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  • Le projet de déchetterie à Agroparc finit à la poubelle

    Le projet de déchetterie à Agroparc finit à la poubelle

    L’issue était inéluctable. Après plus de trois ans de batailles juridiques, le Grand Avignon annonce, dans un long communiqué, renoncer à son projet de déchetterie-recyclerie à Agroparc. L’agglo « continue de chercher des alternatives pour implanter ce nouvel équipement public. Et elle les cherche ailleurs qu’à Agroparc, non pas parce qu’elle refuse de réaliser l’évaluation environnementale, mais parce que chaque décision administrative fait systématiquement l’objet de recours de la part de riverains », justifie la collectivité. Cette dernière a fait ses comptes, ciblant « quinze requérants [qui] ont ainsi multiplié douze procédures juridiques ».

    Délivré en avril 2022, le permis de construire a été annulé par le tribunal administratif de Nîmes, début janvier. En mai 2022, la même juridiction avait invalidé le processus d’installation classée pour la protection de l’environnement. « Nous avons fait preuve de transparence, de pédagogie et de concertation, mais nous faisons face à une stratégie d’obstruction systématique, tance le président Joël Guin (SE), cité dans le communiqué. Nous sommes ici face à un blocage du bien commun par une poignée d’individus qui refuse tout compromis. »

    L’essentiel du communiqué attaque frontalement l’association de riverains Zap (zone à protéger) Agroparc, à l’origine des recours. L’Agglo cingle « les vents de l’égoïsme et de l’égologie, et laisse les riverains à leur bonne conscience, celle qui n’a pas manqué de détruire la faune et la flore présentes sur les terrains où ils ont bétonné pour y construire leurs maisons ».

    Des propos qui heurtent la Zap, dont la trésorière, citée dans le communiqué. « On se réserve le droit de porter plainte pour diffamation, alors que les élus sont censés respecter les décisions de justice », confie l’intéressée, Patricia Tracadas, estimant que le Grand Avignon digère mal « la vraie déculottée » donnée « par une petite association locale ».

    Sur le fond, la Zap Agroparc rappelle que « ce n’était pas le projet qui avait été contesté en lui-même, mais son implantation ». « Au début du mandat, il était prévu de créer cinq déchetteries, il n’y en a aucune », pointe Patricia Tracadas. Aucune enquête publique, ni autorisation environnementale… Le projet « contrevenait également à plusieurs articles du Code de l’urbanisme », fait savoir l’association. La suite appartient désormais à la prochaine mandature communautaire, qui sortira des urnes en mars prochain.

  • La Préfecture répond et évacue tout risque

    La Préfecture répond et évacue tout risque

    En Vaucluse, quasiment l’ensemble du territoire (109 communes sur 118) est exposé à un risque inondation. « 92% des communes sont couvertes », assure la préfecture, contactée par nos soins. Elle indique que les secteurs non couverts par un PPRI ne sont pas pour autant dépourvus de politique de prévention inondations : « L’urbanisation est actuellement régie par des “porter à connaissance” (PAC). Ces documents, notifiés aux communes et intégrés dans les plans locaux d’urbanisme (PLU), ont une valeur réglementaire. Les PAC comportent une cartographie des aléas d’inondation permettant d’informer la population et les collectivités. Au travers des PAC, le risque d’inondation est pris en compte dans les procédures d’aménagement du territoire ainsi que dans l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme par les communes ».

    La Préfecture assure qu’il « est donc inexact d’affirmer que l’absence de PPRI “fait courir” un risque à la population, dès lors que les dispositifs en place assurent une gestion réglementée et maîtrisée du risque d’inondation ». Au sujet du PPRI Calavon-Coulon, l’aval fait l’objet « d’échanges soutenus avec les collectivités depuis 2 ans, qui doivent se finaliser fin d’année 2025 ». À cette issue, une « phase de concertation avec le public » doit démarrer en 2026. Enfin, sur la Durance côté Avignon, « un PAC a été notifié en novembre 2017, assorti de cartes des aléas, d’un zonage et d’une liasse de prescriptions précises ». La Préfecture se fixe 2027 comme « objectif » d’approbation du PPRI.

  • Inondations : l’absence de plans est un « scandale »

    Inondations : l’absence de plans est un « scandale »

    L’anecdote est particulièrement criante. La semaine dernière, place Saint-Didier à Avignon, au moment de sortir prendre une photo suite au point presse de l’association Actions Coulon, impossible d’apercevoir le témoin d’une violente crue du Rhône à la fin du XIXe siècle. Caché derrière un coffre électrique apposé sur le mur de l’église, il faut se contorsionner pour se rendre compte que l’eau est montée à plus d’1,70m. « Cela semble tellement loin pour les gens, qui ne sont pas vraiment inquiets tant qu’ils n’ont pas connu de grosses inondations », soupire Edith Bouchet, administratrice d’Actions Coulon.

    L’association veille, depuis plus de 10 ans, par des alertes et propositions sur les risques d’inondations, en particulier du Coulon-Calavon, qui coule à Apt et Cavaillon. L’an passé lors d’un point presse à la même période, elle dénonçait le projet de ré-indiguement (11km) porté par le syndicat intercommunautaire rivière Calavon-Coulon qui surinonderait volontairement certains secteurs pour en épargner d’autres. Un dossier toujours d’actualité qui fera l’objet d’une réunion publique ce mardi 9 septembre (18h30) à Caumont (salle des fêtes Roger-Orlando).

    Mais cette année, Actions Coulon a dans son viseur les PPRI (Plan de prévention du risque inondation) du Coulon aval et de la Durance, rive avignonnaise. Ou plutôt l’absence de ces documents réglementaires sur lesquels doivent s’appuyer les communes pour régir la constructibilité. « Cela fait plus de 20 ans qu’aucun préfet n’a osé engager sa responsabilité, fustige Pierre Leclerc, président d’Actions Coulon. Ces graves dysfonctionnements administratifs sont un scandale alors qu’avec le dérèglement climatique, le risque d’inondation ne fait que croître, alimenté par d’autres facteurs tels que l’urbanisation et l’artificialisation des sols. »

    « Il n’y a eu aucune consultation publique »

    Pourtant en liens réguliers avec la direction départementale des territoires, l’association a mis en demeure, début juillet, la Préfecture d’agir au plus vite sur le PPRI du Coulon aval. Sollicitée, la Préfecture (lire aussi ci-dessous) confirme avoir reçu, « le 8 juillet », le courrier et dispose de deux mois pour donner suite : « Une réponse est en cours de préparation, elle répondra à l’ensemble des points évoqués par l’association ». Fin septembre, Actions Coulon prévoit aussi de s’adresser à l’ensemble des élus et collectivités concernés car il en va « de la sécurité des Vauclusiens ».

    Côté Durance-Avignon, le PPRI a été enclenché il y a bientôt 14 ans. Si celui du Rhône date d’il y a 2 ans, « les quartiers de Courtine (hôpital, gare TGV), Monclar, Cap sud, Montfavet sont concernés [par la Durance] », rappelle Pierre Leclerc. Le Grand Avignon vient d’ailleurs de lancer une étude sur le risque inondation du futur quartier Confluences (notre édition du 27/08). « Il n’y a eu aucune consultation, réunion ou enquête publique, au fil du temps, la mémoire vivante de ceux qui ont connu de grosses crues comme en 1951 sur le Coulon-Calavon s’érode et s’éteint, or ce sont des précieuses données », fait valoir le président de l’association.

  • Les agriculteurs se serrent les coudes après les intempéries

    Les agriculteurs se serrent les coudes après les intempéries

    À Orange, dans la plaine Saint-Bardon, en lisière de l’A7, les flux incessants de voitures et poids lourds sont le lot quotidien. Mais les rafales à 139 km/h beaucoup moins. « Je n’avais jamais connu ça », se désole Alexandre Arnoux. Ce producteur de fraises de même pas 30 ans risque de perdre sa production 2026 suite aux intempéries de la nuit de dimanche à lundi. « Pendant deux heures, le vent a balayé la zone et a aplati les serres », décrit le jeune agriculteur, qui a repris l’ancienne exploitation de son père il y a deux ans.

    « Une année, on a eu de la neige qui a écrasé des serres de salades, mais jamais comme ça », abonde Maryse, la maman d’Alexandre, venue, ce mardi matin, « apporter un peu de réconfort ». À savoir du café, en attendant les viennoiseries et pizzas. Car une quinzaine de personnes s’affairent sérieusement depuis le début de la matinée. « Syndicat, famille, amis, rugby… s’il n’y avait pas entraide, je serais déjà mort », remercie Alexandre Arnoux, entre deux directives, avant de remonter sur un tracteur et dégager les amas d’arceaux que les petites mains entassent progressivement, au bout des allées. Une action de solidarité a été lancée par la FDSEA de Vaucluse et les Jeunes agriculteurs (JA). « Ce n’est pas la première fois qu’on se mobilise après de tels épisodes, on fait ce que notre ADN nous dit de faire », décrit sobrement Philippe Bon, à la fois vice-président du syndicat des fraises de Carpentras et de la FDSEA 84.

    Chez Alexandre Arnoux, 1,5 ha de bâches sont inutilisables, ainsi que les arceaux, tous de guingois. « Il faut agir vite car les plants de fraises ne sont pas touchés, mais ils peuvent vite être foutus si on ne les recouvre pas à cause du risque de maladie, surtout s’il n’y a plus de système d’irrigation », décrit l’agriculteur.

    Vers la reconnaissance

    de catastrophe naturelle ?

    Dépité, mais motivé, il va devoir « déconstruire tout ce que l’on vient de monter en un mois et investir 40 000 euros ». Car Alexandre Arnoux venait d’installer de nouvelles serres, épargnées par la tempête et pas encore en culture. « Mais il faudra encore investir, sans aide a priori, car ce sont des serres inassurables, la mairie est en train de voir si la commune peut être classée en état de catastrophe naturelle, j’espère que ça aboutira », se projette-t-il.

    « On va pousser fort pour », assure Philippe Bon, alors que dès lundi, les services de l’État étaient dans le secteur pour constater les premiers dégâts. Ce mardi, on pouvait encore constater quelques stigmates avec des arbres couchés en bord de route ou des panneaux de signalisation renversés.

  • Céline Celce sera la candidate de l’union de la gauche

    Céline Celce sera la candidate de l’union de la gauche

    Déjà candidate aux législatives de 2022 et 2024 pour l’union de la gauche (Nupes puis NFP), Céline Celce brigue cette fois la mairie d’Apt. La conseillère municipale d’opposition (Génération.s) annonce, dans un communiqué, sa candidature aux municipales des 15 et 22 mars en vue « d’une véritable alternative pour changer durablement le quotidien de notre ville ». Apt, sous-préfecture, est dirigée par Véronique Arnaud-Deloy (LR), qui ne se représentera pas et avait succédé, en 2021, à Dominique Santoni devenue présidente du Département.

    Céline Celce est la première à annoncer officiellement sa candidature. Elle se prévaut du « soutien des forces de gauche écologistes et progressistes » (PS, PCF, les Écologistes, Place publique). « On a eu des discussions avec la France insoumise mais, à ce stade, ils ne sont pas dans le projet », précise, à La Marseillaise, la candidate. Dix commissions thématiques ont été mises en place pour « poser un état des lieux et des besoins mais le travail continue pour élaborer le projet », projette-t-elle. Bref, « on est au travail, depuis 2020 j’ai rassemblé la gauche, il ne devrait y avoir qu’une seule liste et pas trois », appuie Céline Celce qui, au 2nd tour des législatives l’an dernier, était arrivée en tête sur la seule ville d’Apt devant le RN.

  • Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Fin juin, Jean-Firmin Bardisa nous avait confié qu’il ferait part de ses intentions après l’été. C’est chose faite depuis ce lundi, jour où débute la période préélectorale. Sans surprise, l’actuel élu d’opposition (SE) annonce, dans un communiqué, « sa candidature » aux municipales des 15 et 22 mars. Avec l’objectif de déloger le maire RN, Joris Hébrard qui a annoncé en juin dans le bulletin municipal -non sans polémique- sa volonté de briguer un 3e mandat. « Je lance un appel solennel à toutes les bonnes volontés et toutes les énergies pour constituer une liste d’union », prône Jean-Firmin Bardisa, qui avait récolté 23,08% des voix en 2020 tandis qu’Hébrard était réélu au 1er tour (57,2%) et que deux listes DVD, Caroline Grelet Joly (14,55%) et Christophe Roux (5,18%) étaient aussi en lice.

    Bardisa, également vice-président du Grand Avignon, revendique son envie de conduire une liste d’unité, préalable indispensable pour déloger le RN alors que la majorité de Joris Hébrard n’est plus aussi solide qu’il y a 6 ans. Jean-Firmin Bardisa, dans son communiqué, ne manque pas de rappeler l’éphémère passage à l’Assemblée nationale de Joris Hébrard qui, « poussé par son ambition abandonne sa ville et trahit ses électeurs ». Un bref mandat d’à peine un an avant de se faire réélire maire « sans conviction » en mai 2023 avec 10 abstentions sur 27 dans sa majorité.

    « La municipalité a déçu beaucoup de citoyens par des promesses de campagne non tenues, après un certain immobilisme, voilà qu’on assiste à des travaux l’année précédant les élections financées par un montant d’emprunt record jamais égalé », cingle Jean-Firmin Bardisa, qui fait de « la sécurité pour tous, l’accompagnement des seniors et des jeunes, un vrai soutien aux associations et de la propreté » ses priorités. Des discussions ont démarré à gauche, avec Michel Lovera chef de file du PCF par exemple, et à droite avec Christophe Roux, investi par l’UDI.

  • Plus que dans les tuyaux, le réseau de chaleur est engagé

    Plus que dans les tuyaux, le réseau de chaleur est engagé

    C’est une grande révolution énergétique, invisible sauf sur la facture, que s’apprêtent à connaître de nombreux foyers avignonnais. À partir de 2028, les premiers des 17 000 logements prévus seront alimentés par un réseau de chaleur public. Une innovation « écologique, économique et sociale », selon la maire (PS) Cécile Helle, qui a pris un peu plus d’épaisseur ce vendredi. En mairie, la Ville a signé la délégation de service public (DSP) avec Dalkia, filiale du groupe EDF. Un choix acté fin avril en conseil municipal, le principe d’un réseau de chaleur ayant été enclenché il y a 3 ans lors de la séance de septembre 2022.

    Concrètement, les habitants n’ont aucune démarche particulière à engager pour être relié au futur réseau. Seul un vote en conseil syndical pour les copropriétés privées sera nécessaire. Le principe est que l’actuel mode de chauffage collectif sorte des énergies fossiles, ici au gaz, et soit remplacé par une énergie locale et décarbonée à hauteur de 90%. « Cela permet d’avoir une énergie à un coût presque constant. On voit bien avec le gaz ou le fioul qui fluctuent comment la stabilité des prix est essentiel », note Cécile Helle. « Par rapport au gaz, les habitants voient en moyenne leur facture diminuer de 20% », assure Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia. « C’est un outil de lutte contre la précarité énergétique », soutient-elle.

    121 millions d’euros d’investissements

    D’autant que les 36km de réseau vont surtout alimenter les grands ensembles de logements sociaux des quartiers prioritaires de la ville, dont les bailleurs ont cédé les réseaux à Dalkia. Le réseau desservira à 55% des logements mais aussi l’hôpital d’Avignon, des écoles ou des entreprises. Un total de 163 stations de livraison est attendu. Un lourd investissement de 121 millions d’euros, assumé donc par Dalkia, qui assurera la gestion du réseau pour au moins 29 ans, date de durée de la DSP. La société, espère une subvention de l’Ademe [agence de la transition énergétique] comprise entre 30 et 40% du montant du projet.

    Après ceux d’Aix et de Nice, Avignon « sera le 3e plus grand réseau en Méditerranée », met en avant Sylvie Jéhanno. Le réseau sera fourni à majorité par la biomasse, Dalkia s’appuyant sur sa filiale Bois énergie France, approvisionné dans un rayon de 100km. « On ne coupe pas des arbres exprès, on utilise les bois morts, les résidus d’exploitations forestières », démine la PDG de Dalkia.

    Autre source, les eaux usées de la station d’épuration en Courtine et enfin la géothermie de surface. Bénéficiant de la présence du Rhône et de la Durance, cela va permettre de creuser une trentaine de puits de 200m de profondeur pour récupérer la chaleur du sous-sol. En revanche, le réseau de rafraîchissement va rester un peu plus marginal (7,6km) et desservira l’hôpital et les futurs programmes neufs (Confluences, Bel Air.) . « On a fait en sorte de classer le réseau de chaleur comme obligatoire dans chaque nouvelle construction », précise Cécile Helle.

    Ce qui aujourd’hui peut sembler une évidence était loin d’être le cas initialement. « En comité de pilotage du programme de rénovation urbaine à l’été 2022, il a fallu batailler avec les bailleurs sociaux qui étaient dans une démarche de réhabilitation avec des chauffages individuels alimentés en énergie fossile », recontextualise la maire. D’où aussi le fait que le réseau de rafraîchissement n’ait pu se développer à la même allure. Tout comme la conscience politique et écologique des élus RN au conseil municipal qui ont voté contre « un projet inutile ».

  • En Vaucluse, les viticulteurs toujours au milieu du gué

    En Vaucluse, les viticulteurs toujours au milieu du gué

    Un temps festif et convivial va envahir la place du palais des Papes, ce samedi : le traditionnel du ban des vendanges, mis sur cépages par les compagnons des Côtes-du-Rhône. Quelque 13 000 personnes sont attendues à partir de 17h pour mettre à l’honneur les prémices du millésime 2025. « La récolte est portée par un état sanitaire favorable, des acidités particulièrement préservées et un vignoble qui, malgré des épisodes climatiques contrastés, a montré une résilience remarquable, se félicite déjà Philippe Pellaton, président d’Inter Rhône, qui représente les vignobles de la vallée du Rhône. Ce résultat laisse entrevoir un millésime de grande qualité. »

    De quoi déjà donner un peu le sourire au sein du 2e vignoble AOC de France et, plus largement, à la profession qui, en Vaucluse, représente une part prépondérante de l’économie agricole (60 %). « Les premières vendanges ont démarré la semaine du 11 août pour les premiers muscats, on est sur un millésime qui flirte avec les plus précoces des 50 dernières années, observe François Bérud, chef de service vigne et vin à la chambre d’agriculture de Vaucluse. Maintenant, les vendanges se finissent à la période où on les commençait à l’époque. » Ce qui ne veut pas dire altération de la qualité, car lui aussi confirme « de belles conditions sanitaires des grappes ».

    Reste ensuite à écouler la marchandise, aussi réussie soit-elle. Dans un secteur très hétéroclite, entre grands crus, AOP ou vins de table, impossible de faire des généralités, même si dans l’ensemble, « la situation est compliquée », reconnaît François Bérud. Baisse de la consommation, incertitudes sur l’export… « Les crises anticipées sont toujours plus faciles à résoudre qu’essayer de trouver des solutions en plein milieu du gué », analyse le technicien de la chambre d’agriculture. Parmi les réponses, proposer des vins moins alcoolisés : « Il y a une vraie volonté de nombreux vignerons de proposer des vins à petits degrés, 11 parfois même à 8, pour des rosés », note François Bérud.

    Souvent évoquées l’an dernier, les campagnes d’arrachage de vigne sont restées très marginales en Vaucluse, à peine 2 % du vignoble. « Cela montre que les vignerons croient encore à la viticulture. À la chambre, on propose des services pour cerner leurs objectifs et volontés de diversification, mais ce n’est pas d’une simplicité absolue », résume François Bérud, qui écarte toute solution miracle et universelle.

  • [Municipales] le premier adjoint d’Avignon ouvre une autre voie

    [Municipales] le premier adjoint d’Avignon ouvre une autre voie

    Le séminaire de rentrée des élus de la majorité, qui s’est tenu ce mercredi, avait une saveur particulière à plus d’un titre. D’abord, il est l’ultime du genre du mandat, alors que les prochaines élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars, a précisé mercredi le gouvernement. La réunion a donné le cap de la grosse demi-année de travail restante à la majorité de Cécile Helle (PS), qui ne se représentera pas. Une reprise où il a fallu rester soudé alors que plusieurs membres de la majorité rêvent de reprendre le flambeau de la maire sortante.

    Si les intentions de candidatures de David Fournier, adjoint (PS) à l’administration générale, de Joël Peyre, élu (PRG) aux finances, et, dans une moindre mesure de Paul-Roger Gontard, adjoint (la Convention) à l’urbanisme, sont connues, celles du premier adjoint (DVG) Claude Nahoum l’étaient moins. L’hypothèse d’une candidature avait été brièvement évoquée, en février, lors du choix de Cécile Helle de ne pas se représenter. Les choses se clarifient : « Mon travail en tant que chef de file de la majorité municipale a été de travailler au rapprochement, je n’ai pas réussi à faire cette unité-là, constate Claude Nahoum, joint par La Marseillaise. Je reprends ma liberté en rejoignant Place publique, qui a investi Benoît Belvalette avec la ferme intention d’aller au bout de la logique. »

    La 2e adjointe Catherine Gay est sur la même ligne

    Une décision communiquée en début de semaine, d’abord à Cécile Helle, puis dans un courriel commun aux élus de la majorité, dont La Provence s’est fait l’écho. « Pour bien clarifier, notre objectif est de faire entendre une voix différente avec Place publique, mais je ne coupe pas les ponts et ne renonce pas [à l’idée de parvenir à l’union, Ndlr] », expose Claude Nahoum, qui a été suivi dans cette démarche par Catherine Gay, 2e adjointe en charge de la sécurité. Le premier adjoint assure avoir rencontré David Fournier et Joël Peyre avec Benoît Belvalette. « Pour l’instant, chacun est sur son axe de campagne, mais avec la volonté de se parler », insiste le premier adjoint, qui n’avait jusque-là jamais adhéré à un parti.

    Alors que lundi, David Fournier affichait sa confiance quant à l’unité, cette troisième voie ouverte au sein de la majorité montre que le combat de l’union est loin d’être gagné. Le mois de septembre, avec le positionnement des autres partis de gauche, sera déterminant.

  • Obtenant des renforts, les agents pénitentiaires renoncent au blocage

    Obtenant des renforts, les agents pénitentiaires renoncent au blocage

    L’objectif a été atteint, sans avoir à livrer un véritable combat. » Ce mercredi midi, Clément Lopez, porte-parole de FO Justice au sein du centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet, fait part d’une bonne nouvelle : « Suite aux nombreuses négociations menées avec la direction interrégionale et grâce à la pression exercée par notre organisation syndicale, nous avons réussi à sécuriser 14 agents avant la fin de l’année, apportant ainsi un véritable souffle à notre établissement. »

    Initialement, les agents pénitentiaires étaient invités à se rassembler ce jeudi matin et bloquer l’accès à la prison pour dénoncer principalement le manque d’effectifs, à l’heure où les affections des nouveaux surveillants pénitentiaires vont être connues. Avec près de 800 détenus, la prison du Pontet est l’une des plus surpeuplées de France. Des renforts salués par le syndicat qui dénonçait « l’épuisement » des agents. « Travailler dans ces conditions, c’est aller chaque jour un peu plus loin sur une corde déjà trop tendue », redoutait FO Justice.

    Pas question pour autant d’en rester là : « Ce n’est qu’un début, d’autres combats nous attendent, notamment celui de la sécurité », prévient Clément Lopez. Fin juillet, le syndicat dénonçait les « intimidations » subies par une agente sur les réseaux sociaux, en plus « des menaces quotidiennes » au sein de l’établissement. FO exige ainsi des fouilles sectorielles régulières.