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  • Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat

    Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat

    Parmi les différentes actions menées ce mercredi lors de la journée « Bloquons-tout », celle tenue à l’hôpital avait un caractère hautement symbolique : rendre à nouveau gratuit l’accès au parking du centre hospitalier. Jusqu’à 18h, plusieurs dizaines de personnes se sont relayées pour laisser la barrière ouverte.

    « Il est absolument scandaleux de devoir payer une place de parking à un opérateur privé lorsqu’on va à l’hôpital public », tonne le mouvement Indignons-nous Vaucluse, à l’origine de l’opération. Dans un communiqué post-action, il « dénonce la privatisation rampante d’un nombre toujours plus grand de lieux et de services publics ». Depuis presque trois ans, la direction de l’hôpital a délégué à Indigo (groupe Vinci) la gestion des 450 places, dont 45 minutes restent gratuites. Une délégation du mouvement a été reçue par le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, qui, lui, insiste sur des tarifs abordables « à 2,54 euros le ticket moyen ».

    Le 28 août, ce dernier avait également reçu le député PS de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot. Le parlementaire s’est lancé dans un tour de France des hôpitaux afin de déposer une proposition de loi interdisant le stationnement payant. Un projet qui rejoint celui déjà déposé, le 11 juillet, par les députés insoumis « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». Une démarche soutenue par les syndicats CGT et FO qui, au printemps, avaient rencontré le député local Raphaël Arnault (LFI) – présent mercredi sur l’opération – « pour aider à la rédaction d’un projet de loi qui mette fin à ce racket des patients de notre hôpital public », indiquent les deux syndicats dans un communiqué commun.

  • La CGT se mobilise et cible les politiques patronales

    La CGT se mobilise et cible les politiques patronales

    Il est un peu plus de 8h30 à l’entrée du Marché d’intérêt national (MIN) d’Avignon. Une voiture entre vite et frôle quelques militants CGT. « Il est énervé lui, il ne doit pas être en grève », plaisante Carlos Acha Moreton. Aux côtés d’une cinquantaine de militants, le secrétaire de l’union locale d’Avignon a pourtant des raisons d’être en colère.

    « Les grands patrons, vous êtes les responsables de la détresse du peuple », adresse-t-il, devant le siège du Medef vauclusien, dont les bureaux sont dans le MIN. Au préalable, une longue déambulation dans les allées d’entrepôts et entreprises se déroule. « Vous vous faites voler par le grand patronat qui capte toutes les aides publiques », harangue Carlos Acha Moreton, à l’entrée de l’enseigne Metro. Le but de la matinée ? « Se faire entendre, distribuer 1 000 tracts et appeler à la grève du 18. »

    Devant le Medef, les militants CGT entonnent l’Internationale. Dans son propos, le secrétaire de l’Union locale dépeint les « galères engendrées par le patronat » : allongement du temps de travail, salaires de misère, délitement des services publics. « Vous êtes des assistés ! », lance Carlos Acha Moreton, rappelant « toutes les exonérations fiscales et sociales » dont bénéficient les entreprises. Ce discours est remis en mains propres à la déléguée générale du Medef 84. Une discussion courtoise s’engage entre deux portes, mais sans protocole d’accord trouvé. Le député Raphaël Arnault (LFI-NFP) fait un passage, se rendant aussi sur d’autres fronts avignonnais.

    En début d’après-midi, c’est cette fois l’union départementale CGT qui donne rendez-vous devant l’usine SEPR du Pontet, pour un « point de convergence » de tous les secteurs en grève. « On dénonce depuis longtemps les licenciements dans le secteur industriel », expose Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’UD CGT 84, alors que la SEPR est sous le coup d’un chômage partiel, sans plan social annoncé pour l’heure. « Le sujet central n’est pas le casting du Premier ministre, mais le contenu de la politique d’austérité de Macron au service du patronat », estime la secrétaire de l’UD, pour qui « mettre le ministre des Armées à Matignon, c’est déclarer la guerre aux travailleurs ».

    Une autre bataille se profile, jeudi prochain : une manifestation intersyndicale partira à 10h30 de la cité administrative.

  • Une consultation pour réduire le bruit du réseau routier

    Une consultation pour réduire le bruit du réseau routier

    Au-delà du cas de la rocade d’Avignon, source de bruit et de pollution, dont un possible arrêté anti-poids lourds cristallise les tensions, le Département de Vaucluse planche sur son réseau routier. Et les nuisances sonores qui en découlent. Après avoir adopté, il y a 7 ans, son plan de prévention du bruit dans l’environnement, le conseil départemental mène sa révision. Jusqu’au 20 octobre *, une consultation est en cours sur ce document, qui « a pour objet d’informer le public sur la notion du bruit routier, ses caractéristiques et ses effets, et de présenter un diagnostic réalisé sur le réseau des routes départementales ».

    Ce plan concerne les routes dont le trafic est supérieur à 8 200 véhicules par jour, en moyenne. Soit 68 infrastructures routières départementales et 337 km, réparties en zones bruyantes et zones calmes. « À titre d’information, le réseau départemental, dans sa globalité, représente 2 340 km de linéaire, seuls 14% du réseau départemental sont donc concernés par la démarche », précise la collectivité. Selon le diagnostic, quelque 3 500 personnes sont exposées à un seuil de décibels supérieur aux normes. Dans le détail, il s’agit de 2 420 personnes touchées le jour (6h-22h) et 1 010 la nuit (22h-6h).

    Si la plupart des sons de la vie courante sont compris entre 30 et 90 décibels, le seuil diurne est de 68 db, l’équivalent d’une salle de classe bruyante. Quant au nocturne, il est de 62 db, soit le bruit d’un marché animé.

    Pour réduire les nuisances, le Département cible sept mesures à décliner pour les cinq prochaines années. Parmi elles, le renouvellement des chaussées avec « des enrobés spécifiques », l’intégration de la problématique du bruit sur tous les chantiers neufs ou la sensibilisation des divers concessionnaires intervenant sur le réseau routier. Le conseil départemental chiffre « à 500 environ » la diminution « du nombre de personnes exposées au bruit à l’issue de la mise en œuvre des mesures prévues ».

  • Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Derniers préparatifs en vue pour le curieux banquet. Commencé à être élaboré en octobre, le menu sera à la carte avignonnaise ce dimanche : la population est invitée à apporter un plat et se poser sur une tablée géante (alignement de 17 tables) de 1,7 km, qui prendra place (11h30-16h30) le long des remparts entre les portes de la République et Saint-Lazare (notre édition du 18 juin). Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de Terre de culture et dont un petit avant-goût a eu lieu, ce mardi matin, pour une photo, sur place, des principaux acteurs.

    À commencer par son instigateur, l’artiste Yvan Loiseau, à l’origine de plusieurs grandes tables de la sorte. « C’est vraiment une première de voir autant de structures mobilisées, d’habitude, il y en a une vingtaine, là il y a une cinquantaine d’associations culturelles, sociales, autour de l’alimentation, mais aussi 45 restaurants partenaires », se félicite-t-il. La Ville insiste bien sur le fait que les restaurateurs proposeront quelques-uns de leurs plats, mais qu’il ne s’agit en aucun cas de fournir un repas à chacun.

    « L’idée est d’amener un plat volumineux à partager, pas d’arriver avec son sandwich déjà prêt et se poser à une table, mais faire société assis à côté de gens que l’on ne connaît pas », dressait Cécile Helle, en juin, lors du point presse de présentation. Pas besoin de réservation, juste penser également à son assiette et couverts. Plusieurs déambulations artistiques et musicales rythmeront le banquet.

  • L’opposition de gauche étrille le bilan Bompard

    L’opposition de gauche étrille le bilan Bompard

    Ce n’est pas encore pour aborder les municipales (15 et 22 mars) que Fabienne Haloui (PCF) et Patrick Savignan (DVG) ont reçu la presse, ce lundi. Les conseillers municipaux d’opposition ont encore une demi-année de mandat avant le nouveau scrutin. Certes, Fabienne Haloui confirme qu’elle ne se représentera pas malgré « les esprits tourmentés de juillet ». Allusion à la tentative avortée de créer une large et unique liste républicaine pour tenter de déloger l’extrême droite du clan Bompard et son maire, Yann (Ligue du sud), aux manettes depuis 30 ans. Quant à Patrick Savignan, il insiste sur le fait que le collectif Tous Orangeois, créé pour l’occasion en mars, continue d’exister.

    C’est donc en tant qu’opposants municipaux que les élus de gauche ont étrillé le bilan du maire et ses récentes actions. Un premier magistrat qui, comme son père Jacques, pourrait être empêché par la justice de se présenter. Yann Bompard ainsi que la députée RN et conseillère municipale Marie-France Lorho, seront jugés du 17 au 19 décembre à Marseille pour détournement de fonds publics, risquant l’inéligibilité.

    Une gestion « atypique » pour de mauvaises raisons

    Face au contexte national, « les services publics, la santé et la façon dont est géré l’argent public sont des questions importantes », selon Fabienne Haloui qui décline localement ces thématiques, comme autant de reproches à Yann Bompard. « Comment un maire peut redonner du pouvoir d’achat à ses administrés ? », questionne-t-elle. En cette rentrée, l’élue pense à la cantine et fait le parallèle avec Avignon, ville de gauche, qui a remunicipalisé la restauration municipale et a baissé les tarifs permettant à 52% des enfants de déjeuner pour moins d’un euro « avec un tarif maximal de 2,87 euros ». « À Orange, avec un tarif unique à 2,90 euros, 100% des familles paient plus cher que le prix maximum d’Avignon », grince Fabienne Haloui.

    « Mais de qui se moque la majorité ?  », embraye, dans une anaphore, Patrick Savignan, listant « les contribuables, les parents d’élèves, les associations avec une enveloppe de subventions équivalente à celle des villes de moins de 5 000 habitants ». Et l’élu de revenir sur le rapport de la chambre régionale des comptes de juin, qui qualifie « d’atypique » la gestion de la commune. « Pas pour délivrer un satisfecit, mais pour alerter sur des performances financières déconnectées des ambitions d’une ville qui a supprimé le service des sports et n’a pas de service jeunesse ou du logement », déplore Patrick Savignan. F.C.

  • Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Collègues, cheffe d’établissement et même inspection académique s’accordent sur un point : Delphine Guiraud, assistante d’éducation (AED) au collège Paul-Éluard de Bollène, remplit parfaitement sa mission. Le rectorat, contacté par nos soins, parle de « bons états de service ». Le gros hic, c’est qu’au bout de six années de contrat à durée déterminée au sein du même collège, la surveillante s’est vu refuser un CDI à Éluard.

    Une décision incompréhensible pour l’ensemble de ses collègues, cheffe d’établissement et parents d’élèves, dont une centaine a signé la pétition pour que Delphine Guiraud puisse être titularisée. Une grève a donc été menée, ce lundi, impliquant l’ensemble de la vie scolaire et une quinzaine de professeurs. Devant l’établissement, une trentaine de personnes s’est réunie à l’appel des syndicats Snes-FSU et CGT Éduc’action, en présence également d’Anthony Zilio, maire (SE) de Bollène et conseiller départemental qui a adressé un courrier de soutien.

    « Le 14 mars, le rectorat a refusé ma demande de CDI par une réponse non officielle, en prétextant que mon établissement comptait déjà “trop de CDI”. Après de très nombreuses relances, je reçois enfin une réponse officielle le 11 juillet : un refus sans aucun motif inscrit », retrace Delphine Guiraud, dépitée. Avec l’appui de la CGT, la justice a été saisie, le 1er août, afin de forcer le rectorat à revoir sa décision. Une requête qui a abouti le 21 août, puisque le tribunal administratif a suspendu en urgence le non-recrutement en CDI, enjoignant le rectorat à « réexaminer la situation ». Ce qui est fait puisqu’un « contrat à durée indéterminée à temps complet, au sein du collège Joseph-d’Arbaud de Vaison-la-Romaine, lui a été remis en main propre, prenant effet le 1er septembre », nous répond le rectorat, estimant qu’il s’agit du « poste non pourvu le moins éloigné de son domicile ».

    Cela reste « une injustice » pour Delphine Guiraud, qui a jusqu’au 13 septembre pour répondre à la proposition, située à 40 minutes de son domicile. « Rien ne justifie ce poste. En attendant, le collège Éluard, qui avait gelé son poste, va devoir embaucher quelqu’un d’autre en CDD », s’étrangle la CGT, qui ne comprend pas le soi-disant quota de CDI à respecter. « Le rectorat désorganise tout un établissement et une vie personnelle », ne décolère pas le syndicat, qui compte, à nouveau, sur la justice.

  • La Compagnie des amandes sur la voie de la rentabilité

    La Compagnie des amandes sur la voie de la rentabilité

    Arnaud Montebourg proche de regoûter à la victoire. Pas dans les urnes, mais dans les champs. Co-fondateur et président de la Compagnie des amandes, l’ex-ministre socialiste de l’Économie a le triomphe modeste, ce vendredi, au moment d’évoquer les actualités réjouissantes de sa société, chantre de la relocalisation et du made in France. La Compagnie des amandes organisait sa seconde récolte dans ses vergers de Sérignan-du-Comtat.

    « Nos ventes s’envolent, le problème c’est que nos arbres ne poussent pas aussi vite que les clients qui veulent des amandes françaises, que ce soit la grande distribution, la pâtisserie artisanale ou industrielle ou la confiserie », constate Arnaud Montebourg. Pour situer, la France produit 1 200 tonnes par an d’amandes et en importe 49 000. Entre Sérignan et Aix, les amandiers commencent à arriver à leur plein rendement : la Compagnie exploite 230 hectares, soit 20 de plus que l’an passé, avec 8 agriculteurs. « On fait plus du double avec la cinquantaine d’agriculteurs indépendants à qui on achète la récolte », détaille le directeur François Moulias. Une production provenant en grande majorité de la Drôme et des Pyrénées-Orientales.

    La casserie opérationnelle à la mi-octobre

    Résultat, la Compagnie des amandes table sur un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros cette année et 3,7 l’an prochain. En 2026, « on va atteindre la rentabilité, cela nous installe définitivement dans le paysage des relocalisations agricoles réussies », se félicite Arnaud Montebourg, aux côtés d’élus locaux. Dont la vice-présidente de la Région, Bénédicte Martin (DVD), qui se rappelle du lancement en 2018 : « Vous avez eu un projet visionnaire dans une démarche d’anticipation face au changement climatique, la relocalisation de la consommation et la diversification, alors qu’ici le territoire est trop monoculture en vignes de Côtes-du-Rhône », salue-t-elle.

    Pour se développer, la Compagnie des amandes ne compte pas forcément développer à foison ses propres vergers, car trop lourd financièrement, mais s’appuyer « sur de grosses coopératives en Occitanie qui battent de l’aile parce qu’elles ont produit sans se soucier de la commercialisation », expose François Moulias. Autre levier tant attendu, la mise en route d’une casserie, pour traiter et valoriser directement l’amande, à Brignoles (Var). La Compagnie est en train d’aménager un entrepôt de 1 800 m² qui doit être opérationnel à la mi-octobre (2 millions d’euros d’investissement).

    La renommée de la Compagnie des amandes pourrait inspirer d’autres cultures. « J’étais invité il y a peu par la ministre de l’Agriculture qui voulait faire renaître la production végétale sur le sol national, quel que soit le gouvernement je suis disponible pour populariser notre modèle », se targue Arnaud Montebourg, qui a déjà reçu des acteurs de la fraise, framboise, truffe et même de l’horticulture.

  • La Ville prescrit une mutuelle pour plus d’accès aux soins

    La Ville prescrit une mutuelle pour plus d’accès aux soins

    Enfin. « Promesse de mandat », rappelle Cécile Helle (PS), la Ville vient d’acter l’instauration d’une mutuelle communale. Après un vote au conseil municipal de juin, la maire a signé, ce jeudi, une convention avec la Mutuelle familiale, complémentaire santé retenue parmi six candidatures. « Un partenariat gagnant-gagnant », résume la première magistrate qui n’engage pas la Ville financièrement mais assure la promotion et actions de communication de la Mutuelle familiale auprès des habitants. Cela commence d’ailleurs ce dimanche, où la complémentaire santé sera présente au forum des associations à la Barthelasse.

    Des réunions publiques devraient rapidement être organisées entre octobre et décembre. Le CCAS, les mairies annexes ainsi que les diverses ressources sociales, pour toucher ceux qui sont le plus éloignés des soins, ont été avisés de la mise en place de cette mutuelle communale. « En moyenne, 5% de la population n’est pas couverte par une complémentaire santé et 40% d’entre elles renonce ou diffère des soins pour des raisons financières », campe Cécile Mallah, responsable développement en Paca à la Mutuelle familiale, qui a son siège régional à Avignon et accompagne 1 400 communes en France, dont Carpentras ou Montpellier depuis le début de l’année, séduisant 3 000 nouveaux adhérents dans la préfecture de l’Hérault.

    « La mutuelle s’adresse à tous les Avignonnais mais aussi ceux qui y travaillent et les étudiants », précise Cécile Helle pour qui « la relation de proximité avec l’usager » a pesé dans la balance pour « restaurer le droit de l’accès aux soins à l’heure où des complémentaires santé augmentent leurs cotisations sans forcément augmenter les prestations ».

    Quatre offres « pour tous »

    La Mutuelle familiale se veut garante des valeurs de la sécurité sociale et de l’héritage de « son fondateur Ambroise Croizat », assure la présidente Sylvie Ben Jaber. « Nous n’avons pas d’actionnaire, nous voulons garantir l’accès à la protection sociale pour tous dans un esprit de solidarité », revendique-t-elle. Dans un secteur concurrentiel, où certains organismes refusent d’assurer des profils trop vieillissants, la Mutuelle familiale dit ne refuser personne et s’appuie sur le soutien de la Ville pour « rassurer et mettre en confiance » les usagers potentiels. « Ce n’est pas une solution low cost, nous avons 4 offres dont le premier niveau offre un reste à charge zéro pour les soins dentaires, optiques et auditifs », insiste Sylvie Ben Jaber. Les tarifs varient selon l’âge et les profils, allant par exemple de 53 à 101 euros par mois pour les plus de 65 ans ou de 25 à 52 euros pour un adhérent de 30 ans.

  • Feu vert pour le plan d’urbanisme de l’aéroport

    Feu vert pour le plan d’urbanisme de l’aéroport

    Ce n’est pas souvent que la mention « favorable » est apposée à côté de l’aéroport d’Avignon. Un avis, qui ne concerne pas le devenir même de la plateforme, mais qui va la doter d’un document obligatoire et qui faisait défaut depuis 18 ans : un plan de servitudes aéronautiques (PSA). Sorte de plan d’urbanisme propre à l’aéroport, qui a fait l’objet d’une enquête publique en juin dernier.

    La commissaire enquêteur a donc donné un avis favorable au PSA, qui impacte 21 communes de Vaucluse et Nord des Bouches-du-Rhône. Ce document « détermine les altitudes que doivent respecter les constructions ou obstacles (ponts, infrastructures routières, lignes électriques, mats, arbres…) qu’ils soient fixes ou mobiles ». Sur le fond, un bémol est relevé au sujet de la coupe éventuelle d’arbres. Les conclusions du rapport font état de deux recommandations : « Faire figurer dans les documents d’enquête publique les éléments modérateurs pour la destruction de construction, l’élagage ou l’abattage d’arbres déjà existants. »

    La seconde émane directement des 51 contributions à l’enquête, dont seules 5 concernaient le PSA. Les autres traitaient « de l’existence même de l’aérodrome », qui fait l’objet de vives oppositions quant aux nuisances et son déficit, absorbé par la Région. « Il serait important que l’exploitant prenne en compte les oppositions afin d’améliorer les relations avec les riverains en diminuant par exemple le nombre de mouvement d’ULM et de vols de voltige les jours de fin de semaine et jours fériés notamment », recommande la commissaire enquêteur.

  • L’Après siffle la fin du bal des « égos » pour faire l’union aux municipales

    L’Après siffle la fin du bal des « égos » pour faire l’union aux municipales

    Début juillet, l’espoir d’aboutir à un rassemblement – plus ou moins large – à gauche en vue des municipales des 15 et 22 mars était de mise. À l’initiative de Génération.s et de l’Après (Association pour la république écologique et sociale), fondée par des insoumis mis au ban, des réunions se sont tenues au début de l’été en faisant vivre un Nouveau front populaire local. Se posant en facilitateurs d’unions, les deux partis, sans vouloir revendiquer de tête de liste, prônaient une méthode pour l’union.

    En cette rentrée, l’Après constate que l’été a rimé avec déchanté, tout comme Cécile Helle, la maire PS sortante (lire l’encadré). « On est extrêmement agacés de voir tous ces gens qui se déclarent candidats et mettent en avant leurs égos et logiques d’appareils, déplore Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84, qui tenait un point presse ce jeudi. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, l’heure est à la construction d’un programme municipal, le choix de la tête de liste viendra après. L’actualité, ce n’est pas qui va faire quoi mais le quoi. » Dans son viseur notamment, David Fournier, chef de file du PS qui, lors d’un point presse le 25 août, revendiquait sa légitimité par le fait qu’Avignon soit dirigée par une maire socialiste, Cécile Helle. Mais « la ville appartient à ses habitants, pas aux partis politiques », rétorque Frédérique Boyer, en rappelant « les 68% d’abstention en 2020 au second tour », dans un contexte certes de Covid.

    Ces deux derniers mois n’ont pas permis aux candidats déclarés membres de la majorité actuelle, David Fournier et Joël Peyre (PRG), d’échanger en vue d’un possible terrain d’entente. Lassé, le premier adjoint Claude Nahoum s’est, lui, rangé derrière Place publique, dont le chef de file, Benoît Belvalette, s’affiche clairement candidat.

    Le fond d’abord, comme moteur d’unité

    « La démarche actuelle d’incarnation n’est pas satisfaisante, on ne peut pas être phagocyté par un thaumaturge, la tête de liste ne pourra sortir que d’un programme construit avec les Avignonnais », veut croire la conseillère municipale Marie-Anne Bertrand, qui vient de rejoindre l’Après, transfuge de Génération.s. « Le fond contre l’égo devrait faire l’unité », résume Bela Loto, militante. Ce combat des chefs menant à la division, s’il se confirme, ouvrirait une voie royale à la droite ou l’extrême droite. « Au sein du NFP local, beaucoup de gens sont favorables à l’union mais, de l’autre côté, chacun tire avec son parti », constate Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84, qui reste « optimiste ». Il reste encore un peu de temps pour s’entendre et peut-être même sur d’autres élections nationales avant en cas de nouveau chamboule-tout politique la semaine prochaine.