Tag: Aix-en-Provence

  • La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    Le budget a été voté à Aix, juste à temps, les communes ayant jusqu’au 30 avril pour l’adopter. Ce jeudi, les élus du conseil municipal se sont réunis deux semaines après avoir débattu du rapport d’orientations budgétaires (ROB) en salle des États de Provence. Budget décliné en plusieurs « axes majeurs », rappelle Dominique Augey, adjointe aux Finances, et sur lesquels repose aussi le budget primitif : proximité, qualité de service public, une préparation à la « ville de demain » mais surtout – et c’est une promesse de campagne – la préservation du pouvoir d’achat des Aixois. Néanmoins, pour l’année à venir, la Ville prévoit un budget à 330,5 millions d’euros. Le budget de fonctionnement s’élève à 238 millions d’euros de recettes. Et à 222 millions d’euros de dépenses, qui inclut 59,9% de dépenses en personnel. « Des recettes supplémentaires aux dépenses ça permet de dégager une marge de 15,6M d’euros, qu’on bascule dans le budget investissement, précise Dominique Augey. En complétant ce budget issu du fonctionnement par un certain nombre de recettes qu’on détaillera tout à l’heure pour un montant de 64 millions d’euros, on peut programmer des investissements qui sont à peu près à hauteur de 80 millions d’euros. » Quant aux 330,5 millions de budget total, ce chiffre inclut entre autres 110 millions d’euros de recettes fiscales (taxes foncières et autres taxes directes). 57 millions proviennent également de la Métropole (dotation de solidarité communale et attributions de compensation). La dotation globale de fonctionnement, chute de 4,9%. « Elle baisse de 50% sur les 15 dernières années. Il faut faire avec ces diminutions », précise Dominique Augey. Les grandes priorités du budget ont elles été présentées en « polyphonie ». Soit des « flashs sur un projet et des programmes variés en 2026 », présenté par plusieurs adjoints. Côté sports, Hervé Libermann estime que « le budget est à nouveau ambitieux et s’établit autour de 3,2 millions d’euros de dépenses de fonctionnement et de 810 000 en investissement ». Les aides aux associations et clubs sportifs s’élèvent à 1,6 million d’euros. Côté sécurité, parmi les sujets en poupe de la majorité, Mireille Lazare annonce notamment, la volonté de la Ville de « moderniser ses outils » avec l’agrandissement du centre de supervision urbain, la construction d’un nouveau commissariat de police municipale et « l’engagement de la Ville » dans le réseau Radio du futur (RFF). Les investissements dans les écoles se poursuivent eux aussi, notamment par la végétalisation des cours d’écoles, tout comme les investissements liés à l’environnement et la transition énergétique.

    Oppositions en désaccord

    « Face au désengagement de l’État, et pour préserver le pouvoir achat des Aixois, vous n’augmentez pas la taxe d’habitation des résidences secondaires. (…) Vous faites des choix, celui de préserver le pouvoir d’achat de certains Aixois. À côté de ça, on continue à payer la pénalité SRU (…) il faut prendre l’argent là où il est ! », pointe Agnès Daures (DVG, groupe Aix en Partage). Dans le même groupe, Magali Bailleul regrette qu’« il manque pourtant un aspect essentiel de la vie des enfants à l’école : le périscolaire. Il y a des attentes, ce qu’on demande est, dans ce budget, on ne voit pas une augmentation des ressources financières humaines suffisantes pour pouvoir améliorer le service tel qu’attendu par les parents. Pour la rentrée 2026, ce ne sera pas le cas ? ». Siégeant aux côtés de Philippe Klein, Cyrille Blint, conseiller départemental, regrette « un choix de baisser les investissements, d’endetter les Aixois, ou de céder les biens fonciers de la Ville. Je m’aperçois que vous avez fait les trois ». Le budget sera finalement, voté, contre l’avis de l’ensemble des oppositions.

  • [1er-Mai] À Aix-en-Provence, la jeunesse est dans la rue pour défendre ses droits

    [1er-Mai] À Aix-en-Provence, la jeunesse est dans la rue pour défendre ses droits

    Ils étaient 500 selon la police, 800 selon les syndicats, à battre le pavé des rues aixoises pour réaffirmer leurs droits. En tête de cortège, l’intersyndicale composée de la CGT, la FSU, et une partie de la CFDT, mais aussi de l’Union étudiante. En ce 1er-Mai, une majorité des manifestants sont étudiants, jeunes travailleurs, ou les deux, en partie poussés par l’actualité. « Comme toute personne ici, on est d’abord sur place pour défendre les droits et la vie des travailleurs. Il y a eu récemment pas mal de morts, d’étudiants, voire de mineurs au travail ou en stage d’observation. Ça soulève encore une fois la question des conditions de travail. Pour les mineurs, les étudiants, mais pour tous les ouvriers. On est là parce que ça nous concerne directement. » Entre autres, alors que ce représentant du syndicat étudiant insiste sur une appréhension générale de l’entrée dans le monde du travail, justifiée la précarité des jeunes travailleurs. Ces deux points, reviennent unanimement parmi les plus jeunes interrogés dans la foule. Pour Émilie, de la Fédération syndicale étudiante (FSE), « les jeunes aux travailleurs sont exploités. Récemment, on a eu [les chiffres] des morts au travail, et parmi ces morts, il y a une surreprésentation parmi les jeunes, explique la jeune syndicaliste. C’est pour cette raison que le syndicat (FSE) fait constamment du lien avec les collectifs jeunes : on sait qu’actuellement les travailleurs sont exploités et qu’il faut les défendre, que ces travailleurs-là s’organisent… On s’attache également à être présent sur des piquets de grève, à [dénoncer] cette double besogne des travailleurs étudiants. » Un peu plus loin, sous les drapeaux du Mouvement des jeunes communistes et du Parti communiste français, Arthur Patou revient lui aussi sur cette question des jeunes morts au travail. « C’est une question qui revient avec d’autant plus de force sur le devant de la scène puisqu’on a eu quatre jeunes qui sont morts au travail [en 2025, Ndlr.] au cours de stages, dans lesquels les conditions de travail qui se dégradent et une pression constante, d’aller contre les normes de sécurité. » Pour Théo et Clara, membres de Jeunes Génération.S, il faut « réformer les stages d’observation en 3e et en seconde, il n’y a aucune protection et un système qui fait que les droits des travailleurs ne sont pas entendus. Tout est à réformer. »

    Précarité, guerres

    et tensions mondiales…

    De nombreux autres sujets interpellent les plus jeunes du cortège. « La précarité est grandissante, les conditions d’accès aux études se dégradent, les étudiants ont du mal à se loger, se nourrir, doivent travailler pour subvenir à leurs besoins nécessaires et sont totalement oubliés », estime Célia, qui manifeste pour la première fois, « un peu désespérée », indique cette étudiante. « Sans compter qu’après cinq années à avoir étudié et galéré, aucun emploi ne s’offre à nous. Avec de la chance, on peut travailler en restauration. Pour le reste, c’est un chômage. » Pour Marc Pena, député (PS) de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, à la tête du groupe Aix Avenir au conseil municipal, la jeunesse « est la chair à canon. Ce sont souvent les moins protégés, ceux qui ne connaissent pas suffisamment leurs droits. Ce qu’on a à faire, c’est de rappeler qu’il y a un droit du travail qui protège, qui doit être appliqué dans toutes ses dimensions, on demande qu’il y ait dans le budget un gros effort sur le recrutement des inspecteurs du travail (…) une augmentation des moyens, et dire à ces jeunes qu’ils ne pourront pas s’en sortir seuls, qu’ils doivent s’organiser, se regrouper », poursuit le député. Le sujet des guerres et tensions internationales imprègne lui aussi les jeunes groupes dans ce cortège du 1er-Mai. Entre les banderoles des différents partis de gauche et progressistes, des divers syndicats et organisations, les drapeaux palestiniens, cubains – entre autres – flottent. « Cette logique de conflit nous impacte directement, nous les travailleurs. Investir dans la défense veut dire rogner sur les salaires. Les guerres et tensions ont un impact direct sur notre quotidien, on le voit avec l’augmentation des prix de l’essence ces derniers temps », pointe une étudiante. Résumé ainsi par Ludivine Martinez, pour la CGT : « Nous manifestons notre solidarité avec les millions de travailleurs qui se trouvent sous les bombes (…) il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. »

  • Faurel signe le match de sa vie contre Goffin

    Faurel signe le match de sa vie contre Goffin

    Même si son adversaire n’est plus au sommet de sa carrière, il savoure un succès qui pourrait marquer un tournant. Issu des qualifications, le Français Thomas Faurel (20 ans, 417e mondial) s’est offert un client de choix, mercredi sur le court central aixois, en la personne de David Goffin, ancien n°7 mondial (en novembre 2017). « C’est le meilleur match de ma carrière », confie le natif de New-York, qui a rejoint seul l’Hexagone à l’âge de 13 ans pour se consacrer à la petite balle jaune. « C’était vraiment pas simple d’affronter un tel joueur. Il y a plein d’émotions qu’il faut gérer avant le match et pendant le match, mais je m’en suis sorti. J’aime jouer ce genre de match », poursuit le pensionnaire d’Elite Tennis Center, la grande fabrique à champions cannoise. Il est persuadé que son niveau de jeu actuel est « très bon » et qu’il ne reflète pas son classement.

    Buse sur sa route

    Fort de ce succès, Thomas Faurel pourrait grimper de 42 rangs au classement ATP et pointerait virtuellement à la 375e place mondiale, lundi prochain, en attendant les résultats des autres tournois de la semaine. Ce qui lui permettrait d’atteindre son meilleur classement en carrière. Il peut encore gagner davantage de places en cas de victoire au prochain tour, mais son huitième-de-finale ne sera pas une partie de plaisir : il sera confronté au Péruvien Ignacio Buse (22 ans, 58e), tête de série n°5 du tournoi et demi-finaliste surprise de la dernière édition. « C’est une superbe expérience pour continuer de progresser », souligne le prodige formé par Jean-René Lisnard et coaché pour l’occasion par Xavier Pujo, ancien joueur de tennis professionnel dans la décennie 2000. « Je vais pouvoir constater ce que je vaux face à un joueur du top 60 mondial et, par ailleurs, particulièrement efficace sur cette surface », ajoute le quart-de-finaliste à Quimper, au mois de janvier.

    Goffin, la fin d’un chapitre

    Âgé de 35 ans, le Belge, surnommé « le mur » en raison de son excellente couverture de terrain et sa faculté à faire jouer un coup de plus à son adversaire, a nettement reculé au classement ATP, pointant désormais au 236e rang. À tel point qu’il a dû profiter de l’absence d’un joueur prévu sur la liste principale pour être directement intégré dans le tableau final de ce Challenger 175. Une dégringolade qui pourrait contraindre ses chances de participer au 14e et dernier Roland-Garros de sa carrière, lui qui a annoncé au début du mois d’avril la fin de sa carrière au terme de la saison. Trop juste au classement pour intégrer les qualifications, il doit désormais compter sur une wild-card (invitation) du tournoi ou de la Fédération pour faire ses adieux à la Porte d’Auteuil.

    EN BREF

    Résultats du mercredi

    En 16e de finale en simple : P-H. Herbert (FRA, LL) bat. D. Lajovic (SER, ALT) 7-6, 6-3.R. Hijikata (AUS) bat. C. Chidekh (FRA, ALT) 6-3, 6-3.V. Royer (FRA, 6) bat. P. Martinez (ESP) 6-2, 6-3.R. Bautista Agut (ESP) bat. S. Gueymard-Wayenburg(FRA, Q) 7-5, 6-2.K. Coppejans (BEL, Q) bat. R. Bertola (SUI, ALT) 6-4, 7-5P. Martin Tiffon (ESP, Q) bat.G. Dimitrov (BUL, WC) 6-3, 6-4.I. Buse (PER, 5) bat. F. Comesana (ARG) 7-6, 6-3T. Faurel (FRA, Q) bat. D. Goffin (BEL, ALT) 6-1, 6-4.En 8e de finale en double :M. Vocel (CZE) et J. Paul (SUI) batttent. F. Martin (FRA) etA. Müller (FRA)M. Willis (GBE) et P. Trhac(USA) battent. A. Weber(FRA) et P. Saraiva Dos Santos (BRE)V. Kirkov (USA) et B. Stevens(NLD) battent. L. Sanchez(FRA) et A. Reymond (FRA)R. Galloway (USA) et J. Peers(AUS) battent. V. Royer(FRA) et C. Chidekh (FRA)

    Programme de jeudi

    En 8e de finale en simple : R. Hijikata (AUS) vs S. Ofner(AUT, 8) à 11hZ. Bergs (BEL, 3) vs P-H. Herbert (FRA) à 11hA. Shevchenko (KAZ, 7) vs Y. Wibing (CHI) pas avant 12h10M. Landaluce (ESP) vs E .Quinn (USA, 4) pas avant12h10K. Coppejans (BEL) vs V. Royer (FRA, 6) pas avant12h10I. Buse (PER, 5) vs T. Faurel(FRA, Q) pas avant 13h20A. Michelsen (USA, 1) vs P. Martin Tiffon (ESP) pas avant13h20 et R. Bautista Agut (ESP) vs A. Tabilo (CHI, 2)

  • Tabilo vise un deuxième sacre sur les courts aixois

    Tabilo vise un deuxième sacre sur les courts aixois

    Pour les spécialistes de la petite balle jaune, il s’impose sans conteste comme le grand favori de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole. Alejandro Tabilo (28 ans, 43e mondial), tête de série n°2 cette semaine derrière l’Américain Alex Michelsen (21 ans, 37e), arrive au Country Club aixois avec l’ambition de remporter ce Challenger pour la deuxième fois de sa carrière, après son sacre en 2024. « J’étais en très grande forme cette semaine-là. J’ai joué avec beaucoup de confiance. Les premiers matchs ont été un peu accrochés, surtout celui face à [Hugo] Gaston. J’ai traversé quelques problèmes personnels, mais j’ai su m’en sortir », se souvient le Chilien, né à Toronto, au Canada.

    Tabilo entrera en lice ce jeudi, en huitième de finale, face à l’Espagnol Roberto Bautista Agut (38 ans, 93e mondial). Ce dernier, autre référence sur terre battue, a récemment annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la saison, à l’image de Stanislas Wawrinka (41 ans, 106e) et David Goffin (35 ans, 236e). « Ce sera un match difficile », insiste l’ex-membre du top 20, actuellement en pleine préparation pour Roland-Garros, où son classement lui permet d’intégrer directement le tableau principal.

  • Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Un centre de référence en matière de technologies de pointe pour la défense, d’aéronautique, de spatial : le projet de « Tech Valley » du pôle d’activités d’Aix-en-Provence est lancé. Ce mercredi, ce nouveau pôle du Paap, qui se veut être « d’envergure nationale » a été présenté dans l’un des amphithéâtres de The Camp. Sur quinze hectares dont 40 000m2 de bureaux et de locaux d’activité, des laboratoires de recherche, des centres de formation « positionnés sur les marchés civils et militaires de l’aéronautique légère », seront installés sur une zone de l’aérodrome d’Aix les Milles, labellisé France 2030.

    Un projet d’ampleur

    Ici, seront aussi développés l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les technologies à « haute valeur stratégique »… « Ce projet, est d’ores et déjà sur le bureau du commissaire européen [aux stratégies industrielles] », précise Jean-François Dubost, président du Paap et ex-adjoint aux finances de la Ville. Le projet, qui se veut d’ampleur, est porté par l’association des entreprises du Pays d’Aix (Paap), Edeis concessions, délégation de service public de l’aérodrome, la sous-préfecture, pôle de compétitivité Safe mais aussi la Ville, et la Semepa, en charge de la réhabilitation d’un site de trois hectares, comprenant un ancien bâtiment de l’État-Major de la région aérienne sud. « Nous sommes en ordre de bataille pour apporter notre pierre à ce bel édifice, rapporte Éric Chevalier, son président et premier adjoint de la Ville. L’objectif, en accord avec l’état et sous l’impulsion de Jean-François Dubost était d’acquérir auprès de l’état des terrains et de concevoir le projet pour permettre l’installation de cette cité [spatiale]. On avance rapidement. »

    Justement, où en est ce projet ? Selon Sabine Montiès, directrice des investissements Edeis Concessions, les études de conception sont finalisées. Les premiers travaux pourraient être lancés à la mi-2027.

    « La première filière industrielle de la région, c’est l’aéronautique. pointait Jérôme Perrin, directeur général du pôle Safe, qui a mené des études sur les besoins et filières aéronautiques, autour de la future Tech Valley. Depuis le spatial sur l’est de la région et l’aéronautique sir la partie Ouest, avec une concentration forte dans mes Bouches-du-Rhône et sur le territoire de la Métropole. » Installer la Tech Valley à Aix suit donc une logique économique, et vise « une capacité d’accueil » d’emploi de 2 500 personnes ainsi qu’une réserve pour la formation et une pépinière d’entreprises d’environ 5 000m2. Si le projet est économiquement « faisable » selon Jérôme Perrin, ce dernier précise « qu’on n’a pas de grand groupe qui nous dit s’installer sur le site d’Aix-en-Provence. Il va falloir aller convaincre au cas pas cas ». Pour le maire (UDI), Sophie Joissains, ce projet et une aubaine pour « avancer » vers une « économie florissante et d’avenir, qui nous permette dans les années qui viennent d’être les plus performants possibles ». Tout en restant« réservée » sur l’aéronautique :« Nous avons des riverains extrêmement vigilants sur les nuisances sonores. » Autre point de vue sur ce projet, dessiné par le Colonel Guillaume Michel, directeur de cabinet du Général commandant de l’école de l’air et de l’espace, la défense. Et préparer « Les esprits. Non pas pour la guerre, mais pour l’éviter ».

  • Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Petite surprise. Sebastian Ofner (29 ans, 83e mondial), tête de série n°8 de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole, a rapidement disposé, mardi sur le court central, de la légende suisse Stanislas Wawrinka (106e), finaliste de la dernière édition du tournoi aixois, en 16e de finale.

    « C’est toujours difficile d’affronter un tel joueur avec une telle carrière », confie Ofner, conscient que son adversaire du jour continue de jouer à un niveau très élevé à plus de quarante ans. « Je pense que j’ai mieux géré mes jeux de service, surtout dans le premier set. Mais c’était tout aussi important pour moi de faire durer les échanges le plus longtemps possible pour le fatiguer », développe celui qui affrontera en 8e de finale, jeudi, le vainqueur du match entre le jeune arlésien Clément Chidekh (179e) et l’Australien Rinky Hijikata (101e), ce mercredi.

    Stanislas Wawrinka a donc vécu ses derniers instants sur les courts aixois. « C’est une défaite pas facile. J’ai eu des occasions de rapidement breaker, mais c’était un match compliqué. J’ai eu pas mal d’hésitations dans mon jeu. C’est triste de perdre aussi rapidement », déplore le Suisse, qui attend désormais une invitation afin de participer à son dernier Roland-Garros. Le point final d’une carrière accomplie et bien remplie.

    Résultats du mardi

    Dans les qualifications :

    Thomas Faurel (FRA) bat Inaki Montes-De-La-Torre (ESP, 7) 6-2, 6-3.

    Sascha Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) bat Tom Paris (FRA, 8) 6-4, 6-4.

    Kimmer Coppejans (BEL, 2) bat Matteo Martineau (FRA, 6) 7-6, 4-6, 6-4.

    Pol Martin Tiffon (ESP, 5) bat Pierre-Hughes Herbert (FRA) 7-5, 6-4.

    Pour les 16es de finale :

    Alexander Shevchenko (KAZ, 7) bat Dan Added (FRA) 6-2, 6-2.

    Yibing Wu (CHI) bat Alexandre Müller (FRA) 6-3, 6-4.

    Sebastian Ofner (AUT, 8) bat Stanislas Wawrinka (SUI) 6-3, 6-4.

    Martin Landaluce (ESP) bat Daniel Jade (FRA) 4-6, 6-1, 6-3.

  • [Entretien] Stanislas Wawrinka : « Je suis un compétiteur et j’ai toujours cette envie de gagner »

    [Entretien] Stanislas Wawrinka : « Je suis un compétiteur et j’ai toujours cette envie de gagner »

    La Marseillaise : Vous avez été défait en finale de l’Open Aix Provence Crédit Agricole la saison passée. Que retenez-vous de cette semaine ?

    Stanislas Wawrinka : Ça a été une super semaine. Malheureusement, finale perdue, mais dans l’ensemble un très bon match. C’est vrai que ça a été difficile pour nous deux [avec Borna Coric, le vainqueur, Ndlr.]. Il y avait eu l’arrêt du match avec la pluie… Mais, vraiment, tout le reste de la semaine été une superbe aventure. Il y a eu beaucoup de public, beaucoup de monde, donc j’ai beaucoup apprécié.

    Comment expliquez-vous votre attachement à ce tournoi ?

    S.W. : Plein de petites choses, en général. J’ai toujours eu un attachement particulier pour les tournois en France. C’est vrai que ça vient des ramasseurs de balles, en général, ou du public. J’ai toujours eu, dans les grands tournois comme dans les plus petits, beaucoup de soutien, beaucoup de monde. Ici, ça a été le cas. J’ai aussi le kiné qui travaille ici, Stéphane Falchi, avec qui j’ai travaillé pendant plusieurs années.

    Vous bénéficiez une nouvelle fois d’une wild-card de l’organisation. Avez-vous un objectif particulier cette année ?

    S.W. : Ce sont des tournois et des semaines qui sont fortes. Il y a de très bons joueurs ici. L’objectif est toujours le même, c’est de bien entrer dans le tournoi. C’est de gagner le premier match, puis avancer match par match, de toute façon. Dans l’ensemble, je me sens bien. C’est ma dernière année, je suis assez satisfait de mon niveau. Tennistiquement et physiquement, je me suis bien préparé.

    Pourquoi continuez-vous d’évoluer sur le circuit Challenger alors que vous disputez votre dernière saison ?

    S.W. : C’est une question de planification, tout simplement. Le risque de se blesser est identique dans un Challenger ou dans un grand tournoi. Toute ma carrière, j’ai essayé de planifier le mieux possible, pour essayer d’éviter le maximum de blessures. J’ai eu la chance d’avoir une très longue carrière, ça s’est très bien passé dans l’ensemble. Comme c’est ma dernière année, j’ai envie de jouer des semaines et des tournois qui me plaisent, tout simplement. Aix en fait partie.

    L’année dernière, vous évoquiez votre mécontentement entre vos prestations à l’entraînement et celles en match. Cela a-t-il pesé dans votre décision de mettre un terme à votre carrière ?

    S.W. : C’est quelque chose de plus général. Là, ça n’arrête pas sur une fin de carrière. C’est vrai que j’ai réussi à pousser vraiment le plus loin possible. Je suis satisfait de ma carrière. Mon objectif était aussi de pouvoir finir en jouant bien, en se sentant bien tennistiquement, physiquement, et c’est le cas. De pouvoir profiter d’une année où je sais que je suis encore compétitif. Il y a plein de choses qui ont fait que j’ai senti et su que c’était le bon moment.

    Ressentez-vous un soutien différent du public depuis l’annonce de votre retraite ?

    S.W. : C’est vrai que le fait que ce soit la dernière année, il y a eu vraiment plus d’ambiance, plus d’émotion, plus de monde, plus de soutien. L’Open d’Australie, ça a été exceptionnel, les autres tournois aussi. Comme je l’ai dit, j’essaie de jouer le mieux possible, d’être compétitif, d’essayer d’avancer dans les tournois parce qu’à la fin, je suis un compétiteur et j’ai toujours en moi cette envie de gagner des matchs. C’est l’essentiel pour moi pour pouvoir, justement, faire cette année et puis d’un autre côté, essayer de profiter de cette dernière fois dans chaque tournoi avec le public.

    Selon vous, cet esprit de compétition a-t-il été la clé pour rester à haut niveau après 40 ans ?

    S.W. : Le tennis, c’est plein de paramètres différents qu’il faut réunir en même temps, mais c’est vrai que plus les années passent, plus il faut faire d’efforts un peu dans tout. Il faut s’entraîner plus tennistiquement, physiquement, il faut avoir plus de repos aussi, parce que l’âge fait que ça devient de plus en plus difficile, tout simplement. Il y a le côté mental aussi, mais c’est vrai que pour moi, ça a toujours été essentiel et le facteur numéro un, de vouloir toujours essayer de progresser ou de vouloir être compétitif, de vouloir gagner des matches, parce qu’à la fin, c’est mon moteur.

  • Agressé par l’extrême droite, Bilel témoigne

    Agressé par l’extrême droite, Bilel témoigne

    Septembre 2022, un soir rue de l’Annonciade. Bilel et quelques copains s’installent sur la terrasse d’un bar dans ce coin de centre-ville réputé pour sa nuit nocturne. C’est ce soir-là qu’il sera violemment pris à partie par des membres de l’Action française, groupuscule d’extrême droite et royaliste. Déjà examinée en mars 2023 au tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, seul l’un de ses agresseurs, Paul-Antoine Schmitt, comparait, repéré par l’épluchage de caméras de vidéosurveillance.

    Le journal Libération révélait que l’homme s’avère être au moment des faits responsable de Génération Zemmour, le mouvement de jeunesse de Reconquête. Ce lundi 4 mai, il sera de nouveau jugé à la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, à sa demande. Il avait écopé, en première instance, d’une peine d’un an de prison avec sursis et de 3 000 euros d’amende pour violence volontaire en réunion. Le caractère raciste avait été retenu : c’est ce point que Paul Antoine Schmitt conteste. Pour Me Claudie Hubert, qui représente Bilel, « le caractère raciste est largement établi par le déroulé de l’agression, [mon client] étant le seul visé (…) ces faits s’inscrivent dans un climat de racisme qui est de plus en plus préoccupant ». Bilel doit donc revivre ces faits, qui sont ceux d’un « lynchage », et qu’il nous raconte quelques jours avant le procès, en terrasse.

    Trois ans après, il se souvient précisément d’avoir vu une vingtaine d’hommes débarquer dans la rue, et entonner des « chants coloniaux, en lien avec l’Algérie française. Les paroles ne laissaient aucun doute », relate Bilel, qui reconnaît les membres du groupuscule aux t-shirts et casquettes floqués des symboles de la monarchie, portés par ses agresseurs. En surfant sur internet après les faits, l’étudiant se rendra compte que les militants d’extrême droite « venaient de faire leur rentrée sur Aix ». « Au fur et à mesure, poursuit Bilel, je vois qu’ils me regardent de façon assez véhémente. Je suis le seul d’origine maghrébine de mon groupe d’amis à cette époque. Eux, étaient d’origine européenne. J’avais un gros afro, une barbe. J’imagine en me refaisant le scénario que ce doit être la raison. » Après les regards provocateurs s’ensuivent les insultes alors que Bilel propose à l’un d’entre eux de « débattre et de discuter » du sujet de l’Algérie française. « Je le lui dis sans aucune méchanceté. Mais dès la première phrase, il a été insultant », détaille Bilel. Parmi le florilège d’insultes, il se souvient de termes tels que : « Vous êtes des sauvages », « on vous a apporté la civilisation », « barrez-vous, c’est chez nous ici », cite Bilel. Mais aussi des allusions aux terroristes du Bataclan.

    Une bagarre éclate, entre lui et plusieurs membres de l’Action française, avant de dégénérer en « lynchage ». Coups de pied dans la tête et rouages de coups s’enchaînent, selon le jeune homme. Les coups auraient duré deux minutes, selon les rapports qu’il a pu consulter. « Ils arrêtent de me rouer de coups quand je suis par terre », se souvient Bilel. Le lendemain, il porte plainte, est reçu par un médecin, qui lui prescrit cinq jours d’ITT. Après cette violente agression, le jeune homme rapporte qu’il aura du mal à sortir de chez lui pendant plusieurs mois, à dormir, à poursuivre ses études. « Depuis, lorsque j’entends parler de violences similaires, je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle, glisse Bilel. Mais un acte d’une telle violence, en parler, c’est le minimum. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’être là pour en parler ou avoir un procès. Je me réjouis aussi que la justice existe, qu’en France une action comme celle-ci ne reste pas impunie (…) ça me redonne de l’espoir. » De cet appel, Bilel espère aussi pouvoir « passer à autre chose ».

  • Aix : dans la cité Corsy, une place publique flambant neuve

    Aix : dans la cité Corsy, une place publique flambant neuve

    Lundi matin, la place Jean Michel – nommée d’après une « figure » du quartier – est presque déserte : l’esprit de fête installé la veille, jour de son inauguration, s’est consumé. Cet espace, en plein centre du quartier de la cité Corsy vient d’être entièrement reconfiguré, depuis les travaux lancés en juin 2025 et bouclés le mois dernier. Bilan de ces travaux : « Plus de 4 000m2 d’espaces réaménagés », 64 arbres plantés, une désimperméabilisation « d’une partie des stationnements » mais aussi l’installation de deux caméras de vidéoprotection, parmi les quatre installées dans le quartier, rapporte la municipalité. 342 heures d’insertion ont également participé à restaurer cette place désormais recouverte de pavés blancs. Sur la place et autour, il y a les quelques nonchalants. « Ça ne change pas grand-chose, visuellement c’est agréable, c’est vrai. Mais ça n’enlève rien aux problématiques d’un quartier », répond cet habitant, avant de tracer sa route. Assis devant les agents des espaces verts, deux hommes estiment être « surtout contents que les travaux soient terminés ». Mais sur le peu d’habitants rencontrés, les premiers retours restent relativement positifs. « C’est apprécié quand les travaux s’excentrent ! Quand on donne de l’attention aux quartiers, pas qu’au centre-ville », pointe une autre habitante de la cité.

    Continuité d’un projet

    À l’accueil du centre social Albert Camus, qui jouxte la place flambant neuve et qui, dimanche, a organisé la grande journée d’inauguration, on trouve avantage à cette transformation. « Autrefois, ce n’était qu’un espace de terre battue, ce n’était pas forcément esthétique, il y avait aussi une route proche, retrace Didier, agent d’accueil du centre social. Ces travaux, et la fête d’inauguration, sont profitables pour nous aussi. Ça nous permet de recentrer notre activité, d’avoir une meilleure visibilité aussi. » Pour rappel, cette requalification a nécessité un « investissement total de 1,53 million d’euros TTC », rappelle la municipalité, cofinancée par la Ville à hauteur de 53,11% et à 46,89% par la Métropole. Il fait suite à des projets similaires sur les places Joséphine Baker, dans le secteur nord d’Aix et Marcel Tavé, et la transformation récente de la place Romée de Villeneuve dans le quartier d’Encagnane.

  • Sascha Gueymard-Wayenburg retrouve le sourire sur terre battue

    Sascha Gueymard-Wayenburg retrouve le sourire sur terre battue

    Son retour à la maison lui a permis de mettre un terme à une série noire de quatre défaites consécutives sur terre battue. L’Aixois Sascha Gueymard-Wayenburg, 262e mondial au classement ATP, a triomphé du Brésilien Saraiva Dos Santos (25 ans, 505e), lundi, lors du premier tour des qualifications de la 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole (7-5, 6-4). « Ce n’était pas un match facile », souligne celui pour qui évoluer sur le court central du Country Club Aixois, club dans lequel il a grandi et évolué aux côtés de la Ligue Provence-Alpes-Côte d’Azur de tennis, est « toujours un honneur ». « Ça fait toujours plaisir de jouer devant les amis, les parents et la famille. Après, j’ai joué un bon adversaire, un joueur de double qui n’avait pas grand-chose à perdre. Il fallait s’en sortir aujourd’hui, il fallait surtout accepter le combat et y aller », poursuit-il, conscient des bienfaits mentaux de cette victoire. Surtout après une tournée américaine qui ne s’est pas passé comme prévu. « Je suis tombé malade dès mon deuxième tournoi », confie Sascha, resté pratiquement une semaine au lit suite à une angine. « J’ai dû abandonner contre [Clément] Tabur. Et je n’ai pas mangé pendant cinq jours. Je n’avais plus d’énergie pour le reste de la tournée, à tel point que j’ai même hésité à venir à Aix-en-Provence. Mais je voulais remonter le plus rapidement possible en scelle et montrer de quoi je suis capable », ajoute le finaliste du Challenger de Tampere (Finlande), en juillet dernier, sur la surface lente.

    En attente d’une wild-card pour Roland-Garros

    Grâce à sa neuvième victoire de la saison, Gueymard-Wayenburg retrouvera son compatriote Tom Paris ce mardi au deuxième tour des qualifications. « On s’est déjà joué en indoor », rappelle l’Aixois, victorieux de son futur adversaire au Challenger de Rennes l’année passée. « Il va falloir être prêt au combat. De toute façon, peu importe les adversaires, tout le monde peut me battre. Et je peux battre tout le monde », martèle-t-il, persuadé que ce genre de match reste une bonne préparation pour Roland-Garros. En n’ayant pas « passé le cut » des qualifications pour le Grand Chelem parisien, Sascha espère une wild-card (invitation) du tournoi ou de la Fédération.

    Résultats du lundi

    K. Coppejans (BEL, 2) bat A. Escoffier (FRA, WC) 6-1, 7-5.

    T. Faurel (FRA) bat R. Bertrand (FRA, 4) 6-3, 6-1.

    T. Paris (FRA, 8) bat L. Lokoli (FRA, Alt) 6-3, 4-6, 4-2 (ab.).

    M. Martineau (FRA, 6) bat F. Balshaw (FRA, WC) 7-6, 6-7, 6-0.

    P. Martin Tiffon (ESP, 5) bat T. Compagnucci (ITA) 6-4, 6-3.

    P-H. Herbert (FRA) bat A. Nagel (FRA, WC) 6-2, 7-6.

    S. Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) bat P. Saraiva Dos Santos (BRE, Alt) 7-5, 6-4.

    I. Montes-De-La-Torre (ESP, 7) bat A. Weber (FRA) 6-4, 6-1.

    Programme mardi

    Pour le dernier tour de qualification :

    K. Coppejans (BEL, 2) vs M. Martineau (FRA, 6) – 11h

    T. Faurel (FRA) vs I. Montes-De-La-Torre (ESP, 7) – 11h

    S. Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) vs T. Paris (FRA, 8) – pas avant 12h10

    P-H. Herbert (FRA, 1) vs P. Martin Tiffon (ESP, 5) – pas avant 12h10.

    Pour les 16e de finale :

    A. Shevchenko (KAZ, 7) vs D. Added (FRA) – 11h

    W. Yibing (CHI) vs A. Müller (FRA) – pas avant 12h30

    S. Wawrinka (SUI) vs S. Ofner (AUT, 8) – pas avant 14h

    D. Jade (FRA) vs M. Landaluce (ESP) – pas avant 15h10.