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  • Le bureau de poste ferme, l’engagement se poursuit

    Le bureau de poste ferme, l’engagement se poursuit

    Il est 11h ce vendredi. Le bureau de poste de Biver ferme définitivement ses portes, sous les yeux d’une petite foule venue faire entendre son mécontentement. Il y a deux semaines, après une uestion du groupe d’opposition Collectif Gardanne Biver (CCGB), le maire, Hervé Granier (LR), annonce la fermeture du bureau de poste de Biver. Décision conclue après plusieurs années de négociations, débutées en 2023, selon l’édile. Depuis cette date de fermeture annoncée, les élus d’opposition – issus de la liste de Jean-Marc La Piana (DVG) et de Claude Jorda (CCGB) – les syndicats, l’antenne locale du Parti communiste, et les habitants de la commune ont organisé plusieurs manifestations. Le sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et la députée européenne Marina Mesure (LFI) se sont également investis dans la mobilisation, en saisissant la direction nationale de la Poste. Sans réponse, jusqu’ici.

    « On a été mis au courant de ces discussions que cet été. Il n’avait jamais été question de fermeture au mois d’octobre », rappelle Pascal Rosette, élu CGT au CSE pour le service postal. Pour le syndicaliste, le délai entre l’annonce de la fermeture et le début les mobilisations aura été trop court pour que la date du 17 octobre soit au moins repoussée. Dès ce vendredi soir, les usagers devront se rendre au Vival, à 200 m, pour les démarches de service postal. S’il n’y a pas de licenciement, l’unique salariée du bureau sera délocalisée sur un autre poste dans le secteur de Gardanne.

    « Par expérience, lorsque des commerçants reprennent les activités postales, ça ne dure jamais très longtemps », se désole Pascal Rosette. « Nous allons relancer, avec la CGT, la direction de la poste à ce sujet, nous ne les lâcherons pas. Par ailleurs, nous avons une réflexion collective, avec les acteurs intéressés, en cours pour mettre en place un Comité de vigilance des Services publics. La lutte n’est pas finie », annonce Claude Jorda.

    E.B.-G.
  • La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    C’est à nous de créer la société et non dépendre de directives gouvernementales sur le modèle d’une économie libérale débridée », donne le ton Erwan Bouisseren, de l’Union locale CGT d’Aubagne. « Avec cette fête, nous voulons montrer que des alternatives existent pour créer un autre monde non pas régressif, mais qui respecte l’humain et la planète », déclare-t-il. « Sensibles à l’impact de l’activité humaine sur notre environnement, soucieuses de la santé des travailleurs dans leur entreprise, inquiètes de l’évolution productiviste et capitaliste de notre économie et des restrictions de nos libertés que cela engendre, 25 associations se sont mobilisées pour organiser cet événement autour des alternatives possibles et nécessaires pour répondre à l’urgence écologique, économique et sociale », présente-t-il. La fête se déroule de 9h à 17h au boulodrome, sur le cours Négrel-Féraud, prêtés par la municipalité. L’expo Durance 360 degrés est à voir à la salle l’Univers du cigalon.

    De 9h à 13h, un marché paysan sera installé cours Négrel-Féraud. Le matin et l’après-midi, des tables rondes nourriront, elles, les réflexions. De 10h à 12h, Christian Ollivier, élu à Roquevaire et spécialiste de l’eau, participera, avec Marina Mesure (FI), élue au Parlement européen, un ex-cadre de la SPL Eau des collines, la référente biodiversité France Nature Environnement, à celle intitulée « Eau, bien commun ». De 14h à 16h, conférence et débat autour de « alimentation, production, consommation », avec par exemple le secrétaire de la Confédération paysanne 13. Sur place, le public retrouvera les stands des assos, un bar et une restauration engagés, et de la musique, avec les groupes Los Fralibos et le collectif Kalapech.

  • Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Un mandat, ce n’est pas suffisant », justifie Hervé Granier, maire (LR) de la commune depuis 2020. Succédant à Roger Meï (PCF), qui a exercé sept mandats, Hervé Granier, ancien policier municipal, se félicite d’un premier mandat qu’il juge positif : « On a réussi à réaliser 80 % des projets annoncés. Il y a des actions réalisées, d’autres en cours, mais on se dit que ce n’est pas mal, pour un maire néophyte. Je pense humblement, que nous méritons d’être réélus. »

    En matière de sécurité, le maire estime que la ville est devenue « plus sûre, plus apaisée », passant notamment de 12 à 21 policiers municipaux et de 44 à 108 installations de vidéosurveillance. Sont également mis en avant des moyens supplémentaires mis à disposition de « la réussite éducative » pour les près de 2 000 écoliers de la ville. « On a dit : on met une Atsem par classe, on a recréé les Coups de Pouce, on a instauré les études du mercredi, on a lancé la Ville Unicef, fait le Conseil municipal des jeunes… On a donné aux écoliers les moyens d’avoir les bons codes et repères », tient à préciser Hervé Granier. « À la fin du mandat de Monsieur Meï, les parents étaient agacés, le personnel éducatif était en grève toutes les semaines. On a donné les moyens de travailler, en remettant à plat une administration qui était bancale. »

    Ni fusions ni alliances

    Le maire met aussi en avant une culture « redynamisée », un service public « développé et efficient », ainsi qu’un « investissement » dans la transition écologique et énergétique. Il rappelle que la ville compte « 25 % de logements sociaux (…), mais il faut qu’il y ait une mixité dans le logement ».

    « Depuis six ans, j’ai toujours été au plus près, à l’écoute des habitants, la proximité a sans cesse été ma priorité. Humaniste, je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat », martèle Hervé Granier, qui précise : « Trop de social tue le social. Un jeune qui vous demande du travail, on lui tend la main. S’il revient vous le demander une deuxième, c’est terminé. J’aurais eu l’occasion de lui donner sa chance. Il y en a du travail à Gardanne », estime l’élu.

    La campagne sera menée par une liste sans étiquette, bien que le maire lui, reste encarté LR : « Je suis d’une droite républicaine : je veux que tout se passe bien. Sur ma liste, j’accepterais des gens qui auront dans l’esprit de faire avancer la ville, qu’ils soient de gauche, de droite, ou syndicalistes. Les seuls que je n’accepte pas, ce sont les extrêmes.  ». Aucune alliance ne sera faite dans cette campagne. « Depuis le premier jour de mon engagement en 2020, j’ai décidé de faire de la politique autrement, sans petits arrangements entre amis, sans alliances contre nature (…), ils [à gauche, Ndlr.] ne sont pas d’accord, mais ils s’allient quand même. Je demande à ce que ce soit une campagne propre », justifie Hervé Granier. Un bilan plus détaillé sera présenté « dans les prochaines semaines », ainsi que le « projet pour le prochain mandat » et l’équipe « qui m’accompagnera ».

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • Près du Garlaban, le portrait de Thérèse Neveu gravé sur la roche

    Près du Garlaban, le portrait de Thérèse Neveu gravé sur la roche

    Juché sur ses grosses roues, le véhicule grimpe avec aisance sur la piste du Draouillet, sur une des pentes du Garlaban.

    Le chemin, de cailloux et de rochers, est balafré par les profondes ravines formées par les dernières pluies. Après un virage, en ce frais matin d’octobre, le soleil, à l’est, éblouit les passagers. Ses rayons et sa lumière caressent la garrigue, la végétation rase des chênes kermés et des romarins. Ici et là, quelques pins. Garlaban, cette forteresse de calcaire en forme de couronne, qui culmine à 714 mètres, domine la ville d’Aubagne et, au-delà, côté sud, la rade de Marseille ; se défait peu à peu de ses écharpes de brume. Louis Douard, 86 ans passés, coupe le moteur. On y est. À quelques dizaines de mètres du chemin, près d’un pin, c’est là. Sur la roche grise, Louis, Sylvie Neveu-Prigent, l’arrière-petite-fille de la santonnière Thérèse Neveu (1866-1946), Valérie Thyot, Florence Amy, Jocelyne Bolis et Edie Tempier ont commencé à graver sur une roche, la veille, le portrait de la santonnière d’Aubagne. L’idée est venue de Valérie Thyot, membre de l’association* créée par Sylvie en 2023.

    Les idées neuves

    de la santonnière

    Le dessin du portrait de la santonnière, qui est celui du logo de l’association, a été réalisé par Edie Tempier, artiste, graphiste, céramiste. Si chacun, avec la gouge et le ciseau que l’on frappe avec une massette, a participé à la gravure, rien n’aurait pu se faire sans Louis Douard. Louis, ce singulier, généreux et attachant personnage, c’est « le graveur du Garlaban ». « L’effigie de Thérèse Neveu fera désormais partie du circuit des gravures », déclare cet enfant d’Aubagne. La santonnière sera même « la 127e » tracée par Louis, entre 2005 et 2019 surtout, à proximité de la piste qui monte vers le sommet du Garlaban. Une tradition qui date des « bergers chevriers » de l’époque, précise-t-il.

    Le soleil réchauffe l’air, où passent des effluves de romarin. Une sérénité incroyable règne à cet endroit. Un léger vent ébouriffe des herbes blondes et folles. Penchée sur le « e » de Thérèse, Sylvie grave le prénom de son arrière-grand-mère sur le calcaire, et écoute les conseils de Louis. Bientôt, au pied du portrait, on peut lire « Thérèse Neveu santouniero 1866- 1946 ». La gravure sera inaugurée le 4 février 2026, lors des 160 ans de la naissance de Thérèse Neveu. Auparavant, une exposition des santons Neveu est par exemple prévue à l’hôtel de ville d’Aubagne, du 19 novembre au 27 février 2026.

    « Ce moment fait partie d’un programme qui vise à mettre en valeur l’œuvre de Thérèse Neveu, car c’est la santonnière qui a permis à l’art santonnier de devenir moderne », explique Sylvie. Sœur de Louis Sicard, céramiste réputé d’Aubagne (il a imaginé la cigale en terre cuite posée sur sa branche), Thérèse Neveu fut la première à cuire ses santons, qui jusque-là demeuraient en terre crue, ce qui nuisait à leur conservation et à la tenue des teintes. Femme dans un monde de santonniers, « elle eut aussi l’idée de santonnifier des personnes de la vie réelle », relate Sylvie. Passionnée par la culture provençale, elle fit la rencontre, un jour, de Margarido, « la cousine du curé Blanc d’Aubagne, qui venait de Marseille tout habillée en costume provençal, alors que les femmes ne le portaient guère plus ». Thérèse Neveu en fit un santon. Virginie du Garlaban, « qui arrivait des Solans vendre ses lapins sur le marché » fut elle aussi modelée dans l’argile. Ce que Sylvie aime chez son aïeule santonnière ? « Il y a une finesse, des détails, une simplicité, une âme qui émane de ses santons », livre-t-elle. Tout est dit.

    * www.santonsneveu.fr

  • Le jugement de Jean-Louis Masson mis en délibéré au 7 novembre

    Le jugement de Jean-Louis Masson mis en délibéré au 7 novembre

    Jean-Louis Masson, 71 ans, a comparu, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Toulon pour avoir participé à des votes du conseil municipal de La Garde concernant deux sociétés dont il était président du conseil d’administration.

    « Qui vote ? », s’est interrogé le procureur Laurent Robert, le maire de la Garde (26 000 habitants) ou le président des conseils d’administration des deux sociétés immobilières de droit privé, « dans lesquels il a un intérêt direct, personnel et financier ? ». « On a l’impression que si c’était à refaire vous referiez la même chose », a déploré le procureur, demandant sa condamnation pour prise illégale d’intérêts. Il a précisé qu’il demandait une simple peine d’amende, considérant le parcours jusqu’ici « exemplaire » de M. Masson, au casier vierge. Il a aussi requis un an d’inéligibilité mais sans exécution provisoire. La décision a été mise en délibéré au 7 novembre.

    L’avocat plaide la relaxe

    Entre juillet 2020 et octobre 2022, alors qu’il était maire, Jean-Louis Masson a participé au scrutin sur dix délibérations concernant les deux sociétés qu’il présidait et pour lesquelles il touchait une rémunération : l’attribution de subventions publiques, de garanties d’emprunts et d’avance de trésorerie, pour des sommes allant jusqu’à deux millions d’euros, et jusqu’à sa propre nomination et rémunération au conseil d’administration.

    Le septuagénaire a défendu sa bonne foi devant le tribunal, assurant n’avoir « jamais eu le sentiment de voter pour un intérêt autre que l’intérêt public » et ne faisant que continuer ce qui était fait depuis 2017. « On me reproche le simple fait d’être à la fois maire et président du CA de ces sociétés », a-t-il dénoncé. La présidente du tribunal, Marie-Laure Arnouil, lui a rétorqué : « On vous reproche d’avoir pris part à des délibérations qui vous concernaient (…) vous êtes à la fois celui qui reçoit et celui qui donne. » Représentant sept parties civiles, des élus d’opposition, Me Thomas Callen a fustigé un « mélange des genres qui a duré pendant des années ». Le conseil de M. Masson, Me Thierry Fradet, a insisté : son client n’a « pas du tout eu la conscience de commettre quelque chose de contraire à la loi ». Il a plaidé la relaxe qualifiant d’« injustice » la réquisition d’inéligibilité.

  • Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Après Avignon, c’est Carpentras qui fait l’objet d’un sondage Ifop pour les municipales (15 et 22 mars). L’étude, auprès de 507 habitants et réalisée par téléphone du 30 septembre au 6 octobre, a été commandée par Aimer Carpentras, la liste de l’actuel maire, Serge Andrieu (DVG). Publié vendredi dans La Provence et Ici Vaucluse, le sondage, consulté par La Marseillaise, donne le maire sortant en tête au premier tour.

    À la question « si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour ? », Serge Andrieu, qui avait annoncé il y a un an et demi sa candidature dans nos colonnes, recueillerait 33 % des voix. Il devance Francis Adolphe (27 %). Ce dernier, maire jusqu’en 2018, avait dû démissionner après avoir épuisé tous les recours pour faire annuler sa condamnation pour violences conjugales. Pas encore candidat, bien qu’ayant déjà ouvert un local de campagne, Francis Adolphe est aujourd’hui en froid avec son successeur.

    Suit derrière de près Christian Richaud, investi par le RN (26 %). Encore peu connu, il dirigeait auparavant le magasin de bricolage Weldom. Enfin, l’élu d’opposition, Bertrand de la Chesnais, soutenu par le RN en 2020, récolterait 14 %. Candidat, le général est sondé sur une liste divers droite, mais il reste bien à l’extrême, ayant été le directeur de campagne d’Éric Zemmour à la présidentielle 2022.

    Même pris avec prudence, ce sondage rassure Serge Andrieu, qui a fait face à des remous dans sa majorité – en mai le plan local d’urbanisme avait initialement été rejeté – ou, il y a trois semaines, le maire a annoncé le départ de trois de ses élus, qui « m’ont informé de leur volonté de rejoindre une autre liste [a priori celle de Francis Adolphe] ». Ce sondage « ne présage de rien, mais il a le grand intérêt de faire taire tous ceux qui, par leurs bavardages, racontent n’importe quoi. Je ne veux pas laisser notre ville à ceux qui la salissent pour leur intérêt personnel », réagit-il. Le PCF a annoncé son soutien à Serge Andrieu. Par ailleurs, le sondage place aussi le maire en tête de la notoriété. 90 % des sondés le connaissent. Francis Adolphe (80 %), Bertrand de la Chesnais (60 %) et Christian Richaud (31 %) complètent ce classement.

  • 10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar

    10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar

    Badr J., identifié comme l’une des têtes du réseau du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, écope de 10 ans d’emprisonnement, ce vendredi 17 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon. Précisément ce qu’avait requis le ministère public, la veille. Il était poursuivi pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », ainsi que pour « des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants ».

    « On va faire appel », a réagi Badr J., visiblement tendu dans le box des prévenus, quelques minutes après l’annonce des peines. Le matin même, il clamait son innocence : « Je ne sais pas ce que je fais dans cette affaire. Je suis totalement innocent et je veux reprendre ma vie ». Son frère Faycal J., coaccusé et considéré comme l’autre tête du réseau, est toujours en fuite. « Le procureur a voulu sonner la fin de la récréation, je demande d’arrêter l’acharnement judiciaire », a plaidé au cours de la matinée Maître Mauri-Cerro, tout en demandant la relaxe « de l’ensemble des chefs d’accusation » concernant Badr J., précisant que « Faycal était au-dessus de Badr et Anaïs » et estimant que le ministère public « a piétiné l’enquête ».

    7 ans pour Anaïs E., « directrice territoriale »

    Anaïs E., qualifiée de « directrice territoriale » du réseau par le parquet, a été condamnée à 7 ans de prison et ne fera pas appel, d’après sa défense. « Anaïs n’est ni cheffe, ni innocente. Elle veut s’en sortir et les pièces le montrent. Elle a repris ses études en détention. Elle a coupé les ponts avec tout le monde et a dit que la seule destination du trafic était la mort ou la prison », confiait Maître Farissy lors des plaidoiries de la matinée, avant d’ajouter : « Les femmes y sont sacrifiables et manipulées. Le point de deal n’est pas un lieu féministe. Ceux d’en haut se nourrissent de ceux d’en bas. Le Ponzo est une pyramide de Ponzi. »

    « Je ressors dans un an », lançait Anaïs E. à une connaissance dans le public, avant de repartir avec l’escorte policière, visiblement peu affectée par sa condamnation. « Dans quelque temps, on demandera un aménagement de peine et elle reprendra une vie normale. On accepte la peine, même si elle est lourde. Il faut en finir avec cette affaire », a confié Maître Farissy, avocat d’Anaïs et son frère Rami E. à l’issue du procès.

    Pour les autres membres du réseau, les peines prononcées sont, pour la plupart des prévenus, identiques ou supérieures aux réquisitions.

    Certaines « petites mains » s’en sortent notamment avec une détention à domicile sous bracelet électronique. Seul Rami E., frère d’Anaïs E., est ressorti de la salle d’audience avec les menottes, avec une condamnation de 4 ans d’emprisonnement.

  • Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Sèchement battu en ouverture de la saison sur le terrain du LOU (32-7), le Racing 92 enchaîne depuis les bonnes performances. Avec quatre victoires sur les cinq derniers matches, les Racingmen présentent le meilleur bilan sur la période et arrivent à Mayol fort d’une 5e place et d’un succès face à Montpellier (32-25), samedi dernier.

    « C’est une équipe en confiance. L’une des plus physiques, les plus denses. Mais ils ont également beaucoup d’atouts en termes de vitesse derrière. Ce sera un gros match », analyse Pierre Mignoni. « Je ne crois pas que ce soit un bon ou un mauvais match pour se relancer. J’attends qu’on se concentre sur nous, qu’on soit nous-mêmes, car on ne l’a pas été à Clermont. » « C’est une équipe très costaude, devant, derrière. Peu importe le poste, c’est du solide. On sait qu’ils vont jouer très physique. On est prévenu, à nous d’être présents », pose Jean-Baptiste Gros.

    Au rang des principaux dangers, Wilfried Hulleu, le jeune ailier arrivé de Grenoble cet été, meilleur marqueur francilien (4 essais) et auteur d’un doublé la semaine dernière. Mais aussi l’ailier Vinaya Habosi (3 essais) et surtout, l’une des meilleurs paire de centres du Top 14, avec Gaël Fickou et Josua Tuisova. « Tuisova est un grand joueur. Ce ne sera pas facile de jouer contre lui et Fickou, mais pas de problème, on jouera les 80 minutes et on en parlera », tempère Ignacio Brex, qui aura forcément du travail sur le plan défensif face à la vitesse des arrières ciel et blanc.

  • [Entretien] « Lever les yeux sur des objets ordinaires qui recèlent des histoires édifiantes »

    [Entretien] « Lever les yeux sur des objets ordinaires qui recèlent des histoires édifiantes »

    La Marseillaise : Quelles vertus ont ces JNA centrées, cette année, sur le quotidien ?

    Nicolas Memain : C’est l’occasion de lever les yeux sur des choses qu’on ne voit plus, qui ne sont ni monumentales, ni déjà enregistrées, labellisées, recommandées. C’est une hygiène morale, éthique, de rafraîchir le regard pour le poser sur des objets ordinaires, à portée de main et qui recèlent des histoires édifiantes, des sites remarquables dignes d’être des objets culturels. Une bordure de trottoir par exemple, cette chose si banale qu’elle a disparu de notre mentalité, en raconte beaucoup à Nîmes sur l’habitat ouvrier des anciens faubourgs au XIXe.

    Le regard se déplace aussi parce que la société change ?

    N.M. : L’architecture est polysémantique. Il y a un retour à la culture perdue de la simplicité, celle du monde préindustriel qui était très économe en énergie et en matériaux. Ce sont de vraies bonnes questions. Mes étudiants me font ressentir qu’ils sont dans le refus de la construction neuve en béton armé, de la démolition. On recherche la sobriété dans la construction, son entretien, mais aussi la sobriété intellectuelle, le refus des grands gestes, du spectaculaire. On va préférer s’émouvoir sur une réalisation de Fernand Pouillon et pas sur une médiathèque de Zaha Hadid. Car Pouillon applique, dans les années 50, des recettes antiques de blocs de maçonnerie, d’empilement de pierres et c’est une leçon qu’il nous donne.

    Ces journées rapprochent le grand public des architectes ?

    N.M. : Oui, car il y a un renouveau de cette culture du quotidien, de la proximité. La France n’a jamais vraiment eu une culture grand public de l’architecture. On a une culture des palais, une culture de la bourgeoisie qui imite l’aristocratie, une culture élitiste des hautes écoles, mais les gens se passionnent aussi pour les documentaires sur les maisons de campagne à retaper et c’est de la culture architecturale grand public. Déplacer le regard sur des objets culturels dignes d’être commentés, c’est ce qu’on fait au festival off des quartiers sud à Marseille, qui a commencé jeudi, à la Villa Luce. On va marcher 11 kilomètres jusqu’à Valmante pour contempler les cités, les grands ensembles, car il n’y a pas que la bastide de La Magalone et la Cité Radieuse de Le Corbusier.

    Il y a aussi les vagues de béton de la Rouvière ?

    N.M. : On va se retenir d’en dire du mal, car la nouvelle aventure intellectuelle, c’est qu’il faut tout aimer. Mais l’ensemble de la Rouvière a, en réalité, pas mal de qualités. C’est à la fois une utopie réalisée avec sa part de banalité affligeante, mais ça reste unique au monde, ces grandes planches verticales qui dansent sur la colline. Le soir, quand les barres s’éclairent, c’est un incendie, une partition de musique extrêmement belle, une émotion vraie.

    Quelle réalisation récente vous a subjugué ?

    N.M. : J’ai en tête une opération au sud du centre pénitentiaire de Luynes, en pierre massive porteuse [Les carrés Lenfant de l’agence Jean-Michel Battesti & Associés, 2019, Ndlr.]. Ce retour de la pierre comme matériau structurel est passionnant. On sait que la pierre va respirer, garder la fraîcheur l’été et la chaleur l’hiver. Et là, c’est vraiment très très beau. Une vraie émotion de voir de l’architecture.