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  • À gauche, Annick Dubois veut refermer la parenthèse RN à Morières

    À gauche, Annick Dubois veut refermer la parenthèse RN à Morières

    Il y presque 6 ans, Morières était la seconde commune du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite. Grégoire Souque (RN) devenait maire avec 55,41% des voix face à Annick Dubois (PS). « Il est arrivé par défaut », rappelle la cheffe de file de l’opposition, qui a officialisé sa candidature, ce mercredi, pour les municipales de mars. En 2020, le maire Joël Granier (DVG) s’était finalement porté candidat, se retirant au second tour sans donner de consigne de vote alors que la gauche était théoriquement majoritaire en voix.

    A priori, dans un peu plus de trois mois, l’élection devrait se jouer au premier tour avec le maire sortant Grégoire Souque et donc Annick Dubois, à la tête de « Engagés et solidaires pour Morières », une liste d’union à gauche (PS et PCF principalement) avec 18 colistiers sur 31 non encartés. Mais celle qui est aussi conseillère départementale est loin d’être animée par un esprit de revanche. « On ne part pas en croisade contre Grégoire Souque », glisse un des soutiens. « On veut redonner une âme à Morières, aux habitants qui se sentent tristes et déconsidérés », expose Annick Dubois, qui sent « un élan, les gens viennent d’eux mêmes nous parler ».

    Une gestion autarcique critiquée

    Outre des décisions fortes (fin des repas de substitution à la cantine, départ contraint de la compagnie de théâtre Okkio qui s’était positionnée contre l’extrême droite lors des législatives), marqueurs d’une politique d’extrême droite « qui fracture », Annick Dubois insiste aussi sur « l’absence de concertation, aucune réunion publique n’a eu lieu avec la population ». Une liste de griefs est aussi listée par une anaphore « si nous avions été élus en 2020, nous aurions… ». Parmi les points soulevés, les atermoiements autour de la construction du groupe scolaire (livré pour la rentrée prochaine) qui a changé de lieu et a vu sa facture flamber à 12 millions d’euros, ou la mise à l’écart de l’association gérant la bibliothèque municipale. « Notre première décision sera de lancer un audit sur les finances », annonce la candidate, investie dans la vie locale depuis 40 ans.

    Si le programme sera dévoilé en janvier, car « en 2020 nous l’avions sorti trop tôt et Grégoire Souque s’en était inspiré », Annick Dubois entend « redonner de l’élan culturel, associatif et économique et développer la solidarité ». Une thématique qu’elle connaît pour avoir été durant deux précédents mandats adjointe aux affaires sociales. De quoi mettre en avant son expérience et bilan passé, comme « la structuration du CCAS, la mise en place de la maison de la petite enfance ou d’une mutuelle communale », appuie Annick Dubois, par ailleurs « seule femme vice-présidente du Grand Avignon ».

  • Une autre liste est-elle en train d’émerger à gauche à Avignon ?

    Une autre liste est-elle en train d’émerger à gauche à Avignon ?

    Désigné dès début avril premier des socialistes en vue des municipales, David Fournier agrège depuis plusieurs soutiens de partis (Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste qui sera officialisé ce jeudi) ou personnalités comme l’ex-insoumis Farid Faryssy. Lors du vote interne au sein du PS pour mener le parti aux municipales, David Fournier avait devancé Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports. « Tout de suite tu as apporté ton soutien à David, l’objectif est de sortir plus fort de ce vote », assurait, devant les intéressés, à l’époque Maryline Croyet secrétaire de section du PS. La donne a bien changé. Toujours encartée au PS, Zinèbe Haddaoui s’en est beaucoup éloignée, étant coupée de la campagne de son collègue adjoint de la majorité.

    Mais elle est loin de se désintéresser des municipales. Début novembre, aux côtés du PCF, Génération.s et de l’Après (qui a depuis rallié David Fournier), Zinèbe Haddaoui participait activement à une réunion publique sur la jeunesse. Avec l’objectif pour les organisateurs de poursuivre « le rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes par toutes les initiatives possibles dans la construction d’un projet ». Une seconde réunion est organisée jeudi prochain, 11 décembre (mairie annexe Saint-Jean), sur le thème des sécurités. « L’idée est de faire monter la parole des citoyens car beaucoup nous ont alerté pour nous dire que ce qui est proposé ne convient pas », expose Zinèbe Haddaoui, qui apparaît comme la figure de proue de ce mouvement dont le nom et le logo devraient être connus très rapidement.

    Pour l’heure, le PCF et Génération.s s’inscrivent toujours dans cette démarche, en dehors de la liste LFI portée par Mathilde Louvain. Si la possibilité d’un ralliement à David Fournier n’est pas exclue, elle est encore hypothétique. Ce dernier n’a d’ailleurs pas souhaité commenter ce mouvement en cours, qui lui reproche de ne pas assez partir du fond mais aussi des ralliements précoces d’opposants actuels (Les Écologistes, Farid Faryssy). « On construit les fondations, c’est un temps long qui ne se voit pas », souligne Zinèbe Haddaoui qui mesure aussi « le risque de désunion ». La réunion du 11 marquera une étape. Ce sera « le point de lancement d’un appel », brosse l’adjointe aux sports, passée par le Front de gauche.

  • À Avignon, Stéphan Fiori veut faire de la Ville une entreprise

    À Avignon, Stéphan Fiori veut faire de la Ville une entreprise

    Business plan », « chiffre d’affaires », « gestion en bon père de famille ». Ce mardi soir au parc des expositions d’Avignon, on pourrait croire qu’une entreprise tenait son séminaire annuel. Devant environ 500 personnes, c’était en fait un candidat aux municipales qui présentait son programme. En l’occurrence Stéphan Fiori. Se revendiquant avec fierté comme le seul prétendant sans aucun soutien d’un parti politique, ce chef d’entreprise dans les assurances passe à l’étape supérieure après son officialisation de candidature il y a deux mois.

    Très éphémèrement encarté LR puis proche de Julien Aubert, Stéphan Fiori ne laisse rien au hasard pour « redonner espoir » dans une ville où, à l’entendre, il ne se passerait rien ou que du déclin. Très travaillée voire formatée, sa présentation de programme a vu se succéder une dizaine d’intervenants avançant des propositions toutes chiffrées. Il propose ainsi 7,9 millions d’euros d’économies – dont une partie sur le personnel, qu’il veut pourtant choyer (hausse des tickets restaurant) – et 4,6 millions d’euros de nouvelles recettes. En faisant notamment des touristes des vaches à lait (augmentation des tarifs du palais des Papes ou du pont, parkings plus chers).

    Impossible de se livrer à un inventaire à la Prévert des mesures, que certains qualifieraient de conservatrices (uniforme à l’école) ou poujadistes (retour de la voiture en centre-ville, fin de la verbalisation du stationnement pour défendre le petit commerce). Parmi les annonces phares : la création d’un tunnel sous la Rocade (300 millions d’euros) qui résoudrait les maux de pollution et circulation.

  • Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    J’ai redécouvert ce séquoia. » En remontant l’allée principale conduisant au jardin du Rocher des Doms, la maire (PS) Cécile Helle constate d’entrée le changement de paysage de ce site emblématique du centre-ville d’Avignon, surplombant le Rhône et dominant le palais des Papes. Depuis un peu plus d’un an, la Ville a lancé un important chantier en deux phases (10 millions d’euros au total) « dans le cœur historique du patrimoine mondial de l’Unesco », insiste Cécile Helle, qui participait ce mardi à une visite des travaux.

    Fermé au public depuis octobre 2024 [hormis une esplanade accessible depuis le Rhône], le jardin doit rouvrir d’ici à début mars. Une seconde phase aura ensuite lieu de septembre 2026 à juin 2027, afin de restaurer et végétaliser l’esplanade minérale mais aussi de rénover la montée de l’accès principal. « C’est un beau mais lourd projet qui va permettre de repartir pour
    150 ou 200 ans
     », estime la maire en rappelant l’impérieuse nécessité de ce chantier. « Le diagnostic a montré que les sols s’asphyxiaient, si on n’avait pas réagi le patrimoine naturel aurait disparu », rappelle-t-elle.

    Ainsi, 30% des arbres et 90% des arbustes ont été renouvelés. En déambulant dans les allées, une nouvelle perspective dénote. « L’idée est de remettre le jardin dans sa forme d’origine comme l’a pensé Jean-Pierre Barillet-Deschamps [architecte paysagiste qui a créé ce parc en 1865, concepteur également du parc Borély à Marseille ou les Buttes-Chaumont à Paris] en dégageant la vue sur le palais des Papes, on a ainsi enlevé les végétaux morts ou les bambous qui gâchaient la vue », fait valoir Juliette Hafteck, architecte-paysagiste du cabinet Alep en charge du projet. « Il fallait continuer le rêve de Barillet-Deschamps qui avait réussi à créer ce parc pittoresque sur un rocher, c’était un visionnaire qui avait compris les enjeux de l’écologie urbaine », complète Philippe Deliau, second architecte-paysagiste du projet.

    Toilettes, buvette et aire de jeux

    Le bassin a été repris dans sa forme originelle, de nouvelles toilettes publiques seront aussi installées. Le nombre de bancs et tables de pique-nique ne variera pas non plus. Tous les socles des statues ont été nettoyés. La buvette rouvrira également mais qu’à l’issue de la seconde phase des travaux. Au sol, « le sable stabilisé est en train d’être refait afin d’être moins poussiéreux et sera beaucoup moins tassé car le petit train touristique et les camions poubelles ne passeront plus, ce qui permettra une meilleure perméabilité », développe Juliette Hafteck. Une grande pelouse, « façon Stade de France », sera engazonnée avant la réouverture mais pas accessible dans l’immédiat. Enfin, une nouvelle aire de jeux en bois de 4 mètres de haut va faire son apparition. Réalisée à Nantes, elle symbolisera un dragon sortant du Rhône.

  • Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    À qui le tour ? Sans à dire qu’une élection municipale est une loterie, David Fournier a, ce mardi, officialisé un nouveau soutien. Trop tôt pour savoir s’il aura les bons numéros au soir des 15 et 22 mars mais l’appui de Farid Faryssy constitue un pas supplémentaire pour tendre vers l’unité à gauche. Il y a trois semaines, Farid Faryssy avait quitté avec fracas la France insoumise, dénonçant les « violences et comportements autoritaires ». Il avait été pourtant désigné co-chef de file pour les municipales en juin avant qu’en octobre la tête de liste n’échoit à Mathilde Louvain.

    « Je rejoins David Fournier, l’homme, et pas le PS que j’avais quitté en 2012 », justifie Farid Faryssy. Devant la presse, les deux hommes se remémorent leur passé presque commun au MJS, louent réciproquement leurs qualités humaines pour éviter le reproche d’un accord électoraliste sur fond de tambouille politique. « David est épris de justice sociale, proche de la population, avec qui je ne me suis jamais disputé », insiste Farid Faryssy qui, en 2020, avait mené une liste insoumise aux municipales (5,36%) contre notamment la maire sortante et réélue Cécile Helle et sa liste où figure David Fournier.

    David Fournier sait pouvoir compter sur un nouvel allié, « son implantation locale reconnue, ses réseaux pour convaincre sur notre base programmatique ». En quittant LFI, Farid Faryssy a créé son mouvement, « Humains, libres et égaux ». Une seconde personne issue de ce mouvement devrait figurer sur la liste de David Fournier. « Farid ne m’a demandé aucune place ni délégation », tient à préciser le candidat socialiste. Côté programme, Farid Faryssy n’a pas peur de parler sécurité, « pas un gros mot », veut développer la gratuité de la cantine et entend surtout « ne pas fracturer la population, ne défendre qu’une certaine communauté et jouer les antifascistes d’opérette ». Le député Raphaël Arnault (NFP-LFI) appréciera.

    Un nouveau soutien jeudi

    Aux yeux de l’ex-insoumis, David Fournier serait donc un anti-Arnault – et dans une moindre mesure un anti-Helle – dans la méthode. « C’est un homme de rupture dans la façon de faire, il ne dirigera pas la ville seul dans sa tour d’Ivoire », projette Farid Faryssy, qui a été Premier adjoint à Carpentras sous Francis Adolphe. « Je prendrai des décisions collégiales avec la majorité et prévoit un conseil des adjoints tous les lundis », annonce David Fournier. Ce ralliement ne pourrait-il pas avoir un effet repoussoir auprès de potentiels alliés au centre gauche qui ne veulent pas entendre parler de LFI ? « C’est une chance », contrecarre David Fournier. « À gauche, 80% des gens partagent le programme de l’Avenir en commun, c’est le fonctionnement qui coince », pense Farid Faryssy. Après Génération écologie, les Écologistes et l’Après, David Fournier continue donc d’additionner les soutiens. « Je suis le seul candidat qui fédère », se targue-t-il, promettant un nouveau ralliement ce jeudi, veille d’une grande réunion publique à la salle de Montfavet (18h30).

  • [Maj] Les territoriaux d’Avignon prêts à la grève pour un meilleur salaire

    [Maj] Les territoriaux d’Avignon prêts à la grève pour un meilleur salaire

    Indépendamment de l’appel national à la grève de ce mardi (lire page 2 et 3), les agents municipaux d’Avignon pourraient également cesser le travail à partir de ce jeudi. L’intersyndicale CFDT-CGT-FO-Fédération autonome a déposé un préavis de grève face à la « véritable mascarade », selon Nicolas Garcia, secrétaire FO Territoriaux, des négociations liées à la revalorisation de leur régime indemnitaire. Ou Rifseep, dans le jargon administratif, dispositif de primes et compléments de salaire propre à chaque collectivité.

    Des négociations se sont ouvertes, en début d’année, pour revoir ce régime avec une enveloppe budgétaire initiale de 300 000 euros, destinée aux agents de catégorie C. Soit les fonctionnaires les moins bien rémunérés qui, à Avignon, représentent près de 55% de la globalité des 2 300 agents. « Il faut un geste fort, certains agents font des astreintes et heures supplémentaires juste pour finir le mois », constate Dalila Djoudi, secrétaire CGT Territoriaux. Une dizaine de réunions ont eu lieu afin d’identifier chaque fiche de postes et les critères possibles de réévaluation salariale. L’intersyndicale estime avoir joué le jeu en travaillant ensemble pour avancer des propositions communes et pas en ordre dispersé. En vain. « Nous n’avons pas trouvé de compromis », déplore Marie Douzon, secrétaire de la Fédération autonome. « Nous refusons qu’in fine seulement la moitié des agents soient concernés par cette hausse », poursuit-elle. Selon un premier arbitrage municipal cité par les syndicats, seuls les agents ayant une indemnité inférieure à 200 euros ainsi que cinq métiers (Atsem, agents de bibliothèque, agents d’entretien, assistants de gestion administrative) seraient concernés.

    « On nous a pris pour

    des imbéciles »

    « Nous avions fait une proposition qui concerne tout le monde avec une enveloppe de 375 000 euros et un effet rétroactif que sur 9 mois et non 12 », détaille Valérie Foeller, secrétaire CFDT Territoriaux. « On nous a pris pour des imbéciles car notre proposition n’a même pas été étudiée, on nous a imposé un arbitrage unilatéral », peste Nicolas Lopez. L’intersyndicale en veut aussi à la maire (PS), Cécile Helle, qui ne l’a pas reçue sur le sujet. Elle appelle à un rassemblement le 9 décembre (8h30, devant la mairie), en amont d’un comité social territorial. « Les agents sont en colère, on va le montrer ce jour là », assure Valérie Foeller.

    Contacté, David Fournier, adjoint (PS) à l’administration générale, confie s’être mis en retrait du dossier depuis septembre, ne pouvant « être juge et partie » en tant que candidat aux municipales. Si lundi soir nous n’avions pu joindre le Premier adjoint c’est parce l’intéressé était en réunion jusqu’à tard avec les services de la Ville pour préparer une contre proposition sur la revalorisation salariale en cours de négociation. « Je trouverais dommage que ça ne puisse pas aboutir avec les propositions que l’on va faire », assure Claude Nahoum, joint ce mardi matin, qui réserve la teneur des annonces aux syndicats lors d’une réunion d’ici au 9 décembre, jour du CST. Selon les syndicats, les propositions de la Ville ne permettraient d’augmenter que la moitié des agents de catégorie C. « On était plutôt sur 58 %, nuance Claude Nahoum. L’objectif est de couvrir la totalité des catégories C en augmentant légèrement l’enveloppe prévue de 300 000 euros sans empiéter de trop sur l’enveloppe 2026 [fixée aussi à 300 000 euros et qui doit couvrir le reste des agents C et les B] ». Le Premier adjoint assure ne pas éluder les difficultés financières des agents : « On n’est pas une entreprise privée, on est conscient du travail fait par les agents au quotidien en direction des habitants. Des éléments importants ont échelonné tout le mandat comme la mise en place de la prévoyance, la mutuelle, et la revalorisation modeste des tickets restaurants (5 à 6 euros) ».

  • La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    C’est « un acte éminemment politique », selon Laurence Lefèvre, adjointe (DVG) à la qualité de vie. « Un document essentiel pour restaurer la qualité de vie et paysagère », appuie la maire, Cécile Helle (PS). Le sujet en question : le règlement local de publicité (RLP). Un document caduc depuis janvier 2021 sur lequel la Ville finit de plancher. Ce samedi, les élus ont voté l’arrêt de ce projet avec l’objectif, après enquête publique, qu’il soit définitivement adopté lors d’un prochain conseil municipal au dernier trimestre 2026.

    « Il doit respecter les enjeux de cadre de vie et ne pas trop porter préjudice au monde économique », dresse Laurence Lefèvre. Quatre zones réglementaires différentes ont été définies, le cadre variant évidemment que l’on soit dans l’intra-muros, classé au patrimoine mondial de l’Unesco ou vers les zones commerciales. « Dans le centre-ville et autour des remparts, la pub sera très restreinte voire interdite », annonce l’adjointe, insistant « sur cette demande forte », issue d’une concertation. Pas question pour autant « que le reste de la pub se répercute plus fortement ailleurs ».

    Alors qu’actuellement, l’unité des enseignes commerciales laisse à désirer, le RLP vient fixer un cadre plus précis sur les dimensions des devantures, les couleurs, les lettres ou l’ancrage au sol. « Il faut du courage », se targue Laurence Lefèvre, qui assure avoir relevé « le challenge fixé par Mme le maire de ne pas perdre d’argent ». Comment ? En améliorant les recettes d’occupation de l’espace public, jusque-là perçues sur une simple base déclarative. « On n’avait pas toujours les bonnes infos », relève l’adjointe.

  • Le long chemin des mini-guêpes pour sauver les cerisiers

    Le long chemin des mini-guêpes pour sauver les cerisiers

    Ce vendredi après-midi, une quarantaine de personnes s’est réunie dans la salle polyvalente de Flassan, au pied du Ventoux. Mais, on a eu l’impression d’avoir deux salles, deux ambiances. À l’invitation du sénateur (PS) Lucien Stanzione, les protagonistes parlent des moyens de se prémunir contre la mouche drosophile, qui a ravagé des cerisiers, en 2024 et surtout en 2023. « Il n’y a pas de solution miracle et unique », rappelle Lucien Stanzione, en présence d’élus, de cerisiculteurs, mais aussi et surtout de Nicolas Borowiec, ingénieur de recherche à l’Inrae (Institut de recherche pour l’agriculture) de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).

    En mai 2024, le scientifique a procédé à un lâcher de 500 femelles Ganaspis sur des cerisiers, à Malaucène. Ces micro- guêpes auraient la vertu de cannibaliser la mouche drosophile. Les chercheurs parlent de lutte biologique par acclimatation, où des insectes sont utilisés pour mettre hors état de nuire d’autres insectes. Mais, là où la double ambiance de la réunion réside, c’est dans la temporalité. Difficile de faire coexister un chercheur et son temps (très) long et des cerisiculteurs, qui ne peuvent attendre des années pour que l’acclimatation porte ses fruits.

    « Le projet se porte bien »

    « Sur ma commune, il y a eu une expérimentation avec un lâcher de Ganaspi fait de manière secrète. J’ai l’impression que le résultat n’est pas concluant », s’aventure Dominique Plancher, maire (SE) de Venasque, territoire emblématique des cerises de Vaucluse. Alors que le pesticide le plus efficace sur les vergers a été interdit il y a quelques années pour son impact environnemental, « on est dans l’impasse, sans solutions rapides, bien que la Ganaspi peut être une bonne cartouche », estime Florian Bernard, producteurs de cerises à Beaumont-du-Ventoux.

    Ne prétendant pas avoir la panacée, Nicolas Borowiec plaide pour « des combinaisons de méthodes à des degrés de maturation différents, avec des filets, des insectes stériles ».

    En Vaucluse, une dizaine de lâchers a eu lieu. Le site de Malaucène est « favorable » et a donné lieu à un second lâcher de 100 femelles. « Le projet se porte bien, ce n’est pas parce qu’on ne détecte pas la guêpe qu’elle n’y est pas », souligne Nicolas Borowiec qui, confiant, sait que des recaptures ont été faites en Italie, qui a utilisé la même méthode.

    S’il comprend l’impatience des agriculteurs, le chercheur travaille sur le sujet depuis 2012… « Les politiques attendent l’urgence pour débloquer des fonds [300 000 euros pour ce projet] or, on aurait pu faire cette acclimatation en amont avant l’arrivée du ravageur », regrette-t-il.

  • Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    « Excusez-moi d’avoir été un peu longue, vous serez débarrassée de moi après mars », conclut Cécile Helle, à l’issue d’une dense intervention sur le rapport d’orientations budgétaires, ce samedi matin, en conseil municipal. L’avant-dernière séance de la mandature avant celle consacrée au vote du budget, le 20 décembre. Volontairement discrète médiatiquement en cette pré-campagne des municipales, la maire sortante (PS), qui passera la main en mars après deux mandats sans avoir pris position pour un éventuel successeur, avait besoin de rétablir quelques vérités.

    À deux reprises, Cécile Helle s’est lancée dans un plaidoyer pro domo de son action à la tête de la Ville depuis presque douze ans. D’abord sur l’environnement, lors du rapport annuel en matière de développement durable, puis, donc, sur la préparation du budget 2026. En l’absence d’Anne-Sophie Rigault, cheffe de file de l’opposition et candidate RN, principale contemptrice de la majorité, personne n’a pourtant cinglé le bilan de la maire sortante. Beaucoup sont restés sur de longs discours généralistes et rébarbatifs. Dans la majorité, les trois prétendants déclarés à sa succession, Joël Peyre (PRG), David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention), n’ont pas renié le bilan, sans aller jusqu’à tresser des lauriers à Cécile Helle. Et n’ont pas réagi lorsque le premier adjoint, Claude Nahoum, a initié des applaudissements.

    « Bon courage au suivant »

    Peut-être piquée par la faible reconnaissance de son action, Cécile Helle avait surtout besoin de s’adresser aux candidats qui « papillonnent » et ne siègent pas dans l’assemblée. Au premier duquel Olivier Galzi (DVD). L’ex-journaliste TV, auto-procalmé candidat du « bon sens », était ce samedi bien assis quelques sièges plus loin, dans le public. « Je lis et j’entends les commentaires sur l’actualité locale. Je suis curieuse de voir ce que mon successeur fera, car c’est facile de lancer des “y’à qu’à, faut qu’on”, de critiquer quand on n’a pas été confronté à la réalité, ne croyez pas que ce sont des combats faciles », lance la première magistrate, maniant souvent l’ironie pour disqualifier des propositions adverses. « J’ai hâte de voir le square Indochine redevenir un parking, l’avenue du Moulin de Notre-Dame en double sens en arrachant les arbres et les voies cyclables ou les parvis des écoles redevenir des parkings sans sérénité », énumère-t-elle à destination de ceux qui voudraient remettre en cause le plan Faubourgs.

    Agacée que la Ville soit présentée comme unique responsable de tous les maux de circulation, quand au niveau du Grand Avignon, « l’évolution des transports en commun a été zéro et a pris du retard » sur ce mandat, Cécile Helle prévient : « Je ne ferai pas beaucoup de sorties, car je ne suis pas candidate, mais je ne me laisserais pas faire sur des sujets abordés de manière caricaturale ». Se targuant « d’être la première maire à tenir son engagement de ne pas augmenter la fiscalité », l’édile égraine des réalisations qui « ont fait progresser le service public local », comme le remunicipalisation de la restauration scolaire et la baisse des tarifs, la construction d’une école [Melly et Paul-Puaux] « pour la première fois en 30 ans », le périscolaire, la maison du commerce, la rénovation du stade nautique, une nouvelle bibliothèque. Le tout dans « un contexte d’anomalies » entre crises sanitaire, énergétique, sociale et politique. « Bon courage au suivant », avertit-elle.

    EN BREF

    Un candidat en chasse une autre

    Parmi les 5 spectateurs du conseil, chacun a remarqué la présence d’Olivier Galzi. L’ex-journaliste TV, candidat (DVD), ne s’est pas éternisé jusqu’à la fin du débat d’orientations budgétaires. Une autre candidate mais surtout cheffe de file de l’actuelle opposition, Anne-Sophie Rigault, était en revanche absente. L’élue RN étant retenue pour une session de formation interne à son parti à Lyon.

    Catherine Gay reléguée au 3e rang

    Il y a un mois, la 2e adjointe au maire en charge de la sécurité avait rendu avec fracas sa délégation, se disant empêchée par la maire et son cabinet de mener à bien sa mission. Entre temps, Cécile Helle a récupéré cette délégation pour terminer le mandat, piquant au passage son élue, accusée de « trahison – défection ». Ce samedi, Catherine Gay était reléguée au 3e rang, loin du premier cercle des adjoints. Notons qu’elle soutient aux municipales le candidat Place publique, Benoît Belvalette. Il y a une semaine, ce dernier a insisté vouloir travailler étroitement avec toute sa future équipe en impliquant ses adjoints. À ses côtés, Catherine Gay souriait jaune.

    FO mobilisée pour les 4 jours à l’école

    Avignon reste l’une des 3 dernières communes du département à avoir conservé la semaine de 4,5 jours en rythme scolaire. Sous l’impulsion du syndicat FO, une trentaine de personnes s’est réuni pour réclamer le retour à la semaine de 4 jours, avec coupure totale du mercredi. Une doléance exprimée depuis plusieurs années, avec une pétition qui a atteint 3 000 signatures. La Ville a toujours refusé de revenir en arrière, soulignant, vendredi dans un communiqué, le récent rapport de la Convention citoyenne qui plaide pour des semaines sur 5 jours, « avec un après-midi d’activités périscolaires gratuites et diversifiées », appuie la municipalité. Décision de maintenir ou revoir ces rythmes relèvera de la prochaine équipe municipale.

  • Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Ce devrait être l’avant-dernier conseil municipal de la mandature. Ce samedi, les élus ont rendez-vous à la salle polyvalente de Montfavet pour étudier 39 rapports. Dont certains classiques en cette séance de novembre, comme les bilans en matière de développement durable et d’égalité femmes-hommes au sein de la Ville. Mais, aussi et surtout, le débat d’orientations budgétaires (notre édition de vendredi), qui pourrait donner lieu à des airs de pré-campagne, bien que la majorité sortante ne prépare pas de révolution dans le budget 2026, qui sera voté dans trois semaines.

    Autre sujet majeur, l’avenir du marché d’intérêt national. Historiquement géré par une convention avec une société municipale ad hoc (Smina), la loi a imposé d’engager une vraie délégation de service public (DSP). Ce samedi, les élus vont entériner le choix de confier la gestion pour 22 ans à la même société, qui a devancé l’offre concurrente portée par le marché de Rungis, mastodonte national du MIN. Autre DSP, celle du camping municipal, prolongée d’un an, pour permettre de préparer un nouvel objectif pour « favoriser l’ancrage du camping dans le paysage touristique ».

    Il sera aussi question de financement autour de la grande étude mobilités en cours en vue du RER métropolitain : la municipalité participe à hauteur de 40 000 euros sur le total d’un million d’euros. Par ailleurs, dans sa volonté de « limiter l’impact des dispositifs publicitaires sur les paysages et les éléments patrimoniaux », la Ville modifie son règlement local de publicité. L’étape du jour marque l’arrêt du projet, qui ne sera mis en œuvre qu’après enquête publique.