l’Orphelinat national des chemins de fer de France (ONCF). Avant le concert, à 17h30, un débat est organisé, d’abord exclusivement réservé aux cheminots, autour de thématiques de paix, d’humanité et de solidarité. L’objectif est de faire connaître ces associations et d’encourager l’engagement. Puis, les artistes viennent participer à ces échanges, notamment sur la place de la culture et de l’éducation populaire.

    « On attend un rayonnement post-concert, une prise de conscience que d’autres choses sont possibles », insiste le secrétaire du Casi. Un village associatif prendra place dans le hall du 6MIC afin de permettre au public d’échanger directement avec les structures présentes. « Il faut apporter de l’espoir, semer des petites graines dans une période un peu anxiogène », ajoute-t-il.

    « L’objectif n’est pas d’être rentable »

    Mettre en place un tel événement demande du temps. « C’est un travail qui dure environ un an », précise Sébastien Gronnier. La principale difficulté reste la recherche d’artiste en adéquation avec les valeurs portées. « Il faut qu’ils sachent pourquoi ils jouent. Or, rares sont ceux prêts à s’afficher sur ce type de thématiques, notamment la paix. » À l’inverse, les partenariats avec les associations sont plus simples, car ils s’inscrivent dans la durée.

    Le choix de proposer des places à prix réduit relève aussi d’une volonté assumée : sortir d’une logique purement commerciale. « On n’est pas à perte, mais l’objectif n’est pas d’être rentable », insiste-t-il. Les recettes seront d’ailleurs divisées entre les quatre associations partenaires. « Tous ceux qui achètent un billet sont aussi acteurs de la solidarité », apprécie l’organisateur.

    Parler paix dans un monde en guerre

    Dans un contexte international marqué par les conflits, le message peut surprendre ou paraître « illusoire », pour reprendre la formule de Sébastien Gronnier. « Quand on dit qu’on organise un concert pour la paix alors que les médias parlent essentiellement de guerre, ça fait parfois un peu sourire », reconnaît-il.

    Mais pour lui la démarche est essentielle : « La paix ne se résume pas à l’absence de guerre, c’est quelque chose qui se cultive au quotidien. Nous, on n’a pas attendu qu’il y ait une guerre, notre premier concert était en 2020, on ne parlait pas aussi fréquemment et aussi durement des conflits qu’il y a actuellement au Moyen-Orient ou en Ukraine, pour les plus récents. » Se rassembler, échanger, créer du lien : autant d’actions qui participent, selon lui, à construire une culture de la paix. « Même si un jour il n’y a plus de guerre, on continuera à parler de paix », assure le secrétaire du Casi.

    Pour cette édition, près de 500 cheminots sont invités. Et au-delà du succès immédiat, l’objectif reste le même : « On espère voir aussi des jeunes, et donner envie à d’autres initiatives de se créer, en dehors d’une logique purement capitaliste », conclut-il.

  • Le festival de Pâques débute à Aix-en-Provence

    Le festival de Pâques débute à Aix-en-Provence

    Ateliers pour enfants, concerts, tables rondes ou encore conférence… Le festival de Pâques est de retour à partir de samedi et avec lui une programmation soignée, riche et variée qui s’adresse à tous les publics à travers divers lieux de la ville jusqu’au 12 avril.

    Pour débuter les festivités ce sont des ateliers musicaux à destination des enfants qui sont proposés aux côtés de Solesne Loy, violoniste et pédagogue au sein du salon Jessye Norman du Grand théâtre de Provence. Dès samedi et dimanche de 10h30 à 12h et ce tous les week-ends que dure le festival, les débutants entre 7 et 10 ans pourront s’essayer au violon.

    Sinon, à partir de 6 ans, samedi à 14h et dimanche à 15h30, les minots pourront découvrir la « Symphonie Pastorale » de Beethoven, une ode à la nature en lien avec le concert familial, illustré et accompagné de six musiciens du même nom qui est prévu le 31 mars à 19h au Conservatoire Darius-Milhaud.

    Le pouvoir de l’Art et de la musique

    Un atelier où la musique prend vie et où les jeunes mélomanes sont invités à éveiller tous leurs sens. Un autre le samedi à 15h30 leur proposera de créer leur propre univers sonore en inventant les sons de la nature en musique.

    Le dimanche, à partir de 14h et pendant une heure les enfants pourront tout savoir du compositeur de génie, Ludwig van Beethoven.

    Du côté du camp des Milles, dimanche c’est toute une journée gratuite qui est prévue sur le thème « Penser, ne pas oublier » et fait de tables rondes et concerts pour s’interroger ensemble sur « le pouvoir de l’Art comme ciment du vivre ensemble dans une période où les crises et changements permanents peuvent conduire à un affaiblissement de nos repères ». À vivre à partir de 9h30.

    L’ensemble des événements présentés sont gratuits sur réservation.

  • La mandature de Sophie Joissains est lancée

    La mandature de Sophie Joissains est lancée

    La mandature de Sophie Joissains et de sa majorité est lancée. Réélue dimanche dernier par la voie des urnes, la maire sortante est arrivée en tête du second tour, dimanche dernier. C’est par son conseil municipal qu’elle a été élue ce vendredi, à 41 voix. Seuls les groupes d’opposition menés par Marc Pena (union de la gauche et des écologistes) arrivé en deuxiè me position au second tour, et Jean-Louis Geiger (RN) n’ont pas pris part au vote. Deux votes blancs ont été comptabilisés. « C’est officiel, je proclame Madame Sophie Joissains maire d’Aix-en-Provence ! », lance Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, doyenne de la liste donc présidente du conseil d’installation. Scène de liesse, à l’issue de cette annonce, dans une salle des États de Provence pleine à craquer. « Cette confiance nous oblige dans le travail conséquent qui sera à venir. J’ai aussi une pensée très émue pour Maryse qui n’a pas pu être là pour ce jour. On va se remettre à la tâche tout de suite », commente, Sophie Joissains.

    Les délégations à venir

    Ce sont donc 21 adjoints qui siégeront à proximité du maire : 16 postes d’adjoints au maire, 5 postes d’adjoints de quartier. Parmi les noms issus de la majorité sortante, ceux de Éric Chevalier, ancien premier adjoint, Dominique Augey, Karima Zerkani-Raynal, Stéphanie Braise ou Salah Khouiel. Parmi les nouveaux visages de cette liste renouvelée pour moitié, Mireille Lazare, ancien commandant de police, Hervé Liberman, président de la commission sports et JO 2030 à la Région, Jean-Christophe Grossi, déjà élu au commerce en 2014… Les délégations aux adjoints devraient, elles, être dévoilées « en tout début de semaine. Il y a des nouveaux, changements internes aux délégations… », indiquait Sophie Joissains, à l’issue du conseil d’installation. À chaque extrémité de la table de conseil siègent d’un côté les neuf élus issus de la liste de gauche, Aix Avenir, menée par Marc Pena, les trois sièges occupés par le groupe de Jean-Louis Geiger, RN. S’il n’a pas de majorité, Philippe Klein, arrivé quatrième au second tour, siège dans l’opposition aux côtés de Cyrille Blint, conseiller départemental. Il était annoncé que ce soit Laurence Demarchi aux côtés de l’ancien bâtonnier. Trois rapports ont été votés à ce jour également. Parmi lesquels les « délégations de compétences du conseil municipal au maire », qui a agité quelques questions côté opposition de gauche. « Nous avons été surpris de voir apparaître la disposition n°13, qui n’existait pas en 2020, qui permet de décider de la création de classes dans les établissements d’enseignement », pointe Magali Bailleul (Aix Avenir). « On vous demande sur cette question que le conseil puisse délibérer et ensuite adopter à partir de votre proposition », renchérit Marc Pena. Soit. « Je vais vous faire plaisir, on la retire », tranche Sophie Joissains. Les débats reprendront vendredi 3 avril, pour le premier conseil du mandat.

    Les adjoints
    21 adjoint composent la majorité de Sophie Joissains. Parmi les noms issus de l’ancienne majorité figurent ceux de Éric Chevalier ancien premier adjoint, Dominique Augey, ancienne adjointe aux finances, Laurent Dilinger, Karima Zerkani-Raynal, ancienne adjointe au tourisme, Brigitte Billot, ancienne adjointe aux solidarités, Solène Trévidic, Michaël Zazoun, Stéphanie Braise, Rémi Capeau, Perrine Meggiato et Salah Khouiel, et Laure Scandolera. Parmi les nouveaux visages se trouvent ceux de Patrick Ardizzoni, référent aixois de la Chambre de commerce, Marc Ceccaldi, Julie Davico-Pahin, Hervé Liberman, président de la commission sports et JO 2030 à la Région, Elisabeth Huard, colistière d’Anne-Laurence Petel en 2020, Jean-Christophe Grossi, adjoint en 2014, Mireille Lazare, ancienne commandante de police, Olivier Nasles, président du Comité national de l’agriculture biologique de l’INAO, et Gilles Donatini.

  • Sophie Joissains n’est pas candidate à la Métropole

    Sophie Joissains n’est pas candidate à la Métropole

    Point presse, à l’issue du conseil municipal d’installation, ce vendredi 27 mars, en Salle des Etats de Provence. Sophie Joissains, maire sortante (UDI) réélue au second tour dimanche, puis par son conseil municipal ce jour, a enfilé l’écharpe. Depuis plusieurs jours, son nom circulait pour la présidence de la Métropole Aix-Marseille, alors que Martine Vassal (DVD) a annoncé ne pas se représenter pour ce poste. « Je n’étais pas candidate, je regardais ce qu’il se passait. La voix d’Aix compte tout de même pour la Métropole », rectifie Sophie Joissains, ce vendredi face à la presse. « J’ai rencontré le maire de Salon-de-Provence (Nicolas Isnard) hier et je dois dire que ce qu’il m’a présenté correspond à ce que je souhaite comme réforme interne de cette Métropole.» Soit « faire en sorte que ce soit une métropole au service des communes et en même temps des bassins de vie, bien sur. » Pour rappel, Aix dispose de 17 sièges au Conseil métropolitain, et se place en deuxième position derrière Marseille, qui compte 101 sièges. «Je suis en réflexion mais je pense qu’il sera mon candidat», ajoute enfin l’édile aixoise.

  • COLOMIERS SC (mt)

    COLOMIERS SC (mt)

    Texte

    La rencontre n’a pas idéalement démarré pour les Provençaux. Cette première période s’est déroulée en deux temps, avec vingt premières minutes clairement à l’avantage des visiteurs. Durant ce laps de temps, Plateret, Timu et Dulon vont aplatir dans le même coin d’en-but pour gonfler directement le score. Aix-en-Provence a été glacé par ce vent qu’ils ont eu de face lors de ce premier acte (3-22). La réaction ne s’est pas faite attendre avec un essai dingue conclu par Arthur Coville. Une formidable action collective, lancée depuis leurs propres 22 mètres. Romain Latterrade viendra également marquer pour recoller un peu avant la pause (15-22). D’abord absents de la bataille, les Aixois ont correctement réagi pour ne pas être largués.

    Intertitre

    Texte_suite.

    24e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (8 000 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Coville (25e) et Latterrade (33e) pour Provence ; Plataret (7e), Timu (12e), Dulon (17e) pour Colomiers

    Carton jaune : XXX

    Provence : Portela – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Hawkes, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Delpy, Seguela – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Thomas – Bellemand, Larrieu, Tartas

    Entraîneur : Florian Nicot

  • À Aix, nouvelle configuration pour le conseil municipal

    À Aix, nouvelle configuration pour le conseil municipal

    Les nouveaux maires ont jusqu’à dimanche pour installer leur conseil municipal. À Aix-en-Provence, la première séance de cette nouvelle mandature se tiendra ce vendredi 27 mars (10h), à l’Hôtel de Ville. À la tête de la majorité, Sophie Joissains, maire sortante (UDI), réélue avec 47,35% des suffrages exprimés, sera reconduite dans ses fonctions et revêtira l’écharpe tricolore. Ses élus recevront également leurs délégations et leurs écharpes.

    Comme le veut la tradition, la doyenne des élus, Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, déjà présente durant le précédent mandat, ouvrira la séance. Les plus jeunes élus seront chargés du dépouillement.

    De nouveaux visages feront leur entrée pour siéger autour de Sophie Joissains, la liste ayant été largement renouvelée pour ces municipales : 22 élus étaient déjà en poste, 19 sont de nouveaux arrivants. Parmi eux figurent notamment Patrick Ardizzoni, référent aixois de la Chambre de commerce, Loris Martin, étudiant et cofondateur de la Guinguette étudiante, ou encore Mireille Lazare, ancienne commandante de police.

    Plus de sièges à gauche

    L’opposition connaît elle aussi des évolutions. À commencer du côté de la gauche, qui se renforce. La liste Aix Avenir
    – union des forces progressistes et écologistes menée par Marc Pena, arrivée deuxième au second tour avec 31,03% des voix – obtient neuf sièges. En 2020, sous la bannière Aix-en-Partage, la gauche n’occupait que six sièges.

    « Nous serons une opposition exigeante, fidèle à nos valeurs et entièrement tournée vers l’intérêt des Aixois », déclarait mardi Marc Pena. Six nouveaux élus rejoignent le groupe, parmi lesquels Clément Frel-Cazenave, 23 ans, chef de file des écologistes durant la campagne, ou encore Magali Bailleul, membre de Place Publique et suppléante de Marc Pena à l’Assemblée nationale. David Tessier, chef de file du PCF, rejoint également le groupe, aux côtés d’Agnès Daures (DVG), déjà élue d’opposition lors du précédent mandat. « Dès demain, une nouvelle étape de notre combat commence. Nos deux élus, communiste et apparentée, y prendront toute leur place, pour porter les voix des salariés et des quartiers populaires », soulignait, ce jeudi, la section locale du PCF.

    Le Rassemblement national, en revanche, revient siéger au conseil : la liste menée par Jean-Louis Geiger, troisième au second tour avec 13,66% des voix, obtient trois sièges.

    Philippe Klein, investi par le parti Horizons et crédité de 7,96% des suffrages, ne pourra quant à lui constituer un groupe. L’ancien bâtonnier, déjà élu d’opposition en 2020, siégera aux côtés de Laurence Demarchi.

    À noter que trois délibérations urgentes doivent être soumises au vote à l’issue de cette installation.

  • Rugby : Provence-Colomiers, âpre bataille en vue

    Rugby : Provence-Colomiers, âpre bataille en vue

    Un vent de phases finales souffle (déjà) sur cette rencontre. Provence Rugby-Colomiers. Le 3e accueille le 2e. Autre preuve d’un fort intérêt autour de ce match, Philippe Saint-André et Arthur Coville ont été accueillis par huit journalistes lors de la conférence de presse, ce mercredi. Soit plus du double par rapport à la norme. « C’est la première fois qu’il y a autant de journalistes à la conférence de presse. Vous aussi vous savez l’importance de ce match », notait d’ailleurs PSA.

    Pour un retour suite à une longue trêve de trois semaines, c’est un défi de taille qui attend les Provençaux. Colomiers est un adversaire coriace et compétitif. Le classement ne ment pas. « C’est une équipe qui déploie beaucoup de jeu, qui a beaucoup d’initiatives, qui n’a pas peur de tenter. Notre pelouse synthétique, c’est une surface qu’ils affectionnent, d’ailleurs. Pour bloquer leur attaque et leur vitesse, il faut être bon dans les zones de contact, dans les zones d’affrontement, que ce soit en conquête ou dans les phases directes », détaillait Arthur Coville.

    Appui du public et vent violent

    Après la frustrante défaite à Biarritz (18-26), les joueurs aixois ont pu se reposer avant de repartir au charbon. Provence Rugby est passé par le Portugal pour un stage d’une semaine. Une phase de travail importante pour construire la fin de saison régulière. Philippe Saint-André détaille : « On a travaillé notre précision, l’intensité qu’on veut mettre, en gardant une maîtrise et une discipline individuelle et collective. On a beaucoup travaillé là-dessus. »

    Le manager provençal a aussi demandé l’aide du public du stade Maurice-David. Pour la 32e fois consécutivement, l’enceinte sera à guichets fermés. « Jeudi, on a besoin de notre public. On a besoin d’avoir un vrai 16e homme derrière nous, que nos supporters nous poussent de la première à la dernière minute. Il y en a qui arrivent au bout de 20-25 minutes. Ce serait bien que là, ils mangent leurs burgers avant et qu’ils soient là dès le coup d’envoi », dit-il avec un sourire en coin.

    Un autre facteur est à prendre en compte pour cette rencontre : le vent. Le mistral peut être gagnant ou perdant ce jeudi, les bourrasques devraient atteindre 80 km/h à partir de 21h. Une donnée majeure. « On sait qu’il arrive derrière une tribune, derrière les poteaux, donc il y a vraiment deux mi-temps complètement différentes stratégiquement. Quand on l’a dans le dos, il faut vraiment réussir à user du territoire pour être chez eux et les enfermer, parce qu’on sait que c’est très difficile de s’en sortir quand on a le vent dans le nez », faisait remarquer Arthur Coville, capitaine ce jeudi soir.

    Le match aller, en banlieue toulousaine, était déjà dantesque avec une victoire à l’arraché des Provençaux sur le score de 12 à 10. Une bataille de tous les instants et une défense de fer avaient permis aux visiteurs de s’imposer. Il faudra au moins la même chose pour vaincre le dauphin de Vannes, à Maurice-David.

    PROVENCE – COLOMIERS

    24e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    PROVENCE : Portela – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Hawkes, Latterrade, Nostadt

    COLOMIERS : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Delpy, Seguela – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Thomas – Bellemand, Larrieu, Tartas

  • Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Une classe de primaire vient tout juste d’entrer dans le centre social de l’Horloge, installé dans le quartier du Jas de Bouffan et se dirige vers l’une des salles où sont exposés plusieurs kakémonos : le « Livre géant de la laïcité », exposition animée par des bénévoles de l’Observatoire pour la laïcité en Provence (Olpa).

    Depuis ce lundi 23 mars, le centre social organise sa troisième édition du Mois des Possibles, axé sur ce même thème. Un mois jalonné de différentes rencontres et activités à la fois ouvertes aux scolaires et aux adhérents du centre. L’événement se veut « transversal ». Parmi les grands rendez-vous, une séance de cinéma intergénérationnelle, ce mercredi 25 mars (dès 14h30), une grande journée de vide-greniers et une buvette « d’autofinancement pour les jeunes », le samedi 4 avril (dès 9h30) et un ciné-club le vendredi 17 avril (dès 14h30).

    « Dans le contexte national et encore plus précisément du quartier ou l’on est situé, venir parler de laïcité nous paraissait très pertinent », contextualise Laëtitia Olivero, coordinatrice jeunesse. Les personnels, sont d’abord passés par la case formation donnée par l’Olpa. « Qui nous a permis de comprendre que la laïcité était abordée comme un empêchement à quelque chose, alors qu’elle est surtout un outil de vivre-ensemble, dans le respect des uns et des autres, explique Géraldine Dewilde, directrice du centre social. Nous n’allions pas faire une programmation avec uniquement le prisme de la laïcité, qui est une porte d’entrée. »

    Le centre social, « un équipement de proximité dont la vocation est de permettre et de faciliter le lien social au sens large », souligne Géraldine Dewilde, se propose comme lieu neutre, à l’instar du cercle familial ou scolaire, pour aborder ces sujets-là. « On vient offrir un espace d’échange et de débat qui ne peut pas avoir lieu ailleurs, précise Laëtitia Olivero.Cela permet de faire passer des idées, permet aux participants de s’écouter. Sur cette question de l’ouverture, de la laïcité – qui est un outil d’émancipation, d’ouverture, le choix de ce que l’on croit ou non – avoir un endroit où l’on a le droit de dire ce que l’on pense et le droit d’entendre quelqu’un qui pense différemment, a du sens. »

    Un espace « plus ouvert, ou l’on porte des valeurs qui, on le croit, doivent apporter plus de facilité à faire société », complète Géraldine Dewilde.

    Informations à retrouver sur le site du centre social.

  • Une semaine d’actions contre le racisme à l’université Aix-Marseille

    Une semaine d’actions contre le racisme à l’université Aix-Marseille

    « Réaffirmer sa détermination à faire de ses campus des lieux de tolérance, de respect et de sécurité pour toutes et tous. » Voilà l’ambition qu’affiche Aix-Marseille université (AMU), en cette semaine nationale d’éducation et d’action contre le racisme et l’antisémitisme. Pour l’occasion, l’établissement propose une série d’événements : accès gratuits à certains sites culturels, ateliers de sensibilisation, spectacles et conférence.

    Parmi eux : l’entrée libre au site-mémorial du Camp des Milles, sur simple présentation de la carte étudiante, jusqu’au 28 mars. Les intéressés découvriront l’engrenage des intolérances qui rendirent possible la déportation. La compagnie Ellipse proposera mercredi, entre 12h et 14h dans le Cube du campus Schuman à Aix-en-Provence, un atelier de « Danse pour l’inclusion ». Un rendez-vous accessible au grand public gratuitement sur inscription. Les participants travailleront en rythme sur la lutte contre les discriminations, en particulier dans le contexte des crises sociales et écologiques. La compagnie présentera son spectacle Reverse dans le théâtre du Cube le jeudi à 18h30. Une forme « d’ode à la désobéissance et à l’entraide face aux situations d’adversité », elle aussi accessible gratuitement sur inscription.

    La faculté de droit et de science politique de la Canebière (1er) accueillera, mercredi dès 10h, une conférence tenue par Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille. Ouverte aux étudiants AMU et co-organisée par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, elle abordera la politique pénale en matière de lutte contre les discriminations.

    Détails sur univ-amu.fr

  • Au Jas, à Aix, la gauche mobilise de peu les voix

    Au Jas, à Aix, la gauche mobilise de peu les voix

    Pour ce second tour qui le plaçait juste derrière Sophie Joissains, finalement réélue maire dimanche soir, Marc Pena (PS) espérait mobiliser les voix des quartiers populaires. Le candidat à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes avait débuté sa campagne au Jas-de-Bouffan, et l’a terminée dans ce même quartier, dit populaire, avec un dernier meeting salle des Cèdres. Tout en tentant de convaincre l’ensemble des abstentionnistes du premier tour.

    Au second tour, Marc Pena, qui se maintient en seconde position avec 31,03% des suffrages exprimés, arrive légèrement en tête dans une poignée de bureaux du Jas-de-Bouffan : parmi lesquels le n°82 (École des Deux-Ormeaux), le bureau n°54 (École Joseph-d’Arbaud) et le n°81 (École Jules-Payot). Pour le reste des bureaux de vote, Sophie Joissains vire en tête.

    « Le match était de toute façon plié d’avance, estime l’une des habitantes, courses sous les bras. Moi, j’ai voté pour LFI. Mais quand j’ai vu les résultats au premier tour, je ne suis même pas allée voter au second. » Un peu plus loin, à l’arrêt de bus avenue Deffens, Danièle, retraitée, avoue avoir eu « un petit espoir » que la gauche puisse gagner. « Mais Aix est une ville de droite depuis longtemps, on le sait. Je suis seulement soulagée qu’aucun extrême ne soit passé ! » Elle ne précisera pas son vote. Parmi les personnes croisées dans le quartier, la réponse est souvent : « Non, je ne suis pas allé voter. » « La politique ? Gauche ou droite, ça ne change rien ! », lance une passante, que nous voulions interroger.

    Contacté, Djamal Achour, directeur de l’association Anonymal, en charge d’une web TV, qui connaît bien les dynamiques dans le quartier, remarque : « Mes propos n’engagent que moi. Mais j’ai l’impression d’une indifférence. L’émulation [politique], autour de moi, est celle de gens qui sont déjà impliqués. » Lui, comme d’autres, regrette le taux d’abstention au second tour à Aix-en-Provence : 53,76%. « Normalement, c’est une élection ou il y a de la participation. Dans les QPV (quartiers prioritaires de la ville), il y a des enjeux qui font voter. Dans ces quartiers-là pourtant, il y a une abstention record, poursuit Djamal Achour. Mais ce sont des territoires qui deviennent transparents. Et s’ils deviennent transparents, on ne s’en occupe pas beaucoup. Je regrette que les habitants ne se soient pas plus mobilisés, même en faveur de la candidate sortante. Le tout était de dire : on est là ! »