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  • Un policier mis en examen pour viol sur une touriste

    Un policier mis en examen pour viol sur une touriste

    Le 10 septembre dernier, « une touriste anglaise de 37 ans, en vacances dans le Sud de la France déposait plainte au commissariat de La Ciotat. Elle dénonçait des faits de viol commis dans la nuit du 9 au 10 septembre par un policier alors qu’elle était transportée dans un véhicule de police au commissariat de La Ciotat pour ivresse publique manifeste », indique le parquet de Marseille, dans un long communiqué très circonstancié. Appelé par les responsables d’un hôtel, l’équipage de policiers aubagnais a embarqué la touriste pour la conduire au commissariat de La Ciotat. « La plaignante indiquait, qu’alors qu’elle était menottée sur la banquette arrière du véhicule encadrée par deux policiers, l’un des deux l’aurait embrassée sur le visage et pénétrée digitalement », est-il précisé. Au lendemain de la plainte, le parquet de Marseille a ouvert une enquête en flagrance confiée à l’IGPN.

    Les trois policiers de l’équipage de secours qui avaient effectué ce transport étaient interpellés et placés en garde à vue le lendemain, et déférés deux jours plus tard devant un juge d’instruction.

    « L’un des policiers était mis en examen pour viol et agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui conférait sa fonction », une circonstance potentiellement aggravante, et a été « placé en détention provisoire », stipule le parquet. Un deuxième policier, a été mis en examen pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité physique d’une personne. Il a été placé sous contrôle judiciaire », indique le parquet de Marseille. Tandis que le troisième policier a été placé sous le statut de témoin assisté. Quant à la plaignante, elle a été prise en charge par une association d’aide aux victimes, est-il indiqué dans le communiqué.

  • Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une nouvelle solution pour les trajets du quotidien. Ce mercredi était inaugurée, à Solliès-Pont, sur l’aire des Terrins, la nouvelle ligne « Zou ! Covoit’ », reliant Toulon à Cuers, via sept communes et 18 arrêts. Un service développé par ces dernières avec l’État, la Métropole TPM, le Département, sous l’égide de la Région Sud et de l’entreprise Ecov, spécialisée dans le covoiturage. Le Fonds Vert a financé la moitié du projet tandis que la Région a versé 2,7 millions d’euros.

    L’objectif de cette ligne, « la plus longue de France » souligne Thomas Matagne, fondateur d’Ecov, est de lutter contre l’autosolisme, c’est-à-dire l’usage de la voiture sans autre passager, dans les trajets du quotidien. « Elle représente 81% des déplacements, son taux de remplissage moyen pour aller au travail est d’1,07 personne », détaille Thomas Matagne.

    Service sans réservation

    Le principe : le passager se rend près d’un des 18 arrêts de la ligne et indique sa destination via une application. L’information s’affiche alors sur le panneau situé à l’arrêt et dans l’application des conducteurs géolocalisés sur ce trajet. L’un d’eux s’arrête et prend en charge le passager. Si aucun ne passe, une garantie départ est déclenchée après 15 minutes aux heures de pointe avec une autre solution (bus ou taxi). De leur côté, avant de prendre la route, les conducteurs indiquent leur trajet. Après avoir reçu l’info, ils récupèrent leurs passagers aux arrêts sélectionnés. Aucune réservation n’est nécessaire, le service est gratuit jusqu’aux vacances de la Toussaint et sera ensuite intégré au service Zou ! (abonnements ou tickets unitaires).

    Depuis son lancement le 23 juin, le service recense 1 668 inscrits pour 3 082 trajets proposés. Encore en deçà de ce qui est espéré, mais il s’agit désormais d’« obtenir des conducteurs qu’ils acceptent de devenir passagers, confier leur trajet et leur journée à quelqu’un d’autre. Cela se construit par la confiance, en les citoyens et en le service », appuie Thomas Matagne. « Le changement de comportement est essentiel. C’est une affaire d’acceptation collective et individuelle. Il faut que nous embarquions tout le monde, y compris les élus », abonde Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports.

  • Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Trois jours après la grande mobilisation du 18 « qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès d’union et de rassemblement », les communistes de la section de La Garde-Le Pradet ont bien l’intention de maintenir vivante la lutte sociale et politique tout au long de la 4e édition de la fête des Oursinières qui va se dérouler ce dimanche.

    « La date du 21 est aussi la journée internationale de la paix et nous saurons également nous y associer », poursuit le secrétaire de section Yves Pellegrino. Avec en particulier le témoignage de Louis Camenzulli, responsable du Mouvement de la paix du Var, qui faisait partie de la délégation présente aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima en août dernier.

    Une focale particulière sera également accordée tout au long de la journée aux élections municipales de 2026 qui seront normalement « le premier rendez-vous démocratique fixé aux Français ».

    « Le mécontentement est immense, profond », constate Pascale Voirgard l’une des colistière qui bat le terrain sur les marché et au porte à porte. «Mais on est bien accueillis, il y a un désir de changement », précise-t-elle.

    Mais, prévient Yves Pellegrino, le Rassemblement national poursuit sa progression à La Garde, où la droite est en difficulté, et au Pradet aussi.

    Sous le signe du rassemblement

    Des batailles qui s’annoncent rudes mais avec de sérieux atouts pour les forces progressistes. Notamment sous le Rocher où « la gauche, après 20 ans de divisions locales, a concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal à la hauteur des attentes des habitantes et habitants ».

    Avec une équipe « Unis pour La Garde » bien en marche, avec à sa tête la socialiste Julia Peironet et quatre communistes sur la liste en position éligible.

    « La fête des Oursinières sera ce moment de rencontre, de compte rendu, de témoignages concernant la campagne des municipales », insiste le secrétaire de section. Avec entre autres les prises de parole de Julia Peironet et Philippe Signorino, pour La Garde ainsi que Gilberte Mandon pour Le Pradet, qui interviendra également sur la dimension métropolitaine.

    À noter également la présence d’une expositon sur les 80 ans de notre Sécurité sociale créer à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Histoire de ne pas oublier que nos aînés se sont battus pour la gagner. Un combat toujours d’actualité pour la garder comme il va être rappelé aujourd’hui dans toutes les manifestations.

    Du pain sur la planche donc pour cette 4e édition. Un nouveau moment de partage et de fraternité avec des moules frites à volonté.

    Une fête, assure Yves Pellegrino, ouverte très largement au-delà des seuls adhérents communistes aux personnes qui partagent les valeurs de justice sociale, et où le débat sera de mise.

    Pour ce qui du programme des festivités, entre autres, les chants de la rue seront à l’honneur. L’occasion pour chacun et ensemble de pousser la chansonnette guidé par Valérie, la choriste. A noter également pour les amateurs de pétanque, le terrain de boules à disposition des participants. Sans oublier la tombola avec ses deux lots gagnant d’une valeur de 150 euros.

    Entrée libre. Repas : 20 euros.

    Réservation : Tél. 06.89.09.91.64

    ou 06.01.64.47.86

  • Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    « Quand on a emménagé en mars dernier, les enfants étaient éblouis. Ils disaient qu’ils se sentaient comme dans un hôtel », confie, sourire aux lèvres, Chérif Harid, directeur de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de La Verdière, à Montfavet, à l’occasion de son inauguration ce mercredi 17 septembre. Celle-ci peut désormais accueillir jusqu’à 33 enfants placés dans le cadre de l’article 375 du Code civil, c’est-à-dire des jeunes potentiellement en danger.

    Trois bâtiments flambant neufs, chacun dédié à une tranche d’âge, regroupent au total 28 chambres avec salles d’eau. Une quatrième unité, qui accueille jusqu’à cinq adolescents, a, elle, été partiellement rénovée. Les jeunes sont âgés de 6 à 21 ans. La MECS de La Verdière est autorisée et habilitée par le Département de Vaucluse et est gérée par l’Association départementale de Vaucluse pour la sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ADVSEA). « Ce nouvel équipement a pour objectif d’offrir aux enfants un cadre de vie stable, chaleureux et protecteur pour qu’ils puissent grandir sereinement malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées », précise le Département de Vaucluse dans un communiqué de presse.

    « Le bâtiment où l’on était avant était assez vétuste, car il avait plus de 50 ans. Là, c’est vraiment conçu pour une cohabitation avec les enfants, car c’est aussi un outil de travail. Cela permet de mieux répondre aux problèmes types que pourra rencontrer chacun d’entre eux dans sa vie personnelle », poursuit le directeur avant de faire visiter les lieux. La plupart des enfants ont leur propre chambre, comme Soan, 10 ans, tout fier de présenter ses jouets et sa décoration Pokémon aux élus locaux et aux représentants de la protection de la jeunesse. « C’est mieux qu’avant », lance-t-il en réponse aux questions de quelques curieux avant de retourner jouer avec ses voisins de chambre.

    Secteur en difficulté

    Un chantier qui a, au total, coûté 3,8 millions d’euros, entièrement financé par le Département de Vaucluse. « On a voulu une structure à taille humaine pour permettre aux enfants qui n’ont pas eu les mêmes chances que les autres de se construire, voire de se reconstruire. Un cadre protecteur pour ceux qui ne peuvent vivre dans un cadre habituel. Ici débute, pour beaucoup, une nouvelle page. La tâche est immense et on n’ignore rien de sa complexité », assure ainsi Suzanne Bouchet (DVD), présidente de la commission Enfance, solidarités et handicap au Département de Vaucluse.

    Pendant ce temps, Jean-Yves Chemin, président de l’ADVSEA, s’est réjoui de la fin d’un « projet long à monter et difficile à financer », avant de rappeler les difficultés financières rencontrées récemment par sa structure. « Il y a deux préoccupations majeures actuelles. Tout d’abord, le refus actuel du Département de payer la prime Ségur depuis son application légale en janvier 2024. Cela représente pas moins de 400 000 euros par an pour notre structure et impacte lourdement notre trésorerie. La seconde est l’incertitude pesant sur l’avenir du service de prévention spécialisée. Dans l’attente du renouvellement d’une convention avec le Département, il y a eu deux restructurations ayant conduit à la suppression de quinze emplois », assène-t-il.

  • « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    La Marseillaise : La droite vient de donner un triste spectacle. Comment analysez-vous cette dernière séquence marquée par le revirement d’Hubert Falco ?

    Josée Massi : J’ai fait un communiqué dimanche pour faire une mise au point après ces fuites assassines dans la presse. Honnêtement, je pensais que nos discussions restaient confidentielles.

    En même temps j’avais vu ce qui s’était passé après la première réunion de majorité. Mais là, j’ai trouvé que les propos n’étaient plus du tout respectueux.

    À quel moment ça a commencé à déraper ?

    J.M. : En juin, Hubert Falco me dit que ce serait bien que j’annonce ma candidature à la majorité. « Comme ça, je te soutiendrai, plutôt que de te désigner », m’explique-t-il. Je prends quand même mes précautions parce que je ne suis pas née de la dernière pluie. Et je dis donc que j’ai l’intention de me présenter mais que je vais avant cela chercher l’unité. Et que je me donne tout l’été pour y arriver. Je suis trop honnête, peut-être.

    Le vendredi 23 juin, Hubert Falco sort un communiqué pour annoncer qu’il me soutient. À la suite de ça, dès le lundi on se voit avec des adjoints et Hubert Falco, et on décide qui sera le directeur de campagne et le premier adjoint, c’était Benoît Pelletier. Tout est en place. Et c’est là que ça va basculer.

    Pourquoi selon vous ?

    J.M. : Ça va basculer parce que je n’ai pas été aussi souple que ce que peut-être on attendait. Lorsqu’on se revoit. Il me dit que ça serait bien quand même de renouer le contact avec Michel Bonnus [le sénateur LR, Ndlr.]. J’accepte donc l’invitation de ce dernier. C’est le fameux épisode des petits farcis relaté dans la presse. Sauf que deux jours après, ils sont retournés sans moi chez Michel Bonnus manger des gnocchis.

    L’été se passe, on se revoit le 29 août à cinq. Et là je comprends qu’il y a quelque chose qui s’est passé. Entre-temps, Hubert Falco et Michel Bonnus se sont réconciliés.

    Il faut savoir que pendant deux ans, quand même, ça a été très difficile. Pendant tout ce temps l’unité, je l’ai cherchée. Elle n’était pas évidente. Pendant les législatives notamment au moment de l’élection de Yannick Chenevard où j’ai demandé à Michel Bonnus d’être présent dans la salle du conseil municipal pour donner justement une image d’unité.

    Et là vous comprenez qu’on cherche tout simplement à vous faire renoncer…

    J.M. : Je comprends qu’en fait, il faut que je plie. On a enchaîné quelques rencontres. J’ai vu la majorité et chacun a pu s’exprimer. Je ne sais pas si tout le monde l’a fait avec son libre arbitre. La demande de certains adjoints était d’attendre la position d’Hubert Falco. Je l’ai donc appelé et c’est dans ce cadre que s’est déroulée la réunion de jeudi dernier avec Michel Bonnus.

    Cette réunion a été très difficile. Même si je n’étais pas dupe. Je savais que c’était joué.

    Et à l’issue, il nous a dit, vous avez le week-end pour vous mettre d’accord et je donnerai ma position lundi. J’ai encore eu un temps d’échange avec Michel Bonnus dimanche après-midi. J’ai proposé de faire liste commune et de travailler sur l e projet. Nous ne sommes pas tombés d’accord.

    Que vous proposait-on alors en termes d’équilibre ?

    J. M.  : Un poste d’adjoint. Je n’ai pas d’ambition mais… On m’a même proposé un poste de sénateur, de député…

    Donc, au vu de tout ça, j’ai choisi de faire une mise au point pour rappeler que j’étais légitime pour conduire la liste de la majorité. Sinon, il ne fallait pas me choisir en 2023 pour assumer les fonctions de maire et me soutenir en juin dernier.

    J’explique aussi que je prends un peu de recul pour continuer le travail de maire parce que les conditions ne sont pas sereines.

    Aujourd’hui beaucoup de Toulonnais veulent savoir si vous serez candidate ?

    J.M. : Je ne peux pas vous le dire maintenant. Ce que je peux dire c’est que j’ai toujours été utile à ma ville et que je le resterai. Cela étant dit il faut que tout le monde soit conscient qu’on a un adversaire commun : l’extrême droite. Il ne faut pas le perdre de vue ça. Il ne faut pas perdre de vue l’intérêt de tout le monde.

    Michel Bonnus a rappelé qu’il avait proposé des primaires. Je ne sais pas comment on aurait pu réaliser des primaires. Je rappelle que je n’ai aucun parti politique.

    En tout cas, au mois de juin Hubert Falco savait déjà depuis longtemps qu’en me soutenant on n’aurait pas un candidat unique, puisque Michel Bonnus n’a jamais caché ses intentions. Il a toujours été très clair là-dessus.

    Le problème est là. Pourquoi donc me soutenir et mettre en place la campagne ? Alors quand j’entends parler aujourd’hui d’unité…

    Il y a de quoi être dépité…

    J.M. : Je ne suis absolument pas dépitée. Et je ne déteste personne. Ma seule ambition, c’est d’être utile à ma ville. Ça fait 30 ans que je suis utile. Mais je rappelle encore une fois que je ne suis affiliée à aucun parti et que je ne prends les ordres de personne.

    Ce que je regrette, c’est le flou qui est entretenu, avec les motivations de chacun, les intérêts de chacun. Je le répète : on a toujours su qu’il y aurait la liste de Michel Bonnus.

    Est-ce ce tout ça au fond ne joue pas en faveur de l’extrême droite ?

    J.M. : Après, on se demande pourquoi les Français ne votent pas. Franchement, quel exemple nous donnons !

    Je pense qu’on a fait un grand pas pour donner la ville au Rassemblement national. Laure Lavalette n’a rien besoin de faire, juste nous regarder nous déchirer.

    En tout cas si je devais soutenir quelqu’un, je demande à voir le contenu, l’équipe, le projet. Parce qu’on ne vote pas pour des têtes d’affiche. Il faut rester droit dans ses bottes et avoir des convictions. On ne peut pas faire de chèques en blanc. La confiance, c’est des deux côtés.

    Plein de raisons en somme de ne pas lâcher le combat…

    J.M. : Je vois où vous voulez m’amener. Alors je répète : ça a été une très belle aventure. Et ça sera peut-être encore une aventure. En six mois, il peut se passer tellement de choses.

    Ce que je veux, c’est le meilleur pour tout le monde en évitant l’expérience de 1995 [date de la prise de la ville par le Front national, Ndlr.]. Et ce n’est pas, contrairement à ce qu’on entend, parce que la droite était divisée que l’extrême droite a gagné. C’est parce que la gauche s’est maintenue. Et que fera la gauche face à Michel Bonnus ?

    C’est pour ça que j’avais dit que j’étais à même de rassembler les groupes.

  • La Grèce invitée d’honneur du salon du livre métropolitain

    La Grèce invitée d’honneur du salon du livre métropolitain

    « Cet événement s’inscrit dans le cadre de Capital bleu qui entrevoit l’eau comme un récit métropolitain célébrant le lien entre l’homme et la mer », présente Daniel Gagnon délégué à la culture à la Métropole.

    Un salon dédié à l’économie du livre au sens large. « L’idée ici est de faire une fête du livre et pas un salon standard avec simplement de la vente de livres. Mais plutôt, un événement d’ampleur où de nombreuses rencontres ponctuent ces 3 jours, sans oublier des événements festifs », relaie Véronique Vassiliou chef de projet livre et lecture à la Métropole.

    Vingt-cinq conférences et rencontres sont prévues avec des traducteurs et auteurs venus d’Athènes, Thessalonique, Palerme… Un banquet littéraire offrira des causeries assorties de dégustations, animées par des spécialistes. À noter qu’il est gratuit et sur inscription physique sur site dès 14h, le samedi 18 septembre.

    La Grèce dans toute son ampleur sera mise à l’honneur : mer, archéologie, films, musiques, chants, danse, avec notamment la venue du grand cinéaste Costa Gavras.

    Trois expositions photographiques sont aussi à découvrir dont l’une dédiée à la BD autour des voyages d’Astérix célèbre explorateur du bassin méditerranéen.

    Synergie locale

    « On a aussi beaucoup travaillé avec les acteurs locaux, la communauté hellénique de Provence, de l’étang de Berre jusqu’à l’embouchure des Salin-de-Giraud », insiste Véronique Vassiliou. Sans oublier la mise en lumière de la traduction de la littérature grecque en France. « qui est assez peu traduite » regrette-t-elle. L’occasion de parler d’un dispositif tout à fait unique. « Depuis une 15e d’année, le CIPM a imaginé un atelier collectif et mutuel de traduction entre des poètes français et des poètes d’une autre langue » expose François Lespiau responsable de l’action culturelle au sein du Centre international de poésie Marseille (CIPM). « Cette année, 3 auteurs grecs sont invités en amont du salon et accueillis pour travailler avec 3 poètes français qui vont les traduire collectivement en temps réel jusqu’à parvenir à une forme qui correspond à un poème français qui est un décalque du Grec » détaille-t-il. Une belle aventure humaine publiée grâce à un acteur local Zoème, à la fois galerie, librairie et une maison d’édition indépendante. « Au moment du salon, des lectures bilingues ont aussi lieu. » Quelques mois plus tard ce sont les auteurs français, qui partiront à Athènes pour être traduits par les poètes grecs.

    ampmetropole.fr

  • Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    C’est l’action de la soirée qui a entraîné bien des regrets et doutes.

    Lorsque Istvan Peljto, après consultation de l’assistance vidéo, offre un second penalty à Kylian Mbappé, l’arbitre voyant une faute de main sur la chute de Facundo Medina, bousculé par Vinicius. Pour Roberto De Zerbi, il n’y a pas à hésiter. « Je pense qu’il n’y a pas penalty, c’est honteux, je suis désolé de le dire. Je l’aurais dit même si c’était de mon côté. »

    Du côté des observateurs présents au stade, il y a une certitude. « Pas de penalty, mais peut-être une compensation pour le carton rouge donné à Carvajal » ont confessé plusieurs journalistes espagnols ainsi qu’Ivan Guti, ancien joueur du Real, du temps des Galactiques.

    « Je ne veux pas faire de connexion »

    Cette décision ravive les doutes sur le supposé privilège dont bénéficierait la « Maison blanche » auprès du corps arbitral. En championnat d’Espagne, chaque sortie du Real connaît au moins une décision contestable. Mais mardi, Roberto De Zerbi a tenu à tempérer son propos. « L’arbitre est Bosnien, je ne veux pas faire une connexion. »

    Néanmoins, le doute demeure dans les esprits marseillais. Comme l’a fait savoir Medhi Benatia. « Subir un tel penalty, c’est un peu dur. Le joueur est sur le ballon, et le sanctionner me semble très sévère. »

    Samir Nasri est quant à lui plus direct. « Pour n’importe quelle équipe, on serait en train de crier au scandale. J’aimerais bien écouter les explications de l’arbitre pour savoir pourquoi il siffle penalty ! » a commenté le consultant de Canal+, diffuseur de la rencontre.

    Du côté du Real Madrid, Xabi Alonso a botté en touche sur la question. « Je n’ai pas revu les images. Je ne peux donc pas me prononcer sur la question », a répondu l’entraîneur des Merengues.

  • L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    « Nous les avons peut-être trop regardés et été victimes du syndrome Bernabéu » Medhi Benatia

    Entamer sa campagne de retour en Ligue des Champions, c’est un peu comme si un élève de CM2 passait directement au lycée.

    Les Olympiens appelés à disputer le match d’ouverture à Santiago Bernabéu sont apparus pleins de bonnes volontés. Ils ont même su se surpasser à certains moments de la soirée, poussés par l’important contingent de supporters qui avaient fait le voyage. Malheureusement, il y a eu quelques petits moments de déconcentration payés au prix fort.

    Comme un écolier qui débarque dans la cour des grands, les Phocéens ont eu besoin d’un gros quart d’heure pour prendre la mesure de ce qu’ils vivaient. « Nous avons peut-être trop regardé le Real à ce moment-là, en étant victime du syndrome de Bernabéu », a reconnu Medhi Benatia. Il a sans doute revu ses premiers pas au plus haut niveau, avant qu’il ne devienne un taulier au Bayern ou à la Juventus.

    De son côté, Roberto De Zerbi estime plutôt que ses joueurs « ont eu un peu d’appréhension lorsqu’ils sont entrés sur la pelouse ». Pour l’entraîneur marseillais, la bascule a été l’expulsion de Dani Carvajal. « C’était le moment de prendre plus de risques. Nous aurions pu gagner, c’est dommage. »

    Abonnement régulier

    L’OM, en tant qu’intermittent de la Ligue des Champions, est visiblement loin d’une équipe comme le Real, qui non seulement y participe chaque saison, mais qui est aussi une des rares à pouvoir prétendre à une victoire finale dès la première journée. Malgré des participations régulières aux autres compétitions européennes, une finale et deux demi-finales, perdues, ces dernières années, cette expérience n’est pas suffisante pour exister en Ligue des Champions.

    Les Olympiens ont pu s’en rendre compte lors de leurs dernières participations. S’ils sont restés une équipe de haut niveau, ils doivent désormais réapprendre le très haut niveau. Ce qui passe par un abonnement régulier à l’épreuve.

    Roberto De Zerbi s’interroge sur les progrès à réaliser. « Je ne sais pas ce qu’il nous a manqué », soupire-t-il. Il revoit la seconde période, durant laquelle son équipe aurait pu faire la bascule positive. « Après le rouge, j’aurais aimé voir quelque chose d’autre. Je ne sais plus combien de minutes se sont écoulées entre cette expulsion et le penalty, mais j’aurais aimé voir plus de fierté, d’ambitions. »

    Quant au fait d’être en mesure de hausser le rythme, de répondre à l’exigence du très haut niveau, il est franc. « Nous sommes conscients que ce type de match doit être notre normalité. Quand vous vous habituez à jouer ce type de match, vous affrontez les choses différemment. Je pense au PSG maintenant. »

    Le PSG qui sera le prochain adversaire, dimanche au Vélodrome. L’OM aura là l’occasion de disputer son second match de Ligue des Champions. Même de manière officieuse, ce sera une manière de voir si la première leçon de très haut niveau reçue à Madrid a été retenue. Avec une touche d’espoir chez Roberto De Zerbi. « J’ai une grande équipe, très forte. Nous avons joué à notre niveau maximal au Real. Maintenant, j’espère que nous pourrons continuer à travailler dans ce sens. »

    Il admet ne pas être devin. « J’ignore ce que nous allons faire dans le futur, mais j’espère que nous arriverons à un niveau très haut. Nous avons bien travaillé à Madrid, j’ai aimé la manière dont nous avons joué. Maintenant, il nous faut voir le niveau que nous pourrions atteindre. »

  • Coluche et les Restos du cœur à l’honneur de la 88e édition du Bol d’Or

    Coluche et les Restos du cœur à l’honneur de la 88e édition du Bol d’Or

    Le monde de la moto s’apprête à se réunir au circuit Paul-Ricard pour un grand week-end de compétitions. Le Bol d’Or, 88e du nom, se déroule du 18 au 21 septembre sur le tracé varois du Castellet. Une édition particulière qui verra Coluche et les Restos du cœur être mis à l’honneur par les organisateurs.

    Cinquante quatre équipes se sont inscrites pour ce nouveau Bol d’Or, soit un nouveau record. Hormis l’étape japonaise le mois dernier, jamais autant de motos n’ont été alignées pour une course comptant pour le championnat du monde d’endurance. Parmi les engagés cette année : Tom Pagès, multiple médaillé aux X-Games et spécialiste de la motocross freestyle. Dans le même équipage, celui de Moto Revue/Moto Journal, Vincent Philippe sera également présent. Il est lui, un nonuple vainqueur du Bol d’Or et figure historique de l’épreuve. L’ancien pilote Moto GP Mike di Meglio sera en lice pour être champion du monde EWC.

    Mise en avant de Coluche et des Restos du cœur

    En effet, le Castellet accueille la dernière étape de la saison 2025 et tous les titres seront décernés à l’issue du week-end. Une lutte à trois, voire quatre, se tiendra au circuit Paul-Ricard pour couronner le trio gagnant après une longue année où la bataille a été intense sur toutes les courses. Au classement, la Yamaha de l’écurie Yart occupe actuellement la tête avec seulement un point d’avance sur BMW Motorrad World Endurance Team. La Kawasaki de Mike di Meglio et la Suzuki d’Étienne Masson sont également toujours en course pour être sacrés.

    Avec l’opération Les Motards ont du cœur, le Bol d’Or va rendre hommage à Coluche tout au long du week-end. Il y a 40 ans, le célèbre humoriste battait le record du monde de vitesse à moto, au guidon d’une Yamaha TZ 750. La semaine suivante, il créait les Restos du cœur. Pour l’occasion, cette moto fera deux tours de démonstration, vendredi. D’autres actions sont menées par le Bol d’Or, en lien avec les Restos du cœur. Les spectateurs peuvent donner 1 euro en achetant leur billet. Les partenaires offriront un euro par tour réalisé par les trois motos de tête. Une exposition photo dédiée à Coluche se tiendra également alors qu’un casque sera à gagner parmi les donateurs. Michel Colucci – son vrai nom – sera donc au cœur des festivités de cette 88e édition de la mythique épreuve moto.

  • « L’Hérault est le 5e département en exploitations bio »

    « L’Hérault est le 5e département en exploitations bio »

    Toutes les semaines dans La Marseillaise, nous invitons une personnalité des départements du Gard ou de l’Hérault à répondre à nos questions. Ce vendredi, Magali Boisset, présidente du Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural bio (Civam bio) de l’Hérault nous parle, entre autres, des missions de l’antenne héraultaise et de l’état de l’agriculture biologique.

    LM : Quel est le rôle du Civam bio ?

    M. B. : Le Civam bio a le rôle d’un GAB (Groupement d’agriculteurs biologiques). Il s’agit d’associations présentes dans la plupart des départements, qui s’occupent de défendre et promouvoir l’agriculture biologique. Nos missions sont de pérenniser les exploitations et les entreprises bio, ainsi que d’essayer d’augmenter les surfaces et le nombre d’exploitations en bio sur l’Hérault. L’antenne a été créée en 1986, nous allons donc fêter l’année prochaine les 40 ans du Civam bio de l’Hérault.

    Nous organisons plusieurs formations – qui vont de la vigne aux poules, en passant par les arbres fruitiers -, notamment pour les reconversions, quand on est déjà installé.

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    Agriculture biologique

    La Marseillaise : Quel est l’état de l’agriculture biologique dans l’Hérault ?

    Magali Boisset : D’une manière générale, l’Hérault est le cinquième département français en nombre d’exploitations bio, avec 1 575 fermes en 2024.

    L’agriculture biologique est en recul en France, comment l’expliquer ?

    M.B. : Au niveau national, l’agriculture biologique est un petit peu maltraitée, surtout par les politiques actuelles – on l’a vu dernièrement avec la loi Duplomb. Alors qu’en fait, au niveau local, c’est une force importante, ça parle aux élus locaux. N’importe quelle personne qui habite à côté d’un agriculteur préfère être à côté d’un agriculteur bio, ça paraît évident. Il n’empêche qu’il faut se battre pour continuer à avoir des subventions et promouvoir ce type d’agriculture. L’agriculture bio est le seul signe officiel de qualité, qui garantit par la loi 0 produit chimique de synthèse et le bien-être animal. C’est un beau signe de qualité qu’il faut absolument conserver, même si même si tout système peut être amélioré.

    Comment expliquer le décalage entre le bio, boudé, et l’agriculture traditionnelle qui utilise pesticides et insecticides ?

    M.B. : Pour moi, ce sont les intérêts économiques d’opérateurs qui pèsent très lourd dans la balance. Le poids qu’ils représentent par rapport à nous, petits agriculteurs bio, n’est pas le même. Il faut que le consommateur ait conscience de ça parce que quand il soutient un type d’agriculture, les politiques sont bien obligés de se ranger.

    Parcours

    La Marseillaise : Quel est votre parcours avant d’arriver au Civam bio ?

    Magali Boisset : Je me suis installée en poules pondeuses bio il y a 5 ans à Vacquières, dans l’Hérault. C’était une reconversion professionnelle, avant j’étais fonctionnaire du ministère de l’Agriculture dans différentes structures. Et au moment de mon installation, la Civam a été la seule structure qui a été à l’écoute de mes besoins et là pour moi. Par la suite, j’ai trouvé intéressant de m’engager auprès de cette structure. D’abord en tant qu’administratrice au sein du Conseil d’administration et depuis le mois de juin dernier en tant que présidente. Pour moi, c’est vraiment une structure précieuse, à l’écoute des petits agriculteurs biologiques, ce qui n’est pas toujours le cas d’autres structures. Ça nous permet de nous sentir moins seuls, de nous fédérer, d’échanger entre nous. La Civam organise beaucoup de formations qualitatives et adaptées aux petits agriculteurs bio. Elle organise aussi des groupes d’échange, des journées thématiques gratuites adaptées en fonction des besoins des agriculteurs. Ça nous permet de créer des réseaux entre nous, par exemple je fais partie d’un groupe technique où on se retrouve avec d’autres éleveurs de poules pondeuses bio, pour développer l’entraide, progresser sur nos pratiques.

    Avec la multiplication des labels biologiques dans
    les supermarchés, existe-t-il un risque de perdre
    le consommateur ?

    M.B. : Oui, je trouve ça vraiment dommage cette multiplicité de cahiers des charges privés, où la personne qui dépose cette marque peut mettre ce qu’elle veut dans son cahier des charges. Ça perd le consommateur par rapport au signe de l’Agriculture biologique, seul signe officiel de qualité reconnu au niveau européen, qui s’applique à tous les pays d’Europe.

    Certains s’apparentent à du greenwashing ?

    M.B. : C’est ça, alors que l’agriculture biologique est le seul signe officiel qui garantit vraiment aux consommateurs le respect de ce 0 produit chimique et de ce bien-être animal. C’est reconnu officiellement et contrôlé par des organismes certificateurs qui sont eux-mêmes contrôlés par l’État. On ne peut pas faire mieux.

    Comment lutter contre cette multiplication ?

    M.B. : On ne peut pas non plus l’interdire donc selon moi, il faut communiquer auprès des consommateurs pour qu’ils sachent que le seul signe est le label bio.

    Labels

    M.B. : Le 19 octobre, nous allons célébrer l’Hérault fête le bio [photo ci-contre, Ndlr], un événement en partenariat avec le Département de l’Hérault. Ça se passera à Restinclières, près de Montpellier. Ce sera sur le thème du jardin nourricier cette année – on essaie de trouver un nouveau thème chaque année – avec différents ateliers : découverte des plantes sauvages, atelier sur les plantes médicinales, conférences sur les atouts de la greffe des fruitiers sauvages. Il y aura aussi des stands de producteurs en bio, évidemment.