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  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    Candidature à Marseille, actualité locale, nouveau premier ministre… À vous la parole !

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    Candidature à Marseille, actualité locale, nouveau premier ministre… À vous la parole !

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Lecornu dans le corner

    Lecornu dans le corner

    Le niveau de mobilisation monte, monte, monte, monte… Même les chiffres prévisionnels qui filtrent du ministère de l’Intérieur connaissent une augmentation exponentielle. Peu après la mobilisation du 10 septembre qui avait réuni 200 000 personnes selon la police, les estimations pour la journée à l’appel de l’intersyndicale ce jeudi montaient à 400 000. Hier elles ont doublé à 800 000 personnes attendues.

    C’est dans ce contexte que les responsables des partis de gauche, à l’exception de la FI, vont rencontrer Sébastien Lecornu pour lui dire tout le mal qu’ils pensent du budget en forme de potion amère concocté par son prédécesseur.

    Ils préviennent à l’unisson : les mêmes causes produiront les mêmes effets. Autrement dit : la « rupture » annoncée par le nouvel hôte de Matignon ne peut pas être un slogan qui dissimule mal le recyclage des orientations du précédent gouvernement.

    Abandon de la réforme des retraites

    Difficile pourtant d’attendre autre chose d’un macroniste fervent et fidèle qui, du fait de sa proximité avec le président de la République a eu son ticket d’entrée dans chaque gouvernement depuis 8 ans.

    Raison de plus pour accroître la pression dans les institutions comme dans la rue pour faire entendre l’exigence de progrès social, de justice fiscale et réponse au défi écologique.

    Sébastien Lecornu est dans le corner, il n’en sortira pas sans concession significative à commencer par l’abandon de la réforme des retraites, minoritaire dans les urnes et dans l’opinion.

  • Budget : le RN toujours dans l’imposture sociale

    Budget : le RN toujours dans l’imposture sociale

    Le Rassemblement national n’ira visiblement pas demander l’abrogation de la réforme des retraites au nouveau locataire de Matignon, ce mercredi. À la veille de sa réception par Sébastien Lecornu, le Premier ministre, ce mercredi, les représentants du parti d’extrême droite reviennent à leurs fondamentaux. « Si la rupture consiste pour lui à un retour aux sources du socialisme, alors la crise politique continuera », lance Marine Le Pen, ce mardi, sur le plateau de Cnews. Alors que le Premier ministre consulte la gauche en vue de son budget, espérant éviter la censure via une forme d’accord avec le PS qui attend « des concessions spectaculaires » de sa part, la députée du Pas-de-Calais prévient : « Le socialisme était la source du macronisme (…) Avec la taxe Zucman, ils veulent offrir au Parti socialiste des victoires symboliques pour pouvoir durer et rester. » Si elle fait du PS son bouc émissaire pour mieux censurer Lecornu, in fine, c’est surtout les mesures de justice sociale réclamées par la gauche et le mouvement social prévu le 18 septembre qu’elle vise. À la hausse des salaires et l’abrogation de la réforme des retraites, elle préfère s’attaquer aux « dépenses toxiques : l’immigration, le coût de l’Union européenne, les fraudes et le train de vie de l’État ».

    En meeting ce week-end à Bordeaux, Jordan Bardella était sur la même ligne, réclamant la fin de l’aide médicale de l’État (AME) et la tenue d’un référendum sur l’immigration : « Chaque année, des milliards sont engloutis pour prendre en charge (…) une immigration d’assistanat qui a transformé la France en guichet social de l’Europe. » Preuve que l’imposture sociale du RN est toujours d’actualité, les représentants sont bien moins loquaces sur la taxation des puissants. Marine Le Pen se contentant de dire qu’il « n’est pas anormal que ceux qui sont les plus riches participent » à l’effort national…

  • Sébastien Lecornu s’est fait cajoler par les centristes mardi

    Sébastien Lecornu s’est fait cajoler par les centristes mardi

    Après la consultation du camp présidentiel et des partis du « socle commun », puis celle d’une partie des organisations syndicales et patronales du pays, le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu, ce mardi, les partis se classant au centre de l’échiquier politique : le groupe parlementaire Liot (Libertés, indépendants et outre-mer et territoires), le Parti radical, le Parti radical de gauche (PRG) et le parti Utiles (proche de Liot).

    Mais avant le gros du morceau, c’était l’Union des entreprises de proximité, U2P, qui était dans le bureau de Sébastien Lecornu. « Je ne suis pas allé le voir avec des lignes rouges. Le pays a besoin d’être apaisé, nos petites entreprises sont en difficulté aujourd’hui en grande partie à cause de l’instabilité politique que l’on connaît depuis un an maintenant », relate Michel Picon, président de l’U2P. Sans ligne rouge certes, mais avec des positions qui reprennent les intérêts patronaux : « On a fait valoir nos arguments sur l’ineptie de la taxe Zucman. Je pense que nous partageons le même point de vue là-dessus: taxer l’outil de travail, c’est une folie. »

    Le groupe Liot, composé d’une vingtaine de députés d’horizon divers, est particulièrement attendu au tournant à la vue de sa position stratégique dans l’échiquier politique. Classé centriste avec des élus issus de la droite comme de la gauche, une partie de ses membres s’étaient largement opposés à la réforme des retraites. À tel point que Charles de Courson, député de la Marne, était devenu une figure de proue de la contestation de la mesure. D’où l’attention particulière sur son positionnement. Et pour l’heure, il joue plutôt la carte du dialogue.

    Le président du groupe, Laurent Panifous a salué les « deux-trois premières annonces qui vont dans le bon sens ». Mais il reste visiblement vigilant en plaidant pour « essayer de trouver le chemin du compromis », à l’inverse du gouvernement Bayrou « qui avait fait le choix du passage en force ».

    « Budget de compromis »

    En clair, le groupe se dit « conscient de la nécessité d’apporter des solutions au déficit important du pays mais avec la volonté d’une justice fiscale et sociale ». Un difficile entre deux à tenir tant les positions des différentes forces à l’Assemblée nationale sont opposées. À titre d’exemple, le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, a mis en garde son parti, ce mardi, contre « la pression beaucoup plus forte du PS » dans les discussions actuelles avec le gouvernement de Sébastien Lecornu craignant qu’il « n’y ait plus rien sur l’immigration, la sécurité ou l’assistanat » dans le budget. Et de refuser tout compromis sur la question des retraites qui « serait une faute politique absolument majeure ». De quoi contraster avec Liot qui défend « un budget réaliste, un budget de compromis mais pas un budget punitif » à Matignon.

  • Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    « On a aujourd’hui à faire à un gouvernement qui reste ancré dans ses habitudes et dans ses dogmes ultralibéraux, et on pense que la nomination de Lecornu en remplacement de Bayrou ne changera pas grand-chose », commence Jean Innoncenzi (CFDT) dans la grande salle de la Bourse du travail. Pour le représentant syndical « ce budget va peser sur les classes moyennes et les plus précaires d’une manière inacceptable ». Il est donc temps, poursuit-il, d’envisager d’autres solutions.

    Et de rappeler qu’il a fallu toute la pugnacité d’une commission d’enquête sénatoriale pour enfin parvenir à avoir des chiffres sur les aides publiques aux entreprises qui se montent à hauteur de 211 milliards d’euros depuis 2017. Mais aussi que « depuis 2017 et l’arrivée au pouvoir de Macron, ce sont 1 200 milliards d’euros de dettes supplémentaires qui se sont ajoutées à la dette déjà existante ». Un comble ironise le syndicaliste pour quelqu’un qui est issu du monde financier, en pointant la détérioration de la qualité de vie des Français au fil des ans. À ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal), le dit avec encore plus de force : « Ce n’est pas au monde du travail à supporter les cadeaux fiscaux. » C’est pour cette raison, argumente-t-il que « l’action du 18 a pleinement son rôle à jouer dans cette période de construction de nouveaux budgets pour essayer d’influer au maximum afin que ceux qui détiennent vraiment les richesses de ce pays et qui ont vu leur fortune et leur patrimoine personnel augmenter de manière exponentielle participent enfin réellement à la solidarité nationale ». Et de rappeler que « la régression sociale ne se négocie pas mais se combat ».

    Des grèves partout

    « La seule solution, aujourd’hui pour qu’on nous écoute c’est qu’on arrête l’économie. Il faut des grèves partout », approuve Brigitte Cheinet (CGT retraités). Alain Tournay (FSU) insiste pour sa part sur la casse des services publics qui devait encore s’accentuer avec le budget Bayrou, en jugeant la nomination de Lecornu comme une énième provocation. Il dénonce entre autres les suppressions de 9 000 postes d’enseignants depuis 2017 dans le premier degré. Et « une institution scolaire à bout de souffle par manque de moyens ». Et de conclure : « On est en colère. Et je pense que cette colère ne va pas s’arrêter au 18. » « Je pense qu’on assiste actuellement dans le pays à la fin d’un système », lance Richard Giraud (CFTC), en expliquant être parvenu i à mobiliser des personnes qui n’étaient pas venues pour la retraite. « Elles prennent conscience que notre pays va droit dans le mur », affirme-t-il.

    Pour Rolando Galli (FO), « face à un gouvernement entêté qui refuse la démocratie sociale, qui refuse de négocier et qui passe en force, il faut trouver comment le faire reculer ». Il se félicite d’ailleurs de la multiplication des actions prévues avant de rejoindre les manifestations. Comme l’opération escargot qui va se mettre en place dès 6h aux entrées Est et Ouest ou encore le blocage du lycée Dumont d’Urville par les élèves à 7h15. « Il faut qu’on ait un gouvernement qui prenne des décisions dans le sens des salariés », intervient Didier Chantreuil (CFE-CGC). Émilie Vanderpœl pour l’Unsa évoque « un véritable dégoût », ressenti par la nomination de ce nouveau Premier ministre. Cela révèle, poursuit-elle, « la crise démocratique que nous traversons et dont nous n’arrivons pas à sortir ». Ce qui exige conclut-elle, « un vrai changement de cap politique ». « Si ce gouvernement comme il le prétend est ouvert à tout, qu’il reconnaisse enfin la démocratie sociale de ce pays. Et qu’il commence par abroger la réforme des retraites. Et après on discute du budget », propose Rolando Galli (FO).

    « La lutte des retraites il y a deux ans, on ne l’a pas gagnée. Mais on ne l’a pas encore perdue », assure Didier Quattropani.

    Prochaine manche dans la rue.

    « Il faut un vrai changement de cap politique maintenant »

  • À Marseille, pour sauver l’emploi à Monoprix

    À Marseille, pour sauver l’emploi à Monoprix

    Sur le parking les drapeaux rouges des UL CGT Marseille Sud, Croix rouge, Fapt et Télécoms flottent autour du boucher. Employé depuis 27 ans dans l’enseigne du Prado, il était convoqué par sa direction à un entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. « Un de trop à faire les frais d’un management agressif, estime Stéphanie Escamez, élue CGT au CSE, depuis un an la nouvelle direction met le paquet contre la CGT ». Alors, « tous pour un et un pour tous ».

    Dans le rassemblement, Gérald ne saisit pas. « Ce qui m’échappe, c’est le motif profond » de cette convocation, déplore-t-il. « J’étais en train d’aider un apprenti au labo quand le responsable m’a ordonné d’aller à la pesée. J’ai refusé car ce n’est pas mon poste. Ce n’est pas tolérable d’être traité comme ça », explique-t-il avant d’entrer dans le bureau fortement soutenu par ses camarades. Dans le rassemblement Christophe, libraire, craint une nouvelle vague de licenciements. « Depuis 15 ans que je travaille ici, j’ai vu nos conditions de travail se détériorer. On est passé de 301 à 160, et récemment on a eu un document officiel de Monoprix où il était indiqué qu’un magasin de notre taille devait fonctionner à 130 salariés. »

    La lutte se poursuit le 18

    Une fonte des effectifs qui a entraîné « une surcharge de travail dans des conditions plus que douteuses », complète Stéphanie. La syndicaliste note : « En accidents de travail et maladie, on atteint un taux au-dessus de la moyenne nationale. En mai 2023 la Carsat s’était même intéressée à nous et avait relevé, selon ses barèmes, beaucoup de points dans le rouge. » Christophe, en arrêt pour accident de travail, en a fait les frais récemment. « Une chute dans les escaliers, à courir partout, avec des garde-corps très bas et des antidérapants tellement usés qu’ils sont inefficaces », précise-t-il. La librairie avait liquidé la presse dans ses rayons. Elle a été remise en place « il y a deux jours, la clientèle s’était plainte de ne plus trouver ses journaux », annonce la remplaçante.

    Gérald ressort de sa convocation un peu soulagé. « On a pu discuter. J’ai expliqué qu’on n’était pas reconnu à notre juste valeur, qu’on n’avait pas à pallier le manque d’effectifs, ça c’est leur politique. Ils se donnent un mois pour prendre leur décision », lâche-t-il, très ému par l’élan de solidarité. La direction n’a quant à elle « pas souhaité commenter ». Nadia Grine, déléguée syndicale CGT, appelle à « continuer la lutte… le 18 ».

  • Les territoriaux FO de Marseille dans la bataille

    Les territoriaux FO de Marseille dans la bataille

    Écoles, crèches, propreté, musées, police municipale… le 18 septembre, les agents territoriaux FO de Marseille seront en grève. À l’aune de cette mobilisation, dans son bureau du boulevard d’Athènes, Patrick Rué, leur secrétaire général, affiche sa détermination. Calme et ferme : « Le 18 va aller dans ce sens : ou vous nous entendez ou la mobilisation va se durcir. Ce doit être un vrai avertissement », glisse l’homme de 70 ans, dont la figure reste encore incontournable dans le paysage syndical marseillais.

    Cette mobilisation du 18 septembre s’inscrit logiquement selon lui dans une colère sociale plus large, nourrie par les inégalités et le sentiment de décisions politiques injustes. « Tout le monde a l’impression d’une forte iniquité. Les 2% les plus fortunés ont une fortune équivalente au reste de la France, et qu’à eux, on ne demande rien », souffle-t-il. Et d’appeler les responsables politiques à « donner l’exemple », notamment en réduisant les privilèges des anciens présidents et ministres : « Ce n’est pas ça qui va changer le budget mais par contre c’est quand même très ancré dans l’esprit des gens. »

    La réforme des retraites pourrait être « le déclencheur » d’un signe d’inflexion de ces politiques, poursuit Patrick Rué. Malgré quatorze mobilisations en 2023, « les Français ont été ignorés ». Pour lui, ce mépris alimente la radicalisation : « À partir du moment où vous ne tenez pas compte des mouvements ordonnés, vous laissez la place au désordre. » Revenir sur cette réforme serait « le vrai signe d’ouverture à une négociation réaliste ». Et ce n’est pas le renoncement aux deux jours fériés qui change grand-chose à l’affaire : « C’est la pratique de négociation avec les syndicats : on met la barre très haut puis on redescend… Quand on ne recule pas, je ne sais pas si c’est une avancée, du surplace peut-être, mais c’est un signe… attendu. »

    Pour Patrick Rué, la stratégie syndicale aussi doit évoluer. Lui défend une mobilisation plus structurée, capable de peser réellement en s’inspirant du mouvement du 10 septembre : « Il faut arriver à des blocages organisés, qui ne partent dans tous les sens. Le jour où il n’y a plus de négociation, c’est la révolution. » Il insiste sur la nécessité d’une « révolte réfléchie » : « Le but, ce n’est pas de mettre le pays à l’asphyxie, mais de bloquer pour débloquer. »