L’hôpital Privé de Provence (HPP) est l’un des seuls en France à disposer de ce dispositif. Début novembre, l’établissement hospitalier s’est doté d’un pôle entier dédié à la rééducation oncologique. Ici, dans cet espace dessiné en quatre box, d’une superficie de 100 mètres carrés, ce sont une trentaine de patients par jours qui sont suivis et accompagnés dans le traitement des effets secondaires liés aux chimiothérapies et autres interventions endurées par les personnes atteintes de cancers. Exemple, la neuropathie. Les praticiens intégrés au pôle interviennent également jusque dans les services de chimiothérapie. « Pour faire simple, les soins permettent aux patients de garder une autonomie et une activité pendant leur soins. On dispose d’une salle de kinésithérapie et d’un matériel d’innovation plus technique qui permet de prendre en charge l’apparition de divers symptômes [liés aux effets secondaires des traitements, Ndlr.], très peu pris en charge jusqu’à présents », explique Pierre Lavignotte, 27 ans, masseur kinésithérapeute libéral au sein de l’HPP. Lui est à l’origine du projet. Au nom d’une société dont il poursuit la création, soutenu par la direction, il a investi près de 100 000 euros dans le matériel nécessaire. Parmi les thérapies de pointe intégrées au pôle : la photobiomodulation, thérapie laser aux propriétés antalgiques, cicatrisantes, anti-inflammatoires et l’endermologie pour réduire, entre autres, les lymphœdèmes, améliorer la mobilité et réduire tensions et de douleurs. « Il n’y avait quasiment aucune prise en charge, a part médicamenteuse sur les neuropathies, poursuit Pierre Lavignotte. On traitait le symptôme, pas la cause de perte de sensibilité. En intervenant rapidement on permet d’éviter cette dégradation parfois permanente. » En janvier, une quatrième kinésithérapeute rejoindra l’équipe.
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Le projet de la Chevalière à Aix-en-Provence devrait être révisé à la baisse
Le chantier était à l’arrêt depuis le mois d’octobre. Depuis l’annonce d’une importante construction au sein de leur résidence de la Chevalière, les 61 familles de ces habitations HLM, proche du centre de secours et en partie occupée par des familles de pompiers, étaient montées au créneau. Début 2025, les habitants découvraient qu’un projet de trois bâtiments sur trois étages, soit 87 logements supplémentaires, était lancé dans cette résidence sous le giron de Pays d’Aix Habitat depuis les années 2000 et de Famille et Provence depuis la fusion entre les deux bailleurs sociaux. Le projet prévoyait 36 logements dans un bâtiment de la Chevalière « haute », 12 dans un bloc central (dont les habitants exigeaient la suppression), 40 logements dans un bâtiment de la Chevalière « basse ». Coût total estimé du projet : 18 millions d’euros. Le maire sortant, Sophie Joissains (UDI) avait bien tendu une oreille aux réclamations des habitants, qui demandaient la révision du projet. En avril, elle avait rencontré et d’entendre les récriminations des habitants avant de réajuster le plan. Après des mois de rencontres puis d’attente, le verdict est tombé : la construction du bâtiment central sera définitivement supprimée des plans. Ne reste plus que le bâtiment de la Chevalière haute et de la Chevalière basse, qui sera, elle, classée R+1 et à 26 logements. Au total, 26 logements ont été supprimés du projet. Ces informations, ce sont les habitants de la Chevalière qui les rapportent, à la suite d’une ultime réunion avec le maire et les représentants de Famille et Provence. Ils précisent : le permis modificatif n’a pas encore été acté. « Comparé à ce que l’on devait avoir, c’est très beau, ce que l’on nous propose. On est contents », rapporte Mélissande, l’une des habitantes et épouse de pompier de la Chevalière. Affaire à suivre. E.B.-G.
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Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »
La Marseillaise : Comment avez-vous rejoint les Harlem Globetrotters ?
Arysia Porter : Après mes études secondaires et universitaires, je suis partie jouer au Mexique pendant environ un mois. Je comptais tenter ma chance en WNBA, la ligue majeure aux États-Unis. Mais avant cela, j’ai reçu un appel des Harlem Globetrotters de l’époque ; ils ont dit à mon agent qu’ils adoraient mes vidéos, car je publiais des vidéos de basket en ligne, notamment sur mes réseaux sociaux. Ils m’ont dit qu’ils adoraient ma façon de manier le ballon et ma personnalité, car j’ai un côté un peu gaffeur et j’aime répandre la joie autant que possible. Quand j’ai passé l’essai, je me suis dit que ça correspondait parfaitement à mon objectif : voyager à travers le monde et partager la joie, le bonheur et les rires grâce au sport que j’aime. C’était le meilleur des deux mondes.
Vous êtes actuellement l’une des six femmes seulement à porter le maillot de cette mythique équipe. Est-ce que vous avez connu des difficultés à vous faire accepter dans ce milieu très masculin ?
A.P. : Quand j’ai commencé à m’intéresser au basket, il n’y avait pas beaucoup de filles dans mon quartier qui y jouaient. Je jouais surtout avec les garçons et j’aimais bien leur montrer ce dont j’étais capable. Dès mon plus jeune âge, j’ai réussi à gagner leur respect et à leur montrer que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je pouvais les battre à plate couture. Aujourd’hui, je veux être un modèle pour les autres femmes et les petites filles qui grandissent, pour leur montrer que si on s’en donne les moyens et qu’on croit en soi, on peut faire tout ce qu’on veut. Dans la lignée de ce qu’a entrepris Lynette Woodard, première femme à faire partie des Harlem Globetrotters, en 1985.
Comment décrivez-vous la vision des Harlem Globetrotters ?
A.P. : Cette équipe a toujours regorgé d’innovateurs et de pionniers. C’est d’ailleurs comme ça qu’est née l’expression « ambassadeurs de bonne volonté », grâce à notre impact et notre capacité à voyager à travers le monde pour répandre la joie et la bonne humeur, et rassembler les gens. Même si vous ne connaissez pas grand-chose au basket, nous le présentons de façon tellement simple que, quel que soit votre âge, vous pouvez comprendre notre style. Et je pense que cet héritage, nous essayons de le perpétuer.
Cette équipe a également été une source d’inspiration pour la communauté afro-américaine…
A.P. : Je pense qu’on a donné le ton, qu’on a placé la barre plus haut et qu’on a brisé les barrières raciales. En 1948, Nat « Sweetwater » Clifton a été le premier Afro-Américain à intégrer la NBA. Et c’était parce qu’on avait battu les Lakers du Minnesota à deux reprises à l’époque. Et ça nous a permis d’atteindre un niveau d’excellence, un niveau professionnel exceptionnel. Et ça a donné un véritable coup de pouce, ça a transformé les choses en quelque chose de bien plus important.
Vous habitez à San Antonio, ville dans laquelle évolue Victor Wembanyama. Un mot sur lui ?
A.P. : Je pense que c’est l’un des plus grands joueurs de tous les temps. Et ici, à San Antonio, ils l’apprécient vraiment, son style de jeu est incroyable. Il est déjà un joueur d’élite, il cherche à trouver son rythme. Je le vois très souvent parce que je travaille depuis neuf ans pour les Spurs. C’est mon deuxième emploi, en fait. On profite pleinement de lui, c’est certain, et on espère qu’il se sentira comme chez lui ici à San Antonio. Il est vraiment super.
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Mobilité : du ferroviaire plutôt qu’un projet routier « étriqué »
Les embouteillages autour du pôle d’activité des Milles (PAAP) fait régulièrement couler de l’encre. Pour pallier les bouchons quotidiens, le Conseil métropolitain, le 15 décembre, a voté un programme de travaux validant la mise en place d’un bus à haut niveau de service dit BHNS (notre édition du 20 décembre). Le tracé de cette ligne à double sens devrait passer donc par le sud de la Constance, les Milles, la Pioline, en longeant le Plan d’Aillane et l’aérodrome. En conseil municipal d’Aix, il a été avancé que le projet devrait permettre de transporter jusqu’à 3 500 personnes parmi les 11 200 voyageurs quotidiens depuis le centre-ville d’Aix. Livraison estimée du projet : 2030. Pour un coût de 183 millions d’euros. Mais pour un collectif d’associations qui compte la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut Paca), France environnement 13, le Collectif citoyen De Venelles, Nos TER-Paca, le collectif Tram-train et le collectif Climat du pays d’Aix il aura « fallu 5 ans pour que soit enfin présenté, sans concertation préalable » un projet « réaliste » mais « étriqué », qui rate surtout le coche d’une possibilité de développer la solution ferroviaire.
Et la voie Aix-Rognac ?« La Métropole et la Région se refusent à tirer partie de la voie ferrée inutilisée Aix-Rognac, en parfait état et à l’abri de toute congestion routière, pour la prolonger jusqu’à l’intérieur du PAAP. La Métropole et le la Ville d’Aix-en-Provence font le choix d’aménager seulement quelques tronçons de voie bus, à simple ou double sens, pour faire le lien entre le PAAP et le centre d’Aix-en-Provence. Quel manque de vision », écrivent les associations, qui demandent « depuis 2022 » la prolongation des trains Marseille-Gardanne-Aix jusqu’à Plan d’Aillane et la réouverture aux voyageurs de « toute la voie ferrée Aix-Rognac avec arrêt à la Duranne, et insérer des trams-trains » au sein même de la zone du PAAP. « Ce n’est pas de l’ambition qu’il faut pour ce pôle d’activité », contextualise Stéphane Coppey, président dela FNE 13. Dans leur communiqué, les associations soulignent un « maximum de 1 000 personnes par heure de pointe vers le PAAP » quand un tram-train « en permettrait 5 000, soit 50 000 déplacements par jour ». « Pourquoi s’obstiner à vouloir faire un projet routier alors que tout est à disposition pour monter un projet ferroviaire ? poursuit Stéphane Coppey. On avait chiffré à 100 millions d’euros les coûts pour un tram-train qui utiliserait la voie existante. Si le projet était prolongé à l’intérieur de la zone des Milles, on en aurait pour 200 millions d’euros. On est dans le même ordre de grandeur de prix que ce qui est annoncé pour un projet routier qui n’aura qu’un cinquième ou un quart de la capacité, performance et qualité de service d’un projet ferroviaire », conclut Stéphane Coppey. Le collectif demande à ce que soit organisé un « véritable débat public » à ce sujet.
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Vif débat autour de la sécurité et du narcotrafic au conseil municipal d’Aix-en-Provence
Une bonne heure de lecture du rapport du Conseil consultatif civil et citoyen a donné lieu à de vifs échanges sur la sécurité lors du dernier conseil municipal.
Un rapport « précieux et utile », souligne Marc Pena, candidat PS aux élections municipales, à la tête d’une union à gauche. Et certains points « méritent une réflexion un peu plus approfondie », estime l’élu d’opposition. Et d’appeler l’assemblée à ne pas adopter « une politique de l’autruche » sur la question du narcotrafic qui, selon lui, « se développe à une vitesse vertigineuse dans notre société. Les points de deal deviennent importants, durs, à Aix-en-Provence, qui ne peut pas y échapper, même si c’est en partie importé (…) C’est une dizaine de points de deal que nous avons à Aix ».
« Hors sol ! », rétorque Fathi Benjilali, élu de la majorité. « Il n’y a pas de point de deal à Aix », lance-t-il. Sophie Joissains, maire sortante (UDI) tient à l’occasion de ce débat à défendre son bilan : « Au niveau du narcotrafic, j’avais été heurtée d’entendre que la DZ Mafia puisse être sur Aix. J’ai demandé des explications, il se trouve que non », pose la première magistrate. Et de lister les différentes initiatives : un recrutement continu de policiers municipaux, du lien « accru entre la police nationale et la police municipale », auxquelles s’ajoutent les douze agents de la police nationale récemment positionnés par l’ex-ministre de l’Intérieur. « Aujourd’hui, la délinquance, ce que l’on peut voir dans d’autres communes n’existe pas à Aix », assure-t-elle. « Je ne dis pas qu’il n’y a pas des actes isolés, mais nous avons la chance d’être dans une ville préservée, ici il n’y a pas la DZ mafia, poursuit le maire. Il n’y a pas de gros point de deal à ce jour sur Aix. Il y a en revanche des transports de drogue par livraison. » À ce jour, d’après la majorité, Aix-en-Provence compte 1 policier municipal pour 1 000 habitants, soit 10 pour 10 000.
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![[Les illuminations font un carton] La capitale de Provence parée de lumière](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/c761cdbd5023c40c4e82600d15d096ba.jpg)
[Les illuminations font un carton] La capitale de Provence parée de lumière
Difficile de se déplacer dans les rues de la Capitale Provençale, tant la foule était massive. « On ne va jamais réussir à arriver au Cour Mirabeau ! », souriait Jeanne, trois petits sous le bras, alors que le sapin Place de l’Hôtel de Ville venait de s’illuminer sous les yeux de centaines de spectateurs, téléphones brandis pour le premier décompte animé par Sophie Joissains, maire de la Ville et l’équipe municipale. « J’avais prévu les courbatures aux trapèzes ! Bon, les illuminations je connais je viens tous les ans. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais attendu de venir un jour moins bondé. Mais je crois que les gosses ne me l’auraient pas pardonné… », pointe Régis, sa fille sur les épaules. Il aura fallu suivre une déambulation musicale, avant d’arriver, enfin au pied de la fontaine du Roi René, où, du haut du cours Mirabeau, où la maire s’est adressée à une foule qui n’en finissait plus. 3,2,1…. La Ville est parée de ses lumières jusqu’à la fin des festivités.
Comme les « grandes » villes« Ce qui me chauffe le cœur est de vous voir aussi nombreux, a lancé Sophie Joissains, maire de la Ville, aux spectateurs en nombre. Nous traversons une période un peu compliquée en ce moment. Tout n’est pas tout à fait rose, je dirais presque que tout est morose. Mais nous abordons une belle période, qui est une parenthèse enchantée », lançait Sophie Joissains aux spectateurs. « C’est vrai, c’est nécessaire d’avoir un peu de gaieté en ces temps », souffle Michelle, en premier rang. S’il y a bien quelques protestations dans la foule : peu de places de parkings, monde dense dans ces petites rues, des ventes sur les stands à prix élevés… mais l’esprit des fêtes conquit la majorité des visiteurs. « Ce n’est pas si différent des autres années mais c’est toujours joyeux. Après tout, on ne vient pas pour le protocole, mais on vient pour l’esprit. C’est le seul moment de l’année où on peut être tentés par un peu de douceur, par un peu de gaieté », assure Gisèle. Plus loin, Romy, Olivia et Jade tentent de se frayer une petite vue sur la scène, où le concert gospel emboîte le pas aux discours. « Trop beau ! » lâchent les petites. Derrière elles, Chloé et Anne-Laure, apprécient peut-être moins le spectacle que leurs filles, mais savourent le moment crêpe chez Café Nino, « les lumières et les odeurs de chocolats » et « oui, la Ville a mis le paquet, surtout avant les élections municipales ! » De son côté, la municipalité assure avoir mis autant d’efforts dans les préparatifs que les années précédentes. « On est tombés sur le lancement par hasard, on est venus de Grenoble entre potes, s’amuse Clément. Franchement, ça vaut bien les illuminations des grandes villes ! On ne rate jamais celles de Lyon mais peut-être bien qu’on reviendra l’année prochaine : il fait moins froid et on respire un peu plus niveau monde ! » Les illuminations lancent une longue série d’animations et d’événements. La municipalité le rappelle d’ailleurs : le programme sera chargé, des divers marchés en passant par la Fontaine aux jouets. Jusqu’à la fin décembre, voire début janvier, touristes et locaux pourront retrouver la Foire aux Santons sur l’esplanade Cézanne, différents manèges sur le Cours Mirabeau, les places Général de Gaulle et Jeanne d’Arc, le marché des 13 Desserts jusqu’au Réveillon ou la Grande crèche aixoise à l’Office de Tourisme.
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L’Arbois, cette décharge sauvage à perte de vue à Aix-en-Provence
Des monticules de déchets et détritus divers à perte de vue avec en toile de fond la légendaire silhouette de la montagne de Sainte-Victoire qui se détache dans l’azur. Cézanne pris de nausée n’y mettrait pas son chevalet. L’ordure supplante la garrigue et la pinède sur le plateau de l’Arbois aux confins du territoire communal d’Aix-en-Provence. À deux cents mètres de la gare TGV, cette immense décharge sauvage attire, d’année en année, toujours plus dépôts, principalement des gravats de construction du bâtiment qui s’entassent avec des pièces de carrosserie automobile, des apports des particuliers comme une épave de bateau, un jet-ski, des matelas.
Devant l’inertie des pouvoirs publics, un collectif citoyen « Déchargeons le plateau d’Aix-TGV » s’est créé en 2019, né de la pétition de Valentin qui cumule aujourd’hui plus de 60 000 signatures pour alerter sur ce scandale environnemental. Autorités, propriétaires fonciers privés et publics se renvoient la balle.
15 hectares de détritus
et déchetsLa décharge s’étend désormais sur 15 hectares. « On a atteint en dix ans des records en volumes. On estime la superficie à l’équivalent de 20 terrains de foot ici et autant de l’autre côté là-bas », pointe Frédéric, un membre du collectif qui arpente cette zone de désolation sous une pluie fine. On est au voisinage du grand site Natura 2000 du plateau de l’Arbois, si précieux pour le pastoralisme.
Un premier site de déchets correspond à l’ancienne aire d’accueil provisoire de gens du voyage, une parcelle de 8,7 ha que la communauté d’agglomération du pays d’Aix-en-Provence louait depuis novembre 2013 à Drekra Foncier, propriétaire et ancien exploitant d’un contrôle technique de poids lourds. La commune lui a rendu le site en mars 2017 sans aucun état des lieux mais avec des monticules de déchets évalués à 41 000 m³, précise un jugement de la cour administrative d’appel validé par le Conseil d’État en juillet 2025 et qui considère que Dekra ne peut être regardée comme responsable de ces déchets et qui annule la mise en demeure par la commune d’Aix en avril 2020 de les éliminer. Le jugement rappelle que « les contrats conclus prévoyaient notamment une prise des lieux “dans l’état actuel”, à charge pour le preneur d’aménager le terrain et de le restituer en bon état d’entretien, étant précisé que le preneur s’engageait particulièrement à se conformer aux obligations relatives à l’élimination des déchets ». En octobre 2020, une parcelle de 5 000 m² du conseil départemental a été dépolluée de 1 320 m³ de déchets. On estimait alors à environ 250 000 m³ le volume de déchets abandonnés sur l’Arbois, considéré comme la 3e plus grande décharge sauvage de France.
« Ils se moquent de nous »« On était à 6 millions d’euros de budget d’enlèvement des déchets mais depuis deux, trois ans, le même schéma se reproduit sur ce site limitrophe et là un nouveau cycle démarre. Il y en aura pour 10 à 12 millions d’euros. Le déchet appelle le déchet. Les gens voient que c’est un dépotoir alors ils jettent. Je parie que dans 10 ans, ils seront encore là », assure Frédéric. « La Ville d’Aix ne s’en occupe pas du tout. Ils se moquent de nous. Ils essayent de renvoyer la faute sur les autres. On demande un rendez-vous à Mme Joissains depuis septembre », déplore Béatrice.
Les gens d’ailleurs pensent qu’on est sur le territoire de Vitrolles et ne se doutent pas qu’on est au point le plus reculé de la commune d’Aix. « En réalité, c’est tout le département qui vient jeter ici. S’il y avait un feu l’été, avec les pneus, les huiles, les pots de peinture, les produits chimiques, ça serait assez catastrophique avec le mistral. C’est urgent de s’en occuper. » Pour le collectif, c’est un environnement et une réflexion complète autour du déchet qu’il faut repenser : « Comment on les produit, qui les paye, quels sont les accès aux déchetteries et les filières de retraitement. Aujourd’hui, c’est devenu de plus en plus difficile d’accéder à une déchetterie. On a des quotas pour rentrer. Quand on arrive, les bennes sont pleines. Il faut un vrai raisonnement mais pas seulement sur l’Arbois. »
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Le bus à haut niveau de service jusqu’à la Duranne en débat
Le dossier était attendu de pied ferme, mais ses modalités restaient des nébuleuses. Après une approbation en conseil métropolitain le 15 décembre dernier, c’est au tour du conseil municipal aixois d’approuver, ce vendredi 19 décembre un programme de travaux qui permettrait, à terme, d’installer une ligne de bus haut niveau de service (BHNS) depuis la gare routière de la capitale de Provence placée en centre-ville, vers le pôle d’activités économiques (PAAP) de la Duranne. La ligne permettra également de desservir le quartier des Milles et la zone de la Pioline, de la Constance (sud), en longeant le Pôle d’échanges multimodal et le Plan d’Aillane. Il aura néanmoins fallu patienter près de deux décennies pour que les premières signatures autour du projet ne soient couchées sur le papier : en juillet, Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole et François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire, signaient enfin cette mise en service. « Il y a ceux qui parlent, et ceux qui font. Le maire d’Aix en Provence fait », félicitait, en amont des présentations, Eric Chevalier, premier adjoint de Sophie Joissains, maire UDI de la commune.
Les travaux s’annoncent d’ampleur sur cette ligne dont une longue présentation, en amont des débats, en a décrit la disposition : 18 kilomètres de distance au total, 28 stations desservies pour un fonctionnement continu du lundi au samedi. Coût total du programme : 153 millions d’euros hors taxe. « L’insistance que nous avons mise sur ce dossier depuis plusieurs années vous pousse à trouver des solutions très électorales », ironisait de son côté Cyril Di Méo, élu d’opposition dans le groupe mené à gauche par Marc Pena (PS), candidat au fauteuil de maire.
« Le projet est perfectible »« La physionomie du projet a massivement changé. Les scénarios évoqués, il y a un an et demi deux ans, étaient sur des budgets au maximum de 80 millions d’euros. Là, on est passés à des travaux à bientôt 200 millions. Les tracés aussi sont complètement modifiés », poursuit l’élu, qui estime que le tracé desservira mal le cœur de la Constance. Même remarque chez Anne-Laurence Petel (Aix-au-Coeur) qui rappelle : « L’exigence pour valider le dossier de la Constance était d’avoir un réseau de transport pertinent. Le BHNS ne passe plus par la Constance ! » « J’ai soutenu et lundi dernier voté très favorablement pour ce projet, qui a des conséquences écologiques (…) j’espère que sa mise en place soit facile, j’ai peur que 2030 soit une date un peu trop optimiste », pointait de son côté Philippe Klein, chef de file du groupe d’opposition Aix Autrement. Marc Pena lui, ajoute une couche sur le sujet : « Quelle que soit la municipalité qui viendra au printemps prochain, elle aura pour objectif de travailler encore plus le projet avec la Métropole et faire en sorte que ce projet soit un projet qui réponde aux besoins. Là, pour l’instant, on est à mi-chemin. Je suis inquiet des sommes envisagées. Et il se dit partout que la mise en service effective sera 2035. » « La commune est allée chercher la solution financière auprès de l’Europe. C’est pour ça que ce projet s’est débloqué, et ça va aller très vite », rétorque Jean-François Dubost, adjoint à l’économie. « Le projet sera perfectible, et développé », tranche Christophe Chenaud, directeur général adjoint urbanisme.
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Aix : Philippe Klein candidat aux municipales
La nouvelle est tombée en plein conseil municipal, le dernier du mandat de Sophie Joissains, maire sortante UDI et de l’année. Philippe Klein, référent aixois du parti Horizons , désigné chef de file par son parti et conseiller municipal d’opposition à la tête du groupe Aix Autrement est candidat pour les élections municipales 2026. «Oui, je suis candidat», nous confirme l’élu, après l’avoir déclaré dans les colonnes de La Provence. Il retrace : «J’ai été nommé responsable du comité Horizons d’Aix en Provence, puis nommé chef de file pour discuter avec les formations politiques. J’ai discuté avec toutes les formations politiques et notamment le maire sortant. Ce maire sortant ne m’a jamais répondu positivement alors que mon parti me demandait de faire une alliance avec tout le bloc central», rapporte Philippe Klein. Les discussions, qui auraient débuté le 25 juillet dernier, n’ont pas abouti. «Aucune réponse depuis », poursuit l’élu. En l’absence de toute réponse, «le parti Horizons a décidé de m’investir en tant que candidat aux élections d’Aix, ce qui est une décision extrêmement importante, puisque la politique générale est celle de dire qu’on ne présente pas de candidat contre un candidat du bloc central.»
Philippe Klein affrontera donc Sophie Joissains, maire sortante UDI, qui devrait officialiser sa candidature d’ici le mois de janvier, Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et meneur du groupe d’opposition de gauche Aix en Partage, ainsi que Julie Boronad, investie par LFI.
« verbatim »
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Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence
Dernier conseil de l’année, dernier conseil avant les élections municipales et pas moins de 199 rapports à l’ordre du jour. En toile de fond de cette assemblée, la course au fauteuil de maire d’Aix. Dans la salle des États de Provence siégeront les deux candidats officiellement déclarés. D’un côté, Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et président du groupe d’opposition Aix en Partage, de l’autre, Sophie Joissains, maire UDI sortante.
Les élus municipaux se réunissent, ce 19 décembre, pour la dernière fois avant que le nom du prochain maire ne soit révélé. Ce vendredi, ni rapport d’orientation budgétaire, ni vote du budget ne figurent au programme. Cette absence à l’ordre du jour serait notamment justifiée par le contexte incertain qui pèse sur les collectivités, auxquelles le gouvernement demande un effort supplémentaire : le Sénat a revu la contribution à 2 milliards d’euros, contre 4,6 milliards initialement. Pour rappel, le conseil municipal a jusqu’au 30 avril pour voter son budget.
BHNS et équipements culturelsPour Marc Pena, l’absence de débat budgétaire constitue un faux pas. « Je suis étonné que pour ce dernier conseil municipal de la mandature, nous ne débattions pas de l’orientation budgétaire de notre ville. C’est une question éminemment politique et stratégique. Les Aixois et les Aixoises méritent de savoir quelles seront les priorités de la municipalité sortante pour les mois à venir », déplore le candidat socialiste.
« Cette (raison) ne se justifie pas pour moi, pointe de son côté Philippe Klein, à la tête du groupe municipal d’opposition Aix Autrement et référent aixois du parti Horizons. J’espère que c’est une réalité et pas une difficulté que l’on voudrait soustraire. J’ai des interrogations légitimes : le fait que le gouvernement sollicite les communes est quelque chose de connu. On en a déjà tenu compte (…). C’est de nouveau un débat dont on prive les électeurs. » L’élu d’opposition devrait par ailleurs saisir le maire sur la question des mobilités. Des embouteillages, plus précisément.
Outre les débats liés à la campagne électorale qui risquent de teinter la séquence, plusieurs dossiers majeurs seront étudiés. Parmi eux : le renouvellement des délégations de service public, dont les lauréats pour le Grand Théâtre de Provence et le 6MIC doivent être annoncés ce vendredi, et l’approbation du programme de travaux du BHNS (bus à haut niveau de service), qui doit relier le centre-ville au pôle d’activités d’Aix, dans le quartier de la Duranne.
