Candidature à Marseille, actualité locale, nouveau premier ministre… À vous la parole !
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[Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal
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Lecornu dans le corner
Le niveau de mobilisation monte, monte, monte, monte… Même les chiffres prévisionnels qui filtrent du ministère de l’Intérieur connaissent une augmentation exponentielle. Peu après la mobilisation du 10 septembre qui avait réuni 200 000 personnes selon la police, les estimations pour la journée à l’appel de l’intersyndicale ce jeudi montaient à 400 000. Hier elles ont doublé à 800 000 personnes attendues.
C’est dans ce contexte que les responsables des partis de gauche, à l’exception de la FI, vont rencontrer Sébastien Lecornu pour lui dire tout le mal qu’ils pensent du budget en forme de potion amère concocté par son prédécesseur.
Ils préviennent à l’unisson : les mêmes causes produiront les mêmes effets. Autrement dit : la « rupture » annoncée par le nouvel hôte de Matignon ne peut pas être un slogan qui dissimule mal le recyclage des orientations du précédent gouvernement.
Abandon de la réforme des retraites
Difficile pourtant d’attendre autre chose d’un macroniste fervent et fidèle qui, du fait de sa proximité avec le président de la République a eu son ticket d’entrée dans chaque gouvernement depuis 8 ans.
Raison de plus pour accroître la pression dans les institutions comme dans la rue pour faire entendre l’exigence de progrès social, de justice fiscale et réponse au défi écologique.
Sébastien Lecornu est dans le corner, il n’en sortira pas sans concession significative à commencer par l’abandon de la réforme des retraites, minoritaire dans les urnes et dans l’opinion.
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Budget : le RN toujours dans l’imposture sociale
Le Rassemblement national n’ira visiblement pas demander l’abrogation de la réforme des retraites au nouveau locataire de Matignon, ce mercredi. À la veille de sa réception par Sébastien Lecornu, le Premier ministre, ce mercredi, les représentants du parti d’extrême droite reviennent à leurs fondamentaux. « Si la rupture consiste pour lui à un retour aux sources du socialisme, alors la crise politique continuera », lance Marine Le Pen, ce mardi, sur le plateau de Cnews. Alors que le Premier ministre consulte la gauche en vue de son budget, espérant éviter la censure via une forme d’accord avec le PS qui attend « des concessions spectaculaires » de sa part, la députée du Pas-de-Calais prévient : « Le socialisme était la source du macronisme (…) Avec la taxe Zucman, ils veulent offrir au Parti socialiste des victoires symboliques pour pouvoir durer et rester. » Si elle fait du PS son bouc émissaire pour mieux censurer Lecornu, in fine, c’est surtout les mesures de justice sociale réclamées par la gauche et le mouvement social prévu le 18 septembre qu’elle vise. À la hausse des salaires et l’abrogation de la réforme des retraites, elle préfère s’attaquer aux « dépenses toxiques : l’immigration, le coût de l’Union européenne, les fraudes et le train de vie de l’État ».
En meeting ce week-end à Bordeaux, Jordan Bardella était sur la même ligne, réclamant la fin de l’aide médicale de l’État (AME) et la tenue d’un référendum sur l’immigration : « Chaque année, des milliards sont engloutis pour prendre en charge (…) une immigration d’assistanat qui a transformé la France en guichet social de l’Europe. » Preuve que l’imposture sociale du RN est toujours d’actualité, les représentants sont bien moins loquaces sur la taxation des puissants. Marine Le Pen se contentant de dire qu’il « n’est pas anormal que ceux qui sont les plus riches participent » à l’effort national…
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Sébastien Lecornu s’est fait cajoler par les centristes mardi
Après la consultation du camp présidentiel et des partis du « socle commun », puis celle d’une partie des organisations syndicales et patronales du pays, le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu, ce mardi, les partis se classant au centre de l’échiquier politique : le groupe parlementaire Liot (Libertés, indépendants et outre-mer et territoires), le Parti radical, le Parti radical de gauche (PRG) et le parti Utiles (proche de Liot).
Mais avant le gros du morceau, c’était l’Union des entreprises de proximité, U2P, qui était dans le bureau de Sébastien Lecornu. « Je ne suis pas allé le voir avec des lignes rouges. Le pays a besoin d’être apaisé, nos petites entreprises sont en difficulté aujourd’hui en grande partie à cause de l’instabilité politique que l’on connaît depuis un an maintenant », relate Michel Picon, président de l’U2P. Sans ligne rouge certes, mais avec des positions qui reprennent les intérêts patronaux : « On a fait valoir nos arguments sur l’ineptie de la taxe Zucman. Je pense que nous partageons le même point de vue là-dessus: taxer l’outil de travail, c’est une folie. »
Le groupe Liot, composé d’une vingtaine de députés d’horizon divers, est particulièrement attendu au tournant à la vue de sa position stratégique dans l’échiquier politique. Classé centriste avec des élus issus de la droite comme de la gauche, une partie de ses membres s’étaient largement opposés à la réforme des retraites. À tel point que Charles de Courson, député de la Marne, était devenu une figure de proue de la contestation de la mesure. D’où l’attention particulière sur son positionnement. Et pour l’heure, il joue plutôt la carte du dialogue.
Le président du groupe, Laurent Panifous a salué les « deux-trois premières annonces qui vont dans le bon sens ». Mais il reste visiblement vigilant en plaidant pour « essayer de trouver le chemin du compromis », à l’inverse du gouvernement Bayrou « qui avait fait le choix du passage en force ».
« Budget de compromis »En clair, le groupe se dit « conscient de la nécessité d’apporter des solutions au déficit important du pays mais avec la volonté d’une justice fiscale et sociale ». Un difficile entre deux à tenir tant les positions des différentes forces à l’Assemblée nationale sont opposées. À titre d’exemple, le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, a mis en garde son parti, ce mardi, contre « la pression beaucoup plus forte du PS » dans les discussions actuelles avec le gouvernement de Sébastien Lecornu craignant qu’il « n’y ait plus rien sur l’immigration, la sécurité ou l’assistanat » dans le budget. Et de refuser tout compromis sur la question des retraites qui « serait une faute politique absolument majeure ». De quoi contraster avec Liot qui défend « un budget réaliste, un budget de compromis mais pas un budget punitif » à Matignon.
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